1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1i devraient m’être parfaitement impénétrables. Je crois même voir que M. Breton serait un très curieux poète s’il ne s’efforç
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
2de ces jeunes gens prétentieux et sincères qui se croient une vocation, végètent dans des œuvres d’évangélisation, fondent des
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
3illeur style pour un romancier ? C’est plutôt, je crois, une certaine harmonie générale dans le récit et le ton, surtout dans
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
4français cette œuvre « d’importance européenne », croyez-vous qu’il aille s’abandonner à l’émotion communicative de qui découv
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ernest Seillière, Alexandre Vinet, historien de la pensée française (octobre 1929)
5Vinet se déclarait « un chrétien sans épithète ». Croit-il éluder [p. 1198] ainsi le protestantisme de Vinet ? Ne voit-il pas
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Simone Téry, L’Île des bardes (décembre 1929)
6 Synge, Joyce même… Trois noms qui permettent, je crois, de parler d’un grand siècle littéraire irlandais ; ce que d’ailleurs
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
7amon Fernandez, Messages (juillet 1926) w Je ne crois pas exagéré de dire qu’en publiant ce recueil d’essais, M. Fernandez
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
8 on le sent ; pourtant l’on sourit : il faut bien croire qu’il y a là un talent, charmant, glacé, spirituellement « poétique »
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
9aison de l’idéal asiatique avec le nôtre. Mais je crois que toute intelligence européenne libre peut souscrire aux critiques
10 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
10vis plus ou moins fortement des sentiments que je crois avoir éprouvés à tel moment de mon passé. Parfois — rarement —, je pa
11 désirs anciens ne me restitue qu’un dégoût. J’ai cru que je pourrais me regarder sans rien toucher en moi. En réalité, je
12rateurs La fonction de l’homme est aussi bien de croire que de constater. F. Raub. La sincérité obstinée d’un Rivière n’a p
13 de cet âge. Mais il le faut dépasser.)   Si j’en crois l’intensité d’un sentiment intime, ce moi idéal que j’appelle en chaq
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
14 pages d’un lyrisme inouï. Que Louis Aragon ne se croie pas tenu de justifier ses visions par le moyen d’une métaphysique aus
12 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
15ops a-t-il trop négligé le rôle extérieur, que je crois décisif, des conditions de la vie moderne.) Après avoir défini quelqu
13 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
16ont le profond ricanement se prolonge en nous. Je crois entendre Jacob qui se retourne, méprisant : « Mais oui, je ne nie rie
14 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
17gées d’un élixir dont il voudrait bien nous faire croire que le diable [p. 694] est l’auteur. Beaucoup d’oiseaux volètent, se
15 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
18d’expérience ». Mais une telle « expérience », je crois, ne peut être sensible qu’à des êtres pour qui elle est en somme inut
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
19ù je vais me suicider, d’autant plus que vous n’y croirez pas — et pourtant… Il faut aussi que je vous dise qu’il fait très fro
20tobus passaient par groupes. Plusieurs fois, j’ai cru vous reconnaître dans la foule qui se précipitait, mais je n’avais pa
21 rentrer seul. Je ne sais comment j’y parvins. Je crois que j’ai marché plusieurs heures avant de retrouver ma rue. Il doit ê
17 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
22des imbéciles, nous ne sommes pas de ces gens qui croient que 2 et 2 font 22, et qui confondent Jérôme et Jean Tharaud ! » Il y
18 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
23as dans un rayon échappé des Enfers — auxquels je crois encore, et pas seulement pour le pittoresque. — Attrape !   Il n’exis
24te un peu ridicule. C’est ainsi que l’on arrive à croire, pour un autre, que c’est arrivé, ajoutant foi, dans tous les sens qu
25ulle part sur cette terre où l’orgueil des hommes croit pouvoir nous le désigner, veut nous l’imposer pour quelles fins assez
26er impertinent de votre part. (Le reconduisant :) Croyez, Monsieur, à mon estime la plus vive. Mais décidément nous sommes déb
27votre plaisir… [p. 139] III Il y a des gens qui croient avoir tout dit quand ils ont montré à l’origine de telle doctrine mys
28… Mais non, il y aurait trop à dire, et puis l’on croirait encore que je suis avec ceux qui traitent Aragon, Breton et leurs ami
19 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
29t blanchi. Il me regardait avec une terreur ou je crus distinguer je ne sais quelle déchirante nostalgie. Pour lui, sans dou
30es-mêmes auparavant, et pas toujours défavorable, croyez-le bien… Le goût de la propriété étant à mon sens l’un des plus vulga
31 d’inquiétude. Et cela n’est pas sans me charmer, croyez-moi. Car, enfin, si je suis ici à vous écouter, c’est que je cherche
32ience ! qui s’attache à vos faits et gestes. L’on croirait ouïr parfois le récit de quelqu’une de ces farces d’étudiants qui ne
20 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
33s, quelque paysan du Danube survenant : — Je vous croyais écrivain ? — Hélas ! soupirez-vous. Mais j’ai tué la littérature en m
34u devant un public supposé dévot, et qui n’ose en croire sa pudeur, et qui doute enfin de l’impossibilité des miracles ! Quell
35tendez d’elle. Pour dire le fond de ma pensée, je crois ce mépris et cette attente également exagérés. Vous savez bien que no
21 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
36 On a trop dit que notre époque est chaotique. Je crois bien, au contraire, que l’histoire n’a pas connu de période où les di
37s rien d’autre ici. [p. 190] Il y a une lâcheté, croyons-nous, dans cette complaisance générale à proclamer le désordre du tem
38uffit pourtant de regarder autour de nous et d’en croire nos yeux. I. L’homme qui a réussi Je prends Henry Ford comme un symb
39 le procédé très simple de la répétition, on fait croire aux gens qu’ils ne peuvent plus vivre heureux sans auto. Voilà l’affa
40ublie que cela ne l’intéresse plus réellement. Il croit qu’il va gagner 5 francs en achetant 5 francs moins cher un objet que
41et de l’avenir de son effort. Pour mon compte, je crois que l’idée fixe de produire peut très bien envahir un cerveau moderne
42midable erreur de la bourgeoisie moderne c’est de croire que les choses pourront aller ainsi longtemps encore. On se refuse à
22 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
43oman et des mémoires. Mais si son début permet de croire que le Perroquet Vert ne restera pas une réussite isolée dans l’œuvre
23 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
44esté, mais dont ils participent plus qu’ils ne le croient. Certes il était urgent de faire la critique de « cette réalité de pr
24 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
45sont les positivistes qui parlent ainsi, ceux qui croient aux faits. Je leur réponds : 1° qu’ils ne peuvent me dénier le droit
46ire une critique dangereuse ; 3° que néanmoins je crois à l’efficace de certaines utopies. (Les religions, la découverte de l
25 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
47grâce. Voyez Péguy, quand il essaye de nous faire croire qu’ « il n’y a rien au-dessus » de la tâche des instituteurs : Faire
48abli à la mesure exacte de leurs besoins. Nous ne croyions plus aux démons, mais à la Commission Scolaire. Nous n’avions plus de
49uphin — et même nous ne pouvions nous empêcher de croire que le petit ouvrier est bien plus malin. Nous savions un tas de chos
26 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
50uffer inutilement. Si l’on me poussait un peu, je crois que je m’oublierais au point d’insinuer que les instituteurs galonnés
27 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
51: je lève la main, — au lieu de demander ce qu’on croit. Tout porte à craindre qu’à la faveur du tumulte l’un ou l’autre proc
28 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
52p. 40] 5. La machine à fabriquer des électeurs Je crois à l’absurdité de fait de l’instruction publique. Je crois aussi qu’on
53l’absurdité de fait de l’instruction publique. Je crois aussi qu’on ne peut réformer l’absurde. Je demande seulement qu’on m’
29 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
54era cher ce crime contre la civilisation. Elle ne croit plus qu’au péché contre les lois sociales, eh bien ! elle apprendra q
55i qu’elle est anormalement insatiable… Je [p. 48] crois qu’elle a surtout besoin d’une purge violente qui chasse ce ver solit
56l semble bien que nous en soyons-là, s’il faut en croire les signes de révolte qui apparaissent de toutes parts. Mais l’école
30 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
57ra au tour de l’instinct d’intégrer la raison. Je crois que nous approchons de ce temps. Et que le véritable progrès veut qu’
31 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
58en ai assez dit pour éviter ce malentendu : je ne crois pas à la possibilité d’une réforme suffisante. C’est une révolution q
59l’école a pourtant faim d’instruction  15 , et se croirait lésé dans un de ses droits fondamentaux. Le peuple veut s’instruire e
60u agace, trouble ou fait sourire les étriqués. On croit devoir se défendre : on se moque. On me dit : [p. 62] vous ne voyez t
61vu qu’elle préfère les étouffer. Cependant, je ne crois pas qu’il soit bon que tous [p. 64] progressent de la même manière. D
32 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
62cement comique, si émouvant : « À cette époque je croyais fortement en l’existence d’une espèce de secrète et à peu près univer
33 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
63s miracles de liberté dont nous avons besoin pour croire que le monde actuel n’est pas un cas désespéré. Mais voici déjà dans
34 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
64lui demande l’impossible. Et quand bien même elle croirait n’en avoir plus besoin. Cet extrémisme de la pensée intemporelle, en
35 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
65pas de pardon. Car ils ont vu, et s’ils n’ont pas cru, c’est qu’ils sont foncièrement mauvais.) 6. Peu de choses dans le mo
36 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
66 le Parthénon et le courage de Mucius Scevola. On croyait au progrès, sous n’importe quelle forme. Brusquement, nous voici « ga
67culière, antérieure à n’importe quel dogme. Je ne crois pas qu’il existe d’autres facultés capables d’équilibrer en nous l’es
37 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
68é, mieux, le goût des esprits singuliers, si vous croyez que c’est par l’extrême pointe du singulier que l’esprit pénètre dans
38 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Kikou Yamata, Saisons suisses (mars 1930)
69alicieuse et sensuelle dont nos yeux helvètes les croyaient par trop dépourvues… Cette charmante « japanisation » est rehaussée d
39 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
70 les a poussés à un paroxysme verbal qui induit à croire qu’il les sentait moins profondément que ses devanciers. Son sadisme
71un peu hâtive à une « jeunesse » déjà démodée… Je crois que la jeunesse d’aujourd’hui s’éloigne plutôt de la grandiloquence «
40 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
72dresse pour tous les possibles, qu’on appelle, je crois bien, jeunesse… Je me suis endormi dans une grande maison calme aux v
73dant, mes regards errant sur une bibliothèque, je crois y trouver mon salut : « Peter Schlemihl, et vous, A. O. Barnabooth, v
74reil est par là même extraordinaire. Celui qui ne croit pas à la vertu des noms reste prisonnier de ses sens ; mais celui-là
75a mâchoire. 6. Doutes sur la nature du Sujet Je crois qu’il faut que je raconte mon voyage « à la suite », renonçant à écri
76ir. Espoir sans doute chimérique, mais qu’on peut croire bien près d’être comblé dans ce pays où les courtiers ne donnent pas
41 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
77isolés, des bribes de phrases… Or, si comme je le crois et voudrais l’établir plus longuement, le sens des poèmes de la matur
42 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
78de la romance à mon oreille d’un violoneux qui me croit triste. Ils l’ont amené du fond d’une Inde. Ils l’ont égaré, comme il
79eais dans les eaux fades du Balaton. Ces eaux, je crois, s’en vont à la Mer Noire, et je n’en connais pas les fées, c’est pou
80 comme un tendre souvenir de voyage, et partir en croyant qu’ici la vie a parfois moins de hargne… Déjà je suis repris par le m
43 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
81problème de l’homme dans sa totalité, et c’est je crois l’éloge de choix. Mais de ce problème central, qui déborde le plan es
44 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
82us profonds mystères de notre condition, et je ne crois pas trop absurde d’y chercher l’origine non seulement des passions am
83doctrine en vérité moins généreuse que ne veut le croire M. Gide, — si pareil entre les griffes de son égoïsme à la souris qu’
84commençait un roman. Son absence nous fera-t-elle croire qu’il apporte un soin tout particulier à le parfaire ? — il est bient
45 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
85entation de l’Occident. La Voix royale 9 , est, croyons-nous, le récit des événements qui précédèrent l’aventure chinoise de
46 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
86gens, si nombreux aujourd’hui, (Freud, etc.), qui croient que le pire est toujours le plus vrai ; que la prose est plus vraie q
87 des conditions matérielles de la vie humaine. Je crois que l’homme ne peut être transformé que spirituellement. Et cette rév
88 astronome chrétien. Comment un astronome peut-il croire à l’Incarnation ou aller à la Messe ? On n’aura d’autre ressource que
89iste salue comme son contemporain ; en tant qu’il croit à l’Incarnation et qu’il va à la Messe, il se comporte en homme du xi
90Le séculariste « constructiviste » répondra qu’il croit en la puissance de l’homme pour se dégager des servitudes provisoires
47 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
91dit. Depuis le temps qu’on cherchait à nous faire croire qu’une origine protestante était un vice rédhibitoire pour toute carr
92naît mal. Derrière le mur de notre maison on nous croyait peut-être enfermés dans un moralisme étriqué, ennuyeux et consciencie
48 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
93maines, et comme la morale du roman. Mais nous ne croyons pas qu’une œuvre de cette envergure comporte à proprement parler de m
94int ébranlé sa foi, la princesse répond : « Je ne crois pas, j’espère que non ; bien qu’il soit difficile, quelquefois, me se
49 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
95’est là se contenter à bon marché, et personne ne croit plus à la vertu de simulacres à ce point galvaudés. (Un Montherlant l
50 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
96 comprend que, non satisfait de s’y complaire, il croit y découvrir son originalité, ou comme il le dit : son « paysage intér
97e l’homme était beaucoup moins simple qu’il ne le croyait. Mais la question reste de savoir si cette division interne, une fois
98manisé certes, s’élève à une vertu surhumaine. Je crois que ce qui me plaît surtout dans ce récit frémissant, c’est sa nobles
99suis oiseau, voyez mes ailes. » Qu’il n’aille pas croire pourtant que désormais la vertu fera prime, les vices ayant épuisé le
51 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
100ent confus d’exil et de plaisir dont souvent j’ai cru distinguer la contagion dans le regard de mes voisins. Ainsi d’autres
52 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
101avec un sentiment religieux de la beauté. Mais je crois que [p. 44] l’Occident est devenu fou. Il ne comprend plus rien. » De
102leurs illusions, — ces formes passagères que nous croyons seules réelles, ces reflets qui nous illuminent le visage terrestre d
103ut ce qu’il y a sous le soleil, et même ailleurs. Croyez-moi, vous pourriez écrire une Vie simultanée de Gérard : elle tiendra
53 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
104tôt des règles de jeu, et personne n’a l’idée d’y croire. Le pire mensonge est dans la vie réputée pratique, parce qu’il n’y e
105gris. Une corde de violon saute dans sa boîte. Je crois que dans ma tête aussi, des choses obscures se détendent par à-coups.
54 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
106dresse pour tous les possibles, qu’on appelle, je crois bien, jeunesse… Je me suis endormi dans une grande maison calme aux v
107dant, mes regards errant sur une bibliothèque, je crois y trouver mon salut : « Peter Schlemihl, et vous, A. O. Barnabooth, v
108reil est par là même extraordinaire. Celui qui ne croit pas à la vertu des noms reste prisonnier de ses sens ; mais celui-là
109mâchoire. vi Doutes sur la nature du sujet Je crois qu’il faut que je raconte mon voyage « à la suite », renonçant à écri
110ir. Espoir sans doute chimérique, mais qu’on peut croire bien près d’être comblé dans ce pays où les courtiers ne donnent pas
111de la romance à mon oreille d’un violoneux qui me croit triste. Ils l’ont amené du fond d’une Inde. Ils l’ont égaré, com
112eais dans les eaux fades du Balaton. Ces eaux, je crois, s’en vont à la Mer Noire, et je n’en connais pas les fées, c’est pou
113 comme un tendre souvenir de voyage, et partir en croyant qu’ici la vie a parfois moins de hargne, et les petites gens plus de
55 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
114in errant loin d’elle (dans la région de Bordeaux croit-on) est frappé d’insolation ; sa folie d’un coup l’envahit. C’est une
115èvre, — cette semaine de leur jeunesse où ils ont cru pressentir de grandes choses généreuses autour d’eux… Cela s’oublie.
56 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
116une fille Aurore a surpris la licorne pure… » (Je croyais voir un éclair blanc sous la futaie.) J’avançais à travers une nature
117, faiblement, vers le cœur profond du bois. Et je croyais m’enfoncer et me perdre dans le silence d’une mémoire bienheureuse.
118udra s’y remettre. Mais ici je m’adonne aux seuls crus germaniques. J’ai trouvé Swedenborg et [p. 143] Paracelse dans l’armo
119 — Paracelse et Swedenborg s’accorderaient, je le crois, pour répondre. L’homme est un point de vue central et médiateur entr
120son magazine, et me voit comme au cinéma. Moi, je crois entendre Gretchen (dans la scène du jardin, du premier Faust. Presque
121a oublié la clef de l’armoire aux confitures. (Je crois qu’il y a dans cette armoire un cordial tout indiqué en l’occurrence.
122 et lorsque mes paupières cédaient au sommeil, je croyais qu’elle était un arbre, ou bien une prairie. (Je suis rentré sans éve
123 rien faire : c’est que depuis quelques jours, je crois, oui je crois bien que je sens la vie tout le temps… 15 juillet 192
124c’est que depuis quelques jours, je crois, oui je crois bien que je sens la vie tout le temps… 15 juillet 1929 Le père Rein
125aura une douzaine encore jusqu’à Stuttgart, où je crois bien qu’on doit arriver vers 8 heures, J’ai d’abord essayé de me conf
57 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
126élivrés de la grande bourgeoisie, de ces gens qui croient devoir, ou se devoir. De ces gens grossièrement distingués qui ne vou
58 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
127us profonds mystères de notre condition, et je ne crois pas trop absurde d’y chercher l’origine non seulement des passions am
128doctrine en vérité moins généreuse que ne veut le croire M. Gide, —  [p. 198] si pareil entre les griffes de son égoïsme à la
129commençait un roman. Son absence nous fera-t-elle croire qu’il apporte quelque préciosité à le parfaire ? — il est bientôt min
59 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
130t C’est un fait digne d’intérêt, et que personne, croyons-nous, n’a relevé, que les grands « succès » littéraires de l’année 19
131ion vraiment chrétienne. Car c’est à juste titre, croyons-nous, qu’on put écrire de Saint-Saturnin qu’un tel roman exprime « to
132s de pensée ou d’action dans lesquelles nos pères crurent trouver des appuis, mais dont nous souffrons d’autant plus vivement q
60 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
133le qu’avec leur première sensation religieuse, et croient qu’on ne peut aller plus loin parce qu’ils ignorent tout du reste. »
134rétien, mais d’une toute autre sorte que ne l’ont cru nos athées qui s’arrêtaient à des boutades anticatholiques ou à des m
135ement orgueilleux et misérable d’une humanité qui croit pouvoir fabriquer son bonheur par ses propres forces, notre devoir es
61 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
136etournées ici. La philosophie présente qui dit et croit qu’elle se déroule au profit de l’homme, est-elle dirigée réellement,
137Dieu est ; mais à prouver pratiquement que nous y croyons. Nous n’avons plus à argumenter à la manière des philosophes, mais à
62 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
138 obéissance à Dieu qui devrait être celle de tout croyant ; ou s’il a seulement manifesté sa vocation particulière — on voudrai
139 nom sert encore de recommandation (pour ceux qui croient aux « relations »). Cette vertu laïque et démodée, confectionnée par
140ccepté. » Sur quoi le commissaire du gouvernement croit pouvoir remarquer « que l’on n’est pas ici pour parler de théologie e
63 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
141 qui de Descartes à Kant, ou de Hegel à Marx, ont cru pouvoir nous sauver de l’angoisse en fondant l’être humain sur soi-mê
64 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
142ait d’une disposition trop romantique que d’avoir cru distinguer dans ces œuvres je ne sais quelle complaisance qui les fai
143rler de l’unanimisme de Ramuz. Mais comment Ramuz croirait-il à l’être collectif, être sans racines, mythe cérébral. « Je ne dis
65 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
144 cet ordre puisse être tenu pour crucial, je veux croire qu’on ne le contestera pas. Mais ce qu’on voudrait dire maintenant, c
145ion eût exaspéré Goethe autant que Rimbaud, mais, croyons-nous, dans leur habitus individuel bien plus que dans leur commune gr
146it de Faust béant sur le vide : « Moi qui me suis cru plus grand que le Chérubin… qui pensais en créant pouvoir jouir de la
147alut violents. Exerce-toi ». Objurgation que l’on croirait tirée de quelque journal intime du Goethe des années ascétiques, à We
148ust que l’on citait plus haut : « Moi qui me suis cru plus grand que le Chérubin. » « Point de cantiques : tenir le pas gag
66 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
149éellement du mal, quand presque plus personne n’y croit avec sérieux, ni à l’enfer ? Quand personne ne déclare un Bien si hau
67 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
150on doctrinale peut se définir simplement. Les uns croient, avec Marx, à la réalité d’une dialectique ternaire ; ils placent leu
151 sont les faits » comme on voudrait nous le faire croire. Une révolution n’agit pas dans le vide, mais contre quelque chose :
152n ne voit pas où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que l’esprit puisse agir sur les faits autrement que par une suite de
153 commence à se savoir. Ils promettent du pain, et croient ainsi triompher à la fois des bourgeois, et de la vérité humaine de n
154s-mêmes justes et opportunes (comme celles, je le crois, de L’Ordre nouveau, de Combat ou d’Esprit) c’est une violence spirit
155Il faut savoir entendre ce mutisme formidable. Je crois que seule la foi peut en donner jusqu’au bout le courage. Je parle de
68 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
156 doute. Je ne suis pas du tout de cet avis. Et je crois distinguer à divers signes que mes contemporains, sans se lasser du r
157ntention de « casser les reins au roman », on put croire à un mouvement de mauvaise humeur, voire à une tentative publicitaire
69 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
158e les chrétiens, fatigués de la lutte, viennent à croire qu’il est une autre façon de vaincre, et que c’est de réduire l’adver
159douleur tient réveillé. On a essayé de nous faire croire que cet « ordre » social qui nous blessait, c’était un aspect nécessa
160’« ordre chrétien » du monde. Nous ne l’avons pas cru longtemps, — le temps de nous souvenir de la guerre. Aujourd’hui, des
161 à l’intérieur de la religion. Les églises qui se crurent en droit d’édicter un « ordre chrétien », se fondaient toutes, et se
162ancs. Ah ! qu’un Sans-Dieu vienne me dire : je ne crois pas à vos paroles, chrétiens menteurs ! — et je lui répondrai : [p. 9
163 une « idée » qui sert l’injustice établie. Tu ne crois pas à ces paroles et tu fais bien, même si tu en souffres ; mais j’ai
164 car je suis encore plus sceptique que toi… Tu ne crois pas, dis-tu à ces docteurs, mais pourquoi les crois-tu soudain, quand
165ois pas, dis-tu à ces docteurs, mais pourquoi les crois-tu soudain, quand ils se donnent pour chrétiens ? ⁂ Quand, par la mal
166e défendre. L’Esprit n’est plus avec ceux qui ont cru pouvoir l’utiliser. L’esprit n’est jamais avec ceux qui le défendent
70 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
167our le moment le plus frappant, mais tout porte à croire que l’Amérique, demain, l’imitera, et même la France, si les question
71 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
168me République, de l’Amérique et des Soviets. Nous croyons ici que la dignité de l’homme consiste à mettre en jeu sa vie, à la r
72 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
169nous pourrons répondre plus clairement à ceux qui croient à leur question, j’entends à ceux qui nous la posent parce qu’elle se
170la clef du mystère ou du scandale ? Non, je ne le crois pas. Je dirai qu’ils ont mieux que cela, Ils savent simplement ce qu’
171s en leur montrant de quel prix dérisoire ils ont cru payer leur salut, — telle est la seule tâche véritablement positive q
73 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
172uite du vent », y compris la sagesse de celui qui croit trouver dans cette sentence la justification de son refus de vivre. M
173s l’ordre politique, par exemple, que notre temps croit devoir considérer comme plus réel que le spirituel. Il me paraît cert
174 et le non, et ce que, de leur simultanéité, nous croirons être en droit de déduire par la voie logique. C’est pourtant cette in
175ptation de la Vie qui n’est pas nôtre, qu’il faut croire. Dissymétrie vertigineuse : la place qui nous est assignée dans ce mo
74 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
176 les yeux » ! Petite erreur de fait, voulons-nous croire, mais aggravée par l’ironie dont le professeur nous accable à cette o
75 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
177rtialité ? Ces gens-là voudraient bien nous faire croire qu’un texte est intéressant dans la mesure même où il est dépourvu de
76 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Saint-Évremond ou L’humaniste impur, par Albert-Marie Schmidt (octobre 1933)
178-Évremond ait jusqu’au bout refusé de choisir. Il croit pouvoir entretenir avec Dieu des rapports de politesse. Cela pourrait
179claircir », et l’impureté d’un humanisme que l’on croyait tempéré et limpide, mais que l’on voit « s’échauffer, se brouiller »
77 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
180dir les sympathies trop spontanées. Il faudra, je crois, passer outre. Dans ce déchaînement d’orgueil humain, de scientisme p
78 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
181révolution. Donc, je me fais marxiste. » Qu’on ne croie pas à une farce. J’ai entendu vingt fois ce raisonnement, dans la bou
182leur ignorance du marxisme excusait en partie. On croit toujours vrai ce qui a l’air simple, et le moins qu’on puisse dire de
183 qui suppose une « actualité » de la pensée : ils croient à l’Histoire. Ils veulent que l’esprit se perde dans l’époque collect
184La matière, à les entendre, n’est pas ce que nous croyons. C’est quelque chose comme… ce que nous appelions l’esprit, la réalit
185 l’intelligentsia communisante. Quand l’esprit ne croit plus à sa liberté créatrice, il n’en a plus (Berdiaev). Et dès lors,
186sion héroïque de surmonter. Trop longtemps elle a cru [p. 23] pouvoir les ignorer (spiritualisme). Par un funeste et nature
187 lui dire que ça n’existe pas. À vous voir, on le croirait presque ! Votre démission est acceptée. » p. 19 b. « La Légion
79 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
188. Il y a des gens qui ont le cœur à gauche et qui croient y voir une indication politique : c’est une espèce de fétichisme sent
80 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
189ue les grands bourgeois qui défendaient ce qu’ils croyaient être des intérêts ont cédé la place aux gens de gauche qui défendent
190 place aux gens de gauche qui défendent ce qu’ils croient être des idées) ne remplit pas ces deux missions, mais il les trahit,
81 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
191ement rédigées dans les marges. M. Reymond, je le crois, ne m’en voudra pas trop de leur vivacité : il connaît bien les Neuch
192fisance de la pensée ancienne ? Les historiens le croient volontiers. Mais on ne saurait dire qu’ils témoignent par là de beauc
193ire entre barthisme, thomisme et réaction. Barth, croyons-nous, n’a jamais proposé ni prôné de dogmes « si possible immuables »
82 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
194. Ce n’était pas ce qu’elle cherchait, elle avait cru voir autre chose, pouvoir choisir ses résistances, et provoquer des a
83 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
195r vers les sages, vers les clercs dont on pouvait croire que la mission était de penser leur époque ? Ils s’en garderont bien,
196 magie phénoménale ? Enivrés d’hypothèses, ils se croient facilement démiurges, cependant qu’ils négligent l’engagement précis
197, superbe : « Mon capitaine, quand j’ai bu, je me crois général ! » Toutefois, s’il meurt soldat, ivre ou lucide, peu importe
198ous conditions. Le clerc bourgeois, chez nous, se croit encore tranquille. On ne le laissera plus tranquille bien longtemps.
84 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
199nsable et la pensée inefficace, cela provient, je crois, d’une seule et même cause, d’une seule et même erreur initiale sur l
200 aussi, qui ne crie pas avec les leurs, et qui se croit dans son bon sens, à elle ! Les hommes sont malades de la peste et s’
85 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
201cesse de confondre réalisme et combine ; cesse de croire, par exemple, qu’un bon agent électoral est un homme qui connaît les
202s de l’action » que de petits ambitieux débutants croyaient naguère découvrir dans les couloirs de la Chambre. Cette jeunesse ne
203rs de jouer dès qu’on ne prendra plus la peine de croire à ce qu’ils font. Victimes de l’obscurantisme laïque, ils ont cru pou
204font. Victimes de l’obscurantisme laïque, ils ont cru pouvoir vivre sur des mots d’ordre « progressistes » que nos enfants
86 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
205re pour conduire sa pensée à son terme ; enfin je crois que la vision d’un homme non point parfait mais librement humain, ne
206cun besoin de les étayer autrement. Je ne saurais croire pourtant à l’efficacité d’une foi en l’homme fondée sur l’homme seul.
207ité d’une foi en l’homme fondée sur l’homme seul. Croire en l’homme, c’est croire en un modèle à quoi les hommes pourraient ou
208fondée sur l’homme seul. Croire en l’homme, c’est croire en un modèle à quoi les hommes pourraient ou devraient s’égaler. Mais
209se. Le rôle de la pensée chrétienne n’est pas, je crois, de supprimer les difficultés de cet ordre, encore moins de les maqui
210r au carrefour de quelques problèmes qui sont, je crois, ceux qui se posent. À qui se posent-ils ? Et comment les ai-je abord
211ur de l’homme est toujours plus grand qu’on ne le croirait à lire des essais politiques. Aux heures où l’on y plonge, la vanité
212a forme que les défauts de l’improvisation, je ne crois pas un instant faire une œuvre ni d’art ni de philosophie. Les objets
87 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
213dant, les peuples de toute la terre continuent de croire au Progrès et aux bienfaits de la richesse. Les campagnes se vident ;
214ense lorsqu’on nous parle du « désarroi actuel ». Croit-on vraiment que tout cela soit si nouveau ? Croit-on vraiment que, ju
215Croit-on vraiment que tout cela soit si nouveau ? Croit-on vraiment que, jusqu’à ces dernières années, la civilisation de l’O
216 monde et les rapports normaux entre les hommes ? Croit-on vraiment que le « désarroi » soit seulement « actuel », et ne veut
217degré. La grande majorité de nos contemporains ne croit pas en Dieu et sait qu’elle n’y croit pas. Mais elle garde chevillé a
218mporains ne croit pas en Dieu et sait qu’elle n’y croit pas. Mais elle garde chevillé au cœur le besoin d’obéir à des forces
219r dos à dos. L’un et l’autre tendent à nous faire croire que l’homme n’est rien, mais moins que rien, et que tout ce qui se pa
220étendent que l’homme descend du singe, les autres croient qu’il a été créé par Dieu. [p. 44] Ils se disputent énormément. J’est
221e la race des hommes créés par Dieu, et qui, eux, croient et savent qu’ils ont été créés par Dieu. Cette petite histoire ne s’
222’éloignent de plus en plus. Mais j’ai beau ne pas croire, pour mon compte, à la réalité de tous ces mythes, j’ai beau ne pas c
223à la réalité de tous ces mythes, j’ai beau ne pas croire qu’ils aient le droit de disposer de nos vies, je suis bien obligé de
224se perd de plus en plus dans la masse anonyme. Je crois que c’est là ce qu’il peut faire de mieux. L’individu, tel que le con
225’individu des libéraux était sans destin, qu’il a cru au destin des autres ; c’est parce qu’il n’avait pas de vocation, qu’
226 la vois dans l’aboutissement de ces mythes. On a cru trouver en eux les principes d’une communauté nouvelle que l’individu
227el ? Irresponsable ou responsable ? Telle est, je crois, en définitive, la question simple que nous pose l’époque. Vous avez
228oie qui se nomme déterminisme historique. Il faut croire qu’ils ont la vie dure, et que le mieux à faire pour nous, c’est enco
229alité que celle qu’on leur prête. Si personne n’y croyait, ils n’existeraient pas. Dès que l’on croit à la personne, on limite
230n’y croyait, ils n’existeraient pas. Dès que l’on croit à la personne, on limite effectivement leur pouvoir. Mais si ces myth
231ulaires, qui rêve et qui, pour [p. 50] comble, se croit seul éveillé et conscient des réalités. J’ai essayé de vous montrer q
88 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
232n absolu 12 . Je connais plusieurs incroyants qui croient très fermement à la mission de leur vie : ils l’appellent leur dignit
233sait Bernanos, en l’hôtel de la nonciature. Je ne crois pas que les personnalistes puissent se targuer d’un « esprit » aussi
234’exploitent jusqu’aux moelles ! Réponse. — Je ne crois pas à un esprit organisé par le soin des hommes. L’Esprit souffle où
235aturel ne connaît pas l’Esprit, le seul auquel je croie, qui est le Saint-Esprit. L’homme naturel ne connaît que la « chair »
236 que le corps et les passions. L’Esprit auquel je crois est justement celui que l’homme ne peut connaître, sinon en lui obéis
237ous, et que celui qui le reçoit dans cette parole croit en lui, il se passe quelque chose, on peut voir quelque chose. Je dis
89 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
238épart à Marx dans une époque où la bourgeoisie se croyait « spiritualiste » ou « idéaliste » au sens vulgaire de ces termes. Ma
239s libéraux, philanthropes et déjà démocrates, qui croyaient sincèrement constituer la classe des « braves gens », Marx montrait q
240 tout au moins à un aspect des choses qu’on avait cru pouvoir négliger, il a voulu faire un système. Un système tout d’abor
241ord le matérialisme réel de la bourgeoisie qui se croyait idéaliste. Puis il systématisa sa critique, c’est-à-dire qu’il réduis
242sentielle. Et ce serait une grande duperie que de croire comme certains qu’on peut l’accepter sous réserves, limiter ses dégât
243elon les marxistes) soit possible, je me refuse à croire que ce passage constituera un progrès sur notre état présent. Étant a
244sition essentiellement théologique. Les marxistes croient (comme certain christianisme libéral et comme tous les moralismes) [p
245iberté » sont au terme de l’effort humain. Or, je crois, au contraire, que si le spirituel n’est pas à l’origine, il n’est pa
246l’erreur marxiste. Les hégéliens et les marxistes croient à une succession, là où nous croyons à une simultanéité. Les marxiste
247es marxistes croient à une succession, là où nous croyons à une simultanéité. Les marxistes croient que l’homme primitivement b
248où nous croyons à une simultanéité. Les marxistes croient que l’homme primitivement bon a été gâté par des institutions sociale
249ium dont il doit préparer lui-même la venue. Nous croyons, au contraire — mais ce n’est pas exactement le contraire — que l’hom
90 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
250 que dans un paradoxe ; il est perdu lorsqu’il se croit sauvé, il est sauvé lorsqu’il se sait perdu. Je dis que seul ce parad
251 : car si l’homme peut se voir perdu, c’est qu’il croit, c’est qu’il est dans la foi ; mais être dans la foi, c’est faire la
252ent humaine. La foi seule est un acte absolu ; le croyant seul, véritablement homme. Dans ce paradoxe essentiel, et non ailleur
253’un ordre établi ou d’un ordre à établir. Pour le croyant, il ne s’agit, d’abord, que d’un ordre reçu. Mais dès que l’ordre est
254a collectivité 20 . » Cela ne signifie pas que le croyant doive s’isoler de la communauté, mais bien que la communauté doit tou
91 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
255s partage ! On ne peut pas espérer en son nom, et croire aussi en l’homme, comme avant. On ne peut pas lui demander de bénir c
92 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
256té en face du « destin » ? Et comment pourrait-il croire à ces bons apôtres dont la ferveur s’excite dès que les rentes sont m
257vie, ils savent trop bien jouer le jeu commun. Le croyant rit un peu de ces adresses. Il s’amuse parfois à perdre quelques coup
258nstant l’échec total de ses activités, — et qui a cru à autre chose. C’est un homme pour qui tout est accompli : le péché,
259 lui. Le problème a été résolu, c’est pourquoi le croyant a le droit de parler avec résolution même des choses les plus doulour
260res. Il les prend au sérieux dans la mesure où il croit : c’est une des conséquences de sa foi que de s’occuper sérieusement
261t : tout est déjà perdu, et bien plus que vous ne croyez, mais aussi tout est déjà sauvé. Crever de faim n’est pas le pire des
93 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
262e les chrétiens, fatigués de la lutte, viennent à croire qu’il est une autre façon de vaincre, et que c’est de réduire l’adver
263douleur tient réveillé. On a essayé de nous faire croire que cet « ordre » social qui nous blessait, c’était un aspect nécessa
264’« ordre chrétien » du monde. Nous ne l’avons pas cru longtemps, — le temps de nous souvenir de la guerre. Aujourd’hui, des
265 à l’intérieur de la religion. Les églises qui se crurent en droit d’édicter un « ordre chrétien », se fondaient toutes, et se
266ancs. Ah ! qu’un Sans-Dieu vienne me dire : je ne crois pas à, vos paroles, chrétiens, menteurs ! — et je lui répondrai : Ta
267 une « idée » qui sert l’injustice établie. Tu ne crois pas à ces paroles et tu fais bien, même si tu en souffres ; mais j’ai
268 car je suis encore plus sceptique que toi… Tu ne crois pas, dis-tu, à ces docteurs, mais pourquoi les crois-tu soudain, quan
269is pas, dis-tu, à ces docteurs, mais pourquoi les crois-tu soudain, quand ils se donnent pour chrétiens ? ⁂ Quand, par la mal
270e défendre. L’Esprit n’est plus avec ceux qui ont cru pouvoir l’utiliser. L’esprit n’est jamais avec ceux qui le défendent
94 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
271in de son existence terrestre. Dès lors, ceux qui croient détenir le pouvoir de sauver l’homme en se fondant sur l’homme, sont
95 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
272. 119] IX Antimarxiste parce que chrétien 36 Je crois qu’il est tout à fait illégitime de s’occuper du marxisme, d’en parle
273tes ou théoriques de civilisation capitaliste. Je crois, comme André Philip l’écrivait un jour, que le capitalisme est un sys
274r le marxisme, ceux-là ne puissent pas un instant croire que c’est au profit du désordre établi. (Ceci soit dit une fois pour
275ux civilisations, et c’est une grande illusion de croire qu’on trouvera dans cette comparaison des motifs de choisir. Non seul
276, mais encore, mais surtout, l’illusion serait de croire que le choix est au terme de ce travail comparatif. Le choix, la déci
277, mais encore les buts de la vie humaine, il faut croire à cette doctrine. Y croire, c’est-à-dire s’y engager personnellement
278a vie humaine, il faut croire à cette doctrine. Y croire, c’est-à-dire s’y engager personnellement tout entier et sans retour.
279ger personnellement tout entier et sans retour. Y croire, c’est-à-dire en assumer d’avance toutes les imperfections, décidé à
280 me reste donc qu’à énumérer les réactions que je crois être celles du chrétien en présence des thèses communistes. Il y a de
281it cela, et bien d’autres choses auxquelles on ne croyait d’ailleurs pas. Le mérite du communisme est de réduire crûment l’idéa
282re du commandement et de la promesse biblique : « Croyez premièrement au Royaume, et tout le reste vous sera donné par-dessus.
283’est pas une vertu, comme voulurent nous le faire croire Benjamin Franklin et les capitalistes. Il est purement symbolique du
284 christianisme et marxisme, c’est que le chrétien croit à l’éternité instantanée, tandis que le marxiste croit à une sempiter
285 à l’éternité instantanée, tandis que le marxiste croit à une sempiternité historique — ou mieux : évolutive. Entre ces deux
286rais qu’on le prenne au sens le plus littéral. Je crois littéralement qu’il n’y a aucun point commun de doctrine entre un com
287monde. [p. 127] Trop longtemps les chrétiens ont cru pouvoir utiliser la morale de ce monde, qui est une morale d’intérêts
288n rendent compte clairement. Nous avons longtemps cru que le « point de vue mystique » pouvait servir à la vie dans le mond
289a vie dans le monde, même sans la foi. Nous avons cru que le christianisme était une règle de vie, valable en soi et propre
290ure de radicaliser ce christianisme. [p. 128] Je crois que toute autre solution, et en particulier, tout compromis partiel a
96 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
291iciens antifascistes, comme tous les politiciens, croient être réalistes quand ils empruntent leur tactique à l’adversaire. Les
292l’État. La comédie spiritualiste, que le fascisme croit devoir jouer pour entraîner les classes moyennes, est un [p. 137] dan
293 que l’écrasement (en apparence) du marxisme. Ils croient que le fascisme est le parti de l’ordre. Ils ne voient pas à quel niv
294on fasciste de ses militants. Ce n’est pas que je croie un seul instant à la duplicité [p. 138] des ligues antifascistes. Mai
295plus réelle que toute réalité collective. Elle ne croit pas à la valeur d’une unité obtenue aux dépens des unités concrètes e
97 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
296on doctrinale peut se définir simplement. Les uns croient, avec Marx, à la réalité d’une dialectique ternaire ; ils placent leu
297 sont les faits » comme on voudrait nous le faire croire. Une révolution n’agit pas dans le vide, mais contre quelque chose :
298n ne voit pas où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que l’esprit puisse agir sur les faits autrement que par une suite de
299 commence à se savoir. Ils promettent du pain, et croient ainsi triompher à la fois des bourgeois, et de la vérité humaine de n
300Il faut savoir entendre ce mutisme formidable. Je crois que seule la foi peut en donner jusqu’au bout le courage. Je parle de
98 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
301die. Les théoriciens des Droits de l’homme, ayant cru remarquer que tous les conflits humains naissaient des différences en
302ir une paix définitive. Ce qui leur permettait de croire possible une telle égalisation, c’était peut-être l’importance qu’ava
303 disqualifier les différences humaines et à faire croire qu’elles étaient accidentelles et méprisables. Les premières revendic
304 insupportables et scandaleuses. L’homme cessa de croire à ses besoins, à ses désirs réels, et s’hypnotisa sur l’idée du stand
99 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
305iasme. Mais vous êtes moins réalistes que vous ne croyez. Il y a par exemple [p. 166] une chose qui vous échappe : c’est que v
306tes, les modernes, qu’il faut plaindre, disent et croient presque qu’on est inefficace. Ils ne veulent pas qu’on parle de ce qu
307utrement qu’une bête brute, et qui pourtant ne se croit pas un ange. Quels intérêts ? Les plus « élevés » ? Non point, mais l
308irtualités imaginées. Est-ce que peut-être ils ne croient pas plus que ça à ce qu’ils disent ? Je ne mets pas en cause leur sin
309éelle de mettre les pieds dans le plat : c’est de croire. Il n’y a qu’une façon réelle de croire : c’est d’agir. Mais duquel d
310 c’est de croire. Il n’y a qu’une façon réelle de croire : c’est d’agir. Mais duquel de nos coryphées du marxisme apprenons-no
311dent fort bien sur deux points fondamentaux : ils croient à l’argent et haïssent celui qui croit en Dieu. Voilà la seule opposi
312ux : ils croient à l’argent et haïssent celui qui croit en Dieu. Voilà la seule opposition réelle, la seule qu’il y ait lieu
313e pas par cette seule volonté de l’être ? Il faut croire que non, et que je suis encore mal assuré dans la vérité que je sais.
314x qui auront gardé la foi. On a perdu la force de croire, mais on voudrait que la félicité subsiste. Bien plus, on la voudrait
315haque fois qu’un homme devient personnel. Si j’en crois au contraire les communistes orthodoxes, le mode de vie purement soci
316 n’est pas excitée, révoltée, ni droguée, elle ne croit plus à la vertu des « évasions ». Elle sait voyager à pied, camper, n
317hé dans la mort même.) L’incroyant — celui qui ne croit pas au but — refusera de partir, ou tentera de se suicider. Le croyan
318refusera de partir, ou tentera de se suicider. Le croyant, au contraire, trouvera des forces infinies dans la foi qu’il aura au
100 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
319es, nous serions plus nigauds encore qu’ils ne le croient ; mais, [p. 184] comme il s’agit d’autre chose, comme il s’agit préci