1 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
1 dire que seule une grande vague de l’imagination collective peut désensabler le vieux bateau occidental. Un nouvel état d’esprit 
2 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
2mble organique de mœurs, de climat et d’ambitions collectives, ensemble que, tout indépendamment des réalités économiques et politi
3 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
3de Ramuz. Mais comment Ramuz croirait-il à l’être collectif, être sans racines, mythe cérébral. « Je ne distingue l’être qu’aux r
4 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
4e grande cause et de se sacrifier pour le bonheur collectif. Chanson de Roland, fair-play, Baden-Powell, religion du travail. On
5 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
5puis des siècles à l’oppression des déterminismes collectifs, cette démission constitue un acte proprement antirévolutionnaire. À
6 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
6d’une part, et de l’autre, le service prolétarien collectif soumis directement à un centre de contrôle économique et statistique.
7 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
7serves [p. 14] pour les plus déplorables duperies collectives, les guerres « nationales », par exemple 2 . Le fascisme a montré à n
8 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
8est condamner ou absoudre après coup des passions collectives sur lesquelles nulle doctrine ne peut mordre. Ou pis encore, c’est vo
9 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
9on de notre destin personnel, en face des destins collectifs, le choix nécessaire apparaît avec une netteté qui, je le répète, est
10buer une sorte de valeur indépendante à des êtres collectifs. Je m’explique. Quand nous disons : le siècle, le xxe siècle, par ex
11 et dont les éléments sont presque tous de nature collective. L’histoire d’un siècle, c’est l’histoire des collectivités, c’est l’
12t dire que nous avons fait de toutes les réalités collectives des divinités nouvelles, des divinités presque toujours menaçantes, e
13’ailleurs, de l’origine individualiste des mythes collectifs, je la vois dans l’aboutissement de ces mythes. On a cru trouver en e
14lement trompés de porte en s’adressant aux mythes collectifs. C’était l’homme qu’il fallait refaire. Nous avons oublié ce fait trè
15er la question : que sont ces dieux et ces mythes collectifs sous lesquels on prétend nous courber ? J’ai essayé de vous montrer q
16 l’individu. Il faut aller plus loin : les mythes collectifs n’expriment rien de plus qu’une certaine attitude, l’attitude démissi
17’homme en fuite devant sa vocation. Les fantômes collectifs, comme tous les fantômes, n’ont de réalité que celle qu’on leur prête
18omme créateur à l’homme qui s’abandonne au destin collectif, mais c’est peut-être votre orgueil qui parle ? Sur quelle vérité sup
10 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
19 les « valeurs » [p. 73] rationnelles, laïques et collectives, le spirituel soviétique ne pourrait être qu’une réédition standardis
11 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
20 qui sont, en l’espèce, l’organisation matérielle collective. D’autres vous montreront l’erreur de cette méthode, et qu’en réalité
21 le problème de la personne chrétienne en face du collectif marxiste. C’est l’opposition qu’on remarque le plus facilement, qu’on
12 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
22ge le sacrifice des libertés personnelles au bien collectif. Le bien collectif, c’est l’État. Il s’agit de s’en emparer. Un jour,
23 libertés personnelles au bien collectif. Le bien collectif, c’est l’État. Il s’agit de s’en emparer. Un jour, vient l’ordre de m
24rtout, elle se sait plus réelle que toute réalité collective. Elle ne croit pas à la valeur d’une unité obtenue aux dépens des uni
13 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
25nous donnera le symbole éternel de cette réaction collective. La victoire de Rome sur la Grèce, symboliquement interprétée, c’est
26on, famille ou sous toute autre forme générale et collective. » C’est-à-dire que la collusion de l’Église et du pouvoir politique
27eule et même volonté : celle de profaner le sacré collectif et ses tabous, afin de s’affirmer libre et sans responsabilité par ra
28 . Entre ces deux déviations, contre l’oppression collective et contre la révolte de l’individu, ce qui va se dresser pour proclam
29iques dressés à l’héroïsme en masse, à l’héroïsme collectif — le plus facile, si c’en est encore un ! — mais qui n’ont plus de co
14 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
30ion de notre destin personnel en face des destins collectifs, le choix nécessaire apparaît avec une netteté qui, je le répète, est
31buer une sorte de valeur indépendante à des êtres collectifs. Je m’explique. Quand nous disons : le siècle, le xxe siècle par exe
32 et dont les éléments sont presque tous de nature collective. L’histoire d’un siècle, c’est l’histoire des collectivités, c’est l’
33t dire que nous avons fait de toutes les réalités collectives des divinités nouvelles, des divinités presque toujours menaçantes, e
34’ailleurs, de l’origine individualiste des mythes collectifs, je la vois dans l’aboutissement de ces mythes. On a cru trouver en e
35lement trompés de porte en s’adressant aux mythes collectifs. C’était l’homme qu’il fallait refaire. Nous avons oublié ce fait trè
36 question : Qu’est-ce que ces dieux et ces mythes collectifs ? J’ai essayé de vous montrer qu’ils sont des créations de l’homme, e
37 l’individu. Il faut aller plus loin : les mythes collectifs n’expriment rien de plus qu’une certaine attitude, l’attitude démissi
38omme créateur à l’homme qui s’abandonne au destin collectif, mais c’est peut-être votre orgueil qui parle ? Sur quelle vérité sup
15 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
39de l’opinion publique ; nous croyons au passé, au collectif, à l’avenir, et tout cela n’est rien que fuite devant notre éternel p
40que la vertu est le résultat de leurs aspirations collectives. » Renversant ce rapport il ne resterait à montrer de Kierkegaard que
16 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
41lence le terme premier, dont dépend toute réalité collective. À l’utopie sociologique qui prophétise la dissolution du corps socia
17 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
42. L’individu n’est mort que pour renaître dans le collectif. La mystique de la masse ou du groupe qui domine la moitié de l’Europ
18 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
43e met fatalement à croire aux destins anonymes et collectifs. C’est ainsi qu’on nous parle du « destin du siècle » avec des yeux h
44 la personne ? » Répondez : « Que sont ces mythes collectifs sous lesquels vous prétendez nous courber ? » La classe, le capital,
45 son illusoire autonomie, et qui remet aux mythes collectifs — à l’État en définitive — le soin de garantir sa « matérielle ». Nou
46haque membre se déclare irresponsable. Les mythes collectifs devant lesquels tremblent et s’agenouillent un grand nombre de nos co
47’homme en fuite devant sa vocation. Les fantômes collectifs, comme tous les fantômes, n’ont de réalité que celle qu’on leur prête
48traire de l’individu charrié par tous les destins collectifs et par les prétendues lois de l’Histoire, vit d’instant en instant, d
19 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
49 obscures, les crimes gratuits, les enthousiasmes collectifs, l’hystérie organisée, bref tout ce que Keyserling appelle l’irruptio
20 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
50ils refusent de se faire les complices des folies collectives, des égoïsmes criminels, des « intérêts » injustes des puissants, qu’
21 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
51gnent-ils ? Et surtout, peut-on parler d’héroïsme collectif, par groupe ? Il faudra que nous y réfléchissions, chacun de notre cô
22 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
52 angoisse qu’on apprend à fuir dans les mystiques collectives. Et pour le reste, on se rassure par de faciles railleries à l’adress
53donne la vérité. Notre mesure commune ne sera pas collective, extérieure à notre personne : cela n’a pas de sens pour nous. Elle n
54écessaire. — Car notre force est personnelle, non collective. Elle réside dans les petits groupes, non dans l’État totalitaire. El
23 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
55les 57 . Il m’a paru que de cette œuvre non point collective mais commune, on pouvait dégager dès maintenant les éléments de ce qu
24 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
56re les liens les plus concrets avec l’inconscient collectif, cette intelligence affinée mais sans prises sensibles, ne peut plus
57es classes, ni des gouvernements et autres mythes collectifs. Ce sont des hommes, un à un. Ramassons-les tous maintenant dans une
25 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
58meure l’ouvrière efficace et méconnue d’un siècle collectif. Est-ce à dire qu’une telle pensée n’ait d’autre fin que de conservat
59u de cela on nous propose partout des engagements collectifs et sentimentaux !) Il faut que le sentir cède maintenant la place au
60t plus à craindre que sous sa forme négative : le collectif. Ramener la question sociale aux limites de la personne, c’est consta
61ive, puisqu’on sait qu’il n’existe pas d’héroïsme collectif. Le héros, par définition, est toujours seul. (C’est peut-être pourqu
26 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
62. ⁂ Les journalistes en France parlent d’hystérie collective, d’irrationalisme germanique, etc., et représentent Hitler comme un t
27 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
63goisse que l’on apprend à fuir dans les mystiques collectives. Et l’on [p. 267] se rassure en attendant par de faciles railleries à
64donne la vérité. Notre mesure commune ne sera pas collective, extérieure à notre personne : cela n’a pas de sens pour nous. Elle n
65saire. Car notre force est personnelle et non pas collective. Elle réside dans les petits groupes, non dans l’État totalitaire. El
28 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
66ifient les méthodes productivistes et la démesure collective d’un Plan quinquennal. Le silence de la lande et des marais, la rumeu
29 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
67ifient les méthodes productivistes et la démesure collective d’un Plan quinquennal. Le silence de la lande et des marais, la rumeu
30 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
68it les relations d’une personne avec les passions collectives. Demain peut-être, il n’y aura plus que des manifestes, des épopées d
31 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
69 Un régime totalitaire n’exprime point tant l’âme collective d’un peuple que le besoin de porter remède à ses carences profondes,
70isse-allemand L. : — Vous y croyez, vous, à l’âme collective ? Est-ce que ce n’est pas une formule grandiloquente pour désigner l’
32 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
71, récitent sans se lasser les marxistes. Hystérie collective, [p. 70] disent les rationalistes. Tyrannie, disent les démocrates. A
72tion, et au contenu de cette religion, la volonté collective de puissance ? [p. 73] Devant cette volonté religieuse, toutes les r
33 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
73eait la guerre, comme expression du vouloir-vivre collectif 84 . Mais le fondement de ces trois refus était en vérité la doctrine
74ncher pour rétablir la situation, ou quel réflexe collectif. ⁂ Deux exemples de grande envergure nous indiquent un type de répons
75’est-à-dire d’une décharge passionnelle au niveau collectif et national, paraît aujourd’hui plus probable. Enfin, l’on peut encor
34 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
76onne. Mais ce sont là des phénomènes complexes et collectifs, qui échappent en partie aux vues individuelles. Le « signe » de la c
35 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
77 se voie privé de sa liberté pour des « raisons » collectives et obscures. Il me paraît que le livre de Kuncz tire son tragique le
36 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
78sente comme l’expression tout anonyme de réalités collectives, ou plus exactement : communes. L’œuvre d’art — poème, conte ou roman
37 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
79 c’est-à-dire jaillit d’une inspiration subite et collective — mais encore faudrait-il expliquer pourquoi elle s’est produite à te
80épondissent au même désir profond, surgi de l’âme collective. Il fallait « convertir » ce désir, tout en se laissant porter par lu
38 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
81olution française — ce déchaînement des instincts collectifs et des passions catastrophiques. Que reprochent les stratèges moderne
82 c’est la transposition de la passion sur le plan collectif. À vrai dire, il est plus facile de le sentir que de l’expliquer rati
83 une auto-exaltation, un amour narcissiste du Soi collectif. Il est vrai que sa relation avec autrui s’avoue rarement comme un am
84t la passion nationale ? L’exaltation de la force collective ne peut mener qu’à ce dilemme : ou l’impérialisme triomphe — c’est l’
85 décidera du sort d’une guerre, mais bien le cœur collectif, si l’on ose dire, la puissance passionnelle de la Nation. Les poètes
86er les passions individuelles au niveau de l’être collectif. Tout ce que l’éducation totalitaire refuse aux individus isolés, ell
39 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
87eait la guerre, comme expression du vouloir-vivre collectif 188 . Mais le fondement de ces trois refus était en vérité la doctrin
88cher pour rétablir la situation — ou quel réflexe collectif. Deux exemples de grande envergure nous indiquent un type de réponse,
89 dans la mesure où elle tend à ordonner le destin collectif ou natif à la décision personnelle. ⁂ Il est clair que la crise prése
90eut-être comparable à celui qui envahit la psyché collective du xiie siècle, et que je qualifiais au livre II de « remontée de la
91la précarité ; soit qu’elle projette sur l’avenir collectif une théorie ou des préceptes raisonnables, mais dont les effets loint
40 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
92onne. Mais ce sont là des phénomènes complexes et collectifs, qui échappent souvent aux prises individuelles. Le signe de la crise
41 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
93nous donnera le symbole éternel de cette réaction collective. La victoire de Rome sur la Grèce, symboliquement interprétée, c’est
94on, famille ou sous toute autre forme générale et collective. » C’est-à-dire que la collusion de l’Église et du pouvoir politique
95eule et même volonté : celle de profaner le sacré collectif et ses tabous, afin de s’affirmer libre et sans responsabilité par ra
96 ces deux déviations, contre [p. 29] l’oppression collective et contre la révolte de l’individu, ce qui va se dresser pour proclam
97iques dressés à l’héroïsme en masse, à l’héroïsme collectif — le plus facile, si c’en est encore un ! — mais qui n’ont plus de co
42 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
98me du siècle passé appelle une puissante réaction collective. Sortirons-nous jamais de cette dialectique, dont les phases et les r
43 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
99 à peu, ces démons se sont fondus dans une entité collective : Satan, ou diabolos en grec, l’Accusateur, l’ennemi du genre humain,
100magistrats Puritains. Comment finit cette névrose collective ? Non par la guérison de ses victimes, mais par la suppression de ceu
44 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
101donnent aujourd’hui des directeurs d’inconscience collective. L’extraordinaire, l’effrayant, c’est de voir à quel point le Führer,
102elles assurent la circulation entre l’Inconscient collectif et l’activité quotidienne. Condamnez-les et vous créerez une sécheres
103privations ? Elle dénoncera vainement des délires collectifs dont elle sera la première responsable, aussi vrai que le régime de l
104éguisements ; cortèges ; déchaînement de passions collectives ; disqualification temporaire des conflits individuels. Je parle d’un
45 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
105 avons vu trop de cas de ce genre, individuels ou collectifs. Nous avons vu la population de la Sarre se jeter dans les bras du Re
106la formula Machiavel, une politique du romanesque collectif. (Ainsi le mariage d’amour sentimental a pris la place du mariage de
46 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
107ècles, le même drame va se répéter, individuel ou collectif : c’est le drame du propriétaire. Jésus confie l’Église à Pierre, car
108iècle. La meilleure interprétation des phénomènes collectifs d’aujourd’hui fut donnée vers 1848 par l’écrivain danois Søren Kierke
109ns tous, de plus en plus, dans un monde de transe collective. Nous participons tous, de plus en plus, à des formes de vie étrangèr
110autre part il est aspiré par les grandes émotions collectives. Cette répulsion et cette attraction jouent dans le même sens. Elles
111de chacun de nous un sujet prédisposé à l’hypnose collective, une victime virtuelle des passions de masse. Partout où un individu
47 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
112p. 191] son peuple dans le cauchemar de l’hypnose collective. Procédé constant du Démon ! Le tonnerre des bombardements suffira-t-
48 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
113iècle. La meilleure interprétation des phénomènes collectifs d’aujourd’hui fut donnée vers 1848 par l’écrivain danois Kierkegaard,
114ns tous, de plus en plus, dans un monde de transe collective. Nous participons tous, de plus en plus, à des formes de vie étrangèr
115autre part il est aspiré par les grandes émotions collectives. Cette répulsion et cette attraction jouent dans le même sens. Elles
116de chacun de nous un sujet prédisposé à l’hypnose collective, une victime virtuelle des passions de masse. Certes, il n’y aurait p
49 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
117mme la plus radicale dénonciation de nos lâchetés collectives, [p. 55] de nos compromis spirituels, de nos passions courtes et agit
118de l’Opinion publique ; nous croyons au passé, au collectif, à l’avenir, et tout cela n’est rien que fuite devant notre éternel p
119que la vertu est le résultat de leurs aspirations collectives. » Renversant ce rapport, il me resterait à montrer de Kierkegaard qu
50 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
120ent au salut » dit saint Paul. IV Répercussions collectives du romantisme anti-personnaliste Kierkegaard critiquait son temps au
121que nous pouvons retrouver au niveau inférieur et collectif qui est celui de la psychologie naziste, des processus fort analogues
122rut comme une réaction de défense à l’humiliation collective infligée aux Allemands par Versailles, par la défaite, par la misère
123umiliations de sa patrie en se perdant dans l’âme collective, dans l’hypnose des fêtes sacrales organisées par le Führer au rythme
124 de sa conscience et de ses doutes. La discipline collective joue le rôle d’une ascèse. Les renoncements mêmes qu’elle impose devi
125tique « d’artistes », une politique de romantisme collectif, mais à l’usage des philistins, voilà le cauchemar qu’aura rêvé le II
126t l’affrontement d’une religion de l’Inconscience collective et d’une foi qui veut témoigner par la Parole et l’acte personnel.
51 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
127 machinées par nous-mêmes, dans notre inconscient collectif. Je puis l’avouer parce que je suis un écrivain. Il est admis que ces
52 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
128 individuel prend sa place normale dans le risque collectif. Cet accord supprime la réflexion sentimentale sur son propre cas, et
53 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
129cle russe. Absurdité du siècle. Toutes les causes collectives en déroute, démocratie, justice, liberté, leurs majuscules et leurs r
54 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
130 sont des échecs humains. « Contribuer au progrès collectif », mais la fin du progrès ne peut être qu’une plage, un loisir sur la
55 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
131de l’industrie automobile offre à Ford un contrat collectif qui le protégera, lui le patron, contre les grèves irrégulières. Car
56 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
132sain que de couper court à un élan de soulagement collectif, après des années [p. 15] de discipline et de souci. L’explosion vita
57 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
133guisements ; cortèges ; déchaînement des passions collectives ; disqualification temporaire des conflits individuels. Je parle d’un
58 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
134ct des tabous et à la stricte observance du sacré collectif. Mais ce mouvement centrifuge par rapport à la communauté d’origine,
135ui nous donnera le symbole éternel de la réaction collective. La victoire de Rome sur la Grèce est la première victoire fatale de
136a classe ou la race, ni sur quelque autre réalité collective. Leur lien n’est pas terrestre d’abord, ni leur Chef : il s’est assis
59 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
137que nous tentons d’organiser, aménage notre ruine collective : lorsque la terre entière soumise au seul pouvoir du chiffre dépendr
138’une enquête-éclair : il s’agissait d’une névrose collective, d’une poussée subite de l’instinct de mort. On proposait une cure de
60 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
139ettent à crier, on les croirait au bord du délire collectif. Mais la danse prend fin, tout s’apaise. Les couples se séparent un p
140passée par les faits, domine encore l’inconscient collectif des Américains d’aujourd’hui. Et leur [p. 23] grand rêve, leur americ
61 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
141ompte de tant d’exigences personnelles des stars, collectives et supposées du public, tatillonnes et insanes du comité de moralité,
142ue possible de ces passions de haine et d’orgueil collectif que l’on excite ailleurs. « Ô Dieu, priait le chapelain, revêts notre
62 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
143— elle n’est hypocrite qu’au niveau des standards collectifs. Je m’explique. Les vieux et les villageois de certains États sont de
63 1947, Vivre en Amérique. Épilogue. La route américaine
144anisée, vers quoi pourra bien se tourner l’effort collectif de ce peuple ? Peut-être vers la profondeur, vers la culture, vers ce
64 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
145dictature d’étiquette populaire, les liquidations collectives calculées sur la base de statistiques d’État. Cependant, à peine libé
146ême définis : l’immanence et la transcendance, le collectif et l’individuel, le service du groupe et l’anarchie libératrice, la s
65 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
147inaux ne sauraient s’expliquer par une conversion collective. Ils traduisent un mouvement de ralliement mi-inconscient, mi-raisonn
66 1948, Suite neuchâteloise. III
148 le sens des droits individuels et de la tyrannie collective. La population s’accroissait, le commerce prospérait, l’industrie nai
67 1948, Suite neuchâteloise. VIII
149 on les loue sans aucune retenue, et cette vanité collective s’appelle, on ne sait pourquoi, patriotisme ; mais que si l’on parle
68 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
150rsonnelles, qui ne se satisfont point de réponses collectives. L’Occident n’est pas une église, n’est pas une doctrine du salut, co
69 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
151smique, ou bien encore au sens de lois fatales et collectives interprétées par un Parti. C’est pourquoi le problème religieux, tel
70 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
152homme consistait à le rendre conforme aux modèles collectifs et sacrés, fixés par les dieux implacables de la fécondité et de la m
153dès cette vie-ci, sera « rééduqué » pour l’avenir collectif. Nous voyons au contraire l’homme d’Europe chercher l’originalité, et
154ut de l’homme non point de l’observance des rites collectifs, mais de la conversion personnelle. [p. 4] La question du sens de no
155aussi par extension plus ou moins abusive au plan collectif. Ces valeurs, ces activités, seraient proprement inconcevables sans c
156hacun de nous. Elle se lie à l’idée de contrainte collective, qui est la négation même de son mouvement originel. D’où nous vient,
157 bien et en mal, s’annule. La croyance au Progrès collectif demeure un pur et simple acte de foi, devant lequel il est permis de
71 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
158itique de l’assistance mutuelle et de la sécurité collective. Le principal et le premier chapitre de toutes les alliances et ligu
159e que la médiocrité des ambitions personnelles ou collectives tolérées par les Suisses se révèle bien souvent la rançon de leurs pl
72 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
160du total nécessaire à la consommation. Cet effort collectif, si intelligemment dirigé, a largement rétabli l’équilibre alimentair
161, par le système des « bisses », est une activité collective, dépendant des communes. Le régime de la petite propriété rurale ne p
73 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
162nature ; ou encore, d’une manière plus diffuse et collective, dans un certain sens de la solidarité humaine, dans l’équilibre des
74 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
163us avons vu se dessiner l’extraordinaire aventure collective de l’Occident : la naissance de notre civilisation au confluent des c
164l exemple : le nationalisme a été notre invention collective. Nous l’avons communiqué, « donné » au monde entier, et cette liqueur
75 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
165us avons vu se dessiner l’extraordinaire aventure collective de l’Occident : la naissance de notre civilisation au confluent des c
166l exemple : le nationalisme a été notre invention collective. Nous l’avons communiqué, « donné » au monde entier, et cette liqueur
76 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
167 mais du faire ; et, de plus, déléguée à l’action collective. L’individu imite le saut de la conversion, mais, au lieu de se retro
168rs plus pénétrantes de la passion individuelle et collective, pourrait bien se révéler à l’analyse intime comme plus et mieux « ch
77 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
169 sur un phénomène qui évolue au niveau des mythes collectifs : le profit dépend toujours plus de l’économie nationale ; le confort
78 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Habeas Animam (été 1955)
170 Centre bénéficiera des suggestions et de l’appui collectif ou individuel des Amis. En retour, ceux-ci pourront considérer le Cen
79 1955, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Pour les grands festivals de musique l’Europe est faite ! (octobre 1955)
171de l’Association. Enfin, certaines manifestations collectives de l’Association ont été envisagées pour l’année prochaine. L’exécuti
80 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
172« grégaire » : terme inexact s’il fait penser à « collectif », à je ne sais quoi d’organisé ou d’encadré. Je cherchais à dire aut
81 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
173op lointain dans l’espace et si proche dans l’âme collective n’était plus une menace, ou ne l’était pas encore 14 . Il ne pouvait
174ns [p. 49] l’amour du prochain, non dans la Règle collective, impersonnelle, que saint Paul a trouvé le secret de l’harmonie des l
82 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
175 salut individuel, et celui de l’abandon au sacré collectif — maladie « grecque » et maladie « romaine » de la personne. La spi
176nouvelles ; l’un refoulé dans quelque inconscient collectif qui parle encore dans les légendes, et l’autre simplement subordonné
83 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
177e mais du faire ; et de plus, déléguée à l’action collective. L’individu imite le saut de la conversion, mais au lieu de se retrou
178rs plus pénétrantes de la passion individuelle et collective, pourrait bien se révéler à l’analyse intime comme plus et mieux « ch
84 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
179f, comme l’était sous l’Ancienne Alliance le rôle collectif d’Israël. Le dialogue de Personne à personne entre le Dieu qui appell
85 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
180ts, d’une manière lente et progressive dans l’âme collective. La première découverte a précédé la seconde de plusieurs siècles, ma
86 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
181sur un phénomène qui évolue au niveau des besoins collectifs : le profit dépend toujours plus de l’économie nationale, le confort
87 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
182parle la Constitution américaine qu’une stupidité collective, une aventure nouvelle de [p. 217] la personne qu’une tyrannie sans p
183vérifiable. Au contraire, dans tous les domaines, collectifs ou individuels, l’Évolution devient objet de science à la fois mesura
184’autant plus sévèrement. Du point de vue du mythe collectif : le peuple américain croit mieux au sien, mais le mythe des Soviets
185’est pas une étape transitoire dans une recherche collective jamais finie, mais une œuvre achevée, un acte créateur. L’une des sup
88 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
186at ne peut être perdu — quelle qu’en soit l’issue collective — que par celui qui l’abandonne. Sécession du prolétariat Elle résu
89 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le pouvoir des intellectuels (juillet 1957)
187ique, celle-ci restant déterminée par des entités collectives comme la France, les Américains, les Trusts, les Communistes, la Gauc
90 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
188uire l’enfant ou le jeune homme hors de la bêtise collective, du grégarisme naturel, vers son autonomie et vers sa vocation. Éduqu
91 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
189 le nouveau cours : à la liquidation sanglante et collective nommée construction socialiste, succède l’élimination individuelle et
92 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
190f, comme l’était sous l’Ancienne Alliance le rôle collectif d’Israël. Le dialogue de Personne à personne entre Dieu qui appelle e
93 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La méthode culturelle, ou l’Europe par l’éducation des Européens (mai 1958)
191 communautaire, et donc jamais conforme à un type collectif, puisqu’il tient avant tout, en tant qu’Européen, à sa différence per
94 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
192 drame, d’avant l’idée et la Parole — et du monde collectif, qui est sa contrepartie plate et abstraite, et que vous nommez souve
95 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Henri Brugmans, Les Origines de la civilisation européenne (septembre 1959)
193e. Il conçoit l’histoire comme une « psychanalyse collective », comme une prise de conscience du groupe humain, qui le prépare à s
96 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Neuf expériences d’éducation européenne [Introduction] (décembre 1959)
194tte conscience, il faut aller jusqu’à ses sources collectives : l’École et le milieu local. ⁂ Au printemps 1956, un numéro spécial
195nné de ne pouvoir remercier ici que d’une manière collective les animateurs des diverses actions et de leur organisation locale, l
97 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — e. Invasion de l’érotisme au xxe siècle
196que l’écume d’une vague profonde, surgie de l’âme collective. Derrière les apparences de la rue, derrière la tolérance déjà presqu
197ise, entre l’aventure personnelle et l’orthodoxie collective, que vient rénover parmi nous la marée montante de l’Éros. Et je ne p
98 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — f. Soulèvement des puissances animiques
198lles. Faut-il donc accepter l’hypothèse d’une âme collective qui aurait sa vie à elle, et qui exercerait sur les hommes un pouvoir
199rojette d’abord des boues. Révolutions et délires collectifs, au plan politique et social ; décri des lois et conventions dans tou
99 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
200 mort d’André Gide, j’avais écrit pour un Hommage collectif quelques pages dont le ton personnel me paraissait convenir à l’occas
201mique, ou bien encore au sens des lois fatales et collectives interprétées par un Parti. C’est pourquoi le problème religieux, tel
100 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
202 drame, d’avant l’idée et la Parole — et du monde collectif, qui est sa contrepartie plate et abstraite, et que vous nommez souve