1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
1ent. Les personnages discutent certes, mais leurs actions sont les meilleurs arguments. Et peu à peu surgissent d’une accumulat
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
2rsonnalité. Tandis que chez Unamuno une volonté d’action les possède, les exalte, les affole. Les plus beaux types créés par U
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3le résolument anarchiste. Ceux qui s’essayent à l’action, c’est encore pour cultiver leur moi. Ils y cherchent un fortifiant,
4une certitude foncière, une foi en la valeur de l’action. C’est pourquoi ils ne peuvent prétendre à l’action sociale que l’épo
5tion. C’est pourquoi ils ne peuvent prétendre à l’action sociale que l’époque réclame  1 . C’est aussi pourquoi l’on ne saurai
6ouilles de famille entre Art et Morale, Pensée et Action… Ces deux moralistes adonnés à la culture et à la libération du moi p
7user : ni pour amuser un public. Un livre est une action, une expérience. Et, le plus souvent, sur soi-même. On écrit pour cul
8eparti dans un égoïsme triomphant, pur du désir d’action qui empêtrait Barrès dans des dilemmes où l’art trouvait mal sa nourr
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alix de Watteville, La Folie de l’espace (avril 1926)
9éreuse que neuve, et qui eût gagné à être mise en action plutôt qu’en commentaires. Le talent de Mme de Watteville paraît mieu
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
10 Stendhal, qui ont su « penser dans le train de l’action, faire de la psychologie à la volée », et donc connaître l’homme dans
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
11e ». Notre morale est entièrement subordonnée à l’action ; notre individualisme en naît logiquement, et toutes nos catégories
12rifice, mais pleins de dégoût devant la volonté d’action qui tord aujourd’hui notre race… ». Et peut-être n’est-il pas de posi
7 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
13ndre le plan littéraire avec le plan moral. Telle action peut paraître gratuite au lecteur parce qu’il ne sait pas tout sur le
14conscient, aussi révélateur du personnage que ses actions les mieux concertées. Rien n’est gratuit que relativement à un systèm
15urités, etc.). Supposons que j’éprouve un désir d’action vive, un élan vers certain but précis. [p. 17] Ou bien j’aurais just
16nt dans le domaine littéraire que dans celui de l’action. En littérature : refus de construire, de composer ; impuissance à in
17t obstinée l’assurance d’une continuité entre ses actions et ses désirs, un quant-à-soi qui ne gêne aucun geste, mais incline d
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
18ommandait à nos mœurs. … et nous portant dans nos actions à la limite de nos forces, notre joie parmi vous fut une très grande
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
19tteindre et de préparer d’autres choses, d’autres actions, ou des états intérieurs qui sont parfois des actions en puissance 15
20ons, ou des états intérieurs qui sont parfois des actions en puissance 15 . Il faudrait des choses plus lourdes et plus irrésis
10 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
21n qu’une passion contenue peut donner à l’homme d’action. Enfin, le voici en mesure de produire des quantités énormes d’autos.
22 faible pour nous conduire ? Ou bien est-ce notre action qui est devenue trop effrénée, trop folle, pour être justiciable enco
23ncé définitivement le divorce de l’esprit et de l’action. III. Le fordisme contre l’Esprit La formidable erreur de la bourge
11 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
24ais là-dessus, le roman repart dans une troisième action (l’amour de Catherine pour un aviateur français) assez peu intéressan
12 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
25-mêmes. Ils se tournent donc naturellement vers l’action, c’est-à-dire, — nous sommes en France — vers la politique. Or ces en
26rs avances dédaignées par les communistes, gens d’action à jugements simples, qui les trouvent trop littérateurs. Rien d’étonn
13 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
27erne : on y voit s’affronter en quelques hommes d’action les forces caractéristiques du temps — argent, races — et ses rares p
28manières de sentir l’unité d’une époque obsédée d’action.) Autour de ces individus — chinois nationalistes ou terroristes, Eur
29en faisant ce que je fais ici… » L’évasion dans l’action — révolutionnaire ou autre — rêvée par tant de jeunes hommes de l’apr
30qué par l’enchaînement passionnant de [p. 1548] l’action, il se dégage de ce roman un désespoir sec, sans grimace. Cette intel
14 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
31, ce chimérique, disposait par hasard de moyens d’action puissants : s’il les a gâchés, c’est qu’il a eu peur, et s’il a eu pe
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
32rossières » comme celles qui touchent à [p. 17] l’action des étoiles par exemple. Mais nous avions acquis le respect des stati
33ellement délivré, en supporter longtemps encore l’action. Je n’eus pas plus tôt découvert et nommé cet asservissement de l’esp
16 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
34t : je sors ! ne traduise incontinent ce verbe en action et ne disparaisse à tout jamais dans les campagnes, tirant le meilleu
17 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
35nstituteur prend conscience de la nocivité de son action… Ils sont consciencieux, certes, mais sont-ils dans la même mesure co
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
36 problèmes du plus haut intérêt », le « prix de l’action » et leur morale qui ne parle que d’obligations dont on ne saurait à
37nces démesurées qu’il sut entretenir autour d’une action certes méritoire, mais plus symbolique qu’efficace. Et sans lendemain
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
38tu, les mains vides, faiblement ? Ah ! toutes les actions précises et courageuses, tout ce qui t’appelle là-bas, maintenant, ma
39lque Décret l’on élevait la Morale du domaine des actions à celui de la pensée, de l’Apparence à l’Essence. D’un coup, tous les
40 foncière qu’il m’arrive d’éprouver en face d’une action purement raisonnable. Ah ! quelle raison t’attirait donc ici, sinon l
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
41stilité à l’égard des valeurs établies…, goût des actions des hommes lié à la conscience de leur vanité…, refus surtout. » Refu
42ettement à quels mobiles extérieurs obéissait son action. C’est peut-être qu’il n’y en a pas. Perken, comme Garine, est de ces
43ces êtres qui agissent par désespoir, parce que l’action, à tout prendre, est une défense contre la mort — la mort partout pré
44aventureux et atteints jusque dans leur goût de l’action par un intellectualisme anarchique. Je tiens au contraire le cas Malr
45ant du maître ? Ainsi apparaissent au travers des actions et des discours d’un Garine, d’un Perken, les traits d’une individual
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
46ce de l’homme, celui de [p. 189] la valeur de son action, celui, en somme, de l’imperfection du monde. Je pense que tout chrét
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
47 retenue mondaine ce que perd le pittoresque de l’action, encore que l’évocation de cette haute société anglaise ne soit pas d
48ge le pouvoir de séparer le bien du mal parmi les actions d’autrui qu’il estime connaître. Simplement, il enregistre les effets
49justice immanente. En même temps que [p. 347] les actions de ses héros, il note les jugements contradictoires qu’elles provoque
50ici entièrement suffisants et rendent superflue l’action de la grâce). Mais quoi ? Nous laisserons-nous vraiment « tenter » pa
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
51ale et virulente. Qu’une telle œuvre commence son action en France au moment où l’intérêt passionné de beaucoup se porte à la
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
52, de plus proche de sa grandeur. L’existence et l’action de Kagawa, telles qu’il les raconte dans ces deux volumes, témoignent
53on autorité sur lui. L’état d’esprit de l’homme d’action s’accommode rarement d’une réflexion impartiale et d’une description,
54 C’est même un des malheurs de notre temps, que l’action devenue trop rapide suppose une cécité partielle chez ceux qui s’y li
55ège admirable de Kagawa, c’est qu’il poursuit son action en pleine connaissance de cause et de buts, en plein accord avec son
56Il peut livrer sans crainte le secret d’une telle action ; sans crainte et sans vanité non plus, car son œuvre écrite n’est en
57sions qu’impose cette œuvre avec l’autorité d’une action, arrêtons-nous quelques instants devant la beauté singulière de l’âme
58et extrême. Tous les excès lui sont possibles, en action, surtout dans le bien, dans la sainteté, mais toujours ils s’accompag
59eau, ou au contraire en s’excitant sur ses belles actions. Il les note, simplement, sans oublier d’indiquer ses hésitations, le
60particulièrement dans l’analyse des motifs de ses actions journalières. Par là, il fait souvent penser aux grands Russes, à Tol
61ntales ou rassurantes qui pourraient dépasser une action immédiate ou voiler sa difficulté. Les rares allusions qu’il fait à s
62r quoi mesurer la valeur chrétienne d’une âme ? L’action même est souvent trompeuse. Mais la qualité du regard qu’un être pose
25 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
63 nous sommes nécessiteux — que son œuvre entre en action parmi les forces spirituelles qui orientent l’Europe d’aujourd’hui. L
26 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
64 problèmes du plus haut intérêt », le « prix de l’action » et leur morale qui ne parle que d’ obligations dont on ne saurait à
65nces démesurées qu’il sut entretenir autour d’une action certes méritoire, mais plus symbolique qu’efficace. Et sans lendemain
66tu, les mains vides, faiblement ? Ah ! toutes les actions précises et courageuses, tout ce qui t’appelle là-bas, maintenant, ma
67lque Décret l’on élevait la Morale du domaine des actions à celui de la pensée, de l’Apparence à l’Essence. D’un coup, tous les
68 foncière qu’il m’arrive d’éprouver en face d’une action purement raisonnable. Ah ! quelle raison ici t’attirait donc, sinon l
27 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
69 de toute exigence unifiante entre la pensée et l’action. Certes, nos prédicateurs affirmaient le salut gratuit par la foi ; m
70 désolidariser de certaines formes de pensée ou d’action dans lesquelles nos pères crurent trouver des appuis, mais dont nous
28 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
71s à l’utile. Bornons-nous à « réaliser » dans nos actions ce que Dieu jugea bon de nous révéler dans l’Évangile. Et en présence
72i de certains biographes ? Mais comment juger les actions d’un être que nous n’avons pas connu, alors que nous-même… Alors que
29 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
73oucieuse avant tout de réalisation personnelle, d’action éthique. Il n’a pas échappé à M. Benda que « le clerc moderne » (en t
74st protestant ». Mais, d’autre part, cette soif d’action directe et de service peut porter aussi bien, par exemple, à militer
75chrétienne dans son essence, et par suite, dans l’action qu’elle commande à des millions de nos contemporains. Il y a aussi ce
76 réelles et valables de récuser une pensée et une action tout entières dirigées vers l’organisation et l’utilisation des biens
77 Il discute M. Malraux et son goût désespéré de l’action pour elle-même. Il condamne le populisme de M. Thérive, il condamne l
78 soit-elle, où la philosophie actuelle exerce une action, ne fût-ce que sur les étudiants forcés de s’y intéresser au lieu de
30 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
79uges (novembre 1932) b Une pensée débrayée, une action anarchique, voilà bien notre monde. Mais une pensée qui n’agit pas n’
80nsée qui n’agit pas n’est plus de la pensée ; une action qu’on ne « pense » pas ne peut pas être créatrice. En tant que révolu
81ette officielle dissociation de la pensée et de l’action apparaît particulièrement flagrante. C’est à ce titre et sous cet ang
82ameuse « cause de la paix » ne nous détourne de l’action nécessaire, qui ne saurait longtemps demeurer pacifiste. Dans un régi
31 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
83a position du calvinisme dialectique en face de l’action humaine. Position, marquons-le tout de suite, intenable in abstracto,
84le Pardon, c’est la foi. Agissez donc, mais votre action ne sert de rien. L’hérésie pessimiste et l’hérésie optimiste ainsi re
85’acte, est en même temps le meilleur ressort de l’action. La preuve est dans tous les livres d’histoire. Les peuples calvinist
86s ont développé le capitalisme, symbole même de l’action dépourvue de fins transcendantes, de l’action optimiste. Ceux donc qu
87e l’action dépourvue de fins transcendantes, de l’action optimiste. Ceux donc qui rendent le calvinisme responsable du capital
88ni réformistes, n’ayant rien qui nous assure de l’action continue [p. 29] de la foi. Je songe ici à l’armature catholique, qui
89i n’ont pas de vérité. ⁂ La plus grande liberté d’action et de révolution est promise à celui que n’empêtre aucun respect du r
90nt de « consolation » ailleurs qu’en Dieu : notre action baigne dans l’« angoisse de l’espérance » 1 . p. 23 b. « Princip
32 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
91(Dans quelle direction principale.) Où tend notre action centuplée par les machines ? Où tendent nos métaphysiques et nos phil
33 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
92t ; même si la passion l’occupe un temps, c’est l’action, la Tätigkeit — le grand mot goethéen — qui triomphera désormais. Mai
93mot goethéen — qui triomphera désormais. Mais une action qui par avance désespère du seul succès qui pour Faust serait réel :
94ent de la magie aboutissant au renoncement et à l’action. Le second Rimbaud est vraiment le même que le premier, dans une phas
95rnière de la magie : son reniement au profit de l’action. Insistons sur ce terme de profit, qu’on ne saurait ici taxer de vulg
96s porte en des régions nouvelles de l’esprit où l’action redevient notre seul critère de cohérence. C’est dire que nous demand
34 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
97ment penser — si « penser » est inséparable d’une action — entre une bourgeoisie déchue et un marxisme faux ? Il reste à faire
98nc sur le leur. Ils opposent à nos « rêveries » l’action. Qu’appellent-ils l’action ? Est-ce un opportunisme purement tactique
99t à nos « rêveries » l’action. Qu’appellent-ils l’action ? Est-ce un opportunisme purement tactique, d’allure électorale ? « T
35 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
100r le beau temps. Écoutez-moi bien, Sonnette : Vos actions et vos pensées, votre conception de l’amour se réfèrent en vérité à u
36 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
101ste 11 , la séparation de la « pensée » et de l’« action ». Nous réapprendrons à penser en hommes responsables, à penser dans
37 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
102sion, c’est-à-dire des prétextes à différer toute action « pratique ». [p. 38] Ceci marqué, nous pourrons répondre plus clair
38 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
103l n’est plus possible de se défaire au nom de l’« action » ou de la « piété du cœur », puisqu’elle prétend précisément les met
104ements quotidiens que nous pouvons porter sur nos actions, nos doctrines et notre « vie religieuse » ? Il y a la mort, et notre
39 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
105n où il ne tarde pas à se distinguer par diverses actions d’éclat. Il devient brigadier de choc. Grave et rieur, chaste, ignora
40 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
106nent à égale distance de la participation et de l’action, de l’assiette au beurre et de la révolution. Seule position « pratiq
41 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
107ffectif s’il n’entre [p. 15] pas immédiatement en action. Nous tenons donc pour une nécessité vitale de passer, dès maintenant
108ssance abstraite de l’État. Le fondement de notre action est la liberté, le risque. L’autorité vient de la personne, non de ce
42 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
109e domaine du plan ; de l’autre, il a à protéger l’action de tout ce qui n’est pas l’État : départements, communes, corporation
110individuelles, que voyons-nous au contraire ? une action précise mais par là même meurtrière et destructrice. Le pouvoir local
43 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
111 1933) f 1° Sans théorie révolutionnaire, pas d’action révolutionnaire. 2° Dans l’état présent des choses, il n’y a pas d’or
44 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
112t-à-dire de la pensée obéissante : car il n’est d’action véritable que celle de la foi, lorsque « mettant les pouces », je me
113s est instinctif devant un avenir, un espoir, une action dont les buts sont aussi vaguement définis. Car là où la pensée n’a r
114n’a rien osé distinguer de précis, c’est là que l’action des hommes devient folle et meurtrière. 4. Il me semble que la tâche
45 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
115st ainsi que la séparation de la doctrine et de l’action proclamée par toute la pensée bourgeoise aboutit à la conception brut
116ral. Les intellectuels prétendent « entrer dans l’action », et cela se traduit par de généreux manifestes, des formules vagues
46 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
117e » ne fait plus que tourner sur elle-même ; si l’action devient impensable et la pensée inefficace, cela provient, je crois,
118s, et agissent comme bêtes. Le mal qui est dans l’action n’a pas d’autres racines que le mal qui est dans la pensée. Politicie
47 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
119aisser imposer par les fameuses « nécessités de l’action » que de petits ambitieux débutants croyaient naguère découvrir dans
120Chambre. Cette jeunesse ne veut pas de ce genre d’action-là. Elle n’a plus le moindre respect pour l’habileté politicienne, po
48 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
121ort Quel que soit le dégoût qu’inspire au clerc l’action publique, je pense qu’il doit le surmonter en premier lieu pour se dé
122 l’instant de son existence, le motif absolu de l’action du chrétien, la justification de cette action et la vision de ses but
123e l’action du chrétien, la justification de cette action et la vision de ses buts immédiats. J’aurais pu faire ainsi l’économi
124ur le plan politique, si d’une part toute foi est action, s’il est vrai d’autre part qu’une [p. 28] action quelconque, d’ordre
125action, s’il est vrai d’autre part qu’une [p. 28] action quelconque, d’ordre intellectuel, par exemple, ébranle nécessairement
126a contrainte de la foi, légitime à mes yeux cette action : il fallait que cela paraisse dans la disposition de ce recueil.
49 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
127proche. Ils nous répondent, avec raison, que leur action n’a pas les apparences d’une évasion, d’une démission ; qu’ils n’ont
50 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
128 lois sur la personne, c’est assurer la liberté d’action des hommes les plus humains, les plus capables, par là même, de trava
51 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
129ores et déjà, une existence concrète, une durée d’action et de réaction. Elles modèlent l’homme, elles créent des habitudes de
130u spirituel, à cette douteuse distinction entre l’action et la vie spirituelle, qui est pour nous l’origine même du désordre a
131n bourgeoise et rationaliste entre la pensée et l’action, l’esprit et la matière. Il évoque une position théologique. Il évoqu
132l n’est pas non plus à la fin d’un système, d’une action, d’une croyance. S’il est vrai que l’homme est un ensemble de détermi
52 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
133 gauche ni droite (Fondements théologiques d’une action politique) 18 En dépit de la vieille polémique des bien-pensants,
134t reçu la promesse d’être sauvés de son empire. L’action politique nous est nécessaire, comme manger, travailler et penser, ma
53 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
135le Pardon, c’est la foi. Agissez donc, mais votre action ne sert de rien. L’hérésie pessimiste et l’hérésie optimiste ainsi re
136’acte, est en même temps le meilleur ressort de l’action. La preuve est dans tous les livres d’histoire. Les peuples calvinist
137s ont développé le capitalisme, symbole même de l’action dépourvue de fins transcendantes, de l’action optimiste. Corruptio op
138e l’action dépourvue de fins transcendantes, de l’action optimiste. Corruptio optimi pessima. ⁂ Mais il existe des êtres que
139est iconoclaste. C’est là le premier temps de son action rénovatrice. Servir Dieu, c’est combattre Mammon, ce n’est pas déplor
140itude chrétienne. À l’origine permanente de toute action vraiment évangélique, il n’y a pas une sage volonté de réforme, mais
141i n’ont pas de vérité. ⁂ La plus grande liberté d’action et de révolution est promise à celui que n’empêtre aucun respect du r
142nt de « consolation » ailleurs qu’en Dieu : notre action baigne dans l’« angoisse de l’espérance ». 21 p. 92 21. Expres
54 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
143résurrection de Jésus-Christ. Ce fait existe. Mon action consiste à m’en rendre contemporain. Au terme de mon action, il y aur
144siste à m’en rendre contemporain. Au terme de mon action, il y aura un échec ou un succès terrestre, peu importe : ce qui impo
145restre, peu importe : ce qui importe, c’est que l’action ait été faite en vertu de la foi, car « c’est la foi qui sauve ».
55 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
146 Comment penser — si penser est inséparable d’une action — entre une bourgeoisie déchue et un marxisme faux ? Il reste à faire
147nc sur le leur. Ils opposent à nos « rêveries » l’action. Qu’appellent-ils l’action ? Est-ce un opportunisme purement tactique
148t à nos « rêveries » l’action. Qu’appellent-ils l’action ? Est-ce un opportunisme purement tactique, d’allure électorale ? « T
56 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
149. À la fois pour dissimuler la brutalité de cette action, et pour la rendre populaire, on eut recours à des mots d’ordre vérit
150ots d’ordre véritablement humains, mais que cette action même rendait inefficaces : l’Égalité parut glorieusement encadrée par
57 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
151fait quelque chose. Que fait-il ? — Il est dans l’action politique, dans la lutte… — Dans la lutte électorale ? — Dans la réal
152ion politique Les fins qu’on veut atteindre par l’action politique peuvent être clairement définies, mais elles restent divers
153 de s’agiter. Je me méfie toujours des théories d’action que proposent les incroyants. Benda est plus honnête, dans sa théorie
154table. La révolution n’est pas un mythe, mais une action vigoureusement conditionnée par des buts humains définis. Si ces buts
58 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
155 moindre réflexion : ils tiennent les moyens de l’action pour indépendants de ses fins. Qu’ils soient de gauche, du centre ou
156ndre des hommes, un à un, — et les former. (Notre action sur les masses consiste à dissocier ces masses en personnes responsab
59 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
157ncrète d’une définition de la personne pour toute action dans la cité 64 . Ces discussions, souvent encombrées de jargon philo
158aucune structure organique ne s’oppose plus à son action d’unification, de « mise au pas ». C’est avec la poussière des indivi
159es qui persécutèrent la Réforme ? Et quelle fut l’action historique des hommes d’État de la Réforme calviniste ? Partout, et d
160ue du fédéralisme : la liberté de chacun dans une action commune, l’équilibre vivant des tons complémentaires, l’union dans la
60 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
161naliste, la séparation de la « pensée » et de l’« action ». Nous réapprendrons à penser en hommes responsables, à penser dans
61 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
162 qu’elle suppose et implique entre la pensée et l’action ; 2° Quelques affirmations doctrinales : affirmation des droits de la
62 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
163cialiste, mots d’ordre communistes… En marge de l’action directe, abandonnée aux comités [p. 250] électoraux et aux députés, d
164 cas de la France, si un homme se sent poussé à l’action publique par des motifs qu’on peut admettre généreux, il se voit cond
63 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
165rit général de l’époque : intelligence d’un côté, action de l’autre, et surtout ne mélangeons rien. Tributaires d’une culture
166’est la distinction libérale entre la pensée et l’action. Au lieu de préciser, par exemple, le sens de ce mot d’engagement don
64 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
167proche. Ils nous répondent, avec raison, que leur action n’a pas les apparences d’une évasion, d’une démission ; qu’ils n’ont
65 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
168 inhumaine, en même temps que l’incohérence d’une action trop longtemps dépourvue de tout contrôle spirituel. N’est-ce point l
169ienne existe, c’est à ce seul niveau où pensée et action se confondent. Si elle veut être digne de son nom, c’est à elle seule
170on de l’ensemble. La « totalité d’expérience et d’actions vécues » que Scheler étudie dans ce petit livre, c’est le phénomène q
66 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
171centre même de sa pensée, ou si l’on veut, de son action. Et ce centre, c’est « la catégorie du solitaire ». Bien des malenten
172ude de l’homme qui ne veut plus être sujet de son action, qui l’abandonne aux lois mythiques de l’histoire. Kierkegaard au con
173yant seul agit, et seul il peut être sujet de son action, mais c’est qu’il est, dans l’autre sens du terme, « assujetti » à la
67 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
174lifier l’esprit pur, il ne reste à nos « hommes d’action » d’autres normes et d’autre mesure que l’argent, ce symbole unique d
175l n’y a plus de mesure commune à la pensée et à l’action, — hors la monnaie. Un monde sans mesure, comme le nôtre, est aussi u
176ses, par exemple, des « idées » qu’ils mettent en action. La littérature nouvelle, couronnant un ordre nouveau, sera forcément
68 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
177ance, une réalité suffisante et détachée de toute action particulière. (Ainsi rêve l’idéalisme.) Pour qu’il y ait une réalité,
178 cache, qui ne soit justement l’un des lieux où l’action générale avait dessein de nous placer. Ainsi donc, encore que ce dram
179n qui naît de l’acte, c’est le rythme imprimé à l’action générale par cette apparition qui s’y insère. C’est une nouvelle qual
180 et obéie. Je suis personne dans la mesure où mon action relève de ma vocation, fût-ce au prix de la vie de mon individu. 7.
181este d’une vocation et d’un individu, dans chaque action de cet individu. Ou bien encore l’apparition d’une vocation en lieu e
182u précisément comme n’étant pas assujetti à notre action. C’est pourquoi la plupart de nos gestes, loin d’être ordonnateurs et
183ne par excellence : or, cette foi consiste en une action 16 . (Ce qui confirme nos propositions sur la nature actuelle de la p
184 la démonstration charnelle et déchiffrable d’une action. Jésus-Christ est le verbe incarné, la vocation toujours présente, la
69 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
185s, des révolutionnaires enfin. Le fâcheux essai d’action communiste, auquel devait logiquement les conduire cette attitude, fi
70 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
186. À la fois pour dissimuler la brutalité de cette action, et pour la rendre populaire, on eut recours à des mots d’ordre vérit
187ots d’ordre véritablement humains, mais que cette action même rendait inefficaces : l’Égalité parut glorieusement encadrée par
71 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
188 jeunesse « parce que nous n’avons pas dans notre action ce dynamisme [p. 16] qui pourrait l’attirer ». Mais il y a plus. Mont
189’une œuvre d’intellectuels ! Ce sont des hommes d’action qui « foncent » ainsi sur les difficultés. Voyons un peu sur quelles
190écessaires. » Est-ce là le langage des « hommes d’action » dont Jules Romains se montre si fier ? N’est-ce pas plutôt le verbi
191e peuvent compter sur une longue durée ou sur une action un peu féconde, s’ils ne sont pas en rapport avec les mœurs, avec les
72 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
192ter cette erreur capitale, et stérilisante pour l’action, chez un homme dont la pensée paraît souvent plus audacieuse et subve
73 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
193quilibrée. Où est l’esprit ? Quel est son champ d’action ? Doit-il avoir un lieu particulier ? De la réponse à ces questions d
194 défenseur ? » — Je réponds simplement que dans l’action et les écrits des commissaires susnommés, l’utilitarisme grossier tro
195 qui ne savent plus reconnaître ni la nature ni l’action vraies du spirituel. On dira qu’elles ne l’ont jamais su. Je serais p
196rand génie, savant, philosophe, écrivain, homme d’action qui, trois cents ans plus tôt, en 1637 exactement, publiait le Discou
197amais voulu cette séparation de la pensée et de l’action que le Palais doit célébrer, et que l’on estime conforme à la religio
198son pouvoir arbitral et animateur le domaine de l’action quotidienne. Plus on élève le spirituel au-dessus des humaines contin
199 clercs, et d’une notion moins désintéressée de l’action, qu’ont les capitaines d’industrie ? Nous essaierons plus tard 31 de
200risables qui croient que la pensée doit entrer en action, c’est-à-dire embrasser les « choses humaines » — oui, celles-là just
201c’est de voir hic et nunc où peut s’insérer notre action, et comment elle doit s’orienter. Je ne nie pas que les interventions
202on les techniciens — sont en mesure de conduire l’action, si conduire c’est savoir où l’on va. Seuls les prophètes — et non pa
74 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
203nt-ils. Que font-ils donc de Ses miracles, et des actions de ses apôtres, celles que j’ai vues et que j’atteste ! Mais voilà… i
75 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
204a d’être une simple description : elle va devenir action transformatrice, et productrice. L’esprit pur s’évanouit. L’âge qui s
205us en plus nettement que les prolégomènes à toute action réelle résident dans la restauration d’un langage efficace. C’est dir
76 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
206 allemandes, scission aboutissant par une série d’actions et de réactions dialectiques « au romantisme, au révolutionnarisme et
77 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
207conduit au triomphe… d’Hitler ! 2° Les « hommes d’action » de droite et les intellectuels stalinisants qui se croient plus « p
78 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
208raie culture ; elle n’est plus responsable de son action concrète. Dans un monde de « masses » — soviétiste ou fasciste — le r
209etzsche, me semble-t-il, avait prévu et précisé l’action proprement culturelle de ce « conseil suprême » de la révolution : « 
79 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
210 n’est peut-être pas inutile, avant de passer à l’action. p. 29 m. « L’Édit de Nantes et sa Révocation », L’Ordre nouv
80 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
211he et la droite proclamer la priorité du « plan d’action » sur la doctrine, on est sûr que cette gauche et cette droite travai
81 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
212ites pourront avoir un certain intérêt pour notre action. Soit qu’ils reprennent quelque vitalité, soit qu’ils subissent les d
213ans logique : « J’ai imposé la priorité au plan d’action ». Mais qu’est-ce qu’un plan d’action sans programme ? Qu’est-ce que
214é au plan d’action ». Mais qu’est-ce qu’un plan d’action sans programme ? Qu’est-ce que « cet en avant qui ne sait pas où il v
215— répond : « Sans doctrine révolutionnaire, pas d’action révolutionnaire ». M. de la Rocque haussera les épaules : il ne se po
216 de prévoir jusqu’au bout les conséquences de son action, qui rend cette action dangereuse. Car tout ce qu’il écrit dans ce li
217ut les conséquences de son action, qui rend cette action dangereuse. Car tout ce qu’il écrit dans ce livre — je ne sais pas ce
218en que l’aboutissement nécessaire de son « plan d’action » ne peut être rien d’autre, et quoi qu’il veuille, qu’un second 6 fé
219is là, ce n’est plus l’état-major qui imprime à l’action ses directives ; et les troupes sont sans discipline, et les objectif
220Comité de vigilance ne tient pas les leviers de l’action : c’est l’affaire du Parti communiste. Or, ce parti veut bien la libe
221 complots dont ils ignorent le vrai but, dans une action de défense qui n’ose pas préciser ce qu’elle défend, dans une ligue d
222 faut parer au plus pressé ; « priorité au plan d’action ». Seulement personne ne sait au juste comment cela se fait, la natio
82 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
223ais une figure presque parfaite d’intellectuel en action, d’homme qui pense ce qu’il fait, qui fait ce qu’il pense. Nous manqu
224bliothèque immense et qu’il me parlait avec feu d’actions réelles dont il était l’âme et l’agent, non pas en « homme d’action »
225t il était l’âme et l’agent, non pas en « homme d’action » — cette sotte espèce américaine — mais en homme de pensée agissante
226 méprisons trop facilement la culture au nom de l’action. C’est sans doute parce que nous avons connu quelques rats de bibliot
227de bibliothèque qui méprisaient trop facilement l’action au nom de la culture. En vérité, ni l’une ni l’autre ne valent rien d
228 qu’on cesse de les mettre en tension. Il n’est d’action créatrice que soumise à la loi d’une pensée rigoureuse ; il n’est de
83 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
229 des lieux communs qui jusqu’alors avaient régi l’action. Quand la masse des problèmes qui se posent se révèle soudain plus pe
230en écrivant ce livre, c’est chercher les moyens d’action dont l’esprit de l’homme dispose ; c’est montrer que l’esprit n’est r
231ent fort bien qu’un politique ou qu’un brasseur d’actions traite les problèmes spirituels les plus graves de « simples question
84 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
232geste comme la plupart de ceux qui ont exercé une action de quelque durée sur leur temps, — qu’il suffise de citer Marx et Sor
233nstructive ; elle mesure à la fois la pensée et l’action. Elle est comme la mesure vivante de la société rénovée. Mais la situ
85 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
234nsive et offensive, enfin sa norme de vérité et d’action, il me semble qu’on ne peut éviter un mot qui rend compte de tout cel
235ible à l’origine : la raison lorsqu’elle entre en action [p. 43] prend facilement l’allure d’une force révolutionnaire. Elle s
86 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
236araissent accepter en fait de n’avoir plus aucune action réelle sur le cours des choses humaines. Ils paraissent avoir pris à
237 profit par la vision des fins dernières de toute action… Là encore, le désistement de la culture empêchera le scandale d’écla
238el de jugement touchant l’activité des « hommes d’action ». On déléguera au technicien, et à lui seul, le droit de juger l’éta
239iens qui unissent naturellement une pensée et une action dévouées à une fin commune. Et voici qu’apparaît la liaison organique
240n, et l’autre disparaît. Qu’on voile le but, et l’action se relâche. Mais à l’inverse, que l’on déclare l’esprit sans force, v
241esté, qui veut que l’esprit soit responsable de l’action ; ou sinon tous deux se corrompent. [p. 54] La destruction des lieux
242des lieux ou principes communs à la pensée et à l’action, je dis aux penseurs comme tels et aux hommes d’action comme tels, vo
243n, je dis aux penseurs comme tels et aux hommes d’action comme tels, voilà l’aboutissement des mesures rationnelles qui furent
87 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
244que et à la connaissance du principe qui domine l’action et la pensée de leur époque. Nous avons vu que l’époque bourgeoise ho
245 régner, car c’est ainsi que l’homme soumet à son action le monde des choses. Et quand elle a décomposé l’obstacle, elle impos
246 j’appelle la commune mesure de la pensée et de l’action. On voit que cette commune mesure est l’essence même de toute culture
247ence même de toute culture. Car si la pensée et l’action se règlent sur des lois hétérogènes, la production n’a plus de fins i
88 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
248apporte toutes les démarches de la pensée et de l’action au telos de la société, c’est-à-dire à son but suprême. Encore faut-i
249orte en [p. 62] elle la règle permanente de toute action et de toute pensée. Vraie mesure, donc, et mesure commune. On porte l
250e qui détourne de la seule vocation. Idole, toute action ou pensée si belle ou si féconde qu’elle soit, qui ne puisse être con
251s les chants de la terre, ont réellement rythmé l’action, et vérifié l’étymologie grecque de poésie, qui est agir. Point d’art
252mes ont de commercer : l’écriture, la parole et l’action, — la tradition, la prophétie, la guerre… On l’a dit : le royaume d’I
89 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
253ait autorité sur le sens du langage dont dépend l’action. La mesure latine n’est valable qu’en tant qu’elle s’incarne et agit
254e cesse d’être un outil. Elle se distingue de son action pratique. Elle devient une fin en soi, c’est-à-dire qu’elle devient u
255ccélère toujours la scission entre la pensée et l’action — dont elle est résultée par ailleurs. Tandis que les clercs s’abando
256cielle du latin comme moyen de régler à la fois l’action et la pensée du siècle. La « grammaire » est devenue rhétorique, et m
257dominer le sens même des discours qui ordonnent l’action : dictature des instruments, qui se traduit en politique par l’influe
90 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
258is » et par suite inapte à traduire une volonté d’action bientôt jugée vulgaire. Nous décrirons plus loin l’aspect spirituel d
91 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
259stant rappel des fins communes à la pensée et à l’action. Et la conscience de ces fins est la vraie force animatrice d’une soc
260ns, tout paraissait devoir unifier la pensée et l’action, et les aspirations des masses. Et cependant une angoisse grandissait
261ement une mesure, en imposant une fin commune à l’action et à la pensée. Et dans ce sens, ils sont les vrais génies du siècle,
92 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
262lutte des classes — considérée comme symbole de l’action — et la configuration de la vie, — qui requiert surtout la pensée — d
263ure, son incarnation très visible et ses moyens d’action ou même de contrainte : c’est le plan 41 . J’insiste : la mesure eff
264 dictature communiste pour unifier la pensée et l’action du peuple et de ses conducteurs, en vue d’une fin à laquelle tout doi
265 mesure imposée par le Plan et qui régit encore l’action pratique des communistes, est d’ores et déjà combattue par une mesure
266dait faire la mesure commune de la pensée et de l’action : « Donnez d’abord le pain à tous, et le reste viendra par-dessus. »
267la raison. Car cette raison, simple servante de l’action, s’est voulue maîtresse de tout l’homme. Mais l’homme résiste à son e
268e de maintenir l’unité vraie de la pensée et de l’action. Elle est déjà divisée contre elle-même. Elle n’est plus réellement c
93 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
269lle doctrine particulièrement apte à soutenir une action schématique. La situation de l’Allemagne en 1933 était exactement inv
270on allemande ferait nécessairement défaut à toute action de ce genre en France : et c’est le facteur national qui a donné au N
271 et du socialisme. Volonté de fusion complète des actions et des idéaux particuliers en une unité intérieure assurant une force
272e obscur des masses. [p. 107] ⁂ « La volonté et l’action d’Adolf Hitler ont amené le triomphe du Mouvement. C’est sa force qui
273ssent) des preuves convaincantes de son pouvoir d’action 49 . » — Voilà les fins auxquelles la mesure doit conduire, avec une
274. 109] expliquer qu’on y ait eu recours en pleine action 51 . Ce fut la première phase, négative par nécessité. Elle dura plus
275 mesure étant en fait celle qui a réglé d’abord l’action, et l’action de masse, ne saurait être, pour des raisons techniques,
276 en fait celle qui a réglé d’abord l’action, et l’action de masse, ne saurait être, pour des raisons techniques, qu’un schéma.
94 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
277orce, une commune mesure pour la pensée et pour l’action.   La démonstration que j’ai esquissée à propos de la tentative sovi
278as, n’est pas la doctrine, mais la technique de l’action sur les masses. C’est une mesure partielle, valable pour la seule act
279C’est une mesure partielle, valable pour la seule action au cours de laquelle elle s’est constituée, mais que l’on veut impose
280ontraire sur le primat, en fait et en droit, de l’action de masses ; si bien que l’esprit se trouve fort en peine de reprendre
281bien il se soumet à la mesure faite pour régler l’action (entendez l’action politique), c’est-à-dire qu’il renonce à sa missio
282 la mesure faite pour régler l’action (entendez l’action politique), c’est-à-dire qu’il renonce à sa mission et devient simple
283st la seule « base commune » puissante pour toute action culturelle à venir. Je réponds à ces deux objections : a) Oui, vos c
284ns rétablir une mesure commune à la pensée et à l’action. Car un ordre extérieur n’est solide et fécond que s’il résulte d’un
95 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
285ndra jamais à unifier toute notre vie, toutes nos actions et toute notre pensée, — parce qu’il y a quelque chose encore à côté
286 Car on la veut — et on veut autre chose. Ainsi l’action va d’un côté, réglée par une mesure autoritaire, — l’argent, le Plan,
287de nos vies, la dignité que nous attribuons à nos actions, si minuscules qu’elles soient au regard de l’histoire, la passion mê
288érable une leçon qui vaille pour nous, pour notre action ici et maintenant, pour le choix que nous avons à faire dans des circ
289 qu’un idéal est toujours dans l’avenir, et notre action toujours dans le présent. Ensuite parce que tout idéal comporte une p
290 par définition l’instant et le lieu où pensée et action se confondent en un seul élan, où la vérité est attestée par un geste
291e certaine de l’unité intime de la pensée et de l’action. Tout le problème de la commune mesure se ramène alors à ceci : quell
292e de l’homme ; elle est l’attitude de pensée et d’action, indistinctement, qui nous rapproche de cette vérité. Mais à l’invers
293 attitude de notre être, telle que la pensée et l’action s’y confondent indistinctement. Autrement dit : notre chemin est écla
294 la fois intime et active, réglant la pensée et l’action dès leur naissance, indivisible, au foyer même de leur genèse. Je ten
96 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
295législateurs et pédagogues. Ainsi l’histoire ou l’action des « grands desseins » peut être déchiffrée précisément dans l’histo
296 être déchiffrée précisément dans l’histoire ou l’action des signes visibles qui symbolisaient leur grandeur. Et l’histoire de
297e fond de tous nos drames, de nos pensées, de nos actions et même de nos utopies. Il n’est pas difficile, après coup, de distin
298éral n’a plus la force de concevoir un principe d’action créatrice, ou une bonne guerre d’agression qui lui permette de double
299efs puisent une énergie occulte, une efficacité d’action et d’agression qui désarme instantanément les hommes d’État que nous
300aussi assurer pour l’avenir l’efficacité de notre action dans la culture européenne. Sinon nous serons colonisés, je n’ai pas
97 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
301son travail. La main n’est ici qu’un symbole de l’action proprement humaine, qui est celle qu’initie le cerveau lorsqu’il a su
302enser avec les mains, c’est penser en puissance d’action, c’est penser dans l’action où l’esprit se voit actuellement compromi
303penser en puissance d’action, c’est penser dans l’action où l’esprit se voit actuellement compromis et sommé de juger, de choi
304e qui ne serait rien qu’un commentaire tardif aux actions faites par les autres. Enfin, penser avec les mains n’est pas non plu
305uivalent d’agir par sa pensée. Car ce n’est pas l’action d’abord qui importe — et la pensée serait son adjuvant — mais au cont
306ormule implique la primauté de la pensée en toute action, non moins que la nécessité de cette action par la pensée. [p. 155]
307toute action, non moins que la nécessité de cette action par la pensée. [p. 155] Deux sens du mot penser Les plus grands mal
308 initiateur qui qualifie la main elle-même et son action. Or, voici que l’arbitre invoqué faute de mieux, rend une sentence à
309éclat et l’ampleur des effets que la force en son action propage ? S’agit-il pour le penseur de soupeser des idées et des fait
310er potentiel. Mon humeur m’inclinait à borner mon action à l’épreuve de laboratoire de ces moyens 62 . » — « Une seule chose m
311elle révère et pratique la pensée distinguée de l’action. Voilà sa modestie, — et le siècle passé n’a pas manqué de qualifier
312é, et de l’autre, ceux qui s’occupent à peser les actions et les pensées d’autrui. (Et c’est encore le meilleur cas : la plupar
313u concret, de prendre position dans le train de l’action, enfin d’agir. Ils ont sans cesse besoin de se référer à des systèmes
314es et se croient dispensés pour autant de subir l’action propre et la métamorphose d’aucune poussée créatrice. Cela peut aisém
315’intelligence des clercs sérieux, distinguée de l’action et du risque qui sont peut-être les liens les plus concrets avec l’in
316euple. Maladresse et subtilité. Maladresse dans l’action et les relations humaines quotidiennes, subtilité excessive dans la t
317e point d’étrangeté où l’on oppose la pensée et l’action jusque sur le plan de l’éthique 76 . Or un homme qui professe cette d
318e de dialectique, il s’agit moins de tension et d’action que d’une évolution historique nécessaire, d’une succession inévitabl
319de la force des choses. Elle oublie qu’il n’est d’action que par l’acte de l’homme, que par les mains de l’homme ; et que la p
98 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
320 que toute conscience réelle du péché suppose une action de la grâce, la conscience d’une démission suppose la connaissance pr
321 qu’elle a un sens. Or, pour qu’une chose, ou une action ou une réalité quelconque possède un sens, il faut qu’elle soit en mo
322e, une mesure qui soit commune à la pensée et à l’action, à l’élite et au peuple que cette élite devrait aider. C’est surtout
323jusqu’aux lisières du concret, jusqu’au bord de l’action qui les éprouvera, jusqu’au danger. Mission de la culture Si la dém
324culture refuse d’agir, c’est qu’elle estime que l’action dépend du jeu de lois fatales, et non pas de l’esprit créateur, incar
325ut bien signifier une culture qui considère que l’action est indépendante de la pensée, et qu’elle subit des lois que la pensé
326te est dans le conflit.) Une pensée tendue vers l’action saura seule donner forme aux réalités obscures que dénudent au fond d
327primer radicalement l’hiatus entre la pensée et l’action, il appartient à une éthique « actuelle » de critiquer les mauvaises
328ntellectuels peuvent servir de modèle à l’homme d’action, moyennant une « réalisation » au sujet de laquelle ils nourrissent u
329spirituelles sont sans effet dans le domaine de l’action, qui serait soumis à des déterminismes matériels dont ils ont cependa
330n de préparer un terrain plus favorable à quelque action ou réaction future, dévaste le champ des possibles, appauvrit nos ima
331Vous avez bien raison, il faut penser en vue de l’action, agir en vue de l’idéal ! » N’allons pas croire qu’ils veuillent guér
332-là s’accommodaient très bien. Penser en vue de l’action ! Agir en vue de l’idéal ! Comment croire que ces deux démarches atte
333a peine ! Tel écrivain refuse de s’engager dans l’action politique sous prétexte que cela ne lui apprendrait rien de nouveau s
334 résistance anormale, maladive et qui appelle une action curative anormale elle aussi, en un certain sens. Elle constitue pour
335Au bénéfice du silence, pour les bavards, et de l’action pour ceux qui pensent. Mais c’est encore, et tout de suite, l’affaire
336 tel qu’il est, il s’échappe dans l’imagination d’actions impossibles et flatteuses. L’un des signes les moins équivoques de ce
337public auquel il voudrait s’adresser ; le genre d’action qu’il entend exercer ; son lieu et sa date ; enfin le but dernier de
338 que leur style est conditionné par leur [p. 226] action, par la structure même des problèmes qu’ils traitent, non point par d
339agonistes. Ils ne voient pas que le style de leur action contredit pratiquement leur but et les conduit sur un terrain qui for
340s par l’État et entraîne forcément cet État à des actions qu’il prétend condamner. Hypocrisie profonde des formes, héritage d’u
341eut dire plus précisément [p. 227] qu’il est de l’action même, de la personne en exercice. De même que la personne se distingu
342ures communes réglant leur vie, leur pensée, leur action, leur lutte contre la mort et l’anarchie. Les Juifs ont eu la Loi et
343sent la société, l’État, les lois, la pensée et l’action, n’étaient pas le vrai centre de l’homme, qui est la personne ; et qu
344son, la société, l’État, les lois, la pensée et l’action déformaient l’homme et se l’asservissaient. Ainsi se trouve défini tr
345nous a permis de cerner le lieu et le moment de l’action créatrice, dans l’exercice de deux vertus maîtresses de notre éthique
346nier. En même temps, elle est le ressort de toute action recréatrice. Car c’est en espérance que nous sommes sauvés, mais cett
99 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
347t que physionomique. Il n’est d’esprit que dans l’action qui saisit une forme pour la transformer. L’esprit n’a pas son siège
348ymologique est toujours lié à une chose (ou à une action sur les choses). Utiliser les mots dans leur sens étymologique, c’est
349de plier l’attention aux phases d’un geste, d’une action ou d’une pensée. ⁂ Il reste la fameuse psychologie des personnages. Q
100 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
350utte des classes, — considérée comme symbole de l’action — et la configuration de la vie, qui requiert surtout la pensée — doi
351ure, son incarnation très visible et ses moyens d’action ou même de contrainte : c’est le Plan 55 . Ainsi donc, la mesure effe
352 dictature communiste pour unifier la pensée et l’action du peuple et de ses conducteurs en vue d’une fin à laquelle tout doit
353 mesure imposée par le Plan et qui régit encore l’action pratique des communistes, est d’ores et déjà combattue par une mesure
354dait faire la mesure commune de la pensée et de l’action : « Donnez d’abord le pain à tous, et le reste viendra par-dessus. »
355la raison. Car cette raison, simple servante de l’action, s’est voulue maîtresse de tout l’homme. Mais l’homme résiste à son e
356e de maintenir l’unité vraie de la pensée et de l’action. Elle est déjà divisée contre elle-même. Elle n’est plus réellement c
357r la force une commune mesure pour la pensée et l’action. La démonstration que j’ai esquissée à propos de la tentative soviéti
358 cas n’est pas la doctrine mais la technique de l’action sur les masses. C’est une mesure partielle, valable pour la seule act
359C’est une mesure partielle, valable pour la seule action au cours de laquelle elle s’est constituée, mais que l’on veut impose
360st la seule « base commune » puissante pour toute action culturelle future. Je réponds à ces deux objections : a) Oui, vos cir
361ns rétablir une mesure commune à la pensée et à l’action. Car un ordre extérieur n’est solide et fécond que s’il résulte d’un
362législateurs et pédagogues. Ainsi l’histoire ou l’action des « grands desseins » peut être déchiffrée précisément dans l’histo
363 être déchiffrée précisément dans l’histoire ou l’action des signes visibles qui symbolisaient leur grandeur. Et l’histoire de
364e fond de tous nos drames, de nos pensées, de nos actions et même de nos utopies. La dictature de cette crise sur nos esprits e
365efs puisent une énergie occulte, une efficacité d’action et d’agression qui désarme instantanément les hommes d’État que nous
366aussi assurer pour l’avenir l’efficacité de notre action dans la culture européenne. Sinon nous serons colonisés, je n’ai pas