1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1tal, car il semble bien que dans le domaine de la culture le péril n’existe que pour autant qu’on en parle, la vraie « question
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2 songe aux bataillons de pâles opportunistes sans culture qui se chargent de gaver les masses du pain quotidien de la bêtise de
3ensée et Action… Ces deux moralistes adonnés à la culture et à la libération du moi paraissent bien les ancêtres des nouvelles
4quelques conséquences. Connaissance intégrale et culture de soi, telle peut être l’épigraphe [p. 314] de toute la littérature
5 Mais Gide est responsable d’une autre méthode de culture de soi, « d’intensification de la vie », et qui consiste à pousser à
6r lutter il faut des armes et ne méprisent pas la culture ; sans autre parti-pris que celui de vivre, c’est-à-dire de construir
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
7iques du Chinois et sympathiser avec son idéal de culture. Il n’y a pas là deux points de vue irréductibles, du moins M. Malrau
4 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
8raffinées, réunies pour admirer mutuellement leur culture », dit Ford. Et tout est dit ! Le simplisme arrogant avec lequel, de
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
9térisée, aux yeux de l’étranger impartial, par sa culture intensive et extensive des veaux et des médiocres. 3.d. Le gavage M
10esprit de parti, arrivisme et parlementarisme. La culture de l’esprit démocratique telle qu’elle est comprise par les institute
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
11rendre que l’école est le plus gros obstacle à sa culture. Et c’est cela, préparer le terrain. D’autre part, il faut partir de
12 qu’il voudra. Les Orientaux appellent Yoga cette culture des facultés physiques, intellectuelles et mystiques. Toute leur forc
13rogressent de la même manière. Dans un système de culture spirituelle, les différences s’accuseraient, mais se légitimeraient d
14eur morale ne saurait même pas prévoir. NOTE B La culture de notre sensibilité nous aiderait à retrouver l’accord avec l’ordre
15ait à retrouver l’accord avec l’ordre naturel. La culture de notre force de pensée nous rendrait une liberté sans laquelle nos
16ionnelles enrayent et faussent tout. Imaginez une culture spirituelle indépendante de toute destination religieuse particulière
7 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
17] Je vois l’humanisme nouveau sous l’aspect d’une culture des facultés mystiques ; d’une technique spirituelle 8 indépendante
8 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
18] N’est-ce point ce genre de démarche que notre « culture » a le plus méprisé ? N’est-ce point à cause de ce mépris qu’elle a p
9 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
19éfute MM. Berl et Guéhenno, sur la question de la culture dans ses rapports avec le peuple. Il discute M. Malraux et son goût d
10 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
20eux), autour du problème, plus aigu encore, de la culture bourgeoise et des valeurs révolutionnaires. (Mort de la pensée et Mor
11 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
21 point de départ d’un système économique ou d’une culture, c’est vicier à la base toutes les conceptions du loisir qui découlen
12 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
22hoc. Grave et rieur, chaste, ignorant, avide de « culture ». Volodia, lui, est fils de bourgeois : taré donc, intellectuel, rat
13 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
23is qui ne veulent pas pour autant renoncer à la « culture » bourgeoise ni au pavillon de banlieue. « Avec ce que je dois au pro
14 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
24e caste, d’un niveau de fortune, d’une qualité de culture. L’esprit a fini par être conservateur. Trop ont un intérêt précis à
15 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
25que les temps de répit, souvent déshonorés par la culture des illusions et la dégradation du sens de la révolte. L’histoire du
26onde le même rôle que l’instinct dans l’homme. La culture du xixe siècle a voulu les ignorer et nous assistons à leur vengeanc
16 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
27rne trop souvent encore, en France, à désigner la culture gréco-latine. Nous n’avons pas, bien entendu, à discuter ici la quest
28stianisme confondu d’ailleurs avec une certaine « culture », il ne semble pas que ces deux auteurs aient été jusqu’aux dernière
17 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
29et codifie officiellement l’idéal national que la culture et les mœurs de l’élite devenaient impuissantes à incarner aux yeux d
18 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
30que argent. Beaucoup proclament la faillite de la culture bourgeoise, aucun ne renonce à l’ambition d’y faire figure. Aucun ne
31ismes soumettent de plus en plus la personne à la culture nationale, celle-ci à l’économie, et l’économie à l’État, et rejoigne
19 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
32 point de départ d’un système économique ou d’une culture, c’est vicier à la base toutes les conceptions du loisir qui découlen
20 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
33, du sentiment patriotique originel ; refus de la culture bourgeoise et de la distinction commode qu’elle suppose et implique e
21 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
34spective et un avenir commun à la politique, à la culture, à toutes les forces créatrices de ce pays. (paru dans L’Ordre nouve
22 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
35 et surtout ne mélangeons rien. Tributaires d’une culture dont l’ambition suprême était de se « distinguer » des contingences,
36aient de même en présence du libéralisme et de la culture « désintéressée ». C’est alors qu’on lança parmi nous le mot d’ordre 
37lança parmi nous le mot d’ordre : « Défense de la Culture ». [p. 261] Toute la confusion vient de là. Car la culture qu’on nou
38 [p. 261] Toute la confusion vient de là. Car la culture qu’on nous propose de défendre, c’est elle, précisément, qui est resp
23 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
39que les temps de répit, souvent déshonorés par la culture des illusions et la dégradation du sens de la révolte. L’histoire du
40onde le même rôle que l’instinct dans l’homme. La culture du xixe siècle a voulu les ignorer et nous assistons à leur vengeanc
24 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
41ssent la mesure connaîtront bientôt l’ordre et la culture que nous voulons. Nous rejoignons ici le propos de ces pages. La litt
42 nos scribes assis ou accroupis. Le respect de la culture, tout d’abord. Nos romanciers sont très mal cultivés. Ils influencent
43 perspective commune. Restaurer le prestige de la culture, cela ne va pas à la spéculation gratuite, dans un monde personnalist
25 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
44dissimulé, aux yeux des jeunes gens, un défaut de culture, au sens banal du terme, qui se trahit ici fâcheusement. Iront-ils au
26 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
45ucation, je retiens cette phrase : « La véritable culture ne s’acquiert qu’à partir du moment où l’homme entre en contact avec
46il faut à tous : la révolution des mœurs et de la culture, la révolution anti-bourgeoise, anti-capitaliste, anti-étatiste — per
27 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
47mbattre la société actuelle, tout en préparant la culture à venir sur le solide terrain de l’économie psychique, l’on s’attaque
28 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
48sprit, qui fonde l’originalité puissante de notre culture. Peut-on imaginer un spectacle plus propre à éveiller l’imagination,
49de salon », d’un abandon, voire d’un mépris de la culture et de l’esprit qui marque à son insu l’élite bourgeoise, et confirme
50n mal de bohème prolétarienne. Le spectacle de la culture européenne, depuis la guerre, nous enseigne deux grandes vérités empi
51t prochaines ; vu la panique nationaliste dont la culture du dernier siècle est responsable ; vu l’intérêt que présenterait pou
52us criminels ; — constate : que le problème de la culture est le problème central de notre temps, la culture étant responsable
53ulture est le problème central de notre temps, la culture étant responsable de concentrer, d’humaniser et de transmettre les do
54lic les questions suivantes : a) définition de la culture, de ses moyens et de son but final. b) qu’est-elle devenue en théorie
55ces assises subversives, ces états généraux de la culture. Ne serait-ce pas inaugurer officiellement la révolution véritable ?
56r à quelle fin doit tendre cette réalité, — notre culture par exemple. C’est croire à cette fin, et prouver qu’on y croit. C’es
57ts de la tribu », — condition nécessaire de toute culture. Car avant de parler il faut savoir le sens des mots. Et pour que les
29 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
58ut regretter que le Congrès pour la défense de la culture n’ait rien tenté pour débrouiller un peu le complexe de mots adultéré
59onale » tout en restant capitaliste.) Défendre la culture, ce serait d’abord rendre aux mots-clés un sens commun. Mais il me se
30 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
60i. Le symbole d’une révolution astronomique de la culture occidentale. Peut-être avons-nous passé l’âge de l’inhumaine, de la b
31 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
61uther responsable d’une [p. 601] scission dans la culture et la spiritualité allemandes, scission aboutissant par une série d’a
32 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
62 [p. 13] Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935) l 1. — La culture ne doit pas tendre à
63 culture personnaliste (février 1935) l 1. — La culture ne doit pas tendre à former des personnes. Mais elle doit être formée
64le. La réponse ne peut faire de doute : seule une culture constituée et transmise par des personnes assujetties aux ordres de l
65hez tout homme, de la personne. Or nous voyons la culture actuelle constituée et transmise par deux espèces d’hommes à vrai dir
66le ou à tant l’heure de cours. Nous disons qu’une culture constituée et transmise par des hommes qui refusent de rester respons
67rcice d’autres vocations.   2. — Le rôle de toute culture, c’est de monter la garde autour de la mesure vivante d’une civilisat
68t-à-dire dominé par une commune mesure.   3. — La culture ayant une mesure commune avec l’économique, le social et le politique
69ctuelle ne sera plus séparée des « masses ». Une culture isolée n’est pas une vraie culture ; elle n’est plus responsable de s
70masses ». Une culture isolée n’est pas une vraie culture ; elle n’est plus responsable de son action concrète. Dans un monde d
71masses » — soviétiste ou fasciste — le rôle de la culture est bientôt ravalé au rôle du règlement de service dans les casernes.
72 dans les casernes. Dans le monde capitaliste, la culture n’est plus guère qu’un luxe injustifié. Du simple fait qu’il y a des
73ifié. Du simple fait qu’il y a des « masses », la culture se trouve isolée de la vie populaire et de la politique qui l’exploit
74’est dans un monde communautaire seulement que la culture peut créer librement. Elle créera certes en toute liberté, selon ses
75 Nietzsche est manifeste : il a conçu sa nouvelle culture hors du cadre communautaire. Or nous considérons ce cadre comme imméd
33 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
76éent des tensions fécondes. La civilisation et la culture naissent et vivent de tensions de ce genre. Prenez l’exemple d’un tab
34 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
77ande. Nous manquons terriblement de ce sens de la culture qu’incarnait à mes yeux René Guisan, lorsque je le voyais dans sa bib
78nsée agissante. Nous méprisons trop facilement la culture au nom de l’action. C’est sans doute parce que nous avons connu quelq
79méprisaient trop facilement l’action au nom de la culture. En vérité, ni l’une ni l’autre ne valent rien dès l’instant qu’on le
35 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
80 [p. 21] I Le problème de la culture Qu’est-ce qu’un problème ? Je me propose d’envisager dans cet ouvrag
81se d’envisager dans cet ouvrage le problème de la culture. Lorsque l’on entreprend de lire un livre qui traite d’un « problème 
82utions qu’on lui propose. Ainsi le problème de la culture. Quelqu’un demande : à quoi sert-elle ? et déjà la crise est ouverte.
83se est ouverte. Insuffisance de nos refus Si la culture nous pose un problème, c’est donc, et tout d’abord, qu’elle est en dé
84us sens la jungle du vocabulaire. J’ai dit que la culture est en pleine décadence. Et maintenant je demande qu’elle s’abaisse !
85udrais prudemment insister. La décadence de notre culture provient à mon avis d’un ensemble de causes économiques, politiques e
86r à hauteur d’homme, au niveau du réel, que notre culture se défait. Faute de s’être montrée « à la hauteur » d’une tâche humai
87tôme de décadence Pour mesurer la décadence de la culture, considérons d’abord le train banal des choses. Tâchons de prendre su
88 l’on doute en réalité de la commune mesure de la culture et de l’importance qu’il y aurait à la traduire avec fidélité. En d’a
89termes, si l’on néglige le langage, on néglige la culture elle-même. Et l’on néglige surtout ses avertissements. Comment les e
90age est la négation du langage, la négation de la culture, la négation de sa mesure vivante et de la dignité de ses grands prêt
91. ⁂ J’ai constaté l’existence d’un problème de la culture. J’ai dit que tout problème réel se pose à nous à partir du moment où
92 à nous à partir du moment où son objet (Dieu, la culture, l’amour, la nation, le travail, etc.) s’éloigne ou s’affaiblit, ou m
93bles vont nous guider dans l’examen du concept de culture en soi, — de ses apparitions les plus considérables dans l’histoire, 
36 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
94 [p. 31] II D’une culture qui parle dans le vide Un critique allemand, E. R. Curtius, écrit 6  
95eu de mots aussi usés, aussi éventés que celui de culture ; il y en a peu que l’on emploie avec autant d’irréflexion. Une socié
96ogramme de discussion : “la gymnastique est de la culture”, voilà où nous en sommes. La majeure partie de ce que l’on dit aujou
97eure partie de ce que l’on dit aujourd’hui sur la culture est du même niveau. » La situation est-elle plus réjouissante en Fran
98r la difficulté qu’il y a à définir simplement la culture ? Sait-on bien de quoi il s’agit quand on dit : la culture se meurt,
99 Sait-on bien de quoi il s’agit quand on dit : la culture se meurt, ou : il faut sauver la culture ? Le mot culture évoque dans
100dit : la culture se meurt, ou : il faut sauver la culture ? Le mot culture évoque dans l’esprit du Français moyen l’idée de l’U
101se meurt, ou : il faut sauver la culture ? Le mot culture évoque dans l’esprit du Français moyen l’idée de l’Université, de la
102omatisme en dit long sur la notion courante de la culture, non seulement dans la bourgeoisie mais encore chez les ennemis marxi
103t jamais réfléchi à ce problème — pour définir la culture comme un acquis spirituel à transmettre. C’est-à-dire comme une chose
104me une chose à faire, ou qui se fait. À l’idée de culture s’associe tout naturellement dans notre esprit l’idée de l’homme cult
105Sorel, disons qu’on en est arrivé à considérer la culture comme un produit de consommation, et non comme une activité de produc
106ppant entre la crise économique et la crise de la culture. Disons parallélisme, simplement, sans préjuger de la nature du phéno
107la nature du phénomène qui lie l’économique et la culture : interaction, subordination de l’une à l’autre ou origine commune. N
108 d’abord ressentir la foncière inadaptation de la culture, telle qu’elle nous est transmise, aux besoins que l’époque nous crée
109té. Sur le plan de la qualité qui est celui de la culture, surproduction signifiera : production de valeurs inassimilables ; et
110us rarement, par le livre. En d’autres termes, la culture ne « rend » plus. Elle n’est plus à notre mesure, elle nous offre des
111s là ces images qui pourraient encore égarer : la culture qu’on nous donne ne nous commande plus rien. Elle parle dans le vide.
112ils ont perdu le secret : c’était le secret d’une culture qui est morte. ⁂ Séparation du peuple et des « gens cultivés », sépar
113 cette décadence : c’est un dessaisissement de la culture. [p. 34] Je ne vois qu’un seul de nos contemporains qui ait étudié s
114e premier à définir une conscience nouvelle de la culture créatrice — conscience dont je n’ai pas encore à critiquer la qualité
115e Man a pu découvrir les vices constitutifs de la culture décadente 7 . Prenons acte, en passant, de ce fait : le prophète est
116t donc du conflit qui oppose au xxe siècle une culture bourgeoise décontenancée et une culture socialiste encore utopique ou
117iècle une culture bourgeoise décontenancée et une culture socialiste encore utopique ou mythique, mais qui agit déjà comme tell
118 ne fût-ce qu’en précisant les traits réels de la culture qu’elle prétend remplacer. Dans la mesure où la culture bourgeoise es
119e qu’elle prétend remplacer. Dans la mesure où la culture bourgeoise est liée aujourd’hui aux conditions économiques qui défini
120bourgeoise, on est en droit de supposer que cette culture procède dès l’origine de la puissance qui porta cette bourgeoisie au
121 était apparue une conception du travail et de la culture qui va caractériser la nouvelle classe opposée à la noblesse féodale.
122e ni de la fortune, mais de son activité et de sa culture ». Culture et travail se trouvent ainsi liés dans un même mouvement d
123fortune, mais de son activité et de sa culture ». Culture et travail se trouvent ainsi liés dans un même mouvement de révolte c
124 qui lui permettra de construire. À ce moment, la culture est travail, revendication constructive ; elle mesure à la fois la pe
125tte puissance, née de l’union du travail et de la culture, de la main ouvrière et de la pensée. Elle garde la culture et rabais
126e la main ouvrière et de la pensée. Elle garde la culture et rabaisse le travail. Ce faisant elle adopte une attitude nouvelle
127elle adopte une attitude nouvelle vis-à-vis de la culture. Elle transforme ce qui était ses outils en propriété assurée. La cul
128 ce qui était ses outils en propriété assurée. La culture n’est plus un combat, elle devient une distinction ; c’est-à-dire une
129ique se révèle plus féconde du point de vue de la culture. Mais on peut se demander sérieusement si ce premier progrès suffit,
130eut-être, affecta dès le principe l’éthique et la culture bourgeoises. Quelques remarques préliminaires nous aideront à interpr
37 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
131issance sous le signe de la raison utilitaire, la culture de la bourgeoisie a confondu tous ses progrès avec ceux de la raison
132ans l’audace méthodique des « producteurs » de la culture nouvelle. Toutefois la décision n’appartiendra qu’à ceux qui sauront
133t le sort que le déterminisme social réserve à la culture, dans un monde régi par des lois calquées sur la nature des choses.
134de l’histoire réside dans la Force des Choses, la culture ne peut plus prétendre qu’à refléter fidèlement « ce qui se fait ». E
135is à cœur de justifier le jugement de Marx sur la culture de son temps, qualifiée de superstructure. Mais ils y voient leur sup
136de toujours dans ses loisirs. L’inactualité de la culture qui était pour Marx une vérité de fait, — fait qu’il avait tout d’abo
137 de toute action… Là encore, le désistement de la culture empêchera le scandale d’éclater : il libérera, s’il est besoin, de to
38 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
138 scientifique, qui fut le principe efficace de la culture bourgeoise militante, est aussi le principe corrupteur de la culture
139militante, est aussi le principe corrupteur de la culture bourgeoise triomphante. En d’autres termes, la révolution bourgeoise
140t, de quel complexe économique et spirituel notre culture tire son origine. Elle nous permet ainsi de mieux comprendre les rais
141le nous permet en second lieu d’apercevoir qu’une culture peut être définie par son principe régulateur, pour autant que ce pri
142est vraiment immanent à tout progrès normal de la culture, dont il est seul à garantir la cohérence. Alors, la vérité d’une cul
143l à garantir la cohérence. Alors, la vérité d’une culture n’est autre que la vérité de ce principe. Et la logique interne de ce
144tre en mesure de prédire les développements de la culture. L’histoire a toujours confirmé la prophétie des véritables « clercs 
145 cette commune mesure est l’essence même de toute culture. Car si la pensée et l’action se règlent sur des lois hétérogènes, la
146ssent bientôt. On voit aussi qu’il n’y a vraiment culture que là où règne une mesure commune. Car sans mesure il n’est pas de g
147uent de valeur. On voit enfin que la vérité de la culture et sa chance de grandeur réelle résident dans la vérité de la commune
148ne nous montreront le négatif de notre état : une culture unifiée par la force, et dont la mesure actuelle est une tactique au
39 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
149 dans le rappel constant des fins que poursuit la culture. Vraie mesure, ce sous-entendu clairement perçu par tous les clercs,
150ètes annoncent sans relâche. Que devient alors la culture ? — « L’homme qui a une vocation n’est pas bon à autre chose. Israël
151is être sacrifiée. 21  » Ainsi toute tentative de culture profane se voit assimilée à l’entreprise de Babel : une révolte d’org
152 de Babel : une révolte d’orgueil contre Dieu. La culture d’Israël sera pauvre à raison même de sa pureté. Sa pauvreté sera con
153rquoi sa pauvreté même garantit la fidélité de la culture du peuple hébreu. C’est une ascèse : il s’agit de détruire en germe t
154dustriel. » Que reste-t-il de ce que nous nommons culture ? Philosophie, beaux-arts, fictions écrites, science, industrie, tout
155[p. 65] Si l’on admet que la destination de toute culture, c’est de concentrer les puissances de la nature et de la société dan
156auquel il dédie toutes ses œuvres, on voit que la culture la plus pauvre, qui fut celle du peuple hébreu, fut aussi la plus con
157s richesses mêmes qu’il prodigue aujourd’hui à la culture dans tous ses ordres 23 ne sont-elles pas le signe qu’il y a place d
158chrétienne en tant qu’instituée et sacrée ? Notre culture moderne serait-elle née de cette mystérieuse convergence dans la sécu
40 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
159e que s’ils participent réellement à la vie de la culture, en leur qualité « secondaire » d’instruments de régulation. Or il es
160gnale le suprême degré de tension créatrice d’une culture dont l’équilibre est déjà virtuellement menacé : c’est sans doute l’a
161 d’un même mouvement l’Église, la politique et la culture à la source commune de toute autorité et de toute légitimité, qui est
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
162u une mentalité de classe, ou simplement toute la culture et ses produits. Une simple équivoque [p. 78] sémantique dresse parfo
163oportion impressionnante entre l’aire de la vraie culture créatrice et régulatrice et l’aire des sous-produits standardisés de
164ce et l’aire des sous-produits standardisés de la culture de consommation, on aperçoit la raison immédiate de la crise actuelle
165ement constater le déficit que représente pour la culture la création de ces grandes zones d’échanges incontrôlés. Ces échanges
166siste à la même dégradation des instruments de la culture : — d’une part les écrivains se mettent à raffiner l’expression propr
167os vies, c’est le drame de la civilisation, de la culture, de la cité modernes. Tous les hommes de ce temps, s’ils ont quelque
168ple avec sa vocation, qui faisait la grandeur des cultures authentiques. Elle est devenue la loi inexorable et mécanique qui pli
169nos dénis d’humanité, — le contraire absolu de la culture, si la culture est justement la part active que prend l’homme à tout
170anité, — le contraire absolu de la culture, si la culture est justement la part active que prend l’homme à tout ce qui est créa
42 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
171 qui précèdent, nous avons vu comment les grandes cultures, et les communautés nationales fécondes dans le domaine de l’esprit,
172us disons qu’ils ont sauvé l’esprit [p. 86] et la culture, quelles définitions de l’esprit et de la culture supposons-nous ? Le
173culture, quelles définitions de l’esprit et de la culture supposons-nous ? Le triomphe de la bourgeoisie était complet. Rationa
174en Homais, le Père Uba. La vérité, l’esprit et la culture en présence du triomphe bourgeois furent rejetés dans une opposition
175fondamentale, dans l’histoire des sociétés et des cultures, de ce que je nomme la commune mesure, le spectacle des deux plus gra
43 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
176de rien comprendre à l’évolution nécessaire de la culture soviétique, si l’on se refusait à l’examen critique des doctrines qui
177yer d’élargir cette critique, et notre idée de la culture s’il le faut. Quand l’esprit « perd ses droits », c’est à nous de les
178anti-spiritualiste 38 , Marx avait affirmé que la culture n’était rien qu’un « reflet » du processus économique, et de la lutte
179es classes qui en résulte. De là sa théorie de la culture, considérée comme une simple superstructure du dynamisme matériel. On
180ins, l’épisode du Proletkult, autrement dit de la culture prolétarienne, censée naître automatiquement, et comme un produit acc
181nement pour le prolétariat… Dans la théorie de la culture, l’idée d’« avant-garde » supplanta, elle aussi, sous la pression de
182us la pression de la réalité, l’idée de masse. La culture soi-disant prolétarienne se révéla finalement ce qu’elle était dès le
183révéla finalement ce qu’elle était dès le début : culture socialiste, configuration d’une Idée par des hommes qui y croient, et
184sée par le socialisme. » Il faut alors définir la culture comme « une forme commune de la vie, dont l’activité économique et po
185que ». On doit admettre que les définitions de la culture que je viens de citer selon de Man rendent compte de ce qu’il y a de
186x critères que j’en donnais. L’assimilation de la culture (et donc de sa mesure) au Plan, est même si radicale, ou si naïve, qu
187 sont venus à confondre, sans l’ombre d’un doute, culture et production en général. Étonnante réaction contre les conceptions b
188 bourgeoises, qui assimilaient de plus en plus la culture à la « jouissance » d’un consommateur distingué. Mais ici, l’équivoqu
189Soviets au Congrès de Paris pour la défense de la culture, en 1935, citèrent tous, comme exemple impressionnant de l’ascension
190 [p. 95] qui assimile l’élévation du niveau de la culture à celui de l’épaisseur des semelles, n’a rien de révolutionnaire, si
191 entre les producteurs et les consommateurs de la culture. Tant qu’il ne s’agissait que de construire des tracteurs, les poètes
192r la théorie marxiste originelle, qui veut que la culture socialiste naisse comme une production automatique du triomphe de la
193’un Homme Nouveau, imprévisible, en vue duquel la culture communiste devrait dorénavant s’organiser (le paradoxe est soutenable
194ains égards, contraire. C’est tout le drame de la culture d’opposition, de la culture séparée, qui, sous nos yeux, vient de se
195t tout le drame de la culture d’opposition, de la culture séparée, qui, sous nos yeux, vient de se renouer au cœur de la constr
196r, disait-on, il faut parer au plus pressé, et la culture ne vient qu’après. Ainsi, tout se trouva soumis à des fins purement m
197 dont on espérait qu’il naîtrait spontanément une culture populaire. C’était viser trop court, et sous-estimer l’ennemi : j’ent
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
198t-elle [p. 108] à la réalité et spécialement à la culture, une fois le pouvoir politique aux mains du Chef ? Je voudrais esquis
199lérien 50 considérés dans leurs rapports avec la culture, au lendemain de la prise du pouvoir. Il m’apparaît que ce parallèle
200stifier le mépris où l’on était forcé de tenir la culture. On fit appel à la doctrine marxiste, ou à l’honneur national menacé,
201in, d’abord rendre sa « liberté » à la nation. La culture viendrait après : on la taxait pour le moment de superstructure, ou d
202 au pas (Gleichschaltung ou synchronisation de la culture). On réunit des masses énormes et on les enthousiasme pour la « cultu
203s masses énormes et on les enthousiasme pour la « culture », c’est-à-dire non point pour telle œuvre de premier ordre, [p. 110]
204ur la volonté, affirmée par l’État, de fonder une culture nouvelle et populaire. En réalité, ce n’est pas le contenu de la cult
205ulaire. En réalité, ce n’est pas le contenu de la culture proprement dite que l’on répand, mais on affirme un certain nombre de
206éateur aussi bien qu’à l’esprit des usagers de la culture, la mesure prétendue universelle. Or cette mesure étant en fait celle
207t dérisoires et dégradants dès qu’il s’agit de la culture. Dérision et dégradation fatales dans le cas des régimes improvisés,
208s et nationales-socialistes dans le domaine de la culture.   Collectivisme : « Le bien commun passe avant le bien particulier.
209 destinée d’avance, collectivement, à incarner la culture nouvelle sous ses formes les plus créatrices : classe prolétarienne o
210geoise, en Allemagne de son ascendance juive.) La culture officielle aura pour premier objectif de développer exclusivement les
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
211 mais que l’on veut imposer au tout, y compris la culture et la morale. Ce sont les nécessités de la propagande, identiques dan
212 nation allemande, qui sont censées configurer la culture. 2° Or cette mesure partielle a peu de chances de créer une communion
213de la propagande est par nature contraire à toute culture imaginable. Il peut au plus favoriser l’instruction élémentaire des m
214 on a pu se contenter pendant longtemps d’appeler culture ce qui n’était que de l’instruction. En Allemagne, où la culture a de
215n’était que de l’instruction. En Allemagne, où la culture a de très fortes racines populaires et où l’élite était bien plus art
216caractéristique à cet égard. Chaque progrès de la culture officielle s’y traduit par un recul de la culture proprement [p. 118]
217culture officielle s’y traduit par un recul de la culture proprement [p. 118] dite : aussi la grande majorité du corps professo
218sociales, injustices économiques, décadence d’une culture séparée du peuple et divisée contre elle-même, grabuge des factions p
219âche-là, je vois le seul fondement d’une nouvelle culture européenne… b) Il est faux que nous soyons obligés de commencer par
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
220 s’imposent les dictatures. Du court destin de la culture soviétique, depuis vingt ans, ou de la culture nationale-socialiste d
221la culture soviétique, depuis vingt ans, ou de la culture nationale-socialiste depuis trois ans, je n’ai pas voulu tirer un pro
222rale de la croyance collectiviste qui veut que la culture, cette création, naisse spontanément d’un état matériel ou politique
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
223des longues dynasties : grands empires et grandes cultures qu’un grand dessein pouvait seul maintenir. Mais pour attester la pré
224tuels. Ils révèlent l’existence d’un appel que la culture ne peut plus ignorer. Notons aussi que cet appel profond du siècle a
225our l’avenir l’efficacité de notre action dans la culture européenne. Sinon nous serons colonisés, je n’ai pas fini de le répét
48 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
226uge dans la perspective du but final, commun à la culture et aux activités les plus diverses de la nation ; je m’appuie sur ce
227ait une crise de l’esprit, et une défection de la culture ; et que par suite, si nous voulions rebâtir, il fallait commencer pa
228ne éthique de l’intelligence, ou une morale de la culture, dans la communauté qu’il faut créer. Il serait au-dessus de mes forc
229 de deux mots, ou de deux fonctions, que toute la culture d’hier s’évertuait à séparer : pensée et main. « Penser avec les main
230antes de « l’esprit », de l’intelligence et de la culture. Par cette méthode négative se précisera le sentiment que trahit ma f
49 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
231er une volonté de confondre ce que des siècles de culture bourgeoise nous ont appris à distinguer et opposer : le cerveau et le
232de pensée 60 . Je ne vais pas recommander à notre culture [p. 154] décadente une cure de petits travaux manuels, quand nous avo
233er qu’elle pourrait servir d’épigraphe à toute la culture finissante. « Les autres forment l’homme, je le récite… » Les autres 
234is faire. On parle volontiers, mais vaguement, de culture. Nous avons vu quel est alors le sens du mot : c’est héritage, patrim
235 qu’il juge au nom de l’appareil interposé par sa culture entre la pensée et l’objet, entre le cerveau et la main, entre l’indi
236quis » qu’on les voit faire des instruments de la culture : comme ils récitent correctement ! Mais dans leur style, tout est pr
237oblème que pose la liaison de l’étatisme et d’une culture irresponsable. Faut-il marquer qu’un tel problème déborde largement l
50 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
238, nous l’avons dit, que nous pouvons critiquer la culture, ses déviations et leurs aboutissements pratiques. Notre critique n’a
239laient. Révolution culturelle La décadence de la culture en Occident nous pose pour la première fois dans notre histoire le pr
240fois dans notre histoire le problème global de la culture : d’où vient-elle ? — qu’est-elle ? — où va-t-elle ? Si nous persévér
241t cette crainte n’est pas théorique. Car si notre culture libérale se révèle impuissante à ressaisir les secrets de sa force, e
242udes les plus chères. Je dis que la mission de la culture est de conduire une révolution qui, sinon, se fera contre elle. Faire
243i les éprouvera, jusqu’au danger. Mission de la culture Si la démission de la culture tient, comme je l’ai démontré, à son re
244er. Mission de la culture Si la démission de la culture tient, comme je l’ai démontré, à son refus d’agir et de se risquer da
245existent, ou que la pensée crée, la mission d’une culture nouvelle sera d’accepter le combat, d’assumer les conflits vitaux et
246ère, en illustrer les conséquences morales. Si la culture refuse d’agir, c’est qu’elle estime que l’action dépend du jeu de loi
247ïque d’une doctrine de l’être en acte. La vieille culture et ses succédanés récents s’en remettent à l’État pour agir. La nouve
248ts s’en remettent à l’État pour agir. La nouvelle culture sera [p. 197] celle qui exigera l’engagement du penseur en tant que p
249uoi je demanderais ce que peut bien signifier une culture qui considère que l’action est indépendante de la pensée, et qu’elle
250t se borner à décrire. Je répondrais qu’une telle culture est ou bien un mensonge intéressé, ou bien une de ces illusions qui s
251nt je dis qu’il est la mesure, le fondement de la culture apte à régir une communauté nouvelle ? Il est bien vrai que l’acte es
252resque tout. Surtout à l’écrivain qui parle de la culture ; à son discours. Nous allons donc raisonner à partir de cet acte ind
253u’il vaut la peine d’examiner ici, en tant que la culture que j’ai décrite la recommande. En effet, l’opposition courante du « 
254ent de son risque originel. Ce n’est point par la culture de l’« esprit » que l’individu se développe, mais par l’incarnation d
255écessaire, et non seulement dans le domaine de la culture, est d’abord une question de mots. On demande des mots d’ordre ? Enco
256ritons d’une faillite sociale, c’est-à-dire d’une culture et d’une économie qui n’osent plus déclarer de mesure commune depuis
257res moraux de son activité, dans le domaine de la culture. Mais j’indiquerai les suites communautaires du principe personnel, t
258e un péché, mais comme une vertu glorifiée par la culture « distinguée », et codifiée légalement par le système capitaliste. En
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
259r l’estampe. Il lui faut les intermédiaires de la culture, les assurances d’une [p. 164] noblesse entérinée, tout un système dé
260 apparemment incomparables. Tout l’appareil de la culture les sépare. Mais il ne faut pas oublier que la culture de notre temps
261re les sépare. Mais il ne faut pas oublier que la culture de notre temps n’est plus du tout ce qu’elle était au temps de Goethe
262se peut qu’en définitive, Ramuz ait fait, pour la culture, en se donnant l’air de l’attaquer, plus que ne font les défenseurs d
52 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
263 [p. 251] Culture et commune mesure (novembre 1936) s I. La culture soviétique Lorsq
264ture et commune mesure (novembre 1936) s I. La culture soviétique Lorsqu’on critique les fondements doctrinaux du régime de
265de rien comprendre à l’évolution nécessaire de la culture soviétique si l’on se refusait à l’examen critique des doctrines qui
266yer d’élargir cette critique, et notre idée de la culture s’il le faut. Quand l’esprit « perd ses droits », c’est à nous de les
267 antispiritualiste 52 , Marx avait affirmé que la culture n’était rien qu’un « reflet » du processus économique, et de la lutte
268es classes qui en résulte. De là sa théorie de la culture considérée comme une simple superstructure du dynamisme matériel. On
269ins, l’épisode du Proletkult, autrement dit de la culture prolétarienne, censée naître automatiquement, et comme un produit acc
270nement pour le prolétariat… Dans la théorie de la culture, l’idée d’avant-garde supplanta, elle aussi, sous la pression de la r
271us la pression de la réalité, l’idée de masse. La culture soi-disant prolétarienne se révéla finalement ce qu’elle était dès le
272révéla finalement ce qu’elle était dès le début : culture socialiste, configuration d’une Idée par des hommes qui y croient, et
273osée par le socialisme. Il faut alors définir la culture comme « une forme commune de la vie, dont l’activité économique et po
274quelle tout doit s’ordonner. L’assimilation de la culture (et donc de sa mesure) au Plan est même si radicale, si naïve, que le
275 sont venus à confondre sans l’ombre d’un doute « culture » et « production » en général. Étonnante réaction contre les concept
276s bourgeoises qui assimilaient de plus en plus la culture à la « jouissance » d’un consommateur distingué. Mais ici l’équivoque
277soviets au Congrès de Paris pour la défense de la culture, en 1935, citèrent tous comme exemple impressionnant de l’ascension c
278nception qui assimile l’élévation du niveau de la culture à l’épaisseur des semelles n’a rien de révolutionnaire, si toutefois
279 entre les producteurs et les consommateurs de la culture. Tant qu’il ne s’agissait que de construire des tracteurs, les poètes
280er la théorie marxiste originelle qui veut que la culture socialiste naisse comme une production automatique du triomphe de la
281’un Homme Nouveau, imprévisible, en vue duquel la culture communiste devrait dorénavant s’organiser [p. 258] (le paradoxe est d
282ains égards, contraire. C’est tout le drame de la culture d’opposition, de la culture séparée, qui sous nos yeux, vient de se r
283t tout le drame de la culture d’opposition, de la culture séparée, qui sous nos yeux, vient de se renouer au cœur de la constru
284r, disait-on, il faut parer au plus pressé, et la culture ne vient qu’après. Ainsi tout se trouva soumis à des fins purement ma
285 dont on espérait qu’il naîtrait spontanément une culture populaire. C’était viser trop court, et sous-estimer l’ennemi, j’ente
286 mais que l’on veut imposer au tout, y compris la culture et la morale. Ce sont les nécessités de la propagande, identiques dan
287ation allemande, — qui sont censées configurer la culture. 2. Or cette mesure partielle ne peut pas réussir à créer [p. 262] un
288de la propagande est par nature contraire à toute culture imaginable. Il peut au plus favoriser l’instruction élémentaire des m
289sociales, injustices économiques, décadence d’une culture séparée du peuple et divisée contre elle-même, grabuge des factions p
290âche-là, je vois le seul fondement d’une nouvelle culture européenne… b) Il est faux que nous soyons obligés de commencer par l
291des longues dynasties : grands empires et grandes cultures qu’un grand dessein pouvait seul maintenir. Mais pour attester la pré
292fins qui ne sont pas les nôtres. On ne refait une culture qu’en retrouvant une foi. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernan
293tuels. Ils révèlent l’existence d’un appel que la culture ne peut plus ignorer. Notons aussi que cet appel profond du siècle a
294our l’avenir l’efficacité de notre action dans la culture européenne. Sinon nous serons colonisés, je n’ai pas fini de le répét
53 1936, Esprit, articles (1932–1962). Note sur nos notes (novembre 1936)
295s du tout littéraires. Le monarque caduc c’est la culture, c’est l’art, c’est cette littérature qui parle dans le vide, pour ri
54 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
296. La pensée érotique, pour acquérir une valeur de culture, doit être stylisée. Elle doit représenter la réalité complexe et pén
55 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
297tour en France. Point de départ : « Le sort de la culture est lié dans nos esprits au destin même de l’URSS » (Discours aux obs
298tat d’esprit (de la même URSS) ne met en péril la culture. » Naturellement, c’est plus complexe que cela. Mais c’est aussi plus
56 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
299contrôlés, — c’est-à-dire qu’elle est devenue une culture de la mauvaise foi et de la haine stérile. Ailleurs, peut-être, et tr
300pective et un avenir communs à la politique, à la culture, à toutes forces créatrices de ce pays. p. 1 u. « Qu’est-ce que
57 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
301eilles : voilà qui me pose tout le problème de la culture. Cela paraîtrait absurde à la plupart des intellectuels que je connai
302a gêne qui est absurde ? Essayer de confronter la culture et la réalité, c’est peut-être prouver qu’on ignore l’une et l’autre 
303trine analogue. Il est normal que les hommes sans culture se trompent sur la nature et sur le rôle de la culture. Mais il est i
304re se trompent sur la nature et sur le rôle de la culture. Mais il est inquiétant que les hommes cultivés, au lieu de s’efforce
305carté, je serais tombé dans le journal intime, la culture des impressions ou le pittoresque. Ce séjour, par ailleurs plein d’ag
306 mais il faut se défendre ! » 15 avril 1934 La culture et les gens. — Souvent, quand je me tire du livre que j’écris — sur l
307me tire du livre que j’écris — sur la crise de la culture — pour causer avec la laitière ou la factrice, ou le postier, ou un R
308 « l’origine rationaliste de la scission entre la culture et le peuple » cela ne peut accrocher à rien dans cet être que j’ai d
309e parler de la « scission » entre cet homme et la culture ? N’y a-t-il pas là deux mondes qui n’ont jamais eu de contact, ni ja
310 y a probablement une fatalité interne dans notre culture : elle s’enchante, se critique, se légitime elle-même. Elle a ses loi
311effort de réflexion qui me laisse assez froid. La culture m’a repris. Je suis dans le faux et tout y est correct : je dis que l
312’inimitable Lawrence Sterne. Le principe de toute culture véritable n’est-il pas cette commune mesure, sinon de raisons formula
58 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
313s olives, des radis, et quelques légumes de leurs cultures, qu’ils n’ont pas pu vendre au marché. Cependant, ils se considèrent
314depuis des années. Pas de relations. Un niveau de culture fort au-dessus de la moyenne. Ce ne sont pas des bourgeoises, certes,
315présente. Et c’est encore une fois le drame de la culture. Qu’on ne croie pas que j’exagère. Je ne tire de ce fait, à vrai dire
316n’est plus de mesure commune : ni l’Église, ni la Culture, ni l’École qui prétend les remplacer, n’ont plus d’autorité sur l’es
317e compte, aux intérêts réels… 25 novembre 1934 Culture de la bourgeoisie ? Vous montrez à une dame de cette classe des repro
318es nazis, opposés comme on sait à toute espèce de culture raffinée. (D’après nature : la dame sort d’ici. Les reproductions de
319l, et de ces illusions lentement composées par la culture, qui voilent et colorent, et rassemblent, et qui font vivre un peu au
320e, cette reprise de contact avec le monde de la « culture ». Il m’apparaît que c’est le monde où les problèmes dépendent surtou
321 de l’Église, n’hésite pas à tirer bénéfice de la culture de cette superstition. S’il est vrai que certains individus « ont la
322s une valeur « culturelle » ni même une valeur de culture « générale », je crains que la comparaison qu’introduisent les mots «
323s, redescendaient, parcouraient la prairie et les cultures à longues foulées, le nez au sol. Soudain, l’un relevait la tête, et
59 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
324 spécialistes français qui, au niveau de la haute culture, ont largement sauvé l’honneur de leur pays. Je pense aux ouvrages pu
60 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
325 [p. 642] Défense de la culture (janvier 1937) x Le palais des ducs d’Albe a été détruit par les ob
326on, exprime sa juste indignation. Crime contre la culture. Car c’était le parti communiste qui avait pris soin de cette œuvre d
327u PC ! Voilà qui est simple. Mais croit-on que la culture vivante soit beaucoup moins menacée en France ? Est-ce seulement une
328 régime ? Est-ce d’abord une question politique ? Culture à gauche, brutalité stupide à droite, — ou inversement ? Ils ont bien
329e régime me paraît spécialement dangereux pour la culture, achète des livres, fréquente les théâtres et les concerts, bref, se
330tc. Conclusion ? Si l’on mesurait la valeur d’une culture selon des normes soviétiques, il faudrait en conclure que le régime a
331la politique, de l’économie de la nation et de la culture sont un peu moins simplets que ces partisans ne le croient. Et que ce
332l’inculture, dans ce pays, qu’il faut défendre la culture. p. 642 x. « Défense de la culture », Esprit, Paris, n° 52, janv
61 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Vaillant-Couturier, Au service de l’Esprit (février 1937)
333talisme et du fascisme ; liberté nécessaire de la culture ; enfin, subordination du machinisme, perfectionné, aux besoins humai
62 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
334 cet ordre se manifestent en premier lieu dans la culture d’avant-garde, avant de descendre au politique. La sensibilité de l’i
63 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
335 de l’Église, n’hésite pas à tirer bénéfice de la culture de cette superstition. S’il est vrai que certains individus « ont la
336s, redescendaient, parcouraient la prairie et les cultures à longues foulées, le nez au sol. Soudain, l’un relevait la tête, et
64 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
337nt liée à une forme fédérative de l’État et de la culture, voire même de l’économie. Cette convergence, cette rencontre idéale,
338 groupant sous trois chefs principaux : opinions, culture, et armée. 1. — L’opinion suisse, telle que la traduisent nos journau
339juger dans une perspective européenne. (Nos trois cultures nous y préparaient, nous y contraignaient même en quelque mesure.) Ma
340’est cela que nous sommes dès maintenant. 2. — La culture. D’autres en ont parlé plus longuement dans ce numéro. Je ne l’envisa
341 avec raison sur le fait que nous n’avons pas une culture nationale unifiée, mais des cultures diversifiées, régionales ou étra
342avons pas une culture nationale unifiée, mais des cultures diversifiées, régionales ou étrangères. Une fois de plus, c’est là no
343y perdons ce qui fait notre valeur propre dans la culture de langue française ; et d’autre part, en nous refusant aux contacts
344. Et surtout qu’on ne déplore pas le fait que les cultures des Suisses ne forment pas une culture homogène. Elles forment quelqu
345t que les cultures des Suisses ne forment pas une culture homogène. Elles forment quelque chose de moins grandiose, mais peut-ê
346peut-être de plus conforme à l’essence même de la culture : un microcosme des valeurs que les nations qui nous entourent ont il
347attement du cœur de l’Europe. Vouloir créer une « culture suisse », ce serait trahir notre mission, ce serait le péché même d’i
348e notre grandeur culturelle est de n’avoir pas de culture suisse, mais seulement une culture européenne ? On nous a donné par-d
349n’avoir pas de culture suisse, mais seulement une culture européenne ? On nous a donné par-dessus un Gottfried Keller et un Ram
350n. Mais deux poètes « enracinés » ne font pas une culture suisse. Ce sont deux vocations personnelles, et la culture suppose un
351uisse. Ce sont deux vocations personnelles, et la culture suppose une tradition, une vocation communautaire. Mais je me représe
352 fait, par le moyen de la Suisse, une assez belle culture européenne 77 . Je ne vois pas pourquoi nous douterions d’une traditi
353uffons dans le moyen ; mais au niveau de la vraie culture, nous pouvons être les moyens de la grandeur future de l’Europe. (Il
354 on pourrait apporter à nos institutions de haute culture, à nos savants, artistes ou écrivains, les moyens d’assurer au pays u
355u budget militaire 80 , un important budget de la culture. Je ne dis pas de l’instruction, mais de la culture. Et je l’appeller
356lture. Je ne dis pas de l’instruction, mais de la culture. Et je l’appellerais volontiers le budget de la conscience fédérale.
357asepsie qui tue les germes de toute création. (La culture suppose plus de folie, suppose des contaminations multipliées, des in
358ons fécondes entre les êtres, une circulation des cultures, une respiration des âmes. Et ceci qui est le plus important : des po
65 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). De la propriété capitaliste à la propriété humaine et Manifeste au service du personnalisme, par Emmanuel Mounier (février 1937)
359uer largement. Faut-il dire que tout usager de la culture, si apolitique qu’il se veuille, se trouve intéressé dans un pareil d
66 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
360a gêne qui est absurde ? Essayer de confronter la culture et la réalité, c’est peut-être prouver qu’on ignore l’une et l’autre 
361t-il. (Où va se loger la vanité !)   14 avril La culture et les gens. Souvent, quand je me tire du livre que j’écris — sur la
362me tire du livre que j’écris — sur la crise de la culture af — pour causer avec la laitière ou la factrice, ou le postier, ou
363 « l’origine rationaliste de la scission entre la culture et le peuple », cela ne peut accrocher à rien dans cet être que j’ai
364e parler de la « scission » entre cet homme et la culture ? N’y a-t-il pas là deux mondes qui n’ont jamais eu de contact, ni ja
365 y a probablement une fatalité interne dans notre culture : elle s’enchante, se critique, se légitime elle-même. Elle a ses loi
366effort de réflexion qui me laisse assez froid. La culture m’a repris. Je suis dans le faux et tout y est correct : je dis que l
367 de penser, si l’on pouvait. Le principe de toute culture véritable n’est-il pas cette commune mesure, sinon de raisons formula
67 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
368uerre civile et étrangère, la stérilisation de la culture, la misère matérielle et l’abaissement moral. Le schématisme inhumain
369 prix de l’Afrique, il fallut s’orienter vers des cultures spécialisées (oliveraies, vignes, cultures maraîchères) ou vers l’éle
370rs des cultures spécialisées (oliveraies, vignes, cultures maraîchères) ou vers l’élevage. Tout cela exigeait des mises de fonds
68 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
371on loin du Rhin. Ancienne ville d’Empire, vieille culture, richesse moderne, de la mauvaise époque. Je la connaissais un peu, p
372, que Marx.) Ce qui est passé, c’est une forme de culture, séduisante, aimable et « profonde », mais à tel point coupée de la v
373es français, à cause du régime des devises. Notre culture perd du terrain dans des proportions inquiétantes. Et la culture en g
374 terrain dans des proportions inquiétantes. Et la culture en général. Parmi ceux qui suivent mes cours, la plupart sont des étu
375 commander deux fois par semaine : gymnastique et culture politique. De plus, elle a la charge de trouver des places pour ses s
376éent des tensions fécondes. La civilisation et la culture naissent et vivent de tensions de ce genre. Prenez l’exemple d’un tab
377ec une passion froide. Car il y va de toute notre culture. Comment sauver au plus secret d’un tel régime les valeurs qui nous s
69 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
378e le synonyme) de la nation, de l’économie, de la culture, de la race, et de la société. Formule d’oppression maximum ? C’est e
70 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
379 premier, il faut y voir la grande conquête de la culture occidentale, et le fondement solide de toute vie personnelle ; selon
71 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
380de l’éthique d’abord, mais aussi dans celui de la culture et de sa philosophie. Au terme de cet essai, il suffira sans doute de
381le ne s’est développée dans notre histoire et nos cultures qu’à partir des xiie et xiiie siècles, et par l’impulsion décisive
382re, la poésie de l’évasion, l’envahissement de la culture par les passions nationalistes : tout ce qui tend à ruiner la personn
72 1938, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels) (juin 1938)
383 et surtout ne mélangeons rien. Tributaires d’une culture dont l’ambition suprême [p. 20] était de se « distinguer » des contin
384aient de même en présence du libéralisme et de la culture « désintéressée ». C’est alors qu’on lança parmi nous le mot d’ordre 
385lança parmi nous le mot d’ordre : « Défense de la Culture ». Toute la confusion vient de là. Car la culture qu’on nous propose
386ulture ». Toute la confusion vient de là. Car la culture qu’on nous propose de défendre, c’est elle, précisément, qui est resp
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
387man ; l’érotisme idéalisé diffus dans toute notre culture, dans notre éducation, dans les images qui font le décor de nos vies 
388à nu certain dilemme dont notre vie hâtive, notre culture et le ronron de nos morales sont en passe de nous faire oublier la sé
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
389toute l’Antiquité ni dans les quelques siècles de culture romane qui succèdent à la renaissance carolingienne. Ou bien tout cel
390r les troubadours, paraît-il, avaient trop peu de culture pour connaître cette poésie. Ainsi de chaque réponse proposée : le « 
391 l’âme austère et secrète. Et cependant, de cette culture et de ses doctrines fondamentales, nous sommes encore tributaires, au
392existe une sorte de nature normale, à laquelle la culture et la religion seraient venues surajouter leurs faux problèmes… Cette
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
393. La pensée érotique, pour acquérir une valeur de culture, doit être stylisée. Elle doit représenter la réalité complexe et pén
394mythe dans son esprit, une habitude héritée de la culture, et spécialement de la littérature, puisque mystique et religion, pou
395i — transmettait le virus atténué du philtre ; la culture littéraire entretenait, dans une certaine jeunesse tout au moins, le
396s’abandonner au torrent des déchets de l’ancienne culture et de ses mythes désagrégés. [p. 260] C’est qu’il n’y a plus, dans l
397ut expliquer l’empire, unique dans l’histoire des cultures, que la littérature a exercé jusqu’à nos jours sur l’élite et plus ta
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
398rée dans les pages qui précèdent, puis une solide culture militaire, enfin la somme des recherches psychologiques entreprises d
399 en dehors des préceptes de la religion, avait sa culture à elle, à savoir la courtoisie, et elle y puisait les normes de sa co
400 son plan — alors considéré comme inférieur — une culture admirablement humanisée, une « civilisation » profonde, donc le contr
401iale. Les plus célèbres se distinguaient par leur culture, récitant et faisant des vers, jouant d’un instrument, tenant convers
402a guerre, on peut en déduire que la société et sa culture font un effort pour recréer le mythe de la passion, c’est-à-dire pour
403t, mais sans laquelle nulle civilisation et nulle culture ne sont proprement concevables. Racine aussi, nous l’avons vu, croyai
404es qu’avaient accumulé en Occident des siècles de culture de la passion. La guerre de 1914 fut l’un des résultats les plus nota
405e besoin de passion, héréditaire ou acquis par la culture ; elles détendent ses ressorts intimes et personnels. L’amour, dans l
406ilitarisés. Des mesures de police ne font pas une culture, des slogans ne font pas une morale. Entre le cadre artificiel des gr
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
407 premier, il faut y voir la grande conquête de la culture occidentale, et le fondement solide de toute vie personnelle ; selon
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
408de l’éthique d’abord, mais aussi dans celui de la culture et de sa philosophie. Au terme de cet ouvrage, il suffira sans doute
409le ne s’est développée dans notre histoire et nos cultures qu’à partir des xiie et xiiie siècles, et par l’impulsion décisive
410re, la poésie de l’évasion, l’envahissement de la culture par les passions nationalistes : tout ce qui tend à ruiner la personn
79 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
411Occident et fixer définitivement les traits de sa culture ». Leur mouvement devait « emprunter ses expressions, dans une curieu
80 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
412rès fécondes. Encore y faudrait-il une passion de culture que les facilités de l’après-guerre ont passablement déprimée. On ima
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
413 des sujets variés en apparence : protestantisme, culture, neutralité, fédéralisme et défense de la Suisse. Si je me décide à r
414ient ensuite une conférence sur la Bataille de la culture : synthèse rapide des éléments sociaux, culturels et spirituels qui d
82 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
415 [p. 57] La bataille de la culture 13 Lorsque je me mis à réfléchir à ce que je vous dirais ce soir, j
416devant lequel je m’étais engagé à disserter de la culture… Un sentiment d’absurdité et d’impuissance m’envahit. Quel rapport po
417e salle bien chauffée, et je leur parlerais de la culture… Quel sens pouvait avoir une conférence, au milieu des angoisses et d
418ais vous dire ici. [p. 59] En effet : ou bien la culture est une affaire d’agrément, un ensemble de spécialités paisibles, un
419sque la situation devient sérieuse ; — ou bien la culture est action, création et bataille réelle, et alors il faut en parler,
420it est significatif. Il prouve que nous tenons la culture pour quelque chose d’un peu moins sérieux que l’action, ou que la gue
421se qui met en question les fondements mêmes de la culture en Occident. Je voudrais vous montrer ce soir que cette crise n’est p
422lle bien plus vaste, la millénaire bataille de la culture. [p. 60] L’adversaire est en nous S’il y a bataille, c’est donc qu’i
423 de confondre l’un des partis avec la cause de la culture, l’autre étant le parti de l’anti-culture. Ce genre d’opposition est
424et avant tout, de la reconnaître 14 . Défendre la culture contre elle-même et contre nous ; attaquer ses ennemis en nous ; voil
425t constaté pareil écart entre les créations de la culture et les produits de consommation destinés à l’usage des masses. Tel gr
426 travailleront pour la paix. Mais l’état de notre culture est tel que l’invention sera utilisée pour détruire cette paix, préci
427méchanceté des hommes : c’est l’esprit même de la culture moderne, et son défaut de sagesse générale qui se trouve ici mis à nu
428ce fondamental de notre société et aussi de notre culture : c’est une absence totale de vues d’ensemble. Ce qui nous manque abs
429 de la guerre. Le divorce a été prononcé entre la culture et l’action, entre le cerveau et la main. Les résultats de ce divorce
430is le plus décisif, sans doute, est celui-ci : la culture apparaît aujourd’hui comme une activité de luxe, et l’action seule es
431uve tout naturel de se priver de dessert. Oui, la culture est devenue pour nous quelque chose comme une friandise. Elle n’est p
432 essor fulgurant de l’action ? Et que va faire la culture ? Il semble que la société devienne trop gigantesque pour être dominé
433ous allons découvrir le grand ennemi intime de la culture, c’est chez les philosophes et les penseurs qu’il s’est d’abord manif
434 rejoignons le temps présent. Dans une cité où la culture n’a plus en fait l’initiative, ce sont les lois de la production et d
435s nécessités à notre pensée impuissante. Quand la culture ne domine [p. 76] plus l’action, c’est l’action qui domine la culture
436. 76] plus l’action, c’est l’action qui domine la culture, mais une action qui ne sait pas où elle va ! Et la société à son tou
437t rien dans le monde de l’esprit. Et dès lors, la culture en chômage se corrompt rapidement, s’asservit. Je vous donnerai un ex
438tidiennement. Le fondement et le symbole de toute culture, c’est le langage. Or nous assistons aujourd’hui à une extraordinaire
439res, c’est la raison humaine, ou l’ensemble de la culture. Pour celui-ci, l’esprit signifiera le luxe des délicats, et pour cet
440ve à une pareille décadence des lieux-communs, la culture est à l’agonie. Mais en même temps, la vie sociale et politique devie
441ent à hauteur d’homme ? Un monde où la pensée, la culture et l’esprit, soient de nouveau capables d’agir ? Et quelle est l’atti
442onnelle. Voici donc le dilemme où nous placent la culture actuelle et le monde actuel : ou bien tu veux rester toi-même, mais a
443 les intellectuels que chez les amateurs de vraie culture, les lecteurs, le public cultivé. Car c’est de ce changement d’état d
444ser une société. [p. 90] Raisons d’espérer : la culture et les groupes Je voudrais vous dire, maintenant, les raisons que j’a
445premiers succès remportés, dans la bataille de la culture moderne, par l’esprit créateur sur l’esprit fataliste. Ce qui paralys
446lièrement [p. 93] libérateur pour la pensée et la culture en général, dans notre époque totalitaire. Nul n’ignore, en effet, qu
447e, que c’est encore et de nouveau possible. Notre culture libérée de la superstition des lois fatales peut envisager de nouveau
448ansformations sociales qu’il provoquait. Comme la culture, elles ont renoncé à diriger, à avertir, à orienter. Et c’est là le s
449sont le type même des groupes au sein desquels la culture d’Occident a toujours trouvé ses mesures. Bien d’autres groupes, je l
450 du problème, c’est de prévoir pour la cité et la culture une structure fédéraliste. Le fédéralisme, en effet, suppose des peti
451cte qui la rend sérieuse. Refaire un monde et une culture sur la base de la diversité des personnes et des vocations, c’est auj
452çon fatale du gigantisme et de la démission de la culture. C’est la faillite des systèmes centralistes et de l’esprit d’uniform
453lement valables pour ceux qui veulent défendre la culture, et pour ceux qui veulent rester Suisses. La guerre actuelle m’appara
454iste en politique et dans tous les domaines de la culture, le seul avenir possible de l’Europe. Le seul lieu où cet avenir soit
455atastrophes cosmiques. La vie de la cité et de la culture, ce sera toujours une bataille. Entre l’esprit de lourdeur, comme dis
83 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
456 groupant sous trois chefs principaux : opinions, culture et armée. 1. L’opinion suisse, telle que la traduisent nos journaux e
457juger dans une perspective européenne. (Nos trois cultures nous y préparaient, nous y contraignaient même en quelque mesure.) Ma
458 c’est cela que nous sommes dès maintenant. 2. La culture. Je ne l’envisagerai ici que sous l’angle particulier de nos responsa
459 avec raison sur le fait que nous n’avons pas une culture nationale unifiée, mais des cultures diversifiées, régionales ou étra
460avons pas une culture nationale unifiée, mais des cultures diversifiées, régionales ou étrangères. Une fois de plus, c’est là no
461y perdons ce qui fait notre valeur propre dans la culture de [p. 116] langue française ; et d’autre part, en nous refusant aux
462. Et surtout qu’on ne déplore pas le fait que les cultures des Suisses ne forment pas une culture homogène. Elles forment quelqu
463t que les cultures des Suisses ne forment pas une culture homogène. Elles forment quelque chose de moins grandiose, mais peut-ê
464peut-être de plus conforme à l’essence même de la culture : un microcosme des valeurs que les nations qui nous entourent ont il
465attement du cœur de l’Europe. Vouloir créer une « culture suisse », ce serait trahir notre mission, ce serait le péché même d’i
466e notre grandeur culturelle est de n’avoir pas de culture suisse, mais seulement une culture européenne ? On nous a donné par-d
467n’avoir pas de culture suisse, mais seulement une culture européenne ? On nous a donné par-dessus un Jérémie Gotthelf et un Ram
468n. Mais deux poètes « enracinés » ne font pas une culture suisse. Ce sont deux vocations isolées, et la culture suppose une sui
469ure suisse. Ce sont deux vocations isolées, et la culture suppose une suite, un progrès, un milieu, un écho. Je me représentera
470 fait, par le moyen de la Suisse, une assez belle culture européenne 25 . Je [p. 120] ne vois pas pourquoi nous douterions d’un
471uffons dans le moyen ; mais au niveau de la vraie culture, nous pouvons être les moyens de la grandeur future de l’Europe. (Il
472 on pourrait apporter à nos institutions de haute culture, à nos savants, artistes ou écrivains, les moyens d’assurer au pays u
473té du budget militaire, un important budget de la culture. Je ne dis pas de l’instruction, mais de la culture. Et je l’appeller
474lture. Je ne dis pas de l’instruction, mais de la culture. Et je l’appellerais volontiers le budget de la conscience fédérale.
475asepsie qui tue les germes de toute création. (La culture suppose plus de folie, suppose des contaminations multipliées, des in
476ons fécondes entre les êtres, une circulation des cultures, une respiration des âmes. Et ceci qui est le plus important : des po
84 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
477 plus grande méfiance à l’endroit de la véritable culture. Ils ont horreur de tout ce qui leur paraît compliqué. Ils jugent sus
85 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
478e l’État ; intellectuellement à l’une des grandes cultures voisines ; etc… et cela en toute conscience et authenticité ; non seu
479temps celles de la religion des citoyens, de leur culture, de leur honneur, de leur amour… sinon de leur avidité. Construire la
86 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
480i, il y a longtemps, tout au haut de la pente… 6. Cultures. — C’est quand on doute de soi qu’on a peur du voisin. Les Romands qu
87 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
481pare de la sienne ma génération littéraire. Notre culture est beaucoup plus philosophique — je simplifie — que littéraire. Non
88 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
482s racines. C’est, comme ils disent, de la vraie « culture ». Il faut mettre hors de pair, dans ce recueil, le Petit Ramusianum
89 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
483onal, le christianisme, le judaïsme, le droit, la culture, la raison, il enferme son peuple dans une autarcie psychologique sem
90 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
484une attitude rétrograde, plus inquiétante pour la culture que les méfaits des hordes fascistes. La pensée de l’Occident et son
485st rompre avec la tradition la plus féconde de la culture occidentale. C’est donc se condamner à refaire sans le savoir les déc
91 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
48632 a toujours annoncé la fin d’une cité et de sa culture. À l’orgueil et à la brutalité proclamés comme vertus par les totalit
92 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
487nvenir et créer — ce sont les conditions de toute culture. Toutefois, j’ai dit la méfiance d’artiste que Gide nourrit à l’endro
488pare de la sienne ma génération littéraire. Notre culture est beaucoup plus philosophique — je simplifie — que littéraire. Non
93 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
489r l’estampe. Il lui faut les intermédiaires de la culture, les assurances d’une noble origine, un système délicat de convention
490 apparemment incomparables. Tout l’appareil de la culture les sépare. Mais il ne faut pas oublier que la culture de notre temps
491re les sépare. Mais il ne faut pas oublier que la culture de notre temps n’est plus du tout ce qu’elle était au temps de Goethe
492 se peut qu’en définitive, Ramuz ait fait pour la culture, en [p. 185] l’attaquant, plus que n’ont fait les défenseurs d’une in
94 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
493n regard précis et compétent sur le vallon et les cultures. Médite et redresse sa casquette. Et tout d’un coup, son regard s’ass
494nser avec les mains , par exemple : j’accusais la culture moderne de s’être « distinguée » abusivement du peuple, d’avoir ainsi
495ar des puissances inhumaines (et auxquelles nulle culture n’aurait pu s’opposer), ont déchu au-dessous du niveau où la pensée e
496nsée est encore agissante. S’il y a divorce entre culture et masses, ce serait moins la faute de la culture que celle des hasar
497culture et masses, ce serait moins la faute de la culture que celle des hasards anonymes qui organisent un monde mécanique (rad
498 urbanisme) au sein duquel la plus « active » des cultures perd ses prises et son efficace. En vérité, ce [p. 15] ne sont pas le
499 Alors les dictateurs y lancent leurs machines de culture en série… De même, sous l’influence des événements récents (état de s
95 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
500que, une habileté des architectes. Il suppose une culture profonde et populaire, et plus encore, un arrière-plan spirituel, des
501e et une arcade, vous découvrez un lac entouré de cultures, de beaux champs gras, des laboureurs et des bateaux, toute une natur
96 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
502ont il faut craindre qu’il finisse par tuer toute culture dans ce pays : c’est highbrow, qui veut dire à peu près, parlant d’un
97 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
503tale, la pensée discursive sur l’intuition, et la culture du sentiment sur celle des sensations. Un jour ce qui est « en bas »
98 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
504me plus d’un mois, mais cela fait vivre un peu de culture française. 21 avril 1942 Comme on regarde les vitrines différemment
99 1946, Lettres sur la bombe atomique. 10. La tâche politique du siècle
505 avec l’avarice de l’imagination, l’honneur d’une culture avec ses décrets d’exclusive, et la conscience de soi avec la méfianc
100 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
506 Vous avez l’impression que la civilisation et la culture y perdraient quelque chose de précieux. Nous serions tous fondus dans
507. 93] cesseront de parler français, de créer leur culture, et d’habiter paisiblement leur terre, si la France renonce un beau j