1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
1our où cette consomption frénétique terrassant un corps minable, il ne restera plus que les flammes, les soleils et aussi les
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
2n’a pas eu trop de peine à l’annexer à son propre corps de doctrines critiques. Dirai-je pourtant que je crains qu’il n’ait é
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3 se remettre à manger, tout de même nous avons un corps, et c’est très beau, Breton, de crier « Révolution toujours » — tant
4s et des proportions ; rééduquer les instincts du corps et de l’âme ; vouloir une foi… La morale de demain sera en réaction c
5onstruire ; sobres de langage et maîtres de leurs corps exercés, ils savent qu’il n’y a de pensée valable qu’assujettie à son
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
6 [p. 662] René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926) u Les témoignages ne manquent pas sur la détresse
7l’hypocrisie. Isolé dans un hôtel perdu, avec son corps qui se souvient — « mémoire, l’ennemie » — avec une intelligence dont
8nez-nous la force et le courage de contempler nos corps et nos cœurs sans dégoût implorait Baudelaire. Encore avait-il le co
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
9 (décembre 1926) b Nous voyons un mythe prendre corps parmi les ruines de ce temps. Il fallait bien tirer quelque vertu d’u
10r des profondeurs; mais déjà c’est le chaos. Mon corps et moi, le livre si poignant de René Crevel, est la démonstration la
11non !… Debout dans l’ère successive ! Brisez, mon corps, brisez cette forme pensive ! .......................................
12unité la plus réelle de l’individu — en dehors du corps. Et ce ne sont point là jeux d’idées et jongleries verbales. Regards
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
13 c’est encore l’« élan mortel » que décrivait Mon Corps et Moi. Quand l’analyse féroce de Crevel fouille les pensées de Pierr
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
14ure qui aurait pu être… Un homme médite à côté du corps de son ami suicidé pour une femme qu’ils ont aimé tous deux (L’Amie d
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
15ait. Nous aimions la Révolution qui nous perdrait corps et biens dans sa grandeur comme une femme merveilleuse nous perdrait
16andeur comme une femme merveilleuse nous perdrait corps et âme dans l’ivresse amoureuse ; nous cherchions cette Révolution de
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
17dix ans au plus. Après, c’est un long adieu et le corps se fige à mesure que l’esprit s’établit sur ses positions. Or donc, j
18sourire et pleura. Alors une rage s’empara de mon corps tout entier, je criai un juron, claquai la porte et courus dans ma ch
10 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
19. Mais l’homme qui était un membre vivant dans le corps de la Nature, lié par les liens les plus subtils et les plus profonds
20es et des exigences les plus rudimentaires de son corps. Il a perdu le contact avec les choses naturelles, et par là même, av
11 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
21fin, le Français reçoit une lettre trouvée sur le corps de son ami suicidé, pathétique confession qui doit expliquer sa mort
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
22livrent à ces excès de langage. Je les renvoie en corps au chapitre 5 où je traiterai de cet aspect du problème que l’on peut
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
23u’il ne manque à cette plaisanterie, pour prendre corps, que l’appui intéressé d’un groupement politico-financier. Et il y au
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
24respond au garde-à-vous ! par quoi l’on impose au corps une immobilité absolue. L’un et l’autre de ces exercices montrent que
15 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
25amerlan, dont la spécialité était l’assassinat du corps humain, mais qui raconte dans son autobiographie que son désir consta
16 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
26r se détache de toi comme une lourde pierre. » Le corps, que l’âme quitte, redevient minéral, statue dans le silence « aux ye
17 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
27 gréco-latin, un canon de l’âme aussi bien que du corps. Il est possible que ce mythe ait animé l’humanisme de nos humanités.
18 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
28colie même est passionnée. Elles chantent avec le corps entier — non pas avec les bras, comme on chante du Verdi, — elles ont
29mbré d’un ministère… mais déjà l’œil s’éteint, le corps se plie, fait demi-tour et puis s’en va. Rien, rien à déclarer, quell
19 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
30lusieurs semaines, au terme desquelles, épuisé de corps et d’âme, et n’ayant pas écrit une seule note, il se retrouva aux por
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
31ois longues croix dans une lumière dramatique, le corps du Christ déjà presque transfiguré en symbole mystique sur le ciel ve
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
32, il se jeta par terre sur la route, criant à son corps : “Meurs !”, mais sans résultat ». C’est dans un tel état de désespoi
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
33ure de robes de soie, nous amusant à imaginer les corps précieux qui les revêtiraient. Vint à pas pressés une jeune femme, ch
34mme des ballons. La rumeur de Vienne baignait nos corps fatigués jusqu’à l’insensibilité et l’illusion étendait sur toutes ch
23 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
35aisir… C’est bouleversant et presque ridicule. Le corps diplomatique, debout en cercle, écoute dans un recueillement stupide,
36ui déjà me saisit va-t-il ainsi nous séparer ? Ce corps de femme défend encore sa nuit, si nu pourtant dans la soie et le vel
37 — guérir de l’écœurement de revivre — toucher un corps livré à la violence immobile de son âme… Mais les jeunes filles sont
24 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
38colie même est passionnée. Elles chantent avec le corps entier — non pas avec les bras, comme on chante du Verdi, — elles ont
39mbré d’un ministère… mais déjà l’œil s’éteint, le corps se plie, fait demi-tour et puis s’en va. Rien, rien à déclarer, quell
25 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
40 en Allemagne. Et durant trente années, ce pauvre corps abandonné vivra dans la petite tour de Tubingue, chez un charpentier
41erdu son âme. Et puis il n’est revenu qu’un vieux corps radotant. — Qu’en pensez-vous, bonnes gens ?… Il a eu tort, sans dout
26 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
42au net. Paracelse s’occupait d’extraire l’ens des corps, tandis que Swedenborg se complaît à décrire le vêtement des anges. L
43nde qu’on nous a fait. Tout encombré d’idées sans corps, de corps stupides, — de nihilistes et de boxeurs, si vous voulez — t
44nous a fait. Tout encombré d’idées sans corps, de corps stupides, — de nihilistes et de boxeurs, si vous voulez — tout encomb
45st un point de vue central et médiateur entre les corps et les esprits. C’est en cela seulement que réside son originalité da
46prême de la signification. (L’état de l’âme et du corps où tout nous apparaît en relations concrètes.) 31 mai 1929 Personne
47une espèce de joie qui attrape la fièvre dans mon corps. Toute cette journée baignée de l’air des collines, il semble que mon
48s l’ombre.) Quand la lune s’en va, il y a ce haut corps obscur qui vit tout près de moi dans son véritable silence, les yeux
49tion fondamentale, et non point seulement pour le corps. J’ai pensé aux gens des villes, au décor de leur « vie ». J’ai vu cl
50s du sommeil. Ou bien descends les bras collés au corps dans l’onde apaisée du souvenir. Sois riche d’avoir ce que tu es, com
51diait à quelque amie de haut parage spirituel. Le corps même y trouve sa part, car l’invention favorise la circulation du san
52lir avec un cœur viril et bon le spectacle de ces corps amaigris, énervés ? Un cœur viril et bon comme celui d’Andersen, un t
27 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
53 voyage nocturne, les yeux cessent de cligner, le corps se détend. Là devant, un chauffeur immobile guette les ornières profo
54as, et l’Occident ne peut rien en attendre, qu’un corps de janissaires tout au plus. [p. 188] Mais ces hommes durs, silencie
28 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
55lusieurs semaines, au terme desquelles, épuisé de corps et d’âme, et n’ayant pas écrit une seule note, il se retrouva aux por
29 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
56s souvent indignées de nos docteurs, un fait prit corps, irréfutable : dans l’esprit du Français moyen, « protestant » devint
30 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
57moins d’agir en vertu du principe d’inertie (tout corps en mouvement tend à conserver son mouvement). C’est ainsi que ces act
31 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
58nfiévré le jeune Goethe, que déjà la faiblesse du corps le ramène à l’aspect concret de notre condition. Et c’est seulement e
59t lorsque, épuisé mais pacifié, il va quitter son corps aveugle pour d’autres formes d’existence que la Nature se voit pour a
60celui « qui toujours s’est efforcé » a purifié le corps, et l’âme est prête à recevoir « l’amour d’en haut ». Car telle est l
32 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
61donc pas de nous un appel aux églises en tant que corps constitués et officiels 1 . Non, en présence du scandale de la chréti
33 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
62a plus que du désordre et des souffrances pour le corps qui les subit. L’acte ordonnateur, ou révolution La tâche restaurat
34 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
63oge, dans Une Main, c’est plutôt un examen de son corps. Examen forcé d’ailleurs, interrogation accidentelle. Par le choix mê
35 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
64ême que le choc est le mode de contact propre aux corps solides. À quelles subtilités « dialectiques », à peine dignes d’une
36 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
65vorise la dissociation de l’homme en esprit et en corps irresponsables l’un de l’autre. La bourgeoisie libérale ne sait plus
37 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
66fie aussi bien la raison et l’intelligence que le corps et les passions. L’Esprit auquel je crois est justement celui que l’h
38 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
67moins d’agir en vertu du principe d’inertie (tout corps en mouvement tend à conserver son mouvement). C’est ainsi que ces act
39 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
68de nous un appel aux [p. 102] Églises en tant que corps constitués et officiels 24 . Non, en présence du scandale de la chrét
40 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
69endre les antagonismes féconds pour l’ensemble du corps social. Elles cherchent à humaniser les hommes. Elles veulent l’uni
41 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
70ent donc libérés, et du même coup engagés dans un corps social nouveau. Prenons le cas de l’esclave qui devient chrétien. Alo
71ses, ou d’expériences telles que la dissection du corps humain, c’est toujours une profanation que l’on opère. Du moins ces g
72Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres termes de Calvin, dans la
73igion de guerre, possédant toute la virulence des corps chimiques à l’état naissant. D’autre part, l’instauration de ces régi
74gagement social. L’homme étant totalement engagé, corps et esprit, dans les rouages de l’État, et cet État ne reconnaissant p
42 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
75a plus que du désordre et des souffrances pour le corps qui les subit. L’acte ordonnateur, ou révolution La tâche restaurat
43 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
76 si l’on a d’abord assuré l’autre vie, la vie des corps, les conditions physiques de l’existence. Que la justice est dans l’é
77 chat s’élève dans les airs et peu à peu rend son corps invisible, seule subsiste sa face hilare au-dessus des bourreaux pant
44 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
78qui n’engage en puissance notre être tout entier, corps et âme sans distinction. Apprenons à penser comme des hommes responsa
45 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
79écable qui marque la limite de décomposition d’un corps quelconque. Autrement dit, l’individu n’est conçu qu’à partir de l’en
80individu n’est conçu qu’à partir de l’ensemble du corps social, comme un élément numérique, indifférencié, objectif. On l’obt
81pie sociologique qui prophétise la dissolution du corps social en individus libres au terme d’une évolution scientifique et o
82mpris que l’homme n’est pas un ange, qu’il est un corps jeté au milieu d’autres corps, et que c’est un orgueil assez court qu
83 ange, qu’il est un corps jeté au milieu d’autres corps, et que c’est un orgueil assez court que de prétendre l’ignorer ; il
84sonne, ou plutôt son lieu naturel, en séparant le corps et l’âme : c’est qu’il les a mal distingués. Du point de vue de la pe
85al distingués. Du point de vue de la personne, le corps et l’âme sont deux aspects de l’homme concret, dont la nature réelle
86s ce débat qu’apparaît la conscience.) Mais ni le corps de l’homme ne peut être conçu comme réel sans l’insistance particuliè
87rs de la consistance qui la révèle et l’effectue. Corps et âme sont un seul et même être ; ils naissent ensemble et meurent e
88eur que de nommer « esprit » l’aspect original du corps humain ; c’est une étrange erreur que de rêver l’âme immortelle 19  ;
89eur [p. 381] qu’on croit pouvoir séparer l’âme du corps — quitte à ne plus savoir comment les réunir — ce que ne font ni la v
90nsait sur les eaux primitives, et les lois de mon corps sont celles de la poussière ? — Rien, l’esprit n’est plus rien, et co
91mbre. J’appelle esprit cette surprise pure de mon corps qui se voit conduit où rien en lui n’était nécessité d’aller. J’appel
92être entendu quelque parole, on n’a rien vu qu’un corps en mouvement. C’est parce que Dieu s’est révélé dans un corps d’homme
93vement. C’est parce que Dieu s’est révélé dans un corps d’homme [p. 382] que l’esprit, parmi nous, n’est rien — hors la démon
46 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
94te, — et l’on institue la police pour soutenir un corps social qui s’abandonne ; enfin la police décrète qu’elle est elle-mêm
47 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
95re moi et le monde, non, rien que la tension d’un corps à corps amoureux ou meurtrier. Je n’existe que par cette tension. Ell
96t le monde, non, rien que la tension d’un corps à corps amoureux ou meurtrier. Je n’existe que par cette tension. Elle est ma
97it aboutir à une distinction entre l’esprit et le corps qui, d’accidentelle qu’elle était à l’origine, allait être décrétée e
98ce, c’est l’individu autonome. L’esprit contre le corps, telle est la dialectique moderne, et c’est encore la dialectique ant
99es coups, soit que triomphe un spiritualisme sans corps ou que s’installe un matérialisme sans âme. ⁂ À ce degré d’évolution
100t : on l’accusa de panthéisme. Constant, drôle de corps ironique, esprit exact dont les erreurs ne sont jamais que défaillanc
101 l’un et l’autre divisent l’homme en esprit et en corps, seul l’amour d’espérance, charité de la foi, nous permet d’apporter
48 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
102endre les antagonismes féconds pour l’ensemble du corps social. [p. 17] Elles cherchent à humaniser les hommes. Elles veul
49 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
103 maritimes des Charentes et de ces âmes et de ces corps tout frémissants de nostalgies naïves et de jeunes ruses. On sent que
50 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
104 « réaliser » un vieux rêve positiviste et donner corps à l’utopie d’un sanctuaire de la Pensée laïque ? Il faudra le constru
105it « clair et distinct » fût séparé absolument du corps. Ce que Descartes a proposé, ce que l’Église, pour son malheur, a pri
106rée sans effet. Séparer soigneusement l’esprit du corps, et glorifier cet esprit distingué, c’est aussi laisser ce corps à lu
107fier cet esprit distingué, c’est aussi laisser ce corps à lui-même, le mépriser, l’abandonner à sa lourdeur. Décréter que l’e
108 encore une fois supposer un esprit dégagé de son corps, jamais un tel esprit n’est né dégagé de tous liens, irresponsable. E
109ger, et de juger effectivement, dans le monde des corps et des sanctions de fait, non pas seulement de « dire le vrai » dans
110éée par le décret de séparation de l’esprit et du corps, de la raison pure et de la morale pratique, décret prononcé par Desc
51 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
111ans du crottin de cheval, et de faire subir à son corps toute la gamme des combinaisons alchimiques afin de ressusciter ensui
112t mourir avant d’avoir ressuscité ». Rajeunir son corps et son âme par l’ordure, c’est un des thèmes favoris de notre temps.
113xixᵉ, et qui nous ont conduits à considérer notre corps comme une espèce de moteur démontable. Ainsi le grand docteur « macro
114ans l’histoire de la connaissance du monde par le corps, ou si l’on veut, du corps par le monde. « L’homme ne saura jamais as
115ssance du monde par le corps, ou si l’on veut, du corps par le monde. « L’homme ne saura jamais assez combien il est anthropo
52 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
116 une autre angoisse les travaillait. « Je veux un corps ! » gémissait Kierkegaard. Et nous voici au seuil de ces années où le
53 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
117ement [p. 118] dite : aussi la grande majorité du corps professoral accueille-t-elle les injonctions du Parti avec une passiv
118 leurs luttes épuisantes [p. 119] et stériles. Le corps social était malade, il fallait l’opérer d’urgence, à chaud, et nous
119la classe ou de la race. Vous vous êtes refait un corps. Mais les problèmes spirituels n’ont pas été résolus pour autant. Vou
54 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
120ctature de cette crise sur nos esprits et sur nos corps signifie sans erreur possible, et à elle seule, que toute commune mes
121n le gigantisme national. La société doit être un corps, non pas une construction mécanisée. Et la santé et la force d’un cor
122struction mécanisée. Et la santé et la force d’un corps supposent l’harmonie de fonctions diversifiées saines et fortes. C’es
55 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
123guer et opposer : le cerveau et les mains dans le corps, la foi et les œuvres dans l’âme, mais aussi cette âme et ce corps, c
124les œuvres dans l’âme, mais aussi cette âme et ce corps, cette pensée profonde et ce qui la révèle au jour, cet esprit qu’on
125les uns des autres des systèmes en réalité nés du corps et du sang de leurs créateurs, cette Histoire qui repousse un Rimbaud
56 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
126comment peut-on appliquer ce qui n’a jamais eu de corps ? Il faut bien croire que personne n’y songeait. « C’est votre affair
127. 207] tout aussitôt par la raison, qui lui donne corps en lui assignant des limites. (La raison seule ne produit rien. La vi
128 ont-ils cessé de l’être ? On dit : le mot est le corps de l’idée. Acceptons provisoirement cette expression douteuse, si ell
129nit l’homme, être pensant, à son langage. Le mot, corps d’une idée qui serait l’âme de cette combinaison ? De fait, vit-on ja
130tte combinaison ? De fait, vit-on jamais âme sans corps, ou corps sans âme ? Si l’on a pu distinguer âme et corps, c’est à la
131aison ? De fait, vit-on jamais âme sans corps, ou corps sans âme ? Si l’on a pu distinguer âme et corps, c’est à la suite d’u
132u corps sans âme ? Si l’on a pu distinguer âme et corps, c’est à la suite d’un relâchement de l’être, d’une faute originelle.
133ents qu’il désunit, mots et idée, pensée et acte, corps et âme, etc. Dès lors, leur réunion même ne suffit plus à effacer sa
134ême. Par exemple, tout ce qui voudrait réduire le corps au profit de l’âme, ou l’inverse, [p. 219] alors que la racine du mal
135ecrée, dans la vision de l’homme, la forme de son corps tel que Dieu le forma. Ainsi l’acte nous réincarne. La primauté du sp
57 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
136i voulait « posséder la vérité dans une âme et un corps ». Aujourd’hui, c’est un Rilke, un Claudel, un Ramuz qui détiennent l
137ous dit qu’il est l’état de virulence extrême des corps. Les journalistes ont décontenancé le langage des hommes de ce temps,
138mais aussi garantir son unité concrète, esprit et corps. Les niveaux respectifs auxquels se placent un Goethe et un Ramuz dét
58 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
139partis et leurs luttes épuisantes et stériles. Le corps social était malade, il fallait l’opérer d’urgence, à chaud et nous y
140la classe ou de la race. Vous vous êtes refait un corps. Mais les problèmes spirituels n’ont pas été résolus pour autant. Vou
141ctature de cette crise sur nos esprits et sur nos corps signifie sans erreur possible que toute commune mesure est morte parm
142n le gigantisme national. La société doit être un corps, non pas une construction mécanisée. Et la santé et la force d’un cor
143struction mécanisée. Et la santé et la force d’un corps supposent l’harmonie de fonctions diversifiées, saines et fortes. C’e
59 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
144its : les réactions d’un esprit et d’une âme — le corps, ici, a peu de part, nous sommes en France — au fait social de notre
60 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
145 souverainement adorable, de l’Église qui est son corps ; tandis que Rome affirme que la tradition et le Pape détiennent « le
146er en les incorporant à la tradition de l’Église, corps du Christ ressuscité ! » Réponse qui justement donne un exemple bien
147ue Jésus-Christ a mis ensemble, et qu’on donne le corps à manger sans donner en même temps le sang à boire. Étonnez-vous donc
61 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
148tue la liberté pour assurer l’ordre et le pain du corps (c’est le principe !). La liberté condamne la dictature, mais dès qu’
62 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). L’Art poétique ou Qu’il faut penser avec les mains (décembre 1936)
149a chose qu’il re-présente tout d’abord, rendre un corps et refaire des racines matérielles aux dérivés les plus exsangues, c’
150 des instruments dont il a la propriété ». Et son corps lui est comme « un document où il suit les œuvres de l’esprit qui le
63 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
151ontre le séparatisme. — Il y a le précédent des « corps francs » qui ont paré aux premières menaces de soviétisation fédérali
152 ne s’est pas proposé d’abord une modification du corps social et de la structure des classes, mais bien le balayage d’un per
64 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
153ts, presque tous laids de visage et très épais de corps. Nous étions assis derrière eux. Au fond, sur deux armoires basses, s
154ntaine déjà, les hommes et les femmes ont tous le corps plus ou moins déjeté. Cela provient évidemment de leur position quand
155and avec la lame, cela suffirait à redresser leur corps et augmenterait le rendement de leurs champs. Intrigué dès les premie
156re l’esprit individuel, et l’espèce, maîtresse du corps. L’alternative que je viens d’indiquer — engagement dans la masse, ou
157été 8 . Nous ne pouvons nous réaliser que dans le corps à corps avec le monde et c’est toujours le conflit goethéen ; mais au
158Nous ne pouvons nous réaliser que dans le corps à corps avec le monde et c’est toujours le conflit goethéen ; mais aujourd’hu
159onsommant la ruine de mon œuvre. Innocents petits corps mal emplumés, vous arrachiez les dernières radicelles qui m’attachaie
65 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
160public s’étend au hasard. Il ne constitue plus un corps limité, éduqué, instruit au sein des conventions communes. Un chacun
161 pour acquérir une situation bien définie dans le corps social.) Nous sommes méprisés dans la mesure où nous sommes intellect
162] en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Car c’est en espérance que nous sommes sauvés. » (Romains 8, 22-24.)
66 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
163rispé, le cerveau délirant en plein midi du grand corps de la France étirée au soleil. Tous les problèmes vont se poser autre
67 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
164, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps. Car c’est en espérance que nous sommes sauvés » (Romains 8. 22-24).
68 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
165s en s’opposant réellement, c’est-à-dire de près, corps à corps. Croit-on que Ramuz eût écrit ce Chant de notre Rhône, si « r
166pposant réellement, c’est-à-dire de près, corps à corps. Croit-on que Ramuz eût écrit ce Chant de notre Rhône, si « roman »,
69 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
167mmence à s’inquiéter pour le sort prochain de son corps expéditionnaire. (Diverses raisons morales et matérielles légitiment
70 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
168ité qui exprime la communion entre les membres du corps social, agissant et créant en tant que personnes dans une perspective
169i contraint les esprits et non plus seulement les corps. Nous répondons que cette objection prouve une totale méconnaissance
71 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
170publique a déclaré dissous et illégaux tous les « corps » d’étudiants sans exception. La portée de cette révolution dans les
171béré l’ouvrier de la folle illusion de la classe, corps étranger dans la nation. Et les partis bourgeois, sans qu’il nous en
172térieurement on enrage, et à la table de café du “corps” on ne connaît plus de retenue. Certaines déclarations ordurières pro
173ien plus de puissance même physique, que tous ces corps horriblement tendus. Je suis seul et ils sont tous ensemble. 12 mar
174. Il s’engage et combat contre les rouges dans un corps franc. Survient l’inflation. Sa pension d’officier ne suffit plus à l
72 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
175e des juifs) ; le dualisme de l’âme [p. 79] et du corps, d’origine juive ; la négation de la vie ; l’immoralité de l’amour du
73 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
176ontre le séparatisme. — Il y a le précédent des « corps francs » qui ont paré aux premières menaces de soviétisation fédérali
177 ne s’est pas proposé d’abord une modification du corps social et de la structure des classes, mais bien le balayage d’un per
74 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
178les âmes dans les Ténèbres. La sexualité, loi des corps, est une entrave à l’envol spirituel vers le monde incréé de la Lumiè
179uppose donc la chasteté, ou la non-possession des corps. D’Amor mou castitaz : d’Amour vient la chasteté, chante Guilhem Mont
180t unissait tout à la fois deux âmes fidèles, deux corps aptes à procréer, et deux personnes juridiques. Il se trouvait donc s
181 union, le génie de la passion dépose entre leurs corps une épée nue. Descendons quelques siècles et toute l’échelle qui va d
182èrent à l’hitlérisme, le déchaînement sadique des corps francs dans les pays baltes, les crimes dits « politiques » exécutés
75 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
183on mari… La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur s
184illement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est [p. 235] la femme. Ne vous privez pas l’un de l’autre, si
185cise : La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement le mari n’a pas autorité sur so
186eillement le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. (I. Cor. 7.) La femme étant l’égale de l’homme
187e cherche plus à voir dans une femme seulement ce corps intéressant ou désirable, seulement ce geste involontaire ou cette ex
188tigue générale, et sexuellement localisée, que le corps se voit porté à ces brusques écarts, comparables [p. 248] aux calembo
189ents » idiots. Par contre, dans un état normal du corps et de l’esprit, le risque de coup de foudre est à peu près éliminé. I
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
190ais il se trouve que Tristan a déposé entre leurs corps son épée nue. Ému par ce qu’il prend pour un signe de chasteté, le ro
191rque à cet instant, monte au château, embrasse le corps de son amant, et meurt. [p. 31] 5. Énigmes Résumé de la sorte, et t
192 obscures. Pourquoi l’épée de chasteté entre les corps dans la forêt ? Les amants ont déjà péché ; ils refusent de se repent
193lors : l’épée nue déposée par Tristan entre leurs corps demeurés vêtus, c’est encore occasion de prouesse, mais cette fois-ci
194ié répond à la déposition de l’épée nue entre les corps. Mais une chasteté volontaire, c’est un suicide symbolique — (on voit
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
195’ils soient toujours plus forts et dispos de leur corps, et qu’en ne jouissant pas du plaisir d’aimer à cœur saoul, leur amou
196onnelle. Il faut bien que la passion se serve des corps, et qu’elle utilise leurs lois. Mais la constatation des lois du corp
197lise leurs lois. Mais la constatation des lois du corps n’explique nullement l’amour d’un Tristan, par exemple. Elle rend d’a
198 dans Phèdre et le Banquet d’une fureur qui va du corps à l’âme, pour la troubler d’humeurs malignes. Ce n’est pas l’amour te
199 l’origine unique de tout ce qui existe, loin des corps et de la matière, loin de ce qui divise et distingue, au-delà du malh
200l’angoisse fondamentale des anges déchus dans des corps trop humains… 2° Il est très important et significatif pour nous de r
201ption dualiste, manichéenne, voit dans la vie des corps le malheur même ; et dans la mort le bien dernier, le rachat de la fa
202e cette dialectique, c’est la non-vie, la mort du corps. La Nuit et le Jour étant incompatibles, l’homme créé qui appartient
203riage, car le mariage ne signifie que l’union des corps, tandis que l’« Amor », qui est l’Éros suprême, est l’élancement de l
204e d’une beauté éclatante, ont été prises dans des corps matériels, qui leur étaient et leur demeurent étrangers. (Cette idée
205la liberté, elle devient en fait prisonnière d’un corps aux appétits terrestres, soumis aux lois de la procréation et de la m
206 appât du Diable pour entraîner les âmes dans les corps. En retour (en revanche, dirait-on), un principe féminin, préexistant
207: la « chair » dont parle saint Paul n’est pas le corps physique, mais le tout de l’homme naturel, corps, raison, facultés, d
208 corps physique, mais le tout de l’homme naturel, corps, raison, facultés, désirs — donc l’âme aussi. ⁂ La croisade des Albig
209taché du désir, c’est qu’il craint de quitter son corps par désespoir, « mortel péché », enfin, c’est qu’il ignore encore à
210e. (Ces deux « copains », seraient-ce l’âme et le corps ? L’âme liée au corps, mais désirant l’esprit ? Mais souvenons-nous a
211 », seraient-ce l’âme et le corps ? L’âme liée au corps, mais désirant l’esprit ? Mais souvenons-nous aussi de la coutume des
212de l’homme, celle que son âme emprisonnée dans le corps appelle d’un amour nostalgique que la mort seule pourra combler ? Dan
213 part, Rudel « décrit » ainsi sa Dame : elle a le corps « gras, delgat et gen ». Or la première phrase, où Jeanroy veut voir
214e, détient un sens mystique évident : « Ce que le corps me refuse, l’âme me l’octroie » (par exemple, car il y a d’autres sen
215 d’une fidélité qui justement n’est pas celle des corps. Soulignons enfin ce fait capital : que les vertus de la cortezia : h
216homme étant divin, rien de ce qu’il fait avec son corps — cette part du Diable — ne saurait engager le salut de son âme : « P
217homme et qui, une fois éveillées, transforment le corps humain en un corps mystique. » 66 Il s’agit, par le cérémonial du yo
218ois éveillées, transforment le corps humain en un corps mystique. » 66 Il s’agit, par le cérémonial du yoga tantrique (contr
219ans le Hathayoga hindou, technique du contrôle du corps et de l’énergie vitale. C’est ainsi que certaines postures (mûdras) d
220 celui qui garde (ou reprend) sa semence dans son corps, qu’aurait-il à craindre de la mort ? » comme le dit un Upanishad. Da
221te à « expérimenter la transsubstantialisation du corps humain à l’aide de l’acte même qui, pour [p. 129] n’importe quel ascé
222érir la liberté spirituelle par la déification du corps. La « chasteté » tantrique consiste donc à faire l’amour sans le fair
223ame) pour me rafraîchir le cœur et renouveler mon corps, si bien que je ne puisse vieillir… Celui-là vivra cent ans qui réuss
224cialisé et matérialisé : le mariage unissant deux corps même sans amour, et que les Cathares n’ont pas cessé de dénoncer comm
225re de l’exil des âmes captives dans la prison des corps. C’est ici le jugement de la morale courtoise, dans toute la virulenc
226ure, même sans contact physique (l’épée entre les corps et les séparations), voilà la suprême vertu, et la vraie voie divinis
227e son empire est donc voué à la nécessité, et les corps sont voués au désir, dont le philtre d’amour symbolise l’inéluctable
228stin de malheur jusqu’à la mort, qui le libère du corps, il peut atteindre au-delà du temps et de l’espace la réalité de l’Am
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
229 et la fusion totale, mais au-delà de la mort des corps. Pour les Cathares, il n’y avait pas de rachat possible de ce monde.
230anière que le pain dans le sacrement se change en corps du Christ : je suis ainsi changé en lui parce que lui-même me fait êt
231 français… Le parfait dénuement avait fait de son corps l’humble serviteur de son âme ; plus d’obstacles à ses élans vers le
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
232xe — que devait résulter l’opposition tragique du corps et de l’âme. C’est la tendance ascétique, orientale — le monachisme v
233cynisme contre idéalisme. Le Débat de l’âme et du corps qui date précisément de cette époque est le premier témoignage d’un c
234ésoudre. On y voit l’âme récemment séparée de son corps adresser à son compagnon les reproches les plus amers : c’est lui qui
235 c’est lui qui aurait causé sa damnation. Mais le corps lui retourne l’accusation (il n’a pas tort.) Ainsi vont-ils, récrimin
236 du supplice éternel. Issus de ce ressentiment du corps, les fabliaux eurent un immense succès (auprès du même public, souven
237a Nuit se ramène à des jeux de pénombre. Entre le corps des deux amants plus d’épée nue, mais la houlette dorée de Céladon or
238 : la société, le péché, la vertu, notre [p. 227] corps, notre moi distinct. Et de là vient l’ardeur de la passion. Et de là
239ssouvissement, et c’est le besoin de souffrir. Un corps social qui le cultive, s’alanguit, comme l’a montré le déclin du moye
240comme l’a montré le déclin du moyen âge ; mais un corps social qui l’ignore et croit pouvoir le ridiculiser, se dessèche et s
241it ignorer simplement l’existence du désir et des corps, la réalité d’un « objet ». Sade, qui est un homme du xviiie , connaî
242es « aubes ») : Que ton feu spirituel dévore mon corps, qu’en une étreinte aérienne je m’unisse étroitement à toi, et que du
243sion d’amour suprême » à laquelle se refusait son corps. Mais les poètes ne sont plus les seuls à tenter l’au-delà nocturne :
244l’âme sauvée [p. 249] par la blessure mortelle du corps. Mais le sens maléfique de ce message, il fallait le nier pour pouvoi
245 bouleversant de la Nuit et de la destruction des corps, l’on a fait la « sublimation » d’un pauvre secret du plein jour : l’
246r : l’attrait des sexes, la loi toute animale des corps — ce qu’il faut à la société pour procréer et se consolider, ce qu’il
247me, qui engendra des mandragores, des femmes sans corps, des jeunes Parques, des apparences à peine féminines de fuites — com
248un monde déclaré diabolique. Ce n’est pas tuer ce corps gênant. Mais ce n’est pas non plus tirer son revolver contre l’esprit
80 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
249ent à faire des prisonniers et à désorganiser les corps ennemis. Parfois — c’était leur suprême réussite — ils parvenaient à
81 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
250t unissait tout à la fois deux âmes fidèles, deux corps aptes à procréer, et deux personnes juridiques. Il se trouvait donc s
251 union, le génie de la passion dépose entre leurs corps une épée nue. Descendons quelques siècles et toute l’échelle qui va d
252èrent à l’hitlérisme, le déchaînement sadique des corps francs dans les pays baltes, les crimes dits « politiques » exécutés
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
253on mari… La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement, le mari n’a pas autorité sur s
254illement, le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. Ne vous privez pas l’un de l’autre, si ce n’est
255écise : La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareillement le mari n’a pas autorité sur so
256eillement le mari n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. (I. Cor., 7.) La femme étant l’égale de l’homm
257e cherche plus à voir dans une femme seulement ce corps intéressant ou désirable, seulement ce geste involontaire ou cette ex
258tigue générale, et sexuellement localisée, que le corps se voit porté à ces brusques écarts, comparables aux calembours qui o
259ents » idiots. Par contre, dans un état normal du corps et de l’esprit, le risque de coup de foudre est à peu près éliminé. I
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
260, qui par un dédoublement mystique de l’âme et du corps, étaient censés avoir les deux sexes, hommes en tant que corps et for
261t censés avoir les deux sexes, hommes en tant que corps et forme matérielle, et femmes en tant qu’intelligence et pensée libr
84 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
262» — si vous voulez… (Mais pourquoi ne pas dire du corps ?) Un amour dont l’exaltation cependant, était considérée par les anc
85 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
263ent donc libérés, et du même coup engagés dans un corps social nouveau. Prenons le cas de l’esclave qui devient chrétien. Alo
264ses, ou d’expériences telles que la dissection du corps humain, c’est toujours une profanation que l’on opère. Du moins ces g
265Ici-bas, l’Église une et sainte, l’Una Sancta, le Corps de Christ, nous apparaît, selon les propres termes de Calvin, dans la
266igion de guerre, possédant toute la virulence des corps chimiques à l’état naissant. D’autre part, l’instauration de ces régi
267gagement social. L’homme étant totalement engagé, corps et esprit, dans les rouages de l’État, et cet État ne reconnaissant p
86 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
268iste scandinave invente, dans son laboratoire, un corps nouveau, un puissant explosif, grâce auquel l’industrie pourra faire
87 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
269s en s’opposant réellement, c’est-à-dire de près, corps à corps. Croit-on que Ramuz eût écrit ce Chant de notre Rhône, si « r
270pposant réellement, c’est-à-dire de près, corps à corps. Croit-on que Ramuz eût écrit ce Chant de notre Rhône, si « roman »,
88 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
271s sur une grosse pierre, un idiot, un goitreux, à corps grêle et à face énorme, riait d’un air stupide, le visage en plein so
89 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
272 deux ensemble, conçoivent la fédération comme un corps dont ils seraient la tête. C’est le renoncement à toute idée d’hégémo
90 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
273te cornue et de deux pieds fourchus, mais dont le corps restait invisible. Et le titre était : Nobody. Comme le chat de Ches
91 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
274de second rang, qui peuvent aussi déchoir dans un corps d’homme quelconque et l’occuper comme une garnison. Je l’ai entendu p
275 et raniment. « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et ne peuvent rien faire de plus. » Beaucoup ont découvert le sens de
276e temps de regretter les dictatures qui tuent les corps mais qui ne peuvent rien faire de plus… ⁂ Ces remarques et prophéties
92 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
277tiellement de nous. Car tout homme porte dans son corps (et dans son âme) les microbes de toutes les maladies connues, et de
93 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
278ans un mécanisme à sens unique, vous n’êtes qu’un corps abandonné aux lois de la gravitation et toutes vos gesticulations ne
279 l’extérieur ou l’étranger, par une chose, par un corps, ou par une utopie, par le plus fort, Hitler — ou l’Autre… ⁂ Cet « a
280e purement animale, comme les autres fonctions du corps, le Diable ne s’y mêlerait pas. Mais en fait elle se lie à l’amour, e
94 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
281’il contestait avec le Diable et lui disputait le corps de Moïse, n’osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il
95 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
282e purement animale, comme les autres fonctions du corps, le Diable ne s’y mêlerait pas. Mais en fait elle se lie à l’amour, e
96 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable IX : « Nous sommes tous coupables » (10 décembre 1943)
283tiellement de nous. Car tout homme porte dans son corps (et dans son âme) les microbes de toutes les maladies connues, et de
97 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
284nfiévré le jeune Goethe, que déjà la faiblesse du corps le ramène à l’aspect concret de notre condition. Et c’est seulement e
285t lorsque, épuisé mais pacifié, il va quitter son corps aveugle pour d’autres formes d’existence que la Nature se voit pour a
286celui « qui toujours s’est efforcé » a purifié le corps, et [p. 36] l’âme est prête à recevoir « l’amour d’en haut ». Car tel
98 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
287rioriser, les instruire dans le microcosme de son corps, pour ensuite les manifester en actes, en activité, en effort. Ainsi
99 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
288Chat s’élève dans les airs et peu à peu, rend son corps invisible ; seule subsiste sa face hilare, au-dessus des bourreaux in
100 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
289d’un saut dans la vie de la foi — le moment où le corps se ramasse et feint de refuser le saut pour mieux se détendre l’insta
290 naît une angoisse nouvelle. Certes, le monde des corps, des sentiments et des idées demeure seul perceptible à nos diverses