1 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
1vre d’un « ordre » analogue aux anciens ordres de chevalerie. Son honneur : le combat singulier. C’est-à-dire la conquête des homm
2 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
2la foi cathare, et l’accession d’un roturier à la chevalerie était un symbole mystique bien plutôt qu’une dérogation aux coutumes
3 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
3lite sociale, la société courtoise et pénétrée de chevalerie du xiie et du xiiie siècle. Ce groupe est à vrai dire dissous depui
4e cérémonies qui n’est autre que la coutume de la chevalerie médiévale. Or les « ordres » de chevalerie furent souvent appelés « r
5 de la chevalerie médiévale. Or les « ordres » de chevalerie furent souvent appelés « religions ». Chastellain, chroniqueur de la
6e d’un mystère sacré, en un siècle où pourtant la chevalerie n’était plus guère qu’une survivance (Appendice 2). Enfin la nature m
7t littéralement « contenue » par les règles de la chevalerie. C’est à cette condition seulement qu’elle pourra s’exprimer dans le
8aine et en violence anarchisante. À mesure que la chevalerie, même sous sa forme profanée [p. 23] de savoir-vivre — les usages qu’
9mment peuvent-ils nous présenter tel un modèle de chevalerie ce Tristan qui a trompé son roi par les ruses les plus cyniques ; ou
10ituation qui n’a d’autre issue que la mort ? 6. Chevalerie contre Mariage Un moderne commentateur du Roman de Tristan et Iseut v
11reflètent et la cultivent. Il est probable que la chevalerie courtoise ne fut guère qu’un idéal. Les premiers auteurs qui en parle
12ristan devait servir à illustrer le conflit de la chevalerie et de la société féodale, — donc le conflit de deux devoirs ou même,
13code évidemment, qui ne peut être que celui de la chevalerie du Midi. La décision des cours d’amour de la Gascogne est bien connue
14vaient choisi en toute conscience pour la [p. 35] chevalerie « courtoise » contre le droit féodal. Mais nous avons d’autres raison
15pé de ce fait : les deux lois qui entrent en jeu, chevalerie et morale féodale, ne sont [p. 37] observées par l’auteur que dans le
16l regrette « le vair et le gris » et l’apparat de chevalerie, et le haut rang qu’il pourrait occuper parmi les barons de son oncle
17sans condition de la part du lecteur de roman. La chevalerie, c’est la règle sociale que les élites du siècle rêvent d’opposer aux
18 dont elles se sentent menacées. La coutume de la chevalerie fournira donc le cadre du Roman. Et nous avons marqué, en maint endro
19e l’auteur eût tenté d’illustrer, entre la loi de chevalerie et les coutumes féodales, nous a permis de surprendre le mécanisme de
20la préférence accordée par l’auteur à la règle de chevalerie, il y a le goût du romanesque. Derrière le goût du romanesque, il y a
4 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
21eurs enfants en viennent plus robustes. » 11 La chevalerie féodale, de même, honorait dans la chasteté un obstacle instinctif à
22ous avez dédaignée au carrefour était celle de la chevalerie terrienne, où vous avez longtemps triomphé ; celle de gauche était la
23ps triomphé ; celle de gauche était la voie de la chevalerie célestielle, et il ne s’agit plus là de tuer des hommes et d’abattre
24rd irlandais et breton ; des coutumes [p. 147] de chevalerie féodale ; des apparences d’orthodoxie chrétienne ; une sensualité par
5 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
25sse et qu’il faisait ses délices de nos romans de chevalerie. Il rêvait de devenir le « meilleur chevalier du monde » ou, selon se
26exuel. Au xiiie siècle, on était moins obtus. La chevalerie errante des Franciscains se répandit en Italie comme les troubadours
27 Thérèse raffolait dans sa jeunesse des romans de chevalerie (voir sa Vie par elle-même, chap II) ; elle eut même, paraît-il, l’id
28rne à la conception de l’amour dans les romans de chevalerie et dans les traités spirituels du xvie siècle, on observe d’intéress
29térieur. b) En Espagne, les auteurs de romans de chevalerie comme ceux des traités mystiques se caractérisent par le même réalism
30 pas dans les pauvres extravagances des romans de chevalerie mystique (la Gallarda Espirituel, El divino Escarraman) qu’il faut ch
31 de sainte Thérèse, on constate que les romans de chevalerie ont eu sur elle une influence psychologique, et une influence littéra
6 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
32serie démolit le mariage par en bas, alors que la chevalerie le ridiculisait d’en haut. Comme on peut le voir, entre autres, dans
33 et malgré leur saint patronage. 6. Suite de la chevalerie, jusqu’à Cervantès L’influence du roman breton est attestée par des c
34antès ne cite point les très nombreux romans de « chevalerie célestielle » qu’on lisait de son temps avec passion 139 . Il ne s’en
35ont plus la moindre idée du sens ésotérique de la chevalerie légendaire. La nature symbolique des sujets qu’ils reprennent les ind
36 mort s’y atténue en séparation volontaire, et la chevalerie fait place à la vertu qui conclut en faveur du monde… 9. Corneille,
7 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
37d’aimer et à l’art militaire, et qui s’appelle la chevalerie. [p. 268] 3. La chevalerie, loi de l’amour et de la guerre « Donner
38 et qui s’appelle la chevalerie. [p. 268] 3. La chevalerie, loi de l’amour et de la guerre « Donner un style à l’amour », telle
39vogue des tournois est l’indice d’un déclin de la chevalerie. Celle-ci se heurte dès le début du xve siècle (bataille d’Azincourt
40symboliques. « En tant que principe militaire, la chevalerie était devenue insuffisante ; la tactique avait depuis longtemps renon
41olise la transition entre l’époque de la [p. 274] chevalerie et celle de l’art militaire moderne ; il est un élément dans la mécan
42 guerre. » Enfin le coup de grâce sera porté à la chevalerie par l’invention de l’artillerie. « Et n’est-ce pas une ironie du sort
43e premier rang parmi les facteurs de la lutte. La chevalerie représentait un effort pour donner un style à l’instinct. La guerre c
44ps se « profanise » : aux Jugements de Dieu, à la chevalerie sacrée, bardée de fer, ascétique et sanglante, succède une diplomatie
45on. Réaction que l’on n’oserait pas comparer à la chevalerie, bien qu’elle remplît la même fonction sociale (mais à la mesure de n
46t), il semble que le parallélisme institué par la chevalerie entre les formes de l’amour et de la guerre, soit rompu. Certes, le b
47i est la dissolution des formes instituées par la chevalerie. C’est dans le domaine de la guerre, où toute évolution est pratiquem
48 société. La réponse du xiie siècle avait été la chevalerie courtoise, son éthique et ses mythes romanesques. La réponse du xviie
8 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
49 nous, en tant que mythe de l’amour-passion. 2. Chevalerie sacrée La pensée médiévale en général est saturée de conceptions rel
50t mise en exploict » ; c’est de là que procède la chevalerie qui, en tant que « milicie terrienne et chevalerie humaine », est une
51hevalerie qui, en tant que « milicie terrienne et chevalerie humaine », est une imitation des chœurs des anges autour du trône de
9 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
52s de renaître et moins d’avenir que les ordres de chevalerie. Je ne dis pas que les conflits vont cesser ; que les forts vont reno
10 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
53unal et les Cortès, l’ordre de Saint-François, la chevalerie, — et ce modèle de l’unité dans le divers qu’est la musique, cette pl
11 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la prétendue décadence de l’Occident (avril 1958)
54mier philosophe de l’Histoire, la décadence de la chevalerie dans les romans qui fondent son prestige. Et combien [p. 46] de passi
12 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
55n antérieur au christianisme, et plus encore à la chevalerie courtoise. Du point de vue de la psychologie individuelle, l’antérior
13 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
56) et de l’esprit religieux. Mais les temps de la chevalerie sont révolus ; voici venu le temps de la « barbarie philosophique »,
14 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
57n antérieur au christianisme, et plus encore à la chevalerie courtoise. Du point de vue de la psychologie individuelle, l’antérior
15 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
58héologiques, le printemps de l’amour courtois, la chevalerie et les Communes. Tous ces mouvements profonds de l’âme, toutes ces ré
16 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
59ives, qui ne doivent rien au droit romain. b) La chevalerie, forme des plus particulières et de très brève durée réelle dans notr
17 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
60relier non seulement les mystiques mais aussi les chevaleries de l’Iran et de l’Europe médiévale, sans oublier « certaines doctrine
18 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 11. Les variétés de l’expérience communautaire
61 que les toutes premières mentions des ordres de chevalerie dans les chroniques médiévales parlent déjà de l’état de décadence où
62onneur jouent un rôle analogue dans les ordres de chevalerie, à Rhodes, à Malte, ou chez les Templiers. La rigueur de la Règle a p