1 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
1out cela qui me blesse, la liaison fatale avec la démocratie, de tout ce qui moleste ma liberté et sans doute celle [p. 8] de beau
2e réactionnaire, etc. Ce sont les partisans d’une démocratie progressiste et tolérante qui se livrent à ces excès de langage. Je l
2 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
3ponse fut : Il faut que ce soit vrai, pour que la démocratie prospère et étende ses conquêtes. C’était découvrir notre asservissem
4 d’une arithmétique élémentaire, ce monde dont la Démocratie apparaissait comme l’achèvement idéal et nécessaire — et qui était le
3 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
5grammes, qui est un fait, et de l’existence de la Démocratie, qui est une prétention (réservons le mot d’idéal), découle cette exi
6e point : l’école primaire doit être une école de Démocratie. Ils insistent sur le fait que les leçons d’instruction civique sont
4 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
7 est simple, terriblement simple : du droit de la Démocratie. L’instruction publique et la Démocratie sont sœurs siamoises. Elles
8it de la Démocratie. L’instruction publique et la Démocratie sont sœurs siamoises. Elles sont nées en même temps. Elles ont crû et
9i rare. Un fait simple, par exemple, c’est que la Démocratie sans l’instruction publique est pratiquement irréalisable. Ici, je de
10Et voilà pour les sœurs siamoises. Continuons. La démocratie doit à l’École de vivre encore. Mais ce n’est de la part de notre Ins
11e que parce qu’elle était liée aux intérêts de la démocratie. Car il faut bien se représenter qu’elle n’était encore au xviiie si
12it que l’École soit une machine à fabriquer de la démocratie — si je ne sentais menacées dans cette aventure des valeurs d’âme aux
13uxquelles je tiens plus qu’à tout. Ma haine de la démocratie est l’aboutissement de l’évolution dont je viens de décrire la marche
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
14ne vase où s’enlise notre civilisation ; et où la Démocratie peut se conserver des siècles encore… Or si je dis que l’École est co
15grès, c’est que le progrès consiste à dépasser la Démocratie. Et cette thèse ne va pas à l’encontre de l’évolution normale de l’hu
16hé qui est un hommage à vos maîtres respectés. La Démocratie, par le moyen de l’instruction publique, limite l’homme au citoyen. I
17stes noires). Si vous creusez un peu la notion de démocratie, vous trouverez bien vite qu’elle repose sur des postulats rationalis
18epose sur des postulats rationalistes. En vérité, démocratie et rationalisme ne sont que deux aspects, l’un politique, l’autre int
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
19 travers a été développé jusqu’au ridicule par la démocratie. Les journaux, les cercles, les coulisses de parlements et autres pot
7 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
20 s’élever de toutes parts. Les uns défendaient la Démocratie outragée, les autres disaient qu’il n’y a plus de morale, et ces jeun
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
21le monde ; et nous savons depuis Platon ce que la démocratie dont cet idéalisme n’est après tout qu’une transposition recèle de fl
9 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
22mentaires : Ce sont vos contemporains livrés à la démocratie des plaisirs dans une foire éclatante de faux luxe. La misère, c’est
10 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
23ées, dernier asile pour les démissionnaires d’une Démocratie fatiguée ! Quand nous parlons d’un pouvoir « spirituel », nous n’ente
11 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
24aire ; elle s’oppose à l’émiettement social de la démocratie individualiste ; elle s’oppose à l’exploitation de l’homme par ses cr
12 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
25stalinienne. Tel est le paradoxe malheureux de la démocratie laïque. L’individu au nom duquel légiféra la Convention n’était en so
26ur une équivoque fondamentale. C’est le cas de la démocratie libérale ; elle est fondée sur une notion de l’individu qui défie l’e
27utant plus qu’on pourrait aussi bien parler d’une démocratie minimum, exercée par quelques personnes en vue d’atteindre un maximum
13 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
28ions humanistes de la personne : transformons nos démocraties individualistes en démocraties vraiment personnalistes. Et surtout, n
29: transformons nos démocraties individualistes en démocraties vraiment personnalistes. Et surtout, n’oublions jamais que l’ennemi q
14 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
30ter leur petit nombre par leur combativité. Si la démocratie bourgeoise, militaire, cléricalement anticléricale, parlementaire et
15 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
31 à la fois son risque et son pouvoir de création (démocratie libérale). [p. 378] Le droit de la personne à primer sur l’ensemble d
16 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
32infinie de l’humanité. Principe de la véritable « démocratie » culturelle : une élite dont le sens et l’honneur soit de s’agréger
17 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
33onditions. b) Vous souffrez vous aussi, dans vos démocraties libérales et parlementaires, des maux qui étaient devenus aigus chez
18 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
34leurs qu’elle violente n’ayant pas cours dans nos démocraties 72 , nul ne s’étonne plus qu’on puisse parler de la pondération ou du
35répondants politiques. Car si la dictature que la démocratie des clercs mérite est exercée un jour par le prolétariat, selon leurs
19 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
36conditions. b) Vous souffrez vous aussi, dans vos démocraties libérales et parlementaires, des maux qui étaient devenus aigus chez
20 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
37 [p. 21] Plébiscite et démocratie (avril 1936) s 1. En quoi le plébiscite diffère des élections parl
38ntiellement antiparlementaire. 2. Plébiscite et démocratie Mais cette opération antiparlementaire a été présentée au peuple alle
39 discours, a longuement insisté sur ce point. Les démocraties de l’Ouest, disait-il en substance, ne sont en réalité que des oligar
40x tonnante : « Voilà ce que j’appelle de la vraie démocratie ! » À quoi les « démocraties de l’Ouest » peuvent répondre sans cherc
41j’appelle de la vraie démocratie ! » À quoi les « démocraties de l’Ouest » peuvent répondre sans chercher bien loin : si vous n’éti
42issance de cause. C’est pourquoi la [p. 23] vraie démocratie n’est possible que là où l’opinion a été formée et disciplinée par un
43instant gêné par le sophisme qui assimile « vraie démocratie » et gouvernement d’un seul appuyé sur une opinion qu’il s’est créée
44phisme des régimes parlementaires qui appellent « démocratie » le gouvernement du peuple par des députés livrés à toutes les intri
45trigues des puissances occultes. En réalité, la « démocratie » hitlérienne et la « démocratie » parlementaire française sont deux
46En réalité, la « démocratie » hitlérienne et la « démocratie » parlementaire française sont deux trahisons qualifiées de la vérita
47se sont deux trahisons qualifiées de la véritable démocratie, définie comme le gouvernement du peuple par lui-même. Ce régime idéa
48ement du peuple par lui-même. Ce régime idéal, la démocratie pure, n’a jamais pu s’exercer qu’à une très petite échelle : celle de
49e des électeurs, ou Landsgemeinde. Mais une telle démocratie, la seule réelle, n’est plus possible dès que le nombre des électeurs
50 en France, on ne saurait parler sans sophisme de démocratie. Mais là où le referendum ne peut être provoqué que par le gouverneme
51ite, malgré ses prétentions récentes à la « vraie démocratie ». C’est que le problème allemand fondamental est aujourd’hui de cons
52ntative de plébiscite, et donc une négation de la démocratie réelle. (Encore une fois : le referendum n’est possible en Suisse, il
53ui soit à mesure d’homme, — pour la seule vraie « démocratie » dirions-nous volontiers, si le mot ne couvrait aujourd’hui les plus
21 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
54 l’étatisme n’a pas été partout le même. Dans les démocraties bourgeoises, il est encore freiné et sournoisement saboté par l’oppos
55ciste : tout pour l’État. La fameuse croisade des démocraties socialistes contre les dictatures fascistes ressemble à un de ces com
22 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
56l’autorité, tel que le posent cinquante années de démocratie parlementaire, et toute une tradition de libertés. Bref, un petit ser
23 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
57est pas — comme ce pourrait l’être — au nom de la démocratie réelle, communale et fédéraliste, mais au nom d’intérêts de classe qu
24 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
58toires gouvernementales ; seuls les ennemis de la démocratie oseraient remarquer que ces victoires successives se rapprochent touj
25 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
59llemand ce qui lui manquait pour désirer la vraie démocratie. Et pour réaliser ses premières conditions, qui sont le sens vulgaris
60a sortir des camps de travail, et la jeunesse des démocraties. Laquelle des deux est en retard sur la « vérité » historique ? Sur l
61t pain pour le Peuple. N’oublions pas, dans nos démocraties, que la grande majorité du peuple allemand croit cela, et vit dans ce
62’est arrivé de souhaiter que les écrivains de nos démocraties soient soumis pendant quelque temps à des sanctions conditionnelles t
26 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
63 un vaste effort moral des grandes et des petites démocraties pour [p. 75] résoudre à leur manière propre le problème religieux (pl
27 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
64 [p. 80] Appendice ii 20 Plébiscite et démocratie (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936) 1. En quoi l
65ait » les moyens mis en œuvre. 2. Plébiscite et démocratie Or cette opération anti-parlementaire a été présentée au peuple allem
66 discours, a longuement insisté sur ce point. Les démocraties de l’Ouest, disait-il en substance, ne sont en réalité que des oligar
67s aveuglément. Voilà ce que j’appelle de la vraie démocratie ! » À quoi les « démocraties de l’Ouest » peuvent répondre sans cherc
68j’appelle de la vraie démocratie ! » À quoi les « démocraties de l’Ouest » peuvent répondre sans chercher bien loin : si vous n’éti
69en connaissance de cause. C’est pourquoi la vraie démocratie n’est possible que là où l’opinion a été formée et disciplinée par un
70instant gêné par le sophisme qui assimile « vraie démocratie » et gouvernement d’un seul appuyé sur une opinion qu’il s’est créée
71phisme des régimes parlementaires qui appellent « démocratie » le gouvernement du pays par des députés livrés à toutes les intrigu
72es puissances occultes. [p. 83] En réalité, la « démocratie » hitlérienne et la « démocratie » parlementaire française sont deux
73En réalité, la « démocratie » hitlérienne et la « démocratie » parlementaire française sont deux trahisons de la véritable démocra
74ire française sont deux trahisons de la véritable démocratie si celle-ci doit être définie comme le gouvernement du peuple par lui
75ement du peuple par lui-même. Ce régime idéal, la démocratie pure n’a jamais pu s’exercer qu’à une échelle réduite : celle de cert
76ère des électeurs (Landsgemeinde). Mais une telle démocratie, la seule réelle, n’est plus possible dès que le nombre des électeurs
77 en France, on ne saurait parler sans sophisme de démocratie : les pouvoirs délégués échappent à tout contrôle, ils sont perdus. M
78ite, malgré ses prétentions récentes à la « vraie démocratie ». C’est que le problème allemand fondamental est aujourd’hui de cons
79ntative de plébiscite, et donc une négation de la démocratie réelle. (Encore une fois : le referendum n’est possible en Suisse, il
80ui soit à mesure d’homme, — pour la seule vraie « démocratie », dirions-nous volontiers, si le mot ne couvrait aujourd’hui les plu
28 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
81 au chantage brutal du Führer. L’abdication des « démocraties de l’Ouest » traduit, entre autres, leur mauvaise conscience d’États
29 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
82risez l’état politique de l’Europe en 1938. — Les Démocraties de l’Ouest avaient fondé leur paix sur deux principes : droit des peu
83au nom du second, la SDN. Mais le jacobinisme des Démocraties (centralisation rigide, confusion de l’État et de la Nation) s’opposa
84cations, à la fois sur l’un des principes que les Démocraties prétendaient défendre, et sur le système qu’elles pratiquaient en fai
85l’unité nationale ». 3. Quelle fut la réponse des Démocraties ? — Il était fatal, dans ces conditions, que les Démocraties se laiss
86 ? — Il était fatal, dans ces conditions, que les Démocraties se laissassent convaincre par le « bon droit » des exigences allemand
87ppuya sa revendication de menaces militaires, les Démocraties cédèrent (entrevue de Berchtesgaden). 4. Pourquoi le conflit s’aggrav
88 proie à des luttes intestines sans grandeur, les Démocraties de l’Ouest ne surent tirer d’un événement aussi considérable que des
30 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
89mmes et des badauds curieux. (C’est ainsi que les démocraties s’excitent sur les mariages princiers.) Et l’on croyait pouvoir liqui
31 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
90. Il n’est pas interdit d’imaginer qu’un jour nos démocraties y succombent, au nom d’une « science » ou d’une hygiène sociologique.
32 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
91ions humanistes de la personne : transformons nos démocraties individualistes en démocraties vraiment personnalistes. Et surtout, n
92: transformons nos démocraties individualistes en démocraties vraiment personnalistes. Et surtout, n’oublions jamais que l’ennemi q
33 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
93est pas — comme ce pourrait l’être — au nom de la démocratie réelle, communale et fédéraliste, mais au nom d’intérêts de classe qu
34 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
94 nous étions d’accord : ce qui manque le plus aux démocraties en général, et à l’Amérique en particulier, c’est de croire au Diable
35 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
95levant de la famine ; régime clérical modéré pour démocraties non-communistes ; un peu d’American way of life pour les pays latins,
36 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
96 était leur diabolisme. Il est trop clair que les démocraties, en tant que telles, n’ont pas produit d’exemples d’héroïsme et de ve
97grand, dans notre camp, n’a pas été le fait de la démocratie bourgeoise, mais de chrétiens comme Niemöller, ou de révolutionnaires
98ques. Après tout, dira-t-on, c’est normal, car la démocratie n’est rien en soi. Elle n’est que le régime qui permet aux croyants c
99hommes comme nous ». Voilà le danger que court la démocratie américaine, après toutes les autres. Elle aussi a cru que les Nazis é
100qui ne croit pas au Diable… 28. L’Humour et la démocratie Il faut se moquer de la démocratie. D’abord parce qu’elle est le seul
101L’Humour et la démocratie Il faut se moquer de la démocratie. D’abord parce qu’elle est le seul régime qui tolère une critique rai
102u’il s’accorde le moins avec notre régime. Car la Démocratie étant basée sur cette supposition, elle-même humoristique, que tous l
103 victimes normales de l’État. Prenez en effet une démocratie quelconque. Supprimez toute espèce d’humour aussi bien dans sa vie qu
104teur de ce livre étant intimement persuadé que la démocratie dépérit sans critique, dénonce d’avance comme totalitaires ceux qui v
105ons que le Diable délègue au soin de faire de nos démocraties ses colonies-modèles. 29. Le Démon de la Liberté Pourquoi n’a-t-on
106 l’attitude bourgeoise et l’esprit général de nos démocraties. À les prendre dans leur ensemble et leur intention générale, les pro
107friends and influence people ». C’est pourquoi la démocratie moderne est spécialement tentée d’écouter ses conseils. Le pouvoir d’
108et perdre son âme ? [p. 114] 35. Paradoxe de la démocratie Avec beaucoup d’intelligence les totalitaires ont mis la bêtise de le
109régime totalitaire n’est que la forme basse de la démocratie. Déchaînez parmi nous les démons que je viens de décrire et nos démoc
110mi nous les démons que je viens de décrire et nos démocraties ne se distingueront plus des régimes totalitaires que par un certain
111 apparent, une phraséologie moins entraînante. La démocratie saine pour laquelle je lutterai n’est, comme la santé, qu’une utopie.
112ourtant est démoniaque ; il n’est pas non plus la démocratie, qui pourtant n’est pas sainte ; mais il agit partout, il est dans to
37 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
113à peine et savons encore moins créer ? Pour cette démocratie qui ne croyait qu’au bonheur ? Mais voudrait-on mourir pour garder du
38 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
114sistance d’une âme au Diable, ou de la guerre des démocraties contre les dictatures totalitaires. Si vous opposez au Diable la ruse
115asser pour le bien. Alors tout sera perdu. Si les démocraties opposent aux dictateurs des [p. 190] tanks, des avions, de la propaga
116] le prophète Ézéchiel, lorsqu’il s’adresse à nos démocraties capitalistes et commerçantes : Fils de l’homme, dis au prince de Tyr
117 démasquer l’hypocrisie, et Dieu sait si les mots démocratie et liberté en sont une, pitoyable ou scandaleuse, dans la bouche de m
118 nous en sommes là, au nom de la liberté et de la démocratie. Cet « un peu » représente une énorme ambition, si l’on prend la chos
119te aux mots de liberté, d’ordre, d’humanité et de démocratie de signifier quelque chose qui m’émeuve. Quant à ceux qui disent : « 
120jourd’hui ? « Liberté », « ordre », « esprit », « démocratie » prennent tous les sens que l’on voudra — et l’on s’entre-tue pour c
121ur s’est dressé contre lui au nom de la « vraie » démocratie, celle des Soviets, en s’alliant d’autre part avec certaines nations
122rtaines nations qui s’intitulent très sincèrement démocraties, mais qu’il tient pour des ploutocraties. [p. 206] Faut-il penser qu
123uvoirs discrétionnaires, voilà ce qu’il faut à la Démocratie, puisqu’après tout c’est un régime entièrement fondé sur les mots 31
124Mais la guerre nous montre autre chose. Quand une démocratie rougit de ses vertus, sur quelle force peut-elle compter ? Et quand l
39 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
125tif vis-à-vis de sa propre nation ? Le sort de la démocratie dépend de la solution qui sera donnée en fait à ce problème, au cours
40 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
126oute parfois que l’instruction publique, dans nos démocraties, ne réussisse qu’à élever le niveau de la bêtise moyenne. (Voir les m
127 tous. » Berne, avril 1940 L’arme secrète de la démocratie, c’est la franchise. On nous répète : « Qui ne sait se taire nuit à s
41 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
128. New York, 6 novembre Première victoire de la démocratie. — Roosevelt est réélu, le peuple en joie. La dame de Tuxedo en sera
129 suffi pour « maintenir l’ordre ». J’appelle cela démocratie. Les résultats partiels passaient à mi-hauteur du bâtiment du Times,
130n gouverne ? La vraie Cinquième Colonne, dans nos démocraties, je vous le dis, c’est la paresse d’esprit ! [p. 119] Cet éditeur do
131, bien entendu, à nous tenir bien tranquilles. La démocratie est chez vous la religion de ceux qui n’en ont point. Là-bas, ils ont
132stes et méchants, ici vous avez la religion de la démocratie et la publicité à la radio, vous aimez cela, c’est votre liberté, vot
133siècle. Toutes les causes collectives en déroute, démocratie, justice, liberté, leurs majuscules et leurs réalités. Voilà qui donn
42 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
134, de vedettes et de brochures sur Roosevelt et la démocratie. C’est assez pour que les nationalistes parlent d’une invasion yankee
43 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
135orts des guerres d’indépendance. La liberté et la démocratie montrent ici plus d’un visage. Comme ailleurs. Mais ici plus qu’aille
44 1946, Lettres sur la bombe atomique. 10. La tâche politique du siècle
136égime. Une idée. Et une arme. Ce régime, c’est la démocratie, que plus personne qui compte n’ose attaquer, et dont toutes les puis
137rme, c’est la bombe atomique. Or remarquez que la démocratie triomphante (en théorie), l’idée planétaire, et l’arme vingt mille fo
138al de la guerre, et fièvre spécifique des grandes démocraties physiquement ou moralement déprimées. Je parle surtout pour vous, Eur
45 1946, Lettres sur la bombe atomique. 11. Tous démocrates
139ouit vers le ciel ! Notez que dans ce système, la démocratie paraît supérieure au soviétisme et à l’hitlérisme. Lui. — Je vous en
140cette situation : c’est qu’au lieu de défendre la Démocratie, en bloc, et comme [p. 70] une étiquette, contre ses adversaires décl
141, entre nous, discuter le contenu véritable de la démocratie, sans passer aussitôt pour des fascistes. Lui. — Autant dire que vot
142 des fascistes. Lui. — Autant dire que votre mot démocratie a perdu tout son pouvoir ! Une étiquette qui s’applique à tous les pa
143ates dénoncent la Suisse, qui est la plus vieille démocratie du monde, et la traitent de « fasciste » parce qu’elle répugne, entre
144t ces deux questions fondamentales, l’étiquette « démocratie » ne signifiera rien du tout. Ou bien elle servira d’excuse et de pré
46 1946, Lettres sur la bombe atomique. 12. Les Quatre Libertés
145tre âge, comme la Bombe, la Guerre et la Paix, la Démocratie et le Gouvernement du Monde, vous ne m’en voudrez pas de revenir aujo
146at, ni de la révolution, ni des Soviets, ni de la démocratie, et surtout pas de leurs experts. Il la tient de sa vision seule et d
47 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
147es problèmes ? (Vous pensiez, je le suppose, à la démocratie.) Et que je m’amuse à jeter des pelures d’orange sous les pas solenne
48 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
148e broyeuse automatique qu’est l’État-nation de la démocratie ou du marxisme, des idées libérales ou du planisme, ou même une belle
49 1946, Politique de la Personne (1946). Préface pour l’édition de 1946
149urgeois-capitaliste subsiste dans beaucoup de nos démocraties. Que ce [p. 8] danger, que ces erreurs, que ce régime aient survécu à
50 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
150 qui rappelle étrangement la lutte présente entre démocratie individualiste et étatisme totalitaire — se produit l’événement uniqu
151nera peut-être de ne pas voir figurer le terme de démocratie dans ce qui précède. C’est qu’il recouvre actuellement de trop graves
152ever pour rétablir ce qu’on nommait chez eux la « démocratie ». Ils attendent un régime qui puisse allier la liberté à la communau
153a seule possibilité pratique de réaliser la vraie démocratie. Mais il a le grand avantage de réaliser en même temps ce qu’il y a d
154. Si le totalitarisme triomphe définitivement des démocraties, ce sera la mort d’une culture et d’une économie, sans doute, mais ce
155e la conscience occidentale. D’autre part, si les démocraties capitalistes et individualistes triomphent, aucun problème ne sera ré
156s et tournées en erreurs, qui subsistent dans les démocraties et dans les mouvements totalitaires. Ceci résulte, théoriquement, de
51 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
157, la Hollande, et la Grande-Bretagne. Ce sont des démocraties en majorité socialistes, ce qui peut inquiéter, mais aussi en majorit
158dront-ils bientôt l’âge de majorité civique où la démocratie devient possible… To sum up : Liberté, Prospérité et Poursuite du Bo
52 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
159épandre dans tous les pays du monde l’idéal de la démocratie américaine, c’est-à-dire multiplier les échanges culturels. Or ces de
160nt étroitement liées, car seule une atmosphère de démocratie mondiale peut créer les conditions nécessaires au libre-échange ; et
161e paraît propre à favoriser l’établissement de la démocratie dans des pays où les difficultés économiques donnent aux dictateurs l
162ule une énergie surexcitée. [p. 29] Santé de la démocratie américaine (Écrit en novembre 1940.) J’étais à Times Square, au cœu
163sique d’un renversement du destin en faveur de la démocratie. Et plus tard dans la nuit, traversant le square presque déserté, et
164it parlé, le match était terminé, et parce que la démocratie avait tenu le coup, personne ne se sentait vraiment battu. On peut di
165elt a été l’une des trois épreuves de force de la démocratie du xxe siècle. La première a été perdue en France. La seconde a été
166signifie pratiquement que les États-Unis sont une démocratie sans partis. Entre le citoyen et les autorités, pas d’autre intermédi
167quelle passion profonde se charge ici le terme de démocratie ? En tournant tout à l’heure le bouton [p. 35] de ma radio, j’ai ente
168e, quand on voit que c’est vrai. Maladies de la démocratie américaine Relisant le chapitre qui précède après cinq ans d’expérien
169et toute nuance de « propagande » en faveur de la démocratie perdant sa valeur de combat, je me sens capable de décrire l’envers d
170ndant bien réelles. ⁂ Le vice majeur d’une grande démocratie, c’est d’être grande. Cette question de format me paraît capitale. Pe
171 jamais cet exemple ! » Et je l’appliquais à leur démocratie. Je me disais comment éviter, à la longue, la crise d’une dictature b
172r la notion même d’élite. Or les élites, dans une démocratie, ont pour fonction vitale de réduire l’entropie que l’égalité juridiq
173; enfin de l’Opinion publique, car nous sommes en démocratie, et il faut bien que cela se marque quelque part et en quelque manièr
174 me pose tout de même la question de l’avenir des démocraties, livrées à la fatalité incontrôlable des agences. Finirons-nous tous
175 n’y avait plus de grands bureaux dans une grande démocratie, quelques hommes deviendraient responsables… Facilement désignés à la
53 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
176gsters politiques, donne en passant des leçons de démocratie aux sadiques de la Gestapo, et rentre en Amérique avec une belle fian
177ment essentiels à la compréhension [p. 107] de la démocratie américaine. Il est important de savoir que les grandes cérémonies civ
54 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
178sur la parole donnée, seul fondement d’une réelle démocratie. Je mets à part le cas de l’Immigration Service, déjà nommé, institut
179, la Hollande, et la Grande-Bretagne. Ce sont des démocraties en majorité socialistes, ce qui peut inquiéter, mais aussi en majorit
180dront-ils bientôt l’âge de majorité civique où la démocratie devient possible… To sum up : Liberté, Prospérité et Poursuite du Bo
55 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
181’on se bat en Europe demain, ce sera au nom de la démocratie contre le peuple, au nom du peuple contre les libertés, j’entends au
56 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
182n 1939, il y avait en présence l’Allemagne et les démocraties : tout se passait entre nous Européens, nous sentions donc surtout no
57 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
183ition, faute duquel il est dérisoire de parler de démocratie. Finalement, nous voulons l’Europe, parce que sans elle le monde glis
184loi simultané de certaines expressions telles que démocratie, droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, volonté populaire, anti-f
185es questions d’étiquette, et tant pis pour le mot Démocratie : quand nous voyons que les staliniens l’ont à la bouche, tremblons p
186t l’enthousiasme des individus. Si nous sommes en démocratie, c’est cela qui compte, et le reste suivra. 2. Le Congrès de l’Europe
58 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
187aient que cette action fût proclamée au nom de la démocratie. [p. 156] Mais il n’est pas de terme dont notre époque ait fait de p
188e, pour l’écrasante majorité des citoyens, le mot démocratie est lié à tout régime (monarchique ou républicain) qui garantit les d
59 1948, Suite neuchâteloise. I
189éteintes (moins de cent ans) dans la plus vieille démocratie du monde ; tant de culture et peu de littérature ; tant de bon sens p
60 1950, Lettres aux députés européens. Quatrième lettre
190nue des Russes. Elle se fonde sur l’axiome que la démocratie est identique au socialisme anglais. Il en découle primo : qu’une Ass
191on daltonienne : ils partent d’un axiome inverse. Démocratie et socialisme leur [p. 25] apparaissent contradictoires. Et cependant
61 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
192 à prendre à son sens littéral cette maxime de la démocratie qui dit qu’un homme en vaut un autre, et donc qu’une femme en vaut un
193té. Et c’est pourquoi, enfin, les créateurs de la démocratie moderne, les Anglo-Saxons, attachent une pareille importance à la pos
62 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le dialogue Europe-Amérique (août-septembre 1952)
194s mêmes, plus chez beaucoup l’idée que là-bas, la démocratie marche mieux, l’avenir est plus ouvert, et les rapports humains plus
63 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le dialogue Europe-Amérique (juin-juillet 1952)
195s mêmes, plus chez beaucoup l’idée que là-bas, la démocratie marche mieux, l’avenir est plus ouvert, et les rapports humains plus
64 1953, La Confédération helvétique. Introduction (par Lucien Febvre)
196nt « fait » les cantons. Mais l’esprit ? Liberté, démocratie : rien à ajouter [p. 11] aux fines analyses de l’instinctive, de la n
65 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
197on des documents qui marquèrent l’avènement de la démocratie moderne. Plutôt qu’une déclaration des droits de l’homme, c’est une c
198t, en 1803, d’une manière prophétique : Sans les démocraties de vos petits cantons, vous ne présenteriez rien que ce que l’on trou
199re qu’à partir de 1848 que la Suisse devint une « démocratie » au sens actuel de ce terme. Mais sa longue tradition de civisme, l’
200epuis la chute de la France en juin 1940 ; unique démocratie indépendante subsistant au milieu d’un continent envahi ; dernier ves
66 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
201oyenne » qui fait la force principale des petites démocraties modernes. Les expériences de l’« école nouvelle » se sont bornées jus
202 de recrues) est un des traits particuliers de la démocratie suisse moderne, née de la Constitution de 1848. La coéducation des se
67 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
203cesseurs romains. Nombre de traits typiques de la démocratie suisse actuelle (particularisme, répugnance à subir l’autorité, goût
68 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
204 la structure du nôtre, et qui est accoutumé à la démocratie fédérative, a, dans chacun de ses membres, une vitalité et une force
205. Le lien fédéral, le caractère original de notre démocratie fédérative. Le respect de la dignité et de la liberté humaine. Là en
206ssent pas politiquement comme des Français : leur démocratie qui n’a rien, ou presque, de latin, est une démocratie helvétique. Il
207ratie qui n’a rien, ou presque, de latin, est une démocratie helvétique. Ils ne se cachent pas du reste de redouter nos conception
69 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
208 manifeste. Il ne reste à ses partisans, dans nos démocraties, qu’à nier les faits. Il leur reste à nier l’éclat de rire de la foul
70 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
209ersonne au lieu de la masse ; aux désordres de la démocratie, la démocratie saine et non la dictature ; à l’anarchie individualist
210 de la masse ; aux désordres de la démocratie, la démocratie saine et non la dictature ; à l’anarchie individualiste, le sens comm
71 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
211t bien moins celui de deux régimes — dictature et démocratie — que celui plus profond de deux qualités d’âme. Napoléon, Hitler, on
72 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
212eaucoup moins de problèmes que nos libres [p. 11] démocraties. (C’est là tout le secret du succès provisoire des régimes dits total
73 1955, Preuves, articles (1951–1968). De gauche à droite (mars 1955)
213orporation militaire allemande fasse sentir à une démocratie incertaine le poids de sa force nouvelle… » (p. 667). Ceci demande un
74 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
214, allant de la tyrannie démente vers une sorte de démocratie, par une progression contrôlée. Il se peut qu’il n’y ait là qu’une il
215toutes les deux. Mais l’illusion d’un retour à la démocratie comble nos vœux, tout concourt à l’accréditer : qu’il s’agisse du bes
216e milliers de libéraux par ailleurs attachés à la démocratie, entretient un climat de confusions intellectuelles et morales dont l
217 soit en principe la leur, n’est pas revenir à la démocratie, même si l’on tire au nom du bien de ceux qu’on tue. Et, pour tout di
218camps, ou de les mettre au crédit de la « vraie » démocratie ; de qualifier de « fasciste » le goût de la liberté quand il dressai
75 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1956)
219asochisme, maladie spécifique des élites dans nos démocraties occidentales. Quant à moi, je me promène sur la place Saint-Marc, por
76 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
220ur de hasard ou de tradition périmée. Voilà notre démocratie. Que peut faire un citoyen ? Comment veut-on qu’un citoyen européen
77 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
221ccès de la lutte permanente contre les castes. La démocratie hellénique, l’expansion de la morale chrétienne, la Renaissance et la
78 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
222 et il l’aura. Car tandis que l’Amérique fonde la démocratie sur une morale quasi-personnaliste, — elle veut vraiment la liberté,
223ivée et du dirigisme, par exemple, ou celui de la démocratie économique : donner le plus au plus grand nombre. L’exemple le plus c
79 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
224uite dans l’utopie. Utopies pessimistes, dans les démocraties : Orwell prévoit l’instauration prochaine du contrôle des pensées par
80 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
225sistible vers la Science et vers les mythes de la Démocratie. Ainsi l’espace ouvert ajoute aux âges de l’homme, comme la mesure du
81 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
226ident poursuit, dans l’ensemble, l’expérience des démocraties. Il voit naître la science appliquée aux phénomènes sociologiques. Il
227ité et beaucoup moins de problèmes que nos libres démocraties. (C’est là tout le secret du succès provisoire des régimes dits total
228 exemple comporte une définition simplifiée de la démocratie occidentale : ce serait la suppression légale des castes et de l’escl
82 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
229pe, la condition prolétarienne, et la crise de la démocratie — je tenterai d’en donner rapidement le diagnostic et surtout le pron
230ux et les croyances en vigueur (égalité, progrès, démocratie) font un scandale de leur [p. 247] état, loin de le justifier par que
231le défi de l’ennui, et les vraies ambitions de la démocratie que l’on prétend défendre. Crise de la démocratie Elle résulte du f
232mocratie que l’on prétend défendre. Crise de la démocratie Elle résulte du fait que le régime parlementaire et le suffrage unive
233prit de jugement personnel, risque et santé de la démocratie, ne sera pas franchement cultivé, le communisme (ou ses succédanés fa
83 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
234e et n’accepte d’en faire usage qu’aux dépens des démocraties. Sa machinerie s’enraye dès qu’il faudrait se tourner non plus contre
84 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (II) (avril 1957)
235ils désirent tous vers des formes occidentales de démocratie socialiste, et priverait les Soviets d’un de leurs meilleurs prétexte
85 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (fin) (mai 1957)
236des rapports entre la dictature soviétique et les démocraties occidentales, tend également à immobiliser les diverses évolutions po
86 1957, Preuves, articles (1951–1968). L’échéance de septembre (septembre 1957)
237roblème, n’ont pas mordu sur la réalité. Mais nos démocraties étant ce qu’elles sont, il fallait en passer par là pour préparer les
87 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
238as le moins du monde, et après ? Vous croyez à la Démocratie ? A. — Je crois à l’éducation progressive des masses, et je crois qu’
239cation progressive des masses, et je crois qu’une démocratie saine ne peut fonctionner qu’à cette condition. Cette foule qui choqu
240e d’éducation, c’est entendu. Mais sous le nom de démocratie, ce n’est qu’une démocratie mal éduquée, insuffisamment éduquée, que
241. Mais sous le nom de démocratie, ce n’est qu’une démocratie mal éduquée, insuffisamment éduquée, que vous semblez vouloir condamn
242s au xxᵉ siècle qui m’a fait voir le mieux que la Démocratie n’est pas le dernier mot de la sagesse politique. Éduquer, c’est cond
243x ». R. — Je suis aussi sérieux que l’étymologie. Démocratie veut dire pouvoir du peuple. Ça n’existe nulle part au monde. C’est u
244lités. Quant à ceux qui viennent nous parler de « démocratie populaire », ils font un mensonge au carré, plutôt qu’un de ces pléon
245équents dans l’argot pour insister clairement. La démocratie populaire n’est en fait que la suppression de certains procédés qu’on
246ens se moquent de l’étymologie. Ils entendent par démocratie tout autre chose. R. — Quoi, selon vous ? A. — Eh bien, l’égalité d’a
247la tête de quiconque émet le moindre doute sur la Démocratie. Le terme est devenu tabou. La raison en est évidente : Hitler et Mus
248st évidente : Hitler et Mussolini ayant raillé la Démocratie, tous ceux que leur système révoltait à juste titre ont cru devoir du
249spérer qu’il soit exact. Ce sera peut-être encore Démocratie, qui sait ? car ce genre de mot sert à tout, et cela peut rassurer le
250élection n’est pas un procédé démocratique, si la démocratie repose sur le principe que tous les hommes sont égaux ? Mais vous n’y
251ous suis plus. R. — C’est pourtant simple. Si les démocraties égalitaires croyaient vraiment les hommes égaux, ils ne feraient jama
252e courtoisie, c’est le seul cas, peut-être, où la démocratie semble à peu près rejoindre, sans tricher avec ses principes, l’effic
253. Ce sont elles que nous défendons sous le nom de démocratie, qui est une fausse étiquette, sans nul doute. Le malheur veut qu’ell
254us entend aux autres tables ! R. — Croyez-moi, la Démocratie restera dans l’Histoire le rêve du dix-neuvième siècle et le cauchema
88 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
255uite dans l’utopie. Utopies pessimistes, dans les démocraties : Orwell prévoit l’instauration prochaine du contrôle des pensées par
89 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (II) (septembre 1958)
256s formations qui se partagent le pouvoir dans les démocraties latines. Le fait qu’il y ait beaucoup de partis ne suffit pas à chang
90 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
257s traditionnel et un peu vague des mots peuple et démocratie avec les résultats du référendum : il suffit pour cela d’admettre que
258éférendum : il suffit pour cela d’admettre que la démocratie, gouvernement du peuple, est en fait le régime choisi par la majorité
259m étant donnés, si on les déclare contraires à la démocratie, il faut admettre alors que ni le peuple ni la démocratie ne sont ce
260ie, il faut admettre alors que ni le peuple ni la démocratie ne sont ce que l’on croyait, que le « vrai » peuple n’est pas valable
261ar la majorité des électeurs, et que la « vraie » démocratie ne saurait être définie que par les vœux de la minorité et les éditor
262inion du vrai peuple et sonne le glas de la vraie démocratie, c’est qu’on a changé le sens des mots depuis Rousseau, mais non pas
263e minorité, il faut bien en conclure qu’une vraie démocratie, celle du vrai Peuple, ne saurait être gouvernée que par une élite éc
264r un terme inutile et incertain. — L’usage du mot démocratie dans nos discussions politiques signale presque toujours l’apparition
265ermettre en bonne foi de trancher le débat. Si la démocratie est ce qu’en dit le Littré, un régime où le peuple exerce la souverai
266it l’être. On a donc tacitement convenu d’appeler démocraties les régimes où le peuple, qui ne saurait l’exercer, délègue la souver
267 règne, c’est la confusion sémantique. On appelle démocratie populaire, par un apparent pléonasme (puisque demos égale populus), t
268 mais il y a plus. Nonobstant la définition de la démocratie comme volonté du plus grand nombre, le plébiscite est généralement co
269r les Français comme antidémocratique. On appelle démocratie formelle (ou réactionnaire) un régime où les droits politiques sont g
270r le libre jeu des partis et de l’opposition ; et démocratie réelle (ou progressiste) un régime de parti unique, si toutefois ce p
271fascisme, qui a tous les caractères d’une telle « démocratie réelle », est généralement défini comme le contraire de la démocratie
272 est généralement défini comme le contraire de la démocratie. Ceux qui demandent pourquoi sont traités de fascistes. Si un peuple
273lébiscitée est démocratique, ou bien que la vraie démocratie n’est pas le régime élu par la majorité, mais au contraire celui que
274serait plus clair et moins bête. Simplifiez par « démocratie » les polémiques contemporaines, vous verrez comme tout est plus net 
91 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Un essai de synthèse (mai 1958)
275font un match, deux camps une politique, dans une démocratie qui « joue ». Mais ce sont vingt partis, dix-huit États, et d’innombr
92 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
276e soviétique et le conformisme des mœurs dans les démocraties de l’Occident ne sont plus défendus sans scrupules par les élites des
93 1960, Preuves, articles (1951–1968). Les incidences du progrès sur les libertés (août 1960)
277aitisme fataliste qui préparait leur lit dans nos démocraties. Il nous fallait courir au plus pressé, secourir les persécutés accus
94 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
278e soviétique et le conformisme des mœurs dans les démocraties de l’Occident ne sont plus défendus sans scrupules par les élites des
95 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Annexes — iii. Post-scriptum
279ère. Point d’aristocratie sans disciplines, ni de démocratie non plus : mais ce ne sont pas les mêmes disciplines. Car les unes so
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
280 ou jacobine, à Napoléon, au nationalisme et à la démocratie. Convaincu que l’Europe (audax Japeti genus, comme l’écrivait Horace)
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
281érant rien du Progrès, ni de la Science, ni de la Démocratie Sociale, ni du mouvement de l’histoire, et encore moins de la Liberté
282uvernement un, un immense arbitrage fraternel, la démocratie en paix avec elle-même, toutes les nations sœurs ayant pour cité et p
283mentale par laquelle se distinguent, ex æquo, les démocraties impériales, les monarchies constitutionnelles et les républiques unit
284tre grandes monarchies, à plus forte raison entre démocraties impériales, est chose impossible. Des États comme la France, l’Autric
285de va au-devant de l’alternative suivante : ou la Démocratie totale, ou le Despotisme absolu. Enfin, une voix américaine : Henry A
286uropéen des Deux Grands, nous la trouvons dans La Démocratie en Amérique publiée en 1856 par le comte Alexis Clérel de Tocqueville
287té d’un juste châtiment fondant de Moscou sur nos démocraties… Plus sobre et plus serein, à sa coutume, Leopold von Ranke écrit en
288: la Russie et l’absolutisme, la Révolution et la démocratie. 228 Dans un discours prononcé en 1867, Marx précise que l’objecti
289 et sapées par les efforts mal satisfaits de leur démocratie, par la proportion trop considérable des éléments appartenant aux bas
290irrémédiablement placé devant l’alternative d’une démocratie totale ou d’un despotisme sans loi et absolu, ce dernier n’étant d’ai
291r’acte, le passage de Rousseau à Napoléon et à la démocratie montante. […] Schuman était déjà, en musique, un fait purement allema
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
292 de l’esprit » : La fatalité qui joue contre les démocraties modernes, c’est celle de la fausse philosophie de la vie qui pendant
293érance renouvelée et d’une foi invincible. Si les démocraties occidentales ne doivent pas être emportées, et une nuit de plusieurs
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
294doctrines prétendaient justifier. Au surplus, les démocraties nordiques autant que les Latines gardent un réflexe d’hostilité à l’e
100 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.4. L’Unité dans la diversité. Fondement de l’Union fédérale
295conciliées les deux tendances qui se partagent la démocratie de notre temps, celle de l’État libéral et celle de l’État autoritair