1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
1ts des rues immenses livrées au 100 à l’heure des autos. Les maisons habitées ne sont plus que des enceintes transparentes, e
2 1926, Articles divers (1924–1930). Soir de Florence (13 novembre 1926)
2nous aux jeux des hommes-qui-font-des-gestes. Les autos répètent sans fin les notes mêlées d’une symphonie qui va peut-être c
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
3e maintenant 5 heures du matin. Premiers appels d’autos dans la ville, mais il me semble que toutes choses s’éloignent de moi
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
4un dans son for le plus intérieur, d’une fuite en auto, nous rassure provisoirement… Prosopopée, à propos d’une apparition
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
5s, c’est assez tragique. Mitrailleuse de phares d’auto, les 100 000 yeux de la nuit. Des imprécisions rapides. Un chasseur,
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
6a mer, des bateaux, des nuages, une avenue et ses autos rouges, tout un couchant de grand port de la Méditerranée. Nous nous
7 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
7-la sous cet angle. Il y a d’abord la vision de l’auto routière : naissance de sa passion froide et tenace. Il s’efforce d’e
8ici en mesure de produire des quantités énormes d’autos. Seulement, pour pouvoir continuer, il faut vendre ; dans l’intérêt d
9ux gens qu’ils ne peuvent plus vivre heureux sans auto. Voilà l’affaire lancée. La passion de Ford se donne libre cours. Il
10ur les hommes. » C’est le bonheur, le salut par l’auto. Philosophie réclame. « Ce que j’ai à cœur, aujourd’hui, c’est de dém
11 chez nous ne concernent pas particulièrement les autos et les tracteurs, mais composent en quelque manière, un code universe
12 et divins. Mauvais loisirs. Ford lui a donné une auto pour admirer la nature entre 17 et 19 heures : vraiment, il ne lui ma
8 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
13ision. »      Nous sortîmes. Seules des trompes d’autos s’appelaient dans la nuit froide. Gérard ne disait presque plus rien 
14nous vîmes un palais aux fenêtres illuminées. Des autos attendaient devant le porche grand ouvert. Les chauffeurs faisaient l
15ankfurter » et ailleurs « Wienerli ». Soudain les autos se mirent à ronfler. Par le grand escalier, au fond de la cour du pal
16irs de ses cavaliers. Tout cela s’empila dans des autos ; en dix minutes, il n’y eut plus personne, la place s’éteignit. Mais
17ur une femme qui s’en allait toute seule vers une auto à l’écart des autres. Une femme aux cheveux noirs en bandeaux, au tei
18isée, je m’aperçus que j’étais seul. Une dernière auto, extraordinairement silencieuse, absolument silencieuse fila devant m
9 1928, Articles divers (1924–1930). Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même » (décembre 1928
19ulement chez lui, cela ne s’est pas porté sur les autos. Il préfère s’intéresser aux divers types humains. Mais on lui sait p
20u restaurant, le nargue brièvement au passage des autos, le ridiculise chez le coiffeur. Déjà, c’est avec une sorte d’angoiss
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
21ns sur l’uniforme kaki, et du sabre balancé). Une auto encore, en retard le Président du Conseil, maigre, jaune et rigide da
11 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
22e vision. »   Nous sortîmes. Seules des trompes d’autos s’appelaient dans la nuit froide. Gérard ne disait presque plus rien
23nous vîmes un palais aux fenêtres illuminées. Des autos attendaient devant le porche grand ouvert. Les chauffeurs battaient l
24ankfurter » et ailleurs « Wienerli ». Soudain les autos se mirent à ronfler. Par le grand escalier, au fond de la cour du pal
25irs de ses cavaliers. Tout cela s’empila dans les autos ; en un quart d’heure, il n’y eut plus personne, la place s’éteignit.
26isée, je m’aperçus que j’étais seul. Une dernière auto, extraordinairement silencieuse, absolument silencieuse fila devant m
12 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
27ns sur l’uniforme kaki, et du sabre balancé). Une auto encore, en retard : le président du Conseil, maigre, jaune et rigide
13 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
28dans l’eau. Un char traverse lentement. Une belle auto derrière s’impatiente, tandis que les collégiens vont flairer sa marq
14 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
29pour devenir marxiste, et qu’on peut posséder une auto et ne pas voter pour la droite. Il faut donc bien admettre que les fa
15 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
30et ne disposant d’aucun moyen rapide, je hèle une auto. Le conducteur est seul. Il me prend volontiers. Nous causons. C’est
16 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
31revient à dire : « Si c’est avec les roues de son auto qu’on roule, que doit-on faire de son moteur ? » Mais nous ne partons
17 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
32pouvoir « représenter », séduire, voyager, rouler auto, aller au théâtre, garder un appartement, etc. Toutes choses que l’on
33 Ce matin, nous avons décidé de réagir. Quand une auto risque de rater le tournant, emportée par la force centrifuge, il ne
18 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
34ent quelques rumeurs de gare, un coup de trompe d’auto, des cris de coq. L’odeur du raisin foulé monte de la cour, et rempli
35ici, hier au soir, pressé de rentrer, je hèle une auto. Le conducteur est seul. Il me prend volontiers. Nous causons. C’est
36de tous ces villages ! Et sur les routes, quelles autos incroyables, vieux tas de ferrailles menés à de folles allures ! De t
37 Point de touristes dans les ruelles jaunes, ni d’autos sur le quai. Il y a près de Cassis une petite anse qui est pour moi l
38osaïquement, défaut de communications. Toutes ces autos qui s’embouteillent sur la petite superficie de Paris, ne seraient-el
19 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
39surance l’avenue où cinglent violemment de belles autos. Un long bruit de ferraille sur les passerelles, des camions fous et
40 au profil très pur, quelques gestes autour d’une auto, le claquement d’une portière, et je me retrouvai seul. Mon idée s’en
41e bonheur au lavis et au compas ? La courbe d’une auto sur le gravier devant ces façades toutes sonores de radios et de lumi
20 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
42 Ce matin, nous avons décidé de réagir. Quand une auto risque de rater le tournant emportée par la force centrifuge, il ne f
21 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
43e en famille [p. 254] pour voir passer les belles autos, et s’indigner des excès de vitesse. Le Lys dans la Vallée, Adolphe,
22 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Souvenir de la paix française (15 mars 1941)
44s boutiques, et même les cafés. Et s’il passe une auto, c’est une de ces voitures branlantes qui semblent ne pouvoir rouler
23 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
45 à côté du représentant calamistré d’une marque d’auto. Et ces rires, ces éclats de voix ! Mais il y a depuis un moment une
24 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
46s boutiques, et même les cafés. Et s’il passe une auto, c’est une de ces voitures branlantes qui semblent ne pouvoir rouler
25 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
47en voiture. J’attends deux heures. Breakfast. Une auto militaire vient me prendre. Comparutions diverses. Dialogue invariabl
26 1946, Journal des deux Mondes. 6. Intermède
48rs midi, sur une route au-dessus de Zurich, cette auto militaire qui stoppe à côté de moi, ce jeune lieutenant inconnu qui e
27 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
49vrés un peu trop vite à la circulation, comme ces autos de série, larges et confortables, mais dont il est prudent de vérifie
50ons. Sur son autre versant s’étale un cimetière d’autos décarcassées, déchets du grand délire de construction qui enfièvre to
51t quelques réfugiés. L’après-midi, on m’emmène en auto dans la campagne, vers les petits lacs secrets de New-Hampshire, perd
52ssez étroite, nos phares illuminèrent des files d’autos arrêtées au bord du talus, tous feux éteints. Dans chaque voiture on
53s m’ont expliqué : ce qui peut se passer dans une auto ne compte pas. C’est la chambre d’hôtel qui serait compromettante. Et
28 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
54gres et d’hindous importés. Traversée de l’île en auto, sous un soleil qui attaquait en piqué. Pendant un kilomètre, il pleu
55 de la [p. 144] ville. J’aurai deux chevaux, deux autos, une cuisinière française envoyée tout exprès, et l’ample solitude de
56es de la ville basse, tout encombrées de trams, d’autos et de parapluies, — une exaltante averse tropicale dominait la situat
29 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
57e brique au puits des rues luisantes, dos longs d’autos jaunes ou noires, harmonie fauve des façades, circulation vibrante au
30 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
58éteste. Elle n’aime vraiment que ses chevaux… » L’auto s’arrête devant un haut portique. Deux colonnes blanches entre des if
31 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
59 est sale. Suis-je en Russie ? Non, il y a trop d’autos. Robert revient et nous roulons vers Albany. À la sortie de la ville
60, surtout que Madame Robert n’aime pas conduire l’auto… J’essaye en vain de comparer Cohoes à une ville du même nombre d’hab
32 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
61ons. Sur son autre versant s’étale un cimetière d’autos décarcassées, déchets du grand délire de construction qui enfièvre to
62e brique au puits des rues luisantes, dos longs d’autos jaunes ou noires, harmonie fauve des façades, circulation vibrante au
63e est sale. Suis-je en Russie? Non, il y a trop d’autos. Robert revient et nous roulons vers Albany. À la sortie de la ville,
64, surtout que madame Robert n’aime pas conduire l’auto… [p. 59] J’essaie en vain de comparer Cohoes à une ville du même nom
65 déteste. Elle n’aime vraiment que ses chevaux… L’auto s’arrête devant un haut portique. Deux colonnes blanches entre des if
33 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Souvenir d’un orage en Virginie (novembre 1946)
66éteste. Elle n’aime vraiment que ses chevaux… » L’auto s’arrête devant un haut portique. Deux colonnes blanches entre des if
34 1947, Doctrine fabuleuse. 5. Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même
67u restaurant, le nargue brièvement au passage des autos, le ridiculise chez le coiffeur. Déjà, c’est avec une sorte d’angoiss
35 1947, Doctrine fabuleuse. 15. Antée ou La terre
68 l’ascenseur, le marbre, le ciment, l’asphalte, l’auto et les assiettes ! Tout propre, tout lisse, tout astiqué, rien à touc
36 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
69 à choisir les rideaux, mais la maison, et même l’auto. Je vois la preuve qu’elle se sent responsable et autonome (ou un peu
37 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
70 mais elles sont pleines. Ils ont beaucoup plus d’autos que les Français, parce qu’elles sont moins chères qu’en France et qu
38 1951, Les Libertés que nous pouvons perdre (1951). Les Libertés que nous pouvons perdre
71is d’un pays à l’autre, à pied, en bicyclette, en auto, en train, en avion. Il se trouve limité en fait par le prix des moye
39 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
72ent indien du centre de Bombay : comment font les autos pour traverser sans semer la mort à chaque instant, cette foule d’hom
73s encombrées de piétons, de vaches, de zébus et d’autos, allant ailleurs, on ne sait où, mais on ne peut s’empêcher de se le
40 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
74voici sur un banc du boulevard Saint-Germain. Les autos passent tout près. Je l’entends dire, dans le bruit : « Où habitez-vo
41 1954, Preuves, articles (1951–1968). Il n’y a pas de « musique moderne » (juillet 1954)
75mique et politique. Or si l’on peut prouver que l’auto produite par une petite usine est invendable, pour des raisons précis
42 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
76e de partir au hasard sur les routes qu’est née l’auto. Voir l’autobiographie de Henry Ford. On sait que ce rêveur incurable
77teurs — en France surtout — avaient construit des autos bien avant Ford. Son invention, ou sa ré-invention, n’en reste pas mo
78yageurs que ne le font nos avions en une année. L’auto, le tank, l’avion et le métro, les machines agricoles et ménagères, l
79ersonne n’éprouvait du tout. On n’a pas inventé l’auto parce que l’homme en avait besoin, mais c’est l’inverse. Cependant l’
80 une telle [p. 14] consistance à l’industrie de l’auto qu’on oublie qu’elle est née d’un fantasme (au sens précis de la psyc
81ves ont à domicile les produits de leur travail : autos, radios, frigidaires et conserves ; et le cinéma au coin de la rue. I
82er au soleil sur les plages est contemporain de l’auto. La technique naissante a créé le prolétariat industriel, mais c’est
43 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
83e de partir au hasard sur les routes qu’est née l’auto 71 . L’histoire des inventions non faites, ou non « utilisées » à not
84s que ne le font nos avions en une seule année. L’auto, le tank, l’avion et le métro, les machines agricoles et ménagères, l
85ersonne n’éprouvait du tout. On n’a pas inventé l’auto parce que l’homme en avait besoin, mais c’est l’inverse ! Cependant,
86s, donne une telle consistance à l’industrie de l’auto, qu’on oublie qu’elle est née d’un fantasme (au sens précis de la psy
87naves ont chez eux les produits de leur travail : autos, radios, frigidaires et conserves ; et le cinéma au coin de la rue. I
88er au soleil sur les plages est contemporain de l’auto. La technique naissante a créé le prolétariat industriel, mais c’est
44 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
89totalement silencieuses (plus un tram et plus une auto), jusqu’à la place où les couleurs suisses et hongroises furent hissé
45 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
90er au soleil sur les plages est contemporain de l’auto. [p. 30] Mais il y a plus. Le principal produit de la technique mode
46 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
91peu, mettant le bassin de Genève à trois heures d’auto de Turin. À l’est, Divonne, avec son casino où l’on sacrifie à la Cha
47 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
92tte malheureuse mourra bientôt, renversée par une auto. H. H. emmène Lolita dans un hôtel à l’enseigne des Chasseurs enchant
48 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
93eureuse [p. 54] mourra bientôt, renversée par une auto. H. H. emmène Lolita dans un hôtel à l’enseigne des Chasseurs enchant
49 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
94voici sur un banc du boulevard Saint-Germain. Les autos passent tout près. Il articule dans le bruit : « Où habitez-vous main
50 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
95es en scène du Théâtre du Monde de Calderón : cet auto sacramental est représenté chaque année sur le parvis et les vastes e
51 1965, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). L’Europe et le monde [Introduction] (février 1965)
96condité. De même, les prévisions sur la vente des autos deviendraient nulles et fausses si une région toute entière se conver
97royance des mennonites, qui interdit l’usage de l’auto et n’admet que le chariot à deux grandes roues ou la marche à pied. C
52 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.6. Culture et technique en Europe et dans le monde
98’éprouvait avant elles (personne n’avait besoin d’autos quand il n’y en avait pas encore), mais au contraire des rêves magiqu
99ve le besoin de prendre le train, l’avion, ou son auto, que parce que quelques fous et rêveurs de génie inventèrent un beau
100 les plus spectaculaires : la machine à vapeur, l’auto, l’avion. Voler, partir au hasard sur les routes, aller jouer… C’es
101, et d’aller librement vite et loin, qu’est née l’auto. On en trouve le récit détaillé dans l’autobiographie de Henry Ford,
102ateur de dure contrainte, tandis que le préfixe « auto » évoque la liberté de l’individu, cette invention n’était certaineme
103 mange, et puis méditer à loisir. Au volant d’une auto, rien de pareil : tout ce que je puis lire, ce sont des chiffres, des
53 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.8. Il n’y a pas de « musique moderne »
104mique et politique. Or si l’on peut prouver que l’auto produite par une petite usine est invendable, pour des raisons précis
54 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.10. Le Dialogue des cultures
105 mêmes films partout, les mêmes avions, les mêmes autos, les mêmes cravates, les mêmes vedettes dans les hebdomadaires. Pourt
55 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte, suite et fin
106objets : nombre de postes de TV, de baignoires, d’autos, de prothèses. Mais je demande en vain où il serait défini par : – la
56 1971, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Dépolitiser la politique (printemps 1971)
107 des corps et du sommeil par l’industrie et par l’auto est-elle un produit spécifique de notre société de consommation et du
108de toute urgence au développement des industries (auto, avion en premier lieu) et de leurs innovations plus polluantes les u
57 1972, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Suite des Méfaits (1972)
109 ce dont elle a besoin et refuse le tracteur et l’auto. Le président de la Cour suprême des États-Unis a prêté une oreille a
58 1972, Les Dirigeants et les finalités de la société occidentale (1972). Les Dirigeants et les finalités de la société occidentale
110on des fumées et gaz délétères dans les villes, l’auto sans essence, l’avion à réaction silencieux — coûteront très cher, c’
59 1972, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Merveilleux Lavaux (23-24-25 décembre 1972)
111et d’énormes tranchées bétonnées, beaucoup plus d’autos, de camions, de garages, de stations d’essence au service de la pollu
112e au service de la pollution universelle. Or, les autos figurent l’emblème du paradoxe majeur de notre civilisation. Grâce à
60 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stratégie de l’Europe des régions (printemps 1974)
113s USA ont un gouvernement. Nixon a décidé que les autos ne pollueront plus l’air des villes en 1975, et ce sera fait. L’URSS,
61 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Paradoxes de la prospective (automne 1975)
114ore comme on le verra au sujet de l’histoire de l’Auto… Mais quand le calcul échoue et que pourtant l’on se voit sommé de pr
115l va falloir dans les dix ans qui viennent plus d’autos pour plus d’hommes sur la terre, de là plus d’autoroutes à mettre en
116s-emplois multipliés-pouvoir d’achat accru-plus d’autos vendues-plus d’autoroutes nécessaires — d’où encore plus d’emplois, e
117 nous offre ; ou encore « n’importe où », comme l’auto ; ou vers quelque chose d’angoissant et que l’on a peine à formuler,
62 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
118hnique, on connaît vingt illustrations récentes — autos, chars à chenilles, avions, gaz asphyxiants dans la guerre de 14-18 ;
119, pour faire marcher cinq fois ou dix fois plus d’autos, de camions, de tracteurs et d’avions. Nos techniques de transport so
120de prévoir que telle de ses inventions, mettons l’auto, destinée à la libre errance des jeunes gens sur les routes de campag
121croît, en effet, avec le nombre des victimes de l’auto, du cancer, des maladies de cœur et des psychoses résultant de l’ento
63 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 5. Naissance de la prospective
122du rêve de parler et de voir à grande distance. L’auto est née du rêve pré-adolescent de liberté (partir au hasard sur les r
123, comme nous le verrons plus loin par le cas de l’auto, et comme le font bien voir les guerres. Prenons l’exemple de Guillau
124adaptation psychologiques et biologiques. Ainsi l’auto : le fait patent que nous ne sommes pas maîtres de ses effets se trad
64 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 6. L’avenir sensible au cœur
125re, comme on le verra au sujet de l’histoire de l’auto… Mais quand le calcul échoue et que pourtant, l’on se voit sommé de p
126 nous offre ; ou encore « n’importe où », comme l’auto ; ou vers quelque chose d’angoissant et que l’on a peine à formuler,
127argo sur le pétrole, il y a toute l’histoire de l’auto, qui suspend l’industrie européenne à la fourniture d’un produit déte
128ar d’autres continents. Observons que Hitler et l’Auto auront été les deux fléaux les plus dévastateurs du xxe siècle, et q
129r. Mais elle ne l’a pas fait, car l’histoire de l’auto, de même que celle d’Hitler, est une histoire de fous. Or, personne n
65 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 7. Première histoire de fous : l’Auto
130 [p. 161] 7 Première histoire de fous : l’Auto Les jeunes gens d’aujourd’hui n’imaginent pas le monde et la vie quot
131aginent pas le monde et la vie quotidienne sans l’auto, ni par suite que l’auto puisse avoir une histoire, qu’elle ait donc
132a vie quotidienne sans l’auto, ni par suite que l’auto puisse avoir une histoire, qu’elle ait donc commencé, voire à une dat
133 non les besoins et possibilités de son époque. L’auto qu’il sera le premier à produire en série est à l’image de ce mécanic
134ropre, qui n’est pas uniquement de construire des autos, mais de fabriquer des hommes selon son idéal. Ce qui est proprement
135mière brochure publicitaire, il fait écrire : « L’Auto peut vous mener n’importe où, où il vous plaît d’aller… pour vous rep
136 âgée d’un [p. 166] demi-siècle, l’industrie de l’Auto domine la conjoncture et détermine l’évolution mondiale de toutes les
137s, semble le symbole même de la contrainte. Or, l’Auto qui devait servir à l’évasion mène d’abord au bureau, à l’usine. Elle
138ns le monde plus de morts par le cancer que par l’auto, mais un grand nombre de cancers sont dus aux pollutions qui ont l’Au
139mbre de cancers sont dus aux pollutions qui ont l’Auto pour cause. Et, surtout, la voiture devenue signe de statut social, o
140teur d’une dure contrainte, tandis que le préfixe auto évoque la liberté de l’individu. Mais il s’en faut que l’invention ai
141es des autres, sont d’ores et déjà déclenchées. L’Auto a provoqué le plus grand bouleversement de la société occidentale dep
142 de la société occidentale depuis Napoléon Ier. L’Auto a tué la Ville en permettant de lui donner une extension kilométrique
143tures » et des places transformées en parkings, l’auto dévaste ou interdit les lieux où se formait l’opinion vivante au gré
144nte au gré des rencontres et des attroupements. L’Auto rend la ville invivable par des embouteillages qui ressemblent à des
145 par la « modernisation de la voirie » qu’exige l’Auto, au détriment du logement et de la culture 101  ; bref, l’Auto a rend
146iment du logement et de la culture 101  ; bref, l’Auto a rendu la ville à tel point insensée que tous les samedis elle se vi
147ussi, Paris crée le désert français. Du fait de l’Auto, 18 % du territoire de la Hollande est bétonné, et ce sera sous peu 2
148aussitôt repéré, est envahi par mille campeurs. L’Auto détruit tout ce qu’elle permet de découvrir, à commencer par les plus
149urs — mais ce qu’ils furent est à jamais perdu. L’Auto, qui a provoqué la demande de pétrole, lequel arrive par mer en Occid
150pendant l’ensemble de ses industries à celle de l’Auto, donc au pétrole, l’Occident s’est rendu dépendant de quelques petits
151ressentiment d’une fin possible du jeu de l’offre auto et de la demande pétrole ; mais, en même temps, de se préparer à la r
152Résumons-nous : en 1899, personne n’a besoin de l’Auto. Mais Henry Ford réussit à l’imposer au monde en quelques dizaines d’
153ustrie et l’économie tout entières suspendues à l’Auto, qui est elle-même suspendue aux ressources de pétrole, qui dépendent
154’un Herman Kahn n’eût pas prévu. Les effets de l’Auto, difficilement prévisibles Imaginons maintenant une équipe de futurol
155ics tirés de la « répugnance » du public devant l’Auto, laide, bruyante, qui empeste, et pour laquelle « il n’y a pas de dem
156er des villes énormes exigeant des transports par auto, d’où pollution de l’air, bruit et nervosité, que le citadin fuira da
157 de la conjonction des deux séries que je nomme l’Auto et Hitler, dans le monde arabe, premier fournisseur de pétrole, alors
158 d’un produit valorisé par le succès mondial de l’Auto, et l’État d’Israël, créé en Palestine à la suite des forfaits hitlér
159n inexactitude finale 104  ». Non, l’avenir de l’Auto n’était pas prévisible, parce que le besoin de cette mécanique n’est
160 cependant… Si l’évolution techno-économique de l’Auto n’était pas inscrite dans les chiffres, son avenir de catastrophe soc
161ux gens qu’ils ne peuvent plus vivre heureux sans auto. Voilà l’affaire lancée. La passion de Ford se donne libre cours. Il
162t divins. » Mauvais loisirs. Ford lui a donné une auto pour aller admirer la Nature entre 18 et 19 heures : vraiment, il ne
163nant compte de l’hypothèse d’un succès total de l’auto, au point de vue de la production, de la vente et des profits, de leu
66 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 10. Passage de la personne à la Cité
164est le but de la société, et non pas la vente des autos, comme serait conduit à le penser un enquêteur intelligent débarqué p
67 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 11. Les variétés de l’expérience communautaire
165large proportion non seulement de téléphones et d’autos, mais aussi de théâtres, d’hôpitaux, de lecteurs de livres et de prix
166 chassé de la rue et de [p. 273] la place par les autos et perd les occasions quotidiennes de rencontres, s’il se disperse da
68 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 12. Que tout appelle les Régions
167enter l’ensemble des automobilistes, je lis : « L’auto est devenue l’instrument légal du meurtre. Nos autorités ont capitulé
69 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 15. Stratégie
168 des corps et du sommeil par l’industrie et par l’auto est-elle un produit spécifique de notre société de consommation et du
169de toute urgence au développement des industries (auto, avion en premier lieu) et de leurs innovations plus polluantes les u
170à vos doctrines politiques que le moteur de votre auto. (Ces machines ne savent réagir qu’à nos humeurs.) Depuis Napoléon, l
70 1978, La Vie protestante, articles (1938–1978). « Bof ! disent les jeunes, pourquoi ? » (1er décembre 1978)
171 qui commençait à se manifester à ce moment-là. L’auto industrielle n’avait que 29 ans, déjà Ford était milliardaire. Et j’a
172ension. Le nucléaire, l’hitlérisme, la folie de l’auto ; quel est au fond leur lien ? Ils gouvernent tous, de manière systém
71 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Introduction
173ntons de l’avertir. (Il ne veut pas seulement nos autos, mais nos embouteillages, et même nos pénuries [p. 20] de pétrole qui
72 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. I. L’économie
174o de l’État que le tabac fait plus de morts que l’auto dans tel pays de la CEE, et que si les taxes sur le tabac apportent à
175substitution généralisée des services publics aux autos privées partout où cela serait à la fois économique (temps, énergie,
73 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. II. L’énergie
176pillage : producteurs d’électricité, fabricants d’autos, constructeurs d’autoroutes, de gratte-ciel, de centrales nucléaires,
177de 5 % à 2 %), la consommation d’essence pour les autos (plan Carter : moins 10 %), la température maximale des immeubles cha
178 et ingénieuse de l’énergie humaine — celle que l’auto et cent formes de gaspillage nous incitaient à négliger, à ignorer, à
74 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. III. L’environnement
179mmédiate de [p. 106] formules de substitution à l’auto (et par suite peut-être aux autoroutes) devrait être une des tâches p
180rateurs par accord international ; substituts à l’auto et aux autoroutes ; normalisation des règlements anti-pollution. Des
75 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. VI. L’Europe et le tiers monde
181e sur toute la Terre pour fabriquer la quantité d’autos, d’avions, de téléphones et de matières plastiques nécessaires pour u