1 1926, Articles divers (1924–1930). Conférence de René Guisan « Sur le Saint » (2 février 1926)
1st est le seul médiateur à qui doit s’adresser le culte, en son cœur, du croyant. Le centre de gravité religieux est replacé
2 1926, Articles divers (1924–1930). Conférences d’Aubonne (7 avril 1926)
2copons, tant pis. » Cinq conférences et autant de cultes en trois jours, cela peut paraître excessif à qui n’a pas connu l’atm
3 1926, Articles divers (1924–1930). L’Atmosphère d’Aubonne : 22-25 mars 1926 (mai 1926)
3et méditations. Dehors, on honore la liberté d’un culte moins platonique : n’est-ce pas Léo qui prétendit qu’on ne peut juger
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
4nous empêcher de vivre, de rêver et de souffrir : culte du moi avec ses [p. 142] recettes garanties, chapelets d’optimisme, t
5 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
5dépasse celle du cas pathologique. Il y a dans ce culte de la mythomanie qu’on a vu sévir parmi certains milieux d’avant-gard
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
6ire dans un monde organisé pour la production. Le culte des valeurs désintéressées ne peut que diminuer le « rendement » quan
7 dont elle devrait être la mère. Elle favorise le culte exclusif de l’utile, l’incompréhension brutale de la nature, la haine
7 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
8ise finale s’appelle dictature, réside dans notre culte du « pratique », [p. 23] dans la confiance naïve que nous donnons aux
9ous donnons aux techniciens. Je distingue dans ce culte le premier temps du refoulement personnaliste, le symptôme évident de
8 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
10béir à des forces invisibles et de leur rendre un culte de latrie. Tous, nous servons ces dieux, tous, nous leur obéissons, e
9 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
11 L’idole des humanistes (l’homme divinisé) et son culte orthodoxe, le marxisme, exigent de l’humanité un déploiement plus gén
12des raisons analogues, l’humanisme fasciste et le culte des héros sont pour notre personnalisme une menace plus perfide que l
13cheté que suppose, que favorise tout au moins, un culte officiel des héros ? — Le héros vrai n’imite personne. Il n’est confo
10 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
14rigines : souvenirs, mythologies, rites magiques, culte ancestral ou religion d’État. C’est là ce que j’appellerai une commun
15t que cette force reste pure ! Car de même que le culte de la terre et des morts, pour peu qu’il vienne à s’accentuer, risque
16ne certaine déviation de notre morale, un certain culte de la « personnalité » en soi, un certain individualisme, risquent au
17anger intime et permanent, c’est le moralisme, le culte de nos vertus utilisées pour des fins purement humaines. À force de l
11 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
18béir à des forces invisibles et de leur rendre un culte de latrie. Tous, nous servons ces dieux, tous, nous leur obéissons, e
12 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
19 venait aujourd’hui s’en prévaloir pour rendre un culte sanguinaire aux faux dieux qu’elle a suscités. « Le philosophe dit à
13 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
20lus radicale et salutaire) c’est, par exemple, le culte du Surhomme. Le « retour étemel » est alors le type même de la supers
14 1935, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Kierkegaard, Dostoïevski, Barth (23 février 1935)
21e que la vie chrétienne ? demande Karl Barth dans Culte raisonnable dont le titre contraste singulièrement avec celui de Kier
15 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
22 philosophie. C’est d’avoir enseigné au peuple un culte de l’esprit intemporel — comprenez : distingué, oisif — tout conforme
23xiler l’esprit dans les nuages, c’est le vouer au culte d’une élite inféconde, et au juste mépris des masses. V. Situation
24es. V. Situation faite aux intellectuels a) le culte de l’esprit gratuit. La surestimation grandiloquente de l’esprit, rés
25istoire au maximum de spiritualisme distingué. Le culte des principes en soi : voilà ce qu’il faut au régime des requins. La
26piritualiste, prêtre de l’esprit pur, s’adonne au culte solitaire des choses « sérieuses et précises ». Et que le monde suive
16 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
27et l’anarchie bourgeoise ont tolérées en marge du culte de l’argent : la passion, le bonheur, l’aventure, la sécurité, l’esth
17 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
28aient les Calvinistes ? Le libre exercice de leur culte. Or, l’Édit, en donnant cent places fortes aux Réformés, et certains
29i politique. D’autre part, limitant l’exercice du culte (qui ne peut être célébré que hors les murs, et qui souffre partout d
18 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
30 42] française, qui devait par ailleurs rendre un culte à la Raison déifiée. Mais cette raison ennemie du singulier, et défin
19 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
31 messianique. Point d’abstractions : c’est que le culte qu’il faut rendre au Dieu vivant est une obéissance directe « en espr
20 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
32faites à l’image des terreurs de l’homme. Dans le culte de ces images, le peuple croit trouver son unité, et il y retrouve en
21 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
33ase, comme le rappelait récemment le ministre des Cultes !) et bien qu’il attaque violemment le parti soviétique des Sans-Dieu
22 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
34 temps, de la guerre ou des pestes. Cet amour, ce culte rendu à des déterminismes de plus en plus pesants, cette pitoyable my
23 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
35able, en instituant d’immenses fêtes populaires : culte de la Raison, des Vertus, de la Patrie, sous Robespierre ; fête des M
36issons, fête de la jeunesse ou du Solstice d’été, culte des morts de la Révolution, sous Hitler. (Je ne puis ici que renvoyer
24 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
37our un dimanche prochain, au chef-lieu, après son culte. Je suis rentré à bicyclette, sans lumière, distinguant à peine la ro
38our arriver au dit chef-lieu. — Déjeuné, après le culte, chez M. Palut. Il n’est pas pasteur en titre, mais seulement « évang
39aroissiens disséminés. Il en vient une dizaine au culte. Les autres habitent trop loin, ou sont indifférents. Il me raconte l
25 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
40lle bombardée. 2 300 habitants. Cent personnes au culte. Dans la campagne environnante, une maison sur dix habitée. Dès 1934,
41l’aurez remarqué, il n’en vient qu’une dizaine au culte. C’est trop compromettant. Mais pour une causerie sur un sujet neutre
42tes ou pas, les hommes d’ici ne viennent guère au culte. Ce n’est pas l’envie qui manque, mais ils ont peur. C’est toujours l
43es hommes y vont boire leur pastis. Si l’on va au culte, il faut défiler devant les terrasses, c’est gênant. Un homme me disa
44rer humain prime cette volonté de puissance et ce culte du jeune guerrier à quoi certains de nos voisins sacrifient davantage
26 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
45our un dimanche prochain, au chef-lieu, après son culte. Je suis rentré à bicyclette, sans lumière, distinguant à peine la ro
27 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
46e dans son principe à adorer les instruments d’un culte, oubliant le dieu qu’il célèbre. Et pourquoi n’irais-je pas jusqu’à d
28 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
47fait ses preuves.   15 décembre Déjeuné, après le culte, chez M. Palut. Il n’est pas pasteur en titre, mais seulement « évang
48aroissiens disséminés. Il en vient une dizaine au culte. Les autres habitent trop loin, ou sont indifférents. Il me raconte l
29 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
49 quelque manifestation politique. Mais c’est leur culte qu’ils célèbrent ! Et c’est une liturgie qui se déroule, la grande [p
50 heure et demie, et je l’ai vu à la sortie de son culte, debout dans sa voiture qui longeait très lentement une rue étroite,
30 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
51de mots vides ou de mensonges pour les fidèles du culte allemand. Il ne s’agit ici que de religion. Ce n’est pas pour défendr
31 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
52able, en instituant d’immenses fêtes populaires : culte de la Raison, des Vertus, de la Patrie, sous Robespierre ; fête des M
53issons, fête de la Jeunesse ou du Solstice d’été, culte des morts de la Révolution, sous Hitler. L’analogie est à peu près pa
32 1938, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). La vraie défense contre l’esprit totalitaire (juillet 1938)
54émasquer cette idole, et les raisons profondes du culte qu’on lui rend. Or je distingue dans ces raisons plus d’angoisse que
55ent pas de passer pour athées : ils refusaient le culte de l’idole et s’en moquaient. Nous aussi nous devons rire des idoles
33 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
56 » les illusions de la passion, de leur rendre un culte secret, et d’en attendre un mystérieux surcroît de vie. [p. 246] J’e
57s, certes, dans les domaines les plus divers : le culte du nombre, la poésie de l’évasion, l’envahissement de la culture par
34 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
58adultère, c’est insister sur la réalité que notre culte de l’amour masque et transfigure à la fois ; c’est mettre au jour ce
59figure à la fois ; c’est mettre au jour ce que ce culte dissimule, refoule, et refuse de nommer pour nous permettre un abando
60vèle plus exténuant que les morales anciennes. Le culte de l’amour-passion s’est tellement démocratisé qu’il perd ses vertus
35 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
61te, c’est le Jour incréé. Et sa passion, c’est le culte d’Éros, le Désir qui méprise Vénus, même quand il souffre volupté, mê
62qui évangélisèrent l’Europe, et la rappelèrent au culte des lettres. Et ceci nous amène aux abords de l’époque où se forma no
63est ainsi que l’amour-passion, forme terrestre du culte de l’Éros, envahit la psyché des élites mal converties et souffrant d
64l de très obscures complicités. Souvenons-nous du culte druidique pour la Femme, être prophétique, « éternel féminin », « but
65 que l’Inquisition avait brûlé tous les livres de culte et traités de doctrine de l’Hérésie, et que les seuls témoignages sub
66ées, l’idée platonicienne du principe féminin, le culte de l’Amour contre le mariage, en même temps que la chasteté. Saint Be
67e puissante et comme universelle de l’Amour et du culte de la Femme idéalisée, l’Église et le clergé ne pouvaient manquer d’o
68ent manquer d’opposer une croyance et [p. 122] un culte qui répondissent au même désir profond, surgi de l’âme collective. Il
69, dès le début du xiie siècle, pour instituer un culte de la Vierge. Marie reçoit généralement, dès cette époque, le titre d
70 eu besoin d’être rachetée par Jésus-Christ. » Le culte de la Vierge répondait à une nécessité d’ordre vital pour l’Église me
71ibéré : il peut enfin s’avouer sous la forme d’un culte rendu à l’archétype divin de la femme, à condition que cette Déesse-M
72ion dualiste ; enfin, à cette montée puissante du culte de l’Amour, dont je viens de rappeler les manifestations. Nous voici
73re… Le dynamisme créateur revient à la Déesse… Le culte se concentre autour de ce principe cosmique féminin ; la méditation t
74 la femme, dans tout cela ? Elle reste objet d’un culte. Considérée comme « source unique de joie et de repos, l’amante synth
75que de l’âme, le Principe Féminin de la çakti, le culte de la Femme, de la Mère, [p. 136] de la Vierge. Il participe de cette
76par des voies proprement religieuses, mais par le culte plus profane des héros et de leurs prouesses, remplaçant peu à peu le
36 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
77re s’oppose aux violences du sang féodal comme le culte de la chasteté, chez les troubadours, s’oppose à l’exaltation érotiqu
78se d’horrifiant et d’attirant à la fois. C’est le culte et le mystère sanglant autour duquel se crée une communauté nouvelle 
37 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
79ralité de causes profondes ou prochaines, dont le culte de la romance n’est qu’un exemple. (Mais je me devais de le souligner
38 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
80 » les illusions de la passion, de leur rendre un culte secret, et d’en attendre un mystérieux surcroît de vie. J’essaierai d
81s, certes, dans les domaines les plus divers : le culte du nombre, la poésie de l’évasion, l’envahissement de la culture par
39 1939, La Revue de Paris, articles (1937–1969). L’Âme romantique et le rêve (15 août 1939)
82, le mépris des frontières et des obligations, le culte des morts rétabli, le rêve d’expansion indéfinie, mais aussi le goût
40 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
83 bien senti le danger, puisqu’elle a développé le culte de Notre-Dame pour répondre au culte de la « Dame » des troubadours.
84développé le culte de Notre-Dame pour répondre au culte de la « Dame » des troubadours. Cet amour courtois ne fleurit que par
41 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
85des choses fatales et des « choses espérées », du culte des morts et de celui du Dieu vivant. L’ère des religions s’ouvre à n
42 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
86et laïcise le contenu. « La vraie religion est le culte des morts », dit-il après Auguste Comte. Je le pense aussi. (Voyez le
43 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
87rigines : souvenirs, mythologies, rites magiques, culte ancestral ou religion d’État. C’est là ce que j’appellerai une commun
88, chez nous, la vertu régénératrice du sang et le culte des morts sacrés, même s’il s’agit, comme c’est le cas, de métaphores
89t que cette force reste pure ! Car de même que le culte de la terre et des morts, pour peu qu’il vienne à s’accentuer, risque
90ne certaine déviation de notre morale, un certain culte de la « personnalité » en soi, un [p. 50] certain individualisme, ris
91anger intime et permanent, c’est le moralisme, le culte de nos vertus utilisées pour des fins purement humaines. À force de l
44 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
92e dans son principe à adorer les instruments d’un culte, oubliant le dieu qu’il célèbre. Et pourquoi n’irais-je pas jusqu’à d
45 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
93e, de nos jours ? Souvent, en sortant d’un de nos cultes, je regarde les gens qui se dispersent, et je me pose cette question 
94our prochain. Je me demande si les fidèles de nos cultes se sentent plus fortement liés aux autres membres de l’Église qu’ils
95nisées, — douées d’une discipline et de formes de culte fixes. Je ne soulèverai pas ici le problème de l’épiscopat, encore qu
96ce. Je me bornerai au seul problème des formes du culte, au problème de la liturgie protestante. C’est un laïc qui parle ici,
97e pays. J’entends ici par liturgie : la partie du culte qui n’est pas le sermon, les lectures, prières et chants réglés et ré
98nce de toute espèce de liturgie sérieuse dans nos cultes, à quelques rares exceptions près 10 . Et ce n’est pas seulement le d
99e absence. Nous avons bien, de temps à autre, des cultes que nous appelons « liturgiques » et qui consistent en lectures bibli
100re à la fois spontanée et réglée d’avance. Or nos cultes soi-disant liturgiques sont exactement le contraire : ils sont compos
101lorsqu’il arrive qu’on lise, au début d’un de nos cultes, une prière liturgique isolée, comme la confession des péchés, certai
102ut). VII. Alléluia (chant spontané). (À la fin du culte, après l’Oraison dominicale, chant spontané d’une strophe du Te Deum 
103 Vous réussissez à l’amener, un beau dimanche, au culte d’une de nos paroisses suisses. Elle sera d’abord, probablement, dépa
104ra donné la clef. Il en ira tout autrement, si le culte débute par la liturgie que je viens de vous résumer. Cette liturgie,
105aine participation personnelle, physique même, au culte public, n’est pas sans portée spirituelle. Se lever, prier ensemble à
46 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
106il ne croit. Il se décrit « forcé de s’asseoir au culte de famille. Sa gêne. L’horreur du geste qui puisse dépasser son senti
47 1941, Journal de Genève, articles (1926–1982). Religion et vie publique aux États-Unis (18 février 1941)
107 sur le sol américain la liberté de célébrer leur culte, ils y trouvaient aussi la possibilité de fonder une « cité » entière
108ront les principales paroisses de la cité. (Trois cultes chaque dimanche dans beaucoup d’églises.) Le lundi, copieux résumés d
109s. Le dimanche, du matin au soir, une douzaine de cultes relayés par différentes stations. Vous passerez d’une liturgie solenn
110 commercial. Une page y est réservée aux lieux de culte. En tête : « Préservez votre privilège américain : allez au culte de
111 « Préservez votre privilège américain : allez au culte de votre paroisse. » Certes, l’on peut sourire de la publicité qu’éta
48 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
112grands discours, et je l’ai vu à la sortie de son culte, debout dans sa voiture qui longeait très lentement une rue étroite,
49 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
113laide pas ici pour le manque de tenue, ni pour le culte des « belles brutes », ni pour la guerre. Mais je constate que dans u
114 la saveur même de la vie. Nous avons institué le culte de ce qui ne tire pas à [p. 108] conséquence. Il règne sur nos mœurs
115lique 18 . Nous oublions que la conséquence de ce culte n’est autre que l’insignifiance de nos vertus autant que de nos vices
50 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
116érêts puissants capables d’absorber nos rêves. Ce culte de la passion toujours fuyante, j’y vois le signe d’une espèce de név
117empare, la contamine, la dénature, ou lui rend un culte obsédé. L’idéalisation romantique de l’amour dans l’époque victorienn
118homme au contraire se met à l’adorer, à rendre un culte aux valeurs féminines, il prive la femme de ses appuis et transforme
119e plus grand réaliste de tous les temps.) Mais le culte romantique de la femme a inverti cet ordre naturel. Trop d’abus de po
51 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
120e sentimentalisme qui font toute la démagogie, le culte du succès facile et hasardeux, la peur des coups, la peur des paroles
121t rapportent le plus d’argent, quand elle rend un culte à des stars d’une intolérable sottise, quand tout cela paraît naturel
52 1942, La Vie protestante, articles (1938–1978). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
122pirituelle dans la diversité admise des formes de culte et d’organisation. Ce n’est point par hasard que les calvinistes, bie
53 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
123empare, la contamine, la dénature, ou lui rend un culte obsédé. L’idéalisation romantique de l’amour dans l’époque moderne, e
54 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
124ble. On comprend dès lors facilement la raison du culte rendu à Goethe par les meilleurs Allemands. Goethe figure à leurs yeu
55 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
125 venait aujourd’hui s’en prévaloir pour rendre un culte sanguinaire à ses faux-dieux. Ils n’ont pas lu Hegel, bien sûr, mais
56 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
126il ne croit. Il décrit X, « forcé de s’asseoir au culte de famille. Sa gêne. L’horreur du geste qui puisse dépasser son senti
57 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
127, le mépris des frontières et des obligations, le culte des morts rétabli, le rêve d’expansion indéfinie, mais aussi le goût
58 1945, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique de la vie quotidienne (19 octobre 1945)
128nseur galonnés comme des généraux d’opérette ; le culte méticuleux de la bannière étoilée inculqué chaque matin aux enfants d
59 1945, Le Semeur, articles (1933–1949). La responsabilité culturelle de l’Église (mars 1945)
129antes : science, (scientisme), eudémonisme païen, culte de ces valeurs que l’on dit « appartenir à la vie », création de nouv
130rd contact avec l’Église, avec sa doctrine et son culte, l’Église perd ses moyens les plus efficaces d’agir sur le siècle, de
60 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
131mes du message. Le dimanche, on nous transmet les cultes des principales confessions religieuses, mais là encore, le Credo de
61 1946, Lettres sur la bombe atomique. 12. Les Quatre Libertés
132saient l’enjeu de la lutte. La deuxième, celle du culte ou de la religion, paraît en bonne voie de s’établir dans les pays ré
62 1946, Présence, articles (1932–1946). Le Nœud gordien renoué (avril 1946)
133s’en allait qu’enrichi d’un mystère. Tel était le culte de Gordius, religion de l’inextricable. ⁂ Alexandre impatient et tric
63 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
134les. Mais il y a aussi, qui n’annoncent pas leurs cultes : les luthériens de Finlande et de Suède, les orthodoxes serbes, grec
135eurs sanctuaires, enfin par le spectacle de leurs cultes. Séparations et réunions Les États-Unis ont été fondés par des group
136 chercher en Amérique la liberté de célébrer leur culte. Ils y trouvèrent aussi la possibilité de fonder des cités idéales, c
137 d’ailleurs aucun inconvénient à ce qu’un lieu de culte soit moins haut qu’un building, comme une hostie est moins grosse qu’
138 le protestant français qui assiste à l’un de ces cultes. Mais un de mes amis, argentin, sortant de la messe à St-Patrick, se
64 1946, Réforme, articles (1946–1980). Spiritualité américaine (19 octobre 1946)
139 des conférences, des films, un peu de danse, les cultes du dimanche et parfois de la semaine, bref, un milieu. Le pasteur se
140 est belle, et les voix justes et l’ordonnance du culte sans défaut. Au surplus, ce sont de braves gens, plus généreux que le
65 1946, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Monsieur Denis de Rougemont, de passage en Europe, nous dit… [Entretien] (4 mai 1946)
141nisme ? Pour ce qui est du matérialisme, avec son culte du confort et de la machine, son admiration pour le progrès technique
66 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
142s’en allait qu’enrichi d’un mystère. Tel était le culte de Gordium, religion de l’inextricable. Alexandre impatient et triche
67 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
143nseur galonnés comme des généraux d’opérette ; le culte méticuleux de la bannière étoilée inculqué chaque matin aux enfants d
68 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
144ect des élites est obligée de le compenser par le culte naïf des experts. Il en résulte tout le contraire d’un développement
69 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
145les… Mais il y a aussi, qui n’annoncent pas leurs cultes : les Luthériens de Finlande et de Suède, les Orthodoxes serbes, grec
146eurs sanctuaires, enfin par le spectacle de leurs cultes.   Les États-Unis ont été fondés par des groupes successifs de colons
147 chercher en Amérique la liberté de célébrer leur culte. Ils y trouvèrent aussi la possibilité de fonder des cités idéales, c
148 d’ailleurs aucun inconvénient à ce qu’un lieu de culte soit moins haut qu’un building, comme une hostie est moins grosse qu’
149stant français qui assiste à l’un [p. 102] de ces cultes. Mais un de mes amis, argentin, sortant de la messe à Saint-Patrick,
150ront les principales paroisses de la cité. (Trois cultes chaque dimanche dans beaucoup d’églises.) Le lundi, copieux résumés d
151s. Le dimanche, du matin au soir, une douzaine de cultes relayés par différentes stations. Vous passerez d’une liturgie solenn
152 commercial. Une page y est réservée aux lieux de cultes. En tête : « Préservez votre privilège américain : allez au culte de
153 « Préservez votre privilège américain : allez au culte de votre paroisse. » Certes, l’on peut sourire de la publicité qu’éta
154 des conférences, des films, un peu de danse, les cultes du dimanche [p. 109] et parfois de la semaine, bref un milieu. Le pas
155est belle, et les voix justes, et l’ordonnance du culte sans défaut. Au surplus, ce sont de braves gens, plus généreux que le
70 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
156ittérature prétendument « spiritualiste » rend un culte sentimental : comme si la « poésie des travaux ménagers » ne correspo
157mère. Il la sert, elle l’endort et le semonce. Au culte qu’il est censé lui rendre, elle répond dans le meilleur des cas par
71 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
158n grecque d’individu, par le droit romain, par le culte de la vérité objective, et malgré le nationalisme. Hitler représentai
72 1948, Suite neuchâteloise. IV
159 rendre au père, selon le Décalogue, n’est pas un culte des ancêtres. Et pourtant, quelle est cette promesse mystérieusement
73 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
160nt de liturgie non plus puisqu’il n’existe pas de culte public, ni même de rites communautaires ; à part les processions et f
161t qui semble voué au collectif, la dévotion et le culte sont individualistes. Et bien plus encore le salut. Je revois ces fem
74 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Culture et politique européenne (octobre 1952)
162l’héritage de notre glorieuse civilisation et son culte de la [p. 4] personne humaine. Ces formules fournissent des conclusio
75 1953, La Confédération helvétique. Introduction (par Lucien Febvre)
163étique », il n’en existe pas. Mais ils doivent un culte (et ils ne le nient point) aux trois anonymes du Grütli qui, la main
76 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
164rent Zin, le créateur du monde, et célèbrent leur culte dans les gorges des montagnes et les cavernes. Leur organisation soci
165onderbund, garantit le libre exercice de tous les cultes dans toute la Confédération et supprima les entraves confessionnelles
166 bourg de quelque importance des églises des deux cultes, le protestant moyen continue à penser que le catholicisme consiste à
167lles de l’État, n’ont jamais été bien compris. Le culte zwinglien, au contraire, correspond au « démocratisme » profond et in
168ume calviniste n’y sont entrés que plus tard), ce culte paraît d’autant plus pur qu’il est plus dépouillé. Les cérémonies pom
77 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
169ès (à Lyon, en 1143), les chanoines instituent le culte de la Vierge. Et Notre-Dame répond à la Dame des pensées, comme à la
170ne, les mystères d’Éleusis, la Grande Déesse, les cultes initiatiques, l’Odin des Scandinaves et le Dispater des Celtes, les c
171llibilité, leurs hiérarchies, leurs ordres, leurs cultes et leurs dogmes, et leur Inquisition, plus efficace que l’autre dans
172ont plus tard, avec les monuments aux Morts et le culte du Soldat inconnu. Pour la piété et la morale nouvelle, les poètes po
173ui déclenche les révolutions et qui entretient le culte de l’idole nationale. Révolte contre l’Amour de Dieu et du prochain,
78 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
174libres en Allemagne de l’Est). 8. K. dénonce le « culte de la personnalité », mais se garde bien de faire raser le Mausolée d
175 ces points appellent un commentaire. Au sujet du culte de la personnalité dont K. et tous les PC (obéissant spontanément à s
176 oreilles, il suffit de poser deux questions : ce culte était-il vraiment si dangereux ? est-il réellement condamné ? Les rép
177éellement condamné ? Les réponses vont de soi. Le culte, en tant que tel, n’a pas fait le moindre mal à l’URSS, ni aux PC 45
178? Et son mausolée de la Place Rouge, le lieu d’un culte ? Thorez et Togliatti se seraient-ils éclipsés ? De qui se moque-t-on
179nation spectaculaire, mais uniquement verbale, du culte des chefs, répond à une nécessité plus impérieuse : c’est l’alibi de
180e l’Histoire ? Ou certains hommes ? Résumons : le culte de la personnalité, moyennant un changement d’icône, reste en place.
181’attendre aucun mea culpa des superstitieux de ce culte. Leur discipline exclut toute distinction morale entre la vérité et l
182in tout le mal qui s’est fait sous Staline à un « culte de l’homme » qu’on se bornait à nier, mais qu’il faut à présent renie
79 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
183ent assis en tailleur dans leurs niches… Point de culte public en Inde, de liturgie, d’église organisée. L’Hindou grégaire n’
80 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
184nt du sort de tous les hommes qui leur rendent le culte civique. Dès lors, les « liturgies » de la Cité règlent les droits et
81 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
185ès (à Lyon, en 1143), les chanoines instituent le culte de la Vierge. Et Notre-Dame répond à la Dame des pensées, comme à la
186ne, les mystères d’Éleusis, la Grande Déesse, les cultes initiatiques, l’Odin des Scandinaves et le Dispater des Celtes, les c
187llibilité, leurs hiérarchies, leurs ordres, leurs cultes et leurs dogmes, et leur Inquisition, plus efficace que l’autre dans
188ont plus tard, avec les monuments aux Morts et le culte du Soldat inconnu. Pour la piété et la morale nouvelle, les poètes po
189ui déclenche les révolutions et qui entretient le culte de l’idole nationale. Révolte contre l’Amour de Dieu et du prochain,
82 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
190 On élimine d’abord le Père des Peuples, puis son culte. On élimine le chef de sa Police secrète. On élimine l’agent de sa Di
83 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
191te volonté de différence et d’originalité, que ce culte de la nouveauté et du record, de ce qui change, surprend, innove, et
84 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
192oulons une Europe fédérale. Le sacré national, ce culte jacobin dont Hegel et Fichte dirent le dogme après coup, fait de la C
85 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
193e : Jivago et Lara détestent « les principes d’un culte menteur de la société, transformé en politique ». Une fois de plus, l
194rme de passion dont la littérature entretenait le culte ? Quels tabous subsistant de nos jours pourraient-ils encore provoque
86 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation et loisirs : les mass media (mai 1959)
195de l’importance scientifique de leurs travaux. Ce culte des vedettes fait partie de la troisième zone de diffusion culturelle
87 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
196ca » de certaines sectes basilidiennes au [p. 12] culte général d’une Sophia æterna, Éternel Féminin exalté bien au-dessus du
88 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — f. Soulèvement des puissances animiques
197la passion vécue, Tristan et la passion rêvée, le culte de la Dame et le culte de la Vierge, les hérésies gnostiques ravivées
198an et la passion rêvée, le culte de la Dame et le culte de la Vierge, les hérésies gnostiques ravivées et le cynisme libertin
89 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
199e : Jivago et Lara détestent « les principes d’un culte menteur de la société, transformé en politique ». Une fois de plus, l
200rme de passion dont la littérature entretenait le culte ? Quels tabous subsistant de nos jours pourraient-ils encore provoque
90 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
201, le Mahâbhârata, les copieux commentaires sur le culte du phallus, aux traités des Pères de l’Église sur l’ascèse et sur la
202mme a [p. 242] besoin pour s’accomplir, et par ce culte que nous lui rendons, nous arrivons à connaître le monde et à l’anéan
91 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — iii. Post-scriptum
203i le désir à la hauteur de l’amour animique et du culte rendu à la Dame (considérée non pas comme femme et comme [p. 281] per
92 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.1. Proto-histoire d’un continent sans nom
204jusqu’aux îles lointaines du nord de l’Écosse, ce culte et son architecture. Ils atteignirent le Jutland, la Scandinavie, l’A
205, leur vague fédération continentale, liée par le culte druidique, préfigure comme en négatif l’Europe à venir : celle qui se
93 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
206n locale et poétique de la Grande Déesse, dont le culte dominait le Proche-Orient, de l’Euphrate au Bosphore et au Nil. Un au
207aire contemporain du déclin de la Crète et de son culte de la Grande Mère, éclaire et reflète à la fois la naissance de l’Eur
208ime et colonisateur, la Crète des Minos répand le culte d’Europe associé à celui de Zeus dans le monde égéen, dans la Grèce c
209ratrice de toute la civilisation européenne ? Au culte de Zeus, celui d’Europe est associé, mais comme une manifestation sec
210ndaire. Comment va-t-il évoluer ? Nous verrons ce culte monter vers le nord, se répandre peu à peu dans l’Hellade entière. De
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
211s sont tous imbus d’erreur, quoiqu’ils rendent un culte au Christ — Arméniens, Jacobites, Maronites et le reste. Les Grecs se
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
212eu, qui demande plutost le cœur des hommes que le culte extérieur et les sacrifices dont on fait tant de parades ; non que je
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
213bliques. Là, pour les devoirs respectables de son culte, pour les soins touchans de sa subsistance, affluait un peuple nombre
214le sceptre du monde à des peuples si différens de cultes et de mœurs, depuis ceux de l’Asie antique jusqu’aux plus récens de l
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
215igion, telle opinion, tel genre d’étude, c’est le culte de la vérité qui les réunit. Tantôt, comme les mineurs, ils creusent
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
216coles primaires, et s’y dénature en nationalisme, culte laïque de l’État. Le mouvement Jeune Europe, qui voulait utiliser les
217issoudre, impuissantes à fonder. Elle est dans le culte des intérêts matériels qui s’est peu à peu substitué [p. 253] sur le
218e toute révolution qui n’est pas explicitement un culte de dévouement envers tous ceux qui souffrent et combattent doit se co
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
219iste anglais Hilaire Belloc condamne lui aussi le culte de la Science et du Progrès, mais au nom de l’Église et de l’Autorité
100 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
220nt à force d’intelligence et de courage. C’est le culte du travail et de l’effort qui incite Hercule à purger la terre de ses
221exterminé tous les Druides de Gaule ; anéanti les cultes égyptiens ; noyé dans le sang et déshonoré par d’ingénieuses calomnie