1 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
1 serait un poète surréaliste. « Il faut jeter une bombe, dit-il, il faut obtenir un scandale. Il faut un de ces orages qui ra
2 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
2planche d’anatomie. Le torse véritablement énorme bombe une chemise verte à petits carreaux ornée d’un nœud papillon mauve. S
3 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
3retomber sur sa tête, sous la forme d’une [p. 64] bombe de 1000 kilos son invention humanitaire. Par quelle fatalité mauvaise
4 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
4us attaquaient ! Les hommes discutaient à coup de bombes, qui ne prouvaient rien de ce qui était en cause. Ils somnolaient dan
5tre insensibilité morale et spirituelle : par les bombes. 22. Le Faussaire Beaucoup de gens pensaient vers 1940 : « Le Führe
5 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
6e, une énorme cacophonie dominée par le bruit des bombes. Un de ces fous à la sagesse bavarde, comme on en trouve dans les caf
6 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
7 ? » Nous la rassurons. Tout se réduit à quelques bombes jetées par erreur sur Lausanne et Genève, il y a plusieurs semaines.
8eau de guerre coulé à quai, coupé en deux par une bombe et couvert d’une rouille éclatante. Mon fils, âgé de cinq ans, me dem
7 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
9ouvernements, demandent pour leur Noël de petites bombes atomiques. Trois d’entre eux, à Brooklyn, viennent d’être blessés sér
10envers les [p. 233] hommes ». Est-il besoin de la bombe, et des grèves, et de la famine européenne, et de la guerre endémique
8 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
11 dans un problème d’échecs, pour remarquer que la bombe confirmait son point de vue : la science n’est qu’une mythologie, ses
12nventions d’un jeu quelconque. — N’empêche que la bombe a éclaté au moment prévu ! remarqua le docteur. — La belle preuve, ré
13 aventureuse avec plus d’assurance que jamais, la Bombe autorisant toutes les hardiesses. Les médecins allopathes, disais-je,
14ge embardée tout près de [p. 13] nous. « Voilà la bombe anatomique ! » cria le docteur tandis qu’une vague submergeait la jet
9 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
15de la fin de la guerre se trouve déclassée par la Bombe. Nous n’aurons pas de Onze Novembre, parce que nous venons d’avoir un
16 d’avoir un Six Août, et que c’est à partir de la Bombe, non de la paix, que l’ère nouvelle sera comptée. D’ailleurs, il s’ag
10 1946, Lettres sur la bombe atomique. 3. Le point de vue moral
17mbre d’Américains ont accueilli la nouvelle de la Bombe. — Nous avons perdu la face, s’écriaient-ils, nous avons moralement p
18-vous sûrs, répliquent les premiers, que c’est la Bombe qui a mis fin à la guerre ? Les Russes disent que c’est l’armée russe
19s informations de ce genre. [p. 22] — Mais si la Bombe a fourni le prétexte, c’est donc elle, pratiquement, qui a fait cesse
20e la guerre allait se terminer de toute façon. La Bombe n’a donc servi que le Mikado, et c’est pour lui en fin de compte, pou
21 fallait-il donc faire à votre avis ? Détruire la bombe ? Feindre que les recherches avaient échoué ? Courir le risque de pro
22iency : pourquoi, disent-ils, n’avoir pas jeté la bombe sur une région dépeuplée du Japon, en invitant les seigneurs de Tokyo
23arlez toujours ! Le fait est que nous l’avons, la Bombe ! Et nous sommes décidés à en garder le secret. Le Président, après q
24’ose opiner qu’il était préférable de détruire la Bombe et tout le Manhattan Project. C’est peut-être humiliant, mais c’est a
25’un bon film policier. Si l’on nous privait de la Bombe, je suis sûr que la déception surpasserait de beaucoup le soulagement
11 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
26ielle de quelques idées folles que je conçois. La bombe d’Hiroshima, transportée par un B-29 volant à 550 km. à l’heure, ne p
27absurde, car il y a tout à parier que la première bombe serait pour New York, [p. 28] et mettrait hors d’usage en une seconde
28ration urbaine, l’avion, la « défense » contre la Bombe, tout va dans le même sens. On nous a tout d’abord invités ou forcés
29 les paysans, seront les premiers objectifs de la bombe. Nous ne les abandonnerons pas pour si peu. Nous les transporterons à
30it est dû à la fin des hostilités, plutôt qu’à la Bombe. » — « Alamogordo (New Mexico). Des poules qui n’avaient pas pondu de
12 1946, Lettres sur la bombe atomique. 5. Ni secret, ni défense
31ans le N. Y. Times : le seul et vrai secret de la Bombe atomique réside dans la [p. 35] puissance industrielle de l’Amérique.
32de ce pays « refusent de livrer le contrôle de la Bombe aux Nations unies », cependant que la même enquête révèle que 65 pour
33 omniscients, et de rayons qui feraient sauter la bombe tôt après son départ, chez l’adversaire. Mais quand bien même on inve
34 sommes sans défense, mais encore le secret de la Bombe sera demain celui de Polichinelle, et enfin si quelqu’un nous attaque
35ys, disons la Suisse, manufacture une douzaine de bombes. Ce n’est pas une question d’argent comme on le croit — les grosses d
36r se tirer d’un mauvais pas, envoie deux ou trois bombes sur New York. (Je prends l’exemple le plus invraisemblable, pour qu’o
13 1946, Lettres sur la bombe atomique. 6. Le savant et le général
37ce qu’ailleurs — la discussion sur l’avenir de la Bombe bat son plein. Bien [p. 41] entendu, l’opinion des savants domine tou
38Aussi défendent-ils tous l’idée que la guerre des bombes serait la fin des hommes, et que le seul moyen de l’empêcher est un g
14 1946, Lettres sur la bombe atomique. 8. Un salon atomique
39anique de l’An Mil, dont on pouvait penser que la bombe allait renouveler l’hystérie, ne paraissait pas dominer l’assemblée.
40gination. Pensez-vous, dit une autre dame, que la Bombe puisse faire sauter la Terre ? Cela se discute… Certains de mes collè
41 Les événements qui passent l’imagination — et la Bombe m’en paraît le modèle accompli — n’intéressent ou n’inquiètent que su
42paraison avec la meilleure chance d’autrui. Or la Bombe détruirait probablement toute possibilité de comparaison. Les événeme
15 1946, Lettres sur la bombe atomique. 9. Paralysie des hommes d’État
43du Brave Garçon, et de l’Esprit Bourgeois, que la Bombe doit être administrée. Notez que si elle ne l’est pas, quelqu’un va n
44e fait du problème posé, qui les dépasse comme la Bombe dépasse tout. Devant le monde à unifier, ils paraissent frappés d’un
45 un homme, tandis que le problème est mondial. La Bombe est un cas international, qui ne peut être résolu qu’à une échelle pl
16 1946, Lettres sur la bombe atomique. 10. La tâche politique du siècle
46s menaces de guerre ! Et que ferions-nous sans la Bombe ? Depuis des mois, les grandes manchettes sur huit colonnes ont dispa
17 1946, Lettres sur la bombe atomique. 12. Les Quatre Libertés
47 lieux communs qui enchantent notre âge, comme la Bombe, la Guerre et la Paix, la Démocratie et le Gouvernement du Monde, vou
48ivent dans la peur les uns des autres. Quant à la Bombe, elle a multiplié par vingt mille la liberté de craindre le pire à ch
18 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
49; et l’avion à la guerre des continents. Voici la bombe, à quoi servira-t-elle ? À la guerre planétaire, c’est-à-dire : à une
50boles : la Terre, le Globe, la Boule, la Tête, la Bombe, et l’Unité considérée partout et de tout temps comme objet rond, pom
19 1946, Lettres sur la bombe atomique. 14. Problème curieux que pose le gouvernement mondial
51posant sa lettre je me suis écrié : « Vivement la Bombe ! Suprême élément d’ordre ! » Et ne croyez pas que je plaisantais. Ca
52e ! » Et ne croyez pas que je plaisantais. Car la Bombe seule peut nous débarrasser des armées, des souverainetés nationales,
53elles entretiennent sur la planète. Je dis que la Bombe peut nous en délivrer de deux manières : soit en faisant sauter le to
20 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
54a frontière, comme autrefois, en attendant que la Bombe vienne volatiliser leurs centres vifs en une seconde, négligeant les
21 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
55er que mes arguments sur les nations, la paix, la Bombe, et le colonel, procèdent d’un esprit subversif, imbu de paradoxes, v
56’en démordre d’un poil et de rien comprendre à la Bombe. Elle augmente l’importance de l’infanterie, dit un général d’infante
57e l’air, car c’est elle qui portera ou abattra la Bombe. (Quand chacun sait que la Bombe sera lancée par fusée ou simplement
58ra ou abattra la Bombe. (Quand chacun sait que la Bombe sera lancée par fusée ou simplement envoyée par la poste.) Et tous en
59s savants, non des généraux, qui ont construit la Bombe. 2. Ces savants affirment et prouvent qu’il n’y a pas de parade imagi
22 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
60yant également annoncé son intention de jeter une bombe sur la calotte polaire, pour voir ce que cela donnerait, le même sava
23 1946, Lettres sur la bombe atomique. 18. La paix ou la mort
61alistes. Parmi tous les projets de contrôle de la Bombe que l’on a suggérés depuis six mois, j’en retiens deux : 1. Donner la
62depuis six mois, j’en retiens deux : 1. Donner la Bombe aux petits pays pour qu’ils soient protégés contre les grands. Ces de
63par neuf de leurs bonnes intentions. 2. Donner la Bombe au gouvernement mondial, pour faire la police des nations. Deux chamb
64es éliraient compterait les ministères suivants : Bombe et Répression des États, Échange des matières premières, Sens général
65d. Et de vrai, c’est dans ce pays que la première bombe vient d’être construite. Exagérée sans doute et dépassant la mesure d
66les arrivent encore à se battre. Admettons que la bombe soit moins puissante que les savants autorisés ne l’affirment. Admett
67 plus. Admettons que l’on invente une parade à la Bombe, selon l’axiome des militaires, sans oublier que leur expérience démo
68oqueront. Il est évident que l’une d’entre elles, Bombe en main, essayera d’imposer sa paix à toutes les autres. (Inutile mêm
69 dernier mot, et dire que j’allais l’oublier ! La Bombe, n’est pas dangereuse du tout. C’est un objet. Ce qui est horriblemen
70dangereux, c’est l’homme. C’est lui qui a fait la Bombe et qui se prépare à l’employer. Le contrôle de la Bombe est une absur
71et qui se prépare à l’employer. Le contrôle de la Bombe est une absurdité. On nomme des comités pour la retenir ! C’est comme
72’aller casser les vases de Chine. Si on laisse la Bombe tranquille, elle ne fera rien, c’est clair. Elle se tiendra bien coit
24 1946, Lettres sur la bombe atomique. i. Les cochons en uniforme ou. Le nouveau déluge
73lle : au mois de mai ou de juillet, deux ou trois bombes seraient jetées sur une flotte sacrifiée de cent bâtiments de guerre,
74t toutes violées sans exception par l’usage de la Bombe atomique… J’avoue que je n’avais pas pensé à l’uniforme et au [p. 122
25 1946, Lettres sur la bombe atomique. ii. Point de vue d’un général
75dra à celui qui disposera du plus grand nombre de bombes. Quelle place y aura-t-il dans une guerre de laboratoires pour les ta
26 1946, Lettres sur la bombe atomique. iii. La guerre des gaz n’a pas eu lieu
76nt paraître près d’un an après le lancement de la Bombe. J’avoue les avoir publiées sans discrétion dans les pays les plus di
77oup d’entre nous pressentent déjà que la [p. 127] Bombe est en train de se dégonfler, pour ainsi dire. Après tout, nous devio
78courage de commencer. À plus forte raison pour la Bombe… » Je ne trouve pas l’argument bien fort, en vérité. Hitler n’a pas e
79 moral qu’il eût couru à l’employer. Le cas de la Bombe est différent. Je vous répète qu’elle supprimera la possibilité de ri
80s pour nous-mêmes de nos actes. Si l’emploi de la Bombe est décisif, il n’y a pas de punition à redouter. Il est donc clair q
27 1946, Lettres sur la bombe atomique. iv. La vérité n’est plus du côté des canons
81. Les États-Unis d’Amérique ont aujourd’hui 1 500 bombes en magasin, dont certaines, nous affirme-t-on, sont mille fois plus p
28 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
82me dans ce simple dilemme : la Planète unie ou la Bombe. Et je veux dire : Si les États-Unis et la Russie ne s’entendent pas
29 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
83d’assembler de puissantes armées promises, par la Bombe, à l’évaporation. [p. 89] L’Europe nécessaire On me dit encore : « 
30 1953, Preuves, articles (1951–1968). Les raisons d’être du Congrès (septembre 1953)
84ans plus tard, sur la base de cette équation, une bombe nouvelle tuerait en une seconde plus de cent vingt mille Japonais ? I
31 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
85lections, les crises nationales, les prétendues « bombes diplomatiques » de l’Est et de l’Ouest, elle perd de vue le problème
32 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
86a jusqu’à l’excès — devenu courant — d’opposer la bombe H à l’idée du progrès, voire à la recherche scientifique en général :
87cette angoisse devant l’ère des machines et de la Bombe n’en est pas moins révélatrice de notre condition occidentale. Il s’a
88et de mille chroniqueurs, épouvantés enfin par la Bombe H, prennent du « progrès technique » une vue lugubre. Nous avons assi
89hnique personnifiée et sur ses produits, comme la Bombe, dès lors douée d’une sorte d’intrinsèque capacité de nuire à l’homme
90es « antimodernes » que j’ai dits. Erreur sur la Bombe. J’écrivais au lendemain d’Hiroshima : « La Bombe n’est pas dangereus
91Bombe. J’écrivais au lendemain d’Hiroshima : « La Bombe n’est pas dangereuse du tout. C’est un objet. Ce qui est horriblement
92dangereux, c’est l’homme. C’est lui qui a fait la Bombe et qui se prépare à l’employer. Le contrôle de la Bombe est une absur
93et qui se prépare à l’employer. Le contrôle de la Bombe est une absurdité. On nomme des Comités pour la retenir ! C’est comme
94’aller casser les vases de Chine. Si on laisse la Bombe tranquille, elle ne fera rien, c’est clair. Elle se tiendra coite dan
95 c’est un contrôle de l’homme. » ( Lettres sur la Bombe atomique .) Erreur sur le téléphone. L’esclavage du téléphone est un
96 découvertes géniales d’Einstein aboutissent à la Bombe atomique. Malédiction sur l’invention ! Mais que veut-on dire ? Imagi
33 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Lever de rideau culturel ? (octobre 1955)
97 la paix Mettant fin aux chances de la guerre, la bombe H nous rejette aux risques de la paix. La détente n’a pas d’autre ori
34 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
98t-il, quand il a constaté que tout va mal, que la bombe H, le conflit Est-Ouest, la conjoncture économique, le problème colon
35 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
99a jusqu’à l’excès — devenu courant — d’opposer la Bombe H à l’idée du progrès, voire à la recherche scientifique en général :
100cette angoisse devant l’ère des machines et de la Bombe n’en est pas moins révélatrice de notre condition occidentale. Il s’a
101et de mille chroniqueurs, épouvantés enfin par la Bombe H, prennent du « progrès technique » une vue lugubre. Nous avons assi
102hnique personnifiée et sur ses produits, comme la Bombe, dès lors douée d’une sorte d’intrinsèque capacité de nuire à l’homme
103es « antimodernes » que j’ai dits. Erreur sur la Bombe. J’écrivais au lendemain d’Hiroshima : « La Bombe n’est pas dangereus
104Bombe. J’écrivais au lendemain d’Hiroshima : « La Bombe n’est pas dangereuse du tout. C’est un objet. Ce qui est horriblement
105dangereux, c’est l’homme. C’est lui qui a fait la Bombe et qui se prépare à l’employer. Le contrôle de la Bombe est une absur
106et qui se prépare à l’employer. Le contrôle de la Bombe est une absurdité. On nomme des Comités pour la retenir ! C’est comme
107’aller casser les vases de Chine. Si on laisse la Bombe tranquille, elle ne fera rien, c’est clair. Elle se tiendra coite dan
108 découvertes géniales d’Einstein aboutissent à la Bombe atomique. Malédiction sur l’invention ! Mais que veut-on dire ? Imagi
36 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
109 les conséquences d’une théorie mathématique ? La Bombe atomique est sortie de E = mc2 . Fallait-il empêcher Einstein de fair
110pêcher l’Occident menacé d’en tirer d’une part la Bombe H, d’autre part (à plus longue échéance il est vrai), les moyens de s
111uses et profondes. Prenons un exemple brûlant. La bombe H est un « risque » et plus grand que celui de la bombe A ; elle n’es
112H est un « risque » et plus grand que celui de la bombe A ; elle n’est pas un progrès pour autant, et son interdiction dans l
113scientifiques qui peuvent aboutir aussi bien à la Bombe et à ses effets qu’à l’abondance et aux loisirs — lesquels ne manquer
37 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
114uis les expériences concluantes (l’avion vole, la bombe éclate au centième de seconde prévu) ; dans les deux cas, l’effet pro
115evanche, nos preuves paraissent tautologiques. La Bombe éclate, c’est entendu : on avait tout arrangé pour cela ! Qu’est-ce q
38 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
116n par libre choix, mais parce qu’ils possèdent la Bombe H. Chacun d’eux se trouve devant l’autre dans la position qu’on nomme
39 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (II) (avril 1957)
117oi, elle est là pour payer — et l’on sait que les bombes H coûtent plus cher que nos divisions réunies — mais alors c’en sera
118poser à ces remises au pas. Il n’y aurait que les bombes H américaines. Or il est clair que ces bombes H ne seront jamais util
119les bombes H américaines. Or il est clair que ces bombes H ne seront jamais utilisées si les Russes interviennent chez les « n
40 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
120la moindre erreur de calcul peut faire éclater la bombe H. A. — Tout cela vous mène irrésistiblement à concevoir un régime do
41 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
121bé par un problème d’échecs, pour lui annoncer la bombe d’Hiroshima, il me dit tranquillement : « Qu’est-ce que cela prouve ?
42 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Un essai de synthèse (mai 1958)
122à une logique arithmétique qui n’a pas inventé la bombe H, laquelle domine pourtant la situation du siècle, tant militaire qu
123on du siècle, tant militaire que politique. Or la bombe H est née d’une méthode de pensée et de calcul antinomique. Si l’on n
43 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur un chassé-croisé d’idéaux et de faits (novembre 1959)
124rt presque simultané de la course aux fusées, aux bombes et aux satellites. Reste « le degré de prospérité et de bonheur des p
44 1960, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales, ou raison d’être et objectifs du CEC (1959-1960)
125ens surtout qui viennent de fabriquer la première Bombe, parce qu’ils étaient ensemble… en Amérique. Mais ici, chacun se plai
45 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
126 aux idées. Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples
46 1961, La Vie protestante, articles (1938–1961). Bilan simple (29 décembre 1961)
127paix et du désarmement, en faisant éclater trente bombes atomiques en deux mois. À Goa, l’Inde a perdu la face, en tant que ch
47 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
128 aux idées. Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples
48 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
129 et l’Amérique, cette dernière Orson Welles et la Bombe. Il faut admettre que notre aurea mediocritas saute aux yeux du premi
49 1965, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). L’Europe et le monde [Introduction] (février 1965)
130ma que l’humanité est menacée d’extinction par la Bombe, et ce danger virtuel d’explosion atomique nous obsède et nous fascin
50 1968, Preuves, articles (1951–1968). Marcel Duchamp mine de rien (février 1968)
131 problème d’échecs, pour [p. 47] remarquer que la bombe confirmait son point de vue : la science n’est qu’une mythologie, ses
132nventions d’un jeu quelconque. — N’empêche que la bombe a éclaté au moment prévu ! remarqua le docteur. — La belle preuve, ré
133mperceptibles, ou désintégrations microscopiques. Bombe atomique de poche et à retardement, à craindre de près pendant presqu
51 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.1. Le mouvement européen
134es cinquièmes colonnes et l’Amérique numérote ses bombes. Ainsi l’urgence s’ajoute à la nécessité. J’essayerai maintenant de r
52 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.5. Trois initiales, ou raison d’être et objectifs du CEC
135ens surtout qui viennent de fabriquer la première Bombe, parce qu’ils étaient ensemble… en Amérique. Mais ici, chacun se plai
53 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.3. Conclusions sur l’avenir et la liberté de la culture
136quoi je parle et que ce n’est pas seulement de la Bombe. Jamais les hommes, et particulièrement les créateurs, ne s’étaient s
54 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.6. Culture et technique en Europe et dans le monde
137 Pentagone, ou au Kremlin, ou même à l’Élysée, la bombe nous anéantira. Ces questions sont très populaires, non seulement dan
138et de ce pessimisme général que l’invention de la bombe A puis de la bombe H risquent de transformer en panique planétaire ?
139 général que l’invention de la bombe A puis de la bombe H risquent de transformer en panique planétaire ? Si on laisse la bom
140ansformer en panique planétaire ? Si on laisse la bombe tranquille, elle ne fera rien du tout, c’est un objet. Il n’est pas d
141is de votre seule curiosité. Qu’il s’agisse de la bombe effrayante, ou du téléphone agaçant, ce sont nos passions, nos manies
142es semaines ? Avec des bâtons, des couteaux ? Les bombes atomiques ne seraient guère utilisables de nation à nation, en Europe
143e drame, et la menace, plus grave que celle de la bombe H. Le contact avec l’Occident non seulement persuade le tiers monde d
144 mais après-demain, si une grande nation ayant la bombe les regroupe et se met à leur tête. Que peut faire l’Occident, pour é
145ec une urgence plus dramatique (dans le cas de la Bombe par exemple, mais aussi des techniques chimiques et biologiques) 26
55 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.10. Le Dialogue des cultures
146proches amers, d’insultes vaines et finalement de bombes atomiques. Le Dialogue des Cultures doit servir, soyons francs, les i
56 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rôle de la modernité dans les relations Europe-Monde (hiver 1975-1976)
147e centrales nucléaires, et donc, à bref délai, de bombes atomiques, pose le problème de la survie du genre humain au-delà du x
57 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
148 un jour Partons de l’explosion démographique, la bombe P, dont tout le monde a entendu parler, parce que ses perspectives an
149 phénomène ? Je vois nos démographes attribuer la bombe P tantôt à « l’insécurité générale », tantôt à de « meilleures condit
150 ce n’est pas vrai. Nous pourrions nous passer de bombes atomiques et même de centrales nucléaires sans dommages, au contraire
151ais utiliser. Contre un gangster, que faire de ma bombe H ? Contre un État, ce n’est pas mieux : le déclenchement de mes miss
58 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 2. Le grand litige
152 donc notre trajet à partir de la démographie. La bombe P n’est pas seulement l’effet de la révolution industrielle, de la ph
153nes, 800 fois la masse critique des explosions de bombes. Contrairement à toutes les déclarations officielles sur l’absence d’
154naires, ni tremblements de terre ni explosions de bombes, et que les générations futures surveillent soigneusement ces nécropo
155e par sa puissance de conflagration que la petite bombe d’Hiroshima.   3. « Le nucléaire : énergie propre. » — Pas de fumées
59 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 3. La clé du système ou l’État-nation
156qui se joue ? Et que les États-nations avec leurs bombes « propres », leurs sources d’énergie « indépendantes » et leur droit
157 pourtant redoute en secret, comme celui qui a la Bombe redoute la guérilla : le pouvoir des petits groupes multipliés et de
60 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 4. Un « Essai sur l’Avenir » en 1948
158 lendemain de la Seconde Guerre mondiale et de la bombe d’Hiroshima, je publiais un texte bref, qui me paraît, à le relire au
159re que nous sommes libres, après Heisenberg et la Bombe, de penser n’importe quoi, et que cela changera tout. Pardon ! La sci
61 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 5. Naissance de la prospective
160a prospective qui se manifeste au lendemain de la bombe d’Hiroshima, comme première prise de conscience d’un danger mortel po
62 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 10. Passage de la personne à la Cité
161ures aux nations des cinq continents tirant leurs bombes dans la panique, tous azimuts, à tout hasard ; qu’on lui fasse voir s
63 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 12. Que tout appelle les Régions
162 nous apprennent-ils. Il n’y a pas toujours eu la bombe H. Elle existe pourtant et elle exige qu’il n’y ait plus de guerres n
163évidence, nul besoin, si ce n’est pour faire leur bombe. Tout le monde le sait, même nos « chefs de l’État ». Mais tout le mo
164ble. En signant les contrats de ventes d’usines à bombes avec quelques Pouvoirs de l’Afrique blanche, de l’Asie, et de l’Améri
64 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 15. Stratégie
165es tendances séparatistes, qui attirent à coup de bombes l’attention des élus, ces perpétuels distraits de l’Histoire vivante.
166le gonflement artificiel du PNB. et les stocks de bombes calculés en « équivalents TNT ». Condamner l’Europe et ne rien faire
167 et de tous les fauves à fourrure, chantages à la bombe bricolée exigeant les bijoux de la couronne, la tête d’un chef d’État
65 1977, Foi et Vie, articles (1928–1977). Pédagogie des catastrophes (avril 1977)
168 le gonflement artificiel du PNB et les stocks de bombes calculés en « équivalents TNT ». Condamner l’Europe et ne rien faire
169 et de tous les fauves à fourrure, chantages à la bombe bricolée exigeant les bijoux de la couronne, la tête d’un chef d’État
66 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. III. L’environnement
170effets possibles de [p. 95] l’énergie nucléaire — bombes ou centrales — sur l’environnement naturel et urbain, que le souci éc
67 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. V. La défense de l’Europe
171hiffres : nombre de fusées sol-sol ou sol-air, de bombes de divers types, de vecteurs. Les peuples n’y comprennent rien et s’e
172RSS avec ses immenses plaines vides 35 . Quelques bombes russes sur la capitale et sur les centres de production d’énergie suf
173er un de nos pays européens, alors que toutes les bombes produites par ce pays ou mises à sa disposition par les USA ne feraie
68 1982, La Part du Diable (1982). Postface après quarante ans
174s. Non seulement l’infernal marteau piqueur et la Bombe H procèdent évidemment du Diable, mais aussi tous les remèdes, instru
175s grand nombre de canons. Trois ans plus tard, la Bombe pulvérisait Hiroshima et les prophètes de mon espèce. Aujourd’hui que