1 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
1s le long d’un appontement interminable jusqu’à l’autocar où notre petit groupe de voyageurs transis s’installe rapidement. Apr
2e noir au-dessus, repères pour les navigateurs. L’autocar sent la marée fraîche. Des paysannes en coiffe, assises au fond, jaca
2 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
3dération de mon île.   Il faut parler d’abord des autocars. Je ne sais si l’on se doute à Paris de l’importance des autocars et
4sais si l’on se doute à Paris de l’importance des autocars et des transformations qu’ils sont en train de causer dans la vie pro
5e rurale. Mais ce n’est pas encore assez dire : l’autocar modifie complètement le mode de contact entre le voyageur et la provi
6 dans chaque village. Aujourd’hui, les stations d’autocars sont sur la place principale. C’est de là qu’on part au milieu d’une
7dans la nation abstraitement unifiée ? La ligne d’autocar fait partie du pays. Elle en épouse la géographie physique mais aussi
8ter ses méfaits. Bref, lorsque vous montez dans l’autocar, vous êtes renseigné, vaille que vaille, sur les facteurs économiques
9s dû noter plus tôt. Le monsieur rencontré dans l’autocar de Taillefer voulait savoir quel était mon métier. Et quand j’eus dit
3 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
10, juste à côté de la pissotière et de l’arrêt des autocars. Pittoresque, on peut le dire… 8 octobre 1934 Du rôle pratique de
11rès tout. Tradition laïque.) L’autre jour, dans l’autocar, une femme dont j’ai cru comprendre qu’elle tient un petit hôtel à Sa
12usieurs presbytères. J’ai retrouvé la coutume des autocars, toujours révélatrice des rythmes du pays. Pauvreté de tous ces villa
4 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
13sidération de mon île. Il faut parler d’abord des autocars. Je ne sais si l’on se doute à Paris de l’importance des autocars et
14sais si l’on se doute à Paris de l’importance des autocars et des transformations qu’ils sont en train de causer dans la vie pro
15e rurale. Mais ce n’est pas encore assez dire : l’autocar modifie complètement le mode de contact entre le voyageur et la provi
16 dans chaque village. Aujourd’hui, les stations d’autocars sont sur la place principale. C’est de là qu’on part au milieu d’une
17dans la nation abstraitement unifiée ? La ligne d’autocar fait partie du pays. Elle en épouse la géographie physique, mais auss
18isme en général. Bref, lorsque vous montez dans l’autocar, vous êtes [p. 847] renseigné, vaille que vaille, sur les facteurs éc
19s dû noter plus tôt. Le monsieur rencontré dans l’autocar de Taillefer voulait savoir quel était mon métier. Et quand j’eus dit
5 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Introduction au Journal d’un intellectuel en chômage (août 1937)
20e vivais, quelques instituteurs, des chauffeurs d’autocars, un pasteur, une femme de ménage, des communistes, des propriétaires…
6 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
21ille dans cette cité de 700 000 habitants, et les autocars, et l’afflux des campagnards venus à pied, il y aura un million d’aud
7 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
22t-Blanc, à Genève : l’embarquement dans deux gros autocars rappelle les temps des diligences. Entassements de bagages et de plai
23t voici la France dite libre. Si l’on traverse en autocar la partie non encore occupée du pays, on n’aperçoit que des traces in
8 1985, Cadmos, articles (1978–1986). Trente-cinq ans d’attentes déçues, mais d’espoir invaincu : le Conseil de l’Europe (été 1985)
24dyssée des 6000 jeunes venus de toute l’Europe en autocars à l’appel de l’UEF 91 , et sans respecter les frontières, restera le