1 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
1t que cette bourgeoisie fatiguée, et de suivre le destin que vous m’avez assigné à force de m’humilier et de me craindre. »
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
2 vous blessant. Des choses dures, amères comme un destin, comme le goût d’une pierre rêche sur ta langue et grinçante sous ta
3 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
3quer d’autant plus librement qu’ils trahissent le destin profond de l’instruction publique, qu’ils trahissent leur mission off
4 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Prison. Ailleurs. Étoile de jour (mars 1929)
4rt. [p. 170] Étoile de jour Il naissait à son destin des rayons glissent et rient c’est la caresse des anges parmi les for
5 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
5s voici « gagnés » par l’un des éléments de notre destin. La composante matérielle vient de l’emporter. Elle est en passe de g
6 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
6mbre. Mais moi qui cherche un Objet Inconnu ! — Ô Destin sans repos et qui me voue à toutes les magies ! [p. 408] Les désirs l
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
7ure composent en définitive une méditation sur le destin de l’homme. Chez Perken comme chez Garine, même héroïsme dépourvu d’i
8 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
8’achètent des Bugatti pour brûler les étapes d’un destin qu’ils pressentent absurde. Rien désormais ne pourra plus nous rendre
9 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
9eflets, épisodes, symboles : le vrai drame de son destin est ailleurs. Il se met alors à m’expliquer des signes, des généalogi
10 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
10mbre. Mais moi qui cherche un Objet inconnu ! — Ô Destin sans repos et qui me voue à toutes les magies ! Les désirs les plus i
11 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
11nez-vous de la comtesse. Va-t-elle apostropher le destin ou pousser de beaux cris raciniens ? Elle envoie le capitaine au chât
12 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
12ois la voix d’un de nos aînés, interrogeant notre destin, lui poser en face des questions d’une accablante simplicité. Me trom
13 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
13 réactions profondes de l’âme devant [p. 482] son destin m’autorise à cette confrontation et me persuade de son intérêt humain
14ualité nouvelle de silence. Encore faut-il que le destin favorise concrètement cette assomption intérieure. Par quel « hasard 
15 en enfer est le drame d’une pureté avide, et son destin se joue d’un coup. La grandeur de Goethe est d’avoir su vieillir, cel
16the à force de pureté dans la réalisation de leur destin. Rimbaud est notre mythe occidental : mythe faustien. Il a vécu tragi
14 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
17opinion de nos maîtres, dicteraient à l’homme ses destins. Ils constatent que, dans la réalité politique, [p. 22] ce sont encor
15 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
18 [p. 35] I Destin du siècle ou vocation personnelle ? 7 Depuis des années, dans toute
19ns la question de l’homme, du rôle de l’homme, du destin de l’homme en face du destin du siècle, tout se simplifie aussitôt ;
20 rôle de l’homme, du destin de l’homme en face du destin du siècle, tout se simplifie aussitôt ; et si, faisant un pas de plus
21 un pas de plus, nous posons la question de notre destin personnel, en face des destins collectifs, le choix nécessaire appara
22a question de notre destin personnel, en face des destins collectifs, le choix nécessaire apparaît avec une netteté qui, je le
23 : le risque est la santé de la pensée. [p. 39] ⁂ Destin du siècle : l’expression est courante, mais suspecte 9 . Si nous y re
24s voir que le simple assemblage de ces deux mots, destin et siècle, contient peut-être le secret du mal dont nous souffrons. I
25ple question : comment un siècle peut-il avoir un destin ? En réalité, il n’y a de destin que personnel. Seul un homme peut av
26peut-il avoir un destin ? En réalité, il n’y a de destin que personnel. Seul un homme peut avoir un destin, un homme seul, en
27destin que personnel. Seul un homme peut avoir un destin, un homme seul, en tant qu’il est différent des autres hommes. Napolé
28des autres hommes. Napoléon, César, Lénine ont un destin. Mais aussi chacun de nous a un destin, dans la mesure où chacun de n
29ine ont un destin. Mais aussi chacun de nous a un destin, dans la mesure où chacun de nous possède une raison d’être, quelle q
30dmet facilement de nos jours, qu’un siècle ait un destin, c’est que l’on a pris l’habitude d’attribuer une sorte de valeur ind
31e quelques génies, par exemple. Quand nous disons destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, des
32. Quand nous disons destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du
33destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du machinisme. Le desti
34disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du machinisme. Le destin du siècle, c’est le d
35ns, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du machinisme. Le destin du siècle, c’est le destin des ismes, qui so
36, destin du capitalisme, destin du machinisme. Le destin du siècle, c’est le destin des ismes, qui sont — en fin de compte — d
37stin du machinisme. Le destin du siècle, c’est le destin des ismes, qui sont — en fin de compte — des abstractions. Et, je le
38 répète, pour que ces ismes aient, à nos yeux, un destin, il faut que nous ayons pris l’habitude de les considérer comme autan
39es, les habitudes, les intentions secrètes, — les destins. Notre siècle, en tant que siècle, est athée, totalement athée, et co
40es et déterminées par notre classe ou notre race. Destin du siècle contre destin de l’homme. Il faut bien reconnaître qu’en ce
41tre classe ou notre race. Destin du siècle contre destin de l’homme. Il faut bien reconnaître qu’en cette année 1934, l’homme
42re, abandonnez votre cher petit moi, fondez votre destin dans celui du prolétariat ou de la race aryenne, et toutes vos inquié
43 jette des millions de nos contemporains dans les destins du siècle, c’est peut-être l’élan d’une fuite devant le destin partic
44cle, c’est peut-être l’élan d’une fuite devant le destin particulier et la responsabilité de chacun. Les brigadiers de choc et
45 Et voilà le dernier anneau de la chaîne de notre destin. Abrégeons, car, avec l’argent, nous n’en finirions pas. L’argent est
46 est dans tout, il est tout et tous le servent. ⁂ Destin du siècle, destin des ismes, dévorants et inhumains. Je voudrais, ava
47 est tout et tous le servent. ⁂ Destin du siècle, destin des ismes, dévorants et inhumains. Je voudrais, avant de poursuivre,
48 libéraux, c’était, par excellence, un homme sans destin, un homme sans vocation ni raison d’être, un homme dont le monde n’ex
49’est parce que l’individu des libéraux était sans destin, qu’il a cru au destin des autres ; c’est parce qu’il n’avait pas de
50du des libéraux était sans destin, qu’il a cru au destin des autres ; c’est parce qu’il n’avait pas de vocation, qu’il a voulu
51t toujours une solidarité catastrophique. Oui, le destin du siècle, le destin des ismes ne nous laisse rien prévoir d’autre qu
52rité catastrophique. Oui, le destin du siècle, le destin des ismes ne nous laisse rien prévoir d’autre qu’un monde chaotique h
53décision que chacun d’entre nous peut prendre. ⁂ Destin du siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? I
54d’entre nous peut prendre. ⁂ Destin du siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsable ou resp
55c eux, ce n’est pas abdiquer sous leur implacable destin. Ceux qui l’ont fait et qui le font encore, je vois bien ce qui les p
56rez l’homme créateur à l’homme qui s’abandonne au destin collectif, mais c’est peut-être votre orgueil qui parle ? Sur quelle
57le faire, rétablit le rapport humain, fonde notre destin personnel et fonde aussi la seule société possible. Ne nous y trompon
58u dans notre monde. Lui seul suffit à vaincre les destins du siècle, lui seul atteint le mal à sa racine, qui est en nous, qui
59de le désespoir de l’homme qui ne connaît pas son destin. Après tout, l’homme désespéré, ce qu’il veut, ce n’est pas une expli
60Et ce n’est pas la connaissance intellectuelle du destin de sa classe ou de sa race qui va suffire pour l’arracher à sa misère
16 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
61parce que seule elle pose la question dernière du destin de l’homme, en même temps qu’elle connaît et saisit l’homme dans sa [
17 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
62res « religieuses », cette servilité en face du « destin » ? Et comment pourrait-il croire à ces bons apôtres dont la ferveur
63pte n’en dépend. Il tire un peu sur la ficelle du destin pour se prouver que le destin n’est plus son maître, que ça ne marche
64u sur la ficelle du destin pour se prouver que le destin n’est plus son maître, que ça ne marche plus, et qu’un enfant de Dieu
18 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
65es raisons déduites de la nature des choses et du destin de l’homme. — Utopie ! Utopie ! Voyez-vous, je préfère encore Léon Bl
19 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
66es à concentrer leur attention sur l’homme et son destin particulier. D’où le héros, d’où la statue, d’où le tragique (Antigon
67. » Et de la sorte, Ortega laisse entendre que le destin de ces pays, du fait de ce qu’il nomme « l’absence des meilleurs », n
20 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
68 de souci de la cité dans son ensemble, et de son destin créateur. Et quand tout va mal, quand la crise est là, les partis se
21 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
69 [p. 143] Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934) q Depuis des ann
70ns la question de l’homme, du rôle de l’homme, du destin de l’homme en face du destin du siècle, tout se simplifie aussitôt ;
71 rôle de l’homme, du destin de l’homme en face du destin du siècle, tout se simplifie aussitôt ; et si, faisant un pas de plus
72 un pas de plus, nous posons la question de notre destin personnel en face des destins collectifs, le choix nécessaire apparaî
73la question de notre destin personnel en face des destins collectifs, le choix nécessaire apparaît avec une netteté qui, je le
74ons pas : le risque est la santé de la pensée. ⁂ Destin du siècle ! Expression curieuse et bien moderne ! Si nous y regardons
75s voir que le simple assemblage de ces deux mots, destin et siècle, contient peut-être le secret de tout le mal dont nous souf
76ple question : comment un siècle peut-il avoir un destin ? En réalité, il n’y a de destin que personnel. Seul un homme peut av
77peut-il avoir un destin ? En réalité, il n’y a de destin que personnel. Seul un homme peut avoir un destin, un homme seul, en
78destin que personnel. Seul un homme peut avoir un destin, un homme seul, en tant qu’il est différent des autres hommes. Napolé
79des autres hommes. Napoléon, César, Lénine ont un destin. Mais aussi chacun de nous a un destin ; dans la mesure où chacun de
80ine ont un destin. Mais aussi chacun de nous a un destin ; dans la mesure où chacun de nous possède une raison d’être, quelle
81dmet facilement de nos jours, qu’un siècle ait un destin, c’est que l’on a pris l’habitude d’attribuer une sorte de valeur ind
82e quelques génies, par exemple. Quand nous disons destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, des
83. Quand nous disons destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du
84destin du siècle, nous disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du machinisme. Le desti
85disons destin des nations, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du machinisme. Le destin du siècle, c’est le d
86ns, destin du prolétariat, destin du capitalisme, destin du machinisme. Le destin du siècle, c’est le destin des ismes, qui so
87, destin du capitalisme, destin du machinisme. Le destin du siècle, c’est le destin des ismes, qui sont — en fin de compte — d
88stin du machinisme. Le destin du siècle, c’est le destin des ismes, qui sont — en fin de compte — des abstractions. Et je le r
89 répète, pour que ces ismes aient, à nos yeux, un destin, il faut que nous ayons pris l’habitude [p. 147] de les considérer co
90ères, les habitudes, les intentions secrètes, les destins. Notre siècle, en tant que siècle, est athée, totalement athée, et co
91 et déterminées par notre classe [ou] notre race. Destin du siècle contre destin de l’homme. Il faut bien reconnaître qu’en ce
92e classe [ou] notre race. Destin du siècle contre destin de l’homme. Il faut bien reconnaître qu’en cette année 1934, l’homme
93re, abandonnez votre cher petit moi, fondez votre destin dans celui du prolétariat ou de la race aryenne, et toutes vos inquié
94 jette des millions de nos contemporains dans les destins du siècle, c’est peut-être l’élan d’une fuite devant le destin partic
95cle, c’est peut-être l’élan d’une fuite devant le destin particulier et la responsabilité de chacun. Les brigadiers de choc et
96 Et voilà le dernier anneau de la chaîne de notre destin. Abrégeons, car, avec l’argent nous n’en finirions pas. L’argent est
97tout, il est tout et tous le servent. ⁂ [p. 151] Destin du siècle, destin des ismes, dévorants et inhumains. Je voudrais, ava
98et tous le servent. ⁂ [p. 151] Destin du siècle, destin des ismes, dévorants et inhumains. Je voudrais, avant de poursuivre,
99 libéraux, c’était, par excellence, un homme sans destin, un homme sans vocation ni raison d’être, un homme dont le monde n’ex
100’est parce que l’individu des libéraux était sans destin, qu’il a cru au destin des autres ; c’est parce qu’il n’avait pas de
101du des libéraux était sans destin, qu’il a cru au destin des autres ; c’est parce qu’il n’avait pas de vocation, qu’il a voulu
102t toujours une solidarité catastrophique. Oui, le destin du siècle, le destin des ismes, ne nous laisse rien prévoir d’autre q
103rité catastrophique. Oui, le destin du siècle, le destin des ismes, ne nous laisse rien prévoir d’autre qu’un monde chaotique
104décision que chacun d’entre nous peut prendre. ⁂ Destin du siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? I
105d’entre nous peut prendre. ⁂ Destin du siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsable ou resp
106pas les diviser, ni abdiquer sous leur implacable destin. Ceux qui l’ont fait et qui le font encore, je vois bien ce qui les p
107ude démissionnaire de l’homme en fuite devant son destin. Eh bien ! la personne à son tour n’est rien d’autre que l’attitude c
108rez l’homme créateur à l’homme qui s’abandonne au destin collectif, mais c’est peut-être votre orgueil qui parle ? Sur quelle
109le faire, rétablit le rapport humain, fonde notre destin personnel, et fonde aussi la seule société possible. Ne nous y trompo
110u dans notre monde. Lui seul suffit à vaincre les destins du siècle, lui seul atteint le mal à sa racine, qui est en nous, qui
111de le désespoir de l’homme qui ne connaît pas son destin. Après tout, l’homme désespéré, ce qu’il veut, ce n’est pas une expli
112Et ce n’est pas la connaissance intellectuelle du destin de sa classe ou de sa race qui va suffire pour l’arracher à sa misère
22 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
113ire, il pose l’acte de l’homme responsable de son destin. Mais tout cela va au martyre, dans le monde qu’on nous prépare ? Il
114étouffer le scandale de cette mort qui définit le destin de l’esprit parmi nous ? Si l’Opinion Publique a tué Kierkegaard, ell
23 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
115 [p. 812] Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934) u Le meilleur livre de l’année. Je crois bi
116e. Voilà qui donne l’idée d’un roman d’aventures. Destin allemand est bien, entre autres, un roman d’aventures, et même d’une
117timent-là ; l’absurdité de sa vie, l’absurdité du destin qu’on subit. Arrachés de leur terre et de leur peuple, ils s’en vont
118tion de leur nation, saura leur dire le mot de ce destin. « Nous avons perdu la guerre, Bell, et dans la situation où nous som
119uels on joue sa propre existence intérieure. » Le destin de ces déracinés, ce sera désormais de porter en eux-mêmes l’image tr
120 tête haute pour l’Allemagne, et de participer au destin qui lui était échu pour un temps. Ce destin qui obligeait l’Allemagne
121er au destin qui lui était échu pour un temps. Ce destin qui obligeait l’Allemagne, après la guerre, à vivre dans un état de g
122tional et de ce qui est plus généralement humain. Destin allemand pourrait aussi s’appeler « La condition humaine ». Et plusie
123plus belles peut-être — pourraient s’appliquer au destin de n’importe quelle nation, de n’importe quelle communauté. Le « fait
124le vrai tragique de l’Allemagne actuelle, que son destin la force à n’envisager plus le sort de l’homme que sous l’aspect du s
125s plus graves pour notre avenir immédiat. Mais ce Destin allemand évoque bien d’autres questions. Edschmid a fait le tour du m
126naux qui nous apprendront tout cela. Il faut lire Destin allemand, comme on lirait dans la conscience même d’un peuple. Il fau
127ue pour leur atmosphère et leur tension 65 , à ce Destin allemand, qui, toutefois, les domine. [p. 817] Edschmid est plus viri
128qu’Edschmid est le plus authentique. Il y a, dans Destin allemand, un timbre de voix métallique, une sobriété amère et courage
24 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
129 qui jouent leur rôle d’hommes et qui créent leur destin : ceux-là seuls sont les dramatis personae, ceux-là seuls sont présen
130une autorité, une attitude d’auteur de son propre destin ? C’est ce que l’on ne voit point. C’est ce que nul ne peut voir ni n
25 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
131 [p. 3] Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934) h Qu’un homme perde le
132 [p. 3] Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934) h Qu’un homme perde le sens de son destin p
133? (mai 1934) h Qu’un homme perde le sens de son destin particulier, il se met fatalement à croire aux destins anonymes et co
134in particulier, il se met fatalement à croire aux destins anonymes et collectifs. C’est ainsi qu’on nous parle du « destin du s
135 et collectifs. C’est ainsi qu’on nous parle du « destin du siècle » avec des yeux hors de la tête, sans se poser jamais cette
136en naturelle : Comment un siècle peut-il avoir un destin ? i Le destin, c’est le fait d’une personne. Croire à la réalité du
137omment un siècle peut-il avoir un destin ? i Le destin, c’est le fait d’une personne. Croire à la réalité du « destin » souv
138 le fait d’une personne. Croire à la réalité du « destin » souverain de la masse, de la classe, de la nation, du capital ou de
139’État, — car c’est de tout cela que se compose le destin du siècle, — c’est témoigner tout simplement de son abdication person
140voulons que l’homme redevienne responsable de son destin particulier. Avoir un destin propre, une vocation, c’est la seule man
141e responsable de son destin particulier. Avoir un destin propre, une vocation, c’est la seule manière que les hommes aient jam
142l’Ordre nouveau tient dans ces quelques mots : le destin particulier de chaque homme est plus grand que tous les « destins du
143ier de chaque homme est plus grand que tous les « destins du siècle » inventés par nos lâchetés. ⁂ [p. 4] Le banquier croit a
144, au contraire de l’individu charrié par tous les destins collectifs et par les prétendues lois de l’Histoire, vit d’instant en
26 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
145bilité de faire au moins un effort pour pétrir le destin, et pour orienter l’histoire dans un sens plutôt que dans l’autre. No
27 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
146 [p. 292] Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935) n Nous ne cesserons de protester ici contre la
147nière dignité d’Allemands dans les tortures qu’un destin absurde leur réserve. « Il découvrit pour la première fois une forme
148a tête haute pour l’Allemagne et de participer au destin qui lui était échu pour un temps. » Pour un temps… Il y a dans ces tr
149le vrai tragique de l’Allemagne actuelle, que son destin la force à n’envisager plus le sort de l’homme que sous l’aspect de l
150ndrons-nous la prochaine guerre pour lire dans ce Destin allemand l’un des secrets de notre destin à tous ? L’ostracisme de no
151dans ce Destin allemand l’un des secrets de notre destin à tous ? L’ostracisme de nos critiques est d’ailleurs d’autant plus a
28 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
152 plus de choses qu’il ne pouvait en exprimer. Son destin fut l’inverse [p. 447] du nôtre. La technique nous masque le vrai, no
29 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
153 le travail du paysan asservi était pour lui « un destin qu’il subissait », le travail du bourgeois devient « une réalisation
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
154 En fin de compte, elles opposent pareillement le Destin de la Société à la vocation personnelle. L’évolution fatale des chose
31 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
155e. Et la logique interne de celui-ci détermine le destin historique de celle-là. Connaître cette logique interne, c’est se met
32 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
156re des victoires difficiles d’une vocation sur un destin, d’une vocation divine, transcendante, sur ce destin de très piètre e
157tin, d’une vocation divine, transcendante, sur ce destin de très piètre envergure que dictaient les temps et les lieux. « Prép
158rtant fait toute sa grandeur, c’est la révolte du destin profane contre la libre vocation de Dieu. Et de même que cette révolt
33 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
159om, [p. 105] mais le pouvoir, et le prestige d’un destin. On ignore à tel point en France l’importance capitale de ce fait, qu
160nationale-socialiste. C’est lui qui conformera le destin futur de son libre peuple. Ses paroles sont le programme de notre lut
34 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
161olitiques que s’imposent les dictatures. Du court destin de la culture soviétique, depuis vingt ans, ou de la culture national
35 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
162fense, ou dans l’imitation. À la force vivante de destins impériaux, n’opposons pas des droits que justement toute la crise dén
163uvelle qui résolve la crise dans le sens de notre destin. 5° Le dilemme. — Je parle ici de forces totales, de crise totale, et
164rle ici de forces totales, de crise totale, et de destins communs : forces, crise et destins qui sont tout à la fois politiques
165 totale, et de destins communs : forces, crise et destins qui sont tout à la fois politiques et culturels. L’Europe des religio
36 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
166ntrôles, rien de plus frappant aujourd’hui que le destin de notre économie. C’est qu’entre la crise matérielle et la crise de
167 s’en remettre aux faits lorsqu’il s’agit de leur destin, et d’un destin dont les ordres concrets ne rencontrent même plus de
168ux faits lorsqu’il s’agit de leur destin, et d’un destin dont les ordres concrets ne rencontrent même plus de refus, mais seul
169nte, pourrait infléchir d’une ligne l’axe de leur destin natif ; tous ceux enfin qui se donnent sans remords à la loi brutale
37 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
170fense, ou dans l’imitation. À la force vivante de destins impériaux, n’opposons pas des droits que justement toute la crise dén
171uvelle qui résolve la crise dans le sens de notre destin.   [p. 271] 5. Le dilemme. Je parle ici de forces totales, de crise
172rle ici de forces totales, de crise totale, et de destins communs : forces, crise et destins qui sont tout à la fois politiques
173 totale, et de destins communs : forces, crise et destins qui sont tout à la fois politiques et culturels. L’Europe des religio
38 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
174Le sort de la culture est lié dans nos esprits au destin même de l’URSS » (Discours aux obsèques de Gorki). Point d’arrivée :
39 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
175s dernier de toute son œuvre. Il est juste que ce destin se répète aujourd’hui parmi nous. Et la publication des écrits religi
40 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
176 de souci de la cité dans son ensemble, et de son destin créateur. Et quand tout va mal, quand la crise est là, les partis se
41 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
177es mouvements de masses 55 , se reproduit dans le destin individuel des véritables hommes d’action de la gauche. Qu’on se rapp
42 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
178augure à double sens, certifiant la présence d’un destin. Voici l’île : une plage basse, quelques pins, deux ou trois baraques
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
179les troupes déferlantes, et ce serait le chant du destin d’un siècle aveugle en sa révolte… [p. 33] Étrange accord de cette m
180double sens du mot. Comme si j’étais moi-même mon destin, à ce moment, et que par suite, aucune question, aucun doute et aucun
181orce qui compte est celle de la Providence (ou du destin). C’est cela seul qui dispense l’homme de jouer la comédie de la forc
182r ailleurs sans ennui. 15 juin 1934 Bon vent du destin souffle encore : au courrier de midi, l’offre par une amie, d’une mai
183« vraie vie » dans je ne sais quelle embuscade du destin, comme qui dirait au coin d’un bois. Je crois que le réel est à porté
184omantique, et somme toute vaniteuse, de tenter le destin « pour voir », qui est la manière des amateurs de vie intense, trahit
185hit je crois d’assez banales complaisances. Et le destin répond à ces défis, fussent-ils géniaux, par des énigmes ironiques. A
44 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
186Dieu. Être libre, c’est vouloir l’éternité de son destin. (Pour le chrétien, c’est accepter, en acte, l’éternelle prévision du
187nce, c’est que Nietzsche nous propose d’adorer un Destin muet, tandis que nous adorons une Providence dont la Parole vivante s
45 1937, Esprit, articles (1932–1962). Retour de Nietzsche (mai 1937)
188ation de la volonté humaine, qui doit vouloir son destin éternel et nécessaire… Enfin, dernier événement nietzschéen : L’Intro
46 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
189ous donner un sens actif de nos chances et de nos destins, dans une époque où des choses plus anciennes et plus grandes que not
190 il importe de rendre à notre peuple le sens d’un destin qui le dépasse. Petit peuple chargé d’une grande mission : s’il l’oub
47 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
191« vraie vie » dans je ne sais quelle embuscade du destin, comme qui dirait au coin d’un bois. Je crois que le réel est à porté
48 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
192 en lesquels s’incarnera plus particulièrement le destin de la Révolution, c’est-à-dire les membres de ce que nous appelons le
49 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
193ates. 10 janvier 1936 Un film de propagande. — Destin d’une commune d’Allemands de la région du Volga, pendant la révolutio
194’il soit un fléau de Dieu (c’est une nuance), son destin ne dépend plus des hommes, pas même de l’homme Adolf Hitler. À plus f
195en lui le moins du monde, il ne vaut rien pour un destin pareil ? Un génie n’est ni fou ni bête, ni sensé ni intelligent. Il n
196ce serait trop beau dans le genre édifiant. Notre destin ne dépend pas seulement de nos bassesses. Arrêtons-nous sur le seuil
50 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
197latteuses. C’est tout le possible qui s’ouvre, un destin qui acquiesce au désir ! Je vais y entrer, je vais y monter, je vais
51 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
198a Nuit où s’effacent les formes, les visages, les destins singuliers : « Non plus d’Isolde, plus de Tristan, plus aucun nom qui
199modernes savent-ils encore la différence entre un destin que l’on assume et une obsession que l’on subit ?) 5. Éros sauvé pa
200 relevé de sa fonction mortelle et délivré de son destin. Dès qu’il cesse d’être un dieu, il cesse d’être un démon 97 . Et il
201 est née. Il se peut que l’Occident succombe à ce destin qu’il s’est forgé. Mais il est clair que ce n’est pas le christianism
52 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
202u sens allemand : une « imagination » profonde du destin de Napoléon, voilà ce que nous propose Robert Aron 50 . Il a pensé qu
203es limites de sa grandeur, un sens de l’humour du destin, une vraie poésie de l’Histoire, libératrice et excitante pour l’espr
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
204 donc l’empêcher d’enlever Iseut et d’obéir à son destin. Les mœurs du temps sanctionnent le droit du plus fort, elles le divi
205e va-t-elle naître et les unir, à la faveur de ce destin magique ? Dans tout le Roman, dans ces milliers de vers, je n’en ai t
206t assumée par les amants. C’est le rachat de leur destin qu’ils accomplissent en mourant par amour ; c’est une revanche sur le
207trompeuse, tous leurs actes sont orientés vers le destin mortel qu’ils aiment, avec une sorte d’astucieuse résolution, avec un
208jour, et voici qu’elle me parle encore. Pour quel destin suis-je né ? Pour quel destin ? La vieille mélodie me répète : —Pour
209e encore. Pour quel destin suis-je né ? Pour quel destin ? La vieille mélodie me répète : —Pour désirer et pour mourir ! Pour
210sément le beau secret : c’est lui qui a voulu son destin : Ce terrible philtre qui me condamne au supplice, c’est moi, moi-mê
211ut dire souffrance, chose subie, prépondérance du destin sur la personne libre et responsable. Aimer l’amour plus que l’objet
212ré dès le début de la passion, la revanche sur le destin qui fut subi et qui est enfin racheté. Cette analyse du mythe primiti
213jour, et voici qu’elle me parle encore. Pour quel destin suis-je né ? Pour quel destin ? La vieille mélodie me répète : — Pour
214e encore. Pour quel destin suis-je né ? Pour quel destin ? La vieille mélodie me répète : — Pour désirer et pour mourir. ⁂ Pa
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
215l d’un disciple du sauveur Manès, dans l’hymne du Destin de l’Âme. L’élan de l’âme vers la Lumière n’est pas sans évoquer d’un
216ngoisse : l’instinct sexuel est ressenti comme un destin cruel, une tyrannie ; orgueil : cette tyrannie sera conçue comme une
217ivresse amoureuse, Gottfried y voit le signe d’un destin, d’une force aveugle, étrangère aux personnes, d’une volonté de la Dé
218 est déterminé par le Démon. Mais s’il assume son destin de malheur jusqu’à la mort, qui le libère du corps, il peut atteindre
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
219z d’Urfé le tragique se dégrade en émotion, et le destin en machine romanesque. Tout se réduit à moraliser et à plaire. Faut-i
220preuve du philtre. Ici, comme dans le mythe, le « Destin » servira d’alibi à la responsabilité de ceux qui aiment, et du même
221assionnettes ». Le dieu d’Amour n’est plus un dur destin mais un enfant impertinent. Presque plus rien n’est défendu. De la pu
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
222ne persuade pas, il envoûte ; il invoque enfin le destin et affirme qu’il est ce destin… De la sorte, il délivre la foule de l
223l invoque enfin le destin et affirme qu’il est ce destin… De la sorte, il délivre la foule de la responsabilité de ses actes,
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
224latteuses. C’est tout le possible qui s’ouvre, un destin qui acquiesce au désir ! Je vais y entrer, je vais y monter, je vais
225rouver, dans la mesure où elle tend à ordonner le destin collectif ou natif à la décision personnelle. ⁂ Il est clair que la c
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
226a Nuit où s’effacent les formes, les visages, les destins singuliers : « Non plus d’Isolde, plus de Tristan, plus aucun nom qui
227fférence entre une obsession que l’on subit et un destin que l’on assume ? Il faut donc la marquer par un exemple simple. Êtr
228 relevé de sa fonction mortelle et délivré de son destin. Dès qu’il cesse d’être un dieu, il cesse d’être un démon 202 . Et i
229 est née. Il se peut que l’Occident succombe à ce destin qu’il s’est forgé. Mais il est clair que ce n’est pas le christianism
59 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
230llement ! Ainsi Nietzsche devient le Tristan d’un Destin qu’il ne peut posséder que par l’amour éternellement lointain. ⁂ Don
60 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
231centrer leur attention sur l’homme [p. 18] et son destin particulier. D’où le héros, d’où la statue, d’où le tragique (Antigon
232. » Et de la sorte, Ortega laisse entendre que le destin de ces pays, du fait de ce qu’il nomme « l’absence des meilleurs », n
61 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
233ous donner un sens actif de nos chances et de nos destins, dans une époque où des choses plus anciennes et plus grandes que not
234 il importe de rendre à notre peuple le sens d’un destin qui le dépasse. Petit peuple chargé d’une grande mission ; s’il l’oub
62 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
235ivin, il a voulu se faire original, auteur de son destin, porteur de ses lumières à lui. Et aussitôt, par les lois mêmes de l’
236us nous empressons de projeter sur les Choses, le Destin, ou les Autres, [p. 48] un mal dont les racines sont réellement en no
63 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
237il soit un fléau de Dieu (c’est une nuance !) son destin ne dépend plus des hommes, pas même de l’homme Adolf Hitler. À plus f
238en lui le moins du monde, il ne vaut rien pour un destin pareil. Un génie n’est ni fou, ni bête, ni sensé, ni intelligent. Il
64 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
239les, par le moyen d’oracles prononcés au nom d’un destin sans appel. L’angoisse de l’homme moderne devant sa liberté peut se m
240tinienne de l’élection. Pour la passion, tout est destin, rien n’est mérite, et le « scandale » de la double prédestination, a
65 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
241ugement. Si nous perdons toutes nos batailles, le destin de Satan n’en est pas moins scellé. Tout ce qui nous est demandé, c’e
242dre indestructible au sein duquel le drame de nos destins s’encadre. Ainsi armés et appuyés, nous pouvons porter sur Satan et s
243réponds : le grand ordre de vivre et d’assumer un destin neuf. La vertu n’est plus ennuyeuse quand les vertueux ont disparu av
66 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
244selle des réactions profondes de l’âme devant son destin m’autorise à cette confrontation, et me persuade de son intérêt humai
245ualité nouvelle de silence. Encore faut-il que le destin favorise concrètement cette assomption intérieure. Par l’instrument d
246 en Enfer est le drame d’une pureté avide, et son destin se joue d’un coup. La grandeur de Goethe est d’avoir su vieillir, cel
247the à force de pureté dans la réalisation de leur destin. Rimbaud est notre mythe occidental : mythe faustien. Il a vécu tragi
67 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
248out. L’homme antique remplit une fonction, et son destin est inscrit dans les astres ; mais l’homme moderne crée son destin da
249t dans les astres ; mais l’homme moderne crée son destin dans l’inconnu. Goethe est grand par le rapport, pour nous visible, d
68 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
250 les derniers instants le vrai sens, la valeur de destin de la pensée qui aboutissait là. Contempler dans sa mort la « fin » d
251visible dès l’instant où l’homme s’élance vers un destin qu’il s’est choisi, et qui est le masque de son anxiété. Mais malheur
252r ce chemin qui commence à ses pas, — c’est là le destin du chrétien. C’est son « impossible » destin, le seul acte possible à
253à le destin du chrétien. C’est son « impossible » destin, le seul acte possible à l’homme. Et c’est l’acte que Dieu initie. 6
254l lui rend une mesure et un rythme en le liant au destin personnel. Ainsi l’acte absolu serait création absolue, mais un acte
255 est belle, c’est parce qu’elle est un acte et un destin, une initiale de l’histoire, une effigie de la Parole créatrice. [p
256l eut conscience de cet aspect particulier de son destin qui qualifie précisément la vocation : l’invraisemblable. Ses plus am
257ire, il pose l’acte de l’homme responsable de son destin. Mais tout cela va au martyre, dans le monde qu’on nous prépare ? Il
258étouffer le scandale de cette mort qui définit le destin de l’esprit parmi nous ? Si l’Opinion Publique a tué Kierkegaard, ell
69 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
259nce, c’est que Nietzsche nous propose d’adorer un Destin muet, tandis que Luther adore une Providence dont la Parole vivante s
70 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
260ois la voix d’un de nos aînés, interrogeant notre destin, lui poser en face des question d’une accablante simplicité. Me tromp
71 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
261 de certaines attitudes de l’homme en face de son destin et de sa personne. Le national-socialisme apparut comme une réaction
72 1946, Journal des deux Mondes. 1. Le bon vieux temps présent
262 encore les nôtres ne peuvent plus apprivoiser le destin. Soit que les tyrans nous accablent, soit qu’un sursaut nous dresse à
73 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
263on est prêt à tout abandonner au premier signe du destin, parce qu’on vient de remplir les limites du réel et d’accomplir un s
264us la douceur du ciel, retrait des âmes dans leur destin. Nous longions cette rue silencieuse, imaginant d’y vivre un jour dan
74 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
265 quitter les terres où s’étend l’ombre du [p. 90] destin le plus cruel qu’ait jamais mérité notre Europe. Vers trois heures du
75 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
266un papier, il le lit. Comme on lirait l’arrêté du Destin. C’est bien ce qu’il savait, mais maintenant il le sait. Il s’appuie
76 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
267es déjà nouvelles, suis-je en train de changer de destin ? 23 juillet 1941, en mer Je pensais rester seul et je connais tout
77 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
268ler. À tous ceux pour lesquels ce coup de gong du destin ouvre le champ d’une course nouvelle, rend une espèce de liberté qu’i
269 la guerre, j’ai vécu des journées soustraites au Destin. La mer est grise, le soir vient, les oiseaux sifflent, et l’automne
78 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
270méfiance ? Disons plutôt d’une sobriété devant le destin. Il se souvient que tout peut arriver, même le pire. Il pressent que
79 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
271s de vivre loin de lui, je vois cependant que mon destin n’a pas cessé d’être lié au sien : car le même sort paradoxal a décré
80 1946, Lettres sur la bombe atomique. 9. Paralysie des hommes d’État
272 l’explosion de la Terre ? Allons-nous confier le destin de la planète à trois hommes surchargés, débordés, qui n’ont pas une
81 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
273aditions, soit par leurs idéaux, c’est-à-dire par destin ou par choix. Croyez-vous sérieusement que les Français [p. 93] cesse
82 1946, Politique de la Personne (1946). Préface pour l’édition de 1946
274ine, je serais tenté de dire qu’il a subi le même destin ; mais la dispersion des idées n’entraîne pas les mêmes conséquences
83 1947, Doctrine fabuleuse. 3. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
275privé de toute assurance exemplaire, jeté dans un destin sans précédent, auquel il faillirait très certainement s’il recourait
84 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
276 tous ces ravages, et non pas quelque dieu, ni le Destin. Il n’y aurait jamais de coup de foudre sans ce désir que vous entret
277lettre était signée « Maria ». « Un vrai drame du destin ! » fis-je après un moment. Le type même du Schicksalsdrama, comme vo
278hicksalsdrama, comme vous dites… [p. 75] Mais le destin aveugle qui présida aux fastes de votre rencontre ne perd-il pas un p
85 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
279llement ! Ainsi Nietzsche devient le Tristan d’un Destin qu’il ne peut posséder que par l’amour éternellement lointain. Don Ju
86 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
280 séparé, mais au sommet. Sa gloire était dans son destin, gagée par une mesure universelle que ses actions comblaient exacteme
87 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
281 Si l’homme savait un jour ce qu’il en est de son destin et de sa liberté, s’il voyait à l’œil nu leur sens dernier et l’enjeu
282ette dimension tragique de notre vie, voici qu’un destin ironique se charge de l’approfondir. Non pas le temps, mais notre œuv
283out esprit son essor. Et chacun de nous accède au destin qu’il s’est fait, à la parfaite possession de soi- même, à son enfer
88 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
284nt, cette sensation physique d’un renversement du destin en faveur de la démocratie. Et plus tard dans la nuit, traversant le
89 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
285mieux médités ratent vingt fois ; mais un jour le destin négligent lui offrira une chance imméritée qu’il lui faudra saisir au
90 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
286. 96] L’heure est venue d’appeler pour ce nouveau destin tous les peuples du continent, et de dresser devant eux l’image pacif
287me universels. Sur cette union, l’Europe joue son destin, et chacun de nous, et le monde avec elle. Menacée, déchirée, déjà di
91 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
288ourd’hui, de ne pas abandonner ces peuples à leur destin, de créer le pôle d’attraction nécessaire à leur équilibre, et de res
92 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
289nne. L’heure est venue de rallier pour ce nouveau destin tous les peuples du continent représentés ici ou non — en une Fédérat
290otre continent. Sur cette union l’Europe joue son destin et celui de la paix du monde. Soit donc notoire à tous que nous, Euro
93 1948, Suite neuchâteloise. II
291ers quoi l’on chemine. Mais au carrefour d’autres destins croisés, soudain le rythme change en nous aussi, rompant la prévision
292rofonds de l’être nous semblent déclenchés par un destin absurde, et nous les subissons d’abord comme une force tout étrangère
94 1948, Suite neuchâteloise. IV
293absolu respect.   Au-delà de l’exemple vivant, du destin vécu de mon père, qu’irais-je encore chercher dans le passé ? Si j’y
95 1950, Lettres aux députés européens. Troisième lettre
294plus inquiète que l’homme ait jamais prise de son destin et des chances de le surmonter. Les députés non point d’une presqu’îl
295non d’un pouvoir d’invention et de dépassement du destin dont nous cherchons en vain l’égal sur la Planète ? Sans remonter jus
296lligence, les secrets d’un bonheur conquis sur le destin, et malgré tant de crimes, l’honneur de l’être humain. Mais cette bea
297 n’est assez grand pour répondre au défi d’un tel destin. Groupez‑vous. Dites au moins votre but ! Nous sommes plusieurs milli
96 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
298ntenant que ce drame permanent entre le moi et le destin social, entre la personne libre et la fatalité, ne serait pas conceva
299t le moi responsable et distinct. Lutte contre le destin natal, pour se forger une destinée ; contre les astres et les dieux é
97 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
300s sa position de fait et le sens permanent de son destin. À Genève, le palais de la Ligue des Nations, qui venait d’être achev
98 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
301térialisme et de moralisme, de méfiance devant le destin et de hardiesse dans l’invention pratique, c’est le génie suisse. Il
99 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
302 pourri dans le Royaume de Danemark » et que leur destin sera de dénoncer cette situation, advienne que pourra… Les caractères
100 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en avril 1953 (avril 1953)
303aits fondamentaux, ces trois coordonnées de notre destin historique, demeurent les motifs impérieux de notre union fédérative.