1 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
1nsiste, souffre. Et cela ne se passe plus dans le canton de Vaud, mais dans le domaine propre de Ramuz qui est l’élémentaire.
2 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
2 incidents de la moindre paroisse « libriste » du canton de Vaud. Son sens aigu de la qualité intellectuelle, sa rigueur criti
3 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
3ne très petite échelle : celle de certains petits cantons suisses où les affaires publiques sont discutées par l’assemblée plén
4 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
4ns tous réunis pour déjeuner, on dominait tout un canton de marécages mélancoliques ; et parfois l’on voyait scintiller dans u
5 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
5s. On ne comprend rien à la réalité sociale de ce canton si l’on fait abstraction de tout cela dont le marxisme, justement, se
6he. (Car la droite n’ose pas dire son nom dans ce canton.) Les partis de gauche ont fait liste commune : cela s’appelle le fro
6 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
7he. (Car la droite n’ose pas dire son nom dans ce canton.) Les partis de gauche ont fait liste commune : cela s’appelle le fro
7 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
8té, et notre statut intérieur de confédération de cantons, découlent des conséquences précises dans les ordres les plus divers.
9raduisent nos journaux — et spécialement dans les cantons romands — est en contradiction constante avec notre neutralité, et ce
10 pourquoi elle appartient à l’État et non pas aux cantons. De plus, les mesures toutes récentes organisant la couverture des fr
8 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
11’à une échelle réduite : celle de certains petits cantons suisses où les affaires publiques sont discutées par l’assemblée plén
9 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
12’en va pas de même chez nos confédérés des petits cantons. Et c’est pourquoi les catholiques n’ont pas eu de peine à s’annexer
13e l’action politique de Nicolas, Pacificateur des cantons et adversaire du régime des pensions, la Contre-Réformation insistait
14tisanes non dissimulées, les politiciens des cinq cantons catholiques cherchent leur salut dans des soutiens extérieurs, et les
15ber adjure Zurich de conserver l’ancienne foi des cantons : mais vous savez très bien que Zurich seule garde le souci de la vie
16s figures symboliques ou historiques : les Treize Cantons, des apôtres, des prophètes et des représentants de la hiérarchie cat
17e à coups de fouet par le prophète Elie. Puis les cantons personnifiés viennent discuter le renouvellement de l’ancienne allian
18que la Mort ait accompli son Jugement, les Treize Cantons reparaissent et loue la sagesse du frère Claus. Les cantons catholiqu
19paraissent et loue la sagesse du frère Claus. Les cantons catholiques reconnaissent qu’il avait eu raison de les mettre en gard
20t les doctrines qu’on ne met pas en pratique. Les cantons protestants, pour leur part, se repentent de leur orgueil. Et Nicolas
10 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
21ité et notre statut intérieur de confédération de cantons, découlent des conséquences précises dans les ordres les plus divers.
22 pourquoi elle appartient à l’État et non pas aux cantons. De plus, les mesures toutes récentes organisant la couverture des fr
11 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
23on des Suisses s’élargira. Peu à peu, de nouveaux cantons s’allieront aux communes du Gothard. Un réseau compliqué de pactes re
24villes aux campagnes. Et chaque fois que l’un des cantons voudra prendre la tête de la Ligue, il trouvera tous les autres unis
25thieu Schinner — ne pouvait être gouverné par les cantons dépourvus de pouvoir central. Ou bien ce pouvoir aurait dû être impro
26ivant, par le rattachement sur pied d’égalité des cantons italiens et romands. Notre fédéralisme actuel ne date donc que de Qua
27is se recouvrir exactement. Le noyau primitif des cantons forestiers s’allie aux villes de Lucerne et Zurich ; puis conquiert a
28vient l’allié au second degré des autres [p. 181] cantons ; Berne ensuite noue des liens particuliers avec Zurich, et d’autre p
29 autorité, souvent décisive d’ailleurs. Plusieurs cantons se trouvent appartenir à deux ou trois réseaux d’alliances, lesquelle
30on apparition en Suisse à partir du moment où les cantons ont conclu une alliance unique et uniforme, au lieu qu’auparavant cha
31s grandes dimensions, au-delà des limites de leur canton natal, et sans nul détriment pour ce dernier, bien au contraire. Tand
32aire en miniature ; ceux qui veulent être de leur canton d’abord ou uniquement et appellent cela « fédéralisme », alors [p. 19
12 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
33ale », les subsides et les allocations ; mais les cantons les plus conservateurs sont souvent [p. 200] ceux qui, me dit-on, se
34 nombre et les groupements restreints. Les petits cantons, chez nous, ont voix égale avec les grands ; les catholiques avec les
13 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
35comme accidentelles, de centres européens dans un canton : Zürich au xviiiᵉ siècle, Coppet, Bâle au temps de Burckhardt et de
14 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
36acré. C’est pour le garder libre que nos premiers cantons ont reçu la liberté d’Empire. Or il se trouve que providentiellement,
15 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
37 vaste halle décorée d’écussons de nos vingt-deux cantons, et le banquet commence incontinent. Nous sommes une bonne centaine,
16 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
38. » À la deuxième objection, je répondrai que les cantons suisses n’ont adopté une constitution commune qu’en 1848, au terme d’
39 réalité les défenseurs jaloux de l’autonomie des cantons contre la centralisation. Pour les uns, fédérer veut dire simplement 
40édéralisme ne consiste ni dans la seule union des cantons, ni dans leur seule autonomie. Il consiste dans l’équilibre continuel
41uisse illustre ce principe. Chaque fois qu’un des cantons, comme Zurich, ou un groupe de cantons citadins, plus riche ou plus p
42 qu’un des cantons, comme Zurich, ou un groupe de cantons citadins, plus riche ou plus peuplé que les autres, a cru pouvoir imp
43ats, ni la Suisse par les délégués des vingt-deux cantons. Ce serait impraticable. Ces deux fédérations sont gouvernées, au-des
44à réaliser, et rapidement, comme le fut celle des cantons suisses en 1848. La nécessité en est évidente, la maturation historiq
17 1948, Suite neuchâteloise. I
45ès qu’on essaye de définir l’originalité de notre canton, tout devient si complexe et souvent si bizarre aux yeux de la plupar
46oi-même étonné. Principauté prussienne [p. 13] et canton suisse français ; traditions aristocratiques à peine éteintes (moins
18 1948, Suite neuchâteloise. V
47une famille parmi d’autres… Je la voyais dans son canton ; mais dans la Suisse ; mais dans l’Europe, que devient ce fil rouge
19 1948, Suite neuchâteloise. VIII
48iale dans le commerce quotidien, c’est le nord du canton qui a gagné et nous a faits républicains, voilà cent ans. Il nous don
49es endroits. (Exercice pour enfants des écoles du canton. Corrigez le verbe [p. 91] suivant : J’ai l’ennui, tu t’encoubles, il
50t pour beaucoup, et qu’on ne peut pas déplacer le canton de Berne. Mais je me souviens aussi de l’état d’esprit qui entretient
20 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
51ats, ni la Suisse par les délégués des vingt-deux cantons. Ce serait impraticable. Ces deux Fédérations sont gouvernées, au-des
21 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
52rté d’établissement ou d’échange commercial entre Cantons, point d’unité monétaire, point de représentation des peuples. Un seu
53mer les meubles. II y eut une guerre civile entre Cantons, qui fit voir l’impuissance du Pacte. Il y eut un long branle‑bas de
54. Pendant le mois d’août, le peuple vote dans les Cantons. Le 12 septembre, la Diète proclame que la Constitution est acceptée
55drapeau suisse est arboré à côté des drapeaux des Cantons. Aucun des troubles graves, aucune des ruines prévues et dûment calcu
56u des souverainetés cantonales absolues ; que les Cantons suisses vivaient [p. 10] ensemble depuis des siècles ; que les problè
57 autant de siècles, et souvent davantage, que nos Cantons. Leurs sorts ne sont pas moins liés, si vous regardez l’Europe dans l
22 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
58 leur variété ait empêché les États des US ou les Cantons de la Suisse de se fédérer. La souveraineté nationale absolue n’est d
23 1953, La Confédération helvétique. Introduction (par Lucien Febvre)
59 La Suisse, c’est la boule de neige. Trois petits cantons qui se donnent la main. Et puis, une oscillation vers l’Ouest — et qu
60encore, et voilà finalement agglomérés les treize cantons. Qui n’ont pas à élever de monuments au « Rassembleur de la Terre hel
61ez même pas de familles qui en aient « fait » les cantons. Mais l’esprit ? Liberté, démocratie : rien à ajouter [p. 11] aux fin
62, dépendant uniquement des autorités [p. 13] d’un canton — et émouvantes quand on pense à la somme de sacrifices que chacune d
63es représente, à l’effort que représente, pour un canton comme celui de Fribourg, la création et l’activité d’une université d
64. Mais quand ils réussissent à se dégager de leur canton — alors, pas de milieu, ils atteignent à l’universel. C’est ce que je
65khardt ou, dans un autre domaine, Karl Barth. Son canton — ou l’Europe. Lucien Febvre.
24 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
66 La Suisse ne subsiste que par la fidélité de ses cantons à une alliance indiscutée, donc sans terme prévu. C’est pourquoi le P
67 salles d’école, le souvenir de trois députés des cantons fondateurs de la Confédération, croisant leur main gauche tandis qu’i
68. Ainsi fut constitué un noyau primitif de quatre cantons. Il ne tarda guère à s’allier avec la ville impériale de Zurich, et à
69lle fit des bailliages. À la première ligue des « Cantons forestiers » renforcée par les villes, s’adjoignirent au cours des xi
70ers 1500, la Confédération se composait de treize cantons souverains, flanqués de nombreux alliés, villes libres, abbayes, vall
71 pays sujets. La transformation des bailliages en cantons, au cours des siècles suivants, puis l’entrée officielle des cités ro
72aités enchevêtrés. Notons seulement que plusieurs cantons se trouvaient appartenir à deux ou trois réseaux d’alliances, lesquel
73aire, en temps de guerre. En réalité, ce sont les cantons suisses qui ont créé et pratiqué les premiers, d’une manière qui n’a
74établi l’équité de la cause et l’outrage reçu, le canton intéressé peut requérir les Confédérés de le secourir. Cependant… cha
75 les Confédérés de le secourir. Cependant… chaque canton n’est pas allié à tous les autres. Mais bien que tous n’aient pas les
76us n’aient pas les mêmes droits, toutefois, si un canton requiert un ou deux alliés de le venir secourir, tous les cantons s’a
77 un ou deux alliés de le venir secourir, tous les cantons s’assemblent, les premiers appelés avertissant les autres. Mais avant
78 leur pouvoir. Et comme il pourrait arriver qu’un canton soit assailli tellement à l’improviste que l’ennemi tiendrait tous le
79tiendrait tous les passages, et par conséquent le canton n’aurait aucun moyen de demander secours par lettres ni par ambassade
80a besoin d’avoir [p. 30] prompt secours, tous les cantons confédérés aideront de toutes leurs forces, comme s’ils étaient nommé
81iche que les [p. 31] campagnes, ou d’un groupe de cantons aux intérêts communs. Toutes les fois qu’un ou plusieurs des membres
82l’alliance sur pied d’égalité réelle : les petits cantons recevant des avantages de droit qui compensaient les avantages de fai
83stait un seigneur sur ses terres et plusieurs des cantons possédaient des bailliages, qu’ils opprimaient parfois durement. L’ég
84istoire de la Suisse se confond avec la lutte des cantons contre les Habsbourg. À mesure que cette maison affermit son pouvoir
85s au sujet du partage. La guerre civile entre les cantons citadins et les cantons campagnards est sur le point d’éclater. Mais
86a guerre civile entre les cantons citadins et les cantons campagnards est sur le point d’éclater. Mais à la dernière minute, un
87e alliance étrangère sera désormais interdite aux cantons, les villes de Soleure et Fribourg sont reçues dans les [p. 35] Ligue
88elle Nicolas n’avait cessé de mettre en garde les cantons. Son rêve était de constituer au centre du continent un grand État qu
89a Réforme, voulut attaquer Zurich avec l’aide des cantons du centre, demeurés catholiques, Zwingli fut chargé du plan de défens
90ngli fut chargé du plan de défense. Vainqueur des cantons catholiques dans une première série de guerres locales, il devint à p
91temps de systole, de repliement, de réaction. Les cantons du Centre continuaient à se gouverner selon le système des Landsgemei
92rner selon le système des Landsgemeinde. Mais les cantons dont le « chef-lieu » était une cité de quelque importance, Zurich, L
93ites républiques cantonales, même dans les petits cantons à Landsgemeinde. Goethe, voyageant en Suisse vers la fin du xviiie s
94elle des « commérages », vint se réfugier dans le canton de Berne, — le plus strictement aristocratique de tous — et qu’à pein
95e tirer sur la foule. On trouvait des troupes des cantons au service des rois de France, de Prusse, d’Angleterre et d’Espagne,
96nta pas de faire de considérables concessions aux cantons : il prononça un éloge de leur fédéralisme, fort surprenant de la par
97prophétique : Sans les démocraties de vos petits cantons, vous ne présenteriez rien que ce que l’on trouve ailleurs ; vous n’a
98nnant le retour au statut de la Ligue des [p. 45] cantons — augmentée de neuf États nouveaux — ils réaffirmèrent solennellement
99ertaine. Le régime de la souveraineté absolue des cantons s’était révélé incapable de faire face à une menace étrangère. La néc
100ut centralisé dont on venait de les délivrer, les cantons multipliaient les mesures « nationalistes », les barrières douanières
101crise larvée s’aggrava soudain lorsqu’en 1847 les cantons catholiques constituèrent une Ligue séparée (Sonderbund) pour résiste
102e bannissement des jésuites. [p. 46] L’armée des cantons protestants, sous les ordres du général Dufour, triompha au cours d’u
103 resserrer définitivement l’alliance fédérale des cantons. La Diète de 1848 se montra fort généreuse vis-à-vis des vaincus : le
104Constitution fédérale de la Suisse : la Ligue des cantons devenait, après cinq cents ans, un État doté d’une armée, d’un budget
105e demeurée considérable de ses communes et de ses cantons, enfin la lenteur relative avec laquelle elle avait assimilé certains
106isse fût-il le problème des droits respectifs des cantons et de la Confédération. Les partis de droite représentaient la tendan
107sive de son fédéralisme. N’allait-on pas voir les cantons romands et italiens prendre parti pour les Alliés, les cantons aléman
108ds et italiens prendre parti pour les Alliés, les cantons alémaniques pour les Empires centraux ? On le vit en effet. Pendant q
109ns religieuses et surtout les jalousies entre les cantons citadins et campagnards n’avaient contraint la Confédération à une po
25 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
110 ? En obtenant l’agrégation à une commune dans un canton. Ce fait très simple contient en germe la plupart des distinctions fo
111il doit choisir la commune — et par conséquent le canton — dont il désire faire partie. « La naturalisation ne sera parfaite q
112 le candidat aura été agréé par une commune et un canton ; c’est alors seulement qu’il sera un citoyen suisse » 8 . Dans notre
113e la commune au pouvoir fédéral en passant par le canton, car c’est selon ce processus que s’est constituée, historiquement, l
114ement des relations entre la Confédération et les cantons, mais encore des rapports entre le gouvernement cantonal et les commu
115 territoire… [p. 61] C’est à ces origines que nos cantons doivent de n’être jamais devenus des États bureaucratiques et central
116s. La commune tranche en première instance, et le canton n’intervient qu’en appel. Ce régime s’est révélé particulièrement eff
117i nommé syndic ou président de commune, selon les cantons). La commune a le droit de lever des impôts, et parfois même d’exiger
118onomie va de soi chez les Suisses. Le contrôle du canton sur les communes se limite à examiner la conformité des décisions com
119mptes (parfois le budget) des municipalités. Le canton L’indigénat d’une commune donne droit de cité dans un canton. Et les
120digénat d’une commune donne droit de cité dans un canton. Et les cantons sont les éléments de base sur lesquels repose l’édifi
121ommune donne droit de cité dans un canton. Et les cantons sont les éléments de base sur lesquels repose l’édifice fédéral. Les
122e base sur lesquels repose l’édifice fédéral. Les cantons suisses sont des États souverains « dans la mesure où leur souveraine
123ière aux Suisses. Ils n’oublient jamais que leurs cantons sont antérieurs à la Confédération, qui a résulté de leurs alliances
124ation très poussée dans d’autres domaines. Chaque canton possède son gouvernement composé des trois pouvoirs habituels, l’exéc
125par le peuple à la majorité absolue dans quelques cantons, ou selon le système proportionnel dans la plupart des autres. Trois
126e proportionnel dans la plupart des autres. Trois cantons seulement (Glaris, Unterwald et Appenzell) ont conservé l’antique ins
127t d’une société politique de notre temps, dans un canton fort évolué : sur les 35 000 habitants qu’il contient, un quart seule
128 se manifestent guère que dans les parlements des cantons à prédominance citadine, comme Genève. Partout ailleurs, les considér
129ues ne sont pas celles des religions ; celles des cantons ne sont pas celles des régions économiques ; et celles des cultures n
130dération La structure politique de la plupart des cantons telle qu’on vient de la décrire, date du premier tiers du xixe siècl
131mplifiée et aérée. Cette évolution intérieure des cantons, unifiant leurs régimes dans une large mesure, allait faciliter le pa
132uite des Affaires étrangères et l’arbitrage entre cantons. Ses délibérations se voyaient constamment stérilisées par l’oppositi
133résistance fut si forte, surtout dans les anciens cantons de la Suisse centrale, que Bonaparte se vit contraint de revenir à l’
134’égalité entre les citoyens d’une part, entre les cantons et les « pays sujets » d’autre part. La Restauration conserva ces deu
135it qu’une faible garantie pour l’indépendance des cantons, en un siècle qui allait voir surgir deux nouvelles puissances unifié
136 Suisse ressemblait à l’Europe d’aujourd’hui. Les cantons souverains [p. 69] étaient les maîtres incontestés de leur politique
137bles de s’entendre sur aucune mesure commune, les cantons multipliaient les mesures offensives les uns à l’égard des autres. Pr
138es plus longs, mais moins coûteux. Cependant, les cantons s’obstinaient dans leur refus de s’ouvrir les uns aux autres, et croy
139souveraineté sans restriction, qu’il s’agisse des cantons ou des États-nations modernes. Il vaut la peine de citer les termes d
140r les hommes de la Confédération et les hommes du canton… Il n’est, ce me semble, aucun motif de conserver un pareil état de c
141antes, les vœux, les projets d’un grand nombre de cantons, et cette anxiété elle-même, et ce malaise général qu’il est impossib
142à divisé, un nouveau brandon de discorde 16 . Les cantons, s’ils renonçaient à la souveraineté, perdraient leurs traditions. La
143nion économique. On prédisait tantôt la ruine des cantons riches (ce qui n’élèverait pas le niveau de vie des autres) et tantôt
144. Celle-ci fut adoptée au mois d’août, par quinze cantons et demi contre six et demi. Le 6 novembre, les Chambres se réunirent
145la Fédération limite en droit la souveraineté des cantons, elle sauvegarde en fait leur existence distincte, elle agrandit le c
146 peuple, et le Conseil des États, mandataires des cantons. Ces deux conseils ont des pouvoirs égaux, et leur accord est indispe
147e mode d’élection des Conseillers varie selon les cantons. C’est tantôt le peuple, tantôt le Grand Conseil ou la Landsgemeinde
148à raison d’un député par 22 000 habitants, chaque canton ou demi-canton formant un arrondissement ou collège électoral. (Toute
149édérale ». Elle est en même temps le chef-lieu du canton auquel elle donne son nom. Ces détails de protocole sont significatif
150dre essentiellement collégial, qu’il s’agisse des cantons ou de la Confédération. Les décisions importantes du gouvernement éma
151ui lui sont adressées par les conseils ou par les cantons » (art. 102, § 4 de la Constitution). Mais si les Chambres repoussent
152st en grande partie neutralisé par les droits des cantons et par le contrôle populaire (referendum). Au surplus, quelle que soi
153u pour la déterminer : les partis politiques, les cantons, la langue, la religion. Comme il n’y a que sept conseillers, il est
154 choisir plus d’un membre du Conseil dans le même canton, et la coutume veut que les cantons de Zurich, Berne et Vaud, les plu
155l dans le même canton, et la coutume veut que les cantons de Zurich, Berne et Vaud, les plus peuplés, aient droit à un siège en
156 aient droit à un siège en tout temps. Les autres cantons se voient représentés comme accidentellement, selon le jeu des trois
157; et il ne doit pas être lié trop étroitement aux cantons, en tant qu’il exerce [p. 79] une fonction de vigilance et d’arbitrag
158érends entre la Confédération, d’une part, et les cantons ou les corporations, d’autre part. Les citoyens peuvent en outre lui
159timent leurs droits constitutionnels lésés par un canton, « ce qui a grandement contribué à l’emploi de méthodes correctes dan
160tain nombre de partis n’existent que dans un seul canton, ou même dans une seule région de ce canton. Les partis qui ont acqui
161 seul canton, ou même dans une seule région de ce canton. Les partis qui ont acquis quelque importance sur le plan fédéral son
162nce centralisatrice. Ils défendent les droits des cantons contre Berne. À ce titre, et par un curieux glissement de sens, ils s
163our défendre les droits des agriculteurs dans les cantons où le parti catholique est faible ou inexistant, comme Berne. Le grou
164ante de la Confédération. Certes, l’autonomie des cantons n’est mise en question par personne. Elle reste totale au point de vu
165 des routines. D’autre part, il va de soi que les cantons sont trop petits pour constituer des marchés distincts. Une politique
166 est faite par 30 000 citoyens actifs ou par huit cantons » (art. 89) et il en va de même pour les traités internationaux de lo
167 législative et constitutionnelle existe dans les cantons. Sur le plan fédéral, il ne s’applique qu’aux révisions (totales ou p
26 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
168mières fabriques de machines s’installent dans le canton de Zurich, malgré la résistance de la population. Les cens et les dîm
169p. 100] du pays, et plus particulièrement dans le canton de Zurich. Ces usines ont construit les locomotives et les dynamos le
170cteurs favorables. Le gouvernement fédéral et les cantons subventionnent de diverses manières la production agricole. Les paysa
171fédérative du pays, la forte décentralisation des cantons et des foyers urbains, diminue l’isolement moral et physique du paysa
172les plus grands contrastes, mais plutôt entre les cantons. Fait remarquable, l’unification économique du pays n’a pas entraîné
173 redoutaient il y a cent ans ses adversaires. Les cantons primitifs conservent leur primitivisme, si on les compare à Zurich ou
174ndent comme les Markgenossenschaften des premiers cantons, à la nécessité de grouper les efforts pour compenser la pauvreté du
175é des cellules de base — communes et entreprises, cantons et cartels régionaux — tend à ralentir l’évolution vers l’étatisme, d
27 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
176provoquer tant de divorces. La Suisse, divisée en cantons, est un pays où « tout le monde se connaît », où le contrôle social e
177ts négatifs. Il est frappant de constater que les cantons à majorité socialiste ne se montrent pas plus « progressistes » que l
178e 6 ou 7 ans jusqu’à l’âge de 12 ou 13, selon les cantons. Quel que soit leur niveau social, qu’ils deviennent plus tard ouvrie
179es sexes est encore combattue en théorie dans les cantons catholiques, mais elle est pratiquée un peu partout. Quelques cantons
180 mais elle est pratiquée un peu partout. Quelques cantons laissent aux communes le soin de juger de l’opportunité des classes m
181lèves. Ce régime n’est rendu praticable, dans les cantons pauvres, que par l’octroi de subventions fédérales. Il en résulte que
182édérale dans un domaine jalousement gardé par les cantons reste unique à notre connaissance 34 . La Constitution de 1848 autori
183nation, [p. 133] par l’opinion publique des trois cantons. Cependant, tout en sauvegardant avec vigilance leurs caractères loca
184rtion, se recrutent dans la même ville ou le même canton, parlent avec le même accent, et appartiennent aux mêmes milieux soci
185 à l’autre du territoire ont appris aux hommes de cantons différents à se connaître et à collaborer plus étroitement. D’autre p
28 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
186uissance temporelle avec les grands féodaux : les cantons primitifs devront s’armer contre eux aussi souvent que contre les Hab
187e ne fait pas partie de la Confédération des XIII cantons. Et l’œuvre du réformateur français qu’elle adopte va rayonner dans t
188tiendront la lutte, souvent sanglante, contre les cantons catholiques du Centre, jusqu’aux débuts du xviiie siècle. Dès l’époq
1891529, battus en 1531 puis de nouveau en 1656, les cantons protestants finiront par établir leur prépondérance au terme de la « 
190nt, le droit d’établissement était refusé par les cantons aux Suisses d’une confession différente de celle de la majorité. La C
191sions tel qu’on ne peut plus parler proprement de cantons protestants, mais seulement de cantons à majorité protestante (la plu
192prement de cantons protestants, mais seulement de cantons à majorité protestante (la plus forte étant celle du canton de Berne,
193ajorité protestante (la plus forte étant celle du canton de Berne, où l’on ne trouve qu’un catholique pour sept habitants.) En
194des catholiques augmente plus rapidement dans les cantons naguère protestants, que celui des protestants dans les cantons demeu
195e protestants, que celui des protestants dans les cantons demeurés presque entièrement catholiques. Cela s’explique en bonne pa
196ois toutes protestantes, cependant que les petits cantons ruraux du centre offrent peu de possibilités à l’immigration. Cette i
197n totale aux alliances particulières [p. 147] des cantons, soit entre eux, soit avec l’étranger. Les conceptions politiques de
198sse non pas le lien fédéral, mais l’autonomie des cantons. Chez certains auteurs, comme Ramuz, il devient presque synonyme de s
199itique, elle défend la traditionnelle liberté des cantons, car elle y voit la garantie la plus certaine de ses droits contre le
29 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
200t à l’ensemble des autres, et majoritaire dans un canton, une région, un domaine essentiel de la vie commune. Il arrive même q
201pays, l’unification serait sa perte. Laissons aux cantons leur particularisme, comme à nos régiments leurs particularités. Nous
202urs dialectes, dont ils possèdent au moins un par canton, l’allemand officiel (Hochdeutsch ou Schriftdeutsch) étant réservé au
203 hitlérisée. Il crée entre les citoyens d’un même canton une communauté très vivante, faite de nuances familières, d’allusions
204immigrants de la Péninsule répandus dans tous les cantons suisses. L’helvétisation du Tessin a progressé très rapidement depuis
205collectés dans la population ou souscrits par les cantons. De 1939 à 1947, l’Agence des prisonniers de guerre, installée à Genè
206 25 sections auxiliaires dispersées dans d’autres cantons, a transmis aux prisonniers et à leurs familles près de 120 millions
207 international du travail. Ainsi, de même que les cantons catholiques avaient mérité du pape Jules II le titre perpétuel de « d
208 acquise que par 415 000 voix contre 323 000, dix cantons et demi (contre onze et demi) la refusant. Une fois entrée dans la Li
209édérer, comme surent le faire il y a cent ans les cantons suisses. Encore faut-il que cette fédération soit bien réelle et sinc
30 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
210ersistons à demeurer une vingtaine de nations, de cantons désunis. Mais au contraire, nous pouvons tout sauver par une union qu
31 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
211ersistons à demeurer une vingtaine de nations, de cantons désunis. Mais au contraire, nous pouvons tout sauver par une union qu
212nt fédéraliste, loin d’abolir la souveraineté des cantons, la garantit expressément ? 5 Ces méprises expliquent assez bien l’e
32 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Deux notes sur la souveraineté nationale (mai 1954)
213tative de Strasbourg. Composée d’ambassadeurs des Cantons souverains, pourvus du droit de veto, cette Diète « n’avait en fait d
214, cette Diète « n’avait en fait d’emprise sur les Cantons que dans la mesure où elle se conformait à leurs volontés » 8 . La di
215ts pour l’Europe d’aujourd’hui. Loin d’exiger des Cantons une renonciation à leur souveraineté, la Constitution suisse de 1848
216textes : Article 1. — Les peuples des vingt-deux Cantons souverains de la Suisse, unis par la présente alliance… forment dans
217nsemble la Confédération suisse. Article 3. — Les Cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par l
218déral. Article 5. — La Confédération garantit aux Cantons leur territoire, la souveraineté dans les limites fixées par l’articl
33 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
219es se pensaient le [p. 254] plus grand, dans leur canton de la planète. Mais l’Europe la première a rendu l’histoire du monde
34 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le pouvoir des intellectuels (juillet 1957)
220 modèle de civisme. On passe en cinq minutes d’un canton à un autre. Leurs habitants ne se connaissent guère entre eux. S’aime
35 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La Suisse et l’Europe après 1945 (avril 1957)
221onfédération helvétique a groupé en 1848 tous les cantons suisses. 5. La Suisse dépend de l’Europe Jusqu’ici, la Suisse est r
36 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (février 1958)
222 suivies de discussions, pour les instituteurs du canton ; — une enquête finale sur les résultats de cette action. De plus, le
37 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
223rends seront tranchés par le roi d’Espagne et les cantons suisses. Le devoir d’alliance des huit souverains joue également pour
224, trois ; les Sept-Provinces, quatre ; les treize Cantons et petites souverainetés voisines, deux ; les duchés de Holstein et d
38 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
225me et c’est ce qu’on observe aujourd’hui avec les Cantons Suisses et les Provinces-Unies ou États de Hollande, où plusieurs cit
39 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
226 Révolution de février à Paris, cependant que les cantons suisses décidaient de se fédérer, qu’un Parlement fédéral allemand se
227808-1881) avait été l’auteur du code civil de son canton natal, Zürich, avant de devenir à Heidelberg l’un des plus célèbres p
228ent des avantages d’une vraie fédération pour les Cantons jadis « souverains » de son pays, recule devant cette solution lorsqu
40 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.2. Crépuscule ou nouvelle aurore ?
229 France, de l’Autriche, des cités italiennes, des cantons suisses, des Flandres. Celles de la papauté produisent le même effet
41 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
230 qui survit en Suisse dans les Landsgemeinden des cantons montagnards. De là un droit qui, entre les deux extrêmes du jus roman
42 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
231des parlements, c’est la Landsgemeinde des petits cantons suisses, formant le Ring sur la place principale.) [p. 32] Il n’est
43 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
232n de type fédéraliste. L’exemple de la Suisse des cantons apparaît décisif à cet égard. b) L’Europe unifiée à l’image de l’État
233ue la Suisse a résolu, avec ses vingt-cinq petits cantons souverains. La différence des superficies était certes importante au
234États de l’Europe qu’elles ne l’étaient entre les cantons suisses avant 1848 ; à tout le moins ne sont-elles pas d’une autre es
235et coloniales, seule la Suisse réussit à unir ses cantons selon la maxime impériale de l’union dans la diversité. Proudhon s’es
236ats européens (1879). Auteur du Code civil de son canton natal, Zurich, Bluntschli connaît les mécanismes de notre vie civique
237es décisions qui sont actuellement du ressort des cantons. Le droit d’établissement, la législation du travail, le régime fisca
238ait ses élites intellectuelles et politiques, les cantons, les villes principales, les grandes organisations professionnelles,
239’Europe. De même qu’au xiii e siècle les premiers cantons avaient reçu l’immédiateté impériale pour défendre le col du Gothard
44 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stage d’Oosterbeek (septembre 1964)
240dévalorisent (comme celles des Six, ou celles des cantons suisses), les régions naturelles ou créées par de nouvelles concentra
45 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Introduction
241z-le : « Je me garderai bien de dire que certains cantons sont moins authentiquement suisses que d’autres, mais peut-être pourr
46 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.1. Puissance du mythe
242re et pacifique, toute prête à s’agréger d’autres cantons jusqu’à ce qu’elle remplisse tout l’espace que lui assignait la Provi
47 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.4. « Le pacte de 1291 a fondé la Suisse »
243ept, à huit, à treize, à dix-huit et à vingt-deux cantons, finalement englobée dans l’État fédéral, elle ne lie plus par une [p
244établi l’équité de la cause et l’outrage reçu, le canton intéressé peut requérir les confédérés de le secourir. Cependant, il
245i qui lui est allié de façon spéciale. Car chaque canton n’est pas allié avec tous les autres. (Zurich, par exemple, était al
246utres. (Zurich, par exemple, était allié aux six cantons du centre d’une part, à Berne de l’autre ; Berne, aux trois Waldstätt
247erne, aux trois Waldstätten ; ceux-ci, à tous les cantons ; Lucerne, seulement aux cinq cantons du centre, etc.) Or, bien que
248 à tous les cantons ; Lucerne, seulement aux cinq cantons du centre, etc.) Or, bien que tous n’aient pas les mêmes droits, tou
249ous n’aient pas les mêmes droits, toutefois si un canton requiert un ou deux alliés de le venir secourir, tous les cantons s’a
250 un ou deux alliés de le venir secourir, tous les cantons s’assemblent, les premiers appelés avertissant les autres. Mais avant
251 leur pouvoir. Et comme il pourrait arriver qu’un canton soit assailli tellement à l’improviste que l’ennemi tiendrait tous le
252tiendrait tous les passages, et par conséquent le canton n’aurait aucun moyen de demander secours par lettres ni par ambassade
253u’il sera besoin d’avoir prompt secours, tous les cantons confédérés aideront de [p. 46] toutes leurs forces, comme s’ils étaie
254nique des alliances innombrables conclues par les cantons entre eux et avec les cités et ligues de l’Alsace, de la Souabe, de l
255r des seigneurs locaux. La confédération des Huit Cantons, ainsi formée par six pactes différents, entre en conflit avec les du
256» et seront désormais gouvernées par certains des cantons mais non par tous. C’est en 1412 seulement que l’empereur Sigismond d
257sur certains fiefs situés en Suisse. En 1418, les cantons du centre sont rattachés « pour toujours » à l’Empire, cependant que
258tholiques et protestants. L’antagonisme entre les cantons primitifs et les villes protestantes de Zurich et de Berne paralyse l
259ille ayant demandé d’adhérer aux Ligues, les cinq cantons [p. 48] du Centre, auxquels se joint Fribourg, s’allient contre elle
260 très curieux de l’ancienne Suisse : au fond, les cantons primitifs ne se montrèrent jamais favorables à la formation progressi
261n à l’édifice complexe et mal articulé des treize cantons va permettre une remise en ordre des morceaux du puzzle brouillé. Le
262éant une « République helvétique », transforme en cantons libres les bailliages et pays sujets d’Argovie, de Thurgovie, de Vaud
263!) On voit encore à Bellinzone, chef-lieu du seul canton « italien » de la Suisse, trois forteresses crénelées dominant la pet
264 Habsbourg d’avoir fait contre leurs ancêtres. Le canton de Vaud conserve discrètement les nombreuses demeures seigneuriales b
48 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.5. Ce « petit peuple pacifique… »
265d’un pouvoir central capable d’imposer aux treize cantons l’unité de vues indispensable au succès de leurs ambitions. La puissa
266s. Berne, Fribourg, Soleure, Bienne et le Valais, cantons occidentaux des Ligues, médiocrement intéressés par la politique mila
267rignan, la Coupe d’Europe. Les contingents de nos cantons faisaient la guerre en partie pour servir la politique des Hautes Lig
268idité des Suisses — encore qu’il ait rapporté aux cantons des sommes telles qu’un de nos historiens admet qu’elles sont « incal
269s d’alliance qu’on nommait « capitulations ». Les cantons ou certaines familles suisses étaient autorisés à lever des troupes d
270 la fin du xviie siècle, les familles nobles des cantons et les ambassadeurs des pays étrangers éprouvent de croissantes diffi
271entrer au pays. Et il est vrai que, dès 1816, les cantons s’empressent de signer de nouvelles capitulations militaires avec hui
272s le noyau d’une armée fédérale est créé : chaque canton doit fournir des effectifs égaux à 2 % de sa population. (Le service
273rbund (1847), gagnée en quelques semaines par les cantons protestants. Un an plus tard, l’État fédératif est proclamé. La Const
274acité) mais formée de contingents fournis par les cantons (respect de l’autonomie des États membres). Elle ne sera pas permanen
275t une armée unifiée, garantissant la cohésion des cantons désormais hors d’état de nouer des alliances séparées, la Suisse de 1
49 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.6. « Ce petit peuple égalitaire… »
276s qui allaient former la Confédération des treize cantons, s’unirent bel et bien pour défendre leurs libertés traditionnelles,
277 cette caste patricienne qui allait gouverner nos cantons jusqu’aux débuts du siècle dernier. On a vu le rôle historique des dy
278igines de la noblesse qui gouverna la plupart des cantons durant la période patricienne, du xve au xixe siècle ? Je n’ai pas
279» dans la petite histoire de nos villes et de nos cantons permettront tout au moins de se former une idée de la variété des ori
280tenant à des familles aptes à gouverner dans leur canton, car celles-là seules pouvaient lever des régiments. Dans l’Annuaire
281e au Petit Conseil (ou Sénat) d’une ville ou d’un canton que l’on indique d’abord, en tête de chaque notice, marquant ainsi qu
282e rôle de la noblesse fut très variable selon les cantons et les villes. Dans les Grisons, à Schwyz ou en Valais, dès le xive
283i a fait la gloire, tout au moins littéraire, des cantons primitifs de la Suisse, gouvernés par une Landsgemeinde ? Eh bien, du
284ui avait étudié de près la constitution de chaque canton, a cette remarque judicieuse : « Si l’on considérait théoriquement la
285 Gardons-nous donc de confondre la démocratie des cantons à Landsgemeinde avec aucun autre régime, ou aucune idéologie qui se r
286ns les aristocraties urbaines que dans les petits cantons du centre. J’en donnerai deux exemples typiques, empruntés à des obse
287océdure singulière de ce genre sommaire. C’est le canton de Zoug qui en a donné le dernier exemple. Un paysan offusquoit ses c
288t le rendit encore l’un des plus riches hommes du canton, l’autre partie fut distribuée par têtes. Exemples curieusement rév
289utumes : chez les démocrates tout purs des petits cantons à Landsgemeinde, c’est la richesse qu’on paraît craindre et non pas l
290artout des places en bout de table. Dans certains cantons, la réaction démocratique a été jusqu’à supprimer la particule nobili
50 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.7. « Un pays traditionnellement neutre »
291 qu’au dernier tiers de l’histoire des « louables cantons ». Les partisans de l’abstention — Stillesitzen — dans les conflits l
292 moderne. Mais en fait, on l’a dit plus haut, les Cantons ne se privèrent pas d’intervenir dans les conflits européens — guerre
293rent sa nécessité interne pour sauver l’union des cantons. Zwingli souhaitait une confédération solidement unifiée et pacifique
294nfédération solidement unifiée et pacifique ; les cantons intérieurs, demeurés catholiques, et formant le noyau dur des Ligues,
295 des souverains qui levaient des troupes dans les cantons. La Révolution française et Napoléon vinrent bouleverser ce jeu d’int
296les aux populations : le temps était passé où les cantons pouvaient opposer à la France, à la Bourgogne ou à l’empereur Maximil
297n, d’autre part comme garantie de la cohésion des Cantons. Ces deux motifs perdaient beaucoup de leur poids, s’agissant de sanc
51 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.8. « Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses »
298« Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses » L’argument est souvent invoqué par ceux qui estiment que no
299raire : 1° Qu’il a fallu plus de cinq siècles aux cantons suisses pour ne pas se fédérer solidement et pour faire l’expérience
300 la force de l’union. La Confédération des Treize Cantons, qui a duré jusqu’à la fin du xviiie siècle, n’a pas eu d’autre inst
301ien décider, paralysée par le veto d’un « grand » canton ou par l’opposition des petits coalisés. Si faible était le lien conf
302les guerres civiles acharnées, comme celle de six cantons contre Zurich au xve siècle et comme les guerres dites de religion,
303ant trois cents ans. Songeant aux troupes que les cantons, séparément, fournissaient au service étranger, et à la quasi-inexist
304 ne prouve pas nécessairement que les régimes des cantons étaient mauvais — il est d’autres raisons de les croire tels — mais à
305 1694, suppose une Diète générale où « les Treize Cantons et petites souverainetés voisines », enverraient deux députés, ce qui
306comme confédérés par l’étranger, mais non par les cantons catholiques 44 . Si la Suisse du point de vue politique restait une e
307ration des anciens pays sujets, élevés au rang de cantons, mais rendait aussi aux cantons vieux et neufs une très large mesure
308élevés au rang de cantons, mais rendait aussi aux cantons vieux et neufs une très large mesure d’autonomie. On admet que le Pre
309r de l’Europe pendant l’entre-deux-guerres : Les cantons, incapables de s’entendre pour pratiquer à l’égard de la France une p
310vait partout, sauf aux frontières extérieures. Le canton du Tessin ne prélevait pas moins de treize taxes différentes sur la r
311s le pacte de 1815, à l’Europe d’aujourd’hui. Les cantons étaient souverains, maîtres incontestés de leur politique économique.
312bles de s’entendre sur aucune mesure commune, les cantons multipliaient les mesures offensives les uns à l’égard des autres. Pr
313nales extérieures remplaçant les péages entre les cantons. C’est à cette occasion que l’adjectif fédéral manifeste pour la prem
3145 : la faiblesse du lien qu’il institue entre les cantons, la lenteur des processus de décision qu’il concède à la Diète, la po
315[p. 92] les magistrats fédéraux désignés par leur canton, responsables devant lui, et qui se voient ainsi partagés dans leurs
316antes, les vœux, les projets d’un grand nombre de cantons, et cette anxiété elle-même, et ce malaise général qu’il est impossib
317mment la CEE.) Repoussé par le peuple de quelques cantons, accepté par un seul mais à la condition qu’onze autres au moins s’y
318nts, activité des corps francs, ligue séparée des cantons catholiques) aboutit à la guerre civile, en novembre 1847. L’armée fé
319ouge) battit en quelques semaines les troupes des cantons « séparatistes », membres du Sonderbund 51 . Cette ultime guerre civi
320tiques ou confessionnelles, entre les peuples des cantons affrontés. Mais le danger majeur qu’elle avait fait courir à l’union
321cinq semaines. Au vote final du 27 juin, quatorze cantons et demi-cantons l’acceptent, six s’abstiennent, cinq se déclarent hos
322 le 5 août et le 2 septembre, le peuple de chaque canton est appelé à se prononcer. La participation au scrutin n’atteint pas
323tants se prononcent en faveur du projet. Mais six cantons, dont les trois Waldstätten, ont refusé le nouveau pacte qui, selon e
324Confédération », c’est-à-dire la souveraineté des cantons. — Le 12 septembre, la Diète décrète que la Constitution fédérale est
325les défenseurs de la souveraineté sans limite des cantons. La polémique qui remplit ces quelques trente années préfigure non se
326 va vers la Suisse unie, celle qui s’en tient aux cantons souverains — sont transposables terme à terme dans la conjoncture d’a
327i justifient le protectionnisme pratiqué par leur canton ; les uns en appellent à l’idéal commun, les autres font valoir leurs
328’elles sont, la réalité politique réside dans les cantons seuls 52 . Il fallut le traumatisme de la guerre du Sonderbund pour r
329que la « réalité politique » n’était plus dans le canton de papa mais dans la Suisse fédérée. Commentant l’issue de cette lutt
330nces, « seul lien depuis leurs origines entre les cantons helvétiques », W. Rappard a ces phrases lucides : L’esprit public su
331rs que les intérêts politiques et économiques des cantons commandaient leur rapprochement sinon leur fusion, les préférences de
332sées. Article 1er. — Les peuples des vingt-deux cantons souverains de la Suisse, unis par la présente alliance [suit l’énumér
333semble la Confédération suisse. Article 3. — Les cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par l
334éral. Article 5. — La Confédération garantit aux cantons leur territoire, leur souveraineté dans les limites fixées par l’arti
335lière et tout traité d’une nature politique entre cantons sont interdits. Article 8. — La Confédération a seule le droit de dé
336-t-elle joué chez nous depuis 1848 et comment les cantons et l’État ont-ils trouvé en elle leur modus vivendi ? Nous avons vu q
337pris, de leur impérialisme utopique. L’utopie des cantons, c’est de rêver une indépendance de droit qui ne sacrifierait rien à
338crets d’État aux dépens de la réalité diverse des cantons. Ce complexe de tensions, toujours renouvelées et toujours à nouveau
339monnaies sont unifiées sans difficultés. Mais les cantons se refusent longtemps à l’unification du réseau ferroviaire en plein
340n vers la démocratie directe se prononce dans les cantons suisses-allemands, Zurich en tête, qui adoptent l’un après l’autre l’
341doptée en 1874 malgré la résistance prolongée des cantons catholiques de la Suisse centrale et des cantons protestants de la Su
342 cantons catholiques de la Suisse centrale et des cantons protestants de la Suisse romande. Les dispositions principales de la
343atière fédérale suivra dès 1891. En revanche, les cantons se voient imposer une certaine tutelle en matière d’instruction prima
344 faveur du secteur privé, et, par contrecoup, des cantons. Personne n’aime la bureaucratie : ni le peuple, ni les cantons, ni l
345nne n’aime la bureaucratie : ni le peuple, ni les cantons, ni les grands groupes de pression qui se constituent dès la fin du x
346ons d’ailleurs variables avec l’État central, les cantons et le peuple. ⁂ Les conflits plus ou moins violents qui déterminent c
347 ou si, « exagérant les maximes fédéralistes, les cantons s’envisagent comme des États isolés, dont chacun soigne son économie
52 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.1. Les institutions et la vie politique
348es États, comme celle de la Suisse de l’union des cantons, mais ceux-ci ne sont pas des créations abstraites délimitées au tire
349on devient citoyen de la commune, et par suite du canton dont elle relève. Alors seulement, on peut recevoir un passeport suis
350 le candidat aura été agréé par une commune et un canton ; c’est alors seulement qu’il sera un citoyen suisse. » 56 La vérit
351a fédération s’est constituée historiquement. Les cantons sont venus plus tard, le pouvoir fédéral en dernier lieu. « En Suisse
352i nommé syndic ou président de commune, selon les cantons). La commune a le droit de lever des impôts, et parfois même d’exiger
353stance des pauvres et des malades. Le contrôle du canton sur les communes se limite à examiner la conformité des décisions com
354ement des relations entre la Confédération et les cantons, mais encore des rapports entre le gouvernement cantonal et les commu
355nomie de la commune… C’est à ces origines que nos cantons doivent de n’être jamais devenus des États bureaucratiques et central
356mmune décide en première instance, et le [p. 112] canton n’intervient qu’en appel. Ce régime s’est révélé particulièrement eff
357ne d’origine, 27 % dans une autre commune de leur canton, 7 % dans d’autres cantons. Aujourd’hui, c’est en moyenne 33 % pour l
358e autre commune de leur canton, 7 % dans d’autres cantons. Aujourd’hui, c’est en moyenne 33 % pour les trois catégories. La ten
359fois, avant que cette commune ait pris racine, le canton se verra requis de lui accorder des subventions, et cela pose un prob
360mie. Le même problème se pose d’ailleurs pour les cantons, dans leurs rapports avec les finances fédérales. Plutôt que d’essaye
361’était, en somme, l’ancien état de choses ? Les Cantons et leur « souveraineté » L’indigénat d’une commune donne droit de cit
362digénat d’une commune donne droit de cité dans un canton. Au commencement de la Suisse et de chaque vie civique — phylogenèse
363nèse — il y a donc les communes, non [p. 115] les cantons. Ceux-ci se sont formés beaucoup plus tard, et de manières très diver
364. Le grand complexe de vallées qui forme l’actuel canton des Grisons constitua longtemps un monde à part, bien distinct de cel
365ble qu’elles se virent toutes réduites au rang de cantons, auquel accédaient en même temps leurs pays sujets, libérés. Cette un
366tat fédéral actuel. Mais que sont aujourd’hui les cantons, en droit public ? Ce sont les États souverains « dans la mesure où l
367ndépendance dans tous les autres domaines. Chaque canton possède son gouvernement composé des trois pouvoirs habituels. L’exéc
368par le peuple à la majorité absolue dans quelques cantons, ou selon le système proportionnel dans la plupart des autres. Trois
369e proportionnel dans la plupart des autres. Trois cantons seulement (Glaris, Unterwald, formé des deux demi-cantons d’Obwald et
370t d’une société politique de notre temps, dans un canton fort évolué : sur les 42 000 habitants qu’il contient, un quart seule
371 se manifestent guère que dans les parlements des cantons à prédominance citadine, comme Genève. Partout ailleurs, les considér
372s ne sont pas celles des confessions ; celles des cantons ne sont pas celles des régions économiques ; et celles des cultures n
373pire. Dans ce jeu très complexe d’allégeances, le canton représente la patrie, au sens le plus classique (et romantique !) du
374) du mot. William Rappard l’a très bien dit : Le canton, c’est pour le Suisse moyen une réalité concrète, parfois la républiq
375 ses voisins et peut-être ses amis. C’est donc le canton même, c’est-à-dire un ensemble de souvenirs historiques et d’expérien
376 (PTT, chemins de fer, assurance-vieillesse). Aux cantons tout le reste : la justice, la fiscalité, l’état civil, le droit de n
377nen » (Les canons à la fédération, la culture aux cantons), écrit un de nos bons publicistes, en un raccourci pertinent 63 . Ma
378es dont le financement devient trop lourd pour un canton, font l’objet de négociation entre « le cantonal » et « le fédéral »
379 le fédéral » comme on dit dans notre jargon. Les cantons, comme les particuliers, se montrent jaloux de leurs droits et refuse
380ase et de leur service commun, donc en fait : des cantons et de leur fédération. Car la Fédération n’est pas le Tout dont les c
381ion. Car la Fédération n’est pas le Tout dont les cantons ne seraient que les subdivisions, ni le Pouvoir auguste dont ils sera
382ls seraient les sujets. Conçue pour permettre aux cantons de réaliser en commun des tâches qui dépassaient leurs forces isolées
383te un instrument de coopération. À vrai dire, les cantons n’en ont pas d’autre. Il est frappant de constater que ces petits Éta
384onctionne bien sans que les peuples de nos divers cantons aient eu besoin de se connaître d’abord, d’établir des relations pers
385omplète liberté d’établissement des citoyens d’un canton dans un autre, voilà qui me paraît riche en significations somme tout
386accents et les tours de langage, si typiques d’un canton, subsistent. Genève a beau ne plus compter qu’un quart de Genevois d’
387enevois d’origine, deux tiers de Suisses d’autres cantons, et le reste d’étrangers venus du monde entier, c’est l’accent de ce
388Chef de l’État, et qui représente grosso modo les cantons, les partis et les langues. Chacun des Sept est un ministre et le dem
389peuple, et le Conseil des États, représentant les cantons. Ces deux conseils ont des pouvoirs égaux. Leur accord est indispensa
390 mode d’élections des Conseillers varie selon les cantons. C’est tantôt le peuple, ou la Landsgemeinde, tantôt le Grand Conseil
391à raison d’un député par 28 000 habitants, chaque canton ou demi-canton formant un arrondissement ou collège électoral. L’égal
392édérale ». Elle est en même temps le chef-lieu du canton auquel elle donne son nom. Ces détails de protocole sont significatif
393dre essentiellement collégial, qu’il s’agisse des cantons ou de la Confédération. Les décisions [p. 127] du gouvernement émanen
394ui lui sont adressées par les conseils ou par les cantons » (art. 102, par. 4 de la Constitution). Mais si les Chambres repouss
395st en grande partie neutralisé par les droits des cantons et par le contrôle populaire (référendum). Au surplus, quelle que soi
396ne les mentionne pas : les partis politiques, les cantons, les langues et les confessions. Comme il n’y a que sept conseillers
397 choisir plus d’un membre du Conseil dans le même canton, et la coutume veut que les cantons de Zurich, Berne et Vaud, les plu
398l dans le même canton, et la coutume veut que les cantons de Zurich, Berne et Vaud, les plus peuplés, aient droit à un siège en
399 aient droit à un siège en tout temps. Les autres cantons se voient représentés comme accidentellement, selon le jeu des trois
400; et il ne doit pas être lié trop étroitement aux cantons, en tant qu’il exerce une fonction de vigilance et d’arbitrage pour l
401férends entre la Confédération d’une part, et les cantons ou les corporations de droit public d’autre part. Les citoyens peuven
402mations, s’ils estiment leurs droits lésés par un canton, « ce qui a grandement contribué à l’emploi de méthodes correctes dan
403ain nombre de partis n’existent que dans quelques cantons, ou un seul canton, ou même dans une seule région de ce canton. Les p
404 n’existent que dans quelques cantons, ou un seul canton, ou même dans une seule région de ce canton. Les partis qui ont acqui
405 seul canton, ou même dans une seule région de ce canton. Les partis qui ont acquis quelque importance sur le plan fédéral son
406nce centralisatrice. Ils défendent les droits des cantons contre Berne. À ce titre, et par un curieux glissement de sens, ils s
407r défendre les intérêts des agriculteurs dans les cantons où le parti catholique est faible ou inexistant, comme Berne. Quant a
408r Genève et Vaud, et son influence, même dans ces cantons, serait nulle si elle n’aboutissait parfois, à rapprocher les sociali
409 évidents : le parti socialiste est fort dans les cantons où les syndicats ouvriers ont leurs plus gros effectifs, même s’il n’
410 est faite par 30 000 citoyens actifs ou par huit cantons » (art. 89) ; et il en va de même pour les traités internationaux con
411par l’État fédéral, ou par le Conseil d’État d’un canton. Trois autres droits existent. Toute modification constitutionnelle,
412 aussi constitutionnelle est garanti par tous les cantons. Au plan fédéral, le droit d’initiative ne s’applique qu’aux révision
413 à l’autre du territoire ont appris aux hommes de cantons différents à collaborer. D’autre part, l’obligation pour tout citoyen
414issance de ces motifs apparaît très variable d’un canton à l’autre. Seuls jusqu’ici (1964), Genève, Vaud et Neuchâtel ont acco
415t accordé le droit de vote aux femmes. Les autres cantons romands catholiques et à prédominance agricole le refusent encore. To
416rédominance agricole le refusent encore. Tous les cantons alémaniques ont dit non par des majorités parfois très faibles dans l
417 comme la Suisse centrale. Et il est vrai que les cantons à démocratie directe ne sauraient plus où tenir leur Landsgemeinde, s
418 la réalité primordiale du civisme en Suisse : le canton, et non pas la nation. Je pense en avoir assez dit, dans les chapitre
419t à l’ensemble des autres, et majoritaire dans un canton, ou une région. Il arrive même que les majorités conjuguent leurs eff
420pays, l’unification serait sa perte. Laissons aux cantons leur particularisme, comme à nos régiments leurs particularités. Nous
53 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.2. Les paradoxes de la vie économique
421nt nos structures politiques ? L’entreprise ou le canton sont trop petits pour faire face au nouveau défi technologique. Premi
422les plus grands contrastes, mais plutôt entre les cantons. Fait remarquable, l’unification économique du pays n’a pas entraîné
423ent, comme les Marktgenossenschaften des premiers cantons, à la nécessité de grouper les efforts pour compenser la pauvreté du
424é des cellules de base — communes et entreprises, cantons et cartels régionaux — tend à ralentir l’évolution vers l’étatisme, b
54 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.3. Interaction de l’économique et du politique
425Tout a changé, depuis 1848, sauf le nombre de nos cantons. Cette constatation des plus simples me semble résumer le problème su
426st soumis pour consultation aux gouvernements des cantons d’une part, et aux centrales des Organisations professionnelles d’aut
427il des États reflète fidèlement les réactions des cantons, déjà connues. Et plus de la moitié des membres du Conseil national s
428par la double majorité des voix populaires et des cantons. (Mais il est arrivé bien souvent, je l’ai dit, qu’un projet de loi r
429eurs étrangers inassimilables, réduit la part des cantons dans la gestion de leur Fédération, accru les compétences de l’État,
430n passe d’une commune à l’autre, ou au mieux d’un canton à l’autre. » Accordons ce point aux centralistes ; nous allons le reg
431ltations répétées des communes pour le tracé. Les cantons demeurent les maîtres d’œuvre pour le tronçon qui les traverse. Enfin
432inance les travaux à raison de 85 % à 95 %. Aucun canton, que je sache, n’a protesté contre une pareille atteinte à sa souvera
433léaires, mais leur coût serait trop élevé pour un canton et pour les industries privées ; et leur construction exige souvent l
434 dimensions des autoroutes débordaient celles des cantons. Le processus d’association de communes qui a formé les cantons, puis
435ocessus d’association de communes qui a formé les cantons, puis l’association des cantons qui a constitué l’État fédéral, n’est
436s qui a formé les cantons, puis l’association des cantons qui a constitué l’État fédéral, n’est pas né d’autre chose que de l’e
55 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
437iaux et souvent le sens même de leur vie. Dans le canton de Neuchâtel de mon enfance, combien de fois n’ai-je pas lu cette dev
438passe sans nulle difficulté d’une commune ou d’un canton à l’autre, mais reste en général fidèle à son métier. Dire d’un homme
439u’il explique leur succès dans la majorité de nos cantons. « Simplifions », « C’est plus simple ainsi », « Rassurez-vous, ce se
440ilieu, « nos familles », et très rarement hors du canton, et dans ce cas plutôt hors de Suisse 84 . L’humoriste George Mikes a
441ces, depuis que la mobilité de sa population d’un canton à l’autre a entraîné un accroissement correspondant des mariages inte
442e « l’immoralité » progresse notablement dans les cantons, comme elle le fait dans les trop vastes sociétés mal structurées ou
443ortants qu’on lui indiquera sont inconnus hors du canton. La Suisse résulte, l’ai-je assez dit, de l’agrégation d’innombrables
444omme d’une vallée, d’une cité, plus rarement d’un canton, presque jamais celui de la nation entière. D’autre part, le réflexe
445ntihégémonique s’oppose à toute prédominance d’un canton ou d’un homme qui le représente. D’où les conséquences qu’on a vues d
446lez tambours, pour couvrir la frontière… Dans nos cantons, chaque enfant naît soldat ! ») et des cours de philosophie dont l’en
447. Mais quand ils réussissent à se dégager de leur canton — alors pas de milieu, ils atteignent l’universel. Au fond de son tro
448khardt ou, dans un autre domaine, Karl Barth. Son canton — ou l’Europe. Et il est vrai que nos meilleurs esprits, hors de l’é
449tine, — européenne. Paracelse quitta très tôt son canton natal de Schwyz, Euler vécut dans les Allemagnes et à la cour de Russ
450éputation nous est revenue, comme importée. « Son canton — ou l’Europe », c’est la formule parfaite. Ainsi, pour l’homme de cu
451e que les villes libres du moyen âge et les trois cantons primitifs furent déclarés « immédiats à l’Empire », et c’était là fra
452 langue, je trouve ceci : 1° La culture, dans nos cantons, n’est pas liée à l’État, et n’a jamais été un moyen de puissance de
453nces civiques, il se rattache à sa commune, à son canton, et à la Confédération ; par son allégeance religieuse, à la Réforme
454ervateurs qui s’en réclament et qui gouvernent ce canton depuis le Moyen Âge. Le type même de l’homo alpinus : des cheveux bou
455le régime patricien et faire de la principauté un canton suisse. Rencontrant Le Corbusier dans le bureau d’une jeune revue, à
456t sculptés et chargés d’inscriptions gothiques du canton de Berne, ces fontaines surmontées de statues peintes, ces arcades, c
457rchestre) et un grand [p. 221] chœur, le reste du canton les 400 figurants, et partout on fabriquerait les costumes. Le sujet
458 tous les défauts qu’il voit chez les gens de son canton, et « Vaudois, Bernois, Uranais » tout ce qu’il voit de bon chez les
459ngtemps commune aux créateurs issus de nos divers cantons. La Nouvelle Héloïse, premier roman suisse, Léonard et Gertrude de Pe
460 siècle, un ancien professeur de mathématiques du canton de Berne devenu homme d’affaires, mythomane et génial — il avait « in
461s de l’Arizona. La Suisse orientale, notamment le canton d’Appenzell où Paracelse avait séjourné et pratiqué son art, est rest
462isseurs hétérodoxes, mais on trouve dans tous les cantons quantité de praticiens et de chercheurs d’avant-garde qui ont des tit
463ndant des siècles presque tous les savants de nos cantons, se voient déjà réduites à peu de chose, en nombre relatif et vertus
464rsités et hautes écoles, sauf deux, relèvent d’un canton. La Constitution de 1848 autorisait la Confédération à « établir une
465te d’indignation par l’opinion publique des trois cantons. Il est caractéristique que la seule haute école qui dépende de l’Éta
466ion, se recrutaient dans la même ville ou le même canton, parlaient avec le même accent, et appartenaient aux mêmes milieux so
467nstruments adéquats, bien trop chers pour un seul canton. Quitte à multiplier parallèlement des instituts para- et post-univer
468uissance temporelle avec les grands féodaux : les cantons primitifs devront s’armer contre eux aussi souvent que contre les Hab
469ne fait pas partie de la Confédération des Treize Cantons. Et l’œuvre du réformateur français, qu’elle adopte, va rayonner dans
470 la lutte, souvent [p. 261] sanglante, contre les cantons catholiques du centre, jusqu’aux débuts du xviiie siècle. Dès l’époq
471nt, le droit d’établissement était refusé par les cantons aux Suisses d’une confession différente de celle de la majorité. La C
472sions tel qu’on ne peut plus parler proprement de cantons protestants ou catholiques, mais seulement de cantons à majorité prot
473ons protestants ou catholiques, mais seulement de cantons à majorité protestante ou catholique 125 . En général, le nombre des
474des catholiques augmente plus rapidement dans les cantons naguère protestants que celui des protestants dans les cantons demeur
475re protestants que celui des protestants dans les cantons demeurés presque entièrement catholiques. Cela s’explique par l’attra
476ois toutes protestantes, cependant que les petits cantons ruraux du centre offrent peu de possibilités à l’immigration. [p. 26
477rice, et qui défend la traditionnelle liberté des cantons contre les empiètements éventuels du pouvoir central, institué en 184
56 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. IV. La Suisse, dans l’avenir européen
478inent, quand leurs nations ne seront plus que des cantons, toutes distances et frontières abolies, ou peu s’en faut. Et mainten
479n de type fédéraliste. L’exemple de la Suisse des cantons apparaît décisif à cet égard. b) L’Europe unifiée à l’image de l’État
480que les six États conservent des pouvoirs que nos cantons ont abandonnés depuis longtemps. L’Europe de formule unitaire me para
481 celui que la Suisse a résolu, avec ses 25 petits cantons souverains. La différence des superficies était certes importante au
482États de l’Europe qu’elles ne l’étaient entre les cantons suisses avant 1848 ; à tout le moins ne sont-elles pas d’une autre es
483et coloniales, seule la Suisse réussit à unir ses cantons selon la maxime impériale de l’union dans la diversité. Proudhon s’es
484ats européens (1879). Auteur du Code civil de son canton natal, Bluntschli connaît les mécanismes de notre vie civique : il n’
485es décisions qui sont actuellement du ressort des cantons. Le droit d’établissement, la législation du travail, le régime fisca
486ait ses élites intellectuelles et politiques, les cantons, les villes principales, et les grandes organisations professionnelle
487’Europe. De même qu’au xiii e siècle les premiers cantons avaient reçu l’immédiateté impériale pour défendre le col du Gothard
57 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. V. Appendice. Bref historique de la légende de Tell
488e signal d’une révolte populaire qui libérera son canton. Mais ce qui est beaucoup moins connu, c’est l’histoire de cette lége
489chronique que l’on peut consulter aux archives du canton d’Obwald et que l’on a baptisée Livre Blanc de Sarnen à cause de la c
58 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
490iant à la fois d’institutions communes (comme les cantons suisses) et de voix distinctes aux Nations unies (comme l’Ukraine et
491 ni les « Länder » allemands, trop grands, ni les cantons suisses, trop petits, ni les nationalités de la Double-Monarchie d’an
492à l’œil nu que jouent les délimitations entre les cantons suisses : simples commodités pour le cadastre, l’état civil et la gen
493ions (Belgique, Italie, Grande-Bretagne, Espagne, canton de Berne, mais aussi France avec ses Bretons, ses Basques, ses Catala
59 1969, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La région n’est pas un mini-État-nation (hiver 1969-1970)
494 Neuchâtelois de naissance et de tradition : à ce canton va donc mon allégeance patriotique. Neuchâtel fait partie de la fédér
60 1970, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Préface 1970
495ne se souciaient pas de ma nation plus que de mon canton natal, dans les yeux des Américains j’ai vu l’Europe comme unité réel
61 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.4. À la Table Ronde du Conseil de l’Europe
496ersistons à demeurer une vingtaine de nations, de cantons désunis. Mais au contraire, nous pouvons tout sauver par une union qu
62 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.11. L’Europe des régions
497 plus aisée dans certains cas. La coopération des Cantons avec des régions différentes n’irait pas à l’encontre de la constitut
498sa réalité, celle des liens volontaires entre les cantons, même s’il n’existait plus de frontière entre Genève et Annecy, entre
499s sommes endormis et nous avons fait endosser aux Cantons le même uniforme qu’aux États. Le micronationalisme s’y est installé 
63 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
500 Suédois ! Suissesses et Suisses des vingt-deux cantons ! Tchécoslovaques (bis) ! Yougoslaves, Yougoslaves ! Vous tous, e
501sortissants de vingt-deux États souverains nommés Cantons ; il n’y a pas de Français, mais des Bretons, des Basques, des Occita
64 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
502 de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et des Cantons suisses — pas plus que cette unification, d’ailleurs, n’a supprimé ce
503 partis, ou même Confédérés de différents [p. 31] cantons, nous n’aurions pas grand-chose de commun, pas assez, à tout le moins
65 1970, Lettre ouverte aux Européens. II. L’union fédérale
504s’inspirer du propre exemple de la fédération des cantons suisses ! Il est certain que, dans ces trois cas, c’est moins le fédé
66 1970, Lettre ouverte aux Européens. III. La puissance ou la liberté
505te parvint à se faire accepter par les vingt-cinq cantons et demi-cantons qui étaient encore, au début de 1848, des États parfa
506ances qui existaient depuis des siècles entre les cantons souverains étaient trop lâches : elles ne permettaient pas une défens
507nde admettait que les péages et douanes entre les cantons étouffaient l’économie. Mais toute proposition de [p. 139] pacte fédé
508pacte fédéral plus étroit se heurtait au veto des cantons, jaloux de leur souveraineté sacrée. La solution qui s’impose finalem
509rbund (1847), fut la suivante : loin d’exiger des cantons une renonciation à leur souveraineté, la Constitution fédérale allait
510extes : Article 1. — Les peuples des vingt-deux cantons souverains de la Suisse, unis par la présente alliance… forment dans
511semble la Confédération suisse. Article 3. — Les cantons sont souverains en tant que leur souveraineté n’est pas limitée par l
512éral. Article 5. — La Confédération garantit aux cantons leur territoire, la souveraineté dans les limites fixées par l’articl
513(etc.) Ratifiés par la majorité du peuple et des cantons, ces articles ont résolu le problème à la satisfaction générale depui
67 1970, Lettre ouverte aux Européens. IV. Vers une fédération des régions
514s, bénéficiant d’institutions communes (comme les cantons suisses), sinon de voix distinctes aux Nations unies (comme l’Ukraine
515 ni les « Länder » allemands, trop grands, ni les cantons suisses, trop petits, ni les nationalités de la double monarchie d’an
516à l’œil nu que jouent les délimitations entre les cantons suisses : simples commodités pour le cadastre, l’état civil, le fisc
517r ma naissance, ma tradition et mon accent : à ce Canton (qui fut durant des siècles une principauté souveraine) va donc mon a
68 1970, L’Un et le Divers ou la Cité européenne. I. Pour une nouvelle définition du fédéralisme
518s’inspirer du propre exemple de la fédération des cantons suisses ! Il est certain que dans ces trois cas, c’est moins le fédér
69 1972, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aspects culturels de la coopération dans les régions frontalières (été 1972)
519res sont ouvertes et insensibles, comme entre les cantons suisses et les Länder allemands : pas plus gênantes que les démarcati
70 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stratégie de l’Europe des régions (printemps 1974)
520és des régions administratives (correspondant aux cantons) et des régions fonctionnelles, correspondant aux organisations profe
71 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pourquoi des régions ? (printemps-été 1975)
521ues également ressentis dans le Pays de Gex et le canton de Genève, et qui appellent d’urgence la gestion d’une autorité régio
522tion interuniversitaire, déjà difficile entre les cantons romands, est plus que ténue entre universités suisses et françaises.
72 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
523 Chambres ; au lieu de 20 mairies de quartier, 22 Cantons souverains ayant chacun leur Exécutif, leur Grand Conseil législatif,
73 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 5. Naissance de la prospective
524rrière elles, dans cette partie de la Terre et ce canton du temps qu’on appelle l’Europe, de grandes lumières et de grandes om
74 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 11. Les variétés de l’expérience communautaire
525t le cadre local d’un village, d’un bourg ou d’un canton. C’est une communauté plus vaste — région, nation, fédération — qui d
526rticipation qu’illustrent les exemples des petits cantons suisses à Landsgemeinde, ou de Genève, et avant eux des cités grecque
527 Nord aux villes hanséatiques, en passant par les cantons suisses, la Rhénanie, le Benelux, la tradition des communes médiévale
75 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 12. Que tout appelle les Régions
528gne, dans vingt départements français, et dans le Canton de Genève, notamment, où les candidats et candidates aux élections lo
529ais pour chacune des capitales, elle est faite de cantons périphériques. Autour de Genève et du Léman d’où sort le Rhône, en Su
530yhl en République fédérale, à Kaiseraugst dans le canton d’Argovie, des occupations de chantier s’organisent dès 1974 : Suisse
76 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 14. L’autogestion politique
531 que les Belges à jouir de la paix dans vingt-six cantons souverains (dont trois bilingues et un quadrilingue) plutôt que de me
77 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 15. Stratégie
532er au 16 novembre 1848, sur la base de vingt-cinq Cantons, petits États dits « souverains ». Telles sont les apparences histori
5336] de résider pendant huit à douze ans, selon les Cantons, dans une commune de son choix. (Il y en avait trois mille soixante-d
534reçu dans la communauté confédérale, à travers le Canton de sa commune. Chaque nouveau Suisse se voit ainsi tenu de refaire le
78 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Introduction
535us diverses de tous nos pays, régions italiennes, cantons suisses, Länder de la RFA, voire régions transfrontalières en formati
536s imaginable aujourd’hui qu’une guerre entre deux cantons suisses ou deux États américains. Le temps de la ligne Maginot opposé
79 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. II. L’énergie
537eurs conseils généraux et régionaux en France, de cantons et de communes en Suisse, de Länder en RFA, de l’Autriche entière fin
80 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. IV. Les Régions
538cophone et catholique « attribué » depuis 1814 au canton de Berne alémanique et protestant… Tout le monde, dans tous ces pays,
539eut en voir une preuve dans le fait que plusieurs cantons suisses sont bilingues et l’un même quadrilingue, sans qu’y soient ja
540es, ladines ou romanches, qui cohabitent dans les cantons de Fribourg, du Valais et des Grisons, ont toujours eu la possibilité
541on avec d’autres groupes ethniques pour former un canton (« État souverain » selon la Constitution suisse) a résulté d’une lib
542l’inverse de ce qui s’était passé dans les autres cantons bilingues, les Jurassiens « attribués » à Berne ne se sentaient pas r
543ssant de problèmes intéressant les populations du canton de Genève, de la Haute-Savoie et du pays de Gex. Cette innovation, qu
81 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Annexes
544Land de la RFA, telle région italienne, voire tel canton suisse. C’est un début. En Grande-Bretagne, l’Écosse élit un nombre d
545gion, le bassin entre Alpes et Jura occupé par le canton de Genève, la Haute-Savoie et l’Ain, est dotée d’une Commission franc