1 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
1 que nous assistions au spectacle grandiose de la croissance d’un chêne géant. Tout ici est organe, tout est nature. Et Goethe l’a
2 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
2 et pourquoi, hors d’Europe, ont-elles subi cette croissance gigantesque ? Pourquoi n’ont-elles produit chez nous ni tout leur bie
3 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
3avoir si elle signale une impasse ou une crise de croissance, l’échec de l’Aventure ou un risque nouveau. Préhistoire La préhisto
4asses asiatiques, à la fois sous-alimentées et en croissance incontrôlable. Mais le seul fait de cette prise de conscience fixe en
4 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
5ur d’une fin lugubre, ou seulement d’une crise de croissance ? On a vu que la croyance à l’Histoire absolue, ce produit de remplac
5 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
6avoir si elle signale une impasse ou une crise de croissance, l’échec de l’Aventure ou un risque nouveau. L’aventure technique :
7asses asiatiques, à la fois sous-alimentées et en croissance incontrôlable. Mais le seul fait de cette prise de conscience fixe en
6 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
8ur d’une fin lugubre, ou seulement d’une crise de croissance ? On a vu que la croyance à l’Histoire absolue, ce produit de remplac
7 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
9et n’avoir plus qu’à conserver ; mais eux sont en croissance 222  : tous les autres sont arrêtés ou n’avancent [p. 271] qu’avec mi
10is avares ; des Italiens souffrant d’une crise de croissance ; des Balkaniques braconniers ; des Hongrois guerriers ? Comment calm
8 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
11ne communauté de travail interpersonnelle dont la croissance et le constant perfectionnement, à mesure que le cercle des collabora
12croître. Les degrés que nous observons dans cette croissance et dans la direction particulière qu’elle emprunte, c’est ce que nous
9 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.4. L’Unité dans la diversité. Fondement de l’Union fédérale
13e est partiellement construction et partiellement croissance. Elle est partiellement organisation — et une organisation, [p. 396]
14ent bonne pour tous les hommes ; et partiellement croissance liée à celle de la culture d’une nation donnée et se nourrissant d’el
10 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
15ntinent. Jamais notre cap de l’Asie n’avait connu croissance économique aussi rapide que depuis qu’il a renoncé, bon gré, mal gré,
11 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
16es immédiates, qu’on l’agrandisse ! Les crises de croissance n’ont jamais été mortelles pour les administrations : elles représent
17ajorité de nos contemporains les impératifs de la croissance de production, et de l’aide aux sous-développés ? 4. Possibilité d’un
12 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.1. Les institutions et la vie politique
18 leurs frontières très compliquées traduisent une croissance empirique, par l’intérieur, à partir de foyers multiples. Ces origine
13 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
19; au Japon, en Allemagne, à Boston des musées « à croissance continue » ; à Bagdad un énorme stade ; à Brasilia une ambassade, des
14 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
20ressources, prendrait la mesure de leurs pôles de croissance, de l’intensité de leurs échanges et de l’orientation des flux de bie
15 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.4. Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui
21es immédiates, qu’on l’agrandisse ! Les crises de croissance n’ont jamais été mortelles pour les administrations : elles représent
22ajorité de nos contemporains les impératifs de la croissance de production, et de l’aide aux sous-développés ? 4. Possibilité d’un
16 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
23eurs à nos divisions nationales et au culte de la croissance matérielle. On pense bien que le but ne saurait être d’instaurer une
24’il obéit donc, comme tout individu, à une loi de croissance, d’épanouissement et de déclin fatal. Hegel pensait d’ailleurs que la
25complexes mais constantes de leur genèse, de leur croissance et de leur dissolution inévitable. [p. 95] Ces historiens et philoso
17 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte, suite et fin
26priorité au niveau de vie matériel, défini par la croissance du PNB, ou au mode de vie existentiel, « sensible au cœur » ? Où trou
18 1972, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Suite des Méfaits (1972)
27a « fidélité inconditionnelle à l’idéologie de la croissance économique ». (p. 115) À cette fin, « les enfants deviennent de plus
19 1972, Penser avec les mains (1972). Préface 1972
28ciété nouvelle : elle aurait pour finalité non la croissance du PNB mais l’équilibre dynamique entre ces trois déséquilibres perpé
29sance de l’État à la Liberté des personnes, et la Croissance matérielle à une Sagesse équilibrante. Or nous découvrons depuis peu
20 1972, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Aspects culturels de la coopération dans les régions frontalières (été 1972)
30iens et de services, d’urbanisation et de taux de croissance, qui ne saurait coïncider que par accident et temporairement avec un
31ocal et régional. La recherche d’un optimum entre croissance industrielle et équilibre humain s’illustre aisément à ce niveau. Les
21 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stratégie de l’Europe des régions (printemps 1974)
32politique de réduction simultanée des facteurs de croissance dans les deux décennies qui viennent, l’essentiel serait obtenu, les
22 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Les grandes béances de l’histoire (printemps 1974)
33se borner à « rechercher les causes et le mode de croissance du Pouvoir dans la Société », il dénonce en fait l’étatisation de la
34le tout récent Rapport de Tokyo sur l’homme et la croissance 106 . que jusqu’ici l’on n’a guère étudié « que les structures et le
23 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Paradoxes de la prospective (automne 1975)
35nd ils tendent à nous faire accroire qu’une seule croissance est à la fois possible et nécessaire, celle de la production matériel
36». Mais je vois au contraire les promoteurs de la croissance se servir des calculs prévisionnels pour couper court à toute critiqu
37rme ne peut faire ressortir que l’absurdité de la croissance dès qu’elle devient exponentielle. Le long terme, au surplus, devrait
38nverse une tendance — comme on va le voir pour la croissance démographique dans toute l’Europe — le long terme en subira des effet
39 Si bien qu’on peut se demander si le dogme de la croissance industrielle n’est pas devenu sacro-saint dans la mesure même où il p
40ment les technologues, portent en soi des fins de croissance illimitée, qui condamnent le système à la fuite en avant vers un désa
41hnologiques, accordés par leur facture même à une croissance illimitée, portent en eux des finalités virtuellement incompatibles a
42ouvoir d’achat, et d’autoroutes, c’est-à-dire une croissance illimitée — celle que l’on « justifiait » naguère par la croissance d
43ée — celle que l’on « justifiait » naguère par la croissance démographique… Or toute croissance biologique porte en elle-même ses
44naguère par la croissance démographique… Or toute croissance biologique porte en elle-même ses principes régulateurs. Ce n’est pas
45 principes régulateurs. Ce n’est pas le cas de la croissance industrielle, qui est contraire aux lois de la vie et qui met en péri
46litique conduirait d’une manière calculable à une croissance exponentielle ; et de préconiser au contraire tous moyens dont la mis
24 1975, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Rôle de la modernité dans les relations Europe-Monde (hiver 1975-1976)
47eux ou inepte, tandis que s’accélère le rythme de croissance des échanges matériels et des contacts humains, voilà qui ne cesse de
48de demain s’annonce si long que les dangers de la croissance illimitée sont encore inconcevables dans ce monde-là. D’autant plus q
25 1977, L’Avenir est notre affaire. Introduction. Crise de l’Avenir
49ue de l’homme et de l’humanité. C’est notre folle croissance qui affame le Tiers Monde et cause les pénuries qui viennent. C’est l
26 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
50 [p. 15] 1 La religion de la croissance Croissance démographique : il faudra bien qu’elle s’arrête un jour P
51 [p. 15] 1 La religion de la croissance Croissance démographique : il faudra bien qu’elle s’arrête un jour Partons de l’
52lle sert d’argument principal aux partisans de la croissance à tout prix. Au train où elle va, l’humanité va doubler, pour la prem
53s esprits les plus obtus qu’il faudra bien que la croissance démographique s’arrête un jour 3 . Ici paraît l’idée de limite, cell
54t donc entendu que cela n’arrivera pas. Car cette croissance — dont la courbe actuelle présente la plus troublante analogie avec c
55sation de la natalité au taux de remplacement, ou croissance zéro, c’est-à-dire deux enfants par couple, d’ici la fin du xxe sièc
56 pauvres s’élargirait avec l’écart entre les deux croissances démographiques… Mais ici le conditionnel est superflu : les jeux sont
57), puis pour le Tiers Monde pléthorique, où toute croissance de la population veut dire d’abord croissance de la misère. Car une p
58ute croissance de la population veut dire d’abord croissance de la misère. Car une population doublée en fin de siècle suppose une
59 : contraception, avortement légalisé, prime à la croissance zéro, taxation progressive à partir du troisième enfant, etc. Mais ce
60eul peut sauver le sens de la vie 7 . » [p. 20] Croissance urbaine : on ne peut pas tout multiplier impunément L’urbanisation n’
61 l’industrie européenne, de la technique et de la croissance démographique. Je note qu’elle est aussi contemporaine de l’essor de
62nt d’une même cause [p. 28] immédiate, qui est la croissance urbaine sauvage : aucun système d’inter-régulation n’existe plus entr
63ttérale — procède de son expansion même. D’une croissance sans frein naturel Mais la croissance démographique n’a pas eu seulem
64e. D’une croissance sans frein naturel Mais la croissance démographique n’a pas eu seulement pour effet de dé-civiliser les vil
65 qu’elle excite, et dont elle semble justifier la croissance sans frein naturel. De là, deux séries de conséquences : la pollutio
66ent que sont stabilisés les rythmes actuels de la croissance, tant de la population occidentale que des taux de consommation. « Au
67 le fait peu contestable « qu’au rythme actuel de croissance des besoins », les réserves de tout sont condamnées à terme. « Change
68et possible. Mais les économistes partisans de la Croissance et les fonctionnaires des grandes sociétés industrielles se voilent l
69n crise d’eau buvable. « Au rythme actuel » de la croissance démographique et de la pollution universelle il faut prévoir que l’ea
70oupeau ?) Mais il s’agit surtout d’une société de croissance à tout prix, et donc de pollution. Lutter contre la pollution, je le
71« impératifs techniques » que dans un monde où la croissance technologique est tenue pour impérative — parce que sans elle, point
72e pour impérative — parce que sans elle, point de croissance industrielle, sans quoi point de croissance du PNB, sans quoi l’État
73nt de croissance industrielle, sans quoi point de croissance du PNB, sans quoi l’État risque une baisse de prestige… Dans un tel m
74e serait donné d’autres finalités que celle de la croissance et tiendrait compte, en conséquence, des seuls impératifs réels, qui
75. Tout doit céder devant les « impératifs » de la Croissance »… Le concept de Croissance, depuis un siècle et demi, en tant que ré
76 « impératifs » de la Croissance »… Le concept de Croissance, depuis un siècle et demi, en tant que référentiel unique de l’indust
77ation de la pulsion dite de fuite en avant. La Croissance, religion du monde moderne La preuve que la Croissance est devenue la
78sance, religion du monde moderne La preuve que la Croissance est devenue la vraie religion du monde contemporain en tant que monde
79 titre délibérément blasphématoire : Limites à la croissance 31 . [p. 52] Quand les économistes, sociologues, industriels et tec
80s de ralentir, de contrôler ou mieux d’arrêter la croissance, ils ont tous dit d’abord « Voyons, c’est impossible ! » du ton du pè
81qu’on vient de léser le Sacré ! Vraie et fausse croissance Le rapport dit du MIT succédant au premier rapport [p. 53] Forrester,
82 de notre siècle : il a démythifié le dogme de la Croissance et c’était tout ce que le Club de Rome pouvait souhaiter. Qu’il prête
83 d’une part, au prestige qu’attachent au terme de croissance tant de millénaires de culture du sol ; d’autre part, à la confusion
84n qui s’opère dans l’esprit des modernes entre la croissance vivante, celle de l’herbe, des arbres, des bêtes et de l’homme, et l’
85ie en général, et que l’on nomme aujourd’hui « la croissance », par une image aussi trompeuse que plaisante. De telle sorte que ce
86 De telle sorte que ceux qui s’en prennent à « la croissance » au sens d’augmentation quantitative sont ressentis comme ennemis de
87ive sont ressentis comme ennemis de la vie, de la croissance biologique au sens premier, et du même coup comme ennemis de l’avenir
88 comme ennemis de l’avenir, car le prestige de la croissance biologique a également contaminé l’idée de Progrès. La vraie croissan
89a également contaminé l’idée de Progrès. La vraie croissance a un programme où son épanouissement, son déclin et sa mort se trouve
90déclin et sa mort se trouvent inscrits. La fausse croissance est sans programme, théoriquement illimitée ; une fois lancée, elle v
91 germination… Dans cette suite auto-réglée, toute croissance biologique trouve ses limites, qui sont conditions mêmes de la vie. M
92a la seule limite infranchissable à notre type de croissance industrielle. Mais une croissance qui ne peut s’arrêter que par l’épu
93à notre type de croissance industrielle. Mais une croissance qui ne peut s’arrêter que par l’épuisement de ce dont elle se nourrit
94té : elle répond, en effet, à la définition de la croissance cancéreuse. Je ne suis pas contre la croissance (je ne suis pas catha
95a croissance cancéreuse. Je ne suis pas contre la croissance (je ne suis pas cathare dans ce sens). Je propose, au contraire, que
96, au contraire, que l’on s’inspire des lois de la croissance vivante, donc réglée par ses fins particulières dans un ensemble cohé
97i à l’humanité qui vit en symbiose avec elle, une croissance sans limites, qui n’est en fait qu’une ex-croissance maligne. [p. 5
98 le culte du PNB. Un indicateur universel de la croissance : le PNB Le produit national brut, ou PNB, est un total, obtenu par l
99n dans le Tiers Monde. Indicateur universel de la Croissance et paramètre unique du Progrès, le PNB définit à lui seul, et beaucou
100e même, nous l’avons vu, du principe absolu de la croissance sans limites, [p. 57] puis de l’augmentation sans fin du PNB, rapport
101valables au plan mondial, seuls indicateurs d’une croissance qui ne saurait sévir désormais, dans nos pays occidentaux, qu’aux dép
102isse encore entretenir l’illusion d’une percée de croissance réussie aux dépens d’autres pays, notamment du Tiers Monde. C’est pou
103genre d’illusion qu’a pris naissance la notion de croissance indéfinie du PNB. Utopie analogue à celle qui rêve que la balance com
104rer le site des Baux-de-Provence. La politique de Croissance matérielle que pratiquent nos gouvernements a pour effet inévitable d
105és humaines non nationales, sacrifiées à la seule croissance. Et voilà le principe même des crises dont nous souffrons et dont le
27 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 2. Le grand litige
106aînement en tous domaines publics et privés où la croissance paraît possible, bientôt souhaitable, et aussitôt indispensable ; com
107ns. »   6 et 7. « L’explosion démographique et la croissance industrielle nous imposent le choix nucléaire. » Le mensonge, ici, se
108es chances qu’avant la fin du siècle, son taux de croissance s’établisse à zéro. La pression qu’on invoque affectera le Tiers Mond
109pas moins efficace, car il invoque l’absolu de la Croissance, et ce recours suffit à donner bonne conscience au promoteur, qu’il m
110uver, en arrière-plan et couvrant tout, l’idée de Croissance absolue, comme vrai référentiel d’un « homme moderne » conforme aux a
111 d’énergie qui explique sans doute ces courbes de croissance continue, tandis que la population se stabilise ? Bien au contraire.
28 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 3. La clé du système ou l’État-nation
112 des nations étatisées ; se poursuit à travers la croissance industrielle, l’exploitation têtue, naïve, aveugle des ressources nat
113sant la nation tout entière en tout temps 59 . La croissance industrielle est devenue par sa liaison avec la technique, elle-même
114 la guerre, la condition autant que l’effet de la croissance des pouvoirs de l’État sur ses sujets. Vers le milieu du xxe siècle,
115rançais ». Ce ministre ne veut que ce que veut la Croissance, et celle-ci ne saurait être que « française », mesurée en revenu nat
116emps : à partir de Napoléon, la dialectique de la Croissance du Pouvoir ne comportera plus seulement deux termes, l’État et la Gue
117» social (au sens physiologique) nécessaires à la croissance industrielle. Celle-ci va se propager d’abord sans autre loi que cell
118sives assurées aux armées 76 , investissements en croissance accélérée, conditionnement des masses en vue de la production de bien
119aint par sa nature d’étendre ses prérogatives. La croissance de son appareil administratif et de son budget le font devenir tout à
29 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 5. Naissance de la prospective
120e et l’instinct de mort, l’équilibre vivant et la Croissance folle, la liberté qui est pouvoir sur soi-même, et ces richesses qui
121ient s’élever sous des dômes d’air artificiel, la Croissance sans frein de l’industrie relevant le défi de l’explosion démographiq
30 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 6. L’avenir sensible au cœur
122nd ils tendent à nous faire accroire qu’une seule croissance est à la fois possible et nécessaire, celle de la production matériel
123». Mais je vois au contraire les promoteurs de la croissance se servir des calculs prévisionnels pour couper court à toute critiqu
124rme ne peut faire ressortir que l’absurdité de la croissance dès qu’elle devient exponentielle. Le long terme, au surplus, devrait
125nverse une tendance — comme on va le voir pour la croissance démographique dans toute l’Europe — le long terme en subira des effet
126 Si bien qu’on peut se demander si le dogme de la croissance [p. 153] industrielle n’est pas devenu sacro-saint dans la mesure mêm
127je lis dans le Rapport de Tokyo sur l’homme et la croissance, publié par le Club de Rome : « En vérité, nous sommes comme un enfan
128mment les technologues portent en soi des fins de croissance illimitée, qui condamnent le système à la fuite en avant vers un désa
129hnologiques, accordés par leur facture même à une croissance illimitée, portent en eux des finalités virtuellement incompatibles a
130litique conduirait d’une manière calculable à une croissance exponentielle ; et de préconiser au contraire tous moyens dont la mis
31 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 7. Première histoire de fous : l’Auto
131identels du développement d’une industrie dont la croissance normale eût bien suffi à créer des désastres. Mais il y a mieux. L’ac
132tic du Club de Rome. Ils amassent des fortunes en croissance exponentielle qui les mettraient, selon la déclaration récente du pet
133nséquence, parce qu’ils ne veulent croire qu’à la Croissance 103 . [p. 172] Les émirs ont été plus réalistes. Saisissant le prétex
134rces naturelles non renouvelables, en vertu d’une croissance exponentielle des besoins. 5. On a vu que les pionniers de l’automobi
32 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 8. Deuxième histoire de fous : Hitler
135ations qui se partagent la Planète, gérants de la croissance illimitée sans but, du gaspillage des ressources naturelles, et des p
33 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 9. Devenir soi-même
136e plutonium à longue période ; les mégalopoles en croissance de type cancéreux ; les rendements décroissants dans l’industrie et d
137ffaire et non la mienne de parier sur tel taux de croissance irréversible de ce qui limite la liberté de l’homme. Si l’on me deman
34 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 10. Passage de la personne à la Cité
138ouvernants, incapables de renoncer au dogme de la croissance indéfinie (ce serait renoncer à eux-mêmes, on l’a vu dans ma première
35 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 11. Les variétés de l’expérience communautaire
139tion et de l’ensemble des valeurs qu’il implique (croissance matérielle indéfinie, gaspillage de l’énergie, toujours plus de tout
140cis à mes censeurs, en quoi des termes tels que « croissance équilibrée », « décentralisation », ou « fuite devant la liberté de c
141tes abstractions : le revenu national, le taux de croissance, la production par tête, l’analyse input/output, la mobilité de la ma
36 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 12. Que tout appelle les Régions
142un facteur de régulation et d’harmonisation de la croissance. Supposons que la Région, comme tout l’y porte, choisisse d’utiliser
143truction à terme, conformément à la logique de la croissance à tout prix. Tout cela ne serait rien s’il s’agissait de méchants hom
37 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 15. Stratégie
144des ressources existantes, il est démontré que la croissance augmente l’écart [p. 358] entre riches et pauvres 202 , écart plus do
145 Fédération continentale ; d’un dépassement de la croissance à tout prix par des formules d’équilibre humain qui prennent en compt
38 1977, Foi et Vie, articles (1928–1977). Pédagogie des catastrophes (avril 1977)
146 Fédération continentale ; d’un dépassement de la croissance à tout prix des formules d’équilibre humain qui prennent en compte le
39 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Introduction
147s les pays industrialisés de l’Europe, le taux de croissance est en baisse, approchant parfois de la croissance zéro. (Le phénomèn
148roissance est en baisse, approchant parfois de la croissance zéro. (Le phénomène se reproduit au sein de l’Union soviétique : tand
149n bien-être matériel, sont-ils vraiment liés à la croissance du PNB et de la consommation d’énergie, comme l’ont cru, depuis le si
150 De réviser les dogmes du progrès matériel, de la croissance illimitée de tout et de n’importe quoi, du salut par la quantité au m
151dans le secteur économique. Ses buts ? Appuyer la croissance de l’économie en général, et l’expansion des grandes entreprises. Qua
152e la Science, le Progrès, les nationalismes et la Croissance illimitée de tout. Cet échec politique a provoqué une vive réaction d
40 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. I. L’économie
153nt ce qui suit. 1. État économique de l’Europe Croissance mais insatisfaction Les Communautés de Bruxelles semblent avoir attei
154et par une politique délibérée de « relance de la croissance », que pas un seul de nos gouvernements n’ose encore remettre en ques
155ion. L’insatisfaction n’est pas le résultat de la croissance matérielle en soi, mais bien du fait qu’on a proposé aux peuples l’id
156fait qu’on a proposé aux peuples l’idée que cette croissance [p. 57] pouvait leur apporter un « bien-être » proportionnel au taux
157 et qui ont ébranlé la confiance générale dans la croissance illimitée, rapide et sans problèmes, de nos économies. La crise actue
158ncturelle, de vices structurels dans le modèle de croissance partout admis, et de la conscience émergente d’un changement nécessai
159ore [p. 64] que capitaliste ou marxiste — dans la croissance matérielle comme synonyme de mieux-vivre et comme acceptation passive
160 comme rentables à court terme. De l’utopie de la croissance matérielle permanente et infinie — évidemment impossible dans un mond
161lices. On connaît l’ordre de grandeur des taux de croissance de l’inflation dans les pays de la CEE : de 7 à 8 % par an, en moyenn
162a fortiori, d’opposer sur les grands thèmes de la croissance à tout prix, des armements et de l’énergie nucléaires, ou encore de l
163se et dans les conditions nécessaires pour que la croissance économique produise du vrai « bien-être ». On a découvert la loi des
164 pratiquement, au dynamisme « exponentiel » de la croissance. Inflation, chômage, récession, instabilité croissante du système mon
165 la hausse des impôts, ni l’inflation, ni même la croissance du chômage. Le pire danger est dans une politique économique qui cher
166e les mêmes, à savoir nous. C’est notre modèle de croissance qu’il va falloir changer, notre idéologie de la croissance, et tout d
167e qu’il va falloir changer, notre idéologie de la croissance, et tout de suite les cadres nationaux dans lesquels nous voulions me
168voédjré (La Pauvreté, richesse des peuples.) La croissance économique à une dimension aboutit à un accroissement des désirs, non
169nt abordés en effet au nom des mêmes principes de croissance illimitée, et dans le même cadre national où ces problèmes se révèlen
170ccentuées aujourd’hui par le processus même de la croissance industrielle, doivent être atténuées, sinon totalement corrigées. Alo
41 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. II. L’énergie
171posent toutes les prévisions citées, selon lequel croissance économique, croissance énergétique et mieux-être sont inséparables, n
172sions citées, selon lequel croissance économique, croissance énergétique et mieux-être sont inséparables, ne peut-il être contesté
173Toutes ces prévisions supposent, répétons-le, une croissance continue (même freinée) de la consommation d’énergie. Mais le problèm
174notre consommation d’énergie, dès lors que : — la croissance démographique des Européens tend vers zéro dans plusieurs pays, voire
175st partout ralentie (l’OCDE prévoyait en 1974 une croissance de 5,1 %, mais elle a réduit ces taux à 4 % en 1976, à 3,5 % en 1978,
176mandos terrestres. Au lieu de s’hypnotiser sur la croissance indéfinie de la consommation d’énergie, qui ne peut conduire qu’à des
177cepter sans examen le dogme du parallélisme entre croissance énergétique, croissance économique et mieux-être, chaque jour à nouve
178gme du parallélisme entre croissance énergétique, croissance économique et mieux-être, chaque jour à nouveau démenti et moins croy
179iminuer (par décisions communautaires) le taux de croissance de la consommation d’énergie (le plan Carter prévoit de passer de 5 %
42 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. III. L’environnement
180s coupés est très supérieur à celui des arbres en croissance 21 . Le recul mondial des forêts oblige des millions d’hommes et de f
43 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. VI. L’Europe et le tiers monde
181de « progressiste » en termes occidentaux : — une croissance démographique d’allure explosive, dont les principaux facteurs actuel
182imposant au monde par la logique inexorable de la croissance industrielle illimitée (c’est utopique au mauvais sens du terme). Ils
44 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. VII. Programme pour les Européens
183ue indéfiniment aggravée, inflation et chômage en croissance jumelée, famines génocidaires, terrorisme endémique universel, le tou
184urs d’énergie. Diminuer puis inverser les taux de croissance du gaspillage énergétique. Tout cela suppose des pouvoirs fédéraux eu