1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1en va très vite vers on ne sait quoi. On a mis le bonheur devant soi, dans un progrès mal défini, et l’on court après sans fin.
2ns fin. Même ceux qui ont perdu la croyance en un bonheur possible ou désirable subissent cette rage désespérée de course pure,
3ntre une difficulté.) Dégoût de la vie, dégoût du bonheur, dégoût de soi, — on l’étend vite à la société entière. Dégoût d’une
2 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
4fondes et indéfinies (telle sensation physique de bonheur, dans une rue au coucher du soleil, des phares d’automobiles étoilent
5uoi je me portais, mais bien ces figurants de mon bonheur que je me conciliais pour des retours possibles. C’est ainsi que fidè
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
6plaisir », car elle sait « qu’entre les êtres, le bonheur est un lien sans durée. Seule la souffrance ou de secrètes anomalies
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
7e des dernières phrases de Sylvie : « Là était le bonheur, peut-être… »). Mais le ton reste si léger, spirituel, fantaisiste —
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
8« est arrivé à un endroit de l’éther où il y a du bonheur ». Vous reconnaissez que Pierre Girard est un peu responsable de cett
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
9femme, qui m’aimait, et nous étions très jolis de bonheur et d’insouciance dans le bonheur de la saison. — Au soir, mon père sa
10ns très jolis de bonheur et d’insouciance dans le bonheur de la saison. — Au soir, mon père savait tout. Il effleura mon front
11ir trop limpide et trop vaste, comme un avenir de bonheur fiévreux — celui justement que j’entrevoyais. » Quand elle se fut end
7 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
12 son ambition, il conçoit ce mythe extravagant du bonheur de l’humanité par la possession d’automobiles Ford. Et, comme il est
13de un séjour meilleur pour les hommes. » C’est le bonheur, le salut par l’auto. Philosophie réclame. « Ce que j’ai à cœur, aujo
14ue nous pensions gratuite : nous avons cherché le bonheur dans le développement [p. 198] matériel, avec l’arrière-pensée sourno
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
15’une très vague angoisse que l’on fuyait avec des bonheurs fous dans les bras maternels, ou bien dans ces promenades en tenant l
9 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
16sages qui ne sont plus tout à fait les mêmes, des bonheurs qui signifient plus de désespoir qu’ils ne s’en doutent… C’est un dév
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
17re à cet acte suprême, à cette grâce. Aussi notre bonheur humain n’est-il en aucune mesure le signe de la vérité. Personne, peu
18que Baring le fameux, l’irrépressible argument du bonheur, fondement pratique de la morale courante. Presque tous les événement
19e son roman le contredisent. Ceci entraîne cela — bonheur ou catastrophe — non parce que c’est mal ou bien, mais en vertu d’une
20ous sommes naturellement portés à confondre notre bonheur avec notre bien, et à taxer d’immoralisme tout acte qui entraîne des
21té, elle, est indifférente à ce que nous appelons bonheur ou malheur. Et c’est la vérité seule qu’il s’agit d’attendre. Dans Da
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
22dans l’âme du jeune homme : comment concilier son bonheur personnel avec l’idéal de rénovation sociale qu’il a conçu ? Et comme
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
23ne importance psychologique considérable : que le bonheur de l’homme n’est pas dans la liberté, mais dans l’acceptation d’un de
13 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
24rces. Le monde est habité par des êtres dont le « bonheur » consiste à ne pas se rendre compte de ce qu’ils vivent. Dans quelqu
14 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
25 61] elle est laide, mais une voix à faire mal de bonheur, mais laide !… ah ! magnifique ! » dit quelqu’un près de moi. Ma tête
15 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
26iennent et soient signes l’un de l’autre. Dans le bonheur de cette matinée, la pensée s’abandonne à la séduction des ramures, e
27c les pensées et les êtres nés de la marche et du bonheur de respirer. Combien j’aime ces ciels bas et traînants. Le beau temps
16 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
28 Jacques Chardonne étudie dans Claire poursuit un bonheur purement égoïste, et par là si précaire qu’il côtoie bien souvent l’a
17 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
29le d’une humanité qui croit pouvoir fabriquer son bonheur par ses propres forces, notre devoir est net : nous avons à défendre
18 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
30une clarté au dessein général. Mais celui-ci, par bonheur, est très simple : Il n’y a point de questions plus grossières que c
19 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
31e que c’est rire et pleurer ? Est-ce que c’est le bonheur et la tristesse ? Est-ce que vous préférez l’un à l’autre ? Sonnette
32us que vous n’avez jamais su si vous préfériez le bonheur ou la tristesse. Car vous ne savez pas où est votre bien. C’est pourq
33elles ». C’est pourquoi vous pensez encore que le bonheur peut exister en dehors de la souffrance, et même qu’il est le contrai
34ps vous serait un Dieu rendu visible ; et votre « bonheur » rien de plus que l’un des noms de sa présence. Mais un jour la lumi
20 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
35e puissance et de service ; ou sur une éthique de bonheur ; ou sur un idéal humanitaire ; ou sur un idéal de sécurité ; ou sur
36de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons [p. 913] n’aura de conséquence
21 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
37t idéal atteint se retourne aussitôt contre notre bonheur. Depuis l’auteur de l’Ecclésiaste jusqu’au romancier le plus moderne,
22 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
38ervir une grande cause et de se sacrifier pour le bonheur collectif. Chanson de Roland, fair-play, Baden-Powell, religion du tr
23 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
39ci à opérer — quelquefois d’ailleurs avec un rare bonheur — en dehors et le plus souvent contre lui. (Notons qu’avec la dégrada
24 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
40que et païenne à la « vertu », à la sagesse et au bonheur, ou la croyance moderne et non moins païenne à la valeur absolue de l
25 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
41aine reposerait dans la maxime : l’argent fait le bonheur, — si par malheur cette maxime n’était fausse. Ceci dit, la difficult
26 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
42e son œuvre. Si tous les hommes n’arrivent pas au bonheur moyen, tout sera perdu. Si je crève de faim, tout sera perdu. Le chré
27 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
43e puissance et de service ; ou sur une éthique de bonheur ; ou sur un idéal humanitaire ; ou sur un idéal de sécurité ; ou sur
44de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons n’aura de conséquences politiq
28 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
45n parle de salut, eux se bornent à revendiquer le bonheur des hommes, la justice. Reconnaissons pourtant que dans l’un et l’aut
46st providentiel ! chaque fois que lui échoit un « bonheur » imprévu, pousse en réalité le cri d’un humaniste, c’est-à-dire d’un
29 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
47, c’est l’établissement sur la terre d’un état de bonheur « moyen » pour tous les hommes. On perd donc son temps à essayer une
30 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
48nt plus de visages particuliers. Deux mythes Le Bonheur est un mythe. C’est un état vaguement pressenti de réussite permanent
49tres pleins, etc.), car chacun sait que l’état de bonheur est une chose trop fragile pour être définie et qui s’évanouit aussit
50rotte qu’on fixe devant le nez de l’âne a, sur le bonheur que poursuivent presque tous nos contemporains, l’avantage d’être com
51l’avantage d’être comestible. Le mythe moderne du bonheur n’est qu’un reflet, et un reflet terrestre et trouble, de cette félic
52e-t-on pas d’autre. L’Évangile ne parle jamais du bonheur 57 . Il indique à chaque homme sa vocation terrestre. Or, une vocatio
53aisse aucune place au tourment de la recherche du bonheur. Quant à l’Égalité, chacun le sait, elle est surtout la revendication
54d’après-guerre. Elle ne va plus à la recherche du bonheur, elle ne s’efforce plus au désespoir. Elle veut connaître ce qui est.
31 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
55nce les obscurantistes, on prophétise le règne du Bonheur, de la Raison, de la Richesse et du Progrès. Et l’on se croit pour au
32 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
56nt trop tardivement que « l’argent ne fait pas le bonheur », et qu’il existe d’autres biens que nulle violence ne peut dérober,
33 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
57, l’idéalisme romantique, la croyance vulgaire au bonheur, la religion mise au service de l’ordre, la permanence, les vertus tr
34 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
58la justice, science, mystique de la vie, droit au bonheur, etc., l’idée de la toute-puissance et de la liberté de Dieu devient
59ce, de la seule Vie, de la seule Science, du seul Bonheur ; et qu’il a seul le droit de contredire nos notions, trop humaines e
35 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
60voulu que j’en fusse. [p. 160] Mais Nicodème, par bonheur, « sait vivre » mieux que la plupart des jeunes gens qu’il accueille
36 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
61es hommes d’aujourd’hui : c’est qu’ils croient au bonheur et à l’argent, les deux choses les plus irritantes du monde. (Un sous
37 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
62es en marge du culte de l’argent : la passion, le bonheur, l’aventure, la sécurité, l’esthétisme… Presque toutes ces pseudo-mes
38 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
63ui rend compte de tout cela avec plus ou moins de bonheur selon les définitions qu’on en donne, mais avec une espèce d’évidence
39 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
64 à glorifier les mythes du Progrès indéfini et du Bonheur : la révolution russe a eu ce résultat, au moins curieux, de rendre à
40 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
65ujours présentées aux masses comme les gages d’un bonheur à venir et d’une grandeur digne de tous les sacrifices. Et comment ne
41 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
66d’avaler. Il y a même l’oubli. Ainsi de l’idée du bonheur : qu’on la détruise, qu’on la mange et qu’on l’oublie. Ainsi de tant
42 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
67 à glorifier les mythes du Progrès indéfini et du Bonheur : la révolution russe a eu ce résultat au moins curieux de rendre à c
68ujours présentées aux masses comme les gages d’un bonheur à venir et d’une grandeur digne de tous les sacrifices. Et comment ne
43 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
69 apparue, M. Benda s’y applique pourtant non sans bonheur, curieusement suivi sur ce point par ses contradicteurs de droite. Ma
44 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
70nce les obscurantistes, on prophétise le règne du Bonheur, de la Raison, de la Richesse et du Progrès. Et l’on se croit pour au
45 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
71Et l’on repart, toutes voiles regonflées, vers le Bonheur, la Richesse, le Progrès. Symbolisés, je le répète, par Stakhanov, l’
46 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
72ut se faire, que cela s’est fait, qu’il y a là un bonheur
47 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
73 été aussi absolument. C’est peut-être à cause du bonheur de notre vie. Trouver son rythme naturel, et les moyens de s’y réduir
74e — mais ne dites pas que vous le faites pour son bonheur, car il est plus « heureux » que vous. Il faudrait croire fanatiqueme
75érité absolue, qui vaille mieux que la paix et le bonheur, pour oser bouleverser la petite vie de notre île. À noter et à souli
76Nous déjeunons sous les tilleuls. Il y a un grand bonheur dans la lumière qui baigne le jardin fleuri, éclate sur la façade de
77. C’est quelque chose. Je ne dis pas que c’est le bonheur, je n’ai jamais très bien compris ce mot, que tant de gens invoquent
48 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
78nce à lui, et l’a passée à d’autres. Il reste par bonheur : les assurances sociales, vie, décès, « avec doublage », vieillesse,
79r cette superstition [p. 207] bourgeoise : que le bonheur dépend mathématiquement (statistiquement) des « améliorations » du tr
80iers. Ah ! les beaux « instincts primitifs » ! Le bonheur idyllique de la nature ! Littérateurs, allez-y voir de près ! « Nous
49 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
81me le lavis d’un architecte, oui, pourquoi pas ce bonheur au lavis et au compas ? La courbe d’une auto sur le gravier devant ce
82encore que l’homme est né pour autre chose que ce bonheur 18 . Qu’il est né pour un Bonheur que la nature ne lui enseigne pas,
83re chose que ce bonheur 18 . Qu’il est né pour un Bonheur que la nature ne lui enseigne pas, qu’elle attend au contraire de lui
50 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
84iers. Ah ! les beaux « instincts primitifs » ! Le bonheur idyllique de la nature ! Littérateurs, allez-y voir de près ! « Nous
51 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
85’intellectualisme, — la pensée solitaire, — et le bonheur. Tandis que les jeunes, les malheureux, respectent la politique, ne v
52 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une idée de Law (janvier 1937)
86r le succès définitif est incertain. Avec bien du bonheur, on peut espérer de détruire 150 000 ennemis par le feu, le fer, l’ea
53 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
87 été aussi absolument. C’est peut-être à cause du bonheur de notre vie. Trouver son rythme naturel, et les moyens de s’y réduir
88Nous déjeunons sous les tilleuls. Il y a un grand bonheur dans la lumière qui baigne le jardin fleuri, éclate sur la façade de
89. C’est quelque chose. Je ne dis pas que c’est le bonheur, je n’ai jamais très bien compris ce mot, que tant de gens invoquent
54 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
90écouvre que son œuvre a libéré les hommes de leur bonheur, et la vie de l’obsession de vivre. Cette année folle, inaugurée par
55 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
91ovisoire, d’où naîtra peut-être un homme neuf, un bonheur neuf, un orgueil mieux fondé ? C’est Goethe le premier qui nous appri
56 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
92uligner le caractère privé de ce qu’on appelle le bonheur des époux.   3. — Contraintes religieuses. Dans la mesure où la consc
93 justement, que les modernes font dépendre leur « bonheur » (nous reviendrons tout à l’heure sur cette notion centrale). [p. 6
94transcendées mais déprimées. 2. Idée moderne du bonheur Le mariage, cessant d’être garanti par un système de contraintes soci
95qu’il repose en fait sur une idée individuelle du bonheur, idée que l’on suppose commune aux deux conjoints dans le cas le plus
96s’il est assez difficile de définir en général le bonheur, le problème devient insoluble dès que s’y ajoute la volonté moderne
97ajoute la volonté moderne d’être le maître de son bonheur, ou ce qui revient peut-être au même, de sentir de quoi il est fait,
98améliorer par des retouches bien calculées. Votre bonheur, répètent les prêches des magazines, dépend de ceci, exige cela — et
99ue, est à la fois de nous obséder par l’idée d’un bonheur facile, et du même coup de nous rendre inaptes à le posséder. Car tou
100introduit dans le monde de la comparaison, où nul bonheur ne saurait s’établir, tant que l’homme ne sera pas Dieu. Le bonheur e
101 s’établir, tant que l’homme ne sera pas Dieu. Le bonheur est une Eurydice : on l’a perdu dès qu’on veut le saisir. Il ne peut
102te rien qui doive nous faire changer d’avis. Tout bonheur que l’on [p. 659] veut sentir, que l’on veut tenir à sa merci, — au l
103 insupportable. Fonder le mariage sur un pareil « bonheur » suppose de la part des modernes une capacité d’ennui presque morbid
104que la vie normale, plus exaltant que son « petit bonheur »… Ou l’ennui résigné, ou la passion : tel est le dilemme qu’introdui
105emme qu’introduit dans nos vies l’idée moderne du bonheur. Cela va de toute manière à la ruine du mariage en tant qu’institutio
106t d’anarchie intime que suppose toute morale du « bonheur » strictement individuelle. Or la dictature hitlérienne, du fait qu’e
107On commença par opposer à l’idéal antisocial de « bonheur » et de « vie dangereuse » un idéal collectiviste. Gemeinnutz geht vo
57 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
108 vérité, et tous nos « devoirs » humains (dont le bonheur), ne peuvent que nous en détourner. Kierkegaard condamna d’abord les
109isième essai le rapprochera sensiblement de son « bonheur ». Alors que tout nous montre que cent mille [p. 237] essais ne serai
110ement : car tout se passe d’ordinaire comme si le bonheur des époux dépendait en réalité d’un nombre fini de facteurs : caractè
111te les jeunes fiancés à calculer leurs chances de bonheur, on détourne leur attention du problème proprement éthique. En tentan
112 dis pas à une fidélité qui soit une recette de « bonheur », mais bien à une fidélité qui soit possible, n’étant pas compromise
113e des vertus, et la plus désavantageuse pour le « Bonheur ». À leurs yeux et dans leur langage, la fidélité conjugale est le su
114nt que toutes vos petites morales et garanties de bonheur bourgeois ! » Du cynisme au tragique romantique, il n’y a pas de cont
115sible. Elle nie que le but de la fidélité soit le bonheur. Elle affirme scandaleusement que c’est avant tout l’obéissance, et e
116consenti était la plus grande sagesse ; et que le bonheur qu’il a renoncé lui est rendu, comme Isaac fut rendu à Abraham. Mais
117entiellement spirituel. Se détruire, mépriser son bonheur, c’est alors une manière de se sauver et d’accéder à une vie supérieu
118 » (si l’on veut), indifférente, sinon hostile au bonheur et à l’instinct vital, elle exige un retour au monde réel, tandis que
119e moi rejoint sa personne — au-delà de son propre bonheur. Ainsi la personne des époux est une mutuelle création, elle est le d
120stan). ⁂ L’amour fidèle de Tristan détruisait son bonheur et sa vie pour témoigner en faveur de la Nuit, c’est-à-dire du moi gl
121e la volonté de Dieu, même quand elle ruine notre bonheur, est salutaire. L’amour de Tristan et d’Iseut c’était l’angoisse d’êt
122’absurde ». Et ils s’étonnent chaque jour de leur bonheur. (Ces choses-là sont trop simples et totales pour qu’un discours vien
123lgie comblée par la présence cessent d’appeler un bonheur sensible, cessent de souffrir, acceptent notre jour. Et alors le mari
124t qu’au-delà de la tragédie, il y a de nouveau le bonheur. Un bonheur qui ressemble à l’ancien, mais qui n’appartient plus à la
125 de la tragédie, il y a de nouveau le bonheur. Un bonheur qui ressemble à l’ancien, mais qui n’appartient plus à la forme du mo
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
126 transfigure, quelque chose qui serait au-delà du bonheur et de la souffrance, une béatitude ardente. Dans « passion » nous ne
127oins autant ce qui détruit que ce qui assure « le bonheur des époux ». D’où peut venir une telle contradiction ? Si le secret d
128 pur ; et qu’il est plus fort et plus vrai que le bonheur, la société et la morale. Il vit de la vie même du romantisme en nous
129iter sa durée ? Trois ans, ce n’est guère pour le bonheur d’un couple. Et quand Tristan épouse l’autre Iseut « pour son nom et
130 qui entrave la passion, pour ce qui empêche le « bonheur » des amants, les sépare et les martyrise ? Répondre : ainsi le veut
131 romancier — mais plus profonde que celle de leur bonheur. Pas un des obstacles qu’ils rencontrent ne se révèle, objectivement,
132lter, pour le transfigurer — au détriment de leur bonheur et de leur vie même… ⁂ Nous commençons à distinguer le sens secret et
133 des malices opportunes du sort qui s’opposent au bonheur des amants. Mais comment l’expliquer lui-même, dans sa profonde ambig
134« vérité », et la vie même. Il est au-delà de nos bonheurs, de nos souffrances. Il s’élance vers l’instant suprême où la totale
135 rapide flambée. Considérez notre littérature. Le bonheur des amants ne nous émeut que par l’attente du malheur qui le guette.
136ssion à la fois partagé et combattu, anxieux d’un bonheur qu’il repousse, magnifié par sa catastrophe, — l’amour réciproque mal
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
137ement de l’Amour nie tout amour terrestre. Et son Bonheur nie tout bonheur terrestre. Considéré du point de vue de la vie, un t
138nie tout amour terrestre. Et son Bonheur nie tout bonheur terrestre. Considéré du point de vue de la vie, un tel Amour ne saura
139ne désire pas que Dieu m’aide ni me donne joie ou bonheur, sinon par vous ! S’il ne s’agit que de figures de rhétorique, quel
140. De toute manière, le but est le « suprême grand bonheur… la joie de l’anéantissement du moi ». Et cette « béatitude érotique 
141té le sien : son cœur ne prend en aversion que le bonheur qu’il est contraint d’avoir. Le lui eût-on refusé, il se serait lancé
142 amertume… Celui qui tend tous ses désirs vers un bonheur inaccessible, celui-là met sa volonté en guerre avec son désir. 90 (
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
143ossible de Dieu et de l’âme, ce qui entraînait le bonheur divin et le malheur de tout amour humain ; tandis que l’orthodoxie po
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
144re qu’un retour à ce qui n’est plus le roman : au bonheur. Les grands thèmes tragiques du mythe n’éveillent guère dans l’Astrée
145uffisent à attirer notre méfiance. Quoi, c’est le bonheur qui serait fatal au repos de cet étrange amant ? Et le malheur d’être
146 moins la moitié moins excitée par la peinture du bonheur que par celle de l’infortune. » Et encore : « Une âme faite pour les
147est vrai : nous aimons la douleur, et le [p. 247] bonheur nous ennuie un peu… Cela vous paraît tout naturel ? Et pourtant un Hi
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
148r le succès définitif est incertain. Avec bien du bonheur, on peut espérer de détruire 150 000 ennemis par le feu, le fer, l’ea
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
149uligner le caractère privé de ce qu’on appelle le bonheur des époux. 3. — Contraintes religieuses. — Dans la mesure où la consc
150 justement, que les modernes font dépendre leur « bonheur » (nous reviendrons tout à l’heure sur cette notion centrale). Cette
151transcendées mais déprimées. 2. Idée moderne du bonheur Le mariage cessant d’être garanti par un système de contraintes socia
152qu’il repose en fait sur une idée individuelle du bonheur, idée que l’on suppose commune aux deux conjoints dans le cas le plus
153s’il est assez difficile de définir en général le bonheur, le problème devient insoluble dès que s’y ajoute la volonté moderne
154ajoute la volonté moderne d’être le maître de son bonheur, ou ce qui revient peut-être au même, de sentir de quoi il est fait,
155 [p. 303] par des retouches bien calculées. Votre bonheur, répètent les prêches des magazines, dépend de ceci, exige cela — et
156nde est à la fois de nous obséder par l’idée d’un bonheur facile, et du même coup de nous rendre inaptes à le posséder. Car tou
157introduit dans le monde de la comparaison, où nul bonheur ne saurait s’établir, tant que l’homme ne sera pas Dieu. Le bonheur e
158 s’établir, tant que l’homme ne sera pas Dieu. Le bonheur est une Eurydice : on l’a perdu dès qu’on veut le saisir. Il ne peut
159te rien qui doive nous faire changer d’avis. Tout bonheur que l’on veut sentir, que l’on veut tenir à sa merci — au lieu d’y êt
160 insupportable. Fonder le mariage sur un pareil « bonheur » suppose de la part des modernes une capacité d’ennui presque morbid
161que la vie normale, plus exaltant que son « petit bonheur »… Ou l’ennui résigné ou la passion : tel est le dilemme qu’introduit
162emme qu’introduit dans nos vies l’idée moderne du bonheur. Cela va de toute manière à la ruine du mariage en tant qu’institutio
163t d’anarchie intime que suppose toute morale du « bonheur » strictement individuelle. Or la dictature hitlérienne, du fait qu’e
164On commença par opposer à l’idéal antisocial de « bonheur » et de « vie dangereuse » un idéal collectiviste. Gemeinnutz geht vo
165aîne un nouveau mariage, une nouvelle promesse de bonheur ; les trois mots étant synonymes. Ainsi, guérissant son ennui par une
166e le souligner dans cet ouvrage.) La recherche du bonheur individuel primant sur la stabilité sociale, et le respect de l’évolu
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
167 vérité, et tous nos « devoirs » humains (dont le bonheur), ne peuvent que nous en détourner. Kierkegaard condamna d’abord les
168isième essai le rapprochera sensiblement de son « bonheur ». Alors que tout nous montre que cent mille essais ne seraient pas e
169ement : car tout se passe d’ordinaire comme si le bonheur des époux dépendait en réalité d’un nombre fini de facteurs : caractè
170te les jeunes fiancés à calculer leurs chances de bonheur, on détourne leur attention du problème proprement éthique. En tentan
171 dis pas à une fidélité qui soit une recette de « bonheur », mais bien à une fidélité qui soit possible, n’étant pas compromise
172e des vertus, et la plus désavantageuse pour le « Bonheur ». À leurs [p. 331] yeux et dans leur langage, la fidélité conjugale
173nt que toutes vos petites morales et garanties de bonheur bourgeois ! » Du cynisme au tragique romantique, il n’y a pas de cont
174sible. Elle nie que le but de la fidélité soit le bonheur. Elle affirme scandaleusement que c’est avant tout l’obéissance à une
175consenti était la plus grande sagesse ; et que le bonheur qu’il a renoncé lui est rendu, comme Isaac fut rendu à Abraham. Mais
176entiellement spirituel. Se détruire, mépriser son bonheur, c’est alors une manière de se sauver et d’accéder à une vie supérieu
177 » (si l’on veut), indifférente, sinon hostile au bonheur et à l’instinct vital, elle exige un retour au monde réel, tandis que
178e moi rejoint sa personne — au-delà de son propre bonheur. Ainsi la personne des époux est une mutuelle création, elle est le d
179’absurde ». Et ils s’étonnent chaque jour de leur bonheur. (Ces choses-là sont trop simples et totales pour qu’un discours vien
180lgie comblée par la présence cessent d’appeler un bonheur sensible, cessent de souffrir, acceptent notre jour. Et alors le mari
181t qu’au-delà de la tragédie, il y a de nouveau le bonheur. Un bonheur qui ressemble à l’ancien, mais qui n’appartient plus à la
182 de la tragédie, il y a de nouveau le bonheur. Un bonheur qui ressemble à l’ancien, mais qui n’appartient plus à la forme du mo
65 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
183le désir, c’est l’amour sensuel, sa fièvre et son bonheur, un « aspect éternel du cœur humain » — si vous voulez… (Mais pourquo
66 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
184nt les longues périodes d’équilibre, de santé, de bonheur ; mais bien durant ces périodes de dépression où j’avais besoin de lu
67 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
185n soir de juin pouvait s’annexer pour toujours le bonheur d’un couchant sur Saint-Germain-des-Prés, le grisant glissement de la
186garantir l’intégrité de sa personne, et sinon son bonheur, du moins, le sens pur de sa vocation. p. 73 10. Écrit en 1942.
68 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
187vous promet enfin ce pur néant de l’âme : santé — bonheur — prospérité — jovialité et vérité viagère. Vous serez comme des dieu
69 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
188nsion à réduire le mal et le bien aux malheurs et bonheurs [p. 140] qui nous adviennent, et ceux-ci à leur tour aux échecs et au
189e les moyens du Bien, pour ne rien dire des vrais bonheurs qui peuvent en naître. Le Mal n’est pas nécessairement la guerre par
190ce besoin qu’ils ont soudain de s’assurer de leur bonheur, dans le cas présent, leur unité. Et c’est pourquoi ils perdront ce b
191nt, leur unité. Et c’est pourquoi ils perdront ce bonheur, comme Orphée perdit Eurydice pour avoir voulu s’assurer qu’elle le s
192e au bien commun, des vertus viriles et dures. Le bonheur individuel est devenu notre tabou : signe de décadence d’une civilisa
193t dans un monde où elle ne sert plus que le petit bonheur individuel. En vous mariant devant la loi ou devant Dieu, vous prenez
194 suivre son instinct que de garder parole, que le bonheur vaut mieux que la vérité, et que l’intérêt « vital » ne connaît pas d
195hypocrisie » s’efforçant de subordonner nos petit bonheurs à la justice, nos désirs à l’amour du prochain, et le cœur (pour parl
196éré, d’égoïste sincérité, d’idées sur le droit au bonheur, d’intensité nerveuse et de faiblesse de caractère. Au cinéma, c’est
197lité ; enfin le mépris des biens terrestres et du bonheur. Ce composé ne saurait être aussi commun que les romans et l’opéra no
198de la panique à votre front. Que va devenir votre bonheur ? Pourquoi l’être aimé vous manque-t-il ? Pourquoi s’éloigne-t-il de
199réer ? Pour cette démocratie qui ne croyait qu’au bonheur ? Mais voudrait-on mourir pour garder du bonheur ? Pour quelle foi pl
200 bonheur ? Mais voudrait-on mourir pour garder du bonheur ? Pour quelle foi plus valable que la vie ? Et si nous ne voulons pas
201que chose dont nous avions une idée naturelle, le bonheur, le progrès, la durée vers le mieux… Mais nous mourons, c’est toujour
70 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
202nd à la réalité. Les vraies vertus ne vont pas au bonheur, mais à l’Ordre et à sa justice. Elles ne vont pas à un happy ending,
203os vertus dans nos vices et notre goût naturel du bonheur dans le vertige du malheur ; et qu’elles réfutent les sophismes de l’
71 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
204religieux. Mais le défi jeté à Dieu sembla porter bonheur au jeune berger. Il devint commerçant et fit une belle fortune. Et c’
205nt trop tardivement que « l’argent ne fait pas le bonheur », et qu’il existe d’autres biens que nulle violence ne peut dérober,
72 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
206nt les longues périodes d’équilibre, de santé, de bonheur ; mais bien durant ces périodes de dépression où j’avais besoin de lu
73 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
207mpare avec avidité des plus furtives promesses de bonheur, de libération, d’aventure ! Toute la poésie romantique de même que l
74 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
208in de compte, ce n’est pas le sort matériel et le bonheur plus ou moins grand de la cité, mais les raisons de vivre des hommes
209nte, à la campagne… Je suis seul et je pense à un bonheur promis, ce revoir qui est pour demain. Et voici que soudain, un « à v
75 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
210core quelques secondes, ça ressemble tellement au bonheur ! Un cri dans le vent va tout détruire. Oui, c’est ainsi, toujours ai
211ut détruire. Oui, c’est ainsi, toujours ainsi, le bonheur : un instant de répit sous la menace. Alors on vit à plein. On sent l
212aginent — ou croient devoir s’imaginer ! — que le bonheur et la force d’un peuple dépendent de sa grandeur physique, de sa mise
76 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
213s, ou pire encore : ils en ont au réveil, affreux bonheur d’une illusion rapide, où suis-je ? Déjà tout recommence, sans relâch
214n soir de juin pouvait s’annexer pour toujours le bonheur d’un couchant sur Saint-Germain-des-Prés, le grisant glissement de la
77 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
215 n’est-il pas le dernier coupon de cette carte de bonheur que tous croient mériter ? Mais le Clipper et les paquebots ne parten
216ns une lumière qui ne savent encore parler que de bonheur et de libre sagesse… Comment croire à la catastrophe lorsqu’on descen
78 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
217icelle verte le pied cassé de mon petit fauteuil. Bonheur d’écrire et de me sentir libre nuit et jour. Fin mars 1942 Écrit fi
218lage. 18 août 1942 Peut-être qu’il n’est pas de bonheur plus conscient que celui de l’enfance retrouvée dans une vacance où l
79 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
219spérité ne sont pas les garants infaillibles d’un bonheur qui lui serait dû. L’échec pour lui — guerre, privations, retards — n
80 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
220 To sum up : Liberté, Prospérité et Poursuite du Bonheur, [p. 745] ce sont là mes trois idéaux. Et je ne les vois réalisés qu’
81 1947, Doctrine fabuleuse. 1. Premier dialogue sur la carte postale. La pluie et le beau temps
221e que c’est rire et pleurer ? Est-ce que c’est le bonheur et la tristesse ? Est-ce que vous préférez l’un à l’autre ? [p. 12]
222us que vous n’avez jamais su si vous préfériez le bonheur ou la tristesse. Vous ne savez pas où est votre bien. Et c’est pourqu
223tes sont « belles ». Et vous pensez encore que le bonheur peut exister en dehors de notre souffrance, ou même qu’il est le cont
224u temps vous serait un dieu rendu visible et le « bonheur » serait le nom de sa présence. Mais un jour, la lumière est morte au
82 1947, Doctrine fabuleuse. 3. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
225ire, c’est que le premier croit à la chance et au bonheur, tandis que le second croit au salut. L’agent. Là encore, je ne vois
226 j’essaierais de convaincre le public que le vrai bonheur se trouve dans le salut. Le tour serait joué. X. Mais ceux qui vous
227ts : Le Solitaire. Cet homme-là ne croyait pas au bonheur, mais au salut. Il ne croyait pas à la masse, mais au courage personn
83 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
228ent il éclate en sanglots à l’idée du plus simple bonheur, de ce bonheur dont tous les autres semblent détenir le secret, jalou
229n sanglots à l’idée du plus simple bonheur, de ce bonheur dont tous les autres semblent détenir le secret, jalousement, méchamm
84 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
230 où, dans un autre rêve naissant, dans le rêve du bonheur d’un autre… Tout est possible. Il y en a pour tout le monde. La jalou
85 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
231re comme une marée de joie. Je n’oublierai pas le bonheur brillant dans tous ces yeux levés, la fraternisation générale des cla
86 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
232s de provenance nettement païennes : la morale du bonheur, par exemple. Comment imaginer, parmi ces gens « décents », un mystiq
87 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
233lité ; enfin le mépris des biens terrestres et du bonheur… L’amour-passion ne peut exister que dans une civilisation marquée pa
234tres, [p. 118] et religieusement convaincu que le bonheur est le but de la vie : n’est-ce point écrit dans sa Constitution ? So
235e nos plus beaux romans d’amour. Les obstacles au bonheur des amants, indispensables au développement d’une grande passion, son
236vrir. Le divorce est pour nous l’enterrement d’un bonheur, pour eux l’acte de naissance d’une vie plus nette ; ou simplement la
237à l’amour ni au mariage ; affirmation du droit au bonheur comme seule règle ; et peut-être, du fait de leur égalité complète, d
88 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
238 To sum up : Liberté, Prospérité et Poursuite du Bonheur, ce sont là mes trois idéaux. Et je ne les vois réalisés qu’en Amériq
89 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
239lus qu’en l’ici-bas, qu’en cette vie-ci, qu’en un bonheur cinématographique, ou qu’en une justice instaurée par l’inquisition p
240 d’une Europe qui aurait cédé aux tentations d’un bonheur étranger à son génie, une Europe américanisée — ce serait par goût —
241usse sera l’homme le plus conforme au standard du bonheur, celui qui réussit, celui qui ne souffre plus parce qu’il est parfait
242] à-coup ; et le produit de cet équilibre sera le bonheur inévitable, obligatoire. Pour nous, la vie résulte d’un conflit perma
243e d’un conflit permanent, et son but n’est pas le bonheur, mais la conscience plus aiguë, la découverte d’un sens, d’une signif
244notre sens d’un absolu qui dépasse l’homme et son bonheur, c’est notre sens du transcendant, précisément, c’est notre foi, qui
245d’un calembour, mais qui formule non sans [p. 47] bonheur, je crois, l’attitude d’engagement et de solidarité qui doit ici nous
90 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
246l’État, et sans lesquels, pour nous Européens, le bonheur même paraît inacceptable. Mesdames et messieurs, vous le sentez, il s
91 1948, Suite neuchâteloise. I
247dant, peuplé d’angoisses et de facilités, vers le bonheur. Aujourd’hui, ce trajet d’aventure, sur lequel je repasse en express,
92 1948, Suite neuchâteloise. VII
248 Je dénombre mes lacs et ne puis retrouver que du bonheur à ces souvenirs. Non qu’ils me parlent tous de jours heureux, mais la
93 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
249uté dans la vie, l’intelligence, les secrets d’un bonheur conquis sur le destin, et malgré tant de crimes, l’honneur de l’être
250l’honneur de l’être humain. Mais cette beauté, ce bonheur, cet honneur, et cette conscience inquiète aussi, et ce grand risque
94 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
251les pires malentendus. Et ils risquent aussi leur bonheur. Ici, le parallèle semble parfait. Le bonheur, la pleine participatio
252eur bonheur. Ici, le parallèle semble parfait. Le bonheur, la pleine participation à la vie, le signe de l’accession à la commu
95 1953, Preuves, articles (1951–1968). Les raisons d’être du Congrès (septembre 1953)
253tre la science, la liberté, la spiritualité et le bonheur des masses ? Ou bien sommes-nous prêts à courir les risques de la lib
96 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
254e en paix, de « végéter », précise Hegel, dans le bonheur et sans histoire. Nous assistons au transfert décisif de l’idée de vo
97 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
255ns précédent des livres proposant des recettes de bonheur, de télépathie, d’érotisme, de paix de l’âme ou d’exaltation ; demain
98 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
256œil aux antipodes, ou simplement aux lieux de son bonheur, qui sont presque toujours lointains ? En février 1946, vivant à New
99 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). François Fontaine, La Nation frein (juin-juillet 1956)
257u supranationales : il est bref, il remplace avec bonheur les développements par les formules paradoxales, il est plus agressif
100 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
258e en paix, de « végéter », précise Hegel, dans le bonheur et sans histoire. Nous assistons au transfert décisif de l’idée de vo