1 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
1s j’aperçois là-bas, vautré derrière son bock, le Citoyen conscient et organisé pour la discussion. Il retrousse ses manches. I
2 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
2ans ce décor s’écoulent huit années de votre vie, citoyens ! Et vous pensez que c’est un grand progrès sur la Nature. Quelle peu
3 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
3 totalité de la science [p. 24] nécessaire à tout citoyen, dans une vue aussi large que simplifiée. Remarquons qu’il suffit pou
4 fournit des moutons aux partis et prédispose les citoyens suisses à prendre au sérieux les innombrables défense de, petites cro
5n civique sont insuffisantes pour former le petit citoyen : il faut que l’enseignement tout entier soit occasion de développer
6. Il arrive en effet que nos petits futurs grands citoyens ayant accompli de « fortes études primaires et secondaires » (témoign
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
7e, elle, dévore des enfants tout vifs et rend des citoyens à l’œil torve. Durant l’opération, tous les crânes ont été décervelés
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
8enfant ce qu’il faut pour se résigner à l’état de citoyen bagnard auquel il est promis. Mais elle tue tout ce qui lui donnerait
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
9oyen de l’instruction publique, limite l’homme au citoyen. Il s’agit donc de dépasser le citoyen, de retrouver l’homme tout ent
10l’homme au citoyen. Il s’agit donc de dépasser le citoyen, de retrouver l’homme tout entier. Je distingue dans cette opération
7 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
11solde. Au rayon des idéaux de confection voici le Citoyen du Monde, voici le Bon Européen, voici l’Américain à rendement maximu
8 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
12as, par la grâce de Dieu roi de Hongrie. Bonjour, citoyens ! Si vous ne venez pas tous vous présenter au roi, vous perdrez la tê
9 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
13as, par la grâce de Dieu roi de Hongrie. Bonjour, citoyens ! Si vous ne venez pas tous vous présenter au roi, vous perdrez la tê
10 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
14nisme de contrainte, mais doit être en chacun des citoyens conscients, fussent-ils, et c’est le cas, [p. 26] une minorité. Il y
11 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
15litique, que les droits de l’État priment ceux du citoyen. Voilà ce qui découle normalement de la définition courante de l’indi
12 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
16ssait parmi les hommes. Ce ne fut que lorsque les citoyens eurent compris que leur égalité purement politique était fictive 54
13 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
17manque pas de se produire lorsque la majorité des citoyens se trouvent réduits à l’état de fonctionnaires ou de soldats. Telle e
18cteur, signifiera bientôt le « rôle » que joue le citoyen. Dans l’Empire, tout homme n’est pas une persona, il s’en faut. Les e
19 du rang social : on y trouve des esclaves et des citoyens riches. Leur lien n’est pas terrestre : il est dans l’au-delà. Leur c
20nt responsable au sein de la communauté. Ainsi le citoyen calviniste, qui vit profondément et quotidiennement cette doctrine pe
14 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
21la lutte des partis. Pour un très grand nombre de citoyens, le but à atteindre n’est pas d’abord d’assurer le bon fonctionnement
22. 250] électoraux et aux députés, des millions de citoyens s’excitent sur les hebdomadaires de droite et de gauche, où s’exprime
23tatiques. En somme, ils donnent à la majorité des citoyens d’excellentes raisons de se désintéresser de la conduite de leur cité
24aste de politiciens, permettant à la majorité des citoyens de se désintéresser, en pratique, du bien commun. Et l’on admet alors
25u même coup un but commun aux efforts de tous les citoyens, par-dessus les partis et leurs pauvres vieilles idéologies. C’est-à-
15 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
26onflits et refusaient d’être considérés comme des citoyens responsables, ils étaient au moins en accord avec l’esprit général de
16 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
27luations morales du philosophe et les coutumes du citoyen moderne ont perdu toute commune mesure. Que se passerait-il si un bea
17 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
28pays, s’il est le fruit de la déshumanisation des citoyens ? Qu’importe une « assurance-vie », si la seule réalité vivante est d
18 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
29ssait parmi les hommes. Ce ne fut que lorsque les citoyens eurent compris que leur égalité purement politique était fictive 7 q
19 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
30istes ne la sauveront pas : il faut rééduquer les citoyens. Je citerai ici [p. 18] trois phrases qu’on pourrait croire tirées de
20 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
31u qui est notre mesure ; lorsque nous agissons en citoyens : la loi ; lorsque nous agissons en « hommes latins », ce sont alors
21 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
32 sommes en train de jouer, écrivains ou lecteurs, citoyens ou hommes d’État. Les uns tiennent le parti de l’esprit et les autres
22 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
33ver dans les revendications de cette catégorie de citoyens l’écho de cette mystérieuse et toute mythique « mentalité populaire »
34 lois économiques, qui encombrent la mentalité du citoyen moderne de superstitions déprimantes et, par méthode, paralysantes. «
23 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
35e, des ennemis du régime, et contre l’inertie des citoyens et citoyennes qui eussent négligé de faire usage de leur droit de vot
36is du régime, et contre l’inertie des citoyens et citoyennes qui eussent négligé de faire usage de leur droit de vote. Ceci posé,
37ces d’un simple mortel de faire comprendre à tout citoyen 46 programmes différents, et d’exiger qu’il choisisse en connaissance
38moyen d’un vote général, demandé par un groupe de citoyens, d’une loi ou un projet de loi. Là où le referendum n’existe pas, com
39 se voit ipso facto repoussée par la majorité des citoyens, fût-elle, dans certains cas, excellente.) La nécessité du plébiscite
24 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
40ts enfiévrés pour savoir si le clerc doit être un citoyen tout comme les autres, s’il doit « faire de la politique », — ce mala
41la lutte des partis. Pour un très grand nombre de citoyens, le but à atteindre n’est pas d’abord d’assurer le bon fonctionnement
42omités électoraux et aux députés, des millions de citoyens s’excitent sur les hebdomadaires de droite et de gauche, où s’exprime
43tatiques. En somme, ils donnent à la majorité des citoyens d’excellentes raisons de se désintéresser de la conduite de leur cité
44aste de politiciens, permettant à la majorité des citoyens de se désintéresser, en pratique, du bien commun. Et l’on admet alors
45u même coup un but commun aux efforts de tous les citoyens, par-dessus les partis et leurs pauvres vieilles idéologies. C’est-à-
25 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
46es instituteurs qui s’est tenu à Paris, et bien ! citoyens ! lors de ce Congrès, il a été stipulé qu’à l’avenir… » La fin de la
26 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
47ion. « J’entends crier de toutes parts au mauvais citoyen. Le capitaliste est l’ennemi public en URSS, le communiste en Europe,
48 haut des Champs-Élysées. Qu’est-ce qu’un mauvais citoyen ? Tout le monde l’est-il, ou personne ? » — Mais je crains que mes co
27 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
49sentatifs, dans ce pays, de l’opinion moyenne des citoyens, ont retrouvé le sens de notre destinée, et notre chance unique de gr
28 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
50tionnaires : nombre qui égalera presque celui des citoyens au ivᵉ siècle ! Dans ce monde issu directement d’un capitalisme de pr
51ntes intrigues du Palatin. L’immense majorité des citoyens, n’ayant plus de vie propre, délègue en quelque sorte à la vie et à l
29 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
52lutionnaires du personnalisme, tout de même qu’un citoyen américain peut demander à la Cour suprême des États-Unis de statuer s
53un Calvin domina Genève, dont il n’était même pas citoyen légal. C’est en vertu d’une autorité purement doctrinale et personnel
30 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
54isme : c’est que le premier parlait des droits du citoyen, tandis que le second ne parle que de ses devoirs. Je ne vois pas de
31 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
55e, des ennemis du régime, et contre l’inertie des citoyens et citoyennes qui eussent négligé de faire usage de leur droit de vot
56is du régime, et contre l’inertie des citoyens et citoyennes qui eussent négligé de faire usage de leur droit de vote. Ceci posé,
57forces d’un mortel que de faire comprendre à tout citoyen 46 programmes différents, et d’exiger qu’il choisisse en connaissance
58suite d’un vote général, demandé par un groupe de citoyens, d’une loi ou d’un projet de loi. Là où le referendum n’existe pas, c
59um sont ipso facto repoussées par la majorité des citoyens.) La nécessité du plébiscite se confond donc avec celle de l’État-nat
32 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
60onflits et refusaient d’être considérés comme des citoyens responsables, ils étaient au moins en accord avec l’esprit général de
33 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
61ugénisme triomphe dans la morale qui concerne les citoyens : et l’eugénisme est la négation rationnelle de toute espèce d’aventu
34 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
62 devient la totalisation des lâchetés de tous les citoyens. 19. Tout parti est totalitaire dans son essence, et préfigure l’État
35 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
63manque pas de se produire lorsque la majorité des citoyens se trouvent réduits à l’état de fonctionnaires ou de soldats. Telle e
64cteur, signifiera bientôt le « rôle » que joue le citoyen. Dans l’Empire, tout homme n’est pas une persona, il s’en faut. Les e
65 du rang social : on y trouve des esclaves et des citoyens riches. Leur lien n’est pas terrestre : il est dans l’au-delà. Leur c
66nt responsable au sein de la communauté. Ainsi le citoyen calviniste, qui vit profondément et quotidiennement cette doctrine pe
67uisse chrétienne », ce serait une Suisse dont les citoyens seraient chrétiens, ou tout au moins accepteraient en bonne conscienc
36 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
68sentatifs, dans ce pays, de l’opinion moyenne des citoyens, ont [p. 124] retrouvé le sens de notre destinée, et notre chance uni
37 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
69e défendre jusqu’à la dernière goutte du sang des citoyens. Assurer, les armes à la main, l’intégrité du sol de la patrie, voilà
70sont celles du pays, qui sont communes à tous les citoyens. Mais la mission spéciale du citoyen chrétien, ce sera de dégager de
71 à tous les citoyens. Mais la mission spéciale du citoyen chrétien, ce sera de dégager de ces données communes un sens spiritue
72iste de la vocation. Cette action particulière du citoyen chrétien sera dans l’intérêt de la Suisse, certes. Mais elle sera d’a
73anque pas de gens, chez nous, pour dire qu’un bon citoyen suisse a le devoir d’être chrétien, comme si ce devoir était la consé
38 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
74es soient en même temps celles de la religion des citoyens, de leur culture, de leur honneur, de leur amour… sinon de leur avidi
39 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
75ser » de cette manière notre opinion. En tant que citoyen suisse respectueux des décisions de nos autorités suprêmes, j’ai donc
40 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
76pays, et qui se trouvent être communes à tous les citoyens, chrétiens ou non. La mission spéciale du citoyen chrétien, ce sera d
77itoyens, chrétiens ou non. La mission spéciale du citoyen chrétien, ce sera de dégager de ces données communes un sens spiritue
78iste de la vocation. Cette action particulière du citoyen chrétien sera dans l’intérêt de la Suisse, certes. Mais elle sera d’a
79écrire, ou simplement laisser entendre, qu’un bon citoyen suisse a le devoir d’être chrétien, comme si ce devoir était la consé
41 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
80dans son ensemble en 1939 ; presque chacun de ses citoyens se disait sincèrement anti-nazi, et se croyait parfaitement à l’abri
81ssi bien dans sa vie quotidienne — rouspétance du citoyen — que dans sa vie proprement politique — farce des partis — et vous o
82s’y conformer. Que l’État lui refuse ce droit, le citoyen peut librement choisir entre la honte et la révolte. Sa révolte peut
42 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
83ouvoirs peuvent être contrôlés et soutenus par le citoyen, en connaissance de cause et de personnes. Je réponds que ces petites
43 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
84la discipline de l’opinion. Dans quelle mesure un citoyen a-t-il le droit, ou le devoir, de se montrer publiquement objectif vi
44 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
85é ma prospection de textes pour le « Bréviaire du Citoyen ». Des lectures que j’ai faites, je retiens surtout quelques phrases
45 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
86Le second m’a fait venir ce matin : — En tant que citoyen, me dit-il, il serait de mon devoir de publier ce livre. Mais en tant
46 1946, Lettres sur la bombe atomique. 5. Ni secret, ni défense
87eorges Gallup vient d’établir que 71 pour 100 des citoyens de ce pays « refusent de livrer le contrôle de la Bombe aux Nations u
47 1946, Lettres sur la bombe atomique. 12. Les Quatre Libertés
88line. Et George Washington était plus libre qu’un citoyen américain qui tourne le bouton de sa radio. Ils combattaient. Et nous
48 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
89ouage, la simple fonction dans l’État qu’était le citoyen romain, puisqu’il possède une dignité indépendante de son rôle social
90e la personne, elle sera normalement celle du bon citoyen d’une fédération. La devise paradoxale du fédéralisme helvétique : « 
91i lie toutes les régions, il ménage un recours au citoyen contre les abus de pouvoirs locaux. Il cherche la coopération organiq
49 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
92 excellence, la laideur même. N’allez pas dire au citoyen Durand, époux d’une femme obèse mais rajeunie par les soins de l’art,
50 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
93nd, s’explique, écoute à son tour. N’importe quel citoyen peut critiquer publiquement telle ou telle mesure prise par l’État ;
94ntage moral considérable : un nombre croissant de citoyens qualifiés participe à la vie publique. Celle-ci n’est plus l’affaire
95nière d’ailleurs imprévisible. Cette division des citoyens en deux masses à peu près égales — je serais tenté de dire : en deux
96ts-Unis sont une démocratie sans partis. Entre le citoyen et les autorités, pas d’autre intermédiaire que l’opinion publique. L
97par l’effort conjugué de l’Opinion et de quelques citoyens, sans que l’État s’en fût mêlé. Mais je voyais, à Chicago précisément
98ple au langage quotidien de l’Amérique. Lorsqu’un citoyen des États-Unis désapprouve une certaine action, une certaine conduite
51 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
99s premières communes, et pour lesquels croyant et citoyen se trouvaient être, en fait, des synonymes. On peut apprécier diverse
52 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
100ses plus hautes ou délicates fantaisies. Quant au citoyen moyen des États-Unis, il tend de plus en plus à nous considérer comme
53 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
101ctateurs sont au contraire le fait des groupes de citoyens responsables, c’est-à-dire des personnes fédérées. Ayant ainsi esquis
102-à-dire l’art d’organiser la cité au bénéfice des citoyens. Tandis que les méthodes totalitaires sont anti-politiques par défini
54 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
103ant aux peuples, à l’opinion qui se réveille, aux citoyens du continent. Ils vont la prendre dans quinze jours, aux États généra
104t, contre l’État ou le parti qui s’en empare, les citoyens, les groupes, et les minorités. Ainsi sera garanti le droit d’opposit
105se est en réalité celle de l’immense majorité des citoyens européens, s’il est vrai que le mot libéral veut dire ami de la liber
55 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
106rope contemporaine, pour l’écrasante majorité des citoyens, le mot démocratie est lié à tout régime (monarchique ou républicain)
107x. 10. Tout État de l’Union devra reconnaître aux citoyens et groupes de citoyens le droit d’opposition légale. Dans la crise ac
108nion devra reconnaître aux citoyens et groupes de citoyens le droit d’opposition légale. Dans la crise actuelle, ce droit nous a
109 aux États, et à laquelle puissent en appeler les citoyens, les groupes variés et les minorités. Il lui appartiendra de veiller
110 [p. 163] Et de proclamer : a) le droit qu’a tout citoyen de connaître les faits bruts de l’actualité, indépendamment des inter
56 1948, Suite neuchâteloise. III
111dans d’autres nations de l’Europe. La plupart des citoyens suisses, qu’ils soient bourgeois, ouvriers ou paysans, pourraient san
112[Ce dernier] est élu par l’assemblée générale des Citoyens, et demeure six ans en office. » « La Puissance législative est divis
57 1948, Suite neuchâteloise. IV
113 et les déboires d’un témoignage vigilant ; père, citoyen, pasteur de ses troupeaux, et vibrant défenseur de l’honneur protesta
58 1948, Suite neuchâteloise. VIII
114critique. Et par exemple, il est de mon devoir de citoyen conscient et responsable d’élever une solennelle protestation contre
59 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
115de deux tiers des États et plus de deux tiers des citoyens votants. Le 16 novembre, le premier Conseil fédéral, organe exécutif,
60 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
116la voie tracée pour sa catégorie native. Quant au citoyen d’un pays totalitaire, le parti sait pour lui quel est son bien, et l
117’atome, la Grèce ; celle qui conçut les droits du citoyen, Rome ; celle, enfin, qui a donné au monde la notion totalement nouve
118 au développement d’une grande passion. Enfin, le citoyen du monde soviétique se doit de rejeter avec une horreur officielle l’
61 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
119de, de production industrielle et de dressage des citoyens. Cette confusion entre l’État et la culture, cette mainmise de l’orga
62 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
120une égalité juridique et théorique entre tous les citoyens, comme le fit la Révolution française. La plupart des paysans suisses
121 démocratique dans cette réaction instinctive des citoyens confédérés. Et c’est là l’explication la plus favorable que l’on puis
122res. Et cela non seulement du fait de Rousseau, « citoyen de Genève », ou de Voltaire qui, dans sa retraite de Ferney, aimait à
123plus à sa mission européenne. Tandis qu’un simple citoyen, Henry Dunant, aidé par le général Dufour, vainqueur du Sonderbund, f
124ce entre les paysans de la Suisse centrale et les citoyens de Genève qu’entre les Grecs et les Hollandais, les Tchèques et les P
63 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
125t un canton ; c’est alors seulement qu’il sera un citoyen suisse » 8 . Dans notre description des institutions suisses, nous fe
126ut de la tribune, résume chaque projet. Plusieurs citoyens montent ensuite sur l’estrade pour prendre la parole, discuter, suggé
127s de tous les domaines dont relève normalement un citoyen : frontières communes pour la langue, la culture, la race, la religio
128é de choix qui se trouve laissée à chacun, que le citoyen suisse court chaque jour les chances d’une liberté réelle, dont il ne
129dérative, tout en établissant l’égalité entre les citoyens d’une part, entre les cantons et les « pays sujets » d’autre part. La
130es cantons ou les corporations, d’autre part. Les citoyens peuvent en outre lui présenter leurs réclamations, s’ils estiment leu
131 l’enthousiasme ou l’indignation. En revanche, le citoyen suisse qui lit les comptes rendus des sessions, voit que ce sont ses
132peuple lorsque la demande en est faite par 30 000 citoyens actifs ou par huit cantons » (art. 89) et il en va de même pour les t
133tielles) de la Constitution, demandées par 50 000 citoyens au moins. De 1918 à 1947, il n’y a pas eu moins de 51 demandes de rév
134bre des habitants puissent jouir de la qualité de citoyens au vrai sens du mot. Le petit État ne possède rien d’autre que la vér
64 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
135rtaines traditions germaniques. L’homme libre, le citoyen, prend son épée pour aller voter à la Landsgemeinde ; ses droits civi
136des « commissions scolaires », formées de simples citoyens du village ou du quartier, qui jouissent d’une grande autorité sur le
137reinte commune la plus profonde que reçoivent les citoyens suisses, leur est donnée par le service militaire. L’armée L’armée
138ys — montre à quel point l’État fait confiance au citoyen et redoute peu l’éventualité de menées subversives. Cette armée ultra
139étroitement. D’autre part, l’obligation pour tout citoyen valide de passer par une école de recrues, soit qu’il reste soldat, s
65 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
140’idéologie démocratique les libertés concrètes du citoyen, inséparables de ses responsabilités sociales et spirituelles. Le féd
66 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
141’Allemagne [p. 164] hitlérisée. Il crée entre les citoyens d’un même canton une communauté très vivante, faite de nuances famili
142olitique ; l’autre, rationaliste, mesuré, lucide, citoyen autant que chrétien. À mesure que l’Allemagne s’unifiait sous la féru
67 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
143qu’il peut exiger le sacrifice de la vie même des citoyens. Mais que nous offre-t-il en échange de nos vies ? Une certaine commu
68 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
144même en tant que doté de droits dans la cité : le citoyen. Tout homme est un individu, du simple fait qu’il est un corps distin
69 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Relance européenne ? (février 1956)
145 posée ouvertement, dans son ensemble, à tous les citoyens d’Europe, sous la forme d’un dilemme vital : s’unir immédiatement, ou
70 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
146rté de choix, ne deviendrait pas, pour autant, un citoyen responsable. Liberté et responsabilité ne peuvent être vraies et réel
147imée. Voilà notre démocratie. Que peut faire un citoyen ? Comment veut-on qu’un citoyen européen, dans les conditions que j’a
148Que peut faire un citoyen ? Comment veut-on qu’un citoyen européen, dans les conditions que j’ai décrites, et qui sont hélas bi
149emier effort nécessaire en vue de l’éducation des citoyens qui feront et vivront notre Fédération. Il va de la réalité mondiale
71 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
150x libéré que l’individu grec, mieux engagé que le citoyen romain, mais libéré par la foi même qui l’engage, c’est l’archétype d
151l’idée grecque d’individu et de l’idée romaine de citoyen, et maintient au travers de nos révolutions, anarchistes ou collectiv
72 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
152même en tant que doté de droits dans la Cité : le citoyen. Tout homme est un individu, du simple fait qu’il est un corps distin
153rt de Rome. — Il se résume dans le terme viril de citoyen. L’homme ne tient plus sa dignité unique de quelque essence indestruc
154Grecs, et l’honneur de servir, qui était celui du citoyen romain. Il devient donc un paradoxe vivant : à la fois libre et respo
155égration sans précédent de l’individu libre et du citoyen engagé ; elle apportait ainsi le concept de la personne, au nom duque
73 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
156qu’il peut exiger le sacrifice de la vie même des citoyens. Mais que nous offre-t-il en échange de nos vies ? Une certaine commu
74 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur Voltaire (février 1957)
157agnie, et d’abolir les jésuites pour en faire des citoyens : ce qui au fond est un mal imaginaire, et un bien réel pour eux ; ca
75 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur un chassé-croisé d’idéaux et de faits (novembre 1959)
158ientée vers un but et dans laquelle l’énergie des citoyens est dirigée vers la réalisation de ce but. La seule façon de répondre
76 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Neuf expériences d’éducation européenne [Introduction] (décembre 1959)
159ée européenne dans l’esprit des éducateurs et des citoyens responsables de leur communauté locale ? C’est la question que nous d
77 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
160 les historiens n’ont pas célébré chez de simples citoyens, ils l’ont du moins loué chez les peuples dont ils portent aux nues l
78 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
161t des choses très recommandables. Cela prépare le citoyen au parlement et au conseil de l’intérieur, aux cours des princes et à
162e générale à l’extérieur. Au moins il sera un bon citoyen, pourra rendre des Services à la communauté ou prendre sa retraite qu
79 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.6. En marge des grands plans, l’utopie prolifère
163Plan d’une pacification générale en Europe par le Citoyen Delaunay, Consul de la République, Paris 1794. L’auteur commence par
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
164nce et dans un écrit pseudonyme. Voici d’abord le citoyen du monde : Je ne suis pas de ceux qui sont fanatisés par leur pays o
81 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
165 soyent qu’un amusement d’une certaine partie des citoyens ; il faut les regarder sois une autre face. On a remarqué que leur pr
166de M. l’Abbé de Saint-Pierre, par J. J. Rousseau, citoyen de Genève. Au début, l’éloge est fervent, bien que Rousseau n’entende
167nt par cela seul qu’ils sont petits, que tous les citoyens s’y connaissent mutuellement et s’entregardent, que les chefs peuvent
168ntiques dont l’idée se réunit sous le seul mot de citoyen… Mais comment donner aux petits états assez de force pour résister au
82 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
169ndépendance, et se trouvèrent honorés du titre de citoyens romains. Forcées de céder aux barbares, les provinces de l’Occident s
170a vaillante noblesse de France, et les intrépides citoyens de la Bretagne, que la défense commune pourrait peut-être réunir. En
171comptoirs de brigands deviendront des colonies de citoyens qui répandront dans l’Afrique et dans l’Asie les principes et l’exemp
83 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
172organiser. Jeremy Bentham (1747-1832) fut décrété citoyen français par la Convention à l’occasion d’un grand discours contre le
173es et coutumes de la vie courante faisait que nul citoyen de l’Europe ne pouvait se regarder comme un exilé dans aucun de nos p
84 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
174t alors qu’il reçoit de la Convention le titre de citoyen français : et certes, son cœur et son tempérament sont avec la Révolu
175politique réciproque. De même que les rapports de citoyen à citoyen, de souverain à sujet furent complètement transformés par l
176réciproque. De même que les rapports de citoyen à citoyen, de souverain à sujet furent complètement transformés par la Réformat
177résente un progrès assez considérable pour que le citoyen du monde voie ses craintes dissipées. Au IIe Livre, Schiller évoque
178 aucun avec la vie civique, commença à animer les citoyens, et même des États entiers. Cet intérêt fut capable de lier entre eux
179nsi il cessait, sur un point important, d’être le citoyen d’un État particulier et d’accorder à cet unique État toute son atten
180objets s’établissaient d’eux-mêmes… [p. 188] Les citoyens d’un même État doivent tous trafiquer entre eux. L’Europe chrétienne
181complète, comme une institution pour maintenir le citoyen par le moyen de la loi, dans les conditions de propriété où on le tro
182a monnaie mondiale se trouvant dans les mains des citoyens, [p. 189] c’est-à-dire tout l’or et l’argent, sera retirée de la circ
85 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.4. Napoléon et l’Europe
183 spécialement destinées à protéger la liberté des citoyens… On conçoit que l’inaction forcée de Sainte-Hélène ait seule permis
86 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
184t peuple divisé qui ordonne une levée massive des citoyens veut agir au nom de la nation dont il fait partie ; de même, toute na
185ion générale ; Forts de nos droits d’hommes et de citoyens, forts de notre conscience et du mandat que Dieu et l’Humanité confie
186este avantageux et commode à tous, il faut que le citoyen, en entrant dans l’association, 1° ait autant à recevoir de l’État qu
187 proportionnellement, pour assurer la liberté des citoyens et leurs droits politiques, ainsi que pour faire progresser la civili
188française de 1793, tout en décernant un brevet de citoyen au poète allemand Schiller, l’ami de l’humanité, et bien qu’elle ait
189ais à celle de tout le xixe siècle, où Schiller, citoyen français et ami de l’humanité, n’a jamais été connu que des professeu
190s du Soleil ou un fils du Ciel. Il n’y eut pas de citoyens égyptiens, pas plus qu’il n’y a de citoyens chinois. L’antiquité clas
191as de citoyens égyptiens, pas plus qu’il n’y a de citoyens chinois. L’antiquité classique eut des républiques et des royautés mu
87 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
192 xviie siècle. Le dernier fédéraliste global, et citoyen d’un monde polyphonique où antiquité et christianisme s’amalgament en
193ianisme s’amalgament en un tardif alliage, fut ce citoyen des villes libres, Goethe. Précisément parce qu’il est si réceptif au
88 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
194on langage. Un même homme né à Bordeaux peut être citoyen romain et même magistrat, il peut être évêque de la religion nouvelle
195civilisation de l’Europe, nous sommes encore tous citoyens de l’empire romain, et le temps n’a pas encore donné tort à Virgile l
89 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
196rcice d’une profession mécanique et le devoir des citoyens, il y a incompatibilité radicale. Et Aristote : L’esclavage disparaît
90 1961, Preuves, articles (1951–1968). Pour Berlin (septembre 1961)
197mandons pour ces sujets le droit de redevenir des citoyens. Nous demandons que leur soient reconnus les droits que définit l’art
91 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
198la préparation à la vie sociale : ils veulent des citoyens bien adaptés. Nous voulons plus : nous voulons les deux choses à la f
199 en plus. Nous voulons à la fois préparer de bons citoyens, de bons professionnels, et des hommes complets, des personnes autono
200 une espèce d’hommes homogène : le technicien, le citoyen ajusté. Mais comment passer d’une méthode, par définition générale, a
92 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Guide européen de l’enseignement civique [introduction] (1960-1961)
201ia), elles réussissent à informer et à former des citoyens. Si maintenant nous voulons faire l’Europe, c’est-à-dire fédérer nos
202 et « le sentiment de nationalité qui fait le bon citoyen ». En Italie, il s’agit d’abord « d’effacer tout résidu d’idéologie f
203es de l’Est. Aux USA : « Comment devenir un bon citoyen ? » Je prends un manuel de civisme publié à New York en 1948 : We, th
204me demande dès la première ligne : « Es-tu un bon citoyen ? » et passe aussitôt à l’examen des activités d’un bon citoyen : vot
205 passe aussitôt à l’examen des activités d’un bon citoyen : voter, payer les impôts, améliorer les conditions de la communauté
206e la Constitution soviétique et des « droits » du citoyen (qui sont ses devoirs envers la « construction socialiste ») toutes l
207’existe plus, la liberté de choix et d’opinion du citoyen étant réduite à l’acceptation ou au refus d’un système total, lequel
208nant à connaître l’ensemble européen que le jeune citoyen pourra comprendre à la fois ce que son pays représente de particulier
93 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
209t tout contraire d’un Anglais, d’ailleurs décrété citoyen français par la même Convention, le célèbre économiste Jeremy Bentham
94 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
210rai ! C’est que vous ne vous sentez pas encore le citoyen d’une nation de 335 millions, voire de 430 millions (en comptant les
211atellites européens de l’URSS), mais seulement le citoyen d’un petit État de 5, de 10 ou de 50 millions, qui n’est plus à l’éch
95 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
212 dénoncer ces démences collectives. C’est comme « citoyen de Genève » que Rousseau signe ses exposés critiques du projet de pai
213 cités, formée de très petits États « où tous les citoyens se connaissent mutuellement », mais qu’unissent les liens d’une « com
214 nombre d’habitants puisse jouir de la qualité de citoyens, au vrai sens du mot… Le petit État ne possède rien d’autre que la vé
215’une infime minorité formée d’intellectuels et de citoyens conscients. Elle flatterait les désirs secrets de la plupart de mes c
216candidats naturels ou déjà désignés à devenir les citoyens d’une capitale de l’Europe. « Il était temps que ces petits Suisses n
217défendable moralement. Et maintenant, en tant que citoyen, j’essaye d’imaginer mes réactions devant un projet comme le mien, s’
96 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Campagne pour l’Europe des citoyens (septembre 1964)
218 [p. 1] Campagne pour l’Europe des citoyens (septembre 1964) bm L’Europe commence par l’organisation : Conseil
219ommun. Mais elle ne deviendra vivante que par les citoyens qui la vivront, conscients de leurs devoirs envers ce grand ensemble
220a leur assurer dans l’avenir. Or, comment devenir citoyen d’un pays qui n’en est pas un, puisqu’il n’a pas encore d’institution
221int d’Europe sans civisme européen. Mais point de citoyens européens sans une Europe constituée. C’est encore une histoire de la
222 œuf ? Ainsi l’Europe pas encore « faite », et le citoyen pas encore européen, se regardent comme la poule possible et l’œuf vi
223 chaque Européen : l’École. Car l’Europe fait des citoyens pour ce qu’elle veut. Elle est chargée par nos États de faire des cit
224veut. Elle est chargée par nos États de faire des citoyens pour la nation. Et l’on sait qu’elle y a bien réussi, mais que nous l
97 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Introduction
225e, des morts sacrés et des bannières flammées, un citoyen toujours prompt à servir l’idéal qu’il se fait de son pays, à se char
98 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
226a Suisse. Il signifie que la Suisse, aux yeux des citoyens qui s’en réclament, n’est pas avant tout un « domaine », comme le fut
99 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.5. Ce « petit peuple pacifique… »
227 par position, collectivement et en chacun de ses citoyens, civils autant ou plus que militaires, tels que peuvent l’être les fa
228era donc une armée de milices, formée de tous les citoyens en état de porter les armes, et chacun gardera son fusil 23 . Ainsi e
100 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.6. « Ce petit peuple égalitaire… »
229nce aux conseils, mêmes discriminations entre les citoyens (capables de faire partie du Sénat ou Petit Conseil), les bourgeois (
230hui du même nom. L’assemblée annuelle de tous les citoyens portant leur épée à la main en signe de l’antique liberté — dans l’au
231. À Bâle, note l’Anglais William Coxe 31 , « tout citoyen noble et qui, par choix, veut conserver son titre de noblesse, est ex
232n soupçonne d’avoir abusé de son autorité ou d’un citoyen dont on craint l’ascendant. Il risque d’être jugé sur l’heure avec to