1 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
1s devons le vaincre, chez nous, par une espèce de croisade intérieure. Le chrétien est celui [p. 222] qui n’a pas d’autre ennemi
2 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
2elle de l’Esprit ; des chevaliers partant pour la Croisade, aux milices de Loyola, poussant les princes à une autre croisade non
3lices de Loyola, poussant les princes à une autre croisade non moins sanglante, mais sans doute moins féconde pour l’essor de la
3 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
4a formule fasciste : tout pour l’État. La fameuse croisade des démocraties socialistes contre les dictatures fascistes ressemble
4 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
5e. Je ne vous appellerai pas, en terminant, à une croisade antifasciste ou antimarxiste, mais à une tâche constructive, qui se s
5 1938, La Vie protestante, articles (1938–1978). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
6rti du Bien. » Et nous voici embrigadés dans la « Croisade » — moralement, cela va sans dire… Dès lors, nous sommes en règle ave
7 la conscience chrétienne ? Où peut aller cette « croisade » qui réjouit tant M. Staline… Alors on me dit : Vous parlez politiqu
8ous-mêmes ? Les chrétiens qui se lancent dans une croisade ne le font-ils que pour sauver l’Église ? Et même dans ce cas, est-ce
9prétexte de christianisme ! Qu’on n’appelle pas « croisade » ou « guerre sainte » des entreprises qui, du point de vue de l’Évan
6 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
10e recourir au bras séculier. (Sans compter que la Croisade, au total, fut un échec dont la passion sut profiter.) C’est qu’avant
7 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
11ions de fidèles secrets, malgré la très sanglante croisade des Albigeois, au xiiie siècle et jusqu’à la Réforme ? L’on peut att
12raison, facultés, désirs — donc l’âme aussi. ⁂ La croisade des Albigeois, conduite par l’abbé de Cîteaux, au commencement du xii
13même un Folquet de Marseille a pu se joindre à la Croisade des Albigeois. Mais aussi passa-t-il pour un traître, jusqu’au jour o
8 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
14l et Thomas ont composé la légende de Tristan. La Croisade des Albigeois a saccagé la civilisation courtoise du Languedoc, dispe
9 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
15e recourir au bras séculier. (Sans compter que la Croisade, au total, fut un échec dont la passion sut profiter.) C’est qu’avant
10 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
16harisme. Vous savez que l’hérésie cathare, que la croisade contre les Albigeois réprima sans l’anéantir, eut des millions de par
11 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
17s devons le vaincre, chez nous, par une espèce de croisade intérieure. Le chrétien est celui qui n’a pas d’autre ennemi à craind
12 1948, Suite neuchâteloise. VIII
18ommes, Saint Langage !» serait la devise de cette croisade, dont le succès embellirait notre existence mieux qu’une « plage » ou
13 1950, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Europe et sa culture (novembre 1950)
19se du limes romain, les champs Catalauniques, les croisades, Nicopolis, Lépante… Noms prestigieux ! Aujourd’hui, la guerre froide
14 1952, Réforme, articles (1946–1980). Après l’Œuvre du xxe siècle (14 juin 1952)
20illon sacré, celui de la sainte, de l’inachevable croisade.      p. 4 i. « Après l’œuvre du xxe siècle », Réforme, Pari
15 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
21ent en entreprises missionnaires, comme jadis les croisades, puis le colonialisme, comme aujourd’hui le communisme. Il est vrai q
16 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
22Napoléon. Hegel se représente la nation comme une croisade pour l’idée. « Ce ne sont pas les déterminations naturelles de la nat
17 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
23permis aux Rois Catholiques de lancer la dernière Croisade, mais nous avons le dollar gap et le Conseil de Sécurité. Il partit c
18 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
24Napoléon. Hegel se représente la nation comme une croisade pour l’idée. « Ce ne sont pas les déterminations naturelles de la nat
19 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
25son nom Cristobal précède Colon, la passion de la croisade et de la mission chrétienne ont précédé et seules permis l’expédition
26t de rapporter assez d’or pour payer une nouvelle croisade, et ainsi délivrer Jérusalem. Ces motifs religieux ne furent [p. 152]
20 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.1. Sur plusieurs siècles de silence « européen »
27a laissent impuissante et vulnérable. La dernière croisade vient d’échouer, celle de saint Louis. Marco Polo, redécouvrant la Ch
28rands motifs commandent ces projets : la paix, la croisade, la lutte pour ou contre l’hégémonie d’une puissance à l’intérieur de
29t jusque chez l’universel Leibniz. Le motif de la croisade contre les Turcs n’est guère absent que chez trois des auteurs marqua
21 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
30ns chrétiennes, condition absolue du succès de la croisade. Les croisés ne demeureront pas en Terre Sainte s’ils apprennent que
31 de toute l’Italie, de toute l’Europe. Quant à la croisade que Pie II essaya de promouvoir à Mantoue, c’était, selon ses propres
32nt de se mettre lui-même à la tête d’une nouvelle croisade : Qui pourrait refuser son concours quand l’évêque de Rome est fret à
22 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.4. « Têtes de Turcs »
33appeler l’union qu’en se réclamant du mythe de la croisade, levier traditionnel, cause bien vue par les princes. Ainsi l’humanis
23 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.6. En marge des grands plans, l’utopie prolifère
34urtout, qu’on se garde de recourir au mythe de la croisade contre les Turcs : car il faut au contraire les avoir avec nous et le
24 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
35ntre nos divers peuples. Dans un fragment sur les Croisades de son Universalhistorische Uebersicht, on lit : L’Occident européen
25 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
36 fabuleuses. Ils ont tenté plusieurs sorties, les croisades, et ils ont échoué. Comment forcer le verrou de l’Islam ? Comment app
37ors avec lesquels son roi comptait payer l’ultime croisade et délivrer Jérusalem. C’est tout un arrière-plan de foi religieuse,
38ur eux-mêmes [p. 18] mais pour payer une dernière croisade utopique. Derrière l’audace inouïe de Colomb, nous retrouvons ainsi l
39entral de l’Odyssée. Son départ pour une sorte de croisade contre Troie, ville du Proche-Orient, afin de sauver l’honneur occide
40de en contournant l’Islam et financer la dernière croisade, ne furent pas résolus par son expédition. Il trouva d’autres terres,
26 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
41ent, dans le même temps, d’organiser une nouvelle croisade — Byzance venait de tomber aux mains des Turcs — et qui avait été le
42es répandus sur la surface de l’Europe ». À cette croisade dont la devise serait « Les Jacobins partout ! » répond le projet tou
27 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
43Saint-Empire, l’art roman et les cathédrales, les croisades, les grandes écoles théologiques, le printemps de l’amour courtois, l
44 d’une union de l’Europe en vue de renouveler les croisades, il propose de fédérer un très grand nombre de royaumes, principautés
28 1965, Fédéralisme culturel (1965). Fédéralisme culturel
45it le pape Urbain II dans son appel à la première croisade. Et d’ailleurs, même si l’on admet l’image de l’enracinement, en tant
29 1969, La Vie protestante, articles (1938–1978). La lune, ce n’est pas le paradis (1er août 1969)
46ns son journal : c’était de financer une dernière croisade pour délivrer Jérusalem — motif mystique. Il ne pensait pas du tout d
30 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.3. Conclusions sur l’avenir et la liberté de la culture
47illon sacré, celui de la sainte, de l’inachevable croisade. » p. 68 13. Les révélations du Rapport Khrouchtchev ne devaient
31 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.6. Culture et technique en Europe et dans le monde
48és pavées d’or, et cet or qui eût permis l’ultime croisade pour délivrer Jérusalem… L’homme primitif crée des outils pour jouer
32 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.10. Le Dialogue des cultures
49es Arabes. Et tout cela se passait à l’époque des Croisades, aux xie et xiie siècles, c’est-à-dire, notons-le bien, au moment o
33 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte, suite et fin
50is, nonobstant les discours ministériels et des « croisades » qu’ils nous proposent. Deux grands États-nations centralisés ne pou
34 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
51. Tout commence avec la publication en 1937 de La Croisade contre le Graal d’Otto Rahn, jeune Allemand fasciné par Montségur, où
52eaient les troubadours étaient, à la veille de la Croisade, sinon « parfaites » du moins « croyantes » (Op. cit., p. 229). Une
53arfait et d’un troubadour dans le même château » (Croisade contre les Albigeois, p. 60), et que la possibilité même d’une telle
54ésir de mort, pourtant unis dans le vertige ; des Croisades et du commerce spirituel avec l’Islam ; des cathares et des troubadou