1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1diculement opportuniste où mène la pente de notre civilisation. Meneurs et chefs : des économistes, [p. 312] des financiers, des ind
2eptique ou railleur. Au cœur de la crise de notre civilisation, il y a un problème de morale à résoudre, une conscience individuelle
3n l’étend vite à la société entière. Dégoût d’une civilisation qui aboutit logiquement à cet épuisant et forcené gaspillage : la gue
4 des nuits [p. 318] à mesure que se développe une civilisation mécanicienne. (Les machines n’ont pas besoin de sommeil.) La fatigue
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
5es d’aujourd’hui. Pour résoudre la crise de notre civilisation sous cet aspect comme sous les autres, il nous faut mieux que des dic
6nances élèvent leur chant. Utopie ! Oui, si notre civilisation s’avoue trop fatiguée pour créer avec ses moyens matériels formidable
7nes droites, est le propre de l’homme. Toutes les civilisations fortes l’ont osé. Créer un espace architectural lumineux à la place d
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
8 barbarie attentivement ordonnée, où l’idée de la civilisation et celle de l’ordre sont chaque jour confondues ». Nous cherchons à c
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
9époque, une vision si claire et si tragique de la civilisation d’Occident. Les questions capitales posées ailleurs depuis longtemps
10» qui seul peut redonner quelque vitalité à notre civilisation, — et je sais bien que c’est là un des signes de sa décadence. Il y a
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
11le plus pauvre auquel se soit jamais abaissée une civilisation. Mais nous sommes encore quelques-uns à jouer nos derniers atouts sur
6 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
12 n’a pas connu de période où les directions d’une civilisation apparaissent plus nettement. Un certain ordre s’élabore, ou, pour mie
13ar l’Esprit. À l’heure de toucher aux buts que sa civilisation poursuit depuis près de deux siècles, l’Occidental est saisi d’un étr
14vant l’évidence de la banqueroute prochaine de sa civilisation. Il répugne à admettre qu’une époque entière ait pu se tromper, et se
15t intégral. Il a atteint l’objectif de la moderne civilisation occidentale. Voici donc venue l’heure de la juger. Le héros de l’époq
16onde, l’un de ceux qui influent le plus sur notre civilisation, possède la philosophie la plus rudimentaire. Le phénomène n’est pas
17ance qu’il a prise dans notre vie, il détourne la civilisation de son but véritable : aller à l’Esprit, y conduire les peuples. Ains
18r simplement des buts — si bas soient-ils — d’une civilisation sous le poids de laquelle nous risquons de périr. Il se prépare déjà
7 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
19 pas autant, emprisonnés que nous sommes dans une civilisation qui, selon l’expression de Jules Verne désabusé « emprunte l’aspect d
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
20enda. Notre époque paiera cher ce crime contre la civilisation. Elle ne croit plus qu’au péché contre les lois sociales, eh bien ! e
21 le pôle idéaliste nécessaire à l’équilibre d’une civilisation, — et c’est l’aspect négatif de sa trahison — mais encore elle tend à
9 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
22Même pas. C’est plutôt une vase où s’enlise notre civilisation ; et où la Démocratie peut se conserver des siècles encore… Or si je
23se représenter même très vaguement notre actuelle civilisation. Et même Diderot, même Rousseau, à la veille de la Révolution, soupço
10 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
24pratiques d’en faire sortir le beau miracle d’une civilisation aux ordres de l’Esprit. Mais il faudrait que dès maintenant se consti
11 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
25oser les deux périls en une résultante qui est la civilisation. Appelons humanisme l’art de composer pour la défense de l’homme et s
26nir un tel humanisme : l’organe d’équilibre de la civilisation. Nous tenions de l’Antiquité, et singulièrement de la Grèce, le senti
27de l’emporter. Elle est en passe de gauchir notre civilisation à tel point que l’homme, affolé, soudain, doute s’il est encore maîtr
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
28s nombres ont tort au regard de l’antiquité d’une civilisation ; [p. 416] qu’il s’agit ici de valeurs ; que si les populations des r
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
29 une pareille acuité le problème central de notre civilisation. À ce titre, l’œuvre anarchiste et antichrétienne que Malraux inaugur
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
30s le début, à combattre les funestes effets de la civilisation athée qu’apportaient les Européens. Autre trait plus édifiant encore 
31me commodément cette volonté d’émancipation de la civilisation moderne à l’égard de toute autorité divine qui est le trait dominant
32rait aux critiques que M. Nizan fait à l’actuelle civilisation, souffrant comme lui de ce que « les hommes ne vivent pas comme un ho
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
33 conférences sur les problèmes fondamentaux de la civilisation moderne. Décidément, le goût du colossal — transmis aux Américains —
34raîné le renversement de presque tous les buts de civilisation. C’est ainsi que la pauvreté, considérée par les civilisations spirit
35. C’est ainsi que la pauvreté, considérée par les civilisations spiritualistes comme le bien suprême dont seuls quelques élus [p. 288
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
36 vaste empire moderne si rapidement envahi par la civilisation d’une Europe dont il rejette la religion 24 . Nous savions aussi que
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
37uiètes qu’elles ne le furent jamais. Serait-ce la civilisation toute seule qui les aurait travaillées à ce point et les aurait ainsi
18 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
38ration pour une satire à grand spectacle de notre civilisation finissante ! (Vous souriez ? Vous mourrez avec elle.) Cependant, que
39 d’ambition et le sérieux dans les affaires : une civilisation qui se donne à elle-même un défilé de mannequins. Comme tout ce qui n
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
40s nombres ont tort au regard de l’antiquité d’une civilisation ; qu’il s’agit ici de valeurs ; que si les populations des régions pe
20 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
41itor, ergo sum. » (Je suis pensé…). En face d’une civilisation de plus en plus soumise à ce dieu imbécile qu’elle honore sur les « p
21 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
42que ceux dont la fonction serait d’exprimer notre civilisation, en un temps où elle se trouve brutalement mise en question, posent e
22 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
43écriminer sur quelques aspects superficiels d’une civilisation dont on refuserait de dénoncer les principes ou plutôt la carence de
23 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
44i plane vaguement, et parfois précisément, sur la civilisation actuelle n’est pas quelque chose qu’on esquive comme l’ennui, par de
24 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
45tit livre sur Pétrarque, venant après celle d’une Civilisation de Saint-Gall non moins remarquable, le met aux antipodes de ces hist
25 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
46bien dire sans précédent dans l’histoire de notre civilisation, et que son apparence irrationnelle devrait contribuer à rendre plus
26 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
47tiviste, elle consacre la pire gradation qu’une « civilisation » ait imposée à l’homme. Si nous refusons « l’ordre » établi, nous ne
27 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
48des méthodes critiques de M. Goguel ? 3. Si notre civilisation chrétienne n’est pas détruite par le bolchévisme, elle reprendra sa m
49nt son horizon de pensée. Peut-on dire que notre civilisation soit chrétienne ? Peut-on dire que pour le chrétien la perspective d’
50 nouveau progrès, d’une « marche en avant » de la civilisation capitaliste-bourgeoise-nationaliste fournisse une raison de se montre
28 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
51on vraiment que, jusqu’à ces dernières années, la civilisation de l’Occident ait permis plus d’espoirs, favorisé plus de vertu, mieu
52s le globe entier apparaisse solidaire d’une même civilisation. Mais cette solidarité, que vaut-elle ? Le premier exemple qui vous v
29 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
53rte de conversion profonde et subite de toute une civilisation, dont on ne voit pas quel dieu serait l’auteur, et que rien dans le p
30 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
54our toutes les formes existantes ou théoriques de civilisation capitaliste. Je crois, comme André Philip l’écrivait un jour, que le
55le, [p. 120] cela n’a aucun sens de comparer deux civilisations, et c’est une grande illusion de croire qu’on trouvera dans cette com
31 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
56as une occupation, ni un but. Du moins pour notre civilisation, elle n’est rien que l’absence obsédante de la guerre. Tout cela est
32 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
57actionnaire allègue la défense des intérêts d’une civilisation, ce qui peut apparaître « spirituel », mais il se trouve qu’à ses yeu
58ais il se trouve qu’à ses yeux les intérêts de la civilisation se confondent avec ceux de la classe possédante, qui sont franchement
33 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
59 totalitaire comme une menace terrible pour notre civilisation et plus encore pour nos Églises. Je [p. 215] considère que nous n’avo
60t le contraire, le mot l’indique, d’une véritable civilisation. Qu’allons-nous opposer à cela ? Tout simplement, [p. 218] la force
34 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
61bien dire sans précédent dans l’histoire de notre civilisation, et que son apparence irrationnelle devrait contribuer à rendre plus
35 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
62de s’attaquer au problème de l’homme même dans la civilisation mécanique. Ainsi, pour être moins bruyant et moins démagogique, le co
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
63on vraiment que, jusqu’à ces dernières années, la civilisation de l’Occident ait permis plus d’espoirs, favorisé plus de vertu, mieu
64s le globe entier apparaisse solidaire d’une même civilisation. Mais cette solidarité, que vaut-elle ? Le premier exemple qui vous v
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
65ois de plus évoquer les menaces qui pèsent sur la civilisation ? Ou verra-t-on que le service que la pensée chrétienne doit rendre n
38 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
66sance nationale, l’Honneur, l’Esprit, l’Amour, la Civilisation, — les lieux communs de l’ère finissante ne sont plus que malentendus
67’une société en voie de dissolution atomique. Les civilisations conscientes de leur mission n’ont jamais [p. 32] craint d’affirmer le
39 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
68l’Église comme une [p. 66] force au service de la civilisation, s’étonner des rudesses de ce théologien, et affirmer innocemment qu’
40 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
69as une occupation, ni un but. Du moins pour notre civilisation, elle n’est rien que l’absence obsédante de la guerre. Tout cela est
41 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
70monter la garde autour de la mesure vivante d’une civilisation. Par « mesure », nous voulons désigner le principe normatif d’une ci
71 nous voulons désigner le principe normatif d’une civilisation ; non point toujours son principe officiel, mais son principe effecti
72rifices quotidiens. C’est ainsi que la mesure des civilisations antiques était l’homme dans la cité ; que la mesure du monde capitali
73s fausse que l’argent ; que la mesure enfin d’une civilisation nouvelle ne peut être que la personne. Une mesure vivante, ce n’est p
42 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
74r opposition, et créent des tensions fécondes. La civilisation et la culture naissent et vivent de tensions de ce genre. Prenez l’ex
75ice, et non pas destructrice. Tout l’effort de la civilisation est là : tirer des conflits naturels et nécessaires des forces nouvel
76on d’un des antagonistes. Je sais bien que le mot civilisation est mal vu chez vous. Mais nous ne renoncerons pas à la civilisation
77l vu chez vous. Mais nous ne renoncerons pas à la civilisation sous prétexte que les juifs allemands en ont donné, selon vous, une c
43 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
78de ces deux phénomènes culturels : finalité de la civilisation et actualité de l’esprit. Qu’on supprime l’un, et l’autre disparaît.
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
79Moyen Âge. ⁂ L’histoire du monde n’a pas connu de civilisation plus finaliste que celle des Juifs sous l’ancienne alliance. La grand
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
80e. Les ruines des grandes abbayes d’où rayonna la civilisation bénédictine sont un suffisant témoignage des luttes qui déchirèrent l
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
81rectement dans [p. 81] ce chapitre — c’est que la civilisation occidentale a perdu le sens des fins dernières à quoi elle tend. Quan
82t et puissant dans nos vies, c’est le drame de la civilisation, de la culture, de la cité modernes. Tous les hommes de ce temps, s’i
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
83sans difficulté multiplier les grands exemples de civilisations anciennes fondées sur des mesures déterminées, et tirant justement de
84 entendent servir. La question de la mesure d’une civilisation est sans nul doute la question-mère de toute problématique culturelle
85⁂ Si nous voulons restaurer une mesure dans notre civilisation défaite, il nous faudra donc commencer par ce qui détermine toute mes
86ue au point de ne plus redouter la pauvreté. (Les civilisations à principe spirituel puissant y parviennent seules : yoghis, ordres m
48 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
87es milliers d’années que les peuples édifient des civilisations dont nous connaissons la chronique, il est frappant de voir qu’ils n’
49 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
88moyens, qui permette d’aller au-delà de ce que la civilisation lui donne de plus achevé. Le mouvement de Ramuz paraît inverse : par
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
89sans difficulté multiplier les grands exemples de civilisations anciennes fondées sur des mesures déterminées, et tirant justement de
90qui les harmonise. La question de la mesure d’une civilisation est sans nul doute la question mère de toute problématique culturelle
91 cette mesure. Si donc nous voulons restaurer une civilisation défaite, il faudra commencer par ce qui détermine toute mesure : il f
51 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
92s grands crimes de l’Histoire, ce crime contre la civilisation latine que représente la résistance des Éthiopiens. L’on se souvient
52 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
93ropéennes, dans une espèce de terrain vague de la civilisation de l’Occident, pays dénué et purifié, ramené à la nudité des quatre é
53 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
94ernel ressentiment de la race allemande contre la civilisation romaine. On a poussé la bouffonnerie jusqu’à cet excès grandiose d’as
54 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
95ble, pour peu qu’il en ait la force ! Comme si la civilisation, au vrai sens, ne consistait pas justement à réfréner ou à détourner
55 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
96en assemblant dans un État nos trois plus grandes civilisations, la germanique, la latine et la française. ⁂ De cette mission qui jus
56 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
97parfois, identifier le phénomène capitaliste à la civilisation occidentale. C’est un point de vue des plus contestables, le grand co
98rce de dissociation sociale la plus puissante des civilisations de l’Occident. Celles-ci n’ont pas su lui faire sa part, le subordonn
99 siècles avant J.-C. Le caractère essentiel de la civilisation romaine se voit menacé du jour où le laboureur-soldat, type Cincinnat
100 l’État totalitaire, qui à son tour a sécrété une civilisation dont la seule raison d’être (ou commune mesure) fut la puissance maté
101se, et dont le moyen fut le bureaucratisme. Cette civilisation justifiait d’avance et appelait le viol des barbares, des vivants !
102uis de l’argent, que le capitalisme entra dans la civilisation médiévale. Le développement du transit 65 apporta un incontestable é
57 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
103ve jugée par l’aventure d’Espagne, mais toute une civilisation de maquignons. Leur paix ne vaut pas mieux que leur guerre. Entre l’é
58 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
104r opposition, et créent des tensions fécondes. La civilisation et la culture naissent et vivent de tensions de ce genre. Prenez l’ex
105ice, et non pas destructrice. Tout l’effort de la civilisation est là : rendre féconds [p. 40] les conflits nécessaires. Et non pas
106on d’un des antagonistes. Je sais bien que le mot civilisation est mal vu chez vous. Mais nous ne renoncerons pas à la civilisation
107l vu chez vous. Mais nous ne renoncerons pas à la civilisation sous prétexte que les juifs allemands en ont donné, selon vous, une c
59 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
108ines où il peut entraîner la destruction de notre civilisation. Tout cela est, tout cela nous menace, et d’autant plus qu’on voudrai
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
109vorce permettent d’en mesurer l’ampleur. Si notre civilisation doit subsister, il faudra qu’elle opère une grande révolution ; qu’el
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
110s n’avaient pas d’autre « unité » que celle d’une civilisation, dont le principe spirituel était maintenu par le collège sacerdotal
111 de Montségur 36 — enfin saccagea brutalement la civilisation très raffinée dont ils avaient été l’âme austère et secrète. Et cepen
112e mouvement. Supposons l’historien futur de notre civilisation détruite : il a devant les yeux quelques poèmes surréalistes, il a pu
62 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
113e Tristan. La Croisade des Albigeois a saccagé la civilisation courtoise du Languedoc, dispersant les derniers troubadours. Que va d
114 la renaissance des études romanes.) « Singulière civilisation », dit-il. Et il rêve un peu là-dessus. On dirait qu’il pressent quel
115 vagues où se sont déversés tous les rebuts d’une civilisation intoxiquée. L’« authentique » dont le désir nous obsède, nous ne pour
63 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
116ieur — une culture admirablement humanisée, une « civilisation » profonde, donc le contraire d’une « militarisation ». L’État était
117qu’ils pouvaient. Or c’était là le triomphe d’une civilisation dont tout l’effort tendait à ordonner la Nature, la matière, et leurs
118. Illusion si l’on veut, mais sans laquelle nulle civilisation et nulle culture ne sont proprement concevables. Racine aussi, nous l
119re guerre mondiale fut un premier contact avec la civilisation technique. Une sorte de visite dirigée de l’exposition universelle de
120t le problème de la passion sera supprimé avec la civilisation qui l’a fait naître ; Ou bien ce sera la paix, et le problème renaîtr
64 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
121is aussi de ses freins traditionnels. Nulle autre civilisation connue, depuis près de sept mille ans qu’elles se succèdent, n’a donn
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
122ines où il peut entraîner la destruction de notre civilisation. Tout cela est, tout cela nous menace, et d’autant plus qu’on voudrai
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
123 au moins maintenant je le sais. Et encore : La civilisation chinoise est fondée sur la famille, et la famille sur l’absence d’amo
124 s’agir que « de deux produits indépendants de la civilisation du xiie siècle », ayant tout au plus en commun quelques figures de l
67 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
125es qui pèsent aujourd’hui sur l’Église, et sur la civilisation dite chrétienne, incitent beaucoup de nos contemporains à se tourner
126 totalitaire comme une menace terrible pour notre civilisation et plus encore pour nos Églises. Je considère que nous n’avons plus l
127t le contraire, le mot l’indique, d’une véritable civilisation. Qu’allons-nous opposer à cela ? Tout simplement, la force préventive
68 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
128ersaire, est devant eux, à l’extérieur. Or, notre civilisation, sous l’influence du christianisme, s’est efforcée de nous faire comp
129vités et impuissance de l’esprit Songeant à notre civilisation moderne, je suis de plus en plus frappé par ces deux traits : d’une p
130ion de changer d’humanité, d’âge historique et de civilisation. Jamais, dans aucun siècle européen, on n’avait constaté pareil écart
131rès de notre science contribuent-ils à ravager la civilisation qui les produit ? Vous vous êtes tous posé cette question-là. Mais il
132erai ce que j’appelle ici la commune mesure d’une civilisation : c’est le principe qui doit harmoniser toutes les activités d’une so
133ails. Au Moyen âge, la théologie. Dans toutes ces civilisations, l’action obéissait spontanément aux mêmes lois que la pensée. Mais a
69 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
134lité en assemblant dans un État ces trois grandes civilisations : la germanique, la latine et la française 21 . ⁂ De cette mission qu
70 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
135uissances voisines. Or l’Europe est un idéal, une civilisation et un esprit, bien plus qu’une entité géographique. (« Cap de l’Asie 
71 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
136onçoit, sont des coutumes relatives au temps, aux civilisations, et souvent même aux conditions physiques d’un pays. Le Bien et le Ma
72 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
137 vérités fondamentales sur lesquelles s’édifia la civilisation de l’Occident depuis des millénaires ? » Je me répondais de la manièr
138a été le châtiment automatique, l’Attila de notre civilisation, — son Fléau de Dieu. Mais cette absence de pitié, justement, nous ra
73 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
139 moderne est une immense faillite intime de notre civilisation. C’est une affaire si tragiquement confuse que le Diable seul est sûr
140bsession était devenue la grande affaire de notre civilisation en temps de paix, — la religion de ceux qui n’en voulaient plus. Son
141est devenu notre tabou : signe de décadence d’une civilisation. Auguste obligé de choisir entre le trône et Bérénice, renvoie la fem
142 vertu, une question de vie ou de mort pour notre civilisation et pour tout ordre, quel qu’il soit, qui mérite l’épithète d’humain.
143é et de l’Orient, il ne peut exister que dans une civilisation marquée par la croyance en la valeur unique de chaque être. Il suppos
74 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
144197] sanctifiante. Baudelaire disait que la vraie civilisation consiste dans la diminution des traces du péché originel. De même, la
75 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
145ernel ressentiment de la race allemande contre la civilisation romaine. Au lieu de rapporter à son germanisme originel certains défa
76 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
146que ceux dont la fonction serait d’exprimer notre civilisation, en un temps où elle se trouve brutalement mise en question, posent e
147moyens, qui permette d’aller au-delà de ce que la civilisation lui donne de plus achevé. Le mouvement de Ramuz paraît inverse : par
77 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
148’ombre, dans la pierre et dans les vestiges d’une civilisation qui déserte… Je me suis enfermé dans ma chambre d’hôtel et j’ai écrit
78 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
149oles de la terre de France, marques sacrées d’une civilisation. Pour un Français, leur absence représente bien autre chose qu’une « 
150in de la victoire (celle de 1918) : « Nous autres civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. » Oui, nous savons
151 tout peut encore continuer. Je viens de voir une civilisation frappée au cœur, je l’ai vu chanceler, j’ai vu qu’elle peut mourir. J
79 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
152] la Prairie proche et l’Océan, ce lieu d’extrême civilisation matérielle demeure hanté par on ne sait quelle sauvagerie des hauteur
80 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
153triste visiblement. Vous avez l’impression que la civilisation et la culture y perdraient quelque chose de précieux. Nous serions to
81 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
154en dire, c’est qu’on l’éprouve.) Or justement, la civilisation américaine souffre d’une grave incohérence interne. Mais je vois bien
155simplifier, à [p. 746] géométriser, typique d’une civilisation mécanisée, est signe de lourdeur d’esprit, de paresse d’âme, d’appauv
82 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
156arche séculaire. Que savons-nous du sens de notre civilisation ? Quelle est sa fin, dès l’origine, quel est son rêve ? La [p. 111] g
83 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
157s… et c’était tout à fait autre chose — une autre civilisation. [p. 13] L’Amérique est un continent dont je tiens pour possible et
84 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
158 nos élans spirituels ; nous serons noyés par une civilisation qui ne respecte que la quantité ; le dollar sera roi, etc. Toutes ces
159ui voient dans le frigidaire une menace pour leur civilisation semblent avouer par là que cette dernière n’est plus très saine, qu’e
85 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
160r ce qu’il évoque dans votre esprit comme type de civilisation, j’imagine que vos conclusions ne seront point trop différentes de ce
161eur… L’amour-passion ne peut exister que dans une civilisation marquée par la croyance en la valeur unique de chaque être. Il suppos
162vrai, l’amour-passion ne saurait exister dans une civilisation qui n’accorde à l’échec nulle dignité spirituelle, et qui ne tient po
163cy sans égale. Nous sommes donc en présence d’une civilisation qui tend vers le matriarcat, dans la mesure où les facteurs économiqu
164ans ce mythe de la Mère la tragédie secrète d’une civilisation qui produit plus de divorces, plus d’homosexuels, plus d’obsédés que
86 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
165et de l’Europe. Ce sont des barbares. Oui, si la civilisation consiste essentiellement en ceci : cultiver le goût, parler des arts
166 en souriant des injustices présentes. Non, si la civilisation, comme ils le pensent, consiste essentiellement en ceci : être une pe
167nt presque jamais) déterminent l’atmosphère d’une civilisation et le degré de liberté concrète qu’elle nous ménage. Et je ne sais pa
168ne sais pas de meilleure méthode pour définir une civilisation que de rechercher ce qui est « bien vu » ou « mal vu » par ses usager
169s à rechercher le commun dénominateur de nos deux civilisations…   Mais voici la statue de la Liberté, parmi les mâts et les cheminée
170en dire, c’est qu’on l’éprouve.) Or justement, la civilisation [p. 176] américaine souffre d’une grave incohérence interne. Mais je
171nérale à simplifier, à géométriser, typique d’une civilisation mécanisée, est signe de lourdeur d’esprit, de paresse d’âme, d’appauv
87 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
172certaine conscience de l’humain, oui, l’âme d’une civilisation qui serait perdue, perdue pour tous et non seulement pour nous ! Ce n
88 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
173, vient de dire quelqu’un dans le micro, c’est la civilisation des non-conformistes ! » Je regarde le texte qu’on m’a remis. « L’Eur
89 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
174et religieuses, est celle d’un commun héritage de civilisation chrétienne, de valeurs spirituelles et culturelles, et d’un commun at
90 1948, Suite neuchâteloise. VIII
175éographie se passait bien d’atlas). C’est la même civilisation, les mêmes fumées sur les tourbières, les mêmes chants tristes, la mê
91 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
176aine « conscience » de l’humain, oui, l’âme d’une civilisation qui serait perdue, perdue pour tous et non seulement pour nous ! Ce n
92 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
177t le cerveau de l’humanité : notre culture, cette civilisation que rien ne s’offre à remplacer, et qui a su remplacer toutes les aut
93 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
178’idée que l’Europe soit une culture, une unité de civilisation, un foyer d’inventions dans tous les ordres, un trésor de diversités
94 1951, Preuves, articles (1951–1968). Culture et famine (novembre 1951)
179 misère et de la famine », il n’y aurait point de civilisation. S’il n’y avait point de civilisation, nous serions sans moyens techn
180it point de civilisation. S’il n’y avait point de civilisation, nous serions sans moyens techniques de remédier à la famine. Ce n’es
181s qui n’écoutent pas, que la disette fut mère des civilisations, comme l’angoisse l’est de la pensée. Quant à l’erreur courante sur l
95 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
182 en vérité bizarre et unique dans l’Histoire, une civilisation sur vingt et une connues l’ayant rendue possible et acceptable. « Hér
96 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
183ns de nos vies, ou l’Europe (juin 1952) e Toute civilisation consiste, en fin de compte, à donner un sens à la vie. Par les règles
184e, dès son enfance à s’y adapter et conformer. La civilisation européenne, elle aussi, donne des normes générales. Mais au dressage
185ption Ainsi donc, comparée et contrastée avec les civilisations sacrées de l’Antiquité, les civilisations magiques de l’Asie et les m
186vec les civilisations sacrées de l’Antiquité, les civilisations magiques de l’Asie et les modernes entreprises totalitaires, l’Europe
187 rien de moins que la résultante de trois grandes civilisations : celle qui permit la découverte philosophique de l’individu et de l’
188 Nous avons médité sur les mystères de toutes les civilisations qui précédèrent les nôtres et sur celles qui subsistent au xxᵉ siècle
189remarque : l’Europe ne se borne pas à tolérer les civilisations qui diffèrent de la sienne, mais c’est elle qui dans bien des cas ret
97 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le dialogue Europe-Amérique (août-septembre 1952)
190l’Amérique du Nord est en train de développer une civilisation certes proche parente de la nôtre, mais autonome ; la plus grande dif
191 leur intervention, soit leur retrait. Et si la « civilisation du digest » prévaut chez nous, ce sera notre faute encore, autant que
98 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Présentation du Centre européen de la culture (mars 1952)
192es péchés historiques, le seul foyer vivant d’une civilisation effectivement universelle ; — parce que la renaissance d’une Europe v
99 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le dialogue Europe-Amérique (juin-juillet 1952)
193l’Amérique du Nord est en train de développer une civilisation certes proche parente de la nôtre, mais autonome ; la plus grande dif
194 leur intervention, soit leur retrait. Et si la « civilisation du digest » prévaut chez nous, ce sera notre faute encore, autant que
100 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Culture et politique européenne (octobre 1952)
195lturel de l’Europe, l’héritage de notre glorieuse civilisation et son culte de la [p. 4] personne humaine. Ces formules fournissent
196union économique et politique, est une réalité de civilisation, une réalité culturelle, — s’il est vrai que la culture est la prise