1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1dresse vite, frappe du pied et repart. Vers quels buts ? On verra plus tard. L’urgent c’est d’avancer. Et l’on atteindra peu
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
2rsqu’il fallait l’éveiller, l’entraîne au-delà du but. Le Tarramagnou voit son œuvre sabotée par des meneurs ; il tente en
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
3ur une conscience plus claire de la vanité de nos buts, « capables d’agir jusqu’au sacrifice, mais pleins de dégoût devant l
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
4nous-mêmes, avons-nous dit, c’est à la fois notre but et notre excuse en publiant cette revue. Nous ne sommes pas « une rev
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
5ouve un désir d’action vive, un élan vers certain but précis. [p. 17] Ou bien j’aurais juste le temps de le noter avant de
6attribuer comme objet à ma jubilation, non pas ce but peut-être dérisoire vers quoi je me portais, mais bien ces figurants
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
7êté — rendu, pour la gloire de l’Église. (Ici, il but une gorgée et prit un temps.) » Je vous fais grâce, poursuivit-il, de
8arut satisfait de cette dernière plaisanterie. Il but avec beaucoup de délicatesse quelques gorgées d’eau minérale. Isidore
7 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
9abandonnée par l’Esprit. À l’heure de toucher aux buts que sa civilisation poursuit depuis près de deux siècles, l’Occidenta
10ne, par éclairs, qu’il y avait peut-être dans ces buts une absurdité fondamentale. L’infaillible progrès aurait-il fait faus
11lui qu’un résultat secondaire de son activité. Le but de sa vie n’a jamais été de s’enrichir. Son « rêve » était autre, il
12ent pas Nous avons dit tout à l’heure quel fut le but de la vie de Ford, sa « grande et constante ambition ». Il semble que
13 que Ford montre le bout de l’oreille, et que son but réel est la production pour elle-même, non pas le plaisir ou l’intérê
14aradoxe du bon marché. Celui de la réclame a même but, mêmes effets. Mais le plus grave est peut-être le sophisme du loisir
15les produits Ford qu’il faut user, etc. Il a pour but véritable [p. 195] d’augmenter la consommation. Il rend plus complet
16emander jusqu’à quel point Ford est conscient des buts et de l’avenir de son effort. Pour mon compte, je crois que l’idée fi
17ans notre vie, il détourne la civilisation de son but véritable : aller à l’Esprit, y conduire les peuples. Ainsi, détourna
18e plaisir, la conscience de ses besoins et de ses buts propres, humains et divins. Mauvais loisirs. Ford lui a donné une aut
19est plus temps de se désintéresser simplement des buts — si bas soient-ils — d’une civilisation sous le poids de laquelle no
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
20utrages au bon sens peuvent être légitimés par le but final de notre institution-tabou.   p. 7 1. Je ne puis naturelle
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
21t secondaires. Ils n’en sont pas moins devenus le but même de l’instruction ; la fin qui justifie les moyens et à quoi l’on
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
22organisée ? En réalité, cet amusement a pour seul but de faire avaler la pilule amère des connaissances. On songe à M. Ford
23ttez ensemble trois enfants… Je reconnais que les buts de l’école nouvelle sont honnêtement scientifiques, et désintéressés.
11 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
24ement, n’est pas rentable. Il est clair que si le but principal de l’instruction publique était d’éduquer le peuple d’une f
12 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
25n nouvel humanisme qu’il nous [p. 245] désigne un but, ni même une direction : il y réussirait trop aisément. Ce qui manque
13 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
26ngeté de son éclat. Alors je m’en vais oublier le But de mon voyage, — qui est sa cause. Je vais feindre de prendre au séri
14 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
27 la fatigue avec son jeu des définitions)… pas de but. — C’est vous qui le dites ! — Vous, naturellement… (Encore un qui se
28ens de la vie ! Je sais seulement que ma vie a un but. M’approcher de mon être véritable. Seul au milieu des miens, j’oubli
29ns d’autres vies, pour approcher de tous côtés un But dont tu ne sais rien d’autre que sa fuite : n’est-il pas cet Objet qu
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
30s, a entraîné le renversement de presque tous les buts de civilisation. C’est ainsi que la pauvreté, considérée par les civi
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
31 son action en pleine connaissance de cause et de buts, en plein accord avec son expérience intime (je dirais même sentiment
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
32 la dirige plus et qu’elle flotte au hasard, sans but et sans attaches, cherchant uniquement à se satisfaire dans la jouiss
18 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
33 souvent pleine de charme mais sans forme et sans but, peut bien nous stimuler, mais ne nous détermine jamais. Cet homme in
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
34gnité humaine, parce qu’elles le rattachaient aux buts les plus hauts de notre vie. Ces citadins blasés s’amusent plus gross
35lusoire est la plus douce à mes vagabondages sans but. Vous savez, je lance mes filets dans l’eau des nuits, et quelquefois
20 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
36ngeté de son éclat. Alors je m’en vais oublier le But de mon voyage, — qui est sa cause. Je vais feindre de prendre au séri
37 la fatigue avec son jeu des définitions)… pas de but. — C’est vous qui le dites ! — Vous, naturellement… (Encore un qui se
38ens de la vie ! Je sais seulement que ma vie a un but. M’approcher de mon être véritable. Seul au milieu des miens, j’oubli
39ns d’autres vies, pour approcher de tous côtés un But dont tu ne sais rien d’autre que sa fuite : n’est-il pas [p. 116] cet
21 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
40 vulgarisent en fait une ascèse inhumaine et sans but divin. C’est pourquoi l’usage d’une sensualité consciente redevient u
41’abord à les combler et qui toujours dépassent le but. Et de la sorte, une ère de vitesse est une ère où la matière l’empor
22 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
42sont guère atteints par tout ceci. Mais quoi ? Le but ne fut jamais de démolir, mais bien plutôt de dénoncer un principe de
23 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
43éaux pour lesquels nous nous ferions tuer, et les buts de ceux qui nous feraient volontiers tuer. Jean-Richard Bloch l’a dit
24 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
44Et qu’heureux sont les pauvres en esprit. ⁂ Notre but n’est pas d’imposer des idées, un système nouveau, plus ou moins cohé
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
45rtuose qui se mêle d’en jouer. Mais sans doute le but serait-il atteint si M. Duhamel, visiblement gêné, ne coupait lui-mêm
26 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
46le secret désir de l’éveiller à la conscience. Le but de ce débat, celui de Kierkegaard, celui de Nietzsche, celui présente
27 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
47 en avons davantage. Je vois clairement que leurs buts provoquent le refus, pour les mêmes raisons, aggravées 23 . Ils jouen
28 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
48 déclara que ce concours international avait pour but de contribuer à la sauvegarde des hautes valeurs spirituelles et des
29 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
49ir est simplement le contraire du travail, et son but ; si le labeur et le repos n’ont plus de finalité commune ; s’il n’y
50erons avec des mains créatrices. Nous dirons : le but du travail, ce n’est pas le loisir, mais la création. Et le but du lo
51, ce n’est pas le loisir, mais la création. Et le but du loisir, ce n’est pas la jouissance, mais la création. Nous n’avons
30 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
52errogent avec politesse sur nos intentions et nos buts, à seule fin de « causer un peu ». Qu’on les reconnaisse à ce signe :
31 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
53ment ressortir le paradoxe. En effet, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. Le machinisme est, en princi
54mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret 1 de la plupart de ses membres, la dignité morale qu’elle att
55ue les victimes ne mettent jamais en question les buts réels : le capitalisme a ses tabous. [p. 13] Nul ne pouvait prévoir
32 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
56 devant un avenir, un espoir, une action dont les buts sont aussi vaguement définis. Car là où la pensée n’a rien osé distin
33 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
57 moins, d’indiquer les limites, la formule et les buts de ces institutions.
34 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
58, c’est une politique dont chaque temps et chaque but se trouvent subordonnés à la défense et à l’affirmation de la personn
59venir, c’est par eux qu’il peut être humanisé. Le but de la société, c’est la personne. On n’y atteindra jamais que par une
35 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
60justification de cette action et la vision de ses buts immédiats. J’aurais pu faire ainsi l’économie de mes « raisons » d’ag
61ous les moyens seraient vraiment ordonnés au vrai but assigné à la vie de l’homme. Le souci des moyens et de leur convenanc
36 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
62sorte tactique, et tout à fait provisoire. Que le but final était bel et bien la libération de l’homme complet, spirituel c
37 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
63À gauche, on dit que si l’homme est une bête, son but est toutefois de devenir un ange. Le christianisme intervient dans ce
38 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
64 déclara que ce concours international avait pour but de contribuer à la sauvegarde des hautes valeurs spirituelles et des
39 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
65e non seulement les modes de vie, mais encore les buts de la vie humaine, il faut croire à cette doctrine. Y croire, c’est-à
66est de réduire crûment l’idéal qu’il propose à ce but le plus prochain. Pour plus tard et par-dessus le marché, il promet l
67l’obéissance à Dieu, mais que c’est aussi le vrai but. La fin est déjà présente dans l’origine. Les moyens, les modes de vi
68ens. Il leur confère une sorte d’autonomie. Et le but final : la libération de l’individu, reste toujours hétérogène à ces
40 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
69 à faire. La paix n’est pas une occupation, ni un but. Du moins pour notre civilisation, elle n’est rien que l’absence obsé
70ent avec le principe de tout conflit, et ont pour but de rendre les antagonismes féconds pour l’ensemble du corps social.
71les conditions données, d’autre part, elle a pour but de les dépasser et de les rendre créatrices. Le type même d’une telle
41 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
72is une action vigoureusement conditionnée par des buts humains définis. Si ces buts pouvaient être atteints sans nulle émeut
73conditionnée par des buts humains définis. Si ces buts pouvaient être atteints sans nulle émeute, sans nul emploi de la viol
74est donc la fin qui est décisive. (La distance du but.) Supposez maintenant qu’on vous dise : partez pour une course qui n’
75usqu’à votre mort, sans nul espoir d’atteindre le but ! (Ce but étant caché dans la mort même.) L’incroyant — celui qui ne
76re mort, sans nul espoir d’atteindre le but ! (Ce but étant caché dans la mort même.) L’incroyant — celui qui ne croit pas
77rt même.) L’incroyant — celui qui ne croit pas au but — refusera de partir, ou tentera de se suicider. Le croyant, au contr
78era des forces infinies dans la foi qu’il aura au but — au but caché derrière sa mort. Il marchera « à mort », portant en l
79orces infinies dans la foi qu’il aura au but — au but caché derrière sa mort. Il marchera « à mort », portant en lui à chaq
42 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
80 les fins sont mal définies. Mais nous visons des buts bien définis : il ne faut pas épauler au hasard. Le grand problème de
81tunités imprévues, il n’y a pas d’exemple que les buts de la Révolution ne soient du même coup trahis. Le cas de l’URSS stal
82ffisamment préparées. Cette tactique, infidèle au but final de la doctrine de Marx (anarchique), n’a pas tardé à poser des
83 des problèmes pratiques tout à fait étrangers au but de la révolution. Et ces problèmes « autonomes » à leur tour se sont
84 et l’intransigeance de ses constructions, de ses buts. La tactique propre à un tel groupe n’est et ne peut être rien d’autr
85e de toute doctrine militante. Qu’importe, si les buts de la révolution sont assez hauts ? Les revendications de la majorité
43 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
86Réforme. Essayons de les dégager sommairement. Le but unique des Réformateurs était de restaurer la fidélité de l’Église à
87ici-bas sans transcendance, une religion dont les buts purement terrestres ne divergent plus du tout des buts de la politiqu
88purement terrestres ne divergent plus du tout des buts de la politique, se confondent même avec ceux-ci. Alors il n’y a plus
44 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
89ment ressortir le paradoxe. En effet, quel est le but de la machine ? Une économie de travail. Le machinisme est, en princi
90mécanique. Cette société n’accorde pas au loisir, but secret 72 de la plupart de ses membres, la dignité morale qu’elle at
91ue les victimes ne mettent jamais en question les buts réels : le capitalisme a ses tabous. Nul ne pouvait prévoir ce que ré
45 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
92ir est simplement le contraire du travail, et son but ; si le labeur et le repos n’ont plus de finalité commune ; s’il n’y
93erons avec des mains créatrices. Nous dirons : le but du travail, ce n’est pas le loisir, mais la création. Et le but du lo
94, ce n’est pas le loisir, mais la création. Et le but du loisir, ce n’est pas la jouissance, mais la création. Nous n’avons
46 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
95tourné la tradition du socialisme français de ses buts proprement sociaux. Il a fait de la « gauche » un parti négatif, anti
47 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
96partis. Pour un très grand nombre de citoyens, le but à atteindre n’est pas d’abord d’assurer le bon fonctionnement de l’Ét
97le libre déploiement de ses forces créatrices. Le but est d’abord de faire triompher tel parti dont on est membre. On tient
98parti pour plus grand que le tout. Ou encore : le but est simplement de militer bruyamment dans le parti, moins par amour p
99is matériels, d’autre part, elle s’élance vers un but nouveau. Cette double activité aboutit à la création de l’État — sect
100nisation des appuis matériels, et d’élan vers des buts que l’esprit imagine. La politique véritable, de même que toute condu
101oujours d’adapter avec souplesse la technique aux buts qu’elle doit servir. 6. On nous dira : tout cela est bien beau, bien
102t une réponse efficace, donneront du même coup un but commun aux efforts de tous les citoyens, par-dessus les partis et leu
48 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
103vont au-devant d’une existence qui n’a plus aucun but, au-devant de souffrances qui ne servent à rien. Ce sont des hommes t
49 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
104r la vie privée des hommes d’aujourd’hui avec les buts qu’ils croient viser, d’une part, et d’autre part avec les buts qui l
105oient viser, d’une part, et d’autre part avec les buts qui leur sont réellement assignés par leur raison d’être profonde. C’
106 que la bourgeoisie n’ose plus défendre ses vrais buts, et préfère parler d’autre chose. Tous nos romans ne sont que diversi
107artifices formels obscurcissent ou trahissent les buts de l’écrivain et le séparent de l’humanité. Une littérature personnal
50 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
108 à faire. La paix n’est pas une occupation, ni un but. Du moins pour notre civilisation, elle n’est rien que l’absence obsé
109ent avec le principe de tout conflit, et ont pour but de rendre les antagonismes féconds pour l’ensemble du corps social.
110 les conditions données, d’autre part elle a pour but de les dépasser et de les rendre créatrices. Le type même d’une telle
51 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
111théologie masquée : “nous atteindrons un jour des buts magnifiques”. Un but final plane devant les regards de l’homme. Le ch
112ous atteindrons un jour des buts magnifiques”. Un but final plane devant les regards de l’homme. Le christianisme, qui maud
113 criailleries. L’intensité de la vie prise comme but unique de celle-ci, voilà une pensée qui est insupportable aux hommes
114s pas cette mystique de « l’intensité prise comme but », [p. 255] c’est-à-dire cette mystique de la vie prise comme but de
115c’est-à-dire cette mystique de la vie prise comme but de la vie, et même de la religion, s’introduire jusque dans les sermo
52 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
116ionalistes. Elles vont exactement à l’encontre du but qu’ils rêvent. Par ailleurs, si j’accepte le diagnostic de Tzara, si
117homme et sa libération qui en reste l’enjeu et le but ; il serait donc vain et dangereux qu’au lieu de combattre la société
53 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
118définition de la culture, de ses moyens et de son but final. b) qu’est-elle devenue en théorie et en pratique sous les dive
54 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
119 résoudre concrètement nos problèmes. Elle a pour but de les poser, de nous donner un instrument critique qui nous renvoie
55 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
120ctique de combat avant la prise de pouvoir et les buts collectivistes du gouvernement conquis, [p. 12] qui est à l’origine d
56 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
121vec violence et ne la dirigeront pas vers un seul but à l’exclusion de tout autre 24 . » Mais il nous faut arrêter là cette
57 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
122idée, dans des complots dont ils ignorent le vrai but, dans une action de défense qui n’ose pas préciser ce qu’elle défend,
58 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
123 accélérer le cours des choses ; c’est changer de but, et mettre en œuvre au service d’un but nouveau une force intacte, en
124hanger de but, et mettre en œuvre au service d’un but nouveau une force intacte, endormie jusqu’ici. Ce n’est pas renouvele
59 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
125ngagent les développements futurs et le télos, ou but dernier, de l’homme. C’est toujours l’« utopie », qu’on choisit par u
60 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
126r l’avenir : « L’Ordre pour base, le Progrès pour but. — Le progrès est le développement de l’ordre. — Les vivants seront t
127arx dépasse ce point de vue polémique, oublie son but, qui était la destruction de l’État, et d’une thèse purement critique
128pprime l’un, et l’autre disparaît. Qu’on voile le but, et l’action se relâche. Mais à l’inverse, que l’on déclare l’esprit
61 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
129action au telos de la société, c’est-à-dire à son but suprême. Encore faut-il savoir, me dira-t-on, si ce telos lui-même es
130 l’homme responsable, et dont l’esprit connaît un but auquel il dédie toutes ses œuvres, on voit que la culture la plus pau
62 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
131 un modèle unique, et qu’elle ne soumet plus à un but unanime. Si bien que les écrivains ne sont plus compris du peuple, et
132ont jamais été vivants pour cette génération sans but. On nous en [p. 83] donnera donc de nouveaux fabriqués à notre mesure
63 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
133tion et une pratique de la vie qui obéissent à un but commun, au service duquel s’harmonisent et se confondent les énergies
64 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
134gnorons généralement ; c’est qu’ils acceptent les buts de leur travail et que nous nous méfions généralement des buts obscur
135travail et que nous nous méfions généralement des buts obscurs, peut-être criminels, du nôtre. 2° Mais le Plan possède-t-il
136rappel permanent, et la conscience actuelle de ce but final, suffisent-ils à animer toutes les facultés humaines de créatio
65 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
137 contenu et la substance de l’empire. Elle est le but de tout ordre. Le peuple… est le seul but de toute activité humaine e
138 est le but de tout ordre. Le peuple… est le seul but de toute activité humaine et de toute institution publique. » — « L’e
139la guerre est déclarée, au nom de doctrines et de buts dont certains nous paraissent à jamais incompatibles. Dans les deux c
66 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
140agande, identiques dans les deux cas, bien que le but soit ici la société prolétarienne, et là la nation allemande, qui son
67 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
141Elles poursuivent et incarnent dès maintenant des buts partiels, [p. 127] des fins qui ne sont ordonnées qu’à une tactique,
142: notre chemin est éclairé par la seule vérité du but. Mais à l’inverse, le but ne nous devient visible que lorsque nous ma
143 par la seule vérité du but. Mais à l’inverse, le but ne nous devient visible que lorsque nous marchons et avançons sur le
144 chaque pas la certitude d’obéir au seul appel du but final. Cette méthode [p. 128] sera la mesure que nous cherchons : à l
68 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
145 après cela jugeons, c’est-à-dire choisissons nos buts prochains au nom d’une vérité finale qui ne connaît pas nos contingen
146tuelle qui avait déterminé sa forme et défini ses buts lointains. Dès lors, si je constate que la crise matérielle est deven
147 reconnaître. Ils ont fondé des religions dont le but est la force commune. Ils ont su se créer des symboles grandioses. Ce
148iquent aujourd’hui plus clairement que jamais nos buts prochains, nos fins dernières. Si nous condamnons ces religions, c’es
69 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
149j’écris ; mais je les juge dans la perspective du but final, commun à la culture et aux activités les plus diverses de la n
70 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
150utes minutieux, de modestie pédante, dont le vrai but, même inconscient, est de rendre suspecte toute conclusion hardie ou
71 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
151nts pratiques. Notre critique n’avait pas d’autre but que de préciser, par une voie négative, l’intuition d’une nouvelle me
152 faut qu’elle soit en mouvement et qu’il y ait un but à ce mouvement. Tout mouvement consiste à la fois en un élan hors de
153ppel d’une fin. Soit par ses causes, soit par son but. [p. 194] Et lorsqu’on veut décrire un mouvement, ou quelque réalité
154eu, mal, souffrance, responsabilité de la pensée, but de la littérature, valeur de l’argent, sens dernier du progrès matéri
155dont l’enjeu est à venir. Imaginer, c’est voir le but, c’est voir le tout, qu’il s’agit de rejoindre et d’accomplir. Voilà
156e sera toujours créer les voies qui conduisent au but dernier. Ce sera penser à partir de la fin. L’étymologie grecque du
157l entend exercer ; son lieu et sa date ; enfin le but dernier de son activité. Combien d’auteurs contemporains oseraient re
158 style de leur action contredit pratiquement leur but et les conduit sur un terrain qui forcément n’est pas le leur, n’est
159rvice d’États qui prétendent tous n’avoir que des buts défensifs. Ainsi le « style » militaire contredit les fins humaines a
160ion dans l’abstrait la volonté de s’ordonner à un but, et d’y soumettre ses moyens. Le style qu’il faut à une pensée commun
161e chaque phrase indique la volonté d’atteindre un but, dont la nature commande le choix des mots, le rythme, les figures. Q
162ythme, les figures. Que chaque phrase implique ce but, et le désigne par son allure même. Que le style s’ordonne à sa fin,
163, une élite d’hommes porteurs de la conscience du but commun et de la volonté de le servir par leur pensée. Le plan précis
164saient. Ainsi se trouve défini très simplement le but de la révolution européenne : ramener le centre de toutes choses poli
165s quelques hommes qui cherchent à définir le vrai but et les conditions intimes d’un mouvement destiné toutefois à revêtir
166ion que lui pose son prochain. Et à l’inverse, le but de la communauté est de permettre à tous les hommes d’assumer leurs r
167ar un lien d’entraide libre, au service d’un même but, et non point par une discipline de marche. La vraie communauté unit
72 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
168gnorons généralement ; c’est qu’ils acceptent les buts de leur travail, et que nous nous méfions généralement des buts obscu
169ravail, et que nous nous méfions généralement des buts obscurs, peut-être criminels, du nôtre. 2) Mais le Plan possède-t-il
170 rappel permanent et la conscience actuelle de ce but final suffisent-ils à animer toutes les facultés humaines de création
171ande, identiques dans les deux cas, — bien que le but soit ici la société prolétarienne, et là la nation allemande, — qui s
172 après cela jugeons, c’est-à-dire choisissons nos buts prochains au nom d’une vérité finale qui ne connaît pas nos contingen
173 reconnaître. Ils ont fondé des religions dont le but est la force commune. Ils ont su se créer des symboles grandioses. Ce
174iquent aujourd’hui plus clairement que jamais nos buts prochains, nos fins dernières. Si nous condamnons ces religions, c’es
73 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
175une passion de construire, d’une vision grande du but commun. Bien écrit, mal écrit, talent ou pas talent, original, influe
74 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
176 du vote lui-même était indiquée par la nature du but visé, et il n’y a pas lieu de chicaner sur ce point, encore que certa
177osants de toute faculté pratique de dire non). Le but étant l’unanimité, et non la majorité, et cette unanimité n’existant
75 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
178partis. Pour un très grand nombre de citoyens, le but à atteindre n’est pas d’abord d’assurer le bon fonctionnement de l’Ét
179le libre déploiement de ses forces créatrices. Le but est d’abord de faire triompher tel parti dont on est membre. On tient
180parti pour plus grand que le tout. On encore : le but est simplement de militer bruyamment dans le parti, moins par amour p
181uis matériels, d’autre part elle s’élance vers un but nouveau. Cette double activité aboutit à la création de l’État — sect
182nisation des appuis matériels, et d’élan vers des buts que l’esprit imagine. La politique véritable, de même que toute condu
183oujours d’adapter avec souplesse la technique aux buts qu’elle doit servir. Celui qui a compris cela, a compris l’Ordre nouv
184uicide que nous recommandent les clercs purs ? Le but et l’utilité pratique d’une doctrine n’est-ce pas justement d’offrir
185t une réponse efficace, donneront du même coup un but commun aux efforts de tous les citoyens, par-dessus les partis et leu
76 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
186été 1935 amorça dans la pratique, n’a pas d’autre but que cette « libération » effective. Elle suppose d’autre part que le
187man, que la personne, c’est le serf, et que notre but est la restauration de l’esclavage, sous le couvert des fameuses « va
77 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
188e livre. Peut-être mon récit n’a-t-il pas d’autre but que de décrire un précédent, d’affirmer que cela peut se faire, que c
78 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
189e naturel, et les moyens de s’y réduire, voilà le but de toute morale : car le « bien penser » en dépend. 2 décembre 1933
190fait partie de l’éloquence. Et l’éloquence est le but du discours, dont le sujet n’est que le prétexte. Je constate. Je con
191 « Si l’on veut réellement conduire un homme à un but défini, il faut avant tout se préoccuper de le prendre là où il est,
192ent engagée, parce qu’elle ne les a pas créés. Le but concret de la révolution économique que je crois moralement nécessair
193héen ; mais aujourd’hui tout se passe comme si le but final était bien moins de nous réaliser que d’informer un monde neuf,
194sité ! — le pousse ailleurs, lui indique d’autres buts, l’invite à s’abaisser à un niveau où l’art ancien perd ses prestiges
195 préoccupations professionnelles, et le défaut de buts communs surtout, je pense… Il vaut mieux partir quand on en est là. Q
79 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
196 et fin.) — Deux classes d’esprits : ceux dont le but suprême est d’« avoir la paix à tout prix » (rationalistes), et ceux
197en, qu’il continue. À son âge, j’étais gardien de but dans une équipe de football. Mais où diable a-t-il ramassé cette plat
198r, cette lenteur et ces répétitions n’ont d’autre but que de laisser à l’esprit le temps de se « figurer » ce qui est dit.
199it un sens à nos gestes et comme une apparence de but aux nostalgies élémentaires. Tout mystère dissipé, nié, raillé, il re
200 assimilées, créatrices de disciplines.) Ainsi le but final, le telos de toute politique, c’est la suppression de l’État, l
201sayer de réviser nos préjugés en fonction du vrai but de notre vie, de nous refaire une hiérarchie éthique, et de rendre ai
202? Si l’on veut une communauté, il faut d’abord un but commun, et positif, un principe créateur et pas seulement de la révol
203sse. Fonder une colonie ne devrait pas avoir pour but la colonie, mais la vie plus normale et plus féconde de chacun de ses
80 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
204 assimilées, créatrices de disciplines.) Ainsi le but final, le telos de toute politique, c’est la suppression de l’État, l
81 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
205nte d’être « insignifiante », — c’est-à-dire sans but, privée de « sens » — et n’y réussit que trop bien. Mais cela nous do
82 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
206reté, confort et instruction ? Avons-nous d’autre but commun que la sécurité et le profit ? Pourquoi sommes-nous confédérés
207u’une seule leçon : les fascismes se donnent pour but d’exalter leur mission nationale. Quelles que soient les réserves de
208rit public, voilà l’indice qu’on perd le sens des buts et du rôle de l’armée dans la cité. Il ne s’agit ici que de nuances d
83 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
209e naturel, et les moyens de s’y réduire, voilà le but de toute morale car le « bien penser » en dépend.   2 décembre Quest
84 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
210e et la pratique du mercantilisme, qui donne pour buts principaux à l’économie de faire vivre par le travail « le mulet popu
85 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
211te objection prouve une totale méconnaissance des buts de la Révolution personnaliste. L’autorité réelle étant pour nous l’é
86 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
212Staline, un dressage du russe), dressage dont les buts n’ont rien de traditionnel, bien au contraire. Tous les efforts de la
213tre de l’opinion publique : cette cure ayant pour but de réveiller chez les écrivains en question le sens de ce qu’on engag
87 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
214 du vote lui-même était indiquée par la nature du but visé, et il n’y a pas lieu de chicaner sur ce point, encore que certa
215osants de toute faculté pratique de dire non). Le but étant l’unanimité, et non la majorité, et cette unanimité n’existant
88 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
216onditions de sa durée. Staline s’est assigné pour but prochain de refaire des cadres à sa nation. Car sans cadres, l’économ
217a pas de les rendre obligatoires à bref délai. Le but dernier de l’entreprise ne fait pas de doute : on en viendra à n’auto
89 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
218rand nombre de qualités possible. Elle nie que le but de la fidélité soit le bonheur. Elle affirme scandaleusement que c’es
219vie créée, et il le transfigure en lui donnant un but essentiellement spirituel. Se détruire, mépriser son bonheur, c’est a
220ant l’égale de l’homme, elle ne peut donc être le but idéal de l’homme 98 . En même temps, elle échappe à l’abaissement bes
221que dont elle est née ne sauraient proposer comme but à notre vie la maîtrise de la Nature, puisque c’est là le but et la f
222vie la maîtrise de la Nature, puisque c’est là le but et la fonction originelle du Démiurge, et puisque le salut est justem
90 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une révolution refoulée (juillet 1938)
223ique, les réformes vont toujours à l’encontre des buts allégués. Chacun sent très bien que l’autre triche. D’où cet affaibl
91 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
224, [p. 41] Fors par un herbé dont je bui Et il en but : ce fu pechiez. La situation dans laquelle ils se trouvent est donc
225us forte que la passion même. La mort, qui est le but de la passion, la tue. Mais l’épée nue n’est pas encore l’expression
226assion fatale, mais au contraire il est devenu le but, la fin désirée pour elle-même. Et la passion n’a donc joué qu’un rôl
227 La pierre qu’on lance « sans viser » va droit au but. En vérité, c’est qu’on visait ce but, mais la conscience n’a pas eu
228va droit au but. En vérité, c’est qu’on visait ce but, mais la conscience n’a pas eu le temps d’intervenir et de gauchir le
92 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
229ger » seul capable de détourner l’instinct de son but naturel et de transformer le désir en une aspiration indéfinie, c’est
230ne », dira Goethe. Et Novalis : « La femme est le but de l’homme. » Ainsi l’aspiration vers la lumière prend pour symbole l
231ccéder à la Lumière. Mais la fin de l’esprit, son but, c’est aussi la fin de la vie limitée, obscurcie par la multiplicité
232 dans un Désir unique, qui aboutit à les nier. Le but final de cette dialectique, c’est la non-vie, la mort du corps. La Nu
233et il fallait aussitôt s’en déprendre, puisque le but était de brûler toujours plus, de brûler jusqu’à en mourir ! L’être p
234a Femme, être prophétique, « éternel féminin », « but de l’homme ». Les Celtes, déjà, tendaient donc à matérialiser l’élan
235tures (mûdras) décrites par le Hathayoga ont pour but « d’utiliser comme moyen de divinisation et ensuite d’intégration, d’
236 simplement une allégorie ». De toute manière, le but est le « suprême grand bonheur… la joie de l’anéantissement du moi ».
237ont enlacés, etc. Tous ces préliminaires ont pour but « l’autonomisation » de la volupté — considérée comme l’unique expéri
93 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
238e jeûne et de macération dont nous connaissons le but chez les [p. 160] Cathares : l’absorption de toutes les facultés dans
239us savons que c’est la souffrance qui est le vrai but de la séparation voulue… Nous rejoignons alors la situation mystique
240dépasser jusqu’à s’unir au transcendant, quand le but n’est plus la Lumière, et quand on ignore le « chemin », c’est se pré
94 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
241. Dieu n’a rien à faire avec la Nature, il est le but de la Nature, l’élément avec lequel elle doit un jour s’harmoniser. N
242se que fut le romantisme allemand. La mort est le but idéal des « hommes [p. 240] élevés » de la Loge invisible de Jean-Pau
243ythme est moins ample et l’esprit va trop vite au but. La France de la Révolution et de l’Empire n’a plus d’énergie disponi
244els : or la passion courtoise n’avait pas d’autre but, et son langage n’avait pas d’autre clé. Perdus et oubliés cette clé
245as d’autre clé. Perdus et oubliés cette clé et ce but, la passion dont le besoin revient nous tourmenter n’est plus qu’une
95 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
246t [p. 266] les relations des époux, n’ont d’autre but que d’augmenter l’agressivité des soldats. Tout cela confirme la liai
247 d’hommes qui font de la séduction de la femme le but de leurs pensées et la grande affaire de leur vie… Que de combinaison
248 nation ; parce qu’elles allaient se donner comme but non un intérêt dynastique, mais la conquête ou la propagation d’idées
249e l’amour et de la guerre, soit rompu. Certes, le but concret de la guerre fut toujours de forcer la résistance ennemie, en
250lles deviennent l’une pour l’autre l’obstacle. Le but réel, tacite, fatal, de ces exaltations totalitaires est donc la guer
251 on le voit dans le cas de la passion d’amour, ce but est non seulement nié avec vigueur par les intéressés, mais il est ré
96 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
252 n’est point de « créatures » — alors que le seul But de l’amour infini ne peut être que le divin : Dieu, notre idée de Die
253onditions de sa durée. Staline s’est assigné pour but prochain de refaire des cadres à sa nation. Car sans cadres, l’économ
254nt contractés dorénavant « au nom de l’État ». Le but dernier de l’entreprise ne faisait pas de doute : on en viendrait à n
255lliance humaine ses meilleures chances de durer : buts et rythmes de vie, vocations comparées, caractères et tempéraments. S
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
256rand nombre de qualités possible. Elle nie que le but de la fidélité soit le bonheur. Elle affirme scandaleusement que c’es
257vie créée, et il le transfigure en lui donnant un but essentiellement spirituel. Se détruire, mépriser son bonheur, c’est a
258t l’égale de l’homme, elle ne peut donc être « le but de l’homme » comme le croira cependant Novalis, renouvelant la mystiq
259que dont elle est née ne sauraient proposer comme but à notre vie la maîtrise de la Nature, puisque c’est là le but et la f
260vie la maîtrise de la Nature, puisque c’est là le but et la fonction originelle du Démiurge, et puisque le salut est justem
98 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
261ule forme humaine de la justice. [p. 267] 23. Le but du personnalisme n’est pas de s’emparer des « centrales » pour établi
262sur place des foyers communautaires. 24. C’est un but essentiellement fédéraliste. 25. Il ne s’agit pas de s’emparer d’un p
99 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
263n certain équilibre social que les mœurs ont pour but de maintenir, cet équilibre étant d’ailleurs bon ou mauvais.) C’est q
100 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
264Réforme. Essayons de les dégager sommairement. Le but unique des Réformateurs était de restaurer la fidélité de l’Église à
265ici-bas sans transcendance, une religion dont les buts purement terrestres ne divergent plus du tout des buts de la politiqu
266purement terrestres ne divergent plus du tout des buts de la politique, se confondent même avec ceux-ci. [p. 45] Alors il n