1 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
1ve… Et tout d’un coup, le coup au cœur ! « … moi, général de Gaulle, je vous dis… » Cette fois-ci j’ai pleuré. Quelle délivrance. 21 ju
2 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
2ie), quand l’Europe en est à Hitler, à Staline, à de Gaulle, à ceux qui se préparent à les dépasser. Elle imite les arts de Paris
3directive suivante : Citer dix lignes du discours de Gaulle et dix du discours de Giraud. Il ne me reste qu’à choisir dix belles
3 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
4t passer pour plus léger que l’air. Il a fallu le Général de Gaulle et les récits de la Résistance pour que certains Américains pressente
4 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
5son aide et protection ». Et si Sartre est contre de Gaulle, c’est qu’il est d’abord contre Dieu : de Gaulle et Dieu se confonden
6 de Gaulle, c’est qu’il est d’abord contre Dieu : de Gaulle et Dieu se confondent avec l’image du Père. Voilà l’ennemi. Je suis a
7de sans Dieu, devient fatalement abusif. En fait, de Gaulle étant chrétien, ne saurait être un dictateur à la Staline, seul porte
8res termes : dans le monde sans Dieu d’un Sartre, de Gaulle doit nécessairement apparaître comme le Tyran sans frein ni loi — tan
9ue dans le monde où Dieu existe, qui est celui du général de Gaulle, la tyrannie totalitaire est impensable. J’entends qu’elle serait con
10eux et frivoles. Le grand problème qui se pose au général de Gaulle n’est-il pas celui d’instaurer dans une France anticléricale et catho
5 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur une phrase du « Bloc-notes » (mars 1959)
11ce nom-là. Plus fort : un bachelier m’apprend que de Gaulle « à ce qu’il paraît » s’est bien conduit pendant la Résistance, quoi
12uoi qu’il ne fût pas communiste. Il en déduit que de Gaulle n’est pas un dictateur et je l’encourage dans cette idée, tout en le
6 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Appendice. Manifestes pour l’union européenne, (de 1922 à 1960)
13t encore qu’avec d’infinies précautions. Ainsi le Général de Gaulle, dans son discours du 31 mai 1960 : Sans doute faut-il que les natio
7 1962, Les Chances de l’Europe. Appendice : Sartre contre l’Europe
14r dans son masochisme, ou simplement pour embêter de Gaulle, qui a pourtant présidé non sans grandeur à la liquidation d’un empir
8 1963, Preuves, articles (1951–1968). Une journée des dupes et un nouveau départ (mars 1963)
15chevronnés ont déploré cette « journée noire » où de Gaulle les avait empêchés de sacrifier les buts proprement politiques, qui é
16es adversaires de l’union européenne ont applaudi de Gaulle pour avoir provoqué ce qu’ils baptisent « l’échec de la petite Europe
17es a gagné le 29 janvier, contre Spaak et grâce à de Gaulle, et peut-être en dépit ou à l’encontre des sentiments de l’un et de l
18onistes du drame. Depuis des années, en effet, le général de Gaulle répète qu’il veut une Europe forte et autonome, donc unie. Il n’a jam
19 ni Erhard, ni Spaak lui-même. Logiquement, c’est de Gaulle qui devrait jouer maintenant. Mais il serait excessif de dire qu’il a
20n la nécessité que le drame de Bruxelles, grâce à de Gaulle, a rendu claire. La vraie lutte pour l’Europe se relâchait. Je ne sen
21’exciter toute mésentente possible entre les Six. De Gaulle aura raison tant qu’une telle opinion représentera l’arrière-pensée n
9 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
22e des patries, expression d’ailleurs corrigée par de Gaulle lui-même) consisterait en un système de pactes politiques et militair
10 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. IV. La Suisse, dans l’avenir européen
23e des patries, expression d’ailleurs corrigée par de Gaulle lui-même) consisterait en un système de pactes politiques et militair
11 1965, Fédéralisme culturel (1965). Fédéralisme culturel
24 Robert Schuman, De Gasperi, Adenauer, ni même le général de Gaulle. Il me paraît tout à fait évident qu’une Europe unifiée et uniformisé
12 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
25uropéenne. Il n’avait recueilli que six voix. (Le général de Gaulle allait proposer le même projet en 1958.) Reynaud fut le seul tempéram
13 1968, Réforme, articles (1946–1980). Vers l’Europe des régions ? (30 novembre 1968)
26ce un grand mouvement qui vient d’être appuyé par de Gaulle pour diviser le pays en un certain nombre de régions. Je pense qu’on
27ue il y a un an ou deux, voire jusqu’au moment où de Gaulle a annoncé sa décision de dissoudre le Sénat pour le remplacer par une
14 1968, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Entretien avec Denis de Rougemont (6-7 avril 1968)
28ncept actuellement repris d’ailleurs, même par le général de Gaulle. À cette époque, l’opposition du fascisme et de la démocratie, pour d
15 1968, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Vers l’Europe des régions [Entretien]
29ce un grand mouvement qui vient d’être appuyé par de Gaulle pour diviser le pays en un certain nombre de régions. Je pense qu’on
30ue il y a un an ou deux, voire jusqu’au moment où de Gaulle a annoncé sa décision de dissoudre le Sénat pour le remplacer par une
16 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
31e que les nations qu’exalte le ministre d’État du général de Gaulle s’y opposent encore irréductiblement, de tout leur être de nations « 
32ionnent pas. À quoi je répondrai deux choses : 1° De Gaulle lui-même ne peut tenir en main… que son État. Or la souveraineté de l
17 1969, Journal de Genève, articles (1926–1982). « Non, notre civilisation n’est pas mortelle ! » (30-31 août 1969)
33étain, pouvoir personnel. La quatrième a abouti à de Gaulle. Faudrait-il saluer le régime personnel, parce qu’il conduit à un rég
18 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.5. Pronostics 1969 (une interview)
34s-Napoléon. La troisième à Pétain. La quatrième à de Gaulle. Faudrait-il saluer le régime personnel, parce qu’il conduit toujours
19 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.11. L’Europe des régions
35s existantes » (ainsi que le répète volontiers le général de Gaulle), ils ont essayé de les unir, et ils constatent, évidemment, « qu’ell
20 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
36ons beaucoup à faire ensemble, et sans délai. (Le général de Gaulle n’eût jamais pu devenir le premier président de l’Europe, du seul fai
21 1970, Lettre ouverte aux Européens. III. La puissance ou la liberté
37 cette « imposante confédération » qu’évoquait le général de Gaulle, et qui serait formée d’États-nations conservant jalousement leurs pr
38le demandait dans son discours du 17 août 1950 le général de Gaulle lui-même. Lisez plutôt ce qu’en pense son successeur : « S’imaginer q
22 1970, Lettre ouverte aux Européens. IV. Vers une fédération des régions
39que les nations qu’exalte l’ex-ministre d’État du général de Gaulle s’y opposent encore irréductiblement, de tout leur être de nations « 
23 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte, suite et fin
40. Nul ne fera l’Europe des États, vrai nom, selon de Gaulle, de l’Europe des patries préconisée par des obnubilés de l’Hexagone.
24 1970, L’Un et le Divers ou la Cité européenne. II. La Cité européenne
41 cette « imposante Confédération » qu’évoquait le général de Gaulle, et qui serait formée d’États-nations conservant jalousement leurs pr
25 1970, Preuves, articles (1951–1968). Dépasser l’État-nation (1970)
42 cette « imposante Confédération » qu’évoquait le général de Gaulle, et qui serait formée d’États-nations conservant jalousement leurs pr
26 1970, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Denis de Rougemont : l’amour et l’Europe en expert (24 décembre 1970)
43eur est un jeune lieutenant-colonel qui s’appelle Charles de Gaulle. » Ayant cédé mon tour, je me suis mis instantanément à mon livre, et
27 1970, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). L’Europe et le sens de la vie (25-26 avril 1970)
44 cette « imposante confédération » qu’évoquait le général de Gaulle, et qui serait formée d’États-nations conservant jalousement leurs pr
28 1970, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Le testament de Tristan (14-15 novembre 1970)
45ue tous les autres par le calcul et la flatterie, Charles de Gaulle aura été le dernier monarque d’une France qui n’a rien préféré à l’am
46 tort de dire France : il s’agit des Français, et de Gaulle a toujours distingué. Toute ma vie, je me suis fait une certaine idé
47elève du type donjuanesque. À l’autre extrême, le général de Gaulle fut le Tristan de la passion nationale. Son Iseult, c’est la France,
48use ambiguïté et d’un tragique malentendu entre « de Gaulle », comme il disait, et cette Europe qui l’eût plébiscité comme un sec
29 1971, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Au défi de l’Europe, la Suisse (31 juillet-1er août 1971)
49 États cantonaux — comme l’Europe de Churchill ou de Gaulle était censée devoir naître de l’alliance impossible des quelque vingt
30 1971, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Dépolitiser la politique (printemps 1971)
50e possédée par le verbe et le tam-tam hitlériens. De Gaulle a eu le contact, en prenant ses bains de foule. Mais les partis qui i
31 1972, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Il faut dénationaliser l’enseignement [Entretien] (8 décembre 1972)
51ère sur les croquis de géographie. Une bourde du général de Gaulle Pourquoi l’économie et l’écologie ? On ne comprend pas le monde actue
52nière des schémas nationaux. Souvenez-vous que le général de Gaulle aimait à répéter que l’Europe va de Gibraltar à l’Oural. Cette bourde
53 années 1900 à 1940 — l’époque de la scolarité de Charles de Gaulle — définissaient précisément l’Europe comme allant de Gibraltar à l’Ou
32 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). Journal d’un Européen (fragments 1974)
54). Tout le monde parle aujourd’hui de régions. Le général de Gaulle en a parlé très bien, dans un fameux discours de Lyon, en 1969, je cr
55ence (entre les deux discours) consiste en ceci : de Gaulle était un homme d’État, ses successeurs ne sont que des hommes de l’Ét
33 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Les grandes béances de l’histoire (printemps 1974)
56faille en faire un point de programme électoral ? De Gaulle seul avait entrevu les voies et moyens du passage à l’ère nouvelle. I
57., jusqu’à « Normandie aux Anglais ». On sait que de Gaulle n’a pas été suivi à l’occasion du referendum qu’il avait tenu à organ
5869, trouve dans le livre de Jean Mauriac, Mort du Général de Gaulle 108 , plus de confirmation que l’historien le plus méfiant ne saurai
59 ne saurait en exiger. À la veille du referendum, de Gaulle déclara au général Lalande, l’un de ses collaborateurs les plus intim
34 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 8. Deuxième histoire de fous : Hitler
60nnaître ? La personne imprévisible : exemple du général de Gaulle Certains affirment que de Gaulle fut la réponse au dictateur allemand
61emple du général de Gaulle Certains affirment que de Gaulle fut la réponse au dictateur allemand. Il est vrai qu’il a suscité la
62strie ne tarda pas à prendre les commandes 113 .) De Gaulle fut un cas personnel, mais Hitler fut le medium de forces collectives
63é prévu dès la fin du xixe siècle, cependant que de Gaulle a illustré l’impossibilité de prédire l’Histoire. Beaucoup de gens sa
64 l’on ne pouvait pas prévoir, c’était l’action du général de Gaulle, son « timing », son style et ses conséquences en partie contradictoi
65n. Tout cela, nul ne l’avait prévu, sauf un seul, Charles de Gaulle lui-même, parce qu’il voulait le faire et qu’il en avait fait, depuis
35 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 10. Passage de la personne à la Cité
66intellectuels. Dans une phrase de vrai politique, de Gaulle un jour laissa tomber : « L’Intendance suivra ! » C’était enfin subor
36 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 11. Les variétés de l’expérience communautaire
67e quand cela se présente. (Louis XVI, Clemenceau, de Gaulle et, sous forme anodine, les « crises ministérielles ».) Chez d’autres
37 1978, Cadmos, articles (1978–1986). La chronique européenne de Denis de Rougemont (hiver 1978)
68ace naturelle dans le Monde, qui est la première, de Gaulle l’a dit. En revanche, les péchés sont légion, comme prévu. Si le prem
38 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Introduction
69mmissaire de la CEE 3 . Mais les interventions du Général de Gaulle boycottant la CEE pendant de longs mois ont suffi à réfuter la doctri
39 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. Annexes
70lles, coutumières et linguistiques. En France, le général de Gaulle a été le premier à déclarer que la formule de développement de son pa
40 1979, Cadmos, articles (1978–1986). La chronique européenne de Denis de Rougemont (printemps 1979)
71 preuves chiffrées. Et je ferai voir aussi que le Général de Gaulle, invoqué rituellement par les uns et les autres, leur donne à tous de
72sident de l’association de fidélité à l’action du Général de Gaulle », les phrases suivantes : La Grande-Bretagne mise à part, les parte
73des deux autres. III. Du vain travail de citer de Gaulle et ses saints À propos de l’Europe, de la souveraineté nationale, et
74Edmond Jouve dans ses deux énormes volumes sur Le Général de Gaulle et la construction de l’Europe, 1940-1966 (884 p. et 972 p., Paris, 1
75ganisation projetée 25 . On aura noté l’usage par de Gaulle du terme Fédération en 1953. Il se fera de plus en plus rare, cédant
76résistance de Michel Debré. À qui se fier ? IV. De Gaulle et les régions S’il est un sujet sur lequel les gaullistes d’aujourd’
77ntemps de 1969, contre l’avis de ses conseillers, de Gaulle lance la campagne pour le referendum sur les [p. 104] régions. C’est
78èse trouve dans le livre de Jean Mauriac, Mort du Général de Gaulle 31 plus de confirmation que l’historien le plus méfiant ne saurait
79listes l’aient passé sous silence. Pour Philippe de Gaulle, il n’y avait pas de doute : l’intention du Général était de mettre l
80lles, coutumières et linguistiques. En France, le Général de Gaulle a été le premier à déclarer que la formule de développement de son pa
41 1981, Cadmos, articles (1978–1986). Un falsificateur vu de près (été 1981)
81eau emprisonné en Espagne en tentant de rejoindre de Gaulle ; Alexandre Marc pourchassé, obligé de fuir dans un camp de réfugiés
42 1986, Cadmos, articles (1978–1986). Denis de Rougemont tel qu’en lui-même… [Entretien] (printemps 1986)
82ce et son armée. » L’auteur s’appelait le colonel de Gaulle. Alors j’ai répondu par une lettre un peu humoristique, disant : « Mo