1 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
1mpossibilité de faire mon autoportrait moral : je bouge tout le temps. Danger de faire mon autoportrait moral : je me compose
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
2st pas moins somptueuse. Et bien sûr, je n’ai pas bougé. C’est une question d’amitié. Pourtant je suis seul dès cette heure,
3 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
3cette réalité de premier plan qui nous empêche de bouger », comme dit fort bien M. Breton. Mais à condition d’aller plus loin
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
4retrouver les instituteurs. Ceux-là n’avaient pas bougé. Et pour cause : ils n’étaient jamais sortis de l’école. Rien ne ress
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
5tée aux environs de 1880 et depuis lors n’a guère bougé. Le moteur n’en continue pas moins de consommer, ronfler et de tout e
6 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
6engage délibérément notre fantôme. Il avance sans bouger les jambes. Nous suivons à tâtons. Ce que je pressentais ne tarde pas
7 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
7ependant que l’autre, trop vite pour que j’aie pu bouger, a baisé sur les lèvres une femme qui devient pâle et s’adosse à une
8 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
8cinq phrases mais en tenant compte de tout ce qui bouge. Il importe de s’arrêter longuement sous tous les prétextes, de secou
9u la vie, c’est fini, je rentre en moi ; n’ai pas bougé. Le père Reinecke ferme son magazine d’un coup, ôte ses lunettes, me
10é, méditant sur l’oubli jusqu’à ce qu’un souvenir bouge et s’émeuve… Où se perdre ? Où porter un regard amoureux du mystère,
9 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
11prière, durant laquelle il n’est plus question de bouger. La table immense est chargée des produits du domaine. On boit un peu
10 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
12engage délibérément notre fantôme. Il avance sans bouger les jambes. Nous suivons à tâtons. Ce que je pressentais ne tarde pas
11 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
13que en France (octobre 1935) o 1. — Les partis bougent Nous n’avons guère parlé de la politique des partis, dans cette revue
14bresauts d’avant la mort, les partis se mettent à bouger. Ils se divisent, se déforment et se regroupent. À la faveur de ces o
15’objectif en avant. Mais là encore, quelque chose bouge. Naguère, la droite et la gauche, c’étaient deux oppositions nécessai
12 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
16aire, sous un ciel bas couleur d’acier où rien ne bougeait, et voilà tout d’un coup cet orage de novembre qui crible et bat les
13 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
17 secouer un peu ! Ils sont là à vous écouter sans bouger, comme ils ont écouté les autres qui disaient le contraire, et pas mo
18e et l’eau mouvante, quand on ne sait plus ce qui bouge et ce qui est fixe, à grande vitesse ! 5 juin 1934 Le jardin à 7 he
19lement parce que j’étais à bout de ressources, ne bougeais plus ni pied ni patte, et n’écrivais plus à personne. Je crois à la v
14 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
20 ne pas me voir ? Il se tient là des heures, sans bouger, et s’envole d’un coup vers le soir. Le lendemain, il est là, de nouv
15 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
21s, Champs-Élysées. Ville des souvenirs ! Rien n’a bougé. Les mêmes têtes aux mêmes heures à la terrasse des mêmes cafés. Chaq
22ébuth. Je me dégage. Il revient avec un genou. Je bouge encore, voilà son pied maintenant qui pèse sur le bord de mon soulier
23r le bord de mon soulier. Je ne puis presque plus bouger, comprimé par une grosse femme à bagues qui s’est assise à côté de mo
16 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
24 ne pas me voir ? Il se tient là des heures, sans bouger, et s’envole d’un coup vers le soir. Le lendemain, il est là de nouve
17 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
25lement parce que j’étais à bout de ressources, ne bougeais plus ni pied ni patte et n’écrivais [p. 85] plus à personne. Je crois
18 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
26a se fera si vite que personne n’aura le temps de bouger. Aucun danger de guerre. Un éclair, et tout sera terminé. N’ayez pas
27ra au balcon à 11 heures. D’ici là, ces hommes ne bougeront pas. Je me perds dans des labyrinthes de barrages jusqu’aux abords de
19 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une révolution refoulée (juillet 1938)
28sire sans se l’avouer. Voilà pourquoi personne ne bouge. C’est effrayant, cette immobilité devant le péril. La dictature fasc
20 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
29raie passion ! Il traque sans relâche tout ce qui bouge, tout ce qui s’arrête, tout ce qui fait mine de résister. Voluptés br
21 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
30 dans les mauvais lieux des faubourgs ou dans les bouges de notre vie privée, qu’on n’y voie de ma part nul désir de surprendr
22 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
31s et sur mon casque. Les hommes me regardent sans bouger, ne rient même pas. J’entends cette phrase grommelée : « On se demand
23 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
32 resté chez vous durant les jours critiques, sans bouger pied ni patte, l’accident vous serait arrivé sur un autre plan, plus
24 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
33 heures aujourd’hui, je me suis enfermé sans plus bouger, entre mon fauteuil et ma table — les deux bras du fauteuil touchant
34onné plusieurs fois, près de mon lit, sans que je bouge. J’ai lentement relu ma conférence de Buenos Aires, des notes éparses
25 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
35s s’effondrent en se frappant la poitrine. Ils ne bougent plus. C’est la neurasthénie. Ô parabole du tiroir vide ! Irrésistible
26 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
36t jonché de platras, de journaux, de chiffons qui bougent, ou ce sont peut-être des chats. Des cordes tendues sur l’abîme suppo
27 1946, Lettres sur la bombe atomique. 7. Tout est changé, personne ne bouge
37 [p. 46] VII Tout est changé, personne ne bouge Princeton, 28 octobre 1945. Vos objections à ma thèse sur l’armée et
28 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
38raie Passion ! Il traque sans relâche tout ce qui bouge, tout ce qui s’arrête, tout ce qui fait mine de résister… Voluptés br
29 1947, Vivre en Amérique. Avertissement
39tion. Et comment tirer le portrait d’un sujet qui bouge tout le temps ? Mais j’aime les jeux. Ce petit jeu de société mondial
30 1948, Suite neuchâteloise. V
40 lui qu’est la réalité sans laquelle il n’eût pas bougé. Ce qu’on touche — et ce qu’on imagine, le pays qui nous tient par le
31 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
41urd’hui, je la sens, c’est l’Europe. Mais elle ne bougera pas si vous ne faites presque rien. Elle laissera les sceptiques parl
32 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en avril 1953 (avril 1953)
42an fédéraliste s’est épuisé, puisque plus rien ne bouge apparemment. Le fait est que cet élan vient de rencontrer des résista
43ntre-poussée qu’il provoque. Si l’on ne voit rien bouger pour le moment, on se tromperait en jugeant que la lutte a cessé ou q
33 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
44modifications du corps après plusieurs voyages (« bougé »). Et si l’âme reste en route ? — Réfléchir sur la destruction de la
34 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). François Fontaine, La Nation frein (juin-juillet 1956)
45omme la patrie du conservatisme — « rira bien qui bougera le dernier ! » serait sa devise — ce petit livre incisif traduit le g
35 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
46t dans elle seule, car l’Amérique du Nord n’a pas bougé — n’est pas encore définissable. Soulèvement émotif sans précédent. Q
36 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
47ou de l’Orient. On peut encore les manœuvrer sans bouger ces rois impossibles, paralysés par leur puissance. Et voilà Suez et
37 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1957)
48e les suivrait pas, celle-ci veut attendre qu’ils bougent ; la Gauche dit que c’est la Droite, la Droite dit que c’est la Gauch
49-nations ont fait leur temps. Mais les députés ne bougeront pas sans une pression des masses qui les élisent. Et les institutions
38 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
50se ; elle attend encore sa « relance ». L’opinion bouge, la jeunesse bouge, le danger croît, mais les parlements restent cois
51core sa « relance ». L’opinion bouge, la jeunesse bouge, le danger croît, mais les parlements restent cois. Suez et Budapest
39 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 3. Don Juan
52raie passion ! Il traque sans relâche tout ce qui bouge, tout ce qui s’arrête, tout ce qui fait mine de résister… Voluptés br
40 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.6. Le concept géographique
53 et immobiles. Même sur la carte, l’Europe semble bouger. Son dessin est évocateur. Strabon la comparait à un dragon ; Camoëns
41 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
54sez au noir. » J’avais compris ! Mais comme je ne bougeais pas, il ajouta : « Ne pensez plus à ce que vous faites de vos mains,
42 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
55est un peu trop près et trop bien agencé. Comment bouger dans ce complexe de fins rouages si bien réglés ? Et comment retrouve
56es heures de plaine et d’Océan de nuit où rien ne bouge. Comme il n’y a pas de place en Suisse pour un véritable voyage, on s
43 1965, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). L’Europe et le monde [Introduction] (février 1965)
57dent a-t-elle un sens, quand l’Occident change et bouge tout le temps et de plus en plus vite, et sans toujours savoir où il
44 1968, Preuves, articles (1951–1968). Marcel Duchamp mine de rien (février 1968)
58alon de velours à côtes, comme celui-ci, quand on bouge, relève de l’infra-mince. Le creux dans le papier, entre le recto et
45 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
59hat ! We should all stand up ! » 162 Personne ne bougea cependant. Et le Congrès prit fin dans l’enthousiasme, mais il venait
46 1972, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Suite des Méfaits (1972)
60me cours d’étude, dans les mêmes branches et sans bouger, est une bien trop longue brimade, une torture, à la limite, pour les
47 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stratégie de l’Europe des régions (printemps 1974)
61ou du navet communautaire… Et pourtant, rien ne bouge : pourquoi ? Mais s’il en est ainsi des motifs de l’union, s’ils sont
48 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 3. La clé du système ou l’État-nation
62État moderne — une capitale régissant tout ce qui bouge et le reste à l’intérieur de frontières sacralisées — était l’aboutis
49 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 9. Devenir soi-même
63e et stable comme le voudrait l’État — car ce qui bouge n’est pas bien calculable ni contrôlable.La personne est cet homme an
50 1982, La Part du Diable (1982). Postface après quarante ans
64 heures aujourd’hui, je me suis enfermé sans plus bouger, entre mon fauteuil et ma table — les deux bras du fauteuil touchant
65onné plusieurs fois, près de mon lit, sans que je bouge. J’ai lentement relu ma conférence de Buenos Aires 40 , des notes épa