1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1colaire ? À donner le change sur la pauvreté d’un art purement formel. Car c’est ici le tragique de cette mystification : l
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
2ouveau volume de la collection des « Maîtres de l’art moderne » est au moins le cinquième ouvrage publié en France sur Van
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
3re temps et un évident besoin d’impartialité. Son art bénéficie de cette vision. Je ne saurais résumer les nombreuses périp
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
4bsédante volonté. Car on imagine difficilement un art plus dépouillé de détail extérieur ou d’enjolivure. La lecture de ces
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
5se débattent les mêmes brouilles de famille entre Art et Morale, Pensée et Action… Ces deux moralistes adonnés à la culture
6ction qui empêtrait Barrès dans des dilemmes où l’art trouvait mal sa nourriture. Drieu La Rochelle tente la même fuite. Ma
7 sa vie, à ses sensations, à ses automatismes. En art, la fatigue est un des états les plus riches de visions nouvelles, et
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
8elle est bien la nouveauté de son théâtre et de l’art qu’il défend en peinture, en musique. Suppression du clair-obscur et
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
9rtistiqués », — ils n’osent plus le mensonge de l’art, et pas encore la vérité pure — Crevel décrit sans aucune transpositi
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
10mps que l’on dénonce la confusion romantique de l’art avec la vie, qui empoisonne et la morale et l’esthétique modernes. Et
11s’il nie vraiment l’interaction de la vie et de l’art, ou s’il la condamne plutôt, à cause des confusions qu’il y décèle. L
9 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
12qu’on désirait qu’ils cachent pour un moment. « L’art est un mensonge, mais un bon artiste n’est pas menteur », dit Max Jac
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
13r… Mais combien cette analyse trahit Barbey : son art est justement de voiler les intentions du récit et de les exprimer se
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
14 plus viennois que naturel s’il parle de choses d’art comme on fait dans Proust, si les passions qu’il nous peint sont ici
12 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
15ouvé là un sujet qui convient admirablement à son art, où s’unissent aujourd’hui un réalisme discret mais précis et le sens
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
16n du souvenir, d’une séduction certaine. C’est un art de détails ; mais si délicat et d’une si subtile convenance avec son
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
17, il y a aussi des sortes de calembours… [p. 86] Art chrétien, a-t-on dit 5 . Certes, cette pièce n’est pas dépourvue de c
18prouvant une fois de plus que l’atmosphère de l’« art pur » n’est pas respirable. Il ne manque rien à Orphée, sinon peut-êt
19s du cristal taillé, selon toutes les règles de l’art, mais que l’essence obtenue, si elle est de rose, est sans parfum.  
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
20érieure par un court accès de danse de Saint-Guy. Art classique : la mort d’Hyppolite se passe en coulisse. Mais Phèdre avo
21. Rendre le plus par le moins, c’est le fait d’un art à sa maturité. Mais ce sont là critiques de style. D’ores et déjà, il
16 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
22te des villes chinoises, Malraux fait preuve d’un art du détail où se révèle le vrai romancier. On serait parfois tenté de
17 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
23 on a voulu apporter de la science. Mais c’est un art qu’il faudrait. Sinon l’on retombera dans des absurdités. [p. 36] On
18 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
24u’on répande universellement et obligatoirement l’art du saxophone ou de la balalaïka. Soyez certains qu’il ne manque à cet
25vent apparaître chez les enfants ? Ce serait de l’art pour l’art. On ne peut pas en demander tant aux gouvernements. La réf
19 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
26de son enfance et de sa jeunesse comme ouvrier. L’art d’Anderson est étonnant d’apparente simplicité. Le récit s’avance à u
20 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
27s est ici descendu plus profond en soi-même ; son art y gagne en densité, en émotion. Des mots simples, mais chacun dans sa
21 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
28nte qui est la civilisation. Appelons humanisme l’art de composer pour la défense de l’homme et son illustration des puissa
22 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
29e le style à la pensée. Il arrive qu’on parle, en art culinaire, du style d’un rôti, et en cuisine littéraire, de pensers m
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
30zan se refuse à montrer aucune compensation : « l’art, la philosophie, la politique étant absents, faute d’emploi, il n’y a
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
31mesure la question délicate de l’existence d’un « art protestant ». En effet, on ne parlait ici que d’« artistes protestant
32constituent pas, en définitive, les éléments d’un art protestant. Il eût fallu peut-être qu’un plus grand nombre d’artistes
33vrent des perspectives pour de futures éditions d’art protestantes. La sculpture est brillamment représentée par un « Torse
34etersen. André Kertész, l’un des rénovateurs de l’art photographique, expose un portrait frappant de réalité humaine. Mais
35t le trait le plus évidemment « protestant » de l’art français.   Mais s’il est malaisé de décrire, dès à présent, un art p
36is s’il est malaisé de décrire, dès à présent, un art protestant de fait, peut-on, par contre, le définir idéalement ? Il n
37 avant de pouvoir trancher de ce que doit être un art qui l’exprime. En d’autres termes, la définition d’un art protestant
38l’exprime. En d’autres termes, la définition d’un art protestant est liée à une conception dogmatique de la foi. Nous penso
39e que la renaissance et l’épanouissement d’un tel art seront conditionnés par un renouveau doctrinal. Car, et c’est un para
40plus la doctrine se relâche et s’estompe, moins l’art montre d’accent et de vivante inspiration. Une remarque encore. Certa
41out ceci. Eussent-ils posé, à propos d’un salon d’art catholique, la même question, en remplaçant calvinisme par thomisme p
42foi puisse prétendre, ce n’est pas de réaliser un art « protestant » conforme à une doctrine, mais un art assez purement év
43t « protestant » conforme à une doctrine, mais un art assez purement évangélique pour transcender la confession qui lui a p
44sion qui lui a permis de naître. La grandeur d’un art protestant, c’est de n’être qu’un art chrétien. p. 274 e. Organi
45andeur d’un art protestant, c’est de n’être qu’un art chrétien. p. 274 e. Organisée par le Foyer des étudiants protest
25 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
46it plutôt religieuse.) Il est incontestable que l’art a tout à gagner à se choisir un cadre étroit, voire même conventionne
47égié pour l’étude du cœur humain. Si le rôle de l’art est d’affiner nos âmes au contact de réalités plus pures que celles d
26 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
48dans une mesure qui est celle, exactement, de son art, — considérable. Art de ruses, de pondérations et de nuances sarcasti
49st celle, exactement, de son art, — considérable. Art de ruses, de pondérations et de nuances sarcastiques (celles du serpe
50astiques (celles du serpent qui charme à froid) — art qui tout ensemble se définit et se limite par l’épithète valéryenne d
51 strictement que de psychologie et des ruses de l’art, sans que ne s’ouvre jamais une perspective poétique ou métaphysique.
27 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
52e le style à la pensée. Il arrive qu’on parle, en art culinaire, du style d’un rôti, et en cuisine littéraire, de pensers m
28 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
53 Toute forme religieuse donne lieu à des formes d’art qui manifestent ses traits spécifiques. On peut donc poser que le pro
54dre. [p. 63] Que rien ne soit plus favorable à l’art que l’évangélisme dans sa pureté, héroïque ou sereine, il faudrait po
29 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
55olues), tandis qu’au contraire la politique est l’art d’accommoder les relations dans le sens de la plus grande facilité de
56ande facilité de réalisation. La politique est un art de synthèses pratiques ; son office est de résoudre dans la mesure de
30 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
57uple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, des origines, des éléments créateurs de sa race. I
58e même besoin de précision utile. Ce n’est pas un art d’après le peuple 4 , mais on dirait presque : d’avant. Il n’est pas
59nce et de la révolte ; et ce trait profond de son art m’en convainc : le sens de la vénération, qui est aussi celui de la l
60qui est aussi celui de la lenteur des choses. Cet art, le sujet des Signes parmi nous, par sa simplicité même, le met en va
61vrage entièrement créé, entièrement « autorisé ». Art, on le sait, avant tout visuel, qui rend les choses à l’état naissant
62relle, dans sa fascinante et grandiose monotonie. Art dont la mesure ne doit pas être cherchée dans le pittoresque, ni dans
31 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
63trop puissamment dans son âme » qu’il appelle les arts d’une magie maîtrisée, c’est-à-dire incarnée. La question se pose pou
64s’ouvre sur un réveil : l’exercice sans frein des arts occultes laisse l’esprit de Faust béant sur le vide : « Moi qui me su
65position d’Iphigénie ou des Ballades, c’est que l’art est pour lui la tentation la plus aiguë de jouer avec les mystères, e
32 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
66 en fait valoir ainsi toutes les nuances, avec un art égal à son modèle. On voudrait pourtant qu’il lui donne parfois libre
67t d’avoir su déceler la corruption secrète de cet art trop parfait, « qui supprime les plus angoissants problèmes, à force
33 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
68e des politiciens. [p. 24] Si la Politique est l’art de gouverner les hommes, il ne saurait être indifférent à ceux qui l’
69s matières. Et je la vois trop ignorante dans cet art pour être en rien touchée par ces artistes. Ils cesseront d’ailleurs
34 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
70, je ne crois pas un instant faire une œuvre ni d’art ni de philosophie. Les objets que diverses occasions tout imprévues —
71C’est que la politique, redisons-le, n’est pas un art : toute forme pure lui échappe. Elle est toujours en porte-à-faux, ap
35 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
72olues), tandis qu’au contraire la politique est l’art d’accommoder les relations dans le sens de la plus grande facilité de
73ande facilité de réalisation. La politique est un art de synthèses pratiques ; son office est de résoudre dans la mesure de
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
74ns leurs camps respectifs). Mais sur le plan de l’art romanesque, autant que sur le plan généralement humain, je suis contr
37 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
75e littérature à nous. Nous constatons la fin d’un art au nom de ce qui juge l’art, — et le recrée. Nos griefs ne sont pas l
76onstatons la fin d’un art au nom de ce qui juge l’art, — et le recrée. Nos griefs ne sont pas littéraires ; ils sont, ils v
77due justiciable de la critique des marxistes. « L’art pour l’art » reste sa méthode, et lui tient lieu de justification ; o
78able de la critique des marxistes. « L’art pour l’art » reste sa méthode, et lui tient lieu de justification ; or cette doc
79, ou plus exactement, créer, c’est être libre. Un art nouveau, c’est une liberté nouvelle. Mais c’est aussi une obéissance
80est, pour un écrivain, ordonner les moyens de son art à ces fins. Il y faut bien autant de talent qu’en exige notre littéra
81lus fidèlement. C’est à partir d’elle seule qu’un art original se développera naturellement en un art communautaire, et que
82n art original se développera naturellement en un art communautaire, et que les moindres œuvres, traduisant même sans talen
38 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
83pour notre avenir immédiat. Je n’ai rien dit de l’art d’Edschmid. Je ne lui vois d’analogue que dans les derniers romans de
39 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
84 les mathématiques, l’archéologie, l’histoire des arts, des [p. 26] techniques, des littératures, depuis Lavoisier, Faraday
85 ». Laissant entendre ainsi que la science et les arts sont enfermés dans ce dilemme : ou l’esprit pur — comprenez inactif —
86’esprit pur — comprenez inactif — ou le salon des arts ménagers. Ils ne voient pas que dès l’instant qu’on sépare l’esprit d
87e. Il écrira donc un ouvrage dans les règles de l’art qu’il a [p. 42] sucé. Si l’ouvrage est « sérieux et précis » selon le
40 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
88homme et de son esprit : la puissance de tromper (art inclus) pour jouir, ou la puissance de fixer le vrai par convention o
89 pages les plus « belles » — du point de vue de l’art — de cette anthologie, sont souvent les plus hérétiques, celles aussi
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
90ymologie grecque de poésie, qui est agir. Point d’arts figuratifs ou imaginatifs. La loi les interdit par le deuxième et le
91 bas que la terre. » Cela condamne toute espèce d’art plastique. « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » — cela co
92ogie et la fabulation, où les Aryens puisent leur art de tromper et de se satisfaire d’illusions. Point de science purement
42 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
93 que la littérature conforme au Plan n’est pas un art, mais une forme assez basse de propagande politique et de publicité i
43 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
94, les professeurs, pour lesquels la pensée est un art d’agrément, un héritage, une carrière libérale, ou un capital bien pl
95ment à ce modèle scientifique que se conforment l’art, les lettres et la philosophie modernes. Et la morale qui correspond
96 certaine douceur de vivre. Penser devint ainsi l’art de ne rien affirmer de décisif. Admirable invention, que l’on peut ba
44 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
97r. Encore faut-il en croire ses yeux…) Il n’est d’art que physionomique. Il n’est d’esprit que dans l’action qui saisit une
98 veut saisir la genèse et l’ambition secrète de l’art de Ramuz. Un personnage de Ramuz, c’est d’abord une apparition, — une
99concret chez un homme.) ⁂ « Car le phénomène de l’art est un phénomène d’incarnation (ce que l’école ne comprend pas). » To
100uple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, des origines créatrices de sa race. Il a cette len
101communion avec les éléments. Ce n’est point là un art « d’après le peuple », mais on dirait plus justement : d’avant. Un ar
102le », mais on dirait plus justement : d’avant. Un art qui vient du fonds mythologique de la race. (Si Ramuz par exemple nou
103xemplaire l’accord des éléments dont se nourrit l’art de Ramuz. Voici Caille, le colporteur biblique, qui s’avance dès le m
104ge entièrement créé, entièrement « autorisé ». Un art, qui rend les choses à l’état naissant, rugueux, décapé de toute rhét
105sance naturelle, dans sa fascinante monotonie. Un art dont la mesure ne doit pas être cherchée dans le pittoresque, ni dans
106e sans prises, d’une pensée sans risques, et d’un art sans pitié. ⁂ Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble
107la plus clairvoyante que Ramuz ait écrite sur son art, mais aussi parce qu’elle indique, à peu près seule dans son œuvre, u
108é-apercevoir pour un instant que tendent tous les arts, et à nulle autre chose ; à quoi tendent les notes et à nulle autre c
1097] par l’effort créateur… Autant de formules d’un art dont la genèse se confond avec celle de la personne. Dans un essai où
110 l’origine d’où procèdent à la fois les lois d’un art, la coutume d’un peuple, et l’authentique raison d’être, l’identité d
45 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
111 que la littérature conforme au Plan n’est pas un art, mais une forme assez basse de propagande politique, et de publicité
46 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
112ires. Le monarque caduc c’est la culture, c’est l’art, c’est cette littérature qui parle dans le vide, pour rien de grand,
113e. Au jour où nous en sommes, on ne refait pas un art avec un point de vue d’art, ou de philosophie, ou de morale, mais en
114s, on ne refait pas un art avec un point de vue d’art, ou de philosophie, ou de morale, mais en refaisant une société où l’
115 ou de morale, mais en refaisant une société où l’art exerce une fonction nécessaire. Toutes les grandes littératures sont
47 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
116 [p. 992] L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936) aa De
117t penser avec les mains (décembre 1936) aa De l’Art poétique de Claudel, qui domine de son poids les écritures du siècle,
118t l’ornement de nos loisirs. Mais Claudel dit : l’art poétique est art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, d
119os loisirs. Mais Claudel dit : l’art poétique est art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, déplore l’antipath
120issent à la raison de ses beautés, énoncée dans l’Art poétique ? De cet ouvrage très sévère, et sublime en tant de passages
121ve à l’appel de la Joie. Le monde qu’interprète l’Art poétique ne connaît pas Descartes le diviseur, ne connaît pas de loca
122it ». Ô singerie géniale et ministère manifeste ! Art poétique, art de refaire le monde — tel que Dieu l’a connu de toute é
123ie géniale et ministère manifeste ! Art poétique, art de refaire le monde — tel que Dieu l’a connu de toute éternité ! p
48 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
124oncevaient encore leur rôle comme un service de l’art et de la pensée. Nous dirons tout à l’heure comment s’appelle l’agent
49 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
125. En France 44 , elle est devenue la science ou l’art, également impurs et maléfiques, des rapports de partis à partis, ou
50 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
126 goutte. Je ne sais plus quel poète a écrit : « L’art est une question de virgules. » Voilà qui donne exactement la mesure
127faire ! Si i’estoy du mestier, ie naturalizeroy l’art, autant comme ils artializent la nature. » Mais le malheur du jour d’
128nuités, par là très infidèle aux préceptes de « l’Art », mais découvrant peut-être au-delà, dans les conditions même de son
129lus s’adonner sans scrupules à certains jeux d’un art hautain, fermé sur soi. Je ne dis pas qu’il en soit incapable, qu’il
130tres buts, l’invite à s’abaisser à un niveau où l’art ancien perd ses prestiges, où l’esprit se découvre d’autres tâches. G
131 élaborées : antiquité, société policée, objets d’art, paysages célèbres, tout ce qui met une certaine distance entre le le
51 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
132serait parfaitement légitime, mais une morale, un art et une métaphysique ! Problème de la politique actuelle : sera-t-elle
133le : je ne m’occuperais en bonne conscience que d’art et de littérature. Mais quoi ! rien n’est moins sûr que cette permane
52 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
134romans ne veulent plus de morale — à cause de « l’art » — et l’art consiste à vous faire partager des tourments aussi dépri
135lent plus de morale — à cause de « l’art » — et l’art consiste à vous faire partager des tourments aussi déprimants que gra
53 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
136ématique obligatoire. Ils appellent le retour à l’art sain dans la liberté. — Il est temps de donner le pas à l’esprit sur
54 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
137obtienne à cette profondeur, donne la mesure d’un art qui ne se prend pas pour idole. p. 479 ah. « Marius Richard, Le
55 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
138ation vers d’autres objets, artificiels, créés ! (arts, techniques, mystique). Éluard parle, comme nous, de « construire un
56 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
139e ou nécessaire, mais par les moyens propres de l’art ; une considération constante des tenants et aboutissants de l’œuvre
57 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Chançay (mars 1937)
140uit d’un relâchement des prises humaines. 2. De l’art et de la beauté. La beauté étant considérée tout simplement comme le
141érée tout simplement comme le produit réussi de l’art, — c’est-à-dire d’une technique. (« du beau travail. ») L’art est alo
142-à-dire d’une technique. (« du beau travail. ») L’art est alors une rhétorique, non pas au sens injurieux des modernes, mai
58 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
143as affirme que « la paix est le chef-d’œuvre de l’art humain ». Voilà qui met notre art bien bas. Et ce n’est pas seulement
144ef-d’œuvre de l’art humain ». Voilà qui met notre art bien bas. Et ce n’est pas seulement une politique qui se trouve jugée
59 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
145 raisons de la terre, et les conseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui est méprisée, et la vie qui est la
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
146domaines les plus divers : mystique, littérature, art de la guerre, morale du mariage. ⁂ L’agrément de parler des choses de
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
147a première phrase d’un roman. C’est le trait d’un art infaillible qui nous jette dès le seuil du conte dans l’état passionn
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
148es goûts qui avaient été ceux des Celtes. 16  » L’art roman et les langues romanes attestent l’importance de l’héritage cel
149cet ailleurs ? La même question se pose pour leur art, j’entends pour leur technique poétique. « Création extrêmement origi
150tume d’opposer à l’interprétation religieuse de l’art courtois. Or il se trouve que, dès le ixe siècle, une synthèse non m
151e regina coeli, et c’est en Reine désormais que l’art va la représenter. À la « Dame des Pensées » de la cortezia, on subst
152pas attendu le dogme pour triompher dans tous les arts. Enfin, voici un dernier trait dont on verra qu’il est tout impossibl
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
153x des mondains abusés par le charme trompeur de l’art : ils n’en gardent que la poésie ; et voici que cent ans et trois cen
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
154il est bien difficile de vérifier l’influence des arts sur la vie quotidienne d’une époque. « La musique adoucit les mœurs ?
155 que Dante et ses amis sont amenés à définir leur art qu’on surprend mieux qu’ailleurs chez les poètes italiens le vrai mys
156endre un éloge de l’Astrée : du point de vue de l’art littéraire, c’est une réussite capitale. Jamais les ressources d’une
157 précision, et disons même de vérité. Ici c’est l’art et non « la vie » qui mène le jeu. Nous sommes en face d’une création
158s épiques et pittoresques. ⁂ Cependant la forme d’art que Wagner a choisie n’est pas sans recréer des possibilités de « mép
159sme s’efforça d’imposer tout au moins une forme d’art à ces puissances obscures privées de leur forme sacrée. C’est à ces v
160ns l’inconscient ou canalisé dès sa source par un art aristocratique. Et quand les cadres de la société vinrent à craquer —
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
161ndrai à quelques rapprochements formels entre les arts d’aimer et de guerroyer du xiie siècle jusqu’à nos jours. Mon propos
162 qui sont empruntées d’une façon très précise à l’art des batailles, à la tactique militaire de l’époque. Il ne s’agit plus
163u moyen âge d’une règle effectivement commune à l’art d’aimer et à l’art militaire, et qui s’appelle la chevalerie. [p. 2
164ègle effectivement commune à l’art d’aimer et à l’art militaire, et qui s’appelle la chevalerie. [p. 268] 3. La chevaleri
165 l’époque de la [p. 274] chevalerie et celle de l’art militaire moderne ; il est un élément dans la mécanisation de la guer
166esté du Siège de la Religion. Les Sciences et les Arts fleurissaient dans son sein, elle possédait de grands hommes d’État,
167dre, c’est de payer une contribution. » 174 Cet art de guerre exprimait dans son plan — alors considéré comme inférieur —
168teurs inhumains. D’où le formalisme étonnant de l’art militaire de ces siècles. 178 [p. 279] Avec Vauban, le siège d’une
169 dirait même de les subordonner à une diplomatie, art de civils. Louis XIV déclare la guerre sous des prétextes juridiques
170isant de part et d’autre que trois morts. C’est l’art savant qui est à l’honneur. Maurice de Saxe écrit : « Je ne suis poin
171naparte, les principes les plus élémentaires de l’art de guerre. » 9. La guerre nationale À partir de la Révolution, l’on
172 du chef : un système de règles précises, donc un art, désignait le vainqueur. Et ce vainqueur triomphait d’un vivant, d’un
173gée de l’exposition universelle des industries et arts appliqués de la mort, avec démonstrations quotidiennes sur le vif. b
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
174 raisons de la terre, et les conseils de tous nos arts de vivre, quand c’est la terre qui est méprisée, et la vie qui est la
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
175ils écrivent. Tout cela n’est plus qu’ornements d’art, pittoresque, anecdotes interprétées par la fantaisie individuelle du
176endant, on pourrait toujours dire que la notion d’art se refuse à toute extension lorsque le rapport quantitatif entre le m
68 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
177cet inventaire de la Création embrassant tous les arts et les métiers humains, de la magie cérémonielle à l’anatomie, de la
69 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
178z, est une science très incertaine, mais c’est un art très significatif. Lorsque j’employais tout à l’heure l’adjectif énor
70 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
179t consacré au but de l’œuvre. Je vois une revue d’art et de littérature consacrer des milliers de francs à sa « présentatio
71 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
180e. Il est probable que, du seul point de vue de l’art, cet intérêt demeure impur : l’indiscrétion moderne va chercher derri
72 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
181ifié, cet œil halluciné par le réel, c’est tout l’art [p. 698] de Ramuz exposé. Ici, tout le mystère se mue en forme et en
73 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
182es apparences, le bluff éhonté ou subtil, bref, l’art de faire mentir les formes. À défaut donc d’une peinture impossible,
74 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
183onne-creux [p. 44] de l’invention bâtarde et de l’art inauthentique. Le Diable est le père du faux-art, de toutes ces œuvre
75 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
184ns presque tous nos usages, coutumes et costumes, arts, travaux et loisirs. Au point qu’on étonne un moderne en lui demandan
185de la société. Elles offraient des modèles dans l’art de courtiser un supérieur, de dominer un inférieur, et d’observer par
76 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
186 cartes On pressent assez facilement pourquoi les arts divinatoires sont liés, dans l’imagination des peuples, avec un pacte
187tous les romans illustrent, avec d’autant moins d’art qu’ils y rencontrent plus de complaisance, la théorie du droit de la
77 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
188 bleu du ciel de l’Île-de-France, la douceur de l’art et des âges, et le sourire d’une femme à l’amour fidèle et gai. Le bl
78 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
189 et le sonne-creux de l’invention bâtarde et de l’art inauthentique. Le Diable est le père du faux art, de toutes ces œuvre
190’art inauthentique. Le Diable est le père du faux art, de toutes ces œuvres qui ne sont « ni bien ni mal », parce que l’act
79 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
191ent trop puissamment son âme », qu’il appelle les arts [p. 27] d’une magie maîtrisée. La question se pose pour lui, dès l’ab
192s’ouvre sur un réveil : l’exercice sans frein des arts occultes laisse l’esprit de Faust béant sur le vide : « Moi qui me su
193position d’Iphigénie ou des Ballades, c’est que l’art est pour lui la tentation la plus aiguë de jouer avec les mystères, e
80 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
194pensable, et cependant génialement attesté par un art où [p. 123] tout signifie que la signification suprême reste une énig
81 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
195e. Il est probable que, du seul point de vue de l’art, cet intérêt demeure impur : l’indiscrétion moderne va chercher derri
196nfirme guère cette boutade, mais l’exemple de son art tendrait à l’inverser : c’est dans son esthétique que se réfugie son
82 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
197concret chez un homme.) ⁂ « Car le phénomène de l’art est un phénomène d’incarnation (ce que l’école ne comprend pas) ». To
198uple, on devrait dire plutôt qu’il y remonte. Son art vient de plus bas, des origines créatrices de sa race. [p. 170] Il a
199lit vital avec les éléments. Ce n’est point là un art « d’après le peuple », mais on dirait plus justement : d’avant. Un ar
200le », mais on dirait plus justement : d’avant. Un art qui vient du fond mythologique de la race. (Si Ramuz par exemple nous
201xemplaire l’accord des éléments dont se nourrit l’art de Ramuz. Voici Caille, le colporteur de bibles, qui s’avance dès le
202ge entièrement créé, entièrement « autorisé ». Un art qui rend les choses à l’état naissant, rugueux, décapé de toute rhéto
203e naturelle, dans sa fascinante monotonie 73 . Un art dont la mesure ne doit pas être cherchée dans le pittoresque, ni dans
204te où la Russie s’engage. Un trait profond de son art m’en convainc : le sens de la vénération, qui est aussi le sens de la
205e sans prises, d’une pensée sans risques, et d’un art sans piété. Ramuz en veut à l’école, aux journaux, au langage noble,
206la plus clairvoyante que Ramuz ait écrite sur son art, mais aussi parce qu’elle indique, à peu près seule dans son œuvre, u
207 Car c’est à la réapercevoir que tendent tous les arts, et à nulle autre chose ; à quoi tendent les notes et à nulle autre c
208on par l’effort créateur… Autant de formules d’un art dont la genèse se confond avec celle de la personne. Dans un essai où
209e [p. 189] d’où procèdent à la fois les lois d’un art, la coutume d’un peuple et l’authentique raison d’être, l’identité d’
83 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
210 [p. 191] L’Art poétique de Claudel La création toute entière est un discours adress
211alectes. Hamann (Paraphrase du Psaume 19.) De l’Art poétique de Claudel, qui domine toute son œuvre ultérieure, je retien
212t l’ornement de nos loisirs. Mais Claudel dit : l’art poétique est art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, d
213os loisirs. Mais Claudel dit : l’art poétique est art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, déplore l’antipath
214ssent à la raison de ses beautés, énoncées dans l’Art poétique ? De cet ouvrage très sévère, et sublime en tant de passages
215ve à l’appel de la Joie. Le monde qu’interprète l’Art poétique ne connaît pas Descartes le diviseur, ne connaît pas de loca
216it ». Ô singerie géniale et ministère manifeste ! Art poétique, art de refaire le monde — tel que Dieu l’a connu de toute é
217ie géniale et ministère manifeste ! Art poétique, art de refaire le monde — tel que Dieu l’a connu de toute éternité ! p
84 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
218oclamé M. Goebbels. Voilà qui définit l’idée de l’art que peut concevoir un petit-bourgeois allemand. L’hitlérisme, c’est l
85 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
219nt au jeu mortel, quand les canons détruisaient l’art des armes, on rentrait écœuré mais libre, et l’on exhalait sa colère
220 essentiellement les solennelles démonstrations d’art du premier, le gigantisme méthodique du second. Et quant à l’élégance
221et une facture, ce qu’il faut pour faire du grand art, pour composer des hommes et des paysages dans une architecture théol
222on point des « paysages » ou des « vues » que l’« Art » dissout en impressions, et que la photo durcit et fixe comme nul re
223 là pinceaux et chevalet lorsque ayant dominé son art, il entrevoit une action plus urgente. Poète satirique ou guerrier, a
224 dans la recherche d’une forme et d’un sens. Si l’art n’y suffit pas, c’est que le mal est profond : d’où la nécessité d’ag
86 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
225emme du célèbre aviateur. Mrs. Lindbergh, avec un art discret et une sincérité frappante, recommande à ses compatriotes de
87 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
226omme a pu y consacrer son ingéniosité à faire des arts, des armes et des lois, de la politique, des robes et une littérature
88 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
227x qui se préparent à les dépasser. Elle imite les arts de Paris, les vins de la France et du Rhin, le traditionalisme et mêm
89 1946, Lettres sur la bombe atomique. 9. Paralysie des hommes d’État
228 ce dernier me paraisse plus habile dans le grand art de prendre son temps. Je les plains. Cependant s’ils s’obstinent, je
90 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
229rieure à votre action. Je dirai plus. L’amateur d’art, en présence de votre tableau, bien loin de le juger selon quelque ca
230’une femme obèse mais rajeunie par les soins de l’art, que l’idéal n’existe pas, que le beau idéal est une farce, que la be
91 1947, Doctrine fabuleuse. 3. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
231e tout le monde, buvez le Nelson. » Tel est notre art, et je me fais fort de vous en faire bénéficier bon gré mal gré. X.
92 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
232ie « gratuite » de l’imagination. Nul doute que l’art de Chamisso ne « signifie » et ne soit au sens propre un grand art, t
233e « signifie » et ne soit au sens propre un grand art, tout effort digne de ce nom étant d’abord une mise en ordre, un sens
93 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
234endant la matinée. Nous parlions, avec mon ami, d’art, de religion, de politique, des perspectives du nouveau régime, et pa
94 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
235nt tel que me désire leur goût sentimental de « l’Art ». Mais comme tout se complique et se retourne ! Celui qui veut la gl
95 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
236le, étant celui de l’Américain moyen en matière d’art et surtout de peinture. (La fin de Fantasia, sur l’Ave Maria de Schub
237lisme américain fournissent l’un des secrets de l’art du roman qu’illustra la génération des Dos Passos, Steinbeck et Hemin
96 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
238tiellement en ceci : cultiver le goût, parler des arts et des lettres, savoir deviner l’année d’un grand cru, s’exprimer ave
239iance, et les hésitations bonhommes ménagées avec art pendant le reste du discours, l’entretiendront. Ce pays n’admire pas
97 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
240que des grandes découvertes, par ses armes et son art de la guerre mis au service tantôt de la rapacité de telle nation ou
241t de gauche, et l’imprévu de l’invention dans les arts ou de la découverte dans les sciences, et l’insouciance et l’inquiétu
98 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
242ourt, la politique par excellence, c’est-à-dire l’art d’organiser la cité au bénéfice des citoyens. Tandis que les méthodes
99 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
243, le syndicalisme et les coopératives, et enfin l’art moderne tout entier : peinture, musique, littérature, poésie, théâtre
244à la fois nos mœurs et nos objets, nos procédés d’art et de construction, de transport et de gouvernement, d’industrie, de
100 1951, Preuves, articles (1951–1968). Culture et famine (novembre 1951)
245es de ce genre qu’il y eut de créations, dans les arts et les sciences, provoquées par la nécessité et seules capables de la