1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1fois : « On craint d’être injuste en décidant si… cette absence de haine ; cette épouvante, devant la guerre… proviennent de
2 injuste en décidant si… cette absence de haine ; cette épouvante, devant la guerre… proviennent de plus d’humanité ou de moi
3 ou de moins de santé ». À maintes reprises, dans cette œuvre d’affirmation, une telle inquiétude, un amer « à quoi bon » per
4ot de grandeur revient souvent lorsqu’on parle de cette œuvre : je ne sais s’il faut en voir la raison dans la force de la pe
5este ni ne l’avive plus, cruelle et désolée comme cette « flamme pensante » dans l’Ossuaire de Douaumont. Puis la vie l’exalt
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
6ographe de ses rêves. Soit. De ces faits, je tire cette conclusion pratique : inutile de publier des poèmes. Éluard le compre
7Breton donne des « recettes pour faire un poème » cette mystification est [p. 776] dans la logique de ses principes, mais je
8e. Je reconnais à chaque ligne de Poisson soluble cette « vieillerie poétique » qui, avoue Rimbaud, entre encore pour une gra
9art purement formel. Car c’est ici le tragique de cette mystification : la plupart des surréalistes n’ont rien à dire, mais s
10e d’autres de raisonnements. Plaisante ironie, si cette attitude n’était qu’une protestation contre nos poncifs intellectuels
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
11t que le plus sauvage génie ait choisi un être de cette espèce pour le tourmenter et le transfigurer. Vincent s’en effraie lu
12n, dans l’éblouissement d’Arles, jusqu’au jour où cette consomption frénétique terrassant un corps minable, il ne restera plu
13ul Colin de n’avoir rien caché des médiocrités de cette vie : les reproductions qui suivent sa courte biographie fournissent
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
14forme de reportage international. L’Europe menant cette immense enquête manifeste son génie méthodique, son universelle et in
15ience d’elle-même. C’est peut-être pour provoquer cette confrontation seulement qu’on a imaginé un péril oriental, car il sem
16sprit occidental que sur l’oriental, en sorte que cette enquête rejoint parfois celle qu’ouvrit la Revue de Genève sur « l’Av
17produit la géométrie grecque. D’autres attribuent cette supériorité au machinisme, et la déplorent. Plusieurs jeunes songent
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Prévost, Tentative de solitude (septembre 1929)
18; mais, puissante de sûreté et d’évidence, elle a cette beauté froide et massive d’un théorème de Spinoza. Une ironie dure, l
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Otto Flake, Der Gute Weg (septembre 1929)
19ident besoin d’impartialité. Son art bénéficie de cette vision. Je ne saurais résumer les nombreuses péripéties de son dernie
7 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
20tonnant esprit. Pour présenter au public français cette œuvre « d’importance européenne », croyez-vous qu’il aille s’abandonn
8 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
21e sais très mal comme l’on cherche les morts… « … Cette chose haute à la voix grave qu’on appelle un père dans les maisons. »
9 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
22ation politique. Cause, puisque pour mener à chef cette libération, un Yeats, un A.E., bien d’autres, ont su payer de leur pe
23ntagieuse la curiosité de l’auteur à l’endroit de cette âme irlandaise en laquelle s’allient une fantaisie et un réalisme éga
10 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
24on a même tenté d’en écrire l’épopée dans Prikaz, cette traduction française de l’énorme cri de délivrance du peuple fou. Bel
25gue de la puissance de Walpole, que l’âme russe — cette âme russe qui pour le Parisien restera toujours « indéfinissable ». M
11 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
26nce en un bonheur possible ou désirable subissent cette rage désespérée de course pure, vers ailleurs, vers autre chose. À ce
27d’entre nous eussent acheté au prix d’un martyre… Cette lassitude facile à juger du dehors n’était pas ce qu’il y a vingt ans
28s excès qui méritent notre enthousiasme ». Mais « cette fureur qui le soulevait contre lui-même, qui lui faisait mépriser son
12 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
29ence moderne.) Si nous reconnaissons à la base de cette œuvre inégale des idées vieilles comme Rousseau sur les droits de la
13 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
30me cubiste qui dépasse de beaucoup les limites de cette école, et qu’il eut le tort à notre sens de vouloir illustrer de péda
14 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
31te dans une angoisse qu’il nomme « élan mortel ». Cette inversion de tout ce qui est constructif et créateur, voilà je pense
15 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
32n labeur précis et anonyme concourt obscurément à cette parfaite expression du triomphe de l’homme sur la Nature. Architectur
16 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
33e Gide, qui plus qu’aucune autre me paraît liée à cette confusion. Mais s’il est bien établi que les lois de la vie sont esse
34impur qui soit. On n’a pas ménagé les critiques à cette œuvre. Cela tient surtout à sa forme : il est parfois agaçant de pres
17 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
35ussi, est douloureuse : le sacrifice. Sans doute, cette « absurdité essentielle » que le Chinois distingue au cœur de la vie
36ivisme angoissant qui semblait devoir résulter de cette confrontation, s’évanouit : c’est bien plutôt une unité supérieure de
18 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Avant-propos (décembre 1926)
37t à la fois notre but et notre excuse en publiant cette revue. Nous ne sommes pas « une revue littéraire de plus » ; nous ne
38u nos huit numéros. Il faut que notre revue reste cette chose unique et indéfinissable, comme toute chose vivante… Gerbe de f
19 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
39ner l’illusion et peut-être certains bénéfices de cette opération idéale. En même temps, la froideur d’une telle méthode atté
40un vaste domaine de la littérature contemporaine. Cette sorte-là de sincérité, on la nomme gratuité. Lafcadio poussant Fleuri
41on passé. Ou, pour user d’une image plus précise, cette minute est baignée d’une lueur de tristesse ou de sérénité qui métamo
42as le schéma de tout un genre littéraire moderne, cette espèce de confession romancée dont les livres de Bopp, d’Arland, de S
43 de vivre, il voulait se voir le plus purement (« cette curiosité donnée comme raison d’une perpétuelle attente »), — ce que
44e — ils marquent au reste fort bien les jalons de cette recherche) : Puissiez-vous avouer moins de sincérité et montrer plus
45dans l’ère successive ! Brisez, mon corps, brisez cette forme pensive ! .....................................................
46nts plus subtile et, je pense, moins vulgaire que cette agilité offensive qu’on appelle dans la vie publique arrivisme, et sé
20 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
47nnage une manière de Rousseau surréaliste. Devant cette ostentation de révolte, ce mélange de fanfaronnade et d’intense déses
21 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
48is les jeunes gens de ce temps ne cultivent point cette fièvre. Et comme la morale ne sait plus leur imposer de feindre encor
49 qui se mêle étroitement au premier… Mais combien cette analyse trahit Barbey : son art est justement de voiler les intention
50ur d’un incendie, deux visages tordus de passion. Cette fin est admirable, dont la brutalité si longtemps désirée délivre Jac
22 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
51entôt les rejoindra dans l’armoire aux souvenirs. Cette façon de ne pas y tenir, qu’il manifeste en toute occasion de sa vie
52 Ce n’est pas le moins troublant d’une telle vie, cette sagesse un peu sombre qui s’en dégage, sagesse qui veut « que nous ap
53ble, d’insister sur ce qui forme dans le récit de cette vie comme une arrière-pensée inquiète et un peu hautaine. Que la comp
54nquiète et un peu hautaine. Que la composition de cette réminiscence soit assez facile et « artiste » on hésite à en faire re
55tiste » on hésite à en faire reproche à l’auteur. Cette espèce de modestie de l’allure est rare autant que sympathique, dans
23 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
56re un peu mage pour porter tant de richesses avec cette mélancolique grâce. Si quelques-uns de ses bijoux sont taillés comme
57ouvait-il mieux trouver qu’un René Dubardeau pour cette ambassade). Parfois l’on se demande si l’Auber de Jean Cassou ne va p
58 le ton reste si léger, spirituel, fantaisiste — (cette touche pour peindre un personnage épisodique : « Il confondait la ros
24 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
59 grandeur, des surréalistes, et en même temps par cette solution universelle, la foi, il résume en lui cette inquiétude qui f
60te solution universelle, la foi, il résume en lui cette inquiétude qui fait la grandeur et la misère de l’époque — et qu’il a
61té… Au reste, n’est-elle pas de M. Rops lui-même, cette phrase qui formule admirablement les exigences conjointes de l’inquié
25 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
62eil : osez donc me condamner d’être plus fort que cette bourgeoisie fatiguée, et de suivre le destin que vous m’avez assigné
26 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
63u’il voulait avouer pour s’en délivrer peut-être. Cette sincérité ne serait-elle à son tour que le masque d’un goût du malheu
27 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
64ak , ce sont de belles syllabes sereines, et dans cette ville, Éluard est le plus séduisant, le plus dangereusement gracieux
28 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
65nd quelque chose de solide, d’authentique. J’aime cette violence de redressement où je distingue bien autre chose que les « é
66uvais, à côté d’autres magnifiquement jetés. Mais cette imperfection, s’il ne peut encore s’en tirer, du moins l’avoue-t-il a
29 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
67issez que Pierre Girard est un peu responsable de cette douceur de vivre. Déjà vous ne niez plus sa drôlerie, son aisance. Vo
30 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
68ntes amours d’adolescents. Et c’est Un vieil été. Cette nouvelle, très supérieure aux deux autres, est une réussite rare par
69délice furtif, ce que l’auteur lui-même appelle « cette vague poésie involontaire, intermittente, un peu émiettée, éventée, q
31 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
70n’en saurait être autrement tant qu’on se tient à cette attitude scientifique, vis-à-vis du phénomène littéraire. La « Promen
71cité de l’objet était nécessaire à la sécurité de cette sorte d’analyse, — encore que Bopp ait prouvé dans son Amiel qu’il ét
32 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
72en vaut plus la peine. (Veuillez ne pas voir dans cette phrase quelque allusion de mauvais goût.) Je vous ai rencontrée quatr
73après celle-là qui venait de tourner à l’angle de cette rue et qui avait votre démarche. Mais, pendant ce temps, vous pouviez
74ts. Oh ! toutes les femmes que j’ai fait souffrir cette nuit d’un long regard de damné. À minuit, tellement épuisé que je mêl
75s choses s’éloignent de moi vertigineusement, par cette aube incolore. Il y a vingt-quatre heures donc, j’étais encore au bal
76 vingt-quatre heures donc, j’étais encore au bal. Cette constatation machinale ne correspond à rien dans mon esprit. Peut-êtr
77la notion du temps. Je ne me souviens plus que de cette déception insupportable et définitive de mon désir. Je ne vous en acc
78 profond de ma destruction, [p. 72] ce rongement, cette sournoise recherche de tout ce qui me navre au plus intime de mon êtr
79s intime de mon être… Le revolver est chargé, sur cette table. (Je le caresse, entre deux phrases.) Mais voici que ce geste d
33 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
80ouvoir m’empêcher d’y songer sans cesse en lisant cette « tragédie » ; de ne pouvoir m’empêcher non plus de soupçonner Coctea
81 que la poésie consiste à écrire une phrase ». Et cette phrase, c’est un cheval savant qui la lui a dictée : « Madame Eurydic
82rs… [p. 86] Art chrétien, a-t-on dit 5 . Certes, cette pièce n’est pas dépourvue de certaines des qualités qui, selon Max Ja
83e chrétienne une œuvre d’art. Mais, d’autre part, cette équivoque des symboles, cette simplicité à chausse-trappes, cette hab
84Mais, d’autre part, cette équivoque des symboles, cette simplicité à chausse-trappes, cette habileté surtout. Je ne sais si c
85des symboles, cette simplicité à chausse-trappes, cette habileté surtout. Je ne sais si ce malicieux Gagnebin (non pas Elie)
86re sans émoi. ⁂ Certes, les qualités scéniques de cette pièce sont grandes. Je ne saurais même indiquer aucun endroit par où
87alisé là exactement ce qu’il voulait. Et pourtant cette admirable machine ne m’inquiète guère : je sais qu’elle le conduira o
88able. Il ne manque rien à Orphée, sinon peut-être cette indispensable « part de Dieu » — comme dit Gide — qui serait aussi la
34 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
89rtit pour la Riviera afin de négocier la vente de cette martingale avec des surréalistes hétérodoxes. Il revint juste à temps
90eignit dans les neiges. Un jour, on s’aperçut que cette chose avait recommencé, qu’on appelle, sans doute par antiphrase, la
35 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
91 ». Affreux. Aussi : « Elle mourut. » On voit que cette bande est antérieure à l’époque du long baiser de conclusion. Le film
36 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
92sainteté, seules vous nous appelez encore hors de cette voix de l’infini où chancellent parmi les éclairs nos premiers pas. A
93porains qui ont puisé [p. 134] dans Auguste Comte cette tranquillité de rejeter définitivement les problèmes métaphysiques ? 
94, ne pas voir la part de littérature que renferme cette œuvre, et qui fait, en dépit des prétentions désobligeantes de l’aute
95 pas là, ou là, à Rome, à Athènes, à Moscou, dans cette doctrine, dans ces œuvres, à droite, à gauche, — nulle part sur cette
96 ces œuvres, à droite, à gauche, — nulle part sur cette terre où l’orgueil des hommes croit pouvoir nous le désigner, veut no
97st-ce que vraiment vous ne pouvez vous libérer de cette manie française, la politique, et ne voyez-vous pas que c’est faire l
98 contre-pied de tout ce qu’il inspire ? Alors que cette réaction même est ce qu’il y a de plus français ; que c’est elle qui
99 ce n’est pas encore assez révolution ; parce que cette révolution ne demandait qu’à s’asseoir et que son siège était fait. N
100et âme dans l’ivresse amoureuse ; nous cherchions cette Révolution de toutes nos forces et séductions, comme on cherche cette
101toutes nos forces et séductions, comme on cherche cette femme à travers toutes les femmes. C’était un vice, la révolution-vic
102copains qui ont mal tourné, on pensait bien, ah ! cette jeunesse, mais voyons des affaires plus sérieuses. Et tout est dit. A
103Ah ! c’est vrai, il allait oublier, il y a encore cette histoire, comment dites-vous, surréalisme ? — Baptisé il y a cinq ou
104ibre-Échange, voici déjà s’avancer des prodiges à cette invite la plus persuasive : nous sommes prêts à les accueillir. p
37 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
105uicide du Marquis Salomon le danseur triste baisa cette main cruelle… et quitta le bal au matin. Il neigeait dans les rues so
106 une question d’amitié. Pourtant je suis seul dès cette heure, et mes amis fuiront un lâche. Parce que je reviens seul. Mais
38 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
107celui-là je le méprisais trop sincèrement. » Vers cette époque, une femme me regarda longuement. » Mes parents me savaient vi
108je ne détournai pas mes yeux des yeux [p. 181] de cette femme, de peur qu’elle ne souffrît à cause de moi. Un soir qu’elle pl
109a ville, on marchait dans le bleu. Je sortis avec cette femme, qui m’aimait, et nous étions très jolis de bonheur et d’insouc
110e pourrais leur soustraire ne compenseront jamais cette escroquerie morale dont je fus la victime, ce vol de quelques joies p
111 la plus générale et la moins compromettante, sur cette vie dont le récit n’avait pas laissé que de l’agacer en maint endroit
39 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
112deux petits phénomènes sociaux de notre temps que cette méthode ne suffirait pas [p. 187] à supprimer. Or, ils nous paraissen
113 Voltaire il y avait des autruches pour enseigner cette méthode à leurs petits. Le « satisfait » est un être inadmissible auj
40 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
114is Aragon. Ce cristal est une citation de Valéry, cette œillade se souvient d’un vers d’Éluard 14 . Et des phrases, des cris,
115ous n’ayons rien lu. Vous refusez de compter avec cette réalité de la littérature qui est en nous (dangereuse tant que vous v
116mmer. Mais moi je partage avec certains Orientaux cette croyance : nommer une chose, c’est avoir puissance sur elle. Images,
117 dire le fond de ma pensée, je crois ce mépris et cette attente également exagérés. Vous savez bien que nous cherchons autre
118z. Alors vous les lâchez en liberté, par haine de cette esthétique ou de ce sens social, — et voilà qu’ils perdent même la pr
119our en circonscrire les effets. J’avoue prendre à cette étude un intérêt bien vif. Et cela fournit un merveilleux sujet de co
120voici qu’une envie me prend de vous conter un peu cette histoire. Seulement, allons ailleurs ; il y a trop de monde ici.
41 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
121habitude. Nous n’avons aucun remords d’avoir déçu cette catégorie de lecteurs. Aucun remord non plus d’avoir troublé quelques
122grandeur de ses traditions et ne va pas ajouter à cette lourde charge le poids de nos péchés. Ils sont bien nôtres. Et nous y
42 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
123 à jouer l’autruche aux yeux clos, l’avènement de cette organisation toute-puissante n’est plus qu’une question de quelques a
124 [p. 190] Il y a une lâcheté, croyons-nous, dans cette complaisance générale à proclamer le désordre du temps. On a peur de
125stant où, enfant [p. 191] de douze ans, j’aperçus cette machine de route, jusqu’au jour présent, ma grande et constante ambit
126es par jour, et la possibilité d’augmenter encore cette production. Ford est le plus puissant industriel du monde ; le plus r
127ions les plus rationnelles de la production, avec cette netteté et cette décision qu’une passion contenue peut donner à l’hom
128ionnelles de la production, avec cette netteté et cette décision qu’une passion contenue peut donner à l’homme d’action. Enfi
129de la production à celui du consommateur. Prenons cette petite phrase qui n’a l’air de rien : « Nul ne contestera que, si l’o
130n achetant 5 francs moins cher un objet que, sans cette baisse, il n’eût pas acheté du tout. Autrement dit, il est trompé par
131éritables besoins. Car cela va bien plus profond, cette tromperie-là. Elle peut amener, en se généralisant, une sorte de suic
132 de régler à sa guise le détail de sa vie privée. Cette liberté particulière, et cent autres pareilles, composent, au total,
133 l’huile dans les rouages de la vie quotidienne. Cette Liberté idéale réduite au rôle d’huile dans les rouages, n’est-ce pas
134st-ce pas charmant et prometteur ? Et que dire de cette admirable simplification : « Sur quoi repose la société ? Sur les hom
135blème moderne. D’ailleurs, les idées générales de cette sorte sont rares dans son livre. En général, il se borne à parler de
136le cas le plus favorable, « il se passera bien de cette littérature ». Plus tard, « puisqu’elle n’est pas utile, elle est nui
137stations les plus frappantes de notre régression. Cette perte du sens de l’âme se nomme bon sens américain. On en fait quelqu
138 1° Accepter la technique et ses conditions. Dans cette mécanique bien huilée, au mouvement si régulier qu’il en devient inse
139choses, bêtes et anges, — le voici devenu sourd à cette harmonie universelle, incapable d’en comprendre les correspondances d
140rs de l’esprit au point qu’il n’éprouve plus même cette carence ; seulement, peu à peu, il découvre qu’il s’ennuie profondéme
141sibles, qui gardent, par quelle grâce ? un peu de cette connaissance active de Dieu que nos savants nomment mysticisme et con
142-maçonnerie de quelques centaines d’individus. Et cette franc-maçonnerie sera bientôt traquée avec la dernière rigueur : avec
43 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
143etrouve aux premiers chapitres de Catherine-Paris cette magie des sensations et des rêves de l’enfance et cette féminité du s
144magie des sensations et des rêves de l’enfance et cette féminité du sentiment, du tour de pensée même, qui faisaient déjà du
145e des cours d’Europe à la veille de la guerre. De cette espèce de collaboration résultent à la fois le défaut de composition
44 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
146 Certes il était urgent de faire la critique de « cette réalité de premier plan qui nous empêche de bouger », comme dit fort
147re une connaissance positive de ce qu’il y a sous cette réalité. Il est certain que s’ils avaient le courage de se soumettre
45 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
148nt les masses de coolies, d’ouvriers armés, toute cette Chine qui s’éveille au sein même de la lutte qui met aux prises l’Eur
149rimait sous une forme abstraite et poétique. Mais cette fois tout est concrétisé en hommes, en meurtres, en décrets. Qu’il dé
150égage de ce roman un désespoir sec, sans grimace. Cette intelligence et cette sensibilité ont quelque chose de trop aigu, de
151ésespoir sec, sans grimace. Cette intelligence et cette sensibilité ont quelque chose de trop aigu, de dangereux. Mais qu’ell
46 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
152 mensonge qui n’est, hélas, qu’une déformation de cette réalité détestée. Le mythomane brouille les cartes mais reste dans le
47 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
153geotte de l’adversaire ou s’il traduit simplement cette mauvaise foi pas même consciente, cette lâcheté devant la discussion
154implement cette mauvaise foi pas même consciente, cette lâcheté devant la discussion précise de leurs principes par quoi se [
155ne sais. Mais je m’attends à cent « réponses » de cette sorte. Et je tiens à les classer par avance en deux catégories dont j
48 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
156e ici du sentiment, je suis sensible au charme de cette fantaisie. Mais ce qui fait très bien dans un Cahier de la quinzaine,
157e et l’horaire des leçons. Ce malaise inavouable, cette règle méchante, ce souci qui renaît chaque jour, je pense que tout ce
158. Il me fallut un certain temps pour m’habituer à cette idée. Je tenais cette clef et n’osais m’en servir craignant peut-être
159ain temps pour m’habituer à cette idée. Je tenais cette clef et n’osais m’en servir craignant peut-être des découvertes qui e
160dait agressif. Mais moi, j’avais trop souffert de cette compression morale pour, une fois matériellement délivré, en supporte
49 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
161 je fasse passer un petit examen aux principes de cette institution passionnément détestée. Vous allez voir comment ils bafou
162ines, au jugé. On s’arrange pour faire tenir dans cette classification le plus possible de « connaissances » qui dès lors dev
163e phénomène déconcertant s’explique justement par cette psychologie de l’enfant dont je disais tout à l’heure que la connaiss
164ne prétention (réservons le mot d’idéal), découle cette exigence théorique : tous les enfants doivent à tout instant être en
165ire enregistre bien une ou deux autres bêtises de cette épaisseur, mais il faut reconnaître que jamais on n’avait songé à leu
166uple qui vraiment ne péchait point par l’excès de cette vertu. La discipline primaire forme des gobeurs et des inertes, fourn
167istinguer ». (Le mépris que notre peuple met dans cette expression !) Pour moi, ce que je retire de plus évident de mon expér
168 manque pas d’en être flatté. Et puis, quelle est cette préparation à la vie qui commence par nous soustraire à l’influence d
169aire à l’influence de la [p. 31] vie ? Quelle est cette éducation sociale qui enlève l’enfant à la famille ?  5 Quel est cet
170sens. Je m’en tiendrai là, renonçant pour [p. 34] cette fois à démontrer, ce qui serait facile, qu’ils constituent une invers
50 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
171estinés à la profession de chauffeurs de taxi. Si cette conception du pratique prévaut, il est à craindre que l’école nouvell
172bsurdité primaire qu’à la faveur d’une équivoque. Cette équivoque frappe tout essai de réforme. Qu’il y ait là cependant une
51 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
173aison. Laïque. J’entends qu’on ne me conteste pas cette thèse. Elle est glorifiée dans tous les banquets officiels par des or
174s cigares et des idéologies enivrées. D’ailleurs, cette idée que j’ai l’honneur de partager avec mes adversaires se trouve co
175de la balalaïka. Soyez certains qu’il ne manque à cette plaisanterie, pour prendre corps, que l’appui intéressé d’un groupeme
176satrice de ces glapissants entonnoirs. D’ailleurs cette complicité, si évidente à l’origine de l’institution, se manifeste en
177n’est qu’une explication [p. 43] vraisemblable de cette incurie : l’école, sous sa forme actuelle, remplit suffisamment son r
178lements de terre, vous tombez mal. J’appartiens à cette espèce de gens qui font confiance à leur sensibilité plus qu’aux idée
179de la démocratie — si je ne sentais menacées dans cette aventure des valeurs d’âme auxquelles je tiens plus qu’à tout. Ma hai
52 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
180enir. Elle participe donc sur une vaste échelle à cette « Trahison des clercs » décrite par M. Julien Benda. Notre époque pai
181tuelle s’attaquer, voyez-vous ça, à la famille, « cette cellule sociale ». Et je les traite de mauvais plaisants. Admirez mon
182ance du monde, je répondrai que dans la mesure où cette exigence est satisfaite naît un nouveau besoin qui est précisément d’
183n nouveau besoin qui est précisément d’échapper à cette organisation. Or il semble bien que nous en soyons-là, s’il faut en c
184re pour lire les journaux, mais en même temps que cette drogue, elle devrait fournir son contrepoison. Au contraire, elle pré
53 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
185 le progrès consiste à dépasser la Démocratie. Et cette thèse ne va pas à l’encontre de l’évolution normale de l’humanité, co
186 retrouver l’homme tout entier. Je distingue dans cette opération deux temps : d’abord critiquer ce qui est — par la comparai
187a poussière, des petites habitudes sordides et de cette matière rarement « hygiénique » et qui définit notre âge : la paperas
188e ? Petits étourdis. Réponse non, c’est un recul. Cette critique du fonctionnarisme, vous alliez le dire, est un ramassis de
189sser dans toutes les démarches de notre vie. Mais cette première tâche constitue un programme si riche qu’il est superflu d’e
190giner, bénéficiant de notre colère jacobine et de cette formidable expérience négative qui aura duré deux siècles au moins. L
191nt ans plus tard à peine à la folie démocratique, cette danse de Saint-Guy politique dont rien de leur temps ne pouvait offri
192 la moindre préfiguration ? Eh bien ! induisez de cette similitude les possibilités formidables que nous réserve le siècle à
54 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
193nser juste d’abord. Simplement. Ensuite, soutenir cette opinion : les effets suivront infailliblement. Par exemple, je vous d
194sse ce qu’il voudra. Les Orientaux appellent Yoga cette culture des facultés physiques, intellectuelles et mystiques. Toute l
195que domaine que ce soit. Si l’Occident comprenait cette vérité élémentaire et en tirait des conclusions immédiates, non seule
196quelle nos efforts resteront vains pour instaurer cette nouvelle attitude de l’âme. Mais ces méthodes ne prendraient tout leu
197eux. Pour quiconque a une foi et la conscience de cette foi, il n’est d’enseignement véritable que religieux. Mais les questi
55 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
198nnaisseur que c’est bien composé. J’avoue prendre cette autobiographie tellement au sérieux que j’ai été bien étonné du passa
199Qui parmi nous sait encore parler de sa mère avec cette virile et religieuse tendresse ? C’est un Chinois, c’est un Américain
200vec sa verve doucement comique, si émouvant : « À cette époque je croyais fortement en l’existence d’une espèce de secrète et
56 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Rolland de Renéville, Rimbaud le voyant (août 1929)
201 veut, la question d’Orient-Occident. Et pourquoi cette hostilité de sectaire contre l’interprétation proposée par Claudel et
57 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
202 avaient à dire. Et d’autre part, les lecteurs de cette revue connaissent la thèse de la Trahison des Clercs 11 , thèse dont
58 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
203 ivres. Mais alors point n’est besoin de formuler cette ivresse ; autrement que par des cris. 5. Avec toutes les erreurs et t
59 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
204ge prisonnier dans ta tête mais libre comme avant cette naissance aux lents vertiges Quand la nuit s’effeuille et se fane pri
205té la grâce tendrement dénouée de ta vie comme de cette nuit le jour d’un grand été   qui consent… [p. 169] Ailleurs Colom
60 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
206à ». C’est le comble de l’économie bourgeoise que cette administration exacte d’un petit capital. Le contraire de la poésie,
61 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
207s, ô disciple de Nietzsche ! » — Sous le poids de cette accusation, comment ne point céder : il fit couper ses ailes. On le f
208ne suite de malentendus heureusement enchaînés. » Cette histoire, en effet, lui valut une Muse. p. 25 u. « L’ordre so
62 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
209s paraissaient devoir transmettre aux générations cette notion d’un équilibre proprement humain. Ainsi passèrent quelques siè
210 de notre volonté et de la grâce, ils échappent à cette fatalité qui est le signe du monde matériel. [p. 244] Je vois l’huma
211a poésie, ce sens du Réel. Je vois se composer en cette méthode — peut-être séculairement — ce que la « rationalisation » aur
212ez que l’on poussera plus avant la dégradation de cette idole qu’est l’Homme pour l’homme. Toute décadence invente un syncrét
63 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
213 phrases d’une familiarité bourrue mais raffinée, cette ivresse verbale jugulée par une constante mauvaise humeur, tout cela
64 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
214d’une baie ses poules d’eaux noires. Il y fallait cette féminité ingénue et précieuse, toujours prête à épouser tout le sensi
215 yeux helvètes les croyaient par trop dépourvues… Cette charmante « japanisation » est rehaussée d’une douzaine de lithograph
65 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
216ux que les autres, M. Pierre-Quint montre en quoi cette révolte est puérile et insuffisante. Une fois de plus, l’intelligence
217ire que Rimbaud est aux prises, et il n’a cure de cette littérature que Ducasse s’épuise à parodier.) Il semble qu’ici M. Pie
66 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
218dore des fleuves. Dormir. Sans avoir pu retrouver cette mélodie descendue d’un balcon où chantait la Schumann ; sans avoir pu
219ase que Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette vie : « Bonsoir, Monsieur, je suis fatigué, je vais au lit… » C’était
220 de l’eau, entre l’étrange nuit d’un autre bal et cette perspective de voyage au hasard et commencé dans l’insomnie — vrai vo
221i tout fleuri de terrasses ; on nous déverse dans cette foule et ces musiques, deux visages amis me sourient. Ô liberté aérie
222 la générosité des lumières d’avant le soir, — et cette espèce de tendresse pour tous les possibles, qu’on appelle, je crois
223a son écho le plus pur. Le voyage trompe un temps cette angoisse. J’irai chercher moi-même, me suis-je dit, je ferai toutes l
224viendrai à le regretter… » L’ironie indulgente et cette pitié à peine jalouse que l’on réserve aux égarements d’une jeunesse
225aba, ce qui signifie le Père des Roses. Moyennant cette naturalisation il continue de protéger la ville (en collaboration ave
226leurs vastes poches insulaires pour m’informer de cette irrécusable vérité : les affaires sont les affaires, axiome qui const
227e travail consacrées, si l’on ose dire, à assurer cette mastication. Mais je m’égare, laissons-là ces moutons. 5. Café amer
228plus simple consiste à traduire ce que l’on voit. Cette banque à la façade violette, or et bleue, aux grandes lignes vertical
229te, quelques bougres isolés produisent en silence cette fumée, les yeux à terre, dans l’attente. Nous sommes assis autour d’u
230 la Hongrie. — Mais puisqu’enfin nous y voici, en cette Hongrie… Le tombeau de Gül-Baba est symboliquement vide. Quant à l’ar
231ce. On ne discute pas cet amour, on ne réfute pas cette haine. Ici, la sympathie est un devoir de politesse. Comment la mesur
232s libre et la plus vivante du génie littéraire de cette race me paraît bien avoir été donnée par le groupe important du Nyugâ
233ole d’ocre éclatante, immense et froide, dominant cette plaine onduleuse dont les vagues se perdent dans une poussière violac
67 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
234stesse, voire de profondeur, la Mort d’Empédocle. Cette tragédie difficile, trois fois remise à pied d’œuvre et jamais achevé
235vre et jamais achevée, donne moins que les Poèmes cette impression bizarre d’être d’aujourd’hui. C’est qu’elle est de demain
236isson ardent auquel un souffle tempétueux arrache cette flamme trop grande pour son support. Reste une cendre où longtemps en
68 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
237 rares, mais aux replis si doucement intimes qu’à cette heure on sent bien que poursuivre est une sorte d’enivrant péché. — N
238tion illimitée… Les Hongrois se sont arrêtés dans cette plaine. Mais c’est le soir au camp, perpétuel. [p. 581] Une lassitud
239difficilement l’ampleur qu’ont ici toutes choses, cette atmosphère de nomadisme, et ces vents vastes ; et cette passion de vi
240atmosphère de nomadisme, et ces vents vastes ; et cette passion de vivre au-dessus de ses moyens — c’est-à-dire au-dessus du
241 une grande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historique est aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir
242sayais de penser par-dessous le rythme obstiné de cette hurlante bousculade sur place qu’est un voyage en express. Mais je ne
243e à ce que les mystiques appellent leur désert, — cette zone vide qu’il faut traverser avant de parvenir à la Réalité. Entre
244Hongrie. Serait-ce là tout ce qu’elle m’a donné ? Cette notion plus vive d’un univers où la présence de l’Objet deviendrait p
245ndre, une vérité particulière plus importante que cette vérité générale dont tout le monde se réclame et dont personne ne vit
246e à m’imaginer que jamais plus je ne la reverrai, cette lumière en ce lieu, secrète et familière. Songeant à cette minute et
247ière en ce lieu, secrète et familière. Songeant à cette minute et à d’autres semblables, en voyage, je me dis que c’est de là
248ourir encore dans ce monde et dans d’autres, dans cette vie et dans d’autres vies, pour approcher de tous côtés un But dont t
249rien de commun avec ce que tu sais de toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effac
69 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
250re pas fortuitement que M. Charles Du Bos a placé cette parfaite définition de sa manière au seuil de la 4ᵉ série de ses Appr
251rent tel génie à produire son œuvre. Le danger de cette méthode, c’est que, donnant un nom à chaque problème, l’« hypostasian
252 œuvre d’art. Ou bien encore, l’artiste, usant de cette sorte de désinvolture qui lui est naturelle, confie à des figures le
70 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
253geable que possible, pratiquement invisible, dans cette minuscule voiture. Déjà nous traversons la nuit rose et violette de M
254n qui vaille la peine, qui vaille l’amour. Durant cette méditation, nous avons gagné une rue pauvrement éclairée où l’on s’ar
255audet connaissait l’hôte de céans, il proposerait cette formule du plat idéal : Du Bos en sauce Marthaler. Mais ne parlons pa
256 nos facultés les plus vulgaires, libérant par là cette part gratuite de nous-mêmes qui se plaît à disserter de poésie pure.
257disserter de poésie pure. Edmond Jaloux préside à cette agape dont il m’est impossible de nommer tous les officiants visibles
258e de faire rentrer la partie la plus incongrue de cette chronique. Enfin, un Étranger raconte l’histoire suivante qui est une
259t que d’en parler vous voyez bien que j’ai quitté cette table écroulée, dans la fumée et les évocations, sous les bouteilles,
260..... Allons, allons, puisque te voilà bien perdu cette fois, dérive un peu vers ces Allemagnes où, tu le sais, la tristesse
71 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
261uillé, plus inégal aussi à certains égards et qui cette fois ne montre pas l’homme aux prises avec l’humanité civilisée, mais
262monstrueuse ». Ainsi les incidents pathétiques de cette aventure composent en définitive une méditation sur le destin de l’ho
263 », — l’homme sans Dieu, qui n’attend rien que de cette vie, mais auquel cette vie même, en fin de compte, paraît absurde, pa
264, qui n’attend rien que de cette vie, mais auquel cette vie même, en fin de compte, paraît absurde, parce qu’il refuse de lui
72 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
265a solution », je ne puis m’empêcher de penser que cette peinture d’Aden est assez faite pour y contribuer : si grande est en
266e ne peut être transformé que spirituellement. Et cette révolution-là a l’avantage d’être possible dès maintenant. Mais M. Ni
267eunes intellectuels : orgueil de la Vie, haine de cette vie-ci, mépris de la religion et ferveur pour des « valeurs nouvelles
268es chroniques de Foi et Vie, « résume commodément cette volonté d’émancipation de la civilisation moderne à l’égard de toute
269liste se substitue inévitablement à l’Esprit — et cette fois nous avons affaire à quelqu’un. Mettons-le en présence du scanda
270 en présence du scandale que constitue à ses yeux cette anomalie : un astronome chrétien. Comment un astronome peut-il croire
271xsangues. Je pense quant à moi qu’un idéalisme de cette espèce est inévitablement coincé entre une philosophie religieuse con
272vérité qui menace ». Mais partout ailleurs, qu’en cette commune antipathie, M. Marcel et M. Nizan s’opposent avec une netteté
73 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
273ement de la peinture à sujet religieux qu’annonce cette grande composition : trois longues croix dans une lumière dramatique,
274ation. Une remarque encore. Certains critiques de cette exposition se sont demandé non sans ironie où était le calvinisme dan
74 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
275i vaut d’être enregistrée. Rien de très neuf dans cette trilogie philosophique, mais un bel ensemble d’observations justes et
276la distribution de ces biens : d’où la technique. Cette prétention des masses, légitime d’ailleurs, a entraîné le renversemen
277 valeurs spirituelles leur primauté : car c’est à cette condition seulement que la vie humaine gardera sa signification. En s
75 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
27816 , et il nous aide à mieux définir le charme de cette œuvre inoubliable. Antérieur de quelques années à Daphné, beaucoup pl
279ongtemps contenue. L’intensité des scènes gagne à cette retenue mondaine ce que perd le pittoresque de l’action, encore que l
280ittoresque de l’action, encore que l’évocation de cette haute société anglaise ne soit pas dépourvue d’un charme qui attirera
281oire continue, pour notre agrément. Mais surtout, cette vie dénuée d’aventures ou de difficultés extérieures, permet à notre
282[p. 346] « mondains » de Baring ne manquent pas à cette tâche, et c’est là l’important. Le mérite le plus rare de ce livre es
283u roman. Mais nous ne croyons pas qu’une œuvre de cette envergure comporte à proprement parler de morale, malgré ce que dit l
284oquent. Et le tragique qui se dégage lentement de cette longue confusion de plaisirs mondains, d’égoïsmes déçus, d’égoïsmes c
285ien je m’y ennuie. » Et l’on découvre soudain que cette femme, qui a subi [p. 348] sans les mettre jamais en question les exi
286e s’apercevait que M. Baring, lui-même, manifeste cette tournure d’esprit au cours de ses romans. Le trait satirique, ailleur
287ait (ni plus ni moins que la majorité des gens de cette sorte, mais est-ce à eux que l’on demande de définir la doctrine ?).
288Londres. [p. 349] C’est peut-être à l’endroit de cette œuvre où l’on parle le plus directement de Dieu que Dieu est le plus
289oi ? Nous laisserons-nous vraiment « tenter » par cette erreur de Baring ? Cherchons plutôt le secret d’une communion que rom
290 les discussions, et qu’en tant d’autres pages de cette belle œuvre, d’une simple indication tranquille et profonde sur l’éta
291 Mais elle ne peut survivre à cet acte suprême, à cette grâce. Aussi notre bonheur humain n’est-il en aucune mesure le signe
292e trop certain, sourd, comme dit Charles Du Bos « cette tristesse par-delà la tristesse que Baring excelle à suggérer, qu’au
293tat de l’âme n’est plus très éloigné peut-être de cette joie qui, elle aussi, est « par-delà », — cette joie « qui surpasse t
294e cette joie qui, elle aussi, est « par-delà », — cette joie « qui surpasse toute connaissance ». p. 344 g. « Au sujet d
76 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
295ond essayiste allemand Rudolf Kassner caractérise cette existence (Commerce, n° XII). Le grand événement de sa vie fut la mo
296ne les dépasse. On peut déplorer qu’une œuvre de cette envergure ait pénétré d’abord en France, sous les espèces du fragment
77 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
297fallait une sorte d’intrépidité pour entreprendre cette « traversée » de deux littératures. Combien d’heures de marche monoto
298 pareille aventure. Personne même n’avait signalé cette curieuse lacune de notre histoire littéraire : pour nos critiques, le
299eurs, que l’air y est vif. Il faut être créé pour cette atmosphère, sinon l’on risque beaucoup de prendre froid. La glace est
78 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
300l nous restait à entrer en contact personnel avec cette œuvre : Avant l’Aube comble cette attente, mais elle en fait naître u
301 personnel avec cette œuvre : Avant l’Aube comble cette attente, mais elle en fait naître une nouvelle. C’est, en effet, sous
302tique. Espérons qu’une biographie complète suivra cette « genèse » à vrai dire passionnante, et qui nous fait pénétrer dans l
303sous la pluie. Il renaîtra bientôt à la vie, mais cette fois pour se donner tout entier à la misère des bas-fonds de Kobé. Il
304ecte, l’exploite et subit l’empire de sa douceur. Cette deuxième partie de l’ouvrage est extraordinaire de vie et de pathétiq
305[p. 630] Avant de tirer les conclusions qu’impose cette œuvre avec l’autorité d’une action, arrêtons-nous quelques instants d
306Elle concerne la question sociale. Il s’attache à cette expression un « ennui » qui sert à beaucoup de prétexte pour n’y poin
79 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
307on de soi pareillement tourne en indiscrétion, et cette retenue trop consciente de ses effets n’est plus qu’une impudeur raff
308es et de malentendus où il semble qu’un esprit de cette classe ne devrait pas supporter qu’on l’engage. Mais qu’est-ce à dire
309s Gide n’est plus loin du protestantisme que dans cette attitude sereinement contradictoire, où il voit l’essence de sa « réf
310e le croyait. Mais la question reste de savoir si cette division interne, une fois reconnue, doit être acceptée ou surmontée.
311amais une perspective poétique ou métaphysique. À cette heure où le monde tourne lentement et formidablement sur ses bases so
312discrétion. Gide saura-t-il rester un maître pour cette jeunesse qui aimait sa ferveur, mais que le monde de demain va contra
313ntre… Je lui sais gré particulièrement d’éclairer cette vérité paradoxale, pour moi d’une importance psychologique considérab
80 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
314Nous sommes certains d’intéresser les lecteurs de cette revue en citant ici quelques passages de l’étude de Frommel. Nous as
81 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
315le s’est depuis plusieurs années déjà pénétrée de cette philosophie, ainsi qu’en témoigne l’accueil fait à la pensée d’un Kar
316finis que par leurs rapports mutuels et tirent de cette interdépendance leur valeur originale. Kassner reprend un des thèmes
317e, c’est que chez Kassner comme chez Kierkegaard, cette présence s’accommode d’une ironie qui chez d’autres serait plutôt le
82 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
318rsonnages ; car il risque de les priver par là de cette autorité mystique, absolue et naïve où gît leur profonde raison d’êtr
83 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
319age des rapides de l’Europe centrale ; non pas de cette jubilation nostalgique, mais d’une fièvre brève qui révélait la troub
320s secrets, cœur noir et tourmenté du continent, — cette région escarpée entre Munich, Salzbourg et Prague, qui forme le décor
321gne, se ceinturent d’usines, et prennent aussitôt cette fièvre caractéristique des organismes humains isolés de la vie végéta
322it en vain sa résolution. [p. 14] ⁂ M’attardant à cette géographie sentimentale, j’avais un temps conçu l’idée d’établir une
323itraire au prix d’un désordre. Mais à l’Allemand, cette sorte-là de mensonge n’est guère sensible : la vérité pour lui étant
324nterprétations deviennent possibles. Selon l’une, cette déficience est inhérente à toute réalité humaine ; elle est la marque
325ntithétique, déchiré (« déchirant ») et fondé sur cette vision de la réalité humaine : la vie est manque et compensation de c
326our s’en assurer à la fois et s’en délecter 3 . À cette disposition l’on pourrait opposer, plutôt que la taciturne réflexion
327depuis Goethe : c’est à l’Orient, d’instinct, que cette pensée va demander non point seulement sa revanche, mais sa mort et s
328 pourrait-on pas voir une autre preuve de [p. 25] cette identité formelle dans l’observation suivante : au sortir de l’adoles
329se. Cours à la rencontre de ton père et donne-lui cette pèlerine. » Et quand je le rejoignis dans l’obscurité tombante, il m’
330t paraîtra l’aube dure. Alors nous entrerons dans cette joie sauvage du Grand Jour, où nous irons avec ce qu’il restera de bo
84 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
331stupéfiants. Mais un tour de tambour anéantissait cette Vienne tout occupée à ressembler à l’idée qu’on s’en fait. [p. 34] L
332ent était venu d’arrêter le plan de la soirée, et cette promenade où il y avait juste assez de passants pour qu’on la sentît
333rileuse nostalgie. Mais qui fallait-il accuser de cette duperie, qui rendre responsable de ma déception, sinon moi-même, me d
334rêve d’un monde que suscite en moi seul peut-être cette plainte heureuse des violons. Le diable sort des parois, noir et blan
335moi, c’est une chose singulière que le pouvoir de cette musique. Voici que vous êtes tout près de comprendre… Mon voisin avai
336. Certes, répondit Gérard, malgré les apparences, cette vie sentimentale est une des seules réalités qui correspondent encore
337définitive à se passionner pour quoi que ce soit. Cette ville, qui est toute caresses, a peur de l’étreinte… C’est d’ailleurs
338n’y comprennent jamais rien, dès qu’on aime… Oh ! cette femme ! elle n’était qu’un regard, un certain regard, mais j’ai su re
339ne petite malice dont l’idée me vient à la vue de cette vendeuse de fleurs. C’était la petite bossue qui vend des roses et de
340 une femme pour deux hommes — et ce fut bien dans cette anecdote dont Gérard attendait évidemment quelque imprévu, la seule a
341harmante, comme elles le sont presque toutes dans cette ville, — du type que Gérard et Théo nommaient « biondo e grassotto »,
342us êtes moderne, vous vous contentez peut-être de cette pêche miraculeuse — c’est une façon de parler — à laquelle on se livr
343 d’un ton de reproche, évidemment scandalisée par cette atteinte aux lois du genre le plus conventionnel qui soit. Gérard la
344 ton rêveur et malicieux. Mais [p. 45] l’ombre de cette ville illusoire est la plus douce à mes vagabondages sans but. Vous s
345anche. » Je ressentis quelque émotion à l’ouïe de cette phrase célèbre. Les cocktails du Moulin-Rouge avaient peu à peu envah
346 aile d’ombre flatteuse aux caprices redoutables. Cette nuit-là nous rencontrâmes des anges au coin des ruelles, des oiseaux
347nt années et tous les visages aimés revivent dans cette coupe de songes, avec leurs illusions, — ces formes passagères que no
348ombre. Et parce que tout revit en un instant dans cette vision, il connaît enfin la substance unique de ses amours, il commun
349 les formes animales. L’âme du monde palpite dans cette confidence. Il m’enseigne que la passion seule, par la souffrance qu’
350ces, chaque geste, chaque minute d’une vie résume cette vie entière, et fait allusion à tout ce qu’il y a sous le soleil, et
85 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
351té « cour »… [p. 53] Mais de quoi s’agit-il dans cette intrigue monotone et serrée, et dont se perd à chaque instant le fil
352s sont grands5 beaux et nombreux, racés et fades. Cette société n’a peut-être pas encore oublié que la race s’oppose à l’indi
353s a levé la tête, il reçoit sur son bon visage où cette rosée divine fait perler une larme, la bénédiction de sa musique. Les
354r que l’amour soit bien-aimé… Oh ! qu’il y ait eu cette joie par un regard de jeune fille ! Tout peut encore être sauvé… Un a
355s le rythme d’une respiration, l’envahissement de cette dure connaissance ! Elle se tait, plus seule que moi. Le jour qui déj
356a retirée des miennes ? … Sans se retourner, avec cette décision qu’elles ont. J’allume encore une cigarette entre mes lèvres
86 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
357dore des fleuves. Dormir. Sans avoir pu retrouver cette mélodie descendue d’un balcon où chantait la Schumann ; sans avoir pu
358ase que Richard Strauss m’aura jamais adressée en cette vie : « Bonsoir, Monsieur, je suis fatigué, je vais au lit… » C’était
359r au fil de l’eau, entre l’étrange nuit du bal et cette perspective invraisemblable d’un voyage au hasard commencé dans l’ins
360i tout fleuri de terrasses ; on nous déverse dans cette foule et ces musiques, deux visages amis me sourient. Ô liberté aérie
361 la générosité des lumières d’avant le soir, — et cette espèce de tendresse pour tous les possibles, qu’on appelle, je crois
362a son écho le plus pur. Le voyage trompe un temps cette angoisse. J’irai chercher moi-même, me suis-je dit, je ferai toutes l
363viendrai à le regretter… » L’ironie indulgente et cette pitié à peine jalouse que l’on réserve aux égarements d’une jeunesse
364aba, ce qui signifie le Père des Roses. Moyennant cette naturalisation [p. 73] il continue de protéger la ville (en collabora
365leurs vastes poches insulaires pour m’informer de cette irrécusable vérité : les affaires sont les affaires, axiome qui const
366e travail consacrées, si l’on ose dire, à assurer cette mastication. Mais je m’égare, laissons-là ces moutons. v Café ame
367plus simple consiste à traduire ce que l’on voit. Cette banque à la façade violette, or et bleue, aux grandes lignes vertical
368te, quelques bougres isolés produisent en silence cette fumée, les yeux à terre, dans l’attente. Nous sommes assis autour d’u
369ce. On ne discute pas cet amour, on ne réfute pas cette haine. Ici, la sympathie est un devoir de politesse. Comment la mesur
370s libre et la plus vivante du génie littéraire de cette race me paraît bien avoir été donnée par le groupe important du Nyugâ
371ole d’ocre éclatante, immense et froide, dominant cette plaine onduleuse dont les vagues se perdent dans une poussière violac
372 rares, mais aux replis si doucement intimes qu’à cette heure on sent bien que poursuivre est une sorte d’enivrant péché. — N
373tion illimitée… Les Hongrois se sont arrêtés dans cette plaine. Mais c’est le soir au camp, perpétuel. Une lassitude de stepp
374difficilement l’ampleur qu’ont ici toutes choses, cette atmosphère de nomadisme, et ces vents vastes ; et cette passion de vi
375atmosphère de nomadisme, et ces vents vastes ; et cette passion de vivre « au-dessus de ses moyens » — c’est-à-dire au-dessus
376 une grande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historique est aussi l’autre « Rome protestante ». Mais d’avoir
377sayais de penser par-dessous le rythme obstiné de cette hurlante bousculade sur place qu’est un voyage en express. Mais je ne
378e à ce que les mystiques appellent leur désert, — cette zone vide qu’il faut traverser avant de parvenir à la Réalité. Entre
379Hongrie. Serait-ce là tout ce qu’elle m’a donné ? Cette notion plus vive d’un univers où la présence de l’Objet deviendrait [
380ndre, une vérité particulière plus importante que cette vérité générale dont tout le monde se réclame et dont personne ne vit
381e à m’imaginer que jamais plus je ne la reverrai, cette lumière en ce lieu, secrète et familière. Songeant à cette minute et
382ière en ce lieu, secrète et familière. Songeant à cette minute et à d’autres semblables, en voyage, je me dis que c’est de là
383ourir encore dans ce monde et dans d’autres, dans cette vie et dans d’autres vies, pour approcher de tous côtés un But dont t
384rien de commun avec ce que tu sais de toi-même en cette vie ? Mais le voir, ce serait mourir dans la totalité du monde, effac
87 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
385’il improvise, oh ! j’aimerais tant aller là-bas, cette folie m’apparaît comme une chose si douce et si grande… 14  » Et Bett
386nt dignes de s’attendre au don du langage sacré ? Cette langue de feu qui s’est posée sur Hölderlin et qui l’a consumé… Digne
387ement des odes à la liberté… Et voici dans sa vie cette double venue de l’amour et du chant prophétique, confondant leurs fla
388n roman jaune à la main. L’un après l’autre, dans cette paresse de jour férié, les clochers de la ville sonnent deux heures.
389 paisible au soleil. Il passait des heures devant cette fenêtre, à marmotter. Trente-sept ans dans cette chambre, avec le bru
390 cette fenêtre, à marmotter. Trente-sept ans dans cette chambre, avec le bruit de l’eau [p. 126] et cette complainte de malad
391cette chambre, avec le bruit de l’eau [p. 126] et cette complainte de malade épuisé après un grand accès de fièvre… L’a
392rofil de vieille femme qui promène doucement dans cette calme [p. 127] Tubingue le secret d’une épouvantable mélancolie. Les
393emment : la vie normale. [p. 128] Il y a pourtant cette petite chambre… Est-ce que tout cela existe dans le même monde ? (Il
394 grandes questions naïves.) Lui aussi a vécu dans cette ville, tout semblable à ces théologiens aux yeux voilés, aux pantalon
395avec le ciel, les dieux le vouent au malheur. » Ô cette chambre, où pénètre la facilité atroce de la fin d’une après-midi, ce
396nt, quand l’amour leur donne une petite fièvre, — cette semaine de leur jeunesse où ils ont cru pressentir de grandes choses
397iel, qu’il est bon qu’il y ait la terre… Mais que cette musique vulgaire, [p. 130] par quel hasard, donne l’accord qui m’ouvr
88 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
398chais un lieu quelconque et paisiblement habité ? Cette ville est pour eux la moins quelconque du monde. Je prétexte des écri
399ces maisons isolées où je ne l’amènerai jamais, à cette heure qui serait celle de rentrer chez nous s’asseoir auprès d’un feu
400 qu’ici j’écris, je me sens tout baigné encore de cette fièvre amoureuse ; et tout est mythe de nouveau. Mythes de l’ombre et
401ance entourée de présences obscures, mon enfance, cette foi anxieuse en je ne sais quelle liberté du monde. Un peu plus tard,
402banc en demi-cercle. L’air est encore humide dans cette grotte d’ombre. Sur le banc froid j’étale ma couverture, et mes papie
403soient signes l’un de l’autre. Dans le bonheur de cette matinée, la pensée s’abandonne à la séduction des ramures, et voici q
404 J’ai pourtant dans la tête et dans la peau toute cette matinée d’air, l’odeur de l’ombre sous les feuilles, et cette autre o
405e d’air, l’odeur de l’ombre sous les feuilles, et cette autre odeur de hautes tiges croissantes et de fourmis rouges. Dès 9 h
406ratiques avec le commerce quotidien. J’en traduis cette page Sur la mort. Mes funérailles devront se dérouler dans le cadre
407ut que chacun des participants s’en retourne avec cette conviction : « Ce fut un bel enterrement ! » Et de même, ceux qui aur
408’armoire aux confitures. (Je crois qu’il y a dans cette armoire un cordial tout indiqué en l’occurrence.) Ainsi vivait l’Alle
409ence.) Ainsi vivait l’Allemagne d’hier — celle de cette province encore — dans l’intimité vivante de ses classiques. De là pe
410timité vivante de ses classiques. De là peut-être cette dignité conférée à la vie bourgeoise, qui fait un peu sourire, et qui
411 — quelle prise ! Et combien j’aime le paysage de cette œuvre, son climat, jusqu’aux détails de l’intendance des domaines. Là
412e et substantielle… Qu’irai-je demander d’autre à cette « Germanie aimée » 18 . Ah ! les livres nous avaient bien trompés. Pa
413. Maintenant, parlez-moi du modernisme éternel de cette plainte. — Des Werthers aux yeux secs, voilà ce que nous sommes. 14
414 joie qui attrape la fièvre dans mon corps. Toute cette journée baignée de l’air des collines, il semble que mon sang ce soir
415ide les jambes. La nuit se ferme à l’imagination, cette nuit qu’il eût fallu vivre tout entière et qui n’est plus bonne qu’à
416sent qu’il pense : maintenant que nous avons clos cette journée par une récréation bien méritée), nous voulons aller dormir.
417mme quelque chose de bien vrai et qui s’est passé cette nuit ? Plusieurs choses sont douces au désir de celui qui marche dans
418és sans fin. (Ah ! comment dire ! Vraiment ce fut cette nuit.) Un vent léger écartait une branche et la [p. 157] lune éclaira
419st indéfiniment grandiose et musical. Ainsi coula cette nuit sans partage, et nos mains ne s’étaient point touchées, lorsque
420es choses déchirantes qui peuvent seules exprimer cette euphorie. Quelques larmes font briller les yeux souriants et généreux
421er enfin calmé (il avait harcelé la servante avec cette démesure qu’apportent dans leurs démonstrations les chiens de tous le
422 moutarde douce. Le journal local m’avait apporté cette ration de bouleversements, locaux aussi à leur manière, et très éloig
423 lucidité, — je sais pourquoi je puis rester dans cette Souabe à ne rien faire : c’est que depuis quelques jours, je crois, o
4248 heures, J’ai d’abord essayé de me confiner dans cette petite édition cartonnée d’Andersen, mais sans cesse des hommes entre
425suis pas serré contre la fenêtre. Elles ont senti cette sourde résistance et se sont assises plus loin en maugréant. La misèr
426iment je n’aurais pas d’envie… Nouvel arrêt. Mais cette fois c’est une fée qui monte, une grande jeune fille nette aux yeux b
427 dans ce wagon un malaise âcre et oppressant ; et cette fumée et cette fatigue mal lavée — et cette robe verte seule pure — e
428un malaise âcre et oppressant ; et cette fumée et cette fatigue mal lavée — et cette robe verte seule pure — et oh ! la pauvr
429 ; et cette fumée et cette fatigue mal lavée — et cette robe verte seule pure — et oh ! la pauvre interrogation des visages d
430 me laisse au remords de vous avoir quittées pour cette ville à présent sans [p. 169] relâche, où les orages n’ont pas d’odeu
89 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
431utour de la faisanderie. Les couchers de soleil à cette saison se prolongent jusque vers onze heures, en des jeux infinis sur
432 Qui dit confort d’abord dit refus de tout style. Cette maison qui offre les [p. 176] commodités du plus luxueux home anglais
433acher, un protégé de la famille. Mais à partir de cette date, il n’y a plus que les Gothas. Les modernes sont fous et ridicul
434dains l’aspect absurde que nous leur connaissons, cette superstition ne leur est nullement nécessaire. Leurs plaisirs ne cont
435 et de morgue. Et dire que ce sont ces gens-là, — cette tourbe, — qui se permettent de juger la noblesse terrienne. Dire que
436urope bourgeoise fait nouveau riche, en regard de cette seule classe qui ne doit rien à l’opinion.   Non, je ne peux rien voi
437 la plus dangereuse pour la paix du monde. Quoi ! cette centaine de familles écartées du pouvoir dans leur propre patrie depu
438uement attachées à leur terre, à leur grandeur, — cette race désarmée qui ne subsiste que par la force d’une vertu sans égale
439m’en, de la race des cavaliers. Quant à savoir si cette classe justifie sa fonction [p. 186] dans le monde actuel, je répondr
440ctif s’évapore devant une évolution nécessaire.   Cette noblesse terrienne, dans son ensemble, reste étrangère au capital. Co
441grèves, soulagée de la pesante lumière. Mais dans cette chambre élevée du château, l’air demeure étouffant et parfois l’odeur
90 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
442geable que possible, pratiquement invisible, dans cette minuscule voiture. Déjà nous traversons la nuit rose et violette de M
443n qui vaille la peine, qui vaille l’amour. Durant cette méditation, nous avons gagné une rue pauvrement éclairée où l’on s’ar
444 nos facultés les plus vulgaires, libérant par là cette part gratuite de nous-mêmes qui se plaît à disserter de poésie pure.
445disserter de poésie pure. Edmond Jaloux préside à cette agape dont il m’est impossible de nommer tous les officiants visibles
446que d’en parler ; vous voyez bien que j’ai quitté cette table écroulée, dans la fumée et les évocations, sous les bouteilles,
91 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
447 l’avènement d’une littérature nouvelle 28 , dont cette œuvre serait comme le frontispice (aux beaux noirs et gris profonds).
448iennent à honneur de compromettre la Réforme avec cette attitude, et de prolonger un malentendu qu’ils jugent peut-être flatt
449ndu qu’ils jugent peut-être flatteur, ou commode. Cette espèce de stoïcisme moral, dans lequel nous voyons se complaire beauc
450ce stoïcienne ; soit des œuvres de révolte contre cette morale — tendance nietzschéenne. Tout ceci ne participant que très in
451ent chrétienne. Or voici que les faits confirment cette vue théorique : Loti, Schlumberger, Gide, le désenchanté, le stoïcien
452. Or nous n’hésitons plus à rendre responsable de cette carence de la poésie et du rayonnement spirituel notre fameux moralis
453imisme vis-à-vis de la nature humaine, qui, selon cette vue, serait bonne, ou du moins meilleure, si on la « préservait » du
92 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
454ous ne saurions, surtout dans Foi et Vie, aborder cette question sous l’angle de la curiosité littéraire ou historique. Elle
455 Et nous ne manquons pas de témoignages écrits de cette époque qui permettent d’imaginer ce qu’eût pu être le pendant chrétie
456un ami en 1768, au sortir d’une grave maladie — ; cette calcination a été très profitable à mon âme… Le Sauveur m’a enfin att
457 la sagesse. » Par quel concours de circonstances cette « sagesse » devint-elle chez Goethe quelque chose qui, en fin de comp
458s d’un Lavater ou d’un Jacobi. Mais ce « reste », cette connaissance mystique, il ne tardera pas à découvrir qu’on n’y attein
459plus que ce que la nature visible nous en révèle. Cette attitude s’accuse de plus en plus à mesure que Goethe avance en âge.
460la facilité d’interprétation qu’offre Goethe dans cette espèce de sagesse large et optimiste si contraire au scandale chrétie
93 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
461pratique) « est protestant ». Mais, d’autre part, cette soif d’action directe et de service peut porter aussi bien, par exemp
462ité constructive et absolue sur quoi se fonderait cette rénovation. M. Maulnier critique un monde qui selon lui tend à la sup
463spirituel capable de rendre une force offensive à cette personne humaine. Le choix des sujets abordés dans son livre montre u
464c grand P, la doctrine officielle de la Sorbonne, cette pensée fabriquée [p. 481] par des bourgeois, pour des bourgeois, dest
465nces, en faveur des hommes concrets ? À quoi sert cette philosophie ? Que fait-elle pour les hommes ? Que fait-elle contre eu
466oigner. Épreuve dangereuse et salutaire, germe de cette « révolution permanente » qui doit être l’état du chrétien vis-à-vis
94 1932, Esprit, articles (1932–1962). À l’index (Première liste) : Candide (octobre 1932)
467que semaine, non sans sadisme, dans l’exercice de cette avarice ou de cette férocité spéciales décrites par Léon Bloy. Joli m
468s sadisme, dans l’exercice de cette avarice ou de cette férocité spéciales décrites par Léon Bloy. Joli monde, comme disent l
469soit à coup sûr d’écœurement et de mépris, devant cette déjection, grassement payée mais qui peut coûter cher à ses producteu
95 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
470ait l’équation de décadence, dans certains cas où cette absurdité essentielle, cette mortelle, cette officielle dissociation
471dans certains cas où cette absurdité essentielle, cette mortelle, cette officielle dissociation de la pensée et de l’action a
472s où cette absurdité essentielle, cette mortelle, cette officielle dissociation de la pensée et de l’action apparaît particul
473e signification précise, et que nous en parlons à cette place. André Bridoux, dans les remarques à mon sens si importantes pa
474 le silence d’une vie : la loi de Dieu s’oppose à cette loi des hommes qui veut qu’on tue. Une décision se formule, peut-être
475nt ils prennent leur revanche, dans la laideur de cette salle que le président de la Cour s’obstine à nommer pompeusement « c
476dent de la Cour s’obstine à nommer pompeusement « cette enceinte ». Une salle carrée, laide de cette laideur pauvre et presqu
477nt « cette enceinte ». Une salle carrée, laide de cette laideur pauvre et presque abstraite qui symbolise assez bien le régim
478a conclusion le classe, quoi qu’il en pense, dans cette phalange de rhéteurs qui va de Jaurès à Sangnier ; car c’est, vous m’
479tations dépourvues de subtilité. 1° L’ensemble de cette oppressante cérémonie fit voir à l’évidence, une fois de plus, que le
480 de la liberté de conscience. Cela prenait « dans cette enceinte » un petit air anarcho ou pleurard… Et l’on parla pourtant d
481dation (pour ceux qui croient aux « relations »). Cette vertu laïque et démodée, confectionnée par les idéologues de la Trois
482 l’esquiver. Personne n’a réfuté ces témoignages, cette plaidoirie. Le président n’avait rien trouvé d’autre qu’une « colle »
483ur les réformistes ! Mais il faut rendre à Martin cette justice que sa muette intransigeance a bien plus de portée. Prenons g
96 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
484courage de l’affirmer ; il n’est pas de réponse à cette question pour ceux qui ne savent pas ce que c’est que la foi. Si l’on
485oi que nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n’est capable de la posséder dans la durée ; elle « su
486ur entreprendre, ni de réussir pour persévérer. » Cette absence d’illusions quant à la valeur absolue du résultat sinon de l’
487e songe ici à l’armature catholique, qui condamne cette Église au réformisme modéré, c’est-à-dire à un effort pour durer par
488e la foi. Il ne s’agit jamais pour nous de rendre cette vie possible, mais tout au plus d’abattre les obstacles à la foi, les
97 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
489origines, des éléments créateurs de sa race. Il a cette même lenteur imposée par la nature, ce même besoin de précision utile
490e ». Ce regard rajeuni, ces gestes rudimentaires, cette odeur de bois fraîchement coupé que dégagent certaines œuvres récente
491ertes Ramuz attend beaucoup du peuple russe, de « cette immense et secrète réserve d’innocence » d’où peut-être un jour sorti
492uz — c’est qu’une seule page de ce livre lue avec cette lenteur qu’elle impose, nous replace dans la vision grande et efficac
493; l’actualise — la fait acte — en l’arrêtant dans cette forme et lui donnant une date. Les périodes qui « marquent » dans l’H
98 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
494ndu que soulèvera toujours à nouveau l’exemple de cette vie. Ceux qui traitent Goethe de bourgeois ne prouvent rien de plus q
495 et s’ils ne le voient pas, c’est que précisément cette défense a réussi. Par contre ils veulent bien voir la révolte chez ce
496 de l’âme devant [p. 482] son destin m’autorise à cette confrontation et me persuade de son intérêt humain. Et si tout cela r
497ncore faut-il que le destin favorise concrètement cette assomption intérieure. Par quel « hasard » l’a-t-il provoquée chez Go
498ccourci tout le drame dialectique de sa vie. Mais cette maladie, et la convalescence, ont éveillé dans son esprit les premièr
499ns une œuvre marquée du signe de la maturité, que cette présence rayonnante dont on devine chaque phrase sous-tendue. Mais ri
500érieurement au « jour nouveau ». L’âme parvient à cette « connaissance », à cet acte de fécondation spirituelle par où l’homm
501ssi l’être sombre dans le mystère de la fureur ». Cette complexe dialectique de la magie, Goethe lui-même l’a stylisée en sym
502. Mais les Anges enfin élèvent Faust au-dessus de cette agonie symbolique de toute son existence, et c’est leur chœur qui cha
503jusqu’au système de sa folie. Mais l’irruption de cette « magie » est si violente qu’elle a certainement angoissé l’enfant :
504t moderne. » Travailler. Se donner à l’instant, à cette heure « au moins très sévère ». Gagner 40 000 francs. Mourir obsédé p
5050 000 francs. Mourir obsédé par ce travail. Ainsi cette vie est bien d’un seul tenant ; une seule et unique expérience la rem
506ux réalisent le renoncement, le deuxième temps de cette dialectique, dans un mouvement que sa violence rend unique : c’est qu
507a « Tarnkappe », du manteau qui rend invisible. ⁂ Cette similitude de forme dans le cours de la magie chez Goethe et chez Rim
508e fortement contre la lumière, et les yeux, entre cette bouche et ce front, disent d’un sobre et méditant regard le mot suprê
509 c’est la longueur du temps qui les dénoncera. Et cette fameuse sérénité de sa vieillesse, ce n’est rien d’autre, peut-être,
510le Second Faust restera comme le livre sacré. Que cette discipline libératrice comporte pour Rimbaud le silence, alors qu’ell
511le en celui-ci » 13 . À quoi nous saurons opposer cette confession mémorable : « Nous ne devons proférer les plus hautes maxi
512 est tempus sine fine, sed nunc stans). Elle veut cette vie-ci. Et tout le reste, qu’elle soit marxiste ou nietzschéenne, ell
513ement imaginaire et vaniteuse pour nous, tant que cette pureté et cette grandeur ne tenteront pas nos âmes jusqu’à la mort ?
514 et vaniteuse pour nous, tant que cette pureté et cette grandeur ne tenteront pas nos âmes jusqu’à la mort ? L’homme ne peut
515elle la comble par ailleurs. Ce critère du salut, cette transcendance, en bonne dialectique autoriserait à des [p. 494] jugem
516e m’assiège. Le dernier carnaval, peut-être, pour cette bourgeoisie dont je viens d’admirer les trésors patinés dans la haute
99 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
517 du livre. Il est inquiétant de voir un esprit de cette qualité, et qui certes veut être honnête, se complaire expressément d
518mps. C’est ce qu’en vain l’on cherche au cours de cette suite de messages adressés aux Princes des Prêtres, à MM. les Députés
100 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
519 livre si justement paradoxal de Jouhandeau, — de cette espèce de « dialectique » formelle du bien et du mal qu’il publie en
520nce. L’audace du « choix » ou du « dépassement », cette vertu qui « supprime la morale », Jouhandeau l’appelle imprudence ou
521re de Jouhandeau. Et soudain il nous apparaît que cette œuvre est une illustration, non dépourvue de complaisance, du « pecca
522a morale). Et c’est la foi qui en libère, non pas cette « générosité » malgré tout équivoque. La foi révèle une réalité essen
523is. « Mal » ou « péché » — le débat se ramène sur cette page, à une question de vocabulaire. Une simple question de vocabulai