1 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
1ous nous sentons incapables pour admettre dans la communauté de la foi chrétienne l’homme qui a pu dire qu’il s’inclinait devant l
2 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
2sur le papier ou dans la terre. Un tel sens de la communauté put induire certains à parler de l’unanimisme de Ramuz. Mais comment
3 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
3r une cause commune de la jeunesse française, une communauté d’attitude essentielle ? Il semble que la solidarité du péril crée en
4 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
4thes. On a cru trouver en eux les principes d’une communauté nouvelle que l’individualisme avait dissoute. Il n’y a jamais eu auta
5avait d’émouvant dans leur élan vers une nouvelle communauté humaine. Mais ils se sont cruellement trompés de porte en s’adressant
5 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
6 signifie pas que le croyant doive s’isoler de la communauté, mais bien que la communauté doit toujours être subordonnée à cette f
7doive s’isoler de la communauté, mais bien que la communauté doit toujours être subordonnée à cette fin la plus haute de l’homme q
8s encore il pourra et devra affirmer que la seule communauté réelle et humainement bienfaisante est celle qui se fonde dans ce rap
6 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
9r une cause commune de la jeunesse française, une communauté d’attitude essentielle ? Il semble que la solidarité du péril crée en
7 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
10 [p. 155] XII Communauté révolutionnaire L’époque où nous vivons cherche la paix comme d’autre
11ître sur l’être. La Personne : fondement de la Communauté La personne, c’est l’homme en acte, c’est-à-dire l’homme consciemment
12chaque homme qu’il tienne sa place unique dans la communauté. Qu’il ait à en répondre. Il n’y a d’ordre qu’à ce prix. Une paix vér
8 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
13Elle sait voyager à pied, camper, nager, vivre en communauté, aller en prison, se taire, négliger les précautions d’usage, épouser
9 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
14pire des morts, ce mouvement de dissolution de la communauté primitive, c’est la naissance même de la Grèce. Sur le fond indistinc
15ndividus se groupent pour constituer de nouvelles communautés (les thiases), comparables à la cité au sens moderne. Alors que la tr
16utefois, ce mouvement centrifuge par rapport à la communauté d’origine, s’il se confond d’abord, soulignons-le, avec l’intelligenc
17 sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel à une communauté nouvelle et plus solide, où l’individu isolé retrouve des contraintes
18istoire. La Grèce individualiste a triomphé de la communauté [p. 199] barbare du sang. Mais plus tard elle a sombré dans l’anarchi
19orme un vide social, une angoisse, un appel à une communauté. L’anarchie et la tyrannie, successivement, ont fait faillite. Quelle
20sent possibles. Ou bien l’on cherche à recréer la communauté primitive, à base de sang et de liens sacrés : c’est une régression v
21religion d’État. C’est là ce que j’appellerai une communauté régressive. L’autre possibilité de communauté, c’est celle qu’imagin
22ne communauté régressive. L’autre possibilité de communauté, c’est celle qu’imagine l’être spirituel. C’est l’espoir d’une sociét
23élation inouïe. Il s’agit donc de l’attente d’une communauté progressive. La réalisation historique de la première possibilité s’
24e demeure persuadé que la seule possibilité d’une communauté progressive n’eût pas suffi [p. 200] à éveiller la volonté de la réal
25e vue sociologique où je me place ici ? C’est une communauté spirituelle formée d’un grand nombre de petites communautés locales,
26é spirituelle formée d’un grand nombre de petites communautés locales, que l’on pourrait appeler d’un terme moderne : des cellules.
27it appeler d’un terme moderne : des cellules. Ces communautés ne sont pas fondées sur le passé ni sur des origines communes. « Il n
28endent, c’est la fin des temps. Et cependant, ces communautés étranges constituent bel et bien les germes d’une société véritable.
29 spirituellement et socialement, l’Église est une communauté d’hommes qui sont à la fois libres et engagés. Libérés par Celui qui
30, recréa, tout au long du moyen âge, une sorte de communauté sacrée, de société sacrale d’allure collectiviste. Il fallait le prév
31Si la foi venait à disparaître ou à s’altérer, la communauté fondée sur la personne courait le danger [p. 203] d’une double déviat
32 réaction inévitable à la déviation romaine de la communauté catholique 65 . Entre ces deux déviations, contre l’oppression collec
33oi serait confuse. » L’Église primitive était une communauté spirituelle de personnes, d’hommes nouveaux, à la fois libres et enga
34s libres et engagés, constituant une multitude de communautés locales. Telles seront à nouveau les Églises réformées. Point de cent
35é, autonome et pourtant responsable au sein de la communauté. Ainsi le citoyen calviniste, qui vit profondément et quotidiennement
36 a plus de recours, plus de pardon à espérer : la communauté spirituelle ne peut pas en appeler à une instance supérieure à l’État
37’il n’existe rien au delà. Pour définir une telle communauté, reprenons une des catégories que nous définissions en débutant. La r
38religieuse totalitaire, a créé le type même d’une communauté régressive, c’est-à-dire d’une communauté fondée sur le passé : le sa
39e d’une communauté régressive, c’est-à-dire d’une communauté fondée sur le passé : le sang, la race, la tradition, les morts. Voil
10 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
40st actif, créateur et responsable vis-à-vis de la communauté. Elle n’est pas une obligation imposée par l’État ou la nation, mais,
41rsonnelle de chaque homme, de chaque membre d’une communauté. Toute personne, lorsqu’elle se manifeste comme telle, crée aussitôt
11 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
42thes. On a cru trouver en eux les principes d’une communauté nouvelle que l’individualisme avait dissoute. Il n’y a jamais eu auta
43avait d’émouvant dans leur élan vers une nouvelle communauté humaine. Mais ils se sont cruellement trompés de porte en s’adressant
12 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
44ctivités mensongères de ce temps à l’utopie d’une communauté chrétienne, par l’artifice indispensable, mais peut-être aussi tout f
13 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
45ssi endurant que le malheur. Et rien ne fonde une communauté comme le malheur. La communauté des gens qui vivent dans l’aisance, c
46rien ne fonde une communauté comme le malheur. La communauté des gens qui vivent dans l’aisance, celle-là ne vaut pas un clou. Mai
47 l’aisance, celle-là ne vaut pas un clou. Mais la communauté des gens cimentés par le malheur, ça c’est la seule vraie communauté
48 cimentés par le malheur, ça c’est la seule vraie communauté qui puisse exister pour un peuple ». ⁂ J’ai tenu à citer ces passages
49n de n’importe quelle nation, de n’importe quelle communauté. Le « fait nation », dans les dernières phrases de Pillau, n’apparaît
14 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
50onsabilité. Et voilà bien le seul fondement d’une communauté vivante. L’écrivain sera créateur dans la mesure où il obéira à sa se
51abilité de ses écrits, vous le rendrez aussi à la communauté, vous recréerez le lien vivant de l’auteur avec son public. Une fois
15 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
52icipation à l’actualité éternelle du Christ. 8. Communauté Tout ainsi que dans la Communion, Jésus-Christ nous est donné, dit Ca
53sonne, fondement nécessaire et suffisant de toute communauté vivante et progressive. 9. Deux négations de la personne Et mainten
16 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
54. Le rapport véritable entre les hommes, c’est la communauté des personnes responsables. Mais la communauté n’est rien de plus que
55la communauté des personnes responsables. Mais la communauté n’est rien de plus que les personnes : elle n’est que l’expression de
17 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
56omme lui, le sens de la solitude et le sens de la communauté — indissolubles —, on est une objection vivante à tout individualisme
18 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
57 [p. 14] Communauté révolutionnaire (février 1934) g L’époque où nous vivons cherche la
58chaque homme qu’il tienne sa place unique dans la communauté. Qu’il ait à en répondre. Il n’y a d’ordre qu’à ce prix. Une paix vér
19 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
597] l’homme exerçant librement sa vocation dans la communauté. Telle est notre Révolution, la seule réelle, la seule totale, et la
20 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
60, ne se trouvent pas naturellement unis par cette communauté d’affections et d’idées qui forme ce qu’on appelle l’esprit d’une nat
61nation elle-même. Or c’est bien le principe d’une communauté nouvelle, ce ferment révolutionnaire, qui fait défaut au Plan du 9 ju
21 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
62ond, son vrai sujet, c’est l’étude concrète de la communauté qui peut s’instituer par le jeu des passions, ou les liens du métier,
22 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
63ssi endurant que le malheur. Et rien ne fonde une communauté comme le malheur. La communauté des gens qui vivent dans l’aisance, c
64rien ne fonde une communauté comme le malheur. La communauté des gens qui vivent dans l’aisance, celle-là ne vaut pas un clou. Mai
65 l’aisance, celle-là ne vaut pas un clou. Mais la communauté des gens cimentés par le malheur, ça c’est la seule vraie communauté
66 cimentés par le malheur, ça c’est la seule vraie communauté qui puisse exister pour un peuple. » N’est-il point là le vrai tragiq
23 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
67as entendre. Pauvre Lawrence à la recherche de sa communauté solaire ! 34 C’est son meilleur prétexte à fuir les hommes. Mais apr
24 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
68re, et nous serons de plus en plus, un ordre, une communauté de personnes qui ont fait la révolution dans leur vie, qui souffrent
25 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
69ntaisies. Ce caractère les isole d’abord de toute communauté sociale et organique. Car les uns nient cette communauté au nom d’une
70uté sociale et organique. Car les uns nient cette communauté au nom d’une liberté dont ils négligent d’ailleurs de témoigner par d
71monde où la « masse » s’organise, se fragmente en communautés organiques. Un monde personnaliste est un monde sans masses. C’est da
72lle-même. La Révolution appartient à la première communauté personnaliste qui saura s’imposer et gouverner conformément à la mesu
73appartient » de fait et de droit à cette première communauté, mais il faut dire encore qu’une telle communauté est la Révolution,
74communauté, mais il faut dire encore qu’une telle communauté est la Révolution, sans nul autre attribut. Nous avons défini dans No
26 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
75la grande presse. Rien de plus frappant que cette communauté de refus à gauche et à droite, parmi les troupes. Il est temps de do
27 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
76 dernières entraîne nécessairement la ruine de la communauté, par le seul fait qu’il ruine le langage. Cette absence d’un princip
77 et la richesse matérielle ? Que vaut alors cette communauté de réflexes et d’obsessions ? N’est-elle pas une somme de nos défaite
28 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
78ous avons vu comment les grandes cultures, et les communautés nationales fécondes dans le domaine de l’esprit, apparaissent et se d
79efus individuel, des génies destructeurs de toute communauté, affirmateurs d’une vérité individuelle anti-sociale, des prophètes s
80en faveur de l’esprit contre l’abêtissement de la communauté, contre toutes ses caricatures. L’idéal positif du siècle était en vé
29 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
81situation exceptionnelle et provisoire a créé une communauté [p. 97] d’intérêts immédiats et vitaux entre les producteurs et les c
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
82 serait celle qui lui offrirait la promesse d’une communauté. Le « Nationalsozialismus » n’est pas le composé hybride de nationali
83ndividus. On peut estimer qu’il y a là une fausse communauté, une fausse réponse, une duperie spirituelle ; je le crois, au nom d’
84 avant le bien particulier. Ce qui est utile à la communauté populaire est légal ; ce qui peut lui nuire est illégal. » Ce princip
31 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
85tout ? Où trouver ce « fondement final » de toute communauté réelle et actuelle, ce telos qui anime tout, qui exige tout, et qui i
86 l’heure : où trouver le fondement final de toute communauté réelle et actuelle ? je suis donc amené à répondre premièrement : c’e
32 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
87misère, dernier argument, dernier fondement de la communauté moderne. Elle est la toile de fond de tous nos drames, de nos pensées
88i propose, souvent sans preuve, un grand mythe de communauté : nation unie, ou société sans classe… Si l’on veut comprendre ce tem
89ifférentes à l’appel jailli de la crise, vers une communauté nouvelle. Là où cette crise était la plus aiguë, la réponse a été tot
90res nations libérales, est dans la création d’une communauté libre. Notre chance est dans l’invention, et non dans la défense, ou
33 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
91ntelligence, ou une morale de la culture, dans la communauté qu’il faut créer. Il serait au-dessus de mes forces et de celles de n
92tal qui peut nous orienter dès à présent vers une communauté solide et libérale ? ⁂ Je pars d’une image, d’un geste, d’une espèce
34 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
93] l’existence même de la pensée, et par suite, la communauté que cette pensée devait régir, qu’il n’est pas vain de l’envisager. M
35 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
94sure, le fondement de la culture apte à régir une communauté nouvelle ? Il est bien vrai que l’acte est ce quid que l’on ne peut d
95 toi, l’Occident redécouvre les éléments de toute communauté vivante. Il redécouvre lentement, douloureusement, au travers de sang
96ans l’instant. La personne est le fondement de la communauté, en ceci qu’elle est l’acte par lequel l’individu répond à la questio
97i pose son prochain. Et à l’inverse, le but de la communauté est de permettre à tous les hommes d’assumer leurs responsabilités, c
98. Le rapport véritable entre les hommes, c’est la communauté des personnes responsables. Mais la communauté n’est rien de plus que
99la communauté des personnes responsables. Mais la communauté n’est rien de plus que les personnes : elle n’est que l’expression de
100 non point par une discipline de marche. La vraie communauté unit les hommes en tant que différents, chacun faisant ce qu’il est l
101de cette apparition concrète et élémentaire de la communauté, je ne suis plus un isolé ; pourtant je reste un solitaire. De l’hé
36 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
102propagées par l’apparition du mythe au sein d’une communauté. Le bourgeois reste justiciable de la seule psychologie, en tant qu’o
37 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
103situation exceptionnelle et provisoire a créé une communauté d’intérêts immédiats et vitaux entre les producteurs et les consommat
104misère, dernier argument, dernier fondement de la communauté moderne. Elle est la toile de fond de tous nos drames, de nos pensées
105i propose, souvent sans preuve, un grand mythe de communauté : nation unie, ou société sans classe… Si l’on veut comprendre ce tem
106ifférentes à l’appel jailli de la crise, vers une communauté nouvelle. Là où cette crise était la plus aiguë, la réponse, qui deva
107res nations libérales, est dans la création d’une communauté libre. Notre chance est dans l’invention, et non dans la défense, ou
38 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
108e grand, pour personne de concret, ni pour aucune communauté, — pour on ne sait quel « prestige » évanouissant, ou quels bénéfices
39 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
109ai dire, et dans le fait, ruinent les bases de la communauté. On convient de s’entendre sur des malentendus 42 . À ce prix, l’on n
110n nourrit une paix sans racines. (Alors que toute communauté réelle naît d’une entente passionnée sur le sens de certains maîtres-
40 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
111st actif, créateur et responsable vis-à-vis de la communauté. Elle n’est pas une obligation imposée par l’État ou la nation, mais
112rsonnelle de chaque homme, de chaque membre d’une communauté. Toute personne, lorsqu’elle se manifeste comme telle, crée aussitôt
41 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
113 n’a pas su donner le sens civique, le sens de la communauté. Qui est-ce qui se préoccupe en France de donner au peuple une éducat
114 l’affirmation d’un ordre externe, d’une [p. 112] communauté vivante. Les témoignages que nous devons porter en faveur de cet ordr
42 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
115et des indiscrets, tantôt moralement exclus de la communauté locale, nous assistons non sans une gêne croissante, au développement
116 de ma mauvaise humeur, c’est qu’il n’y a plus de communauté. Car s’il est vrai que tous les hommes sont frères de par leur commun
117malheur seul peut encore rassembler les hommes en communautés pacifiques ? Vendredi Saint (avril 1935) Pour vivre de peu. — (Avo
118 les féodaux d’industrie du pays. 18 mai 1935 « Communautés ». — On en parle beaucoup en France, depuis quelques années ; mais ce
119nt leurs dégoûts d’anarchistes ? Si l’on veut une communauté, il faut d’abord un but commun, et positif, un principe créateur et p
120 la discipline des travaux forcés. Il faut que la communauté soit pour chacun la possibilité de vivre mieux sa vie. Mais cela pose
43 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
121re arraisonner les féodaux d’industrie du pays. « Communauté », mot de passe de cette génération, n’aurons-nous fait que l’appeler
44 1937, Esprit, articles (1932–1962). Brève introduction à quelques témoignages littéraires (septembre 1937)
122tes si j’ose dire — de l’œuvre littéraire dans la communauté. Il n’y a pas, et il ne peut y avoir encore une école littéraire pers
45 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
1237) ag Le monde entier connaît la geste de cette communauté de sans-foyers, d’âmes sauvages et musiciennes, les douze « Cavaliers
46 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
124alisme a brisé les rapports humains au sein de la communauté ; il a créé une nouvelle forme d’esclavage, le prolétariat salarié ;
47 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
125 concevoir que les conseillers d’État forment une communauté, et, encore bien moins, une communauté révolutionnaire. Il n’apparaît
126orment une communauté, et, encore bien moins, une communauté révolutionnaire. Il n’apparaît pas en effet que le Conseil d’État soi
127tre l’existence d’une semblable autorité dans les communautés humaines réelles et fécondes. p. 42 ac. « L’autorité assure les
48 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
128evise : Honneur, paix et liberté dans le monde. Communauté, égalité et pain pour le Peuple. N’oublions pas, dans nos démocrati
129itaires décrivent les fastes du nouveau Reich, la communauté recréée, les usines qui rendent à plein, l’armée motorisée, la libert
49 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
130 phénomène fondamental de la reconstruction d’une communauté autour d’un sentiment « sacré ». Et ce n’est pas la soif d’une tyrann
50 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
131combattus, car leur erreur est préjudiciable à la communauté populaire, et antinaturelle puisqu’elle est d’origine raciale étrangè
51 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
132des travaux récents, renforçant l’hypothèse d’une communauté originelle des croyances religieuses en Orient et en Occident. ⁂ Bien
133ristianisme triompha. La primitive Église fut une communauté de faibles et de méprisés. Mais à partir de Constantin, puis des empe
134 une idéalisation, commune » et fondent ainsi une communauté — comparable à l’Église d’Amour des Cathares. [p. 114] b) selon le
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
135talement : de nos jours, on retrouve çà et là des communautés mennonites mêlées d’éléments russes — doukhobors et khlystis — au Can
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
136 et le mystère sanglant autour duquel se crée une communauté nouvelle : la Nation. Or la Nation, c’est la transposition de la pas
137êts privés, incapables de fournir les bases d’une communauté solide. La Nation même que l’on invoquait avait perdu de son prestige
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
138îtres… mais finissant par constituer de nouvelles communautés religieuses. » Elles sont nombreuses — des centaines de mille, selon
55 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
139ns « suffisamment nombreux ». 13. Pour former une communauté, il vaut mieux n’être qu’une douzaine. 14. Pour se risquer personnell
56 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
140 même souci de la personne et de son rôle dans la communauté ; et tous, ils s’adressent à la Suisse, ou pour mieux dire, ils s’adr
57 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
141pire des morts, ce mouvement de dissolution de la communauté primitive, c’est la naissance même de la Grèce. Sur le fond indistinc
142ndividus se groupent pour constituer de nouvelles communautés (les thiases) comparables à la cité au sens moderne. Alors que la tri
143outefois ce mouvement centrifuge par rapport à la communauté d’origine, s’il se confond d’abord, soulignons-le, avec l’intelligenc
144 sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel à une communauté nouvelle et plus solide, où l’individu isolé retrouve des contraintes
145istoire. La Grèce individualiste a triomphé de la communauté barbare du sang. Mais plus tard elle a sombré dans l’anarchie. Et à s
146orme un vide social, une angoisse, un appel à une communauté. L’anarchie et la tyrannie, successivement, ont fait faillite. Quelle
147sent possibles. Ou bien l’on cherche à recréer la communauté primitive, à base de sang et de liens sacrés : c’est une régression v
148religion d’État. C’est là ce que j’appellerai une communauté régressive. L’autre possibilité de communauté, c’est celle qu’imagine
149une communauté régressive. L’autre possibilité de communauté, c’est celle qu’imagine l’être spirituel. C’est l’espoir d’une sociét
150élation inouïe. Il s’agit donc de l’attente d’une communauté progressive. La réalisation historique de la première possibilité s’e
151e demeure persuadé que la seule possibilité d’une communauté progressive n’eût pas suffi à éveiller la volonté de la réaliser et d
152ciologique où je me place ici ? C’est une [p. 23] communauté spirituelle formée d’un grand nombre de petites communautés locales,
153é spirituelle formée d’un grand nombre de petites communautés locales, que l’on pourrait appeler d’un terme moderne : des cellules.
154it appeler d’un terme moderne : des cellules. Ces communautés ne sont pas fondées sur le passé ni sur des origines communes. « Il n
155endent, c’est la fin des temps. Et cependant, ces communautés étranges constituent bel et bien les germes d’une société véritable.
156 spirituellement et socialement, l’Église est une communauté d’hommes qui sont à la fois libres et engagés. Libérés par Celui qui
157, recréa, tout au long du moyen âge, une sorte de communauté sacrée, de société sacrale d’allure collectiviste. Il fallait le prév
158Si la foi venait à disparaître ou à s’altérer, la communauté fondée sur la personne courait le danger d’une double déviation : d’u
159 réaction inévitable à la déviation romaine de la communauté catholique 5 . Entre ces deux déviations, contre [p. 29] l’oppression
160oi serait confuse. » L’Église primitive était une communauté spirituelle de personnes, d’hommes nouveaux, à la fois libres et enga
161s libres et engagés, constituant une multitude de communautés locales. Telles seront à nouveau les Églises réformées. Point de cent
162é, autonome et pourtant responsable au sein de la communauté. Ainsi le citoyen calviniste, qui vit profondément et quotidiennement
163 a plus de recours, plus de pardon à espérer : la communauté spirituelle ne peut pas en appeler à une instance supérieure à l’État
164’il n’existe rien au-delà. Pour définir une telle communauté, reprenons une des catégories que nous définissions en débutant. La r
165religieuse totalitaire, a créé le type même d’une communauté régressive, c’est-à-dire d’une communauté fondée sur le passé : le sa
166e d’une communauté régressive, c’est-à-dire d’une communauté fondée sur le passé : le sang, la race, la tradition, les morts. Voil
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
167s et privées de commune mesure. Décadence de la communauté Je préciserai ce que j’appelle ici la commune mesure d’une civilisati
168umaine qui se détruit, le fondement même de toute communauté 16 . Alors paraît le règne de la force ! Si nulle autorité spirituell
169rmidable et inconscient appel des masses vers une communauté humaine rénovée dans son esprit et dans ses signes extérieurs, l’appe
170r de répondre au grand appel des peuples vers une communauté. Mais on a répondu trop vite, et surtout d’une manière incomplète. Or
171sée qui peut nous orienter dès à présent vers une communauté solide et pourtant libérale ? Car tout vient de là, et tout dépend en
172en même temps privé de relations concrètes. Or la communauté des hommes se fonde d’abord sur des relations charnelles et concrètes
173e. Elle a pour effet mécanique de dissocier toute communauté naturelle. Et alors se produit le phénomène auquel nous avons assisté
174 réalisé, au premier siècle de notre ère, par les communautés de l’Église primitive. Le chrétien primitif est un homme qui, du fait
175relation avec des frères, et l’introduit dans une communauté nouvelle. Voilà l’homme que j’appelle une personne : il est à la fois
176 histoire, la mesure de l’individu engagé dans la communauté. Cette œuvre n’est pas utopique : car je me refuse à nommer utopie le
59 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
177ique, et surtout en allemand : Eidgenossenschaft, communauté de ceux qui ont fait serment. Mais ici encore, il nous faut bien voir
178 chef : au nom de la mission de la Suisse dans la communauté européenne. Non, la neutralité de la Suisse ne saurait être un privil
179es, dont nous sommes responsables vis-à-vis de la communauté européenne. Je voudrais marquer d’une devise ce point central. Au Mo
180ion d’un chrétien, placé par sa naissance dans la communauté des Suisses, doit naturellement s’insérer dans les données de fait qu
60 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
181ie qu’il est responsable de sa vocation devant la communauté, il devient individualiste. Quand il oublie qu’il est responsable de
61 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). « Dieu premier servi » (26 avril 1940)
182tion d’un chrétien placé par sa naissance dans la communauté des Suisses doit naturellement s’insérer dans les données de fait qui
62 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
183 a plus de recours, plus de pardon à espérer : la communauté spirituelle ne peut pas en appeler à une instance supérieure à l’État
184religieuse totalitaire, a créé le type même d’une communauté régressive, fondée sur le passé : le sang, la race, la tradition, les
185comme phénomène humain, cause et produit de toute communauté vivante. Je parle d’un instinct aussi fondamental et naturel que la s
63 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
186 a d’ordre solide et libéral que dans les petites communautés, dans les cités qui gardent la mesure humaine. Là, le voisin peut par
187cause et de personnes. Je réponds que ces petites communautés ne pourront subsister qu’en se groupant, qu’en mettant en commun leur
188 peut se produire qu’au sein d’un groupe ou d’une communauté vivante. Une tradition, un droit, une foi et une autorité communes, s
189ait qu’en confondant notre langage, il détruit la communauté. Il sait qu’en détruisant les structures sociales, il précipite la co
64 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
190ses et de ses paroisses, elle offre le type d’une communauté libre et pourtant bien liée, fondée sur l’espérance de l’Esprit et no
65 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
191ue des collectivités mensongères à l’utopie d’une communauté chrétienne, par l’artifice indispensable, mais peut-être aussi tout f
66 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
192ristianisme et du marxisme. Le sens profond de la communauté qui anime l’œuvre de Ramuz put induire certains à le qualifier d’« un
193comme lui le sens de la solitude et le sens de la communauté, — indissolubles — on est une objection vivante à tout individualisme
67 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — III.3. L’Art poétique de Claudel
194ai dire, et dans le fait, ruinent les bases de la communauté. On convient de s’entendre sur des malentendus. Tout le monde parle d
195n nourrit une paix sans racines. (Alors que toute communauté réelle naît d’une entente passionnée sur le sens de certains maîtres-
68 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
196a vraie personne, elle doit fonder aussi la vraie communauté. Et à l’inverse, toute maladie de la personne doit affecter la collec
69 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
197ge sur les valeurs d’opposition que sur celles de communauté. Car s’il n’est de communion vraie que dans la vérité elle-même, cett
198t violée par le voisin ; d’une nostalgie de cette communauté qu’ils disent avoir réinventée, dont nous ne sommes pas, et dont nous
70 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
199 irrésistible euphorie règne [p. 133] parmi notre communauté d’inconnus d’hier, plongés dans tous les charmes de la paix, incroyab
71 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
200 la liberté des vocations. Je dois mon œuvre à la communauté, c’est un service qu’on ne saurait chiffrer, je le lui donne. En reto
72 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
201aisons donc qu’à nous-mêmes. Les dimensions de la communauté normale, pour une époque donnée, me paraissent pouvoir être mesurées
202t neuve.) À l’arme planétaire correspond donc une communauté universelle, qui relègue les nations au rang de simples provinces. La
73 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
203l’humanité, comme foyers de rayonnement, et comme communautés de gens apparentés, soit par leurs traditions, soit par leurs idéaux,
74 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
204oupes qui fondent les premières thiases grecques, communautés comparables à la cité moderne, et basées non plus [p. 628] sur le sac
205if. Mais ce mouvement centrifuge par rapport à la communauté d’origine, s’il se confond d’abord avec l’intelligence et la raison,
206 sorte d’angoisse diffuse d’où naît l’appel à une communauté nouvelle et plus solide, où l’individu isolé retrouve des contraintes
207liberté. La Grèce individualiste a triomphé de la communauté barbare du sang. Mais plus tard elle a sombré dans l’anarchie. Rome a
208ctive sociologique où nous nous plaçons ici ? Une communauté spirituelle formée de communautés locales ou « cellules ». Celles-ci
209laçons ici ? Une communauté spirituelle formée de communautés locales ou « cellules ». Celles-ci ne se fondent pas sur le passé ou
210recourir directement à l’Éternel, au-dessus de la communauté. Et la communauté est liée par sa fidélité à l’Éternel. Ainsi les dro
211nt à l’Éternel, au-dessus de la communauté. Et la communauté est liée par sa fidélité à l’Éternel. Ainsi les droits et les devoirs
212ble vis-à-vis d’autrui. En retour, ce qui unit la communauté est aussi ce qui l’oblige à respecter les vocations individuelles. La
213lle de l’individu et l’engagement concret dans la communauté y devient donc possible. Dans la petite congrégation, on se connaît,
214uple de frères amis que forment la personne et la communauté fédérale. Vouloir le fédéralisme sans accepter l’œcuménisme, ce serai
215ndent un régime qui puisse allier la liberté à la communauté. Dans le fédéralisme, démocrates et totalitaires de droite et de gauc
216tre temps. Il nous rend les vraies formules de la communauté vivante, celle qui rassemble les personnes, et non pas celle qui fond
217e sans le soutien d’une catholicité réelle, d’une communauté humaine fondée dans la communion des saints. Cette communauté ne se r
218umaine fondée dans la communion des saints. Cette communauté ne se révélera pas dans des congrès, mais se manifestera dans une act
75 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
219iel, notre philistin méconnu se voit chassé de la communauté des siens. Et par sa faute ! C’est là son amertume. Ici intervient l’
76 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
220 que l’acte de s’écarter d’une communion ou d’une communauté écarte aussi de soi, et l’on éprouve alors le besoin de se faire conf
77 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
221es. Or il n’en va pas autrement sur le plan de la communauté et de la politique des nations. Ici, l’équilibre vivant doit s’établi
78 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
222é, dégagé de toute responsabilité vis-à-vis de la communauté. Car, dans ce cas, nous serions restés chez nous. Mais nous ne serion
223olitique, totalement absorbé par le service de la communauté. Car alors nous serions de l’autre côté du rideau de fer, en esprit t
224ue, d’une part, et, d’autre part, vis-à-vis de la communauté au sein de laquelle sa vocation s’exerce. Aux individualistes nous ra
79 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
225ports avec Dieu, avec le monde, avec l’État et la communauté. Dans les combinaisons, variées à l’infini, qu’il lui est possible d’
80 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
226ports avec Dieu, avec le monde, avec l’État et la communauté. Toute notre histoire illustre ce débat, qui se livre en chacun de no
227s immédiates : 1. D’entretenir le sentiment de la communauté européenne par le moyen d’informations et d’initiatives, dans le doma
228r qui incombe aux gouvernements de laisser chaque communauté donner satisfaction à ce droit, indépendamment de toute pression, de
229itions du vingtième siècle, qui sont celles de la communauté, afin d’ouvrir au monde la voie qu’il cherche, la voie des libertés o
81 1948, Suite neuchâteloise. IV
230herché d’illustration en dehors des limites de la communauté qu’elle a servie pendant cinq siècles. Dans l’ascendance directe de m
231n qui la reliait à notre histoire et à l’ancienne communauté, j’ai mieux distingué, par contraste, son humanité singulière. Et mai
82 1951, Preuves, articles (1951–1968). Mesurons nos forces (avril 1951)
232 cet homme est le but du progrès, le but de toute communauté digne du nom. J’en viens ici à notre troisième force : la personne. V
233ingue de la masse mais le relie pratiquement à la communauté. Avec l’idée de personne, l’Europe est née ; avec elle, elle mourrait
83 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rapport moral présenté par M. Denis de Rougemont (novembre 1952)
234nscrire dès maintenant nos deux derniers nés : la Communauté des foyers de culture et les Agences de presse associées. Vous pourre
84 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
235organisations internationales, mais bien dans les communautés organiques et dans les foyers de création. Nous entendons par là : le
85 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
236biens. Et, à tout événement, chacune des diverses communautés promet de venir à son aide en cas de besoin, de la défendre à ses pro
237quête des prénommés, et muni des sceaux des trois communautés et vallées. Fait en l’an du Seigneur 1291, au commencement d’août. «
238z, un peu plus tard, l’immédiateté impériale. Ces communautés, organisées depuis longtemps en coopératives (Markgenossenschaften) d
239s, la passion de l’autonomie, et le service de la communauté continentale. Ce sera la perpétuelle interaction de l’intérêt local e
240dans le sens de l’autonomie politique des petites communautés. Enfin, la résultante de cette double nécessité d’autonomie et de coo
86 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
241ie symbolique et coûteuse vous introduit dans une communauté abstraite, et ne vous enracine nulle part sur l’immense territoire de
242 principe de l’autonomie de la commune. Les trois communautés alpestres d’Uri, de Schwyz et d’Unterwald s’engagèrent à n’accepter a
243 l’appartenance simultanée à plusieurs groupes ou communautés, dont les limites [p. 67] ne sont pas les mêmes. La formule du régime
87 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
244ritaire des entreprises (comités d’entreprises et communautés professionnelles) fait actuellement l’objet d’études et de discussion
88 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
245tion des divorces, nous trouverons pour les trois communautés citées plus haut : Pour 1000 femmes mariées, nombre de divorces :
246influence protestante. Aux petites dimensions des communautés suisses, il convient d’ajouter un second facteur de didactisme : le g
247xercer par l’appoint matériel que leur apporte la communauté fédérale. Au reste, la décentralisation de l’enseignement demeure ext
89 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
248a vallée inférieure du Rhône. Au ive siècle, une communauté chrétienne est établie à Genève, Bâle est déjà le siège d’un évêché,
90 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
249cela : cette forme d’État non-nationale, et cette communauté de peuples différents, inébranlablement fondée sur le serment. Que ce
250ment fondée sur le serment. Que cet État et cette communauté se soient constitués très lentement, par un processus organique et, s
251. Il crée entre les citoyens d’un même canton une communauté très vivante, faite de nuances familières, d’allusions locales, d’hum
252e et devenir une réalité politique : l’idée d’une communauté spirituelle des peuples et des cultures occidentales. Cette idée, qui
253ilisation qui a fait sa grandeur. 49 ⁂ Dans la communauté des nations, le rôle de la Suisse est donc de maintenir conjointement
91 1953, Preuves, articles (1951–1968). À propos de la crise de l’Unesco (mars 1953)
254tions [p. 76] internationales, mais bien dans les communautés organiques et dans les foyers de création. Nous entendons par là : le
92 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en avril 1953 (avril 1953)
255rieux (en [p. 5] Europe comme en Amérique) que la Communauté de défense, vont être les premiers à la croire inutile. Qu’avons-nous
256, mais seulement des hommes, et leurs groupes. La Communauté politique sera donc notre but prochain, la condition certainement néc
93 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
257auté européenne de défense n’est pas ratifiée. La Communauté politique est rejetée, presque sans examen. La Haute Autorité voit so
94 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en août 1953 : Lettre aux Six (juillet-août 1953)
258ceux-là voudront le minimum, qui est le Projet de Communauté des Six, comme le plus court moyen vers une telle fin. Messieurs les
95 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Perspectives du CEC (juillet octobre 1953)
259t immédiat : hâter la ratification d’un Statut de Communauté politique par les six pays du Plan Schuman. Dès le lendemain s’ouvrai
260u’en tendant vers un but lointain. Précisons : la Communauté des Six n’est qu’une étape vers celle des Quinze, et risque de n’être
261n trois ans, le CEC a constitué 7 associations et communautés professionnelles dotées de statuts propres, mais dont il assure le se
96 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
262ion des Six. [p. 6] De l’unité culturelle à la communauté politique Mon dessein n’est pas de résumer les péripéties des débats
263ineté nationale (ou ce qui en reste) et la future communauté supranationale. Le diagnostic ainsi posé, nous nous sommes tournés ve
264dote de ce toxique et de créer un type nouveau de communauté fédérale. On lira ci-dessous les conclusions adoptées par la Table Ro
97 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
265flexion des Six. II. De l’unité culturelle à la communauté politique Mon dessein n’est pas de résumer les péripéties des débats
266eté nationale (ou ce qu’il en reste) et la future communauté supranationale. Le diagnostic ainsi posé, nous nous sommes tournés ve
267dote de ce toxique et de créer un type nouveau de Communauté fédérale. III. Éléments d’une pensée européenne Tout résumé fait to
268rnier point peut être illustré par l’examen de la Communauté charbon-acier, où la Lorraine, la Sarre et le Luxembourg pourront con
98 1954, Preuves, articles (1951–1968). Tragédie de l’Europe à Genève (juin 1954)
269, et avec elle ses suites et ses implications, la Communauté politique et son élargissement rapide à toute l’Europe. Ainsi le sort
99 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
270établi dans son intégrité, s’il ne s’intègre à la communauté plus vaste qui est son espace vital de civilisation. Ayant redressé l
271de Gasperi, un Schuman, quand ils rejoignent leur communauté après avoir lutté pour elle à l’étranger, c’est par amour non par esp
272l eut dans son discours inaugural, à propos de la Communauté des Six : « Seuls des sophistes peuvent nous demander pourquoi nous n
100 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en mai 1954 : L’Europe bloquée (mai 1954)
273jets ont été formulés, parmi lesquels celui d’une Communauté politique qui doit et peut passer prochainement au premier rang. La H
274D et avec elle ses suites et ses implications, la Communauté politique et son élargissement rapide à toute l’Europe. Ainsi le sort