1 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
1re, et presque sans qu’il s’en soit rendu compte. Clerc entrevoit un projet à deux faces. Lugin, qui est théologien, et de la
2 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
2donc sur une vaste échelle à cette « Trahison des clercs » décrite par M. Julien Benda. Notre époque paiera cher ce crime cont
3 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
3tte revue connaissent la thèse de la Trahison des Clercs 11 , thèse dont la Fin de l’Éternel ne fait que reprendre la défense
4 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
4sprit désintéressé est mort. » C’en est fait, les clercs ont trahi, et les cris de M. Benda sont couverts par la rumeur de la
5l’esprit désintéressé, cela signifierait pour les clercs, selon M. Benda, la fin de l’esprit. Et pour nous, cela signifie : le
6n éthique. Il n’a pas échappé à M. Benda que « le clerc moderne » (en tant qu’il se montre [p. 479] préoccupé des conséquence
5 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
7nes sont nées en France autour de la Trahison des clercs, autour du problème de l’humanisme (Conversion à l’humain, de J. Guéh
6 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
8sauver le monde que pour accomplir les devoirs du clerc engagé malgré lui dans le désordre de l’époque. Ce sont là des motifs
7 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
9 2. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage Le risque est la santé de la pensée, à condition toutefo
10ité. Vont-ils se tourner vers les sages, vers les clercs dont on pouvait croire que la mission était de penser leur époque ? I
11énements. Les premières tentatives faites par les clercs pour « repenser l’époque » ne sont point trop encourageantes. Ne les
12lutions pratiques » qu’affirme un autre groupe de clercs, fort désireux d’aller au peuple. On est frappé cependant de voir que
13ays, qu’une espèce de liberté sous conditions. Le clerc bourgeois, chez nous, se croit encore tranquille. On ne le laissera p
8 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
14que le mal qui est dans la pensée. Politiciens ou clercs, ils oublient ce qu’est l’homme. Ils ont perdu de vue sa définition m
9 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
15ier ressort Quel que soit le dégoût qu’inspire au clerc l’action publique, je pense qu’il doit le surmonter en premier lieu p
16supérieure, et comme tels se voir adoptés par des clercs même incroyants. Plusieurs, que je connais, les jugent suffisants, et
10 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
17e, un spirituel tout à fait digne des éloges du « clerc parfait », et de l’approbation des bourgeois les plus vilipendés par
11 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
18 simple point de vue, pour le plaisir stérile des clercs bourgeois. C’est ici la question de la tactique qui se pose, en même
12 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
19cette espèce de suicide que nous recommandent les clercs purs ? Oui ou non, sommes-nous en pleine crise ? Oui ou non, cette cr
13 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
20de et le sombre avenir du siècle. On a dépeint ce clerc moderne, accablé par tous les malheurs du temps, dont il feint de se
21la théologie des sociologues, des historiens, des clercs bourgeois. Comment lui échapper ? N’est-il pas la voix même de cette
14 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
22et d’une dignité que la raison des peuples et des clercs s’accorde à révoquer en doute ? L’imagination de la personne à l’état
23s objets, ce que niaient pratiquement beaucoup de clercs ; il a compris que le phénomène homme ne se produit en fait qu’au niv
15 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
24ions qu’entretiennent notre cité et la nation des clercs. C’est mettre en discussion l’un des rapports fondamentaux qui défini
25us, il faut bien remonter à l’erreur initiale des clercs. Descartes revenant à Paris et visitant le Palais de l’Esprit ne manq
26quer les causes internes de son succès auprès des clercs, soit pour rappeler au passage quels intérêts temporels concoururent
27 possible qu’en vertu d’une certaine attitude des clercs. Ce ne sont pas les bénéficiaires de cette situation, politiciens ou
28éliques que certains écrivains de droite font aux clercs « spiritualistes » l’honneur et le crime d’avoir prémédités, avec l’a
29notion trop désintéressée de l’esprit, qu’ont les clercs, et d’une notion moins désintéressée de l’action, qu’ont les capitain
30s) [p. 35] peut encore figurer la foi commune des clercs, pourtant molestés par l’époque avec une vigueur qui devrait, semble-
31utes les disciplines que l’on enseigne aux jeunes clercs : et c’est la volonté, consciente ou non, d’esquiver l’engagement pra
32venir appartient pratiquement aux barbares, à ces clercs un peu méprisables qui croient que la pensée doit entrer en action, c
33la tient pour le gage du « désintéressement » des clercs parfaits. Mais c’est jouer sur une impertinence, car le mot « désinté
34t » a deux sens tout à fait indépendants. Que les clercs refusent d’épouser les passions politiques ou sociales qui selon eux
35u concevoir ! M. Renan sourit avec mélancolie. Le clerc [p. 39] spiritualiste, prêtre de l’esprit pur, s’adonne au culte soli
36rt, il s’en lave les mains. Pilate fut le premier clerc parfait : le juge refusant de juger. On me dira que ce gouverneur eût
37rahissait sa fonction en alléguant un argument de clerc. Il y aurait donc une différence profonde entre le refus de Pilate, c
38est bel et bien engagé dans le monde. Supposer un clerc pur, c’est encore une fois supposer un esprit dégagé de son corps, ja
39ste en apparence des êtres qui méritent le nom de clercs parfaits, c’est qu’en réalité, ils ont trahi leur fonction propre, qu
40 dire le vrai » dans le vide. La dénonciation des clercs « intéressés » n’est valable que si elle concerne ces Pharisiens, ces
41t siècles de là, la voix « désabusée » d’un autre clerc parfait lui donnera cette réplique fameuse : « La vérité est peut-êtr
42uer en son nom les réalités immédiates ? 38 Les clercs ont pris parti : les uns avec la foule, les autres avec Pilate. Les u
43émoignage à la vérité. » Unanimité contre lui des clercs de droite, des clercs de gauche, et de la foule. Pourquoi n’a-t-il pa
44 » Unanimité contre lui des clercs de droite, des clercs de gauche, et de la foule. Pourquoi n’a-t-il pas dit seulement : Mon
45e n’eût gêné personne, tout semblable à celui des clercs. On lui eût donné son Palais. Mais que vient-il faire parmi nous ? Qu
46me un « idéal » ou comme l’esprit « sublime » des clercs, mais au contraire en s’abaissant. Telle est la parabole du spirituel
47oujours cette précision d’épure qui séduisait les clercs méticuleux, mais bien une sorte d’implacable agencement, celui du doi
48r la constatation du rendement ou de la perte. Le clerc qui ne sert à rien, c’est flatteur et c’est distingué, mais il faut e
49u’on ne lui ait pas apprise. Considérez ce pauvre clerc parfait tel que le livre l’Université : que sait-il faire ? C’est tou
50 Si l’ouvrage est « sérieux et précis » selon les clercs, l’éditeur, le jugeant invendable, exigera des arrhes jamais récupéré
51le mépris du directeur commercial. Je suppose mon clerc peu fortuné. Deux espèces de carrières s’ouvrent à lui : celle des ac
52elle des valeurs matérielles que « touchent » les clercs pour leurs écrits se trouve être l’inverse exact de la valeur spiritu
53l’esprit créateur que le détachement méditatif du clerc parfait — du clerc renté. Numero deus impare gaudet ; le génie créate
54ue le détachement méditatif du clerc parfait — du clerc renté. Numero deus impare gaudet ; le génie créateur se réjouit des i
55deux grandes vérités empiriques : d’une part, les clercs nantis, volontiers spiritualistes, tombent fatalement sous la coupe d
56xploité par l’élite bourgeoise, visant à faire du clerc un inutile ; vu la situation économique inaugurée par le krach de Wal
57, d’humaniser et de transmettre les doctrines des clercs de [p. 45] tous ordres qui devaient régir la cité et qui se vendent o
58 sur de tout autres bases ? c) à quoi servent les clercs ? quel doit être leur rôle dans la cité ? à qui s’adressent leurs écr
59s bien simples et bien grossières, celles que les clercs prudents ne posent jamais, celles que nous pose le désordre établi. O
16 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
60tisme. Il a fallu toute l’inconsciente astuce des clercs nantis par le régime actuel pour camoufler l’Édit de Nantes en mesure
17 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
61 [p. 25] René Guisan : un clerc (1935) y Un clerc, un vrai clerc. Non pas cet être détaché, déracin
62 [p. 25] René Guisan : un clerc (1935) y Un clerc, un vrai clerc. Non pas cet être détaché, déraciné, de pure raison, q
63né Guisan : un clerc (1935) y Un clerc, un vrai clerc. Non pas cet être détaché, déraciné, de pure raison, que l’auteur d’u
64amphlet fameux voulait nous donner pour modèle du clerc qui ne trahit pas. Mais une figure presque parfaite d’intellectuel en
65 prendre de sa vie : la leçon toute goethéenne du clerc qui sert sans rien trahir de la primauté de l’esprit. Peut-être que l
18 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
66n. L’esprit n’est vrai que dans son acte, que nos clercs qualifient d’abaissement. C’est en effet un abaissement pour l’esprit
67i écrire et de quoi me laver les mains. Voilà nos clercs. C’est pour avoir refusé de s’abaisser à hauteur d’homme, au niveau d
68nal des choses. Tâchons de prendre sur le fait le clerc qui ne se croit pas observé, le laïc [p. 28] adonné à ses superstitio
69ns l’ordre. Mais je remarque d’autre part que les clercs admettent fort bien qu’un politique ou qu’un brasseur d’actions trait
70— Non, non, nulle ironie dans la politesse de ces clercs. Preuve en soit la manière dont ils usent entre eux, sans éveiller la
71nte et de la dignité de ses grands prêtres, les « clercs » dit-on, que je voudrais comparer à des vestales ? Mais où sont enco
19 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
72ur puissance. Aussi les écrits [p. 40] des grands clercs du xixe et des débuts du xxe siècle vont-ils sans doute nous révéle
20 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
73 « intérieure ». Nous aurons donc deux espèces de clercs : les conformistes et les rêveurs. Les uns et les autres, bien sûr, r
74 ainsi de nécessité vertu… — devient aux yeux des clercs bourgeois une espèce d’idéal à sauvegarder. D’autre part, le capitali
75ieu commun sur lequel s’accordent aujourd’hui les clercs de gauche et de droite, ou encore de Sirius, et les laïcs marxistes e
21 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
76a toujours confirmé la prophétie des véritables « clercs », c’est-à-dire des hommes consacrés à la critique et à la connaissan
22 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
77re, ce sous-entendu clairement perçu par tous les clercs, qui rapporte toutes les démarches de la pensée et de l’action au tel
78 sont là pour veiller sur l’Alliance. Et si ces « clercs » viennent à trahir, — il semble bien que ce soit leur métier — s’ils
23 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
79en général. Elle fut bien le sous-entendu que les clercs et le siècle entendaient et vénéraient sans discussion possible. Ici,
80age noble, [p. 71] le signe de la distinction des clercs. Et ce n’est plus la vigueur des pensées qui sera la fin du langage,
81lericus, « parle [p. 72] français » au plus grand clerc du monde, il fonde la nouvelle mesure, il inaugure la révolution 30 .
82nt elle est résultée par ailleurs. Tandis que les clercs s’abandonnent à l’idolâtrie des moyens, qu’ils s’appliquent à raffine
83ubstitution du langage vulgaire au latin. Le vrai clerc, désormais, ce n’est plus le rhéteur, mais le prédicateur. Ce n’est p
84e la foi. Luther à Worms et à Augsbourg, voilà le clerc, le fanatique de la plus haute vérité. Tandis qu’Érasme qui refuse pa
85de la sagesse qu’il estime détenir, Érasme est le clerc qui trahit et qui déprime la vérité « pour nourrir une paix fardée 33
24 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
86is forme encore et convention admise par tous les clercs européens. On ne saurait en dire autant du langage de nos bons écriva
87ents faux ! » s’écrie le prophète Osée. Quand les clercs de la Cour de Rome cessent d’être les dociles instruments de la vocat
25 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
88 résultat, au moins curieux, de rendre à certains clercs bourgeois, honteux de l’être, l’orgueil de leurs origines culturelles
89-ci reviennent persuadés 37 que la critique d’un clerc y perd ses droits et n’est plus à l’échelle du phénomène… Raison de p
90uvelle école soviétique, l’unité du peuple et des clercs n’est pas « quelque chose de donné », mais « quelque chose qu’il faut
26 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
91le et tyrannie, volonté de servir et trahison des clercs, etc., tout cela au nom d’une conception de l’esprit pur dont la faib
27 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
92illi à leur vocation. C’est la vraie trahison des clercs, l’idolâtrie, la simonie. Il est d’autres mesures qui se détruisent d
28 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
93nt le sens fût reconnu de tous, prince et sujets, clercs, soldats et marchands, législateurs et pédagogues. Ainsi l’histoire o
29 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
94ns doute ce qu’ils ont à faire. Mais le métier du clerc est différent. Le clerc est là pour dire le vrai, pour « réciter ». P
95 faire. Mais le métier du clerc est différent. Le clerc est là pour dire le vrai, pour « réciter ». Peut-être aussi pour crit
96ès coup. Que « les autres » y portent la main, le clerc jugera de leurs ouvrages. Le voici portant sa balance : la pensée est
97usion romantique ou pire encore : dogmatisme ! Le clerc d’église n’avait pas bien vu l’homme : c’est qu’il était pressé de le
98de Montaigne : c’est l’impartialité nécessaire du clerc, réduit au rôle d’observateur indépendant. Cette impartialité, je le
99é sa distinction. Il y a les autres, et il y a le clerc, le clerc armé de sa balance. Il y a ceux qui agissent, d’un côté, et
100nction. Il y a les autres, et il y a le clerc, le clerc armé de sa balance. Il y a ceux qui agissent, d’un côté, et de l’autr
101eurs poids et à commenter leur balance.) Entre le clerc et tous les autres, il y a donc ce fameux et mystérieux appareil inte
102insaisissable. C’est une espèce de Providence des clercs laïques. Elle a souffert peu de blasphèmes jusqu’ici. Le scepticisme
103s mains. Réciter l’homme, c’est l’impartialité du clerc, c’est son refus modeste et scientifique de former l’homme. J’ai dit
104lle vertu et d’un si sobre détachement. Lorsqu’un clerc nous dira qu’en toute impartialité il estime… nous saurons donc qu’il
105oute espèce de responsabilité. [p. 163] Lorsqu’un clerc invoquera cette objectivité qui jouit dans le siècle d’un si curieux
106nécessaire à toute opinion personnelle. Lorsqu’un clerc enfin louera le sérieux d’un ouvrage, nous saurons qu’il s’agit d’un
107lysie dont le germe circule dans le sang même des clercs aux mains débiles ! Le signe d’une angoisse devant le monde tel qu’il
108te complicité tacite qui lie depuis un siècle les clercs sans risque et les meneurs du jeu économique. C’est bien la même erre
109ais j’en ai dit assez là-dessus. Psychologie du clerc prolétarisé Fallait-il donc qu’ils allassent dans la rue, qu’ils entr
110fais ici que le portrait, sans doute sommaire, du clerc moderne et de ses vertus. Je me bornerai, pour l’instant, à suggérer
111de ce côté.) C’est qu’en effet l’intelligence des clercs sérieux, distinguée de l’action et du risque qui sont peut-être les l
112sont les traits fondamentaux de la psychologie du clerc prolétarisé. [p. 176] C’est le mérite de la critique marxiste d’avoi
113 du peuple dont la « vitalité » le déconcerte, le clerc moderne est surtout séparé de lui-même et de son tragique. Sa probité
114euples entiers, alors que — second paradoxe — les clercs qui la défendent paraissent irrémédiablement séparés de leur peuple e
115st pas autre chose que… » etc. [p. 182] Posez au clerc une question politique, il répondra en faisant de l’histoire ; posez-
116rnier chaînon de notre cycle. Bon gré mal gré, le clerc enseigne. C’est l’élément pédagogique de son activité qui va nous rév
117e de l’homme non-créateur. Et c’est ainsi que les clercs distingués ont formé des générations à se concevoir en toute honnêtet
118ielles, on croirait en effet que plusieurs de nos clercs, fort bourgeois par ailleurs, mais peut-être conscients de la complic
119tiques. Car si la dictature que la démocratie des clercs mérite est exercée un jour par le prolétariat, selon leurs prévisions
30 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
120es. Troisième vertu : l’autorité « Mais, dit le clerc, on se moquerait bien de ma violence spirituelle. Elle resterait pure
121ères sur les modalités de cette opération que les clercs n’en avaient sur l’application des idées. Les uns et les autres ignor
122ce de l’esprit. Autrement dit, ils pensent que le clerc n’a d’autorité vraie que sur les idées gratuites, et que les systèmes
123s lois, ou qui les a laissées se faire, sinon les clercs réfugiés dans le gratuit ? Ici paraît le grand malentendu : il porte
124ion, qui la sanctionne au double sens du mot. Les clercs défendent et définissent une liberté de la pensée qui n’est au vrai q
125lle œuvre ne tourne pas à l’avantage exclusif des clercs prolétarisés, et ne se perde pas à son tour dans les bureaux d’une ad
31 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
126 guérirons du platonisme et du cartésianisme. Les clercs s’écrient : Esprit ! Esprit 43  ! Mais je regarde leur visage. « Si c
32 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
127ce résultat au moins curieux de rendre à certains clercs bourgeois, honteux de l’être, l’orgueil de leurs origines culturelles
128ceux-ci reviennent persuadés que la critique d’un clerc y perd ses droits et n’est plus à l’échelle du phénomène… Raison de p
129uvelle école soviétique, l’unité du peuple et des clercs n’est pas « quelque chose de donné »… mais « quelque chose qu’il faut
130] et brutalité, volonté de servir et trahison des clercs, etc., tout cela au nom d’une conception de l’esprit pur dont la faib
131nt le sens fût reconnu de tous, prince et sujets, clercs, soldats et marchands législateurs et pédagogues. Ainsi l’histoire ou
33 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
132t, contre l’esprit incarné en Personne ; 5° si le clerc qui s’en lave les mains ne risque pas de faire le jeu des clercs qui
133 lave les mains ne risque pas de faire le jeu des clercs qui crient avec les loups, et de trahir de la sorte doublement, étant
134d’y échapper. Depuis huit ans que sa Trahison des Clercs est apparue, M. Benda s’y applique pourtant non sans bonheur, curieus
34 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
135équences concrètes d’une distinction que bien des clercs estimaient « trop philosophique ». p. 435 y. « Dictature de la l
35 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
136st art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, déplore l’antipathie tragique de la connaissance et de la Vie. Ceci
36 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que l’autorité ? (mai 1936)
137st méprisé comme tel. Cependant que l’élite des « clercs » le loue précisément d’être impuissant, inefficace et tout gratuit,
37 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
138mal, enfin ces débats enfiévrés pour savoir si le clerc doit être un citoyen tout comme les autres, s’il doit « faire de la p
139cette espèce de suicide que nous recommandent les clercs purs ? Le but et l’utilité pratique d’une doctrine n’est-ce pas juste
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
140 français, M. Julien Benda, a dit que [p. 41] les clercs ont trahi. Les clercs, n’est-ce pas, ce sont les intellectuels, les é
141enda, a dit que [p. 41] les clercs ont trahi. Les clercs, n’est-ce pas, ce sont les intellectuels, les écrivains, les professe
142it à expliquer cet état de choses, qui voue les « clercs » à s’agiter dans le vide — ce qui est malsain — et le peuple à ne po
143d’hui ne pense pas très différemment. Peuple ou « clercs », ils estiment également que la « vérité » n’engage à rien. Ils born
144] Ainsi l’intelligence devient irresponsable. Les clercs s’y résignent et même s’en vantent : c’est plus commode ainsi. Quant
145’opinion d’un nigaud ; mais non, c’est celle d’un clerc parfait. Je n’ai pas fini de m’étonner de cette rencontre. 20 décem
146croirait à voir l’amaigrissement de la pensée des clercs aux mains débiles qui ratiocinent dans les revues sur ce que d’autres
39 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
147ar le risque, c’est-à-dire par la souffrance. Les clercs « parfaits ». « Je me fais servir au lit, on y est mieux pour penser 
148s qui paraîtraient très difficiles au jugement du clerc en chambre. Le lecteur réel, l’auditeur réel, est toujours autrement
40 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
149s qui paraîtraient très difficiles au jugement du clerc en chambre. Le lecteur réel, l’auditeur réel, est toujours autrement
41 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au dossier d’une vieille querelle (novembre 1937)
150er d’une vieille querelle (novembre 1937) ah Un clerc écrivait récemment qu’il faut se garder d’engager la raison dans une
151tragée » (car la vie est irrationnelle). D’autres clercs, conséquents, ne manqueront pas d’en conclure qu’ils n’ont pas à se m
42 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
152ont raison ; et les réalistes ont raison ; et les clercs aussi ont raison, quand ils déclarent au nom de leur vocation qu’il f
153 si l’on croit à Iseut —, soit du point de vue du clerc parfait — si l’on croit à son œuvre —, soit du point de vue spirituel
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
154s légendes bardiques conservées justement par les clercs — qui évangélisèrent l’Europe, et la rappelèrent au culte des lettres
155io, selon les Cathares ? Et s’ils invectivent les clercs et leurs alliés les féodaux ? Et s’ils vivent de préférence à la mani
156iage » avec l’Église de Rome dont ils étaient les clercs, tout en servant dans leurs « pensées » une autre Dame, l’Église d’Am
157’osait et ne pouvait avouer ni dans la langue des clercs, ni dans le parler vulgaire. La poésie courtoise est née de cette ren
158ers le début du xiiie siècle. Gottfried était un clerc, qui lisait le français (il cite souvent des vers de Thomas dans son
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
159ces deux courants du mythe notons la réaction des clercs : c’est encore le chanoine Pétrarque qui lui montre la voie, en consa
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
160ont raison ; et les réalistes ont raison ; et les clercs aussi ont raison, quand ils déclarent au nom de leur vocation qu’il f
161— si l’on croit à Iseut — soit du point de vue du clerc parfait — si l’on croit à son œuvre — soit du point de vue spirituel
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
162 Elles furent composées, pour la plupart, par des clercs, et dans des intentions précises : c’étaient en quelque sorte des poè
163ateurs. Il est compréhensible que ces chansons de clercs parlent très peu ou point d’amour. Une seule, la Légende de Girard de
47 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
164le désert, alors ? Laissons les choses aller… Les clercs se consoleront de leur impuissance tant qu’on les laissera faire des
48 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
165de et le sombre avenir du siècle. On a dépeint ce clerc moderne, accablé par tous les malheurs du temps, dont il feint de se
166l’athéologie des sociologues, des historiens, des clercs bourgeois. Comment lui échapper ? Qui l’a tenté vraiment, sauf Kierke
49 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
167fait historique : l’incarnation de la Parole. Les clercs s’écrient : Esprit ! Esprit ! Mais je regarde leur visage. Si c’était
50 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
168st art de faire. Un gémissement célèbre, chez les clercs, déplore l’antipathie tragique de la Vie et de la connaissance. Ceci
51 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
169n efficace. En vérité, ce [p. 15] ne sont pas les clercs qui ont trahi, mais plutôt les chrétiens indignes de leur nom : ils o
52 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
170tatistiques de l’imprévu, eugénisme et longévité, clercs au pas ou stérilisés, guerre hors la loi, sécurité d’abord. Nous appr
53 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
171’atteint pas le public. C’est tout le problème du clerc de notre temps, écrivain, doctrinaire politique, ou prédicateur [p. 9
54 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
172letiers qui venaient du sud, il y avait aussi des clercs. Ceux-ci [p. 26] mettaient les hommes libres de Schwyz et d’Uri au co
55 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1957)
173lus frappante que ceux qui les attaquent sont des clercs patentés dont on pourrait penser que la première maxime est le respec
56 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.3. Le Mythe de Japhet
174mense popularité de la légende de Japhet chez les clercs de tout rang, pendant quatorze siècles, on s’étonne d’observer que de
57 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.4. Napoléon et l’Europe
175s traité de nos intérêts en famille, et compté de clerc à maître avec les peuples. L’Empereur, ajoute Las Cases dans le Mémo
58 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.2. Crépuscule ou nouvelle aurore ?
176 avec le partage de Verdun. Quelques hommes — des clercs nourris dans la religion de l’Empire romain — pleurent ce partage, ma
59 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
177u’à 1850, le latin reste la langue européenne des clercs et des savants (et même, en Hongrie, la langue des chancelleries). No
60 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
178us au Moyen Âge, avec ses idéaux bien encadrés du clerc, du chevalier et de l’artisan. Nous ne sommes plus à l’âge classique,
61 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Civisme et culture (notamment artistique) (mai 1967)
179Pendant longtemps, lire et écrire fut réservé aux clercs, puis à une élite restreinte. Puis il y eut l’instruction universelle
62 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.1. Éducation, civisme et culture
180Pendant longtemps, lire et écrire fut réservé aux clercs, puis à une élite restreinte. Puis il y eut l’instruction universelle
63 1970, Le Cheminement des esprits. Postface. L’écrivain et l’événement
181s s’ouvrait par un chapitre sur « l’engagement du clerc », sa nécessité et sa vanité, voire son « ridicule » toujours possibl
64 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
182e la bataille de Poitiers (732) dans l’œuvre d’un clerc espagnol : il qualifie d’europenses les vainqueurs de cette journée e
65 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
183rs 3 « Origine très modeste » 3 Bourgeois 6 Clercs 5 Chevaliers et hauts barons 22 Je veux bien que Jeanroy ait comp
184onyme intitulé Flamenca, obligé de se déguiser en clerc pour approcher une dame trop bien surveillée, « Frère Guillem se fait
185bressec, ce Breton fils de prêtre se fait d’abord clerc vagabond, tient des sermons violents contre le mariage des prêtres, p
66 1972, Penser avec les mains (1972). Préface 1972
186ue », et le deuxième « Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage ». Le recueil tout entier, d’ailleurs, appelait à l’enga
67 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
187 matériellement rempli. Cela rappelle les jeux de clercs que chaque époque s’amuse à inventer. Les scolastiques désespéraient