1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1 voilà reparti dans un égoïsme triomphant, pur du désir d’action qui empêtrait Barrès dans des dilemmes où l’art trouvait mal
2 ses tenants, ils y voient la suprême liberté. Le désir se précisait en moi de commettre enfin l’acte vraiment indéfendable d
3e encore, n’est pas si bonne que de céder à vous, désirs, et d’être vaincu sans bataille. On voit assez à quel genre de sophis
4me de fatigue. Mais tout cela : dégoût universel, désir de violences, gratuité des pensées et des actes, rêves éveillés, tout
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
5esse brisé par les élans alternés ou confondus du désir et de la prière. On sort lentement d’une chambre bleue qui est le mys
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
6ence dont la triste profession est de détruire le désir qu’elle excite par curiosité passagère, il monologue. « Oui, je le re
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
7ne homme qui écrivit naguère sur les Fontaines du désir [p. 398] certaines pages magnifiques et sobres, jetées de haut avec l
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
8ouve une sorte d’unité vivante dans le rythme des désirs jamais simultanés de ses petits héros. M. Spitz cherche à faire souri
6 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
9aient en réalité on sait quel dégoût, et certains désirs de grabuge moins avouables, — la sincérité, masque fier et un peu dou
10e je trouve en moi (sentiments, idées, souvenirs, désirs, élans, hésitations, obscurités, etc.). Supposons que j’éprouve un dé
11ns, obscurités, etc.). Supposons que j’éprouve un désir d’action vive, un élan vers certain but précis. [p. 17] Ou bien j’au
12i était élan devient recul, et l’évocation de mes désirs anciens ne me restitue qu’un dégoût. J’ai cru que je pourrais me rega
13surance d’une continuité entre ses actions et ses désirs, un quant-à-soi qui ne gêne aucun geste, mais incline discrètement le
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
14é de vacances, quand les premières inquiétudes du désir viennent troubler de ravissantes amours d’adolescents. Et c’est Un vi
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
15ent attirante ; et je pensais que la force de mon désir était telle que vous en éprouviez vaguement la menace. Je dis menace,
16dant ce temps, vous pouviez paraître enfin où mon désir surmené vous appelait encore, haletant. Et le temps passait, à la foi
17ette déception insupportable et définitive de mon désir. Je ne vous en accuse pas. À peine si je puis encore évoquer votre vi
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
18la sainteté que hantent les fantômes adorables du désir, — quelques hommes [p. 133] y pénètrent, et le goût de s’amuser ne re
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
19voyage, et qu’on ne manque pas le train bleu d’un désir. Elle était donc venue. Il la suivait entre les devantures qui se pas
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
20t point raison. Mais justement je n’éprouve aucun désir d’avoir raison. Je sens aussi bien que vous ce que mes principes peuv
12 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
21’une offre et d’une demande sans rapport avec ses désirs réels, et dont il subit docilement l’abstraite et commerciale nécessi
13 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
22 constitue une tentation pour tous les poètes. Le désir de « plus vrai que le vrai » surexcité par l’insolence d’une psycholo
14 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
23 mais qui raconte dans son autobiographie que son désir constant était que tous les hommes vivant sous lui conservassent la v
15 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
24urire adorable de savoir la dansante liberté d’un désir à sa naissance L’étoile qui l’accueille au sommet ravi d’un silence
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
25rois déceptions par jour ne peuvent qu’énerver le désir. Parfois j’imagine que le facteur va m’apporter ce Paquet inouï, cade
26et qui me voue à toutes les magies ! [p. 408] Les désirs les plus incompréhensibles s’emparent de moi comme des superstitions.
27placent l’exigence intérieure. On n’avoue que des désirs archéologiques, d’ailleurs mensongers. Alors que dans ce domaine, plu
17 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
28s ce désordre lumineux, le verrai-je naître à mon désir ? Rejoindre ! Mais vous, derrière ma tête, Sans Noms, ça ne sera pas
29 le souvenir des pays désertés enfièvre encore un désir de perdition illimitée… Les Hongrois se sont arrêtés dans cette plain
30d’une erreur inconnue, ton fantôme éternel, ton « Désir désiré ». 16. Les eaux fades du Balaton Deux jours après, dégrisé,
31nfortuné roi Charles. Non, non, plutôt emmener ce désir, comme un tendre souvenir de voyage, et partir en croyant qu’ici la v
18 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
32nduiraient là où je ne sais pas que j’ai si grand désir d’aller… Est-ce ici ? Je regarde autour de moi : des murs sans yeux d
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
33écises et humiliantes, à ces moments de doute, de désir ou d’ennui qui constituent la trame réelle de notre activité et qui d
34 aux bas-fonds : Eiichi était partagé entre deux désirs. L’un était de se sauver au plus vite de cet horrible endroit et de j
20 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
35le mal du siècle c’est l’impuissance. La proie de désirs divergents qui prennent rarement assez de violence pour nous déchirer
21 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
36liser dans l’espace des sentiments [p. 15] ou des désirs sans fin, et qui n’ont de réalité qu’en un cœur, lorsqu’il aime 1  ?
37l se sent moins porté à généraliser, et borne son désir à l’immédiat. — À la limite de la puissance, c’est la réaction goethé
38t plus de réalité que la [p. 27] sensation 5 . Le désir et le regret sont plus certains que le plaisir. Seuls ils supportent
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
39oi-même, me dis-je bientôt. Car je professe qu’un désir vraiment pur parvient toujours à créer son objet, de même qu’atteigna
23 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
40 qui m’environne, ah ! que n’êtes-vous celles des désirs de l’amour ! La traîne d’une robe tournoie, éclair de roses sur un se
41x qu’elle baigne d’une grâce furtive sont pris du désir d’adorer. Du sein de tant de contraintes polies et dans la pose la pl
24 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
42rois déceptions par jour ne peuvent qu’énerver le désir. Parfois j’imagine que le facteur va m’apporter ce Paquet inouï, cade
43ns repos et qui me voue à toutes les magies ! Les désirs les plus incompréhensibles s’emparent de moi comme des superstitions.
44placent l’exigence intérieure. On n’avoue que des désirs archéologiques, d’ailleurs mensongers, alors que dans ce domaine, plu
45s ce désordre lumineux, le verrai-je naître à mon désir ? Rejoindre ! Mais vous, derrière ma tête, Sans Noms, ça ne sera pas
46 le souvenir des pays désertés enfièvre encore un désir de perdition illimitée… Les Hongrois se sont arrêtés dans cette plain
47d’une erreur inconnue, ton fantôme éternel, ton « Désir désiré ». xvi Les eaux fades du Balaton Deux jours après, dégrisé
48nfortuné roi Charles. Non, non, plutôt emmener ce désir, comme un tendre souvenir de voyage, et partir en croyant qu’ici la v
25 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
49e y court en vain sur la trace des figures de son désir. (« Oh ! qu’il garde ses flèches, il ne tuerait qu’un songe. ») La nu
50ouverai pas de l’amertume à voir que mes derniers désirs même ne sont pas accomplis. Tant que je serai étendu dans la maison,
51assé cette nuit ? Plusieurs choses sont douces au désir de celui qui marche dans une campagne nocturne. Mais plus douce que t
52ne puissance de l’esprit qui se concentre dans un désir ou dans un rêve. Le vin de Souabe grise insensiblement, c’est plutôt
53qu’il les aime et qu’il ressente à leur égard les désirs qu’auparavant il dédiait à quelque amie de haut parage spirituel. Le
54oque des lenteurs et des retards d’où naissent le désir et la conscience. De là des pertes de temps ; mais de là aussi les in
55lle. Où trouver ici la lenteur des choses ? Où le désir peut-il errer, se retournant souvent vers son passé, méditant sur l’o
26 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
56nduiraient là où je ne sais pas que j’ai si grand désir d’aller… Est-ce ici ? Je regarde autour de moi : des murs sans yeux d
27 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
57ppose un Dieu transcendant. Quel dieu fait de nos désirs d’hommes pourrait nous certifier dans le fond de nos âmes un salut qu
28 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
58res. Un peu plus d’humilité, c’est-à-dire le réel désir d’être « utile », et c’est le juste point : les Affinités. D’ailleurs
29 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
59mplairement ambiguë. Rien de plus légitime que le désir d’être entendu du grand public, et c’est pourquoi l’on ne voudrait pa
30 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
60ue la grandeur de l’autre, et peut-être le secret désir de l’éveiller à la conscience. Le but de ce débat, celui de Kierkegaa
61se le mal ; à celui-ci le Bien ; d’où naissent le désir et la nécessité du Mal absolu ; sur quoi il reste béant. Mais la réal
31 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
62 risque de mourir pour la réalisation même de ses désirs matériels, dans cette énorme aventure qui « règne » sur le monde comm
63l’éditeur, habile à saisir dès leur naissance les désirs à peine conscients du grand public. On n’a pas cessé pour autant de p
32 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
64s encore dans son établissement, nous trouvons ce désir trop humain de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur
33 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
65rselle semble n’avoir voulu mettre en figures nos désirs et nos ambitions que pour mieux nous en révéler l’essentielle inanité
34 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
66nt donc nos idoles ? Ce sont les créations de nos désirs divinisés, ce sont les dieux que nous nous fabriquons avec toutes nos
35 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
67s encore dans son établissement, nous trouvons ce désir trop humain de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur
36 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
68ses. L’homme cessa de croire à ses besoins, à ses désirs réels, et s’hypnotisa sur l’idée du standard de vie, défini par compa
37 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
69tion. Tous les autres calculent, jusque dans leur désir de scandaliser le bourgeois. Il n’y a qu’une façon réelle de mettre l
38 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
70s rigoureusement matérialiste. d) À l’inverse du désir de ces nouveaux « physiocrates », nous voyons, depuis peu, la politiq
39 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
71oses afin d’y exaucer (comment et pourquoi ?) nos désirs. Cette sorte de providence brute tout à fait inintelligible est le si
40 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
72 le peuple les aime, parce qu’elles décrivent ses désirs réalisés. Cet amour à peu près unanime figure la bonne conscience con
73on attitude créatrice. Je dirai donc ce que notre désir invoque. Je vois un grand dessin véhément et humble de Rembrandt, des
41 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
74’expriment mal, ils trahissent leur pensée, leurs désirs, ils n’osent pas dire, ils n’ont pas de formules pour avouer leur pei
42 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
75e en l’homme nulle conscience effective. Seul, le désir qu’il dit avoir de « communier » avec la Nature, révèlerait encore qu
43 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
76ses. L’homme cessa de croire à ses besoins, à ses désirs réels, et s’hypnotisa sur l’idée du standing de vie, défini par compa
44 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
77tes qui, chacun selon ses moyens, témoignent d’un désir de changer quelque chose à cette mécanique qu’hier encore… Mais nous
45 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
78itique avec vigueur la poésie de propagande et le désir secret de « sécurité » qu’elle trahit. Il veut que l’esprit soit un r
46 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
79jeu d’un être humain : rien ne flatte mieux notre désir d’ubiquité. À cet égard, le livre de Dorothy Brett est beaucoup plus
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
80 du Seigneur ? Claude de Saint-Martin (L’Homme de désir.) J’ai parlé d’une mesure « vraie ». Mais quels sont les critères ob
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
81, qui fascine les masses et les flatte dans leurs désirs les plus naïfs, et qui fascine les élites et les flatte dans une part
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
82l’atteindre — devait résulter une scission, et le désir d’une mesure plus vivante. La scission vient de s’opérer, et seule l’
83efs soviétiques réussit à masquer son étendue. Le désir d’une mesure plus vivante se manifeste bien souvent à l’insu de ceux
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
84 Or on ne se défend bien qu’en attaquant. Le seul désir de durer impose donc à une dictature trois grandes tâches d’ordre cul
51 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
85é par le fait même qu’il prend sa source dans les désirs de nos cœurs actuels. Or, ce n’est pas une image flatteuse conçue com
86ui obéis en fait. L’acte de foi n’est donc pas un désir, une nostalgie confiante, un leurre consolant, un [p. 126] saut dans
52 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
87 généreusement se ranger aux côtés du peuple. (Le désir de compensation doit les porter naturellement de ce côté.) C’est qu’e
88nguée ne suppose pas, en fin de compte, le secret désir de réduire l’humanité à une image bien homogène, qui serait celle de
53 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
89isme 88 naît de la séparation de la pensée ou du désir et de son acte. C’est pour cela que nous sommes si fiévreux et excess
90le attend avec une angoisse qui ressemble fort au désir, les bouleversements politiques qui lui donneront peut-être une foi n
91-à-dire d’une violence spirituelle supérieure aux désirs anarchiques de la nature. La vraie révolution n’est pas la prise du p
92que de l’accommoder. On l’assimile par exemple au désir de nouveauté, au sens des couturiers, bien entendu. (Dans le même sen
93lesse, parce que l’on est vaincu, jusque dans ses désirs, par le milieu. On peut être conformiste pour se tenir à l’abri du co
94on l’oublie. Ainsi de tant d’autres pensées, d’un désir ou d’un idéal : ils ne s’incarnent qu’à ce prix. Combien d’étreintes,
54 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
95l’atteindre — devait résulter une scission, et le désir d’une mesure plus vivante. La scission vient de s’opérer, et seule l’
96efs soviétiques réussit à masquer son étendue. Le désir d’une mesure plus vivante se manifeste bien souvent à l’insu de ceux
55 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
97s rigoureusement matérialiste. d) À l’inverse du désir de ces nouveaux « physiocrates », nous voyons, depuis peu, la politiq
56 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
98dans ma vanité, c’est entendu, mais bien dans mon désir de sympathie humaine, d’échange direct sur pied d’égalité. [p. 29] L
99douloureuses confusions, nos inadaptations et nos désirs discordants. Ils se sont fait un entourage à la mesure de leur être h
100nd aussi pour quoi elles mentent, et quel immense désir de réveiller le peuple elles traduisent chez certains qui les prononc
101 de bonne foi. Elles le trahissent d’ailleurs, ce désir, en essayant de le faire passer d’ores et déjà pour une réalité. [p.
102as de quoi je m’occupe. C’est peut-être un secret désir, un inconscient désir que j’ai d’être reconnu par eux à ma juste vale
103. C’est peut-être un secret désir, un inconscient désir que j’ai d’être reconnu par eux à ma juste valeur. Exactement ce que
104 J’ai à craindre [p. 68] qu’elle ne m’attaque par désir famélique de créer du nouveau. Car c’est une consolation aussi que d’
105ui donne une forme grande à nos obscurs et grands désirs informulés. En finissant je craignis un moment de les avoir trompés,
106 l’île : cette série de questions précises, et ce désir de rapporter ce que j’avais dit à leur situation concrète. Esprit cri
57 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
107’expriment mal, ils trahissent leur pensée, leurs désirs, ils n’osent pas dire, ils n’ont pas de formules pour avouer leur pei
108 de son objet, ou tout au moins de quelque obscur désir, de quelque obscure crainte — c’est identique — de sa mort. [p. 176]
109s désespoirs chez les adolescents troublés par le désir, s’apaisent tout d’un coup le jour où ils découvrent que leur état ju
110rdinairement irritable de mauvaise conscience, de désir, de peur, de préjugés, de revendications secrètes, de jalousie, de sn
111 l’autre, il se retrouvera capable d’exprimer des désirs réels, disciplinés et « raisonnables ». 2) Réflexion du personnaliste
112 « les gens » bien sûr. C’est instructif. Mais le désir de s’instruire a des limites. Déjà les relations se stabilisent, les
58 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
113s désespoirs chez les adolescents troublés par le désir, s’apaisent tout d’un coup le jour où ils découvrent que leur état ju
59 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
114dans ma vanité, c’est entendu, mais bien dans mon désir de sympathie humaine, d’échange direct sur pied d’égalité. Le père Re
115ersonne. J’ai à craindre qu’elle ne m’attaque par désir famélique de créer du nouveau. Car c’est une consolation aussi que d’
60 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
116e payer. Voilà bien mes Allemands ! Au début, par désir de se rendre sympathiques, par générosité ou maladresse, ils font des
117vergence providentielle de sa puissance et de vos désirs secrets « d’ordre » à tout prix, au prix même de l’humain… À croire q
61 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
118t pas le Chef qui commande, et ce ne sont pas les désirs conscients et avoués qui sont puissants. Ce qui est puissant, ce qui
62 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
119es au peuple… Même les chrétiens qui ont le loyal désir de servir le peuple — et il y en a — doivent être combattus, car leur
63 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
120aturels, invertissant sa direction, exaltant le « désir de mort », développera d’importantes conséquences dans les domaines l
121 possible qui s’ouvre, un destin qui acquiesce au désir ! Je vais y entrer, je vais y monter, je vais y être « transporté » !
122mme, il la reconnaît. C’est elle, la femme de son désir et de sa plus [p. 662] secrète nostalgie 88 , l’Iseut du rêve ; elle
123our pouvoir de nouveau désirer et pour exalter ce désir aux proportions d’une passion consciente, intense, infiniment intéres
124our Tristan, Iseut n’était rien que le symbole du Désir lumineux : son au-delà, c’était la mort divinisante, libération des l
125 là que cette passion se détachait des rythmes du désir charnel ; mais tandis que pour Tristan l’infini, c’est l’éternité san
64 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
126— à un homme déterminé — de connaître ses propres désirs et de sonder en vérité ses préférences les plus secrètes, du moins pe
127al de mes rêves, vous comblez et au-delà tous mes désirs, vous êtes l’Iseut toute belle et désirable — et munie d’une dot adéq
128lité comme une discipline imposée (aux humeurs et désirs spontanés) par un absurde et cruel parti pris ; ou comme une abstenti
129à croire Éros, c’est-à-dire à se confier dans son désir le plus puissant, à lui demander la délivrance. Et l’Éros ne pouvait
130ivre. Toutes les religions païennes divinisent le Désir. Toutes cherchent un appui et un salut dans le Désir, qui devient aus
131ir. Toutes cherchent un appui et un salut dans le Désir, qui devient aussitôt, et par là même, le pire ennemi de la vie, la s
132jours plus haut, dans l’ascension interminable du Désir qui consume la vie, mais ici-bas, dans l’obéissance à la Parole. ⁂ Et
133 Parole. ⁂ Et qu’aurions-nous alors à craindre du désir ? Cela seulement : qu’il nous détourne d’obéir. Mais il perd sa puiss
134 simple fait qu’elle habitue à ne plus séparer le désir et l’amour. Car si le désir va vite et n’importe où, l’amour est lent
135 à ne plus séparer le désir et l’amour. Car si le désir va vite et n’importe où, l’amour est lent et difficile, il engage vra
136conception de la vie ardente qui est un masque du désir de mort. Dynamisme inverti, et autodestructeur. Mais l’autre aspect d
137us qu’un dialogue de grâce et d’obéissance. Et le désir de la plus haute passion se voit alors comblé sans cesse dans l’acte
138eut alors concevoir que la passion, née du mortel désir d’union mystique, ne saurait être dépassée et accomplie que par la re
65 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
139 déroulement des faits ne doit dépendre ni de son désir ni des fantaisies de l’auteur.) Supposez au contraire cette volonté t
140 » ne sont que les images ou les projections d’un désir, de ce qui s’y oppose, de ce qui peut l’exalter, ou simplement le fai
141rangère, indépendante de leurs qualités, de leurs désirs, au moins conscients, et de leur être tel qu’ils le connaissent. Les
142pée nue n’est pas encore l’expression décisive du désir sombre, de la fin même de la passion (au double sens du mot fin). L’a
143ère de purification de ce qui subsistait, dans le désir, de spontané, d’animal et d’actif. Victoire de la « passion » sur le
144mal et d’actif. Victoire de la « passion » sur le désir. Triomphe de la mort sur la vie. ⁂ Ainsi donc cette préférence accord
145de la psychanalyse nous habitue à concevoir qu’un désir refoulé « s’exprime » toujours, mais de manière à égarer le jugement.
146bjet désiré et l’expression de ce qui condamne ce désir. Ainsi l’interdiction reste affirmée, et l’objet reste inavoué, mais
147, mais la « musique savante » n’a pas manqué à ce désir dont elle procède. Levez-vous, orages sonores de la mort de Tristan e
148 aimer et chercher la souffrance. Amour-passion : désir de ce qui nous blesse, et nous anéantit par son triomphe. C’est un se
149sualité. Elle aggrave, au plein sens du terme, le désir. Elle l’aggrave même parfois jusqu’au désir de tuer l’autre, ou de se
150e, le désir. Elle l’aggrave même parfois jusqu’au désir de tuer l’autre, ou de se tuer, ou de sombrer dans un commun naufrage
151èle au terme de l’aventure comme la vraie fin, le désir désiré dès le début de la passion, la revanche sur le destin qui fut
152 d’autant plus efficace qu’elle prend la forme du désir, et que ce désir, à son tour, se déguise en fatalité. Incidemment, no
153ficace qu’elle prend la forme du désir, et que ce désir, à son tour, se déguise en fatalité. Incidemment, nous avons indiqué
66 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
154isir, n’est-ce pas la ruse la plus élémentaire du désir ? Et l’homme n’est-il pas « ainsi fait » qu’il s’impose parfois une c
155’instinct de son but naturel et de transformer le désir en une aspiration indéfinie, c’est-à-dire sans fins vitales, voire co
156tion biologique. Et il n’est pas jusqu’au [p. 61] désir de la mort que l’on ne puisse « ramener » à l’instinct de mort décrit
157qui a pu causer cette déviation. 2. Éros, ou le Désir sans fin Platonisme, druidisme, manichéisme. Platon nous parle dans P
158t d’être deux dans l’amour même. L’Éros, c’est le Désir total, c’est l’Aspiration lumineuse, l’élan religieux originel porté
159 souffrante multiplicité. Ainsi l’élan suprême du désir aboutit à ce qui est non-désir. La dialectique d’Éros introduit dans
160out étranger aux rythmes de l’attrait sexuel : un désir qui ne retombe plus, que plus rien ne peut satisfaire, qui repousse m
161ortée en tous lieux et tous temps à diviniser son Désir dans des formes toujours semblables. Je ne sais ce que vaut l’hypothè
162the de Tristan, qui voile et exprime à la fois le désir de mort. D’autre part, les dieux celtiques forment deux séries opposé
163uisqu’il tend à confondre l’attrait du sexe et le Désir sans fin. L’Essylt des légendes sacrées, « objet de contemplation, sp
164 incréé. Et sa passion, c’est le culte d’Éros, le Désir qui méprise Vénus, même quand il souffre volupté, même quand il croit
165ns la sombre matière l’amant en proie au lumineux Désir. Tel est le combat de l’amour sexuel et de l’Amour, et il exprime l’a
166curcie par la multiplicité immédiate. Éros, notre Désir suprême, n’exalte nos désirs que pour les sacrifier. L’accomplissemen
167mmédiate. Éros, notre Désir suprême, n’exalte nos désirs que pour les sacrifier. L’accomplissement de l’Amour nie tout amour t
168vie « finie ». Le dieu Éros exalte et sublime nos désirs, les rassemblant dans un Désir unique, qui aboutit à les nier. Le but
169te et sublime nos désirs, les rassemblant dans un Désir unique, qui aboutit à les nier. Le but final de cette dialectique, c’
170ennemis ? C’est l’abandon de l’égoïsme, du moi de désir et d’angoisse, c’est une mort [p. 71] de l’homme isolé, mais c’est au
171ons pas Dieu par une élévation indéfinie de notre désir. Nous aurons beau sublimer notre Éros, il ne sera jamais que nous-mêm
172e d’une beauté éclatante, qui les a enflammées de désir ». Puis il a quitté le Ciel avec elle, pour descendre dans la matière
173tout de l’homme naturel, corps, raison, facultés, désirs — donc l’âme aussi. ⁂ La croisade des Albigeois, conduite par l’abbé
174 joie vilaine », c’est ce qui le guérirait de son désir, si justement l’amour sans fin n’était le mal qu’il aime, la « joy d’
175mor », le délire qui prévaut : … en fait, ce fou désir M’occira, que je reste ou aille par chemins Puisque celle qui peut me
176que celle qui peut me guérir ne me plaint … et ce désir Prévaut — bien que fait de délire — Sur tout autre… S’il ne veut pas
177ir encore, c’est qu’il n’est pas assez détaché du désir, c’est qu’il craint de quitter son corps par désespoir, « mortel péch
178t elle-même dérobée à moi, ne me laissant que mon désir et mon cœur assoiffé ! Et ces deux strophes d’Arnaut Daniel — un nob
179t la recherche de si grand cœur que, par excès de désir, je crois que je m’enlèverai tout désir si l’on peut rien perdre à fo
180 excès de désir, je crois que je m’enlèverai tout désir si l’on peut rien perdre à force de bien aimer. [p. 97] Car son cœur
181ent n’est que l’idéalisation ou la sublimation du désir sexuel ; 4° qu’on distingue mal comment, de la confuse combinaison de
182 chez les poètes de cette époque, l’expression du désir charnel est si vive et parfois si brutale qu’il est vraiment impossib
183t alors cette expression « vive et brutale » d’un désir évidemment charnel ? Dans la crudité de certains termes ? Mais elle é
184 voilée, objet aimé mais en même temps symbole du Désir divin. Sohrawardi (mort en 1191) voyait dans Platon — qu’il connaissa
185autres personnages allégoriques, tels que Beauté, Désir et Angoisse, le Renseigné, le Probateur, le Bien connu : comment ne p
186mbole du plus grand Amant, puisqu’en exprimant le désir de voir Dieu sur le Sinaï, il exprima le désir de sa mort. Et l’on co
187le désir de voir Dieu sur le Sinaï, il exprima le désir de sa mort. Et l’on conçoit que le terme nécessaire de la voie illumi
188drah où l’on mourait d’amour à force d’exalter le désir chaste, selon le verset du Coran : « Celui qui aime, qui s’abstient d
189nfluent des « hérésies » de l’âme et de celles du désir, venues du même Orient par les deux rives de la mer civilisatrice, na
190nce et [p. 122] un culte qui répondissent au même désir profond, surgi de l’âme collective. Il fallait « convertir » ce désir
191 de l’âme collective. Il fallait « convertir » ce désir, tout en se laissant porter par lui, mais comme pour mieux le capter
192 (Marcabru.) Chasteté délivre de la tyrannie du désir en portant le Désir (courtois) à l’extrême : Par excès de désir, je
193eté délivre de la tyrannie du désir en portant le Désir (courtois) à l’extrême : Par excès de désir, je crois que je me l’en
194t le Désir (courtois) à l’extrême : Par excès de désir, je crois que je me l’enlèverai, si l’on peut rien perdre à force de
195ait la chasteté pour son pouvoir « d’éterniser le désir ».) C’est au comble de l’amour (vrai) et de sa « joie » que Jaufré Ru
196joie d’Amour » n’est pas seulement libératrice du désir dominé par Mesure et Prouesse, elle est aussi Fontaine de Jouvence :
197 le commentaire suivant : « Les cinq portes sont Désir, Prière, Servir, Baiser et Faire, par où Amour périt. » Les quatre de
198ce nom, quel qu’eût été ce nom sans sa beauté, le désir de Tristan ne s’y fût pas porté. Ainsi Tristan veut se venger de sa d
199un lien plus inextricable encore. D’irréalisables désirs, d’impossibles convoitises les conduisent à ne rien faire dans leur d
200i n’irrite leur amertume… Celui qui tend tous ses désirs vers un bonheur inaccessible, celui-là met sa volonté en guerre avec
201sible, celui-là met sa volonté en guerre avec son désir. 90 (Encontre désir fait volier, dit le texte de Thomas.) ⁂ Un fonds
202a volonté en guerre avec son désir. 90 (Encontre désir fait volier, dit le texte de Thomas.) ⁂ Un fonds celtique de légendes
203ien souvent leur dialectique de la souffrance, du désir et de l’extase, quitte à en inverser les conclusions : l’extase final
204c voué à la nécessité, et les corps sont voués au désir, dont le philtre d’amour symbolise l’inéluctable tyrannie. L’homme n’
67 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
205e-même dérobée à moi, ne me laissant rien que mon désir et mon cœur assoiffé. ») Au-delà même de cet état, Jean de la Croix c
206rochain, et l’amour avec son objet, mais jusqu’au désir de l’amour semblent se dérober au comble de l’élan : « Vide de toute
207our Arnaut Daniel parlait aussi de cet « excès de désir » qui enlève « tout désir ». Mais cet état théopathique n’aboutit poi
208aussi de cet « excès de désir » qui enlève « tout désir ». Mais cet état théopathique n’aboutit point chez Jean de la Croix à
209re celtique de l’orgueil chevaleresque : c’est le désir de la prouesse qui est le moteur des hauts faits de Tristan. Comme to
210e puissance qu’il éprouve dans le risque. D’où le désir final du risque pour lui-même, la passion de la passion sans terme, l
211t qu’elle éveille en lui la brûlure délicieuse du désir. L’amour-passion tend à se confondre avec l’exaltation d’un narcissis
212épithalamique ». « Voici donc venu l’irrésistible désir. S’efforcer continuellement de saisir l’insaisissable… Et l’objet du
213ellement de saisir l’insaisissable… Et l’objet du désir ne peut être ni abandonné ni saisi 107 . L’abandonner est chose intol
214lle entretient de la sorte flattent trop bien les désirs naturels ; peu à peu, l’hérésie disparaît aux yeux des mondains abusé
215sprit sur l’instinct. « L’amour existe lorsque le désir est si grand qu’il dépasse les limites de l’amour naturel », disait l
216r s’exalter. Si l’origine de cette passion est un désir, conscient ou non, [p. 187] d’échapper à la condition terrestre insup
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
217i, dans ma pensée, me parle de ma Dame avec grand désir, souvent m’entretient de choses telles qu’à leur sujet mon [p. 197] i
218ovient souvent la mort… L’amour existe lorsque le désir est si grand qu’il dépasse les limites de l’amour naturel… Comme il n
219 est vrai qu’ici-bas tant joyeux de son mal votre désir s’apaise par un coup d’œil, une parole, une chanson —  si ce plaisir
220 des Cathares. Comme eux, Milton croit que le bon désir procède des principes intellectuels, et qu’il doit nous purger de not
221tuels, et qu’il doit nous purger de notre mauvais désir, de la sensualité, péché majeur. Et Fludd, son maître en occultisme,
222ame un besoin d’être libre qui traduit un profond désir de n’être plus même en état de désirer aucune liberté. C’est ce qui s
223ent l’ardeur de la passion. Et de là vient que le désir d’union totale se lie indissolublement au désir de la mort qui libère
224e désir d’union totale se lie indissolublement au désir de la mort qui libère. C’est parce que la passion n’existe pas sans l
225rel, on garde ce qu’il faut pour la rhétorique du désir, mais non plus même pour celle de l’amour. « Belle vertu, dit Mme d’É
226je suis moins sûr de leur réalité que de celle du désir qui les crée. Ce désir, les Goncourt l’ont très bien aperçu dans leur
227ur réalité que de celle du désir qui les crée. Ce désir, les Goncourt l’ont très bien aperçu dans leur ouvrage classique sur
228nique, jamais rejointe par l’erreur inlassable du désir. C’est l’insolente avidité d’une jeunesse renouvelée à chaque rencont
229rarque semblait ignorer simplement l’existence du désir et des corps, la réalité d’un « objet ». Sade, qui est un homme du xv
230i aussi désirait brûler, et non pas rassasier son désir. Lui aussi va multiplier les obstacles les plus gratuits, les prétext
231Tieck, définissant l’amour comme « une maladie du désir, une divine langueur… » 157 . L’exaltation de la mort volontaire, amo
232et pour s’élancer à l’infini. C’est, dit-il, « le désir de quelque chose d’entièrement inconnu, qui se révèle uniquement par
233esprit déploie mille antennes toutes vibrantes de désir, tisse son filet autour de celle qui est apparue, et elle est à lui…
234nsgression rêvée de toutes limites, et le suprême désir qui nie le monde. Ainsi revivent de tous côtés et se rassemblent les
235é sans avoir joui, dit René ; il reste encore des désirs et l’on n’a plus d’illusions… On habite avec un cœur plein, un monde
236inacceptables de la vie terrestre et finie, et le désir d’une transgression de nos limites, mortelle mais divinisante. Rares
237nt mortes. Mais il est obligé de constater que ce désir de passion, et la passion elle-même dans le monde où il vit, sont con
238assion, à son avis, c’est une erreur favorable au désir. « Ce phénomène, dit-il, vient de la nature qui nous commande d’avoir
239r croire que le Tristan de Wagner est un drame du désir sensuel. Qu’un tel jugement ait pu s’accréditer en dépit de flagrante
240olution des formes et des êtres, la libération du désir, l’anathème sur le désir, la gloire crépusculaire, immensément plaint
241 êtres, la libération du désir, l’anathème sur le désir, la gloire crépusculaire, immensément plaintive et bienheureuse de l’
242mants sont seuls enveloppés de ténèbres, c’est le désir charnel qui les sépare encore. Ils sont ensemble et pourtant ils sont
243e et un puissant guerrier en proie au tourment du désir… Fermez les yeux et aussitôt le drame s’éclaire ! L’orchestre décrit
244 bouleversante des mélodies révèle un monde où le désir charnel n’est plus qu’une dernière et brûlante langueur dans l’âme qu
245 celui qui faisait de Tristan la glorification du désir sensuel — c’est le rappel de l’influence de Schopenhauer sur Wagner.
246xprime à la perfection la synthèse idéale de deux désirs contradictoires : désir que rien ne s’arrange et désir que tout s’arr
247 synthèse idéale de deux désirs contradictoires : désir que rien ne s’arrange et désir que tout s’arrange — désir romantique
248 contradictoires : désir que rien ne s’arrange et désir que tout s’arrange — désir romantique et désir bourgeois. La profonde
249e rien ne s’arrange et désir que tout s’arrange — désir romantique et désir bourgeois. La profonde satisfaction que produit à
250et désir que tout s’arrange — désir romantique et désir bourgeois. La profonde satisfaction que produit à coup sûr le happy e
251lie donc, sans souci d’une invraisemblance que le désir de romantisme rend insensible. Ainsi, pendant une heure ou deux le ro
252ostalgie assez vulgaire, idéalisation de [p. 258] désirs anodins, d’ailleurs ramenés vers la jouissance des choses, c’est-à-di
253anter la courtoisie, nous chanterons les ruses du désir [p. 259] animal, l’emprise totale du sexe sur l’esprit. Et la grande
254ivilisation intoxiquée. L’« authentique » dont le désir nous obsède, nous ne pourrons pas le retrouver. Il n’est pas au terme
255ncapables de faire la part du feu, d’ordonner nos désirs, de distinguer leur nature et leur fin, d’imposer une mesure à leurs
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
256 V Amour et guerre 1. Parallélisme des formes Du désir à la mort par la passion, telle est la voie du romantisme occidental 
257és par l’ascèse, comme par l’instinct sont reliés désir et guerre. Mais ni cette origine religieuse, ni cette complicité phys
258et toujours. C’est la transformation immédiate du désir sensuel en un sacrifice de soi-même qui semble faire partie du domain
259 de l’éthique… L’expression et la satisfaction du désir, qui paraissent tous deux impossibles se transforment en une chose pl
260alors la seule alternative à l’accomplissement du désir, et la délivrance est donc de toute manière assurée. » La mise en scè
261 naïfs » et des « duperies du cœur », alliée à un désir fébrile d’aventure, voilà le climat des principaux romans de cette pé
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
262 possible qui s’ouvre, un destin qui acquiesce au désir ! Je vais y entrer, je vais y monter, je vais y être « transporté » !
263mme, il la reconnaît. C’est elle, la femme de son désir et de sa plus secrète nostalgie, l’Iseut du rêve 191  ; elle est mari
264our pouvoir de nouveau désirer et pour exalter ce désir aux proportions d’une passion consciente, intense, infiniment intéres
265temps. Pour Tristan, Iseut figurait le symbole du Désir lumineux : son au-delà, c’était la mort divinisante, libératrice des
266 là que cette passion se détachait des rythmes du désir charnel ; mais tandis que pour Tristan l’infini, c’est l’éternité san
267ales, sociales ou scientifiques, déduites du seul désir d’arrêter les dégâts, ne serait-ce pas lui dénier arbitrairement le c
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
268. 324] homme déterminé — de connaître ses propres désirs et de sonder en vérité ses préférences les plus secrètes, du moins pe
269al de mes rêves, vous comblez et au-delà tous mes désirs, vous êtes l’Iseut toute belle et désirable — et munie d’une dot adéq
270lité comme une discipline imposée (aux humeurs et désirs spontanés) par un absurde et cruel parti pris ; ou comme une abstenti
271ait condamné à croire Éros, à se confier dans son désir le plus puissant, à lui demander la délivrance. Et l’Éros ne pouvait
272ivre. Toutes les religions païennes divinisent le Désir. Toutes cherchent un appui et un salut dans le Désir, qui devient aus
273ir. Toutes cherchent un appui et un salut dans le Désir, qui devient aussitôt, et par là même, le pire ennemi de la vie, la s
274us haut dans [p. 338] l’ascension interminable du Désir qui consume la vie, mais ici-bas, dans l’obéissance à la Parole. ⁂ Et
275 Parole. ⁂ Et qu’aurions-nous alors à craindre du désir ? Il perd sa puissance absolue quand nous cessons de le diviniser. C’
276 simple fait qu’elle habitue à ne plus séparer le désir et l’amour. Car si le désir va vite et n’importe où, l’amour est lent
277 à ne plus séparer le désir et l’amour. Car si le désir va vite et n’importe où, l’amour est lent et difficile, il engage vra
278conception de la vie ardente qui est un masque du désir de mort. Dynamisme inverti, et autodestructeur. Mais l’autre aspect d
279us qu’un dialogue de grâce et d’obéissance. Et le désir de la plus haute passion se voit alors comblé sans cesse dans l’acte
280eut alors concevoir que la passion, née du mortel désir d’union mystique, ne saurait être dépassée et accomplie que par la re
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
281rte de plaisir à copier ses noirceurs. » (D’où le désir sadique de se libérer des tyrannies sensuelles par l’excès de débauch
73 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
282ène à formuler les thèses suivantes : 1. C’est le désir de « sortir du plan des vieux partis » qui rassemble ordinairement le
283 savoir la mort des partis. 4. On garde le secret désir — avoué parfois dans le feu de la discussion, lors d’un congrès — de
284mpossible partout ailleurs. 5. On garde le secret désir d’arriver à une « prise du pouvoir » de type léniniste ou fasciste, c
74 1939, Esprit, articles (1932–1962). Autour de L’Amour et l’Occident (septembre 1939)
285le sujet de mon livre. Le premier amour, c’est le désir, c’est l’amour sensuel, sa fièvre et son bonheur, un « aspect éternel
286use, [p. 764] ennoblissante. C’est en tant que le désir est exalté, et d’une certaine manière « chaste » et spirituelle, qu’i
75 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
287est tenté de ne voir en lui que le feu naturel du désir, — une espèce d’animalité véhémente, et comme innocente… Mais jamais
288a recherche « toute naturelle » de l’intensité du désir ne peut-elle expliquer à elle seule cette inconstance forcenée ? Alor
289re étant d’ailleurs bon ou mauvais.) C’est que le désir de nouveauté et de changement perpétuel, dès que l’esprit insatiable
76 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
290enser tous leurs appuis. Et c’est sans doute à ce désir de certitude renouvelée, à ce désir de retrouver confiance en soi, qu
291ns doute à ce désir de certitude renouvelée, à ce désir de retrouver confiance en soi, que je devais répondre en exaltant ici
77 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
292consiste à deviner et à prévenir les inconscients désirs de la nation. Mais on peut avoir du génie et faire de grosses fautes
78 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
293disons mieux : d’amabilité ; ou mieux encore : du désir de paraître aimable. Mais à trop se regarder, on ne vit plus. Le rega
294 C’est moins la vie vécue qui s’y traduit, que le désir de compenser ou de parfaire ce qui n’a pas été vécu, ou mal vécu. (« 
295 1902.) ⁂ Mais voici qu’à mon tour je succombe au désir de marquer les seules différences, oubliant ce qui va de soi : l’auto
296était : je ne suis pas chrétien. Mais c’était par désir de sauver une conception pure de la foi, dont il ne s’estimait pas di
79 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
297de son Enfer. Il le sait bien. C’est pourquoi son désir et sa jalousie forcenée se portent sur nos âmes individuelles. Il rôd
298euse pour l’esprit. Elle ne fut pas tentée par le désir de nuire, mais par l’idée de se diviniser, ce qui paraît en somme une
299 utopie, — si l’utopie est l’imagination, puis le désir, d’un bien que le réel condamne et que le plan divin ne prévoit pas.
300laire devrait être plutôt nommée : douleur aimée, désir inconscient de la mort. Car ici se sont déclenchés les mécanismes com
301 l’auto-punition d’une conscience déchirée, et du désir enfin de se détruire. Se détruire pour s’innocenter ! Pour échapper à
302nt enthousiasmant, c’est-à-dire « endieusant » du désir… Comprenons maintenant que le Diable ne pourrait rien sans notre libe
303a raison dernière du mensonge : c’est toujours le désir d’innocence utopique. Le mensonge ordinaire n’était que l’omission ou
304e notre vie privée, qu’on n’y voie de ma part nul désir de surprendre. Tout simplement, le Diable habite ailleurs en temps no
80 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
305que, platement égoïstes et n’exprimant plus qu’un désir médiocre, dilué et trop étendu (comme on étend d’eau une solution con
306il. Notre choix est fait dès longtemps : c’est le désir de supprimer le péril [p. 105] plutôt que de le dominer, qui définit
81 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
307écessités » elles-mêmes, je pressens notre obscur désir de fuite dans l’anonyme irresponsable, et la très vieille tentation d
308 avantage de ce qu’il m’en coûtait de céder à mon désir plutôt que de le brider encore… Il va sans dire que je ne compris que
309is justifier l’opération par la seule violence du désir, c’est une seule et même usurpation. L’impérialisme des totalitaires
310ir un être, vous pouvez éprouver du remords et le désir de réparer la faute. Mais si c’est par « amour », rien ne vous arrête
311 subordonner nos petit bonheurs à la justice, nos désirs à l’amour du prochain, et le cœur (pour parler noblement) à la tête.
312ves, s’alourdisse et s’arrête à l’image créée. Le désir infini de l’âme souffre alors des limitations d’un objet qui résiste
313 La contradiction torturante que souffre l’infini désir, séduit et arrêté par un être fini, ne peut se résoudre que dans l’év
314 possédé. Où donc le Diable est-il intervenu ? Ce Désir qui prenait son essor comme une question ardente à l’indicible Vérité
315ontraire), mais seulement la révolte d’Ève et son désir de se diviniser à sa façon. Si la sexualité pouvait rester pure, c’es
82 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
316 cessent d’attendre, intacts et souverains, notre désir. Il nous suffit de retrouver le courage d’être vertueux. Il nous suff
317rofondeurs trompeuses qu’il ouvre à l’aventure du désir, embrouillant nos vertus dans nos vices et notre goût naturel du bonh
83 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
318a raison dernière du mensonge : c’est toujours le désir d’innocence utopique. Le mensonge ordinaire n’était que l’omission ou
84 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
319ontraire), mais seulement la révolte d’Ève et son désir de se diviniser à sa façon. Si la sexualité pouvait rester pure, c’es
85 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
320euse pour l’esprit. Elle ne fut pas tentée par le désir de nuire, mais l’idée de se diviniser, ce qui paraît en somme une exc
321s utopie — si l’utopie est l’imagination, puis le désir d’un bien que le réel condamne et que le plan divin ne prévoit pas. S
322 l’auto-punition d’une conscience déchirée, et du désir enfin de se détruire. Se détruire pour s’innocenter ! Pour échapper,
86 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
323res. Un peu plus d’humilité, c’est-à-dire le réel désir d’être « utile », et c’est le juste point : les Affinités. L’alternan
87 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
324’instant éternel, — le temps, la succession et le désir 36 . C’est le retard de l’acte et le retrait de Dieu, c’est le doute
325’il ne [p. 82] croit à aucun acte. Il vit dans le désir et dans la nostalgie, et son regard n’est pas une vision du réel, mai
326 veut que l’acte soit puissance, il y a ce moi de désir qui veut que l’acte — l’instant ! — soit saisi… Mais l’absolu qui vie
327oses afin d’y exaucer (comment et pourquoi ?) nos désirs. Cette sorte de providence brute, tout à fait inintelligible, est le
88 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
328 disons mieux : d’amabilité, ou mieux encore : de désir de paraître aimable. Mais à trop se regarder, on ne vit plus. Le rega
329 C’est moins la vie vécue qui s’y traduit, que le désir de compenser ou de parfaire ce qui n’a pas été vécu. (« J’avais besoi
330ctions. ⁂ Mais voici qu’à mon tour je succombe au désir de marquer les seules différences, oubliant ce qui va de soi : l’auto
331était : je ne suis pas chrétien. Mais c’était par désir de sauver une conception pure de la foi, dont il ne s’estimait pas di
332elle masque une arrière-pensée polémique, certain désir aussi de justification : en somme, elle insinue que la morale est fau
89 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
333diction irrémédiable entre la dure réalité et les désirs profonds du moi. Blessure si cruelle et intime que sa conscience en é
334itale dont ils souffraient, et d’où naissait leur désir angoissé de perdre leur moi personnel. Mais le moi personnel est l’Om
90 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
335me chercher, à me vérifier curieusement. Mon vrai désir serait de me donner, à peu près dans le sens où l’on dirait : l’on ve
336le goût de vivre ? Privilégiés qui n’éprouvent de désir pour leurs biens qu’à la veille de les perdre. Déshérités aussi, qui
337 l’appréhension des catastrophes prochaines et le désir d’un ultime colloque, avant que ne se ferment les frontières, avant l
338ion devant le phénomène totalitaire naissent d’un désir secret, d’une tentation, d’une espèce de dépit amoureux de la révolut
339ront plus que les petits retards où s’alimente le désir. Les délais de ce genre nous sont-ils mesurés par la qualité de notre
91 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
340sieurs semaines. Quels journaux lit-on donc ici ? Désir secret des peuples de l’Europe : se rassurer à la pensée que la catas
92 1946, Lettres sur la bombe atomique. 6. Le savant et le général
341rie, qui sont ceux de la science, qui n’a d’autre désir que de les publier. Je maintiens que la guerre est morte, la guerre d
93 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
342 moins des motifs que des effets inéluctables. Le désir de justice sociale est une noble passion, la socialisation de l’indus
94 1947, Doctrine fabuleuse. 5. Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même
343 Il y cherche une révélation et n’y trouve que le désir d’une révélation. Peut-on s’hypnotiser par son propre regard ? Il n’y
344fin du courage, et non pas cette complaisance, ce désir impatient et pourtant vague d’une consolation 2 gratuite. Il y a dan
345’entend pas encore gronder les eaux profondes. Le désir de s’hypnotiser l’irrite, toujours vaguement. Mais il fuit son propre
95 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
346qu’il excite ou crée chez celui qui l’éprouve, le désir de s’en délivrer en l’exprimant. Et c’est ainsi que Chamisso introdui
347rs le corps a honte de sa pensée, et celle-ci des désirs de son corps, comme d’un embrassement sans amour ou d’un amour qui se
348« plein dans sa peau » partagent les richesses du désir. Et l’homme a retrouvé son ombre. Suite et fin de la fable Peter S
96 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
349pas le plaisir même, mais l’imagination active du désir qui lentement s’approche de son terme. Quand le désir s’empare d’un h
350r qui lentement s’approche de son terme. Quand le désir s’empare d’un homme, il arrive qu’il le rende muet. Il arrive même qu
351arrive qu’il le rende muet. Il arrive même que le désir se manifeste tout d’abord par ce mutisme. À tel point que l’homme ne
352lgaire gémit d’avoir perdu la volupté. L’homme du désir : il ne peut aimer qu’indéfiniment. Il n’aime que cela : regarder lon
353e, comme s’il doutait… Adolescence ! Le charme du désir est celui du silence : il éloigne sans fin le terme. Tu n’entends que
354e de l’effroi mortel. [p. 66] Dans le silence du désir, la possession a fait une brusque rumeur de vagues affrontées et host
355e. Atteintes enfin les limites de la puissance du désir, sur la solitude égarée du couple, Eros pose en couronne un désespoir
356irait-on, change de signe. On voit soudain que le désir était le dialogue des corps, tandis que le plaisir est solitaire, ins
357s deux. Il n’y a que deux philosophies : celle du désir et celle de l’acte ; ou encore, il n’y a que deux doctrines : celle d
358 du silence et celle de la parole. La négation du désir amoureux par l’acte même qui l’accomplit, c’est le signe physique, or
359de l’infinie contradiction que nous souffrons. Le désir divinise, l’acte rend à l’humain. L’amour rêvé meurt au seuil de l’am
97 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
360n. Il n’y aurait jamais de coup de foudre sans ce désir que vous entretenez par vos romans… Mais ce n’est pas assez que d’une
98 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
361est tenté de ne voir en lui que le feu naturel du désir, une espèce d’animalité véhémente, et comme innocente… Mais jamais la
362a recherche « toute naturelle » de l’intensité du désir ne peut-elle expliquer à elle seule cette inconstance forcenée ? Alor
363re étant d’ailleurs bon ou mauvais.) C’est que le désir de nouveauté et de changement perpétuel, dès que l’esprit insatiable
99 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
364gloire, si ce n’est aussi l’amour du prochain, le désir de lui être utile et de mériter ses louanges ? J’ai donc vécu pour le
100 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
365bservateur non prévenu, tout se passe comme si le désir de Tantale suffisait à repousser les objets qu’il désire, et sa crain
366. Sa jalousie se réfléchit dans la frustration du désir. Et son défi au Ciel, ayant failli, s’inverse en menace suspendue. Le
367. Nourrissant [p. 102] avec obstination les mêmes désirs et le même orgueil, il nourrit la vengeance des « dieux » qui frustre
368rrit la vengeance des « dieux » qui frustrent ces désirs et qui retardent, ironiquement, d’écraser cet orgueil. Imaginons, mai
369 change autour de lui. Considérons ici l’Homme du Désir, Tantale symboliquement réduit, dans la légende, à sa faim, à sa soif
370st cet homme qui, dans chacun de nous, préfère le désir même douloureux, d’avoir été mille et mille fois déçu — mais c’est en
371 mille et mille fois déçu — mais c’est encore son désir, donc lui-même — à la proie qu’il ne posséderait qu’en acceptant d’êt
372immergé, accepter de mourir d’abord à ses propres désirs et à soi-même. (Et c’est le symbole du Baptême.) Telle est la ruse de