1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1 sportif. « On se fait son unité comme on peut », avoue-t-il franchement. Il me semble bien paradoxal de vouloir unir dans une
2s, qu’on les appelle ou non idées générales, et j’avoue bien volontiers qu’il n’est pas une opinion sur le monde à laquelle j
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
3oisson soluble cette « vieillerie poétique » qui, avoue Rimbaud, entre encore pour une grande part dans l’« alchimie du verbe
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
4nt et combinent toutes ces opinions ; et ceux qui avouent n’en point avoir, sincérité trop rare… Presque toutes les réponses, c
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
5o a dompté Pégase et caracole dans les étoiles. J’avoue que l’univers intérieur où il lui arrive de graviter me trouble mieux
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
6nt d’y percevoir comme un appel du Dieu perdu. Il avoue enfin la cause secrète des inquiétudes modernes : la perte d’une foi.
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
7leur chant. Utopie ! Oui, si notre civilisation s’avoue trop fatiguée pour créer avec ses moyens matériels formidables des en
7 1926, Journal de Genève, articles (1926–1982). Le Dépaysement oriental (16 juillet 1926)
8 le ton mesuré qu’il s’impose d’ordinaire. Mais j’avoue que m’a parfois un peu gêné cette présence de la mort qu’il fait sent
8 1926, Articles divers (1924–1930). Confession tendancieuse (mai 1926)
9feintes que je progressais, jusqu’au jour où je m’avouai un trouble que je me refusai pourtant à nommer peur de rire. Cette am
10mation. Mais il y faut une doctrine, me dit-on. L’avouerai-je, quand je médite sur une doctrine possible, sur une systématisatio
9 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
11 quelque vertu d’une anarchie dont on ne veut pas avouer qu’elle est plus nécessaire — provisoirement — que satisfaisante pour
12n les jalons de cette recherche) : Puissiez-vous avouer moins de sincérité et montrer plus de style. (Georges Duhamel.) … Nou
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
13ntre eux dans leur isolement, inexplicable et mal avoué. L’on songe à une fatalité intérieure qui les ferait se meurtrir l’un
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
14t la grandeur et la misère de l’époque — et qu’il avoue préférer à une certitude trop vite atteinte, où sa jeunesse ne verrai
12 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
15 pieds et poings liés à l’obsession qu’il voulait avouer pour s’en délivrer peut-être. Cette sincérité ne serait-elle à son to
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
16ction, s’il ne peut encore s’en tirer, du moins l’avoue-t-il avec une franchise qui la rend sympathique. Et puis, tout de même,
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
17ort d’Hyppolite se passe en coulisse. Mais Phèdre avoue tout « devant le cadavre encore tout chaud ». Affreux. Aussi : « Elle
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
18 l’expression — une règle de vie. Mais, je vous l’avouerai, ce qui me retient de tirer de [p. 185] votre conduite les conclusion
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
19u conseil, Monsieur Y. Z., de ce conseil que vous avouez modestement n’être pas inédit. Mais point n’est besoin de rappeler Ca
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
20tilité de liaison qui était leur excuse dernière. Avouons-le : rien de ce qu’on peut exprimer n’a d’importance véritable. Alors
21r sans fièvre, pour en circonscrire les effets. J’avoue prendre à cette étude un intérêt bien vif. Et cela fournit un merveil
18 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
22ier de l’ouvrier, il supprime la principale cause avouée de la lutte des classes. Il se dégage de la lecture de Ma Vie et mon
19 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Aragon, Traité du style (août 1928)
23’échecs simultanément, et c’est naturel : je m’en avoue plus éloigné et m’en sais plus dépourvu si possible. Je ne demande au
20 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
24açon de parler. On dit que j’ai vécu d’illusions, avouez que les miennes étaient de meilleure qualité : car c’est une pauvre i
21 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
25le de l’exercice ; car il ne manque à ce système, avouez-le, que [p. 37] juste la spontanéité nécessaire pour que ça ne soit p
22 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
26eilleure façon que le reste, pensez-vous. Il faut avouer qu’avec ce je ne sais quoi de déclamatoire, de… journalistique, de be
27rend les questions aussi bien que les réponses. J’avoue que je trouve ça très fort : avoir obtenu un conformisme de la curios
28nspiré à beaucoup d’entre nous — encore que peu l’avouent. Car détruire, déblayer, et faire des signes dans le vide à des hasar
23 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
29re d’un air connaisseur que c’est bien composé. J’avoue prendre cette autobiographie tellement au sérieux que j’ai été bien é
24 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
30’s tickets remplacent l’exigence intérieure. On n’avoue que des désirs archéologiques, d’ailleurs mensongers. Alors que dans
25 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
31 où elle n’est pas venue… (C’est ici le lieu de l’avouer : je ne saurais entretenir que mes rapports de politesse distante ave
26 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
32r qu’une réponse valable pût être esquissée. Car, avouons-le, du fait même de la nouveauté que représentait une telle expositio
27 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
33voir exactement quelle foi on a. » Plus tard elle avoue franchement : « … dans nos églises j’éprouve un sentiment de détresse
28 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
34res, est en somme un plaidoyer pour André Gide. J’avoue qu’il sait dans un grand nombre de cas me convaincre ; et que, dans l
29 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
35açon de parler. On dit que j’ai vécu d’illusions, avouez que les miennes étaient de meilleure qualité : car c’est une pauvre i
30 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
36 la vie réputée pratique, parce qu’il n’y est pas avoué. — Ce que je me dis là, c’est un truisme. Truisme a l’air d’être le n
31 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
37’s tickets remplacent l’exigence intérieure. On n’avoue que des désirs archéologiques, d’ailleurs mensongers, alors que dans
32 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
38 où elle n’est pas venue… (C’est ici le lieu de l’avouer : je ne saurais entretenir que des rapports de politesse distante ave
33 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
39 9 C’est tout le drame secret de l’œuvre qui s’avoue dans ce cri : chaque fois que Goethe invoque la catégorie sacrée de l
34 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
40les, journalistiques ou philanthropiques. Il faut avouer que l’instrument révèle son insuffisance quand c’est un virtuose qui
35 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
41s, d’ailleurs, mais ridiculement quand elles ne l’avouent pas — se veut constamment significative. La publication de cet étonna
36 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
42 les choses. Là réside la cause de la peur, qu’il avoue, et qui n’est sans doute que la méditation d’un esprit dépourvu de pr
37 1933, Le Semeur, articles (1933–1949). Humanisme et christianisme (mars 1933)
43emps. La seule tentative pleinement consciente et avouée pour soustraire l’homme à son créateur, pour rebâtir un monde à la me
38 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
44 croyance bourgeoise, une de ces croyances jamais avouées mais réellement agissantes qui définissent l’esprit bourgeois, et que
39 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
45emps. La seule tentative pleinement consciente et avouée pour soustraire l’homme à son créateur, pour rebâtir un monde à la me
40 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
46édigés par des intellectuels, on est bien forcé d’avouer qu’il n’y a plus en France de véritable idéologie politique. Ce qu’on
41 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
47 traduites jusqu’ici, un peu au hasard, il faut l’avouer, le Traité du désespoir 3 est de beaucoup la plus centrale, la plus
42 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Au sujet d’un roman : Sara Alelia (3 novembre 1934)
48iste de son sort terrestre, et le sobre courage d’avouer sa dégradation. Un vrai roman chrétien est d’abord réaliste. Car il f
43 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
49e. Dire que le monde est devenu impensable, c’est avouer qu’il n’y a plus de mesure commune à la pensée et à l’action, — hors
44 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
50 n’osent pas dire, ils n’ont pas de formules pour avouer leur peine, pour demander les « remèdes » qu’il faudrait. On ne le le
45 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
51aduire. Mais c’est cela aussi que l’homme ne peut avouer que s’il connaît un au-delà du désespoir. Faute de le pressentir, ils
46 1934, Journal de Genève, articles (1926–1982). Sara Alelia (25 mai 1934)
52iste de son sort terrestre, et le sobre courage d’avouer sa dégradation. Un vrai roman chrétien est d’abord réaliste. Car il f
47 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
53 que nous mesurons le réel, et que nous pouvons l’avouer. p. 868 p. « Le Procès, par Franz Kafka, traduit par A. Vialatte
48 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
54hambres (dont je ne comprends pas très bien, je l’avoue, en quoi elles cesseront de s’opposer à une « rénovation politique pr
49 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Trois traités de Jean Calvin (20 juillet 1935)
55pectives de « l’univers » calvinien. Il faut bien avouer que les commentateurs nous avaient donné jusqu’ici une image assez ét
50 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
56illeuse presque à bout portant, etc.), où l’homme avoue ses dernières ressources de sacrifice. Mais il faut se représenter un
51 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
57n révère en fait, qui règnent en fait, car on les avouerait difficilement, mais bien de ceux que l’on enseigne, et qui composent
58ane au-dessus de nos vies, abandonnées, il faut l’avouer, à des soucis d’un tout autre ordre 27 . L’esprit paraît d’autant plu
59 ce juste. Cela vous regarde. » Ne vient-il pas d’avouer le dernier mot de la sagesse cléricale, le dernier mot de la sagesse
52 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
60entretien que nous attendions tous s’amorça, je l’avoue, par une mauvaise boutade qui m’échappa : « Wilfred Monod, m’écriai-j
61e près, exactement la même chose qu’expérience. J’avoue que je fus tenté de lui donner raison. Et je l’eusse fait avec plaisi
53 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
62entation fasciste, trop faible encore pour oser s’avouer ; à gauche une peur du fascisme assez forte déjà pour que la masse ac
54 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
63ies, qui le mit si longtemps au pillage public et avoué des dragons, qui autorisa les tourments et les supplices dans lesquel
55 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
64 jeunes chrétiens trop bien intentionnés, il faut avouer que la question reste entière : que devons-nous faire, comme chrétien
56 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
65e fait qu’un problème se pose, et [p. 24] qu’on l’avoue, est souvent beaucoup plus important que les solutions qu’on lui prop
57 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
66lles seulement cette angoisse de s’exprimer, de s’avouer, de porter témoignage en faveur d’une plus haute vérité ?
58 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
67s générations, dont les chefs qui les ont formées avouent qu’elles leur paraissent « incompréhensibles » ; les transformations
68dictoires dont aucune ne sait plus, ou n’ose plus avouer à quelle fin elle conduit ses adeptes. Si vous ne faites rien, que de
59 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
69suivi jusqu’ici, je leur dois bien la franchise d’avouer que ma conscience n’est pas encore à l’aise. J’ai peut-être parlé de
60 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
70s générations, dont les chefs qui les ont formées avouent déjà qu’elles leur paraissent « incompréhensibles » ; les transformat
71dictoires dont aucune ne sait plus, ou n’ose plus avouer à quelle fin elle conduit ses adeptes. Si vous ne faites rien, que de
61 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
72édigés par des intellectuels, on est bien forcé d’avouer qu’il n’y a plus en France de véritable idéologie politique. Ce qu’on
62 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
73sérieux l’actualité de ce que j’écrivais. Il faut avouer qu’il s’agissait, dans ces articles, de ce que les gens croient être
74de petits faits vrais. Elle tend aussi, il faut l’avouer, à ne tenir pour vrai que ce qui est petit. Laissons [p. 18] donc de
75uasion que tout est bien, si profonde que je me l’avoue pour la première fois aujourd’hui, et que je n’arrive à la préciser q
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
76al, on attaque la pensée en général. Plutôt que d’avouer que trop d’idées sont sans substance, sans pesée, sans danger, par su
77 n’osent pas dire, ils n’ont pas de formules pour avouer leur peine, pour demander les « remèdes » qu’il faudrait. On ne le le
78ions dans son roman. Et de les voir aussi crûment avouées, m’oblige enfin à les considérer sans faux-fuyants sentimentaux. [p. 
79e signe d’une accession à la condition générale ! Avouer ses superstitions, ce serait avouer ce qu’on a de plus individuel, de
80on générale ! Avouer ses superstitions, ce serait avouer ce qu’on a de plus individuel, de plus irréductible au général. Mais
81res. 1er mars 1935 Si l’on craint d’ordinaire d’avouer sa réalité individuelle et ses superstitions, c’est sans doute en ver
82le fondement même de toute « politique ». Et si j’avoue et légitime la réalité de mes superstitions, il faut tout de suite qu
83i pourrait nous en guérir ? — Commençons par nous avouer. Passons outre à nos vieilles pudeurs : c’est le début de la cure. En
84moquer cruellement des créatures, ou plutôt c’est avouer qu’on n’a pas su les voir. Aller demander à la Nature la révélation d
85naler. Sinon peut-être les maisons vides. Il faut avouer qu’on en trouve d’assez belles. Au fond d’un val qui paraît sans issu
64 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
86 plus loin que le terme de mes actions, — ce qui, avouons-le, les ridiculise complètement et les rend vaines en fin de compte :
65 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
87 de l’auteur du triptyque des Löwensköld. Il faut avouer que le milieu où Selma Lagerlöf a grandi paraît favoriser plus qu’auc
66 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
88e signe d’une accession à la condition générale ! Avouer ses superstitions, ce serait avouer ce qu’on a de plus individuel, de
89on générale ! Avouer ses superstitions, ce serait avouer ce qu’on a de plus individuel, de plus irréductible au général. Mais
90les autres. 1er mars Si l’on craint d’ordinaire d’avouer sa réalité individuelle et ses superstitions, c’est sans doute en ver
91le fondement même de toute « politique ». Et si j’avoue et légitime la réalité de mes superstitions, il faut tout de suite qu
92moquer cruellement des créatures, ou plutôt c’est avouer qu’on n’a pas su les voir. Aller demander à la Nature la révélation d
93naler. Sinon peut-être les maisons vides. Il faut avouer qu’on en trouve d’assez belles. Au fond d’un val qui paraît sans issu
67 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
94ité par rapport aux pays voisins. Or il faut bien avouer, dès le départ, que l’état de fait créé par le traité de Vienne est a
68 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
95sérieux l’actualité de ce que j’écrivais. Il faut avouer qu’il s’agissait, dans ces articles, de ce que les gens croient être
96de petits faits vrais. Elle tend aussi, il faut l’avouer, à ne tenir pour vrai que ce qui est petit. Laissons donc de côté ce
69 1937, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Pages inédites du Journal d’un intellectuel en chômage (octobre 1937)
97mposée dans la solitude : tant qu’on ne s’est pas avoué devant les autres, on peut toujours s’estimer singulier, c’est-à-dire
98 à la masse. Et ce n’est pas encore franchement s’avouer que de se comparer aux seuls humains que le métier ou notre rang soci
70 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
99stance, ils se dérobent. Je parviens à leur faire avouer que le bolchevisme brun est tout de même, à leurs yeux, moins affreux
100café de la place de l’Opéra paraissent, il faut l’avouer, justifier les slogans grossiers de la propagande hitlérienne. Bedonn
71 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
101on. Quelle que soit donc la volonté consciente et avouée du Führer et du peuple, il n’y a pas de raison de penser que l’aventu
72 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
102 plus ; et si l’orthodoxie existe encore, il faut avouer qu’elle joue un rôle restreint dans la vie de nos sociétés. Ce qui ex
73 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une révolution refoulée (juillet 1938)
103 tout le monde le craint — et le désire sans se l’avouer. Voilà pourquoi personne ne bouge. C’est effrayant, cette immobilité
104e « complexe » qui s’est noué. Complexe fasciste, avoué sous le nom d’antifascisme, c’est normal. On n’arrête pas une révolut
74 1938, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Caquets d’une vieille poule noire (août 1938)
105geur en la personne de M. François Porché. Mais j’avoue que cet article de Parisien est moins heureux que celui de la Romoran
106ue M. Porché tient la pauvreté pour sacrée. Là, j’avoue que je ne puis le suivre. Ce serait donner dans les pires utopies. Et
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
107on et le malheur à [p. 17] condition de ne jamais avouer que nous les voulons en tant que tels ? ⁂ Pour qui nous jugerait sur
108situation en mystique ou en farce, c’est toujours avouer qu’elle est insupportable… Mal mariés, déçus, révoltés, exaltés ou cy
109paraît lorsqu’il serait dangereux ou impossible d’avouer clairement un certain nombre de faits sociaux ou religieux, ou de rel
110bataille qu’à l’adversaire qu’on porte en soi ? J’avoue que j’ai moi-même éprouvé du dépit à voir l’un des commentateurs de l
111ère de cette reine, aussi Tristan se garde-t-il d’avouer son nom et l’origine de son mal. Iseut, princesse royale, le soigne e
112ls ont beu leur destruction et leur mort ». Ils s’avouent leur amour et ils y cèdent. (Notons ici que le texte primitif, suivi
113ère fois, c’est pour se confesser. Mais au lieu d’avouer leur péché et de demander l’absolution, ils s’efforcent de démontrer
114êmes regrets. Le soir venu, ils se retrouvent, et avouent leur nouveau tourment : « En mal uson notre jovente »… La décision de
115 et plus que profonde, abyssale. Qui donc oserait avouer qu’il veut la Mort ? qu’il déteste le Jour qui l’offusque ? et qu’il
116y a peu de chance qu’elle soit jamais poussée à s’avouer par son excès indubitable, par une mort qui la manifeste au-delà de t
117ir possible ! Certains mystiques ont fait plus qu’avouer : ils ont su et se sont expliqués. Mais s’ils ont affronté « la Nuit
118 déserts » de la Nuit. Tristan, lui, ne peut rien avouer. Il veut comme s’il ne voulait pas. Il s’enferme en une « vérité » in
119n nous. ⁂ De cette extrémité tragique, illustrée, avouée et constatée par la pureté du mythe originel, redescendons à l’expéri
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
120 a contraint la doctrine à se voiler, à ne plus s’avouer que par symboles trompeurs — à ne plus nous séduire que par le charme
121e pour un dieu condamné par l’Église ne pouvait s’avouer au grand jour. Elle [p. 76] revêtit des formes ésotériques, se déguis
122 résonances mystiques. « II est certain — doit-il avouer — que les idées religieuses d’une époque influent généralement sur la
123angage pour dire ce qu’elle n’osait et ne pouvait avouer ni dans la langue des clercs, ni dans le parler vulgaire. La poésie c
124 se trouve partiellement libéré : il peut enfin s’avouer sous la forme d’un culte rendu à l’archétype divin de la femme, à con
125e de Tristan. Mais aussi, pour la même raison, il avoue mieux que tous les autres cet élément fondamental du mythe : l’angois
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
126rcles franciscains et même parfois dominicains. J’avoue que l’extension du langage même des Cathares peut induire à des rappr
127ec la mort ! La lucidité même d’un tel cri, où s’avoue le dernier secret du mythe courtois, c’est le signe d’une grâce reçue
128si, il ne veut que « brûler ! » Mais il ne peut l’avouer qu’en affirmant le contraire, en affirmant qu’il veut guérir : car on
129ontraire, en affirmant qu’il veut guérir : car on avoue difficilement le goût du malheur, à cette époque. « J’ai honte de sou
130lus rien ne le sépare d’Angélique, mais honteux d’avouer cette souffrance, il imagine de se plaindre d’être trop enchaîné par
131ouronnés de succès au cinquième acte. Corneille l’avoue plus tard, tout en feignant de s’en étonner, comme il se doit, dans u
132ir que dans son cœur le plus secret, et sans se l’avouer. Mais la crise de sa passion pour une femme qui fut peut-être la Cham
133d’elle-même par l’impossible aveu, se retenant, s’avouant enfin à l’instant où elle y renonçait — avec le mouvement même de la
134 quelque scrupule religieux, enfin le narcissisme avoué… Intériorisation progressive du mythe, à mesure que l’obstacle invoqu
135an, Wagner a violé le tabou : il a tout dit, tout avoué par les paroles de son livret, et plus encore par sa musique. Il a ch
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
136lectif. Il est vrai que sa relation avec autrui s’avoue rarement comme un amour : presque toujours, c’est la haine qui appara
137 même sans espoir. Elle manifeste ainsi sans se l’avouer qu’elle préfère le risque de mort, et la mort même, à l’abandon de sa
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
138 plus ; et si l’orthodoxie existe encore, il faut avouer qu’elle ne joue plus un rôle direct dans la vie de nos sociétés, qu’e
80 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
139lutôt l’élan même qu’elle a brisé, mais sans se l’avouer et sans pouvoir la reconnaître ou l’exprimer… C’est le mouvement fond
140essée. Au contraire, s’exprimer, c’est toujours s’avouer, c’est se donner pour responsable de sa pensée et de ses actes. Mais
141le une telle vocation peut donner le courage de s’avouer en toute lucidité, de s’exprimer sans réticences et d’assumer son moi
81 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
142ut dernièrement, à la suite du christianisme. — J’avoue que votre démonstration me paraît convaincante. Mais comment cette in
82 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). Directeurs d’inconscience (11 avril 1939)
143cette enquête : le profond désarroi moral qu’elle avoue et, d’autre part, la multiplicité, c’est-à-dire l’impuissance pratiqu
83 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
144s du péril et s’en nourrit plus qu’on n’oserait l’avouer. Après tout, nous ne sommes pas les premiers à croire que notre époqu
84 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
145est pas sans un léger mouvement de triomphe, je l’avoue, que j’ai trouvé ce fait, très généralement ignoré : les premiers dra
85 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
146la mort des partis. 4. On garde le secret désir — avoué parfois dans le feu de la discussion, lors d’un congrès — de constitu
86 1939, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Puisque je suis un militaire… (septembre 1939)
147s hommes le ressentent, presque aucun n’oserait l’avouer. On croit que la poésie n’existe qu’héroïque ou sentimentale, et l’on
87 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
148ure. Ce genre d’opposition est très tentant, je l’avoue, et aujourd’hui plus que jamais… C’est malgré tout un procédé de prop
149impartial est simplement un homme qui refuse de s’avouer ses parti-pris. Il oublie que toute description ressemble autant à so
88 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
150ité par rapport aux pays voisins. Or il faut bien avouer, dès le départ, que l’état de fait créé par le traité de Vienne est a
89 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La bataille de la culture (janvier-février 1940)
151ure. Ce genre d’opposition est très tentant, je l’avoue, et aujourd’hui plus que jamais. C’est malgré tout un procédé de prop
90 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’heure sévère (juin 1940)
152ois passés. Ce délai nous permet de comprendre, d’avouer nos fautes et celles de notre monde, de dire la vérité que les peuple
153ant, en forçant l’illusion ; un peuple neutre, en avouant le réel. Avouer ses fautes est une libération dont l’homme sort toujo
154’illusion ; un peuple neutre, en avouant le réel. Avouer ses fautes est une libération dont l’homme sort toujours retrempé. Av
155e libération dont l’homme sort toujours retrempé. Avouer les fautes de ceux qu’on aime et dont on attend la victoire comme la
156et que nous aimons les fautifs. Il est dur de les avouer, parce que les fautes contraires des autres, en face, nous paraissent
91 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
157ême un étranger, peut savoir de quoi il s’agit. J’avoue que pour ma part, et je ne pense pas être le seul de mon espèce, j’ép
92 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
158uère honnête, et moins encore adroit, de ne point avouer l’incertitude où pareil livre entraîne le jugement. Gide a tant répét
159agmentaires, une vérité que les œuvres concertées avouaient peut-être beaucoup mieux. Il est probable aussi que le journal est un
93 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Veille d’élection présidentielle (14 novembre 1940)
160 ne veut bien le dire, ou qu’on ne veut bien se l’avouer ici dans le choix qu’est en train de faire le corps électoral américa
94 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
161exes habituels affleuraient l’un après l’autre, s’avouaient, s’épanouissaient et finalement se résolvaient selon toutes les règle
95 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
162it être lui-même très méchant. Nous croyons qu’en avouant le mal, nous le créons d’une certaine manière. Nous préférons ne pas
96 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
163ois sur dix ces maîtres de la pensée moderne vous avouent sans la moindre rougeur, légèrement étonnés de la question, qu’ils n’
164série et rationaliser la chasse aux âmes. Il faut avouer que presque toutes nos inventions techniques, la plupart de nos idéau
165e mal vient de vouloir s’échapper pour ne point s’avouer responsable, soit que l’on courre se cacher dans les arbres avec le s
166 montre à y céder. C’est une sinistre aisance à s’avouer vaincu, à se reconnaître irresponsable, on dirait presque : à s’en va
167[p. 162] d’amoureux s’en autorisent pour éviter d’avouer leurs vraies raisons, leurs complaisances, leurs volontés secrètes ?
168ante de tout objet, méprisant, sans toujours se l’avouer, celui qui s’offre à la fixer, — et d’autant plus qu’il y parvient. V
97 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
169série et rationaliser la chasse aux âmes. Il faut avouer que presque toutes nos inventions techniques, la plupart de nos idéau
98 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
170it être lui-même très méchant. Nous croyons qu’en avouant le mal, nous le créons d’une certaine manière. Nous préférons ne pas
99 1944, Les Personnes du drame. Introduction
171oins trompeur qu’une apparence concertée ; rien n’avoue mieux l’homme authentique, c’est à dire la combinaison de ce qu’il es
100 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
172 4 C’est tout le drame secret de l’œuvre qui s’avoue dans ce cri : chaque fois que Goethe invoque la catégorie pour lui sa