1 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
1estion est de savoir si nous serons des hommes de chair et d’esprit, ou des pantins articulés. (Qui tiendra les ficelles, peu
2 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
2leurs est élégant. Mais comme tout cela manque de chair. Et de rêve. Est-ce qu’en ce temps-là on ne se nourrissait vraiment q
3 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
3omme ? qu’est-ce donc que ce paradoxal mélange de chair et d’âme ? — Paracelse et Swedenborg s’accorderaient, je le crois, po
4 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
4it. « Car le péché n’est pas le dérèglement de la chair et du sang, mais le consentement de l’esprit à ce dérèglement 8  ». E
5 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
5es éléments de statistique, ou bien des hommes de chair et de sang, reconnaissant leur condition concrète, mais connaissant a
6 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
6 l’incarnation est soumise aux nécessités de la « chair », qui ne sont pas variées à l’infini. D’autre part, on peut renverse
7Saint-Esprit. L’homme naturel ne connaît que la « chair » selon l’expression de l’Apôtre. Cette « chair » signifie aussi bien
8« chair » selon l’expression de l’Apôtre. Cette « chair » signifie aussi bien la raison et l’intelligence que le corps et les
7 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
9it. « Car le péché n’est pas le dérèglement de la chair et du sang, mais le consentement de l’esprit à ce dérèglement. » 31
8 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
10es éléments de statistique, ou bien des hommes de chair et de sang, reconnaissant leur condition concrète, mais connaissant a
9 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Une histoire de la Réforme en France (15 décembre 1934)
11tre n’empêchera qu’en ces mêmes os, en cette même chair, nous ne voyions notre Rédempteur qui approche, et qui rendra, selon
10 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
12et meurent ensemble, ils sont une seule et même « chair ». C’est une étrange erreur que de nommer « esprit » l’aspect origina
13l’abstrait. Qu’est-ce alors, parmi nous hommes de chair, que l’esprit ? Cet esprit qui souffle où il veut, et nous mourons où
11 1934, Le Semeur, articles (1933–1949). Sur la méthode de M. Goguel (novembre 1934)
14ne ne peut réellement appuyer ; car l’œuvre de la chair, c’est de refuser Dieu, même alors qu’il se rend visible. Et ce n’est
12 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
15nd plus : [p. 41] il est la vérité, la réponse en chair et en os. Il faudrait se « boucher les yeux… » Cet homme est l’Esprit
13 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
16es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Or, ni la chair, ni le sang n’auraient pu lui faire dire cette parole (Matt. 16, 17).
17mps des apôtres, ou à ce temps de la Parole faite chair. ⁂ On dira qu’il ne s’agit là que d’un schéma. Certes, et j’ai dû sch
14 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
18re par là, et il arrive que l’on devine l’être de chair et de sang qu’elle déguisait, — le vrai pays. Il suffit d’indiquer po
15 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
19faut se trouver placé soudain devant les êtres en chair et en os dont elles parlent, pour comprendre à quel point elles mente
20ais de ne le point regarder. La vue d’un homme de chair et d’os eût porté la déroute en son système. Mais nous, serons-nous a
21chée : un seul os aplati au milieu d’un paquet de chair dense et fade, et une tête aux gros yeux étalés, qui s’emboîte sur le
16 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
22faut se trouver placé soudain devant les êtres en chair et en os dont elles parlent, pour comprendre à quel point elles mente
17 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
23oclamé qu’il avait fait. L. — Mais l’homme est « chair », et cette chair est liée à l’espace et au temps. Comment le temps t
24 fait. L. — Mais l’homme est « chair », et cette chair est liée à l’espace et au temps. Comment le temps tuerait-il l’Éterne
25omment le temps tuerait-il l’Éternel ? Comment la chair tuerait-elle l’Esprit ? Elle ne peut tuer que l’idée fausse qu’elle s
26 t’assure que notre raison, tout attachée à notre chair, à notre temps où elle s’est constituée, soit capable de concevoir ce
18 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
27n conflit éternel et angoissé avec la créature de chair et ses instincts asservissants. L’apparition de la passion d’Amour de
28r évidemment incompatible avec le mariage dans la chair, devait amener des confusions inextricables. Pour l’amateur non initi
29 reste une faute parce qu’il est consommé dans la chair (et non point parce qu’il lèse le mariage), mais il se trouve revêtir
19 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
30on du Rien. Mais dès lors que le Verbe s’est fait chair et qu’il nous a parlé en mots humains, nous avons appris cette nouvel
20 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
31e des sexes. Le grand Jour incréé, aux yeux de la chair, n’est que la Nuit. Mais notre jour, aux yeux du dieu qui réside par-
32la suite du passage : « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous
33orale chrétienne orthodoxe. La condamnation de la chair, où certains croient voir aujourd’hui une caractéristique chrétienne,
34l est essentiel [p. 87] de le rappeler ici : la « chair » dont parle saint Paul n’est pas le corps physique, mais le tout de
35u’elle représentait pour eux non pas une femme de chair, mère de Jésus, mais leur Église ? Mais certains abjurèrent l’hérésie
36esprit et un Démiurge qui domine la matière et la chair. La compulsion qui créait le complexe œdipien faiblit d’autant. La ha
37entre sur le démiurge et sur son œuvre : matière, chair, sexualité procréatrice, — tandis qu’un sentiment d’adoration purifié
38chappe donc à l’interdit maintenu sur la femme de chair. L’union mystique avec cette divinité féminine devient alors une part
39sse d’une société partagée non seulement entre la chair et l’esprit, mais encore entre l’hérésie et l’orthodoxie, et au sein
40r » et la gnose dualiste : le monde manifesté, la chair en général, et dans ce monde l’ordre social du temps (féodal, clérica
41la divinisation de celui qui les reçoit, c’est la chair qui se fond avec l’esprit en unité transcendantale. Et ce sont les am
21 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
42de pénétration psychologique les mouvements de la chair attirée par l’élan mystique en ses débuts (Nuit obscure, I, v. 3), ne
43tu la forme de la Nuit : elle n’a pas « été faite chair ». Ils ne veulent pas que le Jour parfait se communique à nous au tra
22 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
44influence des étoiles funestes Et sortir de cette chair lasse du monde. Mes yeux regardez une dernière fois ! Mes bras prenez
45lle point favoriser les confusions extrêmes de la chair et de l’esprit qui ne manquèrent pas de se produire dans les sectes n
46 et physique. La distinction de l’esprit et de la chair, succédant à la séparation de l’esprit et de l’âme croyante, aboutit
47ndon à l’instinct énervé et au ressentiment de la chair. Il n’est pas caché mais perdu. Il ne peut qu’être recréé par un effo
48sont faites, dans le conflit de l’esprit et de la chair ; et c’est tenter de les surmonter non plus en détruisant mais en mar
49ntagonistes. Que l’esprit vienne au secours de la chair et retrouve en elle son appui, et que la chair se soumette à l’esprit
50la chair et retrouve en elle son appui, et que la chair se soumette à l’esprit et retrouve par lui sa paix. Telle est la voie
23 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
51 Londres et Berlin ; non plus seulement sur de la chair à canon, mais sur la chair qui fabrique les canons, ce qui est évidem
52us seulement sur de la chair à canon, mais sur la chair qui fabrique les canons, ce qui est évidemment plus efficace. [p. 29
24 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
53n conflit éternel et angoissé avec la créature de chair et ses instincts asservissants. L’apparition de la passion d’Amour de
54r évidemment incompatible avec le mariage dans la chair, devait amener des confusions inextricables. Pour l’amateur non initi
25 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
55on du Rien. Mais dès lors que le Verbe s’est fait chair et qu’il nous a parlé en mots humains, nous avons appris cette nouvel
26 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
56 seulement, comme l’a vu M. Gilson, celle de la « chair » et de l’« esprit » au sens paulinien de ces termes, mais surtout ce
27 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
57ndre avec cet Indicible qui reste, aux yeux de la chair, le pur Néant. Ainsi, le terme de la quête romantique, à travers les
28 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
58ion de l’esprit d’amour, chasteté et mépris de la chair, goût de la mort que l’on préfère aux biens de ce monde, profusion de
29 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
59ser outre au doute naturel, à confesser ce que la chair ni le sang par eux-mêmes ne sauraient confesser. Alors seulement pour
30 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
60d’un paroxysme que nous avons souffert dans notre chair, il nous appartient de laisser une description valable de ce phénomèn
31 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
61eux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans le
32 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
62ndigne encore que je reste, et vulnérable dans ma chair, j’ai vaincu, me voici relié ! Avec les choses, avec les êtres, avec
33 1944, Les Personnes du drame. Introduction
63es et désignée du nom de Christ. Mais ce que « la chair ni le sang », ni la raison qui entend les dominer, ne pouvaient croir
64, en une Personne. À tout jamais, pour l’homme de chair et de raison, ce trait d’union reste impensable, cette identité [p. 1
65reux, Simon, fils de Jonas, car ce ne sont pas la chair ni le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans le
34 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
66r [p. 76] le modèle que ses yeux voient et que sa chair perçoit (à la lecture des Évangiles, par exemple) au lieu d’écouter l
67iste et ce qui crée, victoire de la Parole sur la chair, autorité de la personne sur l’anarchie individuelle. C’est ici qu’on
68ire sur les traits du visage héroïque. Dans cette chair qui peut vieillir, la tension de la mort et de la vie a mis des marqu
35 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
69omment le temps tuerait-il l’éternel ? Comment la chair tuerait-elle l’Esprit ? Elle ne peut tuer que l’idée fausse qu’elle s
70t’assure que notre raison, toute attachée à notre chair, à notre temps où elle s’est constituée, soit capable de concevoir ce
36 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
71ser outre au doute naturel, à confesser ce que la chair ni le sang par eux-mêmes ne sauraient confesser. Alors seulement pour
37 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
72ndre avec cet Indicible qui reste, aux yeux de la chair, le pur Néant. Ainsi le terme de la quête romantique, à travers les i
38 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
73chaque être, et non sa classification, l’homme de chair et non pas son concept. Le peintre. Pardonnez-moi, je ne comprends l
74omme s’il ne formait pas avec l’autre « une seule chair » ? Ou bien allez-vous soutenir que la beauté d’un couple est simplem
39 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
75s d’ombre. L’ombre est la preuve humiliante de la chair humiliante pour ceux, du moins, qui, plaçant la Raison dans le monde
76rt la transparence, mais tolèrent très bien cette chair, oui, même ceux-là qui déplorent qu’elle se fasse, aux regards de la
77z pauvre : l’ombre est le fait, en nous, de notre chair. Mais perdre sa chair, c’est mourir, n’en déplaise aux spiritualismes
78 le fait, en nous, de notre chair. Mais perdre sa chair, c’est mourir, n’en déplaise aux spiritualismes, et cet « infortuné S
40 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
79 tué son propre fils Pélops, pour faire servir sa chair à la table divine. Les liqueurs d’immortalité sont ici comme des sign
80tuel, un homme tue lui-même son fils, et donne sa chair aux dieux pour qu’ils en meurent — s’ils perdent leur divinité de s’ê
41 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
81et la frange de cet éclat qui doit consumer toute chair. Dans cette lueur suspecte, risque un jour d’apparaître la face réell
82yse. Un théologien répondit : « L’affection de la chair, c’est la mort. Saint Paul l’a vu bien avant Freud, et mieux. Il ente
83vu bien avant Freud, et mieux. Il entendait par « chair » le tout de l’homme, intelligence [p. 115] et belle âme comprises. E
84me telle. Bien au contraire, ce qu’affectionne la chair, c’est ce qui, croit-elle, la détourne de la mort. C’est la vie telle
85 pardon Toute chose a son lieu, maintenant, toute chair a son temps, tout esprit son essor. Et chacun de nous accède au desti
42 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
86rejeté tous ses tabous. On ne pense plus que la « chair » soit le Mal, ni ses désirs des signes de malédiction divine. Peu ou
43 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
87ur tour, font beaucoup plus peur que des êtres en chair et en os. C’est pourquoi la seule cure possible de la grande peur qu’
44 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
88té d’imaginer à la limite qu’ils ne sont rien que chair opaque, virilité à l’état pur. Aussi tyranniquement déterminés par la
45 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
89est pas un produit de la race, c’est-à-dire de la chair, mais une œuvre de l’esprit. C’est un fait admirable, qu’autour du Go
90, de la pensée sur la matière, de l’esprit sur la chair. Prendre conscience de ce qu’il y a de beau et de grand dans notre co
46 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
91« exilée », qui ne s’arrache à la matière et à la chair que pour sombrer. Mais alors la passion ne serait-elle pas l’échec de
92par l’Inde et le bouddhisme. Dans son refus de la chair fragile et provisoire, et du temps décisif de cette vie dans la chair
93visoire, et du temps décisif de cette vie dans la chair, dans son angélisme essentiel, la passion ne peut rêver d’autre horiz
94 limitée, dans ce temps qui nous fuit, dans cette chair impérieuse et débile, n’a pas cessé de travailler les âmes depuis vin
47 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
95confère au monde manifesté de la matière et de la chair, — c’est-à-dire aux futurs objets de nos sciences physiques et nature
96Comment nier la réalité de la matière et de notre chair, quand Dieu lui-même a choisi de se manifester en elle ? Il est bien
97is Dieu lui-même s’est rendu connaissable dans la chair. Et il est vrai aussi que « l’Esprit seul vivifie, la chair ne sert d
98il est vrai aussi que « l’Esprit seul vivifie, la chair ne sert de rien », mais pourtant c’est bien dans cette vie, dans cett
99 de son obéissance. Et il est vrai enfin que « la chair n’héritera pas du Royaume des cieux », et qu’elle est aujourd’hui sou
100iles et des Épîtres sur la réalité mortelle de la chair, et sur toutes ses contradictions, ce terme même d’In-carnation et le
101 nier l’Esprit même qui avait permis de valoriser chair et matière. Il se voulait moniste, mais né d’un Occident profondément
102e sous le règne de la Loi, c’est-à-dire dans la « chair », telle que la définissent saint Paul et l’Évangile. De la science
48 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
103t vraiment bon que s’il parvient à s’évader de la chair, de la matière et de la vie naturelle, règne et création du Démiurge.
104e monachisme, l’angélisme, qui méprisant matière, chair et Nature, ne peuvent conduire qu’à la condamnation et à l’abandon de
49 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
105ain à grande distance par radio. Une particule de chair coupée et aussitôt recollée continue à vivre. On pourrait donc envoye
50 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
106nence et dans l’Histoire, se fait corps matériel, chair d’enfant pauvre, assume [p. 28] les pires souffrances et finalement e
51 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
107és radicalement distinctes : le Verbe divin et la chair. « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et
108et la Parole était Dieu… Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité. » Ce sca
109rle. Or l’Incarnation c’est le Verbe entré par la chair dans l’Histoire. L’avatar hindouiste, qui est la descente du dieu dan
110pas de cette liberté un prétexte à vivre selon la chair, mais rendez-vous par l’amour serviteurs les uns des autres 20 . » Ai
111’homme occidental. Parole et non Silence ; faite chair et non concept. Grâce au lieu de mérite ou de technique de l’âme. Foi
112divin. Histoire au lieu de Mythe. Admission de la chair, et par là de la matière, en tant que réalités de notre vie présente.
113t initial que pose l’Incarnation, la Parole faite chair, retraçons maintenant la Quête occidentale dans ses deux ambitions ma
114 de l’esprit la signification et la réalité de la chair et de la matière, et par là-même de toute la Création, telle qu’elle
52 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
115« exilée », qui ne s’arrache à la matière et à la chair que pour sombrer. Mais alors la passion ne serait-elle pas l’échec de
116par l’Inde et le bouddhisme. Dans son refus de la chair fragile et provisoire, et du temps décisif de cette vie dans la chair
117visoire, et du temps décisif de cette vie dans la chair, dans son angélisme essentiel, la passion ne peut rêver d’autre horiz
118 [p. 121] dans ce temps qui nous fuit, dans cette chair impérieuse et débile, n’a pas cessé de travailler les âmes depuis vin
53 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
119se, qui réduisaient toute vie dans le temps et la chair à l’insignifiance anonyme d’un passage éphémère dans l’Illusion. Ains
120 Pâques, que l’homme ne lui appartient que par la chair (étant au monde mais non du monde) et qu’un terme est promis à l’Hist
54 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
121confère au monde manifesté de la matière et de la chair — c’est-à-dire aux futurs objets de nos sciences physiques et naturel
122Comment nier la réalité de la matière et de notre chair, quand Dieu lui-même a choisi de se manifester en elles ? Il est bien
123is Dieu lui-même s’est rendu connaissable dans la chair. Et il est vrai aussi que « l’Esprit seul vivifie, la chair ne sert d
124il est vrai aussi que « l’Esprit seul vivifie, la chair ne sert de rien », mais pourtant c’est bien dans cette vie, dans cett
125 de son obéissance. Et il est vrai enfin que « la chair n’héritera pas du Royaume des cieux », et qu’elle est aujourd’hui sou
126iles et des Épîtres sur la réalité mortelle de la chair, et sur toutes ses contradictions, ce terme même d’In-carnation et le
127 nier l’Esprit même qui avait permis de valoriser chair et matière. Il se voulait moniste, mais né d’un Occident profondément
128e sous le règne de la Loi, c’est-à-dire dans la « chair », telle que le définissent saint Paul et l’Évangile. [p. 178] De
55 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
129t vraiment bon que s’il parvient à s’évader de la chair, de la matière et de la vie naturelle, règne et création du Démiurge.
130e monachisme, l’angélisme, qui méprisant matière, chair et Nature, ne peuvent conduire qu’à la condamnation et à l’abandon de
56 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
131se, qui réduisaient toute vie dans le temps et la chair à l’insignifiance anonyme d’un passage éphémère dans l’Illusion. Ains
132 Pâques, que l’homme ne lui appartient que par la chair (étant au monde mais non du monde) et qu’un terme est promis à l’Hist
57 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
133a grâce, et peut conduire à des révélations. « La chair ne sert de rien » (quant au salut), déclare saint Paul. Et l’on eut b
134 bien vite fait de réduire au sexuel le sens de « chair » qui, pour l’Apôtre, désignait le tout de l’homme (corps, âme, intel
58 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — h. Pour une mythanalyse de la culture
135quise que par le détachement de nos liens avec la chair, avec le monde, et avec notre moi distinct ? Ou bien faut-il plutôt o
59 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
136mme, et une âme conçue comme « adversaire » de la chair. Mais la vertu de ce mot âme « s’épuise à force de le répéter : il fa
137s’est plaint très souvent d’une « écharde dans la chair » qui, pensait-il, le rendait inapte au mariage. Cause ou effet de l’
138élevé dans une folle ignorance des réalités de la chair, eussent au moins prévenu le drame du mariage blanc. Mais justement l
139téraire, il l’a subie comme une « écharde dans la chair », elle a ruiné sa vie intime et son mariage et peut-être la vie de s
140ne avait fait un monstre des revendications de la chair » 71 . Non seulement c’était mal, mais c’était le Péché. Et dans le P
141nelles — « à qui le prêt du moindre trouble de la chair eût fait injure, me semblait-il » — puis confondant avec l’image de s
142 plus pur, l’amour plus parfait, si le cœur et la chair ne s’entr’engageaient point 74  » C’est le moyen qu’il a trouvé de mé
60 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
143t le transfigurer, — d’où la « résurrection de la chair ». Il en va de même pour le bouddhisme originel. Qu’est-ce que l’homm
61 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 8. L’amour même
144tuitif au clair-obscur de l’âme, à l’obscur de la chair, à l’opaque de la matière et au noir absolu de l’espace électronique,
145’épanouir dans les trois dimensions (esprit, âme, chair) sans perdre l’instinct, s’attacher, se flétrir. [p. 256] Correspond
146] Correspond au Corps et à la sensation. (« Toute chair est comme l’herbe. » Amour de la chair pour ce qui la transcende et l
147. (« Toute chair est comme l’herbe. » Amour de la chair pour ce qui la transcende et l’anime, car la poussée vient d’en bas,
148intaine et la musique, la souple résistance de la chair, et le désir qui ne s’arrêtera plus dans sa lancée vers un au-delà de
62 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — i. L’amour selon les évangiles
149ranger aux attachements naturels, aux liens de la chair : [p. 267] Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense mé
150era à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’h
151si ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint (Matt., XIX, 3-6)
152sévérité envers les autres « attachements » de la chair, tels que les liens familiaux, voici dans l’Évangile une « omission »
63 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — ii. Misère et grandeur de saint Paul
153évrose, sans doute liée à cette « écharde dans la chair » dont il se plaint souvent mais en termes obscurs. Haine du corps et
64 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
154il prit une forme corporelle en prenant l’humaine chair. Comme l’un de nous il vint demeurer en ce monde terrestre plein de t
65 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
155ais se trouve désormais en nous, amalgamé à notre chair et à notre sang… La Convention française de 1793, tout en décernant u
156de mes rêveries, je vois ces gaillards presque en chair et en os et je vous les décrirai, quand nous serons, en septembre, de
66 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
157 la Passion montrent qu’un esprit divin, uni à la chair, est altéré par le malheur, tremble devant la souffrance et la mort,
67 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
158t le transfigurer, — d’où la « résurrection de la chair ». Il en va de même pour le bouddhisme originel. Qu’est-ce que l’homm
68 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
159urrait déduire d’une part que les exigences de la chair étaient bien fortes en ce pays pour que la religion dût consacrer tan
160onnaires — que je voyais pour la première fois en chair et en os et non dans les livres — ont pu débiter comme mensonges à ci
69 1965, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Le Suisse moyen et quelques autres (mai 1965)
161urrait déduire d’une part que les exigences de la chair étaient bien fortes en ce pays pour que la religion dût consacrer tan
70 1968, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Pour une morale de la vocation (1968)
162râce », c’est-à-dire entre les tentations de la « chair » et les refus déchirants d’y céder — sujet privilégié et presque uni
71 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.4. À la Table Ronde du Conseil de l’Europe
163et d’espérer que nous portons en nous, dans notre chair et notre sang, dans la mémoire commune de notre vieille famille europ
72 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
164 nos âmes », disait Robert ; « pour rafraîchir ma chair et renouveler mon corps », traduit Guillaume ; pour notre salut par l
165 mouvement même de l’esprit dans la louange de la chair, la ferveur de l’élan vers l’au-delà (exprimé par les formes liturgiq
73 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
166t la Terre longtemps avant de l’avoir couverte de chair humaine (vive ou morte), de déchets radioactifs et de béton. Mais cel
167uellement dans les océans nous reviennent dans la chair des poissons, qui nourrit en partie le bétail, que nous mangeons. Ain
168e, et menace le Tiers Monde non seulement dans sa chair, par la famine, mais dans son âme, par tout ce qu’impliquent et trans
74 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 3. La clé du système ou l’État-nation
169e d’en faire le lieu de ce contact direct avec la chair et la terre qui est nécessaire à l’homme. » (Alexandre Marc, dans L’O
75 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 9. Devenir soi-même
170 nie. Il se découvre par ce qui le blesse dans sa chair, le rebrousse dans sa sensibilité, et le navre en son for intime. Ce
171n’est plus là… [p. 213] Mais chez les hommes de chair et sang, la personne est toujours instante, c’est une virtualité univ
76 1978, Cadmos, articles (1978–1986). Conditions d’un renouveau (automne 1978)
172vieil homme » ? C’est l’homme naturel, l’homme de chair, pécheur, corrompu. C’est notre donné empirique livré au déterminisme
173, Saint Augustin transpose à l’homme, créature de chair et d’esprit, à la fois immanent et transcendant, le « modèle », dirio
174 bien lui qui a fait de l’homme un « doublet » de chair et d’esprit. Il a si bien séparé le corps et l’âme qu’il n’a plus su