1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1évèle. Le style brillant et elliptique qui tend à devenir notre poncif moderne, — si propre à égarer dans d’ingénieuses métapho
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
2urs, nos écrivains ont perdu le sens social. Cela devient frappant dans les générations nouvelles. Toute la jeune littérature d
3machines n’ont pas besoin de sommeil.) La fatigue devient un des éléments les plus importants de notre psychologie. Images des
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alfred Colling, L’Iroquois (décembre 1926)
4pha, sa maîtresse, le fuit, parce que son silence devient insupportable : « Orpha ne comprenait pas comment on pouvait tant sou
4 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
5ernes : vous changez l’éclairage, et la chaumière devient palais. C’est l’objection classique et irréfutable à toute introspect
6l’envers le film de mon passé : ce qui était élan devient recul, et l’évocation de mes désirs anciens ne me restitue qu’un dégo
7incère aussi, qui révèle mon besoin de mentir. Il devient dès lors impossible de faire rien qui ne soit sincère. Peut-on vérita
8aucoup continuaient d’appeler sincérité et qui me devenait inintelligible en même temps qu’odieux. Au hasard de quelques lecture
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Lecache, Jacob (mai 1927)
9e. C’est par l’argent qu’on domine notre âge : il devient grand industriel, assure sa fortune au prix du peu cynique reniement
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
10sa décadence. Il y a du chirurgien chez ce soldat devenu « scribe » et qui s’en exaspère. Souvent maladroit, incertain, brutal
7 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
11fin, mon voisin, un agent, murmure : « On va tous devenir fous ! » — « Hé ! lui dis-je, si seulement. » Mais tout de même, là p
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
12 transposé dans notre siècle et chez qui tout est devenu de quelques degrés plus violent, plus acerbe, plus profond. En somme,
13s les âmes profondes ou délicates qui ne sont pas devenues chrétiennes. » « Le salut pour nous n’est nulle part. » Nulle part, p
14le est déesse. Mais entre leurs mains qu’est-elle devenue ? C’est bien leur faute si elle nous apparaît aujourd’hui comme une v
15olution pour vivre, pour nous perdre. Vivre était devenu synonyme de magnifique perdition dans des choses plus grandes que nou
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
16uelle. Elle serait tellement incommunicable qu’il deviendrait inutile de la publier. Et même, en passant à la limite, on peut imagi
17ur tuer une [p. 236] réalité dont la connaissance devient douloureuse et troublante. Ainsi la conscience tue la connaissance. (
10 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
18t-ce notre pensée qui, à force de subtiliser, est devenue trop faible pour nous conduire ? Ou bien est-ce notre action qui est
19us conduire ? Ou bien est-ce notre action qui est devenue trop effrénée, trop folle, pour être justiciable encore de nos vérité
20ue bien huilée, au mouvement si régulier qu’il en devient insensible et que la fatigue semble disparaître, l’homme s’abandonne
21 de la Nature, choses, bêtes et anges, — le voici devenu sourd à cette harmonie universelle, incapable d’en comprendre les cor
22s encore doués de quelque sensibilité spirituelle deviennent par le seul fait de rester eux-mêmes dans un monde fordisé, des anarc
23e moderne. Le triomphe de Ford réduira l’Esprit à devenir l’apanage d’une sorte de franc-maçonnerie de quelques centaines d’ind
24es terribles 4 , celles d’un mysticisme exaspéré, devenu presque fou dans sa prison. Les intellectuels d’aujourd’hui ont une t
11 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Marguerite Allotte de la Fuye, Jules Verne, sa vie, son œuvre (juin 1928)
25purement fantaisiste où les équations tyranniques deviennent de merveilleux calembours, où les savants sont réellement dans la lun
12 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
26ustrer par d’innombrables exemples cet axiome qui devint la formule de mes premières douleurs morales. Après six ans de ce rég
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
27hangé ! On s’entendait d’autant mieux qu’on était devenu plus différents. Car ces différences sont les premières marques de la
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
28e plus possible de « connaissances » qui dès lors deviennent obligatoires. La somme et l’arrangement des parties doivent être iden
29primaires et secondaires. Ils n’en sont pas moins devenus le but même de l’instruction ; la fin qui justifie les moyens et à qu
30, admiration des forts en gueule, — tout cela qui deviendra plus tard socialisme ou morgue bourgeoise, esprit de parti, arrivisme
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
31le radicale ne peut pas être idéaliste : car elle deviendrait un danger pour le désordre établi. L’idéalisme est forcément révoluti
16 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
32ans la bourgeoisie et dans le peuple ; elle y est devenue une tyrannie. Avant il y avait la Raison et les sentiments. Maintenan
33t lui qui stérilise nos utopies et les empêche de devenir autre chose que des utopies. Il s’agit donc en premier lieu de le dém
17 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
34s créer avec joie des formes belles, ce monde qui devient impuissant. Impossible d’évoquer un personnage précis pour lui faire
18 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
35s maisons des grands bourgeois, où tout, soudain, devient plus terne. Mais bien vite un intermède bouffon, impossible et d’une
19 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
36 partir de ce jour, on lui fit sentir qu’il était devenu beaucoup moins intéressant. ⁂ Celui qui a des ailes sera persécuté à
20 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
37 notre sabot, qui, loin de s’user, ne tarde pas à devenir notre raison de vivre. Mais combien votre sort, ô grands empêtrés ! m
38 quotidien. Car, en somme, le Prophète Chauve est devenu le jardinier du Rozsadomb… Mais qu’eussé-je pu contempler de plus « o
39ngrie archi-connue, — le lecteur le sent vite, et devient extrêmement exigeant, car le plus beau mensonge atteint à peine le de
40les, dans ce renversement des rôles, l’oppresseur devenant l’opprimé sans y perdre le sentiment de sa supériorité de race — sa v
41er d’obtenir : que la grande majorité des gens ne deviennent pas enragés dès qu’ils perçoivent de la poésie dans l’air. Espoir san
21 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
42communier avec la divine Nature. Mythe grec, mais devenu, par excellence, germanique ; mythe païen, mais il est bien troublant
22 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
43de Transylvanie au sortir de la gare de Budapest, devient avec la plaine une Symphonie-Dichtung borodinesque, mais l’erreur n’e
44aime l’enfance : or le rêve de l’enfant, c’est de devenir une grande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historiq
45 plus vive d’un univers où la présence de l’Objet deviendrait plus probable ? Ou bien n’ai-je [p. 589] su voir autre chose que la H
23 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
46 Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. L’Allemagne, c’est la Poésie,
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
47e oncle Charles… qui avait stupéfié la famille en devenant catholique…, puis Edmund Lely, cousin germain de votre père, qui est
48dmund Lely, cousin germain de votre père, qui est devenu moine, et qui marche pieds nus, à l’étranger lui aussi ; puis il y a
25 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
49tion essentielle pour Kierkegaard était : Comment deviendrai-je chrétien ? Seul un protestant pouvait trouver pareille formule. Le
26 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
50même un des malheurs de notre temps, que l’action devenue trop rapide suppose une cécité partielle chez ceux qui s’y livrent, u
51, priant continuellement pour obtenir la grâce de devenir capable de suivre Jésus. Une autre fois, à midi, il monta sur le somm
27 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
52ours l’indice d’une complaisance, et vite elle en devient la rançon. (Divers, p. 75.) Ces quelques notes voudraient marquer un
53smes, ou bien engendre des chimères. Tout, ainsi, devient inextricable. Les Lettres au cours desquelles Gide répond à ses criti
28 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
54ait été irrésistible, avait ce qu’il fallait pour devenir une manière de Genève maritime, de Hollande atlantique : le maire Gui
55puis la destruction de l’Invincible Armada la mer devient aux trois quarts protestante — et l’est restée (la Révocation fit qui
29 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
56e une tension entre lui et Dieu. Mais le péché ne devient réalité que pour le converti ; c’est donc la conversion qui figure l’
30 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
57e réalité qu’en un cœur, lorsqu’il aime 1  ? Tout devenait incompréhensible et certain, l’amour n’existait pas ailleurs que dans
58tion volontaire, titanique, du réel. Son mensonge devient vérité dès qu’elle le veut assez puissamment. Mais en revanche, l’hab
59ocle, qu’un Zarathoustra, génies titaniques, sont devenus des mythes germains par excellence, — et que c’est un Français qui, l
60illance de l’être. Mais ici, deux interprétations deviennent possibles. Selon l’une, cette déficience est inhérente à toute réalit
61quels elle régnait. Le sentimentalisme, dès qu’il devient délectation des sentiments, donne naissance à une lâcheté singulière
62nt trop théorique. Que l’on considère en effet le devenir dialectique de la pensée allemande depuis Goethe : c’est à l’Orient,
63 point seulement sa revanche, mais sa mort et son devenir.   Ne pourrait-on pas voir une autre preuve de [p. 25] cette identité
64on suivante : au sortir de l’adolescence, l’homme devient à la fois moins abstrait et moins sentimental ; cela se marque par un
65imental ; cela se marque par un trait unique : il devient plus concret dans ses pensées. Il demeure lié au réel, dans ce qu’il
664 . Le plaisir est pour lui rareté, friandise, et devient tout de suite une chose éthérée, déchirante et délicieuse comme les s
31 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
67’empare bientôt de tout mon être — ainsi d’autres deviennent patriotes au son d’une fanfare militaire, ainsi je m’abandonne au rêv
68 la jeune fille si transparente : la mort même en devient moins brutale. Elle rôde ici comme une tristesse amoureuse. Elle n’es
69 beauté. Mais je crois que [p. 44] l’Occident est devenu fou. Il ne comprend plus rien. » Des bugles agonisaient, aux dernière
70 avaient peu à peu envahi notre sang. Nos pensées devenaient légères comme des ballons. La rumeur de Vienne baignait nos corps fat
71ua qu’il en était ainsi chaque nuit, que l’animal devenait nerveux et que depuis quelques semaines, il avait dû le mettre au cav
32 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
72e pu bouger, a baisé sur les lèvres une femme qui devient pâle et s’adosse à une colonne, — me regarde avec un reproche… Moi au
33 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
73 notre sabot, qui, loin de s’user, ne tarde pas à devenir [p. 69] notre raison de vivre. Mais combien votre sort, ô grands empê
74 quotidien. Car, en somme, le Prophète Chauve est devenu le jardinier du Rozsadomb… Mais qu’eussè-je pu contempler de plus « o
75ngrie archi-connue, — le lecteur le sent vite, et devient extrêmement exigeant, car le plus beau mensonge atteint à peine le de
76les, dans ce renversement des rôles, l’oppresseur devenant l’opprimé sans y perdre le sentiment de sa supériorité de race — sa v
77er d’obtenir : que la grande majorité des gens ne deviennent pas enragés dès qu’ils perçoivent de la poésie dans l’air. Espoir san
78de Transylvanie au sortir de la gare de Budapest, devient avec la plaine une Symphonie-Dichtung borodinesque, mais l’erreur n’e
79aime l’enfance : or le rêve de l’enfant, c’est de devenir une grande personne. On me l’a dit, c’est vrai : cette ville historiq
80 plus vive d’un univers où la présence de l’Objet deviendrait [p. 114] plus probable ? Ou bien n’ai-je su voir autre chose que la H
34 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
81, de secouer sa pipe quand les dernières bouffées deviennent écœurantes, de s’étirer alors et de considérer les flaques de soleil
82n tel lieu, — le lieu humain par excellence, — il devient aussitôt patent que toute réalité spirituelle a sa correspondance dan
83e ! cesse de chercher un homme. Tâche plutôt d’en devenir un. — Parmi ces gens d’ici, qui prennent leur temps. Parmi ces arbres
84mains, je dois faire le ménage ces jours, la peau devient toute sèche et je n’ai même pas pu me faire les ongles… » Elle voudra
35 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
85 Paris la nuit oublie parfois d’être spirituelle, devient tragique ou tout simplement germanique. « L’Allemagne, c’est la Poési
36 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
86: dans l’esprit du Français moyen, « protestant » devint synonyme de « moraliste ». Était-ce qu’il y avait dans l’accent de ce
37 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
87 quel concours de circonstances cette « sagesse » devint-elle chez Goethe quelque chose qui, en fin de compte, ressemble si ét
88 de la raison devant l’insondable mystère de Dieu devient, vu de l’extérieur, orgueil de la raison qui juge ce monde comme si D
38 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
89ls ne voient pas à quel prix cet affranchissement devient possible ; ils ne voient pas encore qu’il faut choisir. Or, notre tem
39 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
90suis même pas pacifiste. Eussé-je été tenté de le devenir qu’il m’eût été difficile de persister après le réquisitoire du Commi
40 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
91les où la forme d’un mythe affleure, s’incarne et devient visible. Ce sont les périodes de crise. Or toute crise est un jugemen
41 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
92 une forme mystique, celle du terrible « Meurs et deviens ! », et s’il l’assume en connaissance de cause, — c’est un [p. 483] é
93que l’hallucination le gagne et le submerge. « Je devins un opéra fabuleux. » Il a brûlé les étapes de l’initiation. Mais on n
94re. Car il n’est pas donné à beaucoup d’hommes de devenir un mythe à force de pureté dans la réalisation de leur destin. Rimbau
95ement et de refus, si douloureuse que le signe en devient visible sur ses traits. Je ne me lasse pas de méditer ce visage dont
42 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
96qui selon eux déterminent entièrement le [p. 842] devenir révolutionnaire. Mais c’est de la mythomanie ; les « Forces Économiqu
43 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
97re, les baigne d’une atmosphère menaçante dont il devient impossible de ne pas prendre conscience. Alors, toutes les nouvelles
44 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
98dans certains pays, les églises protestantes sont devenues les officines d’un conformisme social et politique plus scandaleux en
45 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
99contradiction : labeur forcé ou inaction. Et tout devient prétexte à récriminations : « je turbine » ou « je ne fous rien ». Ph
46 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
100ieu, seul Sujet. Et alors l’homme, enfin, [p. 42] devient responsable 3 devant Dieu et devant son prochain, en tant que ce pro
47 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
101s dans le temps et l’Histoire. Sa dialectique est devenue une espèce de bascule automatique. Le tragique s’évanouit, le choix s
102assage de Barth : « Que Dieu (mais vraiment Dieu) devienne homme (mais vraiment homme !) c’est ce qui est affirmé ici et qui ici
103 homme !) c’est ce qui est affirmé ici et qui ici devient la vérité vivante, le contenu [p. 99] décisif d’un vrai discours sur
48 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
104 très simple, un de ces cas où le mot « concret » devient presque synonyme de matériel. Un bras cassé (le gauche) ; l’humiliati
49 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
105 à se distinguer par diverses actions d’éclat. Il devient brigadier de choc. Grave et rieur, chaste, ignorant, avide de « cultu
50 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
106rselle. ⁂ [p. 11] Le terme de « travailleur » est devenu dans le monde moderne à peu près synonyme de travailleur industriel.
107ité, n’est plus une mystique de classe : elle est devenue quasi universelle. Que le « travailleur » soit considéré comme une ma
51 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
108alable se déplace. Il passe dans l’opposition. Il devient révolutionnaire. En tant que tel, il appartient, de fait et de droit,
52 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
109nguer de précis, c’est là que l’action des hommes devient folle et meurtrière. 4. Il me semble que la tâche de la théologie pro
53 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
110fait plus que tourner sur elle-même ; si l’action devient impensable et la pensée inefficace, cela provient, je crois, d’une se
54 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
111eté — sa malfaisance —, surtout si cette légèreté devient la condition de son succès pratique. J’estime que seuls ont droit à f
55 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
112nique, comme une divinité qui, depuis peu, serait devenue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son
113couvait sous des apparences paisibles est soudain devenu flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands
114nt contradictoires ? Les évaluations morales sont devenues presque impossibles ? Oui, certes ! Sur le plan de la connaissance dé
115amour des hommes, transposé dans la collectivité, devient automatiquement de la haine. On me dira que la solidarité entre les p
56 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
116rsonnes. Privé de toute dignité mystique, il doit devenir un simple organe d’économie et de distribution des tâches serviles et
117i détaillées et si particulières qu’elles soient, deviennent forcément inopérantes. Réponse. — La force de cette objection réside
57 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
118ppression de l’État, au moment où la société sera devenue homogène, c’est-à-dire sans classes.) Tout cela n’est qu’un rêve d’in
58 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
119on révolutionnaire, ou dynamique, la politique du devenir et de l’évolution fatale. C’est une doctrine optimiste, dont la mesur
120si l’homme est une bête, son but est toutefois de devenir un ange. Le christianisme intervient dans cette fausse symétrie avec
59 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
121sion de l’Église ? Car l’Église, elle aussi, peut devenir une idole, dès qu’elle cherche des assurances tout humaines, dès qu’e
122cherche des assurances tout humaines, dès qu’elle devient une solution « possible », dès qu’elle offre aux hommes des synthèses
60 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
123attitudes prend une forme encore plus précise, il devient l’antagonisme de deux volontés qui ne s’opposent pas front à front su
124e sa raison de vivre, c’est-à-dire de lutter pour devenir une personne devant Dieu. Le succès de l’humanisme triomphant serait-
61 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
125u monde. Maintenant, les jeux sont faits. L’abîme devient flagrant. Il serait temps que nos bourgeois vaguement chrétiens s’en
62 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
126 l’aurait inventé. L’antifascisme est en passe de devenir la nouvelle mystique de la gauche. Cette mystique est d’autant plus v
127légalité ». Ainsi l’épithète de fasciste est-elle devenue rapidement une espèce d’injure politique, un synonyme de méchant homm
128 guère plus complexes que celles-là. La politique devient terriblement primaire dès qu’elle se fait par la radio. Et comment co
129l national que la culture et les mœurs de l’élite devenaient impuissantes à incarner aux yeux du peuple 43 . Cet unitarisme fascis
130l’État. Tout ce qui échappe à l’emprise de l’État devient dès lors suspect, hérétique, coupable — à moins qu’on ne parvienne à
63 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
131riques qui, selon eux, déterminent entièrement le devenir révolutionnaire. Mais c’est de la mythomanie : les « Forces Économiqu
64 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
132qu’avait prise, à leur époque, l’argent. L’argent devenait le principal facteur de différenciation entre les hommes. Du moins le
133it de vue les hommes, dans leur diversité. L’État devint une réalité indépendante, l’expression de la collectivité des égaux.
134définir, n’est pas un état, mais un acte. L’homme devient personne dans la mesure où il se manifeste concrètement, d’une façon
65 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
135Chacun sait qu’il ne suffit pas d’être ruiné pour devenir marxiste, et qu’on peut posséder une auto et ne pas voter pour la dro
136 des polémiques s’accroît, les revues littéraires deviennent des tribunes libres où s’expriment les tendances les plus radicalemen
137al, c’est assez normalement humain. Où les choses deviennent plus [p. 177] graves, c’est lorsqu’on se met à légiférer pratiquement
138ière. Ou plutôt elle cesse d’être une chance pour devenir la seule chance humaine de l’humain. La personne deviendra la revendi
139 la seule chance humaine de l’humain. La personne deviendra la revendication unique [p. 178] d’un monde par ailleurs comblé de bi
140nnalisme : il existe déjà chaque fois qu’un homme devient personnel. Si j’en crois au contraire les communistes orthodoxes, le
141, la révolution serait pure, — si pure qu’elle en deviendrait invisible et qu’on pourrait n’en point parler. Mais les puissances ma
142eure. Vers la huitième heure, la fatigue s’étale, devient beaucoup moins sensible. De la huitième à la dixième heure, par exemp
66 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
143ot d’ordre « Défense de la personne humaine » est devenu le slogan par excellence des hommes d’État démocratiques. Tout cela n
144 la fin de la République romaine, quand César est devenu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d’État, confondu avec l’é
145 leurs hiérarchies, leurs assemblées. Ceux qui en deviennent membres y reçoivent une assistance matérielle, mais ils y trouvent au
146s social nouveau. Prenons le cas de l’esclave qui devient chrétien. Alors que l’État romain lui déniait toute activité libre et
147 il reçoit une mission nouvelle, une vocation. Il devient le serviteur du Maître qui le libère. Ainsi, spirituellement et socia
148orcée à certains historiens méticuleux. Mais elle devient presque évidente dès que l’on réfléchit aux deux questions suivantes 
149de la Transylvanie convertie au calvinisme et qui devient l’âme de la résistance au centralisme des [p. 209] Habsbourg, qu’il s
150onc plus aucune liberté. Tous les abus de pouvoir deviennent possibles. Certes, l’on crée des ersatz de personnes, ou plutôt de pe
67 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — i. Liberté ou chômage ?
151ès universelle. ⁂ Le terme de « travailleur » est devenu dans le monde moderne à peu près synonyme de travailleur industriel.
152ité, n’est plus une mystique de classe : elle est devenue quasi universelle. Que le « travailleur » soit considéré [p. 230] com
68 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
153contradiction : labeur forcé ou inaction. Et tout devient prétexte à récriminations : « je turbine » ou « je ne fous rien ». Ph
69 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
154ont de misérables sophismes. Mais si la politique devient ce que nous voulons qu’elle soit, la question d’en faire ou de n’en p
155s l’intervalle des crises économiques, les partis deviennent des académies ou des écoles de rhétorique vulgaire, et les questions
156merce, les autres s’y abandonnent avec délices et deviennent ces êtres absurdes et maléfiques qu’on nomme des politiciens, ou ces
70 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
157ui d’une tactique politique. Ce n’est pas du tout devenir esclave d’une doctrine, mais au contraire, c’est se libérer et assume
158Je l’ai dit ailleurs : un gant qui se retourne ne devient pas pour si peu une main vivante et agissante. Un libéral qui se soum
159ibéral qui se soumet aux directives d’un parti ne devient pas pour si peu un penseur engagé. Et il ne faudrait pas que ces trah
160uvement originel, est libérale, irresponsable, ne devient pas libératrice et responsable du seul fait qu’elle se met « au servi
71 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
161nique, comme une divinité qui, depuis peu, serait devenue folle. Des peuples entiers s’exaltent pour une dictature qui tire son
162ouvait sous des apparences paisibles, est soudain devenu flagrant. Il promène par les rues de nos villes européennes de grands
163nt contradictoires ? Les évaluations morales sont devenues presque impossibles ? Oui, certes ! Sur le plan de la connaissance dé
164amour des hommes, transposé dans la collectivité, devient automatiquement de la haine. On me dira que la solidarité entre les p
72 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
165 : … l’impuissance qui n’use pas de représailles devient par un mensonge, la « bonté » ; la craintive bassesse, « humilité » ;
166 vertu » sans plus ; « ne pas pouvoir se venger » devient « ne pas vouloir se venger », et parfois même le pardon des offenses
167ur l’être ? » 49 (p. 264). [p. 422] Le problème devient alors tout autre chose qu’un problème : un mystère. Et toute démarche
73 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
168tion essentielle pour Kierkegaard était : Comment deviendrai-je chrétien ? Seul, un protestant pouvait trouver pareille formule… L
74 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
169’un autre siècle avait tué. C’est aussi qu’il est devenu possible de saisir, dans le déploiement des faits, et des plus marqua
170! si le rire est le propre de l’homme, nous voici devenus bien inhumains ! Il semble que chacun porte le poids du monde et le s
75 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
171es misères du monde au fond de leur exil, ceux-là deviendront sûrement un matériel incomparable. Car, voyez-vous, Bell… rien ne ren
76 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
172e la puissance sans visage. Dire que le monde est devenu impensable, c’est avouer qu’il n’y a plus de mesure commune à la pens
173ercice fidèle de ma vocation personnelle. Liberté devient synonyme d’obéissance inconditionnée à mon unique raison d’être 14 .
77 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
174 ce dont il manque, et n’a pas d’existence. Il ne devient objet que lorsque j’en fais mon objet. Tel étant le sujet, on peut vo
175ve son objet, — la fatalité disparaît, l’angoisse devient joie de combattre. C’est le moment de la présence de l’homme au monde
176aussitôt les objets s’ordonnent à sa décision, et deviennent saisissables pour l’entendement. 5. L’acte est la personne Puisqu’i
177tel figurant jeté dans une intrigue insaisissable devient tout à coup un acteur, et se met à se comporter tout comme s’il conna
178ouche le temps que par l’individu en acte, et qui devient à cet instant une personne. L’homme n’est un vrai sujet que parce qu’
179be seul, créant de rien, que « l’impossible, ici, devient événement », que l’idée du concret cesse d’être une idée, que la pers
78 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
180erling, c’est l’homme pour lequel le prochain est devenu tout simplement « le voisin inévitable », celui que définit, d’ailleu
181rises de leurs mains. Pour chacun d’eux, le tu es devenu le nous, c’est-à-dire a cessé d’être le vis-à-vis qui pose une questi
182 en toi, où tu m’atteins en moi, [p. 22] que nous devenons deux personnes, et l’un pour l’autre le prochain. Ainsi le phénomène
79 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
183réatures. Alors il faut refaire un monde. L’arbre devient colonne et ne pose plus de question. Enfermé maintenant dans ses arch
184les prémices de l’Esprit. En ce lieu où la Poésie devient prière et prophétie, où l’homme, environné par le désordre ardent des
80 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
185au Père que par moi ». C’est par le Fils que Dieu devient pour nous le Père ; mais alors, l’acquittement est possible. « Je sui
81 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
186qu’avait prise, à leur époque, l’argent. L’argent devenait le principal facteur de différenciation entre les hommes. Du moins le
187it de vue les hommes, dans leur diversité. L’État devint une réalité indépendante, l’expression de la collectivité des égaux.
188inir 9 , n’est pas un état, mais un acte. L’homme devient personne dans la mesure où il se manifeste concrètement, d’une façon
82 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
189nce sera divisée en une vingtaine de régions, qui deviendront les circonscriptions administratives et politiques essentielles du pa
83 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
190e un Dieu ou une finalité, l’idée de la nécessité devient insupportable. Traduisons : dès que vous croyez qu’il y a, à côté de
191ée de la toute-puissance et de la liberté de Dieu devient insupportable. C’est le « Dieu moral » qui empêche, en particulier, u
84 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
192es misères du monde au fond de leur exil, ceux-là deviendront sûrement un matériel incomparable. Car voyez-vous, Bell, rien ne rend
85 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
193on » dans laquelle la qualité de ce premier terme deviendra quantité. (?) Ce processus tout mécanique de quantification, que l’on
86 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
194désordre dont on découvre alors la profondeur, il devient à son tour un problème, il se trouve mis en question. Il faut voir, e
195e situation de fait. Je répète que celle-ci n’est devenue possible qu’en vertu d’une certaine attitude des clercs. Ce ne sont p
196ciplines de la pensée. C’est ainsi que l’histoire devient un ensemble de lois, et non plus une chronique des actes. On tend à n
197 l’unanimité un spiritualisme complice d’intérêts devenus criminels ; — constate : que le problème de la culture est le problèm
198de ses moyens et de son but final. b) qu’est-elle devenue en théorie et en pratique sous les divers régimes actuels ? a-t-elle
87 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
199temps que Jésus, le rabbi de Nazareth, mais il ne devient le « contemporain » [p. 156] du Fils de Dieu qu’à l’instant où, par l
200 le « bon plaisir » de Dieu seul que nous pouvons devenir contemporains de sa Parole. Nicodème a beau vivre en même temps que l
201üs ont beau cheminer aux côtés du Christ : ils ne deviennent ses contemporains qu’à l’instant où lui-même se révèle à eux. Et des
202 Et des deux brigands du Calvaire, l’un seulement devient le contemporain de son Sauveur. Ce dernier exemple fait sentir l’éche
88 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
203-là, cher Monsieur Nicodème ? Ou bien l’êtes-vous devenu ? Peut-on dire que l’homme de la table rase se soit placé sur le « te
204ôté des jeunes barthiens. Nicodème, au contraire, devenait de plus en plus sentimental et, par instant, grandiloquent : Poupette
205ait sans cesse Kierkegaard ? Être chrétien, c’est devenir contemporain de Jésus-Christ dans son abaissement. Contemporains ! Ma
206tourmente cet homme depuis sa rencontre nocturne, devienne aussi la nôtre, et nous ferme la bouche ! » J’avais parlé longtemps,
89 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
207e cessera d’être une simple description : elle va devenir action transformatrice, et productrice. L’esprit pur s’évanouit. L’âg
90 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
208 — que nous ne demanderons pas à nos adhérents de devenir des « révolutionnaires professionnels », c’est-à-dire des êtres métho
91 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
209rsel, et quand bien même tous les hommes seraient devenus des personnes, la tension, loin de disparaître, atteindrait au contra
210La nouvelle éducation devra éviter que les hommes deviennent des victimes d’une seule tendance et passent au rang d’organes ; il s
92 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
211ente et empoisonne la vie morale de la nation. Il devient un foyer de fièvre et un facteur d’énervement. Les deux forces antago
93 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
212venu d’opposition de sa Majesté le Radicalisme et deviennent vraiment les deux pôles de la nouvelle vie politique. La carte des pa
213 dessinent. Mais alors, si la droite et la gauche deviennent les vrais foyers de la vie publique, et si d’autre part leurs mystiqu
94 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
214elon vous, une caricature. Il faut que nos luttes deviennent des luttes spirituelles, dans le sens où Rimbaud a dit : « Le combat
215eur brutalité naturelle dans des domaines où elle devienne féconde. Lui. — Je vous souhaite bonne chance ! Moi. — Voulez-vous q
95 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
216est un ordre souverain ; ou bien il se retire, et devient un problème. Problème signifie donc absence, recherche anxieuse d’un
217risonniers des catégories anciennes, que le monde devient « impensable ».) Ce renversement d’équilibre n’est pas facile à défin
96 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
218 dans l’autre” » (page 137). Ce principe nous est devenu familier. Mais au déclin du Moyen Âge il apparaît comme une révolutio
219destin qu’il subissait », le travail du bourgeois devient « une réalisation voulue par lui-même ». Le travail du paysan asservi
220té assurée. La culture n’est plus un combat, elle devient une distinction ; c’est-à-dire une fin en soi, non plus un instrument
221t de lutte. Elle cesse d’être une production pour devenir une consommation réservée aux bourgeois « oisifs » qui la « cultivent
97 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
222ou chez les Encyclopédistes. La bourgeoisie étant devenue propriétaire, ce qu’il lui faut, c’est une théologie qui légitime dev
223tive » du monde. Le temporel et le spirituel sont devenus dans notre langage : la police et la propagande. Et la raison : raiso
224é nécessaire, faisant ainsi de nécessité vertu… — devient aux yeux des clercs bourgeois une espèce d’idéal à sauvegarder. D’aut
98 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
225fin que les prophètes annoncent sans relâche. Que devient alors la culture ? — « L’homme qui a une vocation n’est pas bon à aut
226tianisme pour avoir préparé ses voies, Israël est devenu le peuple sans foyer, sans limites et sans mesure. Les richesses même
99 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
227 l’idiome vivant. À partir de Pétrarque, le latin deviendra tout autre chose qu’une « grammaire », il deviendra une rhétorique, u
228viendra tout autre chose qu’une « grammaire », il deviendra une rhétorique, un langage noble, [p. 71] le signe de la distinction
229l. Elle se distingue de son action pratique. Elle devient une fin en soi, c’est-à-dire qu’elle devient une idole. La décadence
230Elle devient une fin en soi, c’est-à-dire qu’elle devient une idole. La décadence est commencée. ⁂ Il faut placer cette « crise
231tion et la pensée du siècle. La « grammaire » est devenue rhétorique, et maintenant la rhétorique prétend dominer le sens même
232tendu indiscuté, la règle vive du langage vivant, devient une espèce de truc, dont une minorité souvent indigne détient le secr
100 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
233rer les réussites ou les tricheries !) Leur style devient de plus en plus « exquis » et par suite inapte à traduire une volonté
234ciles instruments de la vocation catholique, pour devenir de raffinés rhéteurs, ils perdent leur autorité et suscitent contre e
235t la grandeur des cultures authentiques. Elle est devenue la loi inexorable et mécanique qui plie l’individu à des calculs de m