1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1l le devra, tandis que d’un mouvement inverse, le christianisme débarrassé de son déguisement gréco-latin retournera vers ses sources
2pose pas, puisque nous sommes chrétiens. (Mais le christianisme, religion missionnaire, ne peut nous donner qu’une supériorité provis
3mener l’Asie à comprendre la religion romaine (ce christianisme méditerranéen si étroitement particularisé pourtant, à l’usage des La
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
4t d’ajouter à sa grande étude sur les rapports du christianisme et du romantisme. M. Seillière cherchait dans l’époque romantique un
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
5n mysticisme creux et affamé est le contrecoup du christianisme dans les âmes profondes ou délicates qui ne sont pas devenues chrétie
4 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
6res d’être. Une sorte de commun dénominateur… (Le christianisme en connaît un, depuis toujours : il le nomme péché.) Tous les modèles
7sme « chrétien » ? L’humanisme est de l’homme, le christianisme est du nouvel homme. Tout humanisme véritable conduit « au seuil » :
5 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
8t se rendre dignes (les brahmanes par exemple, le christianisme primitif) — la pauvreté est considérée de nos jours comme un mal abso
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
9 Kierkegaard, Le Moment et les Attaques contre le christianisme officiel ne peuvent être comparés qu’aux Provinciales. Kierkegaard es
10ond. Le Moment [p. 352] et les Attaques contre le christianisme officiel furent l’acte de Kierkegaard. Après cet acte, il mourut. Com
11n ne peut le comparer qu’aux grands fondateurs du christianisme, à Luther, à Calvin. Tous les autres paraissent petits à côté de lui.
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
12 monde où nous vivons. C’est un terrible péché du christianisme européen, que d’avoir pratiquement abandonné à une doctrine de haine
8 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
13’histoire des peuples qui vivent sous le règne du christianisme. Mais le plus grand Occidental fut-il chrétien ? Nous ne saurions, su
14doit éviter. Goethe est une de ces « questions au christianisme » comme dit Barth, une de ces questions qui nous sont posées comme au
15is d’une façon si particulière que les ennemis du christianisme, depuis un siècle, le revendiquent comme leur plus grand païen. Les f
16uve-t-il pas suffisamment l’inauthenticité de son christianisme ? Qu’est-ce qu’un chrétien que l’athéisme annexe avec une pareille ai
17 Dieu. Or, ce sont justement les valeurs que le « christianisme » de Goethe paraît avoir négligées ou niées : le scandale divin, le p
9 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
18Or, notre temps ne comporte qu’un choix profond : christianisme ou marxisme. Ce qui revient à dire que seuls les chrétiens, en tant q
19tion intérieure, celle précisément que postule le christianisme. Mais c’est en vain que le lecteur cherchera la réalité constructive
10 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
20lle encore de ces évasions ? Elle les reproche au christianisme, avec moins de raison d’ailleurs (puisque le christianisme affirme qu
21isme, avec moins de raison d’ailleurs (puisque le christianisme affirme que l’éternité est dans l’instant : Aeternitas non est tempus
22mantique (Nietzsche plus chrétien que son idée du christianisme). Plus goethéenne aussi. Mais gardons-nous de tirer de ceci je ne sai
11 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
23ompre ? (mars 1933) c Le faux rapport entre le christianisme et le christianisme de la chrétienté réside en ceci, que le christian
24c Le faux rapport entre le christianisme et le christianisme de la chrétienté réside en ceci, que le christianisme parle sans cess
25stianisme de la chrétienté réside en ceci, que le christianisme parle sans cesse de l’Éternité, pense continuellement à l’Éternel, — 
26al). La volonté de rupture est l’origine même du christianisme ; c’est pourquoi l’apparition d’une volonté contraire définit exactem
27e ces deux vouloirs, et tant que dure la lutte le christianisme vainc : sa victoire est d’être éveillé. Tel est pour lui l’ordre, le
28.) Il faut qu’un cri jaillisse : c’en est fait du christianisme de la chrétienté ! Car ce cri est le témoignage d’un réveil. Et quand
29nage qui chaque fois qu’il est porté, rétablit le christianisme et sa nouveauté menaçante. ⁂ Que la passion qui nous arrache ce cri,
30s’est faite. Or elle n’a pas pu se faire entre le christianisme et l’injustice de ce monde, l’un n’existant que pour autant qu’il exc
31pour autant qu’il exclut l’autre. Ce n’est pas le christianisme qui a confondu sa cause avec celle de la bourgeoisie capitaliste. Mai
32plus puissant de la chrétienté, — il n’est pas le christianisme, et ce n’est pas à lui [p. 911] de rompre avec l’injustice dont il s’
33 qu’attester par là même qu’elles ne sont plus le christianisme, qu’elles sont incapables de rupture, qu’elles ont passé au camp de l
34Évangile 2 . Elle ne peut se produire qu’entre le christianisme véritable et cette « chrétienté » qui s’en réclame encore au moment o
35hé ses 30 deniers, voudra parler encore au nom du christianisme. ⁂ Le christianisme n’est pas une puissance à notre disposition, puis
36oudra parler encore au nom du christianisme. ⁂ Le christianisme n’est pas une puissance à notre disposition, puissance que les hommes
37ser toutefois de l’extraordinaire) de défendre le christianisme, la piètre connaissance de l’homme que l’on trahit ainsi, et, comment
38 partie sous-main avec le scandale, en faisant du christianisme quelque chose de si lamentable, qu’il faille à la fin plaider pour le
39 faute n’en est pas à lui, mais à la défection du christianisme ; à cette défection élevée au rang d’Institution ecclésiastique, qui
40 Et pourtant, nous n’avons jamais à dresser notre christianisme contre le monde, comme une force positive contre une force de même or
41 Tel est le paradoxe, qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». C
42 qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliéna
43et son enjeu total : rétablir à chaque instant le christianisme, dans sa nouveauté prophétique, tel est l’Acte, — le seul ! — et tel
12 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
44 [p. 1034] Protestants (mars 1933) d Si le christianisme primitif est une révolution, — et la plus profonde de toute l’histoir
45ial a rencontré jusqu’ici peu d’écho. La revue le Christianisme social qui représente l’aile gauche intellectuelle du protestantisme,
13 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
46rtions quelque chose de « positif » ! Comme si le christianisme n’était qu’une politique possible, entre autres ! Comme si les situat
14 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
47n humaine. C’est donc faire le plus grand tort au christianisme de certains membres de L’Ordre nouveau que de leur attribuer une conf
15 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
48théologique. Les marxistes croient (comme certain christianisme libéral et comme tous les moralismes) [p. 74] que l’« esprit » et la
49on du monde essentiellement évolutive, en face du christianisme essentiellement révolutionnaire. p. 67 14. Du moins avec les c
16 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
50ête, son but est toutefois de devenir un ange. Le christianisme intervient dans cette fausse symétrie avec une sorte d’humour transce
17 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
51utionnaire. Quelle autre voie s’ouvrirait donc au christianisme, hors celle de la révolution ? Quand bien même nous aurions des raiso
18 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
52eu. I. Pierre, 4, 17. Le faux rapport entre le christianisme et le christianisme de la chrétienté réside en ceci : que le christia
537. Le faux rapport entre le christianisme et le christianisme de la chrétienté réside en ceci : que le christianisme parle sans ces
54tianisme de la chrétienté réside en ceci : que le christianisme parle sans cesse de l’Éternité, pense continuellement à l’Éternel, — 
55al). La volonté de rupture est l’origine même du christianisme ; c’est pourquoi l’apparition d’une volonté contraire définit exactem
56e ces deux vouloirs, et tant que dure la lutte le christianisme vainc : sa victoire est [p. 100] d’être éveillé. Tel est pour lui l’o
57.) Il faut qu’un cri jaillisse : c’en est fait du christianisme de la chrétienté ! Car ce cri est le témoignage d’un réveil. Et quand
58nage qui chaque fois qu’il est porté, rétablit le christianisme et sa nouveauté menaçante. ⁂ Que la passion qui nous arrache ce cri,
59s’est faite. Or elle n’a pas pu se faire entre le christianisme et l’injustice de ce monde, l’un n’existant que pour autant qu’il exc
60pour autant qu’il exclut l’autre. Ce n’est pas le christianisme qui a confondu sa cause avec celle de la bourgeoisie capitaliste. Mai
61plus puissant de la chrétienté, — il n’est pas le christianisme, et ce n’est pas à lui de rompre avec l’injustice dont il s’est fait
62 qu’attester par là même qu’elles ne sont plus le christianisme, qu’elles sont incapables de rupture, qu’elles ont passé au camp de l
63vangile 25 . Elle ne peut se produire qu’entre le christianisme véritable et cette « chrétienté » qui s’en réclame encore au moment o
64hé ses 30 deniers, voudra parler encore au nom du christianisme. ⁂ Le christianisme n’est pas une puissance à notre disposition, puis
65oudra parler encore au nom du christianisme. ⁂ Le christianisme n’est pas une puissance à notre disposition, puissance que les hommes
66ser toutefois de l’extraordinaire) de défendre le christianisme, la piètre connaissance de l’homme que l’on trahit ainsi, et, comment
67 partie sous-main avec le scandale, en faisant du christianisme quelque chose de si lamentable, qu’il faille à la fin plaider pour le
68 faute n’en est pas à lui, mais à la défection du christianisme ; à cette défection élevée au rang d’Institution Ecclésiastique, qui
69 Et pourtant, nous n’avons jamais à dresser notre christianisme contre le monde, comme une force positive contre une force de même or
70 Tel est le paradoxe, qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». C
71 qui remonte au cœur même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliéna
72et son enjeu total : rétablir à chaque instant le christianisme, dans sa nouveauté prophétique, tel est l’Acte, — le seul ! — et tel
19 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
73 [p. 111] VIII Humanisme et christianisme 32 Je ne suis pas venu pour vous apporter un exposé systématique ou
74humaines. Croyance qui s’oppose rigoureusement au christianisme, si celui-ci est avant tout la croyance au salut de l’homme par la se
75se économie d’énergie et de courage. Pour eux, le christianisme est contre l’homme. 2. À cela, les chrétiens répondent : Comment l’ho
76e soulevant par la chevelure. 3. Humanisme contre christianisme, n’est-ce donc qu’un conflit d’amour, assez touchant ? Est-ce à celui
77ie. L’humaniste pourra répondre qu’à ses yeux, le christianisme n’est qu’une assurance-paradis. Mais le reproche est misérable, si l’
78 se veuille le second dans ses attaques contre un christianisme confondu d’ailleurs avec une certaine « culture », il ne semble pas q
79arxisme-léninisme » peut être opposé utilement au christianisme, comme une « question » réelle et féconde. Mais en face de ce triomph
20 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
80alisme est un système radicalement imperméable au christianisme. J’ajoute aussitôt que c’est dans la mesure même où je le repousse, q
81dit une fois pour toutes.) On a coutume d’opposer christianisme et communisme sur le plan des réalisations humaines. Je ne vois pas l
82n du monde propre au marxisme : vous calculez. Le christianisme ne sera jamais justiciable de sa réussite ou de son échec terrestre.
83 plan éthique que sur le plan métaphysique. 1° Le christianisme est d’abord risque et folie. Le Christ dit à deux pêcheurs, qu’il sur
84ême », comme si cet élan manifestait une sorte de christianisme inconscient. C’est là une illusion de moraliste. Nos actes ne valent
85tions pas, cet état que Unamuno nomme l’agonie du christianisme, voilà en définitive ce que nie le marxisme. Toutes les promesses du
86ce qui oppose irréductiblement, fondamentalement, christianisme et marxisme, c’est que le chrétien croit à l’éternité instantanée, ta
87le monde, même sans la foi. Nous avons cru que le christianisme était une règle de vie, valable en soi et propre à maintenir l’ordre,
88est une règle de vie dans le monde, au sens où le christianisme est une règle de mort au monde. Et il est temps de voir que sans la f
89 Si nous sommes conscients de toute l’exigence du christianisme, le marxisme ne peut plus nous apparaître comme un problème difficile
90que le défi que l’humanisme total adresse à notre christianisme. Il nous met en demeure de radicaliser ce christianisme. [p. 128] Je
91ianisme. Il nous met en demeure de radicaliser ce christianisme. [p. 128] Je crois que toute autre solution, et en particulier, tout
21 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
92 se servir de Dieu en le servant. L’opposition du christianisme et du fascisme, c’est l’opposition d’une foi par excellence totalitai
22 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
93ucratisée, qui a permis et préparé le triomphe du christianisme. Mais je demeure persuadé que la seule possibilité d’une communauté p
94ommuns à ces régimes : leur opposition brutale au christianisme dès qu’ils sont assez forts pour lever le masque, et leur mépris de l
23 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
95hes bourgeois : 1° n’est qu’un mauvais négatif du christianisme ; 2° ne peut mener qu’à une forme avachie de fascisme, car le fascism
24 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
96valeurs « nobles » qu’il ne cesse de reprocher au christianisme. Voici comment il le décrit : … l’impuissance qui n’use pas de repré
97 l’humanitarisme, et nullement à l’Évangile. Le « christianisme » qu’attaquait Nietzsche, c’est, en réalité, la morale bourgeoise. Sc
25 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
98 attaquer de front, avec une extrême violence, le christianisme officiel et les évêques qui avaient loué [p. 603] ses premières œuvre
99accompli sa mission, ce fut son attaque contre le christianisme officiel, au nom du Christ de l’Évangile. Il avait terminé les études
100 philosophiques, de la Répétition à l’Exercice du christianisme, en passant par la Maladie mortelle 50 et le Concept d’angoisse, pa
101témoin de la vérité » ; c’est qu’il se faisait du christianisme une idée si pure et si absolue qu’il voyait clairement que nul homme
102n ne peut le comparer qu’aux grands fondateurs du christianisme, à Luther, à Calvin. Tous les autres paraissent petits à côté de lui.
26 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
103 nos jours l’obstacle décisif à la prédication du christianisme véritable ? Épuisé par ce long effort démesuré contre son temps, acca
104pression : le rire de la charité chrétienne. « Le christianisme a découvert une misère dont l’homme ignore, comme homme, l’existence 
105 pour sa doctrine… » Et c’est la tragi-comédie du christianisme de la chrétienté. Pauvre chrétien moyen, qu’as-tu souffert pour ta do
27 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
106ages de la première partie intitulées Religion et christianisme. Je ne puis tout citer : je me bornerai donc aux passages qui me para
107but final plane devant les regards de l’homme. Le christianisme, qui maudit l’humanité et en sort quelques spécimens rares et réussis
108us. Nietzsche croit faire un reproche terrible au christianisme en le traitant d’agent « non historique ». Il faut croire que cet adv
109ctacle de la chrétienté et dans sa nostalgie d’un christianisme vrai. Mais Nietzsche ? Est-ce mépris tout simplement ? Ou bien plutôt
110tré Schopenhauer. La nature est mauvaise, dit le christianisme : ne serait-il pas quelque chose contre nature ? Sinon, il serait, se
111es « chrétiens » que terrorise l’idée même que le christianisme veut leur mort, pour leur donner la vie. Il s’agit de savoir si la na
112 mauvaise. Dans ce sens, il est vrai de dire : le christianisme est contre nature. Et je m’explique mal pourquoi tant de bonnes âmes
113e formule unique qui renvoie au fondement même du christianisme : l’opposition du péché et de la foi. « Je ne fais pas le bien que j’
114 plus aucune pensée qui contredise celle-là ! Le christianisme a promis le royaume des cieux à la pauvreté spirituelle. Mais le prem
115 premier chrétien cultivé et spirituel a donné au christianisme sa rhétorique et sa dialectique ; de la sorte, il a empêché le christ
116 et sa dialectique ; de la sorte, il a empêché le christianisme de mourir de sa pauvreté spirituelle. On est toujours étonné de voir
28 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
117i tend à nous faire croire qu’après 19 siècles de christianisme, le « scandale » du Christ s’est atténué. Cette longue tradition nous
29 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
118oude significatifs.) Enfin, mes chers amis, si le christianisme n’est pas une expérience, et je dis bien une expérience à la fois hum
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
119u le Christ, puis par les ennemis totalitaires du Christianisme pour avoir préparé ses voies, Israël est devenu le peuple sans foyer,
31 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
120, et que certains antichrétiens, plus pénétrés de christianisme qu’ils ne le croient, préfèrent appeler révolution. Ces questions me
32 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
121ur, et la religion bourgeoise qui veut prendre le christianisme « à bon marché » ; parce qu’il en appelle d’un christianisme théoriqu
122me « à bon marché » ; parce qu’il en appelle d’un christianisme théorique à un christianisme [p. 973] existentiel — ce qui est le mou
123u’il en appelle d’un christianisme théorique à un christianisme [p. 973] existentiel — ce qui est le mouvement même de la Réforme — o
33 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
124hes bourgeois : 1° n’est qu’un mauvais négatif du christianisme ; 2° ne peut mener qu’à une forme avachie de fascisme, car le fascism
34 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
125 de l’Orient, mais le contraire (p. 153) ; que le christianisme n’est pas précisément opposé à « une conception dramatique de l’homme
35 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
126ne de parler quand même ? On ne persécute plus le christianisme en France : c’est sans doute un signe de surdité spirituelle totale.
36 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
127 dans la totalité de l’être, revient à celle d’un christianisme qui se met au service de l’humain (j’entends bien de l’humain purifié
128religion s’ajoutant à ceux de la raison), et d’un christianisme absolu, qu’on déclare volontiers « inhumain », parce qu’il attribue t
129ogmatisme. Tout se passe ici « à l’intérieur » du christianisme, de l’Église. L’humanisme laïque, autonome, est simplement nié, comme
130lors, on peut se demander si ceux qui refusent le christianisme échappent vraiment à la difficulté ; ou si, au contraire, ils ne la r
131e du débat. Mais le plus grand des adversaires du christianisme dans les temps [p. 231] modernes, Nietzsche, aboutit à un dilemme qui
37 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
132ue l’existence de la presse quotidienne « rend le christianisme impossible ».) De plus, ces journaux « mis au pas » se trouvent conte
133patriotique », disait l’abbé Grégoire. C’est le « christianisme positif » du 24e point d’Hitler, la « piété » des Deutsche Christen,
134résistance des chrétiens : ils se figurent que le christianisme est un parti.) La vérité est autrement tragique. La vérité est que le
38 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
135ui nous apportait cette possibilité de croire. Le christianisme, probablement par la faute de ses ministres, ne satisfaisait plus dep
136oire. » Ruine des croyances communes, carence du christianisme, appel irrationnel à de nouvelles raisons de vivre, volonté angoissée
39 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
137rmanique, et non pas à toutes les races, comme le christianisme… Le 24e point du Programme du Parti n’entend parler que de « religios
138e que la religiosité courante en ce pays était le christianisme, et pour plus de clarté, qu’on a utilisé le terme de « christianisme
139our plus de clarté, qu’on a utilisé le terme de « christianisme positif ». La formation politico-culturelle consiste dans une prise d
140ejetons pas seulement les cent formes diverses de christianisme, mais le christianisme en soi… Tous les membres des diverses confessi
141es cent formes diverses de christianisme, mais le christianisme en soi… Tous les membres des diverses confessions sont plus ou moins
142raciale étrangère. Ce qu’il faut attaquer dans le christianisme : les obscènes contes juifs, le dogme du péché originel (né de la vol
143e l’opposition entre le national-socialisme et le christianisme… Il fait évidemment allusion aux Deutsche Christen. » Finalement les
40 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
144us voyez bien, les dictateurs sont les ennemis du christianisme ! — je ne dis pas non, je les ai vus de près. Mais je me demande si l
145de grâce, qu’on ne mêle pas tout sous prétexte de christianisme ! Qu’on n’appelle pas « croisade » ou « guerre sainte » des entrepris
41 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
146nce moderne comme telle sait encore distinguer le christianisme des contraintes sacrées et sociales, elle le repousse avec horreur. C
42 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
147 faire concevoir par l’examen d’un fait connu. Le christianisme a proclamé l’égalité parfaite des sexes, et cela de la manière la plu
148 forces passionnelles. Ils y voient l’héritage du christianisme et le secret de notre dynamisme. Et il est vrai que ces trois termes 
149 dynamisme. Et il est vrai que ces trois termes : christianisme, passion, dynamisme, correspondent aux trois traits dominants de la p
150Occident chrétien. Tout d’abord : ce n’est pas le christianisme qui a fait naître la passion, mais c’est une hérésie d’origine orient
151as l’amour chrétien, ni même le « sous-produit du christianisme » ou le « changement d’adresse d’une force que le christianisme a rév
152» ou le « changement d’adresse d’une force que le christianisme a réveillée et orientée vers Dieu » 102 . Il est plutôt le sous-produ
153naturel (d’où la technique). Reste à savoir si le christianisme, accueilli par les Indes ou la Chine, y eût produit les mêmes effets.
154’est forgé. Mais il est clair que ce n’est pas le christianisme — comme le répètent tant de publicistes — qui est responsable de la c
155ce qu’ignorent communément ceux qui assimilent le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Eur
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
156du malheur de vivre. Tel est le centre de tout le christianisme, et le foyer de l’amour chrétien que l’Écriture nomme agapè. Événemen
157en se « perdant » au sein de la divinité. Mais le christianisme, par son dogme de l’incarnation du Christ dans Jésus, renverse cette
158 dieu, et en même temps le vouaient à la mort, le christianisme le replace dans son ordre, et là, le sanctifie par le mariage. Un tel
159de la vie, au malheur absolu, qui est la mort. Le christianisme n’est un malheur mortel que pour l’homme séparé de Dieu, mais un malh
160 Point d’illusions ni d’optimisme humain, dans le christianisme orthodoxe. Mais alors, c’est le désespoir ? Ce serait le désespoir, s
161erait l’explication du mythe ? 5. Contrecoup du christianisme dans les mœurs occidentales Pour introduire plus de clarté dans ce dé
162alheureux. Hédonisme, passion rare et méprisée. Christianisme Communion (pas d’union essentielle). Amour du prochain. (Mariage heur
163s, et en partie pour ceux des Celtes. Sur quoi le christianisme triompha. La primitive Église fut une communauté de faibles et de mép
164 les siècles où elles se virent condamnées par le christianisme officiel. Et c’est ainsi que l’amour-passion, forme terrestre du cult
165éceptes d’une religion qui pourtant s’opposait au christianisme par son refus de l’Incarnation, précisément ! Je ne donnerai pour l’i
166 apparu en Occident comme l’un des contrecoups du christianisme (et spécialement de sa doctrine du mariage) dans les âmes où vivait e
167nostiques qui traversent le premier millénaire du christianisme. Et l’on sait assez que la Gnose, de même que les doctrines de Mani o
168l’homme spirituel l’expérimente dans ce monde. Le christianisme apporte au problème du Mal une réponse dialectique et paradoxale qui
169e application, ne sont-elles pas aux antipodes du christianisme ? Ne devaient-ils pas s’en apercevoir ? Et pourquoi n’y a-t-il dans l
170 toutes les religions nouvelles, sans excepter le christianisme primitif. Et il est juste de citer ici le jugement d’un dominicain qu
171osaphat, prince indien, à découvrir et adopter le christianisme, dont les mystères lui sont communiqués par le « bonhomme » Barlaam.
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
172ouvement de retour au monde si caractéristique du christianisme. Jean de la Croix, lui aussi, connaît un détachement parfait : « Lors
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
173’est-à-dire au triomphe du monde sanctifié par le christianisme, alors que la légende glorifiait dans la mort l’entière dissolution d
174forces dionysiaques persécutées par un soi-disant christianisme. Toute la littérature moderne entonna l’hymne de la « libération ». M
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
175nce moderne comme telle sait encore distinguer le christianisme des contraintes sacrées et sociales, elle le repousse avec horreur. C
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
176— tout ce qu’un Nietzsche injustement reproche au christianisme. C’est Éros, et non pas Agapè, qui a glorifié notre instinct de mort,
177 faire concevoir par l’examen d’un fait connu. Le christianisme a proclamé l’égalité parfaite des sexes, et cela de la manière la plu
178 forces passionnelles. Ils y voient l’héritage du christianisme et le secret de notre dynamisme. Et il est vrai que ces trois termes 
179 dynamisme. Et il est vrai que ces trois termes : christianisme, passion, dynamisme, correspondent aux trois traits dominants de la p
180Occident chrétien. Tout d’abord : ce n’est pas le christianisme qui a fait naître la passion, mais c’est une hérésie d’origine orient
181as l’amour chrétien, ni même le « sous-produit du christianisme » ou le « changement d’adresse d’une force que le christianisme a rév
182» ou le « changement d’adresse d’une force que le christianisme a réveillée et orientée vers Dieu » 206 . Il est plutôt le sous-produ
183naturel (d’où la technique). Reste à savoir si le christianisme, accueilli par les Indes ou la Chine, y eût produit les mêmes effets.
184’est forgé. Mais il est clair que ce n’est pas le christianisme — comme le répètent tant de publicistes — qui est responsable de la c
185ce qu’ignorent communément ceux qui assimilent le christianisme et l’Occident, comme si tout l’Occident était chrétien. Si donc l’Eur
48 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
186ne peut pas tenir compte des données concrètes du christianisme : le péché, le salut, le drame de la révolte et de l’amour. Mais elle
187 hors de propos » d’envisager. Le sérieux même du christianisme. 51 Alain dit quelque part n’avoir jamais connu de « vrai croyant »
49 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
188ucratisée, qui a permis et préparé le triomphe du christianisme. Mais je demeure persuadé que la seule possibilité d’une communauté p
189ommuns à ces régimes : leur opposition brutale au christianisme dès qu’ils sont assez forts pour lever le masque, et leur mépris de l
50 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
190ieur. Or, notre civilisation, sous l’influence du christianisme, s’est efforcée de nous faire comprendre que la vraie cause de nos ma
191la presse quotidienne. On ne peut plus prêcher le christianisme dans un monde où règne la presse. » Et Nietzsche, de son côté, dénonç
192’a bien vu : le bolchévisme fut le châtiment d’un christianisme devenu passif devant le monde. Or il me semble que là encore, un réve
51 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
193e parfois que c’est moins parce qu’ils croient le christianisme vrai, que parce qu’ils le croient utile au bon moral de la nation, vo
52 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
194parfois que ce soit moins parce qu’ils croient le christianisme vrai, que parce qu’ils le croient utile au bon moral de la nation, vo
53 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
195re certaines altérations, les plus fréquentes, du christianisme : le mépris de la nature, et d’autre part, le recours à l’orthodoxie
196entral de Gide ait été de débarrasser [p. 30] son christianisme de toutes les adjonctions « humaines — trop humaines » du moralisme n
54 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
197é bien définie, et de plus en plus formidable. Le christianisme lui donne un rôle dans les récits de la vie de Jésus. Et dans l’Apoca
55 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
198il notait qu’on ne peut plus prêcher utilement le Christianisme dans un monde dominé par la presse quotidienne. Toutefois, l’incognit
199e qui est universel ou du moins supranational, le christianisme, le judaïsme, le droit, la culture, la raison, il enferme son peuple
200ut le national-socialisme. Je ne parle pas ici du Christianisme, mais de la religion en général comme phénomène humain, cause et prod
201organisé. Que deviendra, dans l’ère gnostique, le christianisme ? J’imagine que Satan va nous offrir un choix considérable d’Antéchri
202taines âmes, il nous dira : « Faisons au moins du christianisme une religion comme toutes les autres, un écran entre l’homme et Dieu,
56 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
203tue et anéantie hors d’eux-mêmes. À l’inverse, le Christianisme s’est efforcé depuis des siècles de nous faire comprendre que le Roya
57 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
204 de scandale et de tragédie ! Car tout le sens du christianisme tient en trois actes essentiellement tragiques : prendre sur soi le m
205yché occidentale, est né d’un retour de flamme du christianisme dans les marges de l’hérésie. Inconnu de l’Antiquité et de l’Orient,
58 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
206ntenant ? Je dirai la réponse « chrétienne » — le christianisme [p. 199] est à réinventer — comme la seule que je sente admirable au-
59 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
207ges est indépendante d’eux-mêmes. À l’inverse, le Christianisme s’est efforcé depuis des siècles de nous faire comprendre que le Roya
60 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
208t-elle encore ces évasions ? Elle les reproche au christianisme, avec moins de raison d’ailleurs (puisque le christianisme affirme qu
209isme, avec moins de raison d’ailleurs (puisque le christianisme affirme que l’éternité est dans l’instant : Æternitas non est tempori
210antique — Nietzsche plus chrétien que son idée du christianisme. Plus goethéenne aussi. Mais gardons-nous de tirer de là je ne sais q
61 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
211 attaquer de front, avec une extrême violence, le christianisme officiel et les évêques qui avaient loué ses premières œuvres, il se
212accompli sa mission, ce fut son attaque contre le christianisme officiel, au nom du Christ de l’Évangile. Il avait terminé ses études
213 philosophiques, de la Répétition à l’Exercice du Christianisme, en passant par la Maladie mortelle et le Concept d’angoisse, paruren
214témoin de la vérité » ; c’est qu’il se faisait du christianisme une idée si pure et si absolue qu’il voyait clairement que nul homme
215tant. On ne peut le comparer qu’aux fondateurs du christianisme… Tous les autres paraissent petits à côté de lui. La question essenti
216ment la seule définition du sérieux absolu. « Le christianisme officiel ne ressemble pas davantage au christianisme du Nouveau Testa
217istianisme officiel ne ressemble pas davantage au christianisme du Nouveau Testament que le carré au cercle. L’enseignement est deven
218 la plus cruelle. » Et encore : « On a relégué le christianisme dans une commensurabilité finie. Dans ces conditions, l’on s’imagine
219 l’invraisemblable. Ses plus amers reproches au « christianisme de la chrétienté » [p. 84] à cette « inconcevable illusion des sens »
220 nos jours l’obstacle décisif à la prédication du christianisme véritable ? Épuisé par ce long effort démesuré contre son temps, acca
221er cette expression : le rire de la charité. « Le christianisme a découvert une misère dont l’homme ignore, comme homme, l’existence 
222 pour sa doctrine… » Et c’est la tragi-comédie du christianisme de la chrétienté. Pauvre chrétien moyen, qu’as-tu souffert pour ta do
62 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
223 dans la totalité de l’être, revient à celle d’un christianisme mitigé de respect humain, et d’un christianisme absolu, qu’on déclare
224n christianisme mitigé de respect humain, et d’un christianisme absolu, qu’on déclare volontiers « inhumain » parce qu’il attribue to
225ogmatisme. Tous se passe ici à « l’intérieur » du christianisme, de [p. 135] l’Église. L’humanisme laïque, autonome, est simplement n
226alors on peut se demander si ceux qui refusent le christianisme échappent vraiment à la difficulté ; si au contraire, ils ne la retro
227e du débat. Mais le plus grand des adversaires du christianisme dans les temps modernes, Nietzsche, aboutit à un dilemme qui me paraî
63 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
228re certaines altérations, les plus fréquentes, du christianisme : le mépris de la nature, et d’autre part, le recours à l’orthodoxie
229 souci central de Gide ait été de débarrasser son christianisme de toutes les adjonctions « humaines — trop humaines » du moralisme n
64 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
230vrage consacré à définir l’opposition cosmique du christianisme et du marxisme. Le sens profond de la communauté qui anime l’œuvre de
65 1946, Esprit, articles (1932–1962). « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946)
231 [p. 188] « Un divorce entre le christianisme et le monde ? » (août-septembre 1946) at Je ne vois pas le divorce
232u contraire rassurant. Car le pire danger pour le christianisme serait de cesser d’être chrétien, sans s’en apercevoir, et c’est le r
233 proposant un questionnaire sur le fossé entre le christianisme et le monde romain ; ni les staliniens s’inquiétant du « divorce actu
234onalistes et libérales, avec quelques emprunts au christianisme. L’état d’Esprit qui fait enquête n’est pas celui d’une conquête. Att
66 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
235t les comics. Mais ils en ont gardé le pli : leur christianisme est avant tout une force sociale, un moyen d’assurer une vie décente
236décente et de l’améliorer sur tous les plans. (Le christianisme européen, même aux temps héroïques d’avant le Moyen Âge, quand il ass
237t rien, répondrai-je, et voilà bien le mystère du christianisme américain. Tout acte civique, social, moral, jugé conforme au bien du
238ligion même, à leurs yeux. Ce qui implique que le christianisme est la meilleure manière de vivre, un idéal qu’il faut mettre en prat
67 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
239 à chaque génération : antiquité gréco-romaine et christianisme, Église et État, catholicisme et protestantisme, attachements régiona
68 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
240deler l’idée européenne de l’homme : antiquité et christianisme, Église et État, catholicisme et protestantisme, [p. 152] attachement
69 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
241é. Tout cela peut éclairer son attitude envers le christianisme et son mystère. Peu d’instinct religieux chez cet homme, alors que le
242d’instinct religieux chez cet homme, alors que le christianisme, l’Église et l’Évangile, furent ses constants sujets d’irritation, de
243nse affectivité le liait, le reliait, au monde du christianisme, même s’il en refusait les dimensions profondes. J’ai dit qu’il se mé
244duel, et cette croyance est née de la synthèse du christianisme. Elle n’existe pas hors de lui, et n’est pas explicable sans lui. (Je
70 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
245érivent de la notion de l’homme introduite par le christianisme. Je ne parle pas ici de l’homme proprement chrétien, au sens courant,
246rale du type d’homme (croyant ou non) que seul le christianisme a permis de concevoir, et que je nomme la personne. C’est un homme à
247in de Damas — est un phénomène caractéristique du christianisme. De même, nous constatons que la notion de révolution a la même exten
248emontent incontestablement — encore une fois — au christianisme primitif. Toutes les religions antiques et celles de l’Asie, étaient
249este à la plupart des Orientaux. Survint alors le christianisme, religion du Dieu incarné une fois pour toutes dans le temps, à un ce
71 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
250Chapitre V. La vie religieuse Sur les origines du christianisme en Suisse, l’historien ne dispose que de récits légendaires. Il sembl
251es romaines. Mais grâce à ces moines pèlerins, le christianisme renaîtra de ses vestiges. Par-dessous les coutumes alémaniques-païenn
252ont leur effort d’évangélisation, en sorte que le christianisme, en Suisse, sera le dernier rejeton de la « civilisation de Iona » co
72 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
253ffrayé. Et, lorsqu’en 1854 il attaqua de front le christianisme officiel et les évêques, qui avaient loué ses premières œuvres, il se
254accompli sa mission, ce fut son attaque contre le christianisme moderne au nom du Christ de l’Évangile. Tous ses ouvrages esthétiques
255ui ouvrit les yeux de Kierkegaard sur l’absolu du christianisme véritable et lui permit de découvrir cette vérité terrible : le soi-d
256e découvrir cette vérité terrible : le soi-disant christianisme des temps modernes est une tromperie, une immense illusion. Il ne res
257a réalité la plus cruelle. Nous avons dénaturé le christianisme, nous l’avons pris à bon marché, au lieu de nous en reconnaître indig
258se-majesté qualifié ». Il y a donc usurpation. Le christianisme officiel, de nos jours, joue de la sorte, aux yeux de Kierkegaard, le
259dulcorée que la foule, aujourd’hui, prend pour du christianisme. Hamlet connaît maintenant sa mission et son acte : tuer l’usurpateur
260vérité, il y a quelque chose de plus contraire au christianisme que n’importe quelle hérésie ou n’importe quel schisme — [p. 8] et c’
261mporte quel schisme — [p. 8] et c’est de jouer au christianisme, d’en écarter les dangers et de jouer ensuite au jeu que l’évêque Myn
73 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
262e les rattache à nos plus grandes traditions : le christianisme et l’esprit scientifique. Notre inquiétude provient de notre foi, et
74 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
263nt d’avant notre influence, inconcevables hors du christianisme quoique désignant trois tentatives de s’y arracher, tout chargés de p
264t en 1930 Henri de Man, cela tient à l’absence du christianisme. Dès ce moment, d’ailleurs, un Japonais fondait le mouvement syndical
265ique de l’Occident ou de sa religion. De fait, le christianisme nous offre le type même du changement brusque et radical, mais surven
266oute révolution occidentale. Mais il y a plus. Le christianisme apporte au monde les valeurs qui animeront plus tard l’idéal révoluti
267sives. En revanche, la scission nette qu’opéra le christianisme dès son établissement officiel dans l’Empire a créé pour l’Europe un
268as, techniques dans l’autre. Enfin, là même où le christianisme a prouvé sa puissance de subversion, l’on s’avise d’une contradiction
269e transigent pas, du moins depuis l’apparition du christianisme. L’État se voit donc contraint de renforcer la police, de centraliser
270 justement au shintoïsme, n’attaquera même pas le christianisme, elle se contentera de l’annexer dans les occasions décisives. Certes
271de mettre en lumière leur relation congénitale au christianisme. Elles ressuscitent parmi nous le sacré, c’est-à-dire cet instinct re
272 qui ne peut jamais être saisi que par la foi. Le christianisme se distingue de la plupart des autres religions par ce fait qu’il sem
273s qu’il n’a pas contraints à la vertu. Le Dieu du christianisme a laissé l’homme libre de pécher ou de croire au pardon. L’homme se r
274 qu’il n’est pas une personne. Mais le ferment du christianisme originel, son exigence de l’absolu réalisé dans cette vie limitée, da
75 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
275de nous faire une image vivante de ces assises du christianisme grec : les grands Conciles. Qu’on se figure bien moins de savantes ré
276 le spectacle offert par les premières assises du christianisme, au lendemain de son triomphe temporel. (Nicée se place douze ans seu
277 défenseurs » attitrés les vraies implications du christianisme. C’est ainsi que Nietzsche, le premier, a su décrire la différence fo
278pable de faire avancer cette science, grâce à son christianisme et ensuite contre son christianisme — du moins contre chacune des for
279, grâce à son christianisme et ensuite contre son christianisme — du moins contre chacune des formes objectives que celui-ci a pu rev
280t le convainc. Ainsi, c’est dans la mesure où le christianisme a signifié la fin des religions et des magies, nées de la peur, qu’il
281atérialisme Comparé aux religions de l’Orient, le christianisme pourrait être qualifié de matérialisme, en tant que son dogme central
282à l’attitude et à la dialectique fondamentales du christianisme. C’est pourtant le matérialisme, comme position métaphysique, qui dev
283 défection des savants. Il est remarquable que le christianisme ait été menacé d’abord par une hérésie toute contraire : je veux parl
76 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
284’est par l’énumération des principaux mots clé du christianisme, la dialectique première de l’homme occidental. Parole et non Silenc
77 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
285de nous faire une image vivante de ces assises du christianisme grec : les grands Conciles. Qu’on se figure bien moins de savantes ré
286 le spectacle offert par les premières assises du christianisme, au lendemain de son triomphe temporel. (Nicée se place douze ans seu
287ont pas celles de l’âme, que naît et se répand le christianisme. Apport chrétien. — La conversion — révolution individuelle — libère
288des Barbares… [p. 69] C’est ici qu’intervient le christianisme. L’Incarnation, je l’ai dit, ne « résulte » de rien. Esaïe l’avait vu
289agisse du début de notre être ou de ce siècle. Le christianisme apparut en effet au sein d’une société dont le principe de cohésion s
290e appréciable des Soviets sur Attila. Ensuite, le christianisme ne trouvait devant lui qu’une religion civique, frustrant la faim de
291 le monde des hommes, le communisme dit Parti, le christianisme dit Église. Le Parti est une dictature. Il dicte à chacun son emploi,
292t-elle sanctionnée par le Pape. C’est pourquoi le christianisme, partout où il agit dans l’esprit de son Chef éternel, détruit les ca
293 prix de ce changement de l’homme lui-même que le christianisme appelle la conversion. De même l’antinomie constitutive de la personn
78 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
294nt d’avant notre influence, inconcevables hors du christianisme quoique désignant trois tentatives de s’y arracher, tout chargés de p
295t en 1930 Henri de Man, cela tient à l’absence du christianisme. Dès ce moment, d’ailleurs, un Japonais fondait le mouvement syndical
296que de l’Occident, ou de sa religion. De fait, le christianisme nous offre le type même du changement brusque et radical, mais surven
297oute révolution occidentale. Mais il y a plus. Le christianisme apporte au monde les valeurs qui animeront plus tard l’idéal révoluti
298sives. En revanche, la scission nette qu’opéra le christianisme dès son établissement officiel dans l’Empire a créé pour l’Europe un
299as, techniques dans l’autre. Enfin, là-même où le christianisme a prouvé sa puissance de subversion, l’on s’avise d’une contradiction
300e transigent pas, du moins depuis l’apparition du christianisme. L’État se voit donc contraint de renforcer la police, de centraliser
301 justement au shintoïsme, n’attaquera même pas le christianisme, elle se contentera de l’annexer dans les occasions décisives. Certes
302de mettre en lumière leur relation congénitale au christianisme. Elles ressuscitent parmi nous le sacré, c’est-à-dire cet instinct re
303 qui ne peut jamais être saisi que par la foi. Le christianisme se distingue de la plupart des autres religions par ce fait qu’il sem
304s qu’il n’a pas contraints à la vertu. Le Dieu du christianisme a laissé l’homme libre de pécher ou de croire au pardon. L’homme se r
305 qu’il n’est pas une personne. Mais le ferment du christianisme originel, son exigence de l’absolu réalisé dans cette vie limitée, [p
79 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
306loin de représenter je ne sais quel « âge d’or du christianisme » — comme on l’a ressassé depuis les Romantiques — fut bien plutôt da
307s de la vision historique, loin de séculariser le christianisme, comme beaucoup le craignent, s’y conforme de plus en plus, à mesure
308la règle — d’où les martyrs des premiers temps du christianisme. Si au [p. 136] contraire le « sens » appartient à l’Histoire, et l’H
309doute inséparable de l’historicité initiée par le christianisme : il suffit que la foi faiblisse, ou que le défi du temps paraisse in
310ilosophie de la liberté qui n’exclut pas Dieu… Le christianisme est la « religion » de l’homme moderne et de l’homme historique, de c
80 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
311 défenseurs » attitrés les vraies implications du christianisme. C’est ainsi que Nietzsche, le premier, a su décrire la différence fo
312pable de faire avancer cette science, grâce à son christianisme et ensuite contre son christianisme — du moins contre chacune des for
313, grâce à son christianisme et ensuite contre son christianisme — du moins contre chacune des formes objectives que celui-ci a pu rev
314t le convainc. Ainsi, c’est dans la mesure où le christianisme a signifié la fin des religions et des magies, nées de la peur, qu’il
315atérialisme Comparé aux religions de l’Orient, le christianisme pourrait être qualifié de matérialisme, en tant que son dogme central
316à l’attitude et à la dialectique fondamentales du christianisme. C’est pourtant le matérialisme, comme position métaphysique, qui dev
317 défection des savants. Il est remarquable que le christianisme ait été menacé d’abord par une hérésie toute contraire : je veux parl
81 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
318ur mouvement d’union se précise en même temps. Le christianisme n’a jamais été plus puissamment combattu, soit par l’État totalitaire
319e les rattache à nos plus grandes traditions : le christianisme et l’esprit scientifique. Notre inquiétude provient de notre foi, et
82 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
320 ? Et si l’on se tient au plan des religions : le christianisme n’a pas conquis le monde entier, il est même en recul dans l’empire c
321rra désormais les cultiver sans elle. Et quant au christianisme, il ne lui appartient pas. Elle peut donc disparaître sans bruit du j
322hances de remplacer sa grande et seule rivale, le christianisme ? Du point de vue de la tactique, les Soviets jouent gagnant. Car au
323oviets jouent gagnant. Car au moment précis où le christianisme a renoncé à s’imposer aux âmes par la conquête politique et militaire
324 eius religio. Mais simultanément, nous voyons le christianisme — et l’Église de Rome elle-même — se délier des pouvoirs temporels po
325plus libérateur, plus exigeant et apaisant que le christianisme pour l’homme et l’âme individuelle. Il ne s’accommode pas de l’opposi
326 statique de la culture et de la société. Mais le christianisme au contraire, si mal pratiqué qu’il demeure, a cependant prouvé depui
83 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
327 de grandioses prétentions dans le vide. Avant le christianisme, l’Europe avait subi l’invasion répétée et à sens unique des religion
84 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
328loin de représenter je ne sais quel « âge d’or du christianisme » — comme on l’a ressassé depuis les Romantiques — fut bien plutôt da
329s de la vision historique, loin de séculariser le christianisme, comme beaucoup le craignent, s’y conforme de plus en plus, à mesure
330la règle — d’où les martyrs des premiers temps du christianisme. Si, au contraire, le « sens » appartient à l’Histoire, et l’Histoire
331doute inséparable de l’historicité initiée par le christianisme : il suffit que la foi faiblisse, ou que le défi du temps paraisse in
85 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la prétendue décadence de l’Occident (avril 1958)
332point à l’intégrer. La Volonté. — D’une part, le christianisme dès sa naissance se veut salut pour tous et pour chacun. Son idée de
86 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Henri Brugmans, Les Origines de la civilisation européenne (septembre 1959)
333 : Rome, les Barbares, l’hellénisme, Israël et le christianisme. À la triade classique Athènes-Rome-Jérusalem, il ajoute à bon droit
334ent que d’autres l’héritage hébraïque de celui du christianisme. C’est avec sa deuxième partie, les Expériences communes, que Brugman
87 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
335 de notre temps, il faut remonter aux origines du christianisme. Le puritanisme chrétien est un peu plus ancien que les Évangiles : i
336itive, rigoureusement persécutés plus tard par le christianisme établi, ils sont les vrais ancêtres des traditions diffuses dans l’hé
337ne manière plus générale dans les cultures que le christianisme n’a que peu ou nullement touchées. I. Le christianisme est la religio
338tianisme n’a que peu ou nullement touchées. I. Le christianisme est la religion de l’Amour. — Religion d’un Dieu que l’Ancien Testame
339uelle. 2. Parce qu’il est religion de l’Amour, le christianisme implique et pose la réalité de la personne. — Les relations qu’il déf
340du Hatha Yoga. Et pas de traces non plus, dans le christianisme, de ces cérémonies initiatiques, communes à la plupart des autres rel
341la puberté. Devant cette même crise endocrine, le christianisme se contente de conseils moraux très sévères, et de conseils d’hygiène
342s produit — en dehors de la sphère d’influence du christianisme. C’est pourquoi le phénomène que je nomme érotisme, englobant le mari
88 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — b. Naissance de l’érotisme occidental
343ierkegaard, dans l’Alternative, montre comment le christianisme, en apportant au monde le « principe positif de l’Esprit », qui exclu
344mme « catégorie spirituelle ». (Autrement dit, le christianisme a suscité le problème sexuel et l’érotisme.) Kierkegaard ne se conten
89 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
345ffrayé. Et, lorsqu’en 1854 il attaqua de front le christianisme officiel et les évêques, qui avaient loué ses premières œuvres, il se
346accompli sa mission, ce fut son attaque contre le christianisme [p. 83] moderne au nom du Christ de l’Évangile. Tous ses ouvrages est
347ui ouvrit les yeux de Kierkegaard sur l’absolu du christianisme véritable et lui permit de découvrir cette vérité terrible : le préte
348 de découvrir cette vérité terrible : le prétendu christianisme des temps modernes est une tromperie, une immense illusion. « Il ne r
349réalité la plus cruelle ». Nous avons dénaturé le christianisme, nous l’avons pris à bon marché, au Heu de nous en reconnaître indign
350se-majesté qualifié ». Il y a donc usurpation. Le christianisme officiel, de nos jours, joue de la sorte, aux yeux de Kierkegaard, le
351dulcorée que la foule, aujourd’hui, prend pour du christianisme. Hamlet connaît maintenant sa mission et son acte : tuer l’usurpateur
352vérité, il y a quelque chose de plus contraire au christianisme que n’importe quelle hérésie ou n’importe quel schisme — et c’est de
353 ou n’importe quel schisme — et c’est de jouer au christianisme, d’en écarter les dangers et de jouer ensuite au jeu que l’évêque Myn
90 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
354que occidentale. En voici l’argument condensé. Le christianisme, étant esprit, a posé dans le monde la sensualité. Parce qu’il l’excl
355nsée, elle aussi, est sans puissance sur nous. Le christianisme s’est-il donc effrayé d’idées semblables ? La passion et la mort ne s
356ocède d’un état de civilisation bien antérieur au christianisme, et plus encore à la chevalerie courtoise. Du point de vue de la psyc
91 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
357é. Tout cela peut éclairer son attitude envers le christianisme et son mystère. Peu d’instinct religieux chez cet homme, alors que le
358d’instinct religieux chez cet homme, alors que le christianisme, l’Église et l’Évangile furent ses constants sujets d’irritation, de
359nse affectivité le liait, le reliait, au monde du christianisme, même s’il en refusait les dimensions profondes. J’ai dit qu’il se mé
360duel, et cette croyance est née de la synthèse du christianisme. Elle [p. 168] n’existe pas hors de lui, et n’est pas explicable sang
361ale absolument intransigeante, bien antérieure au christianisme et au puritanisme victorien ; au surplus, sanctionnée par la Mère. Do
92 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
362 l’autre ? Est-ce bien le même ? La personne Le christianisme a formé l’Occident, en formant, dès les premiers Conciles, ses modèle
363tre renouvelé qui demeure cachée en Dieu selon le christianisme, mais encore, et d’une manière plus précise dans l’homologie, ces ent
364azdéisme, comme plus tard les soufis, et comme le christianisme véritable, ne demande pas d’abord ce qu’est l’homme, mais qui es-tu ?
36505  » [p. 222] Par où nous rejoignons un certain christianisme — à partir d’un certain bouddhisme — et certainement le mazdéisme et
366t Kierkegaard voyait juste quand il disait que le christianisme, en condamnant la sensualité au nom de l’esprit, l’a posée comme réal
367se veut « scientifique ». À cause de la nature du christianisme et de la nature de l’hindouisme ou du bouddhisme, la vie réelle de l’
93 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
368aturellement préférable de convertir les Turcs au Christianisme, par la persuasion, par les bienfaits, et par l’exemple d’une vie pur
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.4. « Têtes de Turcs »
369tans ou « Ismaéliens », par la propagation d’un « christianisme raisonnable ». Cela fait, quand tous seront un : Donnons au monde en
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
370étienté par ce moyen pacifique ; la réputation du Christianisme qui a souffert du fait des guerres sanglantes et injustes que les Chr
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
371nt par les relations nouvelles de la Chine, où le Christianisme vient d’être autorisé et appuyé d’un édit du Roy, que par l’ambassade
372 aient rencontré à la conversion des habitants au Christianisme, c’est que les nobles ne veulent point admettre que les gens du peupl
373croyance en un Dieu infiniment pur et parfait, le christianisme qui fait de la charité un devoir envers tous les hommes, domine parto
374 des plaisirs spirituels ; ces avantages c’est au christianisme qu’on les doit car d’une part cette religion enseigne des vérités si
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
375iscours, sur les avantages que l’établissement du christianisme a procurés au genre humain ». [p. 144] De ce long exercice de rhétor
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
376ues et leur superstition nordique au cœur même du christianisme. Comme la plupart de ses contemporains, Schiller voyant l’Europe déc
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
377ode de transition entre la religion grecque et le christianisme. Entrez donc aussi, philanthropes et encyclopédistes dans cette loge
378est la patrie de toute religion véritable mais le christianisme a fait l’Europe et peut seul sauvegarder son unité, en dépit des oppo
379et du classicisme, du moderne et de l’antique, du christianisme et de l’hellénisme. L’empire de Charlemagne, puis la Papauté (Schlege
380moderne qui débute, au fond, avec l’apparition du christianisme en Europe fait ressortir deux tentatives de l’humanité dans sa quête
100 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
381ndo-pélages ; ou enfin de la religion, qui est le Christianisme, père de cette civilisation adulte qui marche à grands pas vers la co
382 se sont succédé d’âge en âge depuis l’origine du christianisme jusqu’à la chute de l’empire d’Orient. N’oublions pas, dans cette gén
383emps, une forme de liberté. Et de qui est fils le christianisme lui-même, que je ne sépare pas de cette généalogie révolutionnaire ?
384pare pas de cette généalogie révolutionnaire ? Le christianisme est fils du judaïsme, de l’égyptianisme, du brahmanisme, du magisme,
385 conforme ou non à l’idée russe de l’humanité, du christianisme et de l’ordre social. Ce privilège exorbitant, existe-t-il en fait, e
386tre résolus que par le divin, et auxquels seul le christianisme pourrait répondre, a déjà répondu depuis longtemps. Depuis que le Qua
387que exercée depuis des milliers d’années — car le christianisme est du platonisme à l’usage du « peuple » — cette lutte a créé en Eur
388nces chargées de défendre la paix : socialisme et christianisme. 265 La renaissance des projets d’union date des lendemains de la