1 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
1’appel vertigineux du Silence. On nous montre des Dieux, mais c’est pour détourner nos regards de cela qu’il faut bien nommer
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
2agment) (mai 1927) m … et je jure par Mercure, dieu du commerce, qu’on m’a appris à voler. Aristophane (« Les Chevaliers
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
3tique. Vous réveillerez-vous pour les désaltérer, dieux de l’Orient et de l’Occident ? » Certains cris qui nous échappèrent
4 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
4adence invente un syncrétisme. Rome eut celui des dieux ; nous aurons celui des races de la Terre. Non plus une foi commune,
5ntal. Un seul fut parfaitement Homme : c’était un dieu. N’attendons pas d’un nouvel humanisme qu’il nous [p. 245] désigne un
6arder vierge parmi nous — voici déjà tant de faux dieux — le fascinant éclat de ce vide ? p. 242 b. « Pour un humanism
5 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
7 toutes les mesures de l’esprit humain, parle aux dieux avec orgueil, et finit par succomber à son « hybris » : il se jette d
6 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
8rche l’effet pittoresque. « Les curés de tous les dieux blancs se sont mis à convertir ces idolâtres, ces fétichistes, à leur
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
9ène aux royaumes d’en-haut est contrecarré par le dieu de l’Amour. [p. 345] « Si vous désirez savoir comment cela s’appliqu
8 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
10ssède la mesure au sein d’un tout fini : famille, dieux, nature. Il ne se recherche pas soi-même, il vise à la plénitude élém
9 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
11s généalogies étourdissantes qui commencent à des dieux et finissent aux pierres précieuses en passant par toutes les formes
10 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
12i entre en commerce trop étroit avec le ciel, les dieux le vouent au malheur. » Ô cette chambre, où pénètre la facilité atroc
11 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
13e d’une civilisation de plus en plus soumise à ce dieu imbécile qu’elle honore sur les « places » et qui s’appelle Productio
12 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
14s idoles. Elle suppose un Dieu transcendant. Quel dieu fait de nos désirs d’hommes pourrait nous certifier dans le fond de n
15 ultimes défaites de notre volonté de vivre ? Les dieux de l’Occident réclament des dividendes ; ils réclament aussi des sacr
13 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
16qui pensais en créant pouvoir jouir de la vie des dieux et m’y égaler… combien je dois expier tout cela ! » Faust se reprend
17n souveraine d’une âme tout occupée à dompter ses dieux. Une haute menace, invisible à tout autre, l’accompagne sans trêve, e
14 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
18ue de l’époque, Soleil ou Fils. [p. 118] hymne à dieu le père Pardonneras-tu ce péché où j’ai pris naissance, Ce péché mie
15 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
19 hommes qui agissent, et non pas du tout ces faux dieux qu’on invoque pour couvrir des impuissances trop humaines. La plupart
16 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
20rendre un culte de latrie. Tous, nous servons ces dieux, tous, nous leur obéissons, et certains d’entre nous sont prêts à leu
21iques ou même d’adversaires. Mais il y a d’autres dieux pour cette espèce-là d’incroyants, et ce sont, par exemple, l’opinion
22mière moitié du siècle. Qu’il s’agisse bien là de dieux, c’est ce que nous prouvent abondamment leurs exigences, qui sont la
23ont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont même leur théologie, scientifique, bien entendu, et dont les deux
24e. Sans eux, nous ne saurions pas grand-chose des dieux du siècle, et peut-être aurions-nous un peu plus d’attention pour les
25 à le définir en termes positifs, cette fois. Les dieux, les mythes du siècle, sont tout puissants sur nous. Dénoncer leurs m
26ettez-moi de renverser la question : que sont ces dieux et ces mythes collectifs sous lesquels on prétend nous courber ? J’ai
17 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
27 toute une civilisation, dont on ne voit pas quel dieu serait l’auteur, et que rien dans le passé de l’humanité ne peut perm
18 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
28es créations de nos désirs divinisés, ce sont les dieux que nous nous fabriquons avec toutes nos folies, et que nous invoquon
29ns contre nos désespoirs trop vrais ; ce sont les dieux que l’homme fait à son image. Or, si l’homme est un loup pour l’homme
30ue seront pour lui ses créatures divinisées ! Les dieux de l’Occident [p. 90] réclament des dividendes ; ils réclament aussi
19 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
31rigine du monde, les hommes ont toujours appelé « dieu » le principe de cohérence de leur vie sociale et privée. Le fascisme
20 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
32ans un lent cauchemar la Bête de l’Apocalypse, le dieu glacé État qu’ils édifient pour le Grand Soir fasciste ou stalinien.
33 se prépare, c’est l’Inauguration de la Statue du dieu au seuil de la nuit sans histoire où tous les hommes en rangs serrés
21 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
34 la République romaine, quand César est devenu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d’État, confondu avec l’échec plu
22 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
35rendre un culte de latrie. Tous, nous servons ces dieux, tous, nous leur obéissons, et certains d’entre nous sont prêts à leu
36iques ou même d’adversaires. Mais il y a d’autres dieux pour cette espèce-là d’incroyants, et ce sont, par exemple, l’opinion
37mière moitié du siècle. Qu’il s’agisse bien là de dieux, c’est ce que nous prouvent abondamment leurs exigences, qui sont la
38ont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont même leur théologie, scientifique, bien entendu, et dont les deux
39e. Sans eux, nous ne saurions pas grand-chose des dieux du siècle, et peut-être aurions-nous un peu plus d’attention pour les
40 à le définir en termes positifs, cette fois. Les dieux, les mythes du siècle, sont tout-puissants sur nous. Dénoncer leurs m
41-moi de renverser la question : Qu’est-ce que ces dieux et ces mythes collectifs ? J’ai essayé de vous montrer qu’ils sont de
23 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
42« réveil de la masse » pour affirmer que tous ces dieux sont des faux dieux ? Mais sont-ils des faux dieux pour nous ? Appelo
43 » pour affirmer que tous ces dieux sont des faux dieux ? Mais sont-ils des faux dieux pour nous ? Appelons-nous vraiment l’e
44ieux sont des faux dieux ? Mais sont-ils des faux dieux pour nous ? Appelons-nous vraiment l’esprit ? Mais non, nous appelons
45u orgueil fantastique. Le solitaire et les faux dieux Nous croyons à la foule, aux races, à l’histoire (ou plutôt à l’évolu
46l présent, et tout cela n’est que mythologie. Les dieux du siècle ont l’existence qu’on leur prête : hélas ! il serait faux d
47viduelle. Chaque fois que nous disons d’un de nos dieux qu’il est puissant, nous témoignons de notre démission. La foule n’a
48évaloir pour rendre un culte sanguinaire aux faux dieux qu’elle a suscités. « Le philosophe dit à bon droit que la vie doit ê
24 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
49, je dois la nourriture de ma maison, comme à des dieux. « Aidez-moi ! » dit cette femme. Mais la plupart des autres, la plu
25 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
50arde ma raison. Et, pour le reste, sacrifions aux dieux. ⁂ Un panthéisme angoissé, ressort d’une révolte rationnelle contre l
26 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Destin du siècle ou destin de l’homme ? (mai 1934)
51olé dans sa prétendue « vie privée », de ce petit dieu ridicule qui n’a d’autre pouvoir que d’adorer son illusoire autonomie
27 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
52 vous croyez qu’il y a, à côté de Dieu, encore un dieu : morale, devoir kantien, conscience, notion humaine de la justice, s
28 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
53monde. Non pas en planant hors du temps, comme un dieu, comme un « idéal » ou comme l’esprit « sublime » des clercs, mais au
29 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
54ruellement utilisés par tous les prêtres des faux dieux et même du Vrai. Cette raison sceptique et purificatrice soutient la
30 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
55 comme un idéal religieux, comme un Dieu, mais un dieu vérifiable, comme une Providence plus rigoureuse que l’autre, et dont
56s mêmes : elles honorent l’une et l’autre un seul dieu, qui s’appelle la Force des Choses ; elles croient l’une et l’autre à
31 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
57ils se rebellent contre lui, pour suivre les faux dieux « faits de main d’homme », les « idoles de leur invention ». Mon peu
58espèce d’art plastique. « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » — cela condamne la mythologie et la fabulation, où l
32 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
59croient pas, mais je sais qu’on ne croit aux faux dieux, en tous temps, que pour fuir l’Éternel. Et je ne leur souhaite pas d
60de l’Esprit, révélation. Elle tue en nous le faux dieu du moi pur, pour ressusciter le vrai Dieu. C’est pourquoi dans le tem
33 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
61éter, déguisée en nourrice. Elle veut en faire un dieu, et pour cela le couche chaque soir sur un lit de braises. « Il suppo
62a les braises et, pour sauver l’enfant, perdit le dieu. » La légende est belle. C’est une légende… Elle traduit à mes yeux c
63as croire au péché. Mais moi, je ne crois pas aux dieux. Pour nous, la révolution ne créera pas un homme nouveau ou un surhom
34 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
64gique et passionné s’étale sous le grand rire des dieux ! Armés de treilles à long manche, les jambes nues, nous courons sur
35 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
65véritable : celui qui sait qu’il ne croit pas aux dieux du monde, et qui le prouve. Comment le prouve-t-il ? Tout simplement
66ctions extraordinaires, surhumaines : se rire des dieux du monde est assez héroïque aux yeux du monde, pour qu’il soit vain d
67 bout de mon rouleau. Impécuniosité cyclique. Les dieux locaux me seraient-ils donc défavorables ? Je me vengerai d’eux en éc
36 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
68 bout de mon rouleau. Impécuniosité cyclique. Les dieux locaux me seraient-ils donc défavorables ? Je me vengerai d’eux en éc
37 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
69 à adorer les instruments d’un culte, oubliant le dieu qu’il célèbre. Et pourquoi n’irais-je pas jusqu’à dire que notre gran
38 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au dossier d’une vieille querelle (novembre 1937)
70 Si on y agit bien — disait-il — on offensera les dieux ; donc on ne s’en doit point mêler. » Mais Aristote témoigne qu’on lu
71Si on y garde la vraie justice, on contentera les dieux. Donc on s’en doit mêler. » La Logique observe à propos du premier di
39 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
72rts, reste avec nous, Amen ! » C’est la prière au dieu de la tribu. Quant au Livre qui dit : « Aimez vos ennemis », on nous
73ire d’une foi plus vraie, et le prouver. Les faux dieux font de faux miracles ; mais les sceptiques et les malins sont destin
40 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
74ndamentale de l’homme, qui veut être lui-même son dieu 93 . La passion brûle dans notre cœur sitôt que le serpent au sang-fr
75 délivré de son destin. Dès qu’il cesse d’être un dieu, il cesse d’être un démon 97 . Et il retrouve sa juste place, et viv
76in. Le païen ne pouvait autrement que de faire un dieu de l’Éros : c’était son pouvoir le plus fort, le plus dangereux et le
41 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
77. (Récits symboliques de la vie et de la mort des dieux, légendes expliquant les sacrifices ou l’origine des tabous, etc.) On
78e » se substituerait à la leur. Ce n’était pas le dieu sans nom du philtre, une force aveugle ou le Néant, qui s’emparaient
42 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
79passement infini, l’ascension de l’homme vers son dieu. Et ce mouvement est sans retour. ⁂ Les origines iraniennes et orphiq
80ime à la fois le désir de mort. D’autre part, les dieux celtiques forment deux séries opposées : dieux lumineux et dieux somb
81es dieux celtiques forment deux séries opposées : dieux lumineux et dieux sombres. Il nous importe de souligner ce fait du du
82 forment deux séries opposées : dieux lumineux et dieux sombres. Il nous importe de souligner ce fait du dualisme fondamental
83et de leur lutte mortelle dans l’homme. Il est un dieu de Lumière incréée, intemporelle, et un dieu de Ténèbres, auteur du m
84t un dieu de Lumière incréée, intemporelle, et un dieu de Ténèbres, auteur du mal, qui domine toute la Création visible. Des
85opposition dans les mythologies indo-européennes. Dieux lumineux : l’Ahura-Mazda (ou Ormuzd) des Iraniens, l’Apollon grec, l’
86s Iraniens, l’Apollon grec, l’Abellion celtibère. Dieux sombres : le Dyaus Pitar hindou, l’Ahriman iranien, le Jupiter latin,
87, n’est que la Nuit. Mais notre jour, aux yeux du dieu qui réside par-delà les étoiles, c’est le royaume de Dispater, le pèr
88la nuit de la matière. Issu de la lumière et des dieux Me voici en exil et séparé d’eux. Je suis un dieu, et né des dieux M
89eux Me voici en exil et séparé d’eux. Je suis un dieu, et né des dieux Mais maintenant réduit à souffrir. Ainsi lamente le
90exil et séparé d’eux. Je suis un dieu, et né des dieux Mais maintenant réduit à souffrir. Ainsi lamente le Moi spirituel d’
91, et aboutissent à condamner sa vie « finie ». Le dieu Éros exalte et sublime nos désirs, les rassemblant dans un Désir uniq
92ieux se détournait des créatures ignorées par son dieu. Mais le Dieu des chrétiens — et lui seul, parmi tous les dieux que l
93 Dieu des chrétiens — et lui seul, parmi tous les dieux que l’on connaît — ne s’est pas détourné, au contraire ; « Il nous a
94iques païennes le sublimaient jusqu’à en faire un dieu, et en même temps le vouaient à la mort, le christianisme le replace
95orption de tous en Un, à la fusion totale avec le dieu, ou s’il n’y a pas de dieu, comme dans le bouddhisme, avec l’Être-Un
96 fusion totale avec le dieu, ou s’il n’y a pas de dieu, comme dans le bouddhisme, avec l’Être-Un universel. Tout cela suppos
97-dire la fusion essentielle de l’individu dans le dieu. L’individu distinct — cette erreur douloureuse — doit s’élever jusqu
98du mariage. Mais cette ferveur renouvelée pour un dieu condamné par l’Église ne pouvait s’avouer au grand jour. Elle [p. 76]
99e personnage sacré (Appendice 7). 2. Œdipe et les dieux. — Freud désigne du nom d’Œdipe le complexe composé dans l’inconscien
100 solide, la puissance du père plus assurée, et le dieu dont le père tient ses pouvoirs plus révéré. Imaginons maintenant un
101ine se divise elle-même, soit en une pluralité de dieux, comme en Grèce, soit en un couple dieu-déesse, comme en Égypte, soit
102crète (çakti) qui anime le cosmos et soutient les dieux (en premier lieu Çiva et Bouddha)… est fortement personnifiée : c’est
103 ou images enfermant les symboles du monde et des dieux) de transcender la condition humaine. Le tantrisme bouddhique trouve
104mbries et plus tragiques, c’est naturel. Taranis, dieu du ciel orageux, supplante Lug, dieu du ciel lumineux. Et bien que la
105el. Taranis, dieu du ciel orageux, supplante Lug, dieu du ciel lumineux. Et bien que la doctrine courtoise rejoignît et fît
106s et de leurs prouesses, remplaçant peu à peu les dieux dans les légendes populaires. ⁂ Gaston Paris remarquait avec profond
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
107st pas ce ciel-là qu’eût adoré Corneille ! Ni ces dieux que l’on dupe, et sur qui l’on rejette la faute : Les dieux m’en son
108’on dupe, et sur qui l’on rejette la faute : Les dieux m’en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc Ont allumé le feu fat
109ette la faute : Les dieux m’en sont témoins, ces dieux qui dans mon flanc Ont allumé le feu fatal à tout mon sang. (II, 3.)
110e prendre. Et l’on parle de « passionnettes ». Le dieu d’Amour n’est plus un dur destin mais un enfant impertinent. Presque
111peut faire l’homme qui se prend pour son [p. 261] dieu. Voilà le mouvement dernier de la passion, dont l’exaspération s’appe
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
112es pour décrire les effets de l’amour naturel. Le dieu d’amour est un archer qui décoche des flèches mortelles. La femme se
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
113ndamentale de l’homme, qui veut être lui-même son dieu 200 . La passion brûle dans notre cœur sitôt que le serpent au sang-f
114 délivré de son destin. Dès qu’il cesse d’être un dieu, il cesse d’être un démon 202 . Et il retrouve sa juste place dans l
115in. Le païen ne pouvait autrement que de faire un dieu de l’Éros : c’était son pouvoir le plus fort, le plus dangereux et le
46 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
116 la République romaine, quand César est devenu un dieu. Et c’est l’échec de cette religion d’État, confondu avec l’échec plu
47 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
117 à adorer les instruments d’un culte, oubliant le dieu qu’il célèbre. Et pourquoi n’irais-je pas jusqu’à dire que notre gran
48 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
118ur. (Il se trompe dans le fait, en créant de faux dieux. Mais alors, c’est dans la mesure où il néglige les aides de la Révél
119vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des Dieux, connaissant le bien et le mal. 4 Voyez : avant la tentation propre
120passer l’état d’image divine et se faire vraiment dieux, ils se trouvent déchus de leur humanité parfaite. « Qui veut faire l
121ont relatifs, ont prouvé qu’ils n’étaient pas des dieux, qu’ils ne prétendaient point se mettre à la place de Dieu, et qu’ils
49 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
122le : « Vous ne mourrez pas ! Vous serez comme des Dieux ! » En combattant le Traité de Versailles, « cette Gorgone terrorisan
50 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
123jovialité et vérité viagère. Vous serez comme des dieux un peu idiots mais perpétuellement hilares. Vous ne mourrez plus. Ou
51 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
124 [p. 119] Quatrième partie Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies [p. 121] 38. Le Diable dans nos dieux Certes, i
125ans nos maladies [p. 121] 38. Le Diable dans nos dieux Certes, il existe aussi un incognito divin, et c’est l’Incarnation, c
126t exactement inverses : c’est dans l’image de nos dieux qu’il va se dissimuler, au cœur même de nos idéaux et de nos vérités
127idoles. Voici comment les hommes s’enchaînent aux dieux qu’ils créent. Ceux qui ne l’ignoraient pas ont renié la Révélation.
128 à la hache, selon qu’il s’agit respectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce son
129 qu’il s’agit respectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce sont des diables. Tou
130espectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce sont des diables. Toutefois, le Diabl
131à notre condition, nous voulons devenir comme des dieux, c’est le Diable encore qui nous accueille au sommet de notre ascensi
132 ciel par leurs propres moyens pour y devenir des dieux à leur manière. Le résultat, que l’Ange pervers devait prévoir, sera
133ire. « Montez ! dit le Diable, et soyez comme des dieux, oubliez votre mesure d’hommes ! » Mais, plus on monte et mieux on to
134entateur [p. 169] a parlé. « Vous serez comme des dieux, vous êtes seuls au monde, désormais tout vous est permis… » Mais enc
52 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
135ple certitude que nous ne [p. 192] sommes pas des dieux, et que nous ne sommes pas Dieu. Car alors, tout ne dépend pas de nou
136é et dans les mains du Diable. Si nous étions des dieux, il n’y aurait plus d’espoir : la catastrophe présente étant notre œu
137he présente étant notre œuvre à tous, l’échec des dieux serait avéré, leur faillibilité démontrée sans recours. C’est pourquo
138 le serpent qui sifflait : « Vous serez comme des dieux. » Le nom même de Michel formule et définit l’ordre céleste, le gage
53 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
139vos yeux s’ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » (Gen. 3:1 à 5) Voyez : avant la ten
54 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
140p. 2] Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943) q Nous avons parlé de l’incognito du Diable. Mai
141t exactement inverses : c’est dans l’image de nos dieux qu’il va se dissimuler, au cœur même de nos idéaux et de nos vérités
142idoles. Voici comment les hommes s’enchaînent aux dieux qu’ils créent. Ceux qui ne l’ignoraient pas ont renié la Révélation.
143 à la hache, selon qu’il s’agit respectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce son
144 qu’il s’agit respectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce sont des diables. Tou
145espectivement du dieu Classe ou du dieu Race. Les dieux des hommes sont sans pardon. Ce sont des diables. Toutefois le Diable
55 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
146qui pensais en créant pouvoir jouir de la vie des dieux et m’y égaler… combien je dois expier tout cela ! » Faust se reprend
147n souveraine d’une âme tout occupée à dompter ses dieux. Une haute menace, invisible à tout autre, l’accompagne sans trêve, e
56 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
148« réveil de la masse » pour affirmer que tous ses dieux sont des faux-dieux ? Mais sont-ils des faux-dieux pour nous ? Appelo
149l présent, et tout cela n’est que mythologie. Les dieux du siècle ont l’existence qu’on leur prête : hélas ! il serait faux d
150viduelle. Chaque fois que nous disons d’un de nos dieux qu’il est puissant, nous témoignons de notre démission. La foule n’a
57 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
151étrange caprice, ou d’une négligence ironique des dieux policiers de l’Europe. Comme il serait facile de pincer, n’importe où
58 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
152a ville où l’on s’attend à découvrir cet autel au dieu inconnu dont saint Paul s’étonnait devant les Athéniens. Toutes sont
59 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
153culer, non pour s’enraciner comme une victime des dieux subitement transformée en lierre ou en légume. On peut aimer un pays
60 1946, Lettres sur la bombe atomique. 15. L’État-nation
154le sens de souverain, dont ils font finalement un dieu, créant d’horribles confusions d’idées qui se terminent en carnages p
61 1947, Doctrine fabuleuse. 1. Premier dialogue sur la carte postale. La pluie et le beau temps
155 adoriez la lumière, le beau temps vous serait un dieu rendu visible et le « bonheur » serait le nom de sa présence. Mais un
62 1947, Doctrine fabuleuse. 5. Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même
156thodique, — manie de définir, défiance envers les dieux, avarice du cœur. À chaque regard dans un miroir, nous perdons une Eu
63 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
157u moins, qui, plaçant la Raison dans le monde des dieux, voudraient bien être pris pour des gens raisonnables. Voilà pourquoi
64 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
158seule a fait tous ces ravages, et non pas quelque dieu, ni le Destin. Il n’y aurait jamais de coup de foudre sans ce désir q
65 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
159e que je la connais depuis toujours, moi seul. Un dieu n’a pas besoin d’adorateurs pour rayonner et se réjouir de son être.
160de son être. Oui, c’est bien là le privilège d’un dieu. Et la vraie gloire. Qu’est-ce que l’incognito ? Il y a là quelqu’un
66 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
161 celles mêmes de la mort, font place aux lois des dieux, qui sont celles de l’esprit ; et des dieux irrités contre l’homme, c
162s des dieux, qui sont celles de l’esprit ; et des dieux irrités contre l’homme, c’est-à-dire d’un esprit coupable. Regardons
163s deux crimes, dit la Fable. Admis à la table des dieux, il avait dérobé à ses hôtes leur nectar et leur ambroisie, pour les
164ntale, quand il est assez clair qu’il jalouse les dieux, leur divination, leur puissance, et tous les plaisirs qu’ils en tire
165uant à la mise à mort du fils, offert ensuite aux dieux comme nourriture meilleure, il est surprenant d’observer qu’elle inve
166omme tue lui-même son fils, et donne sa chair aux dieux pour qu’ils en meurent — s’ils perdent leur divinité de s’être une fo
167 humain. Parce qu’il a convoité la nourriture des dieux, Tantale se voit refuser celle du commun des hommes. Sa jalousie se r
168et c’est pourquoi les châtiments qu’infligent les dieux revêtent en général un caractère de revanche pure et simple, et comme
169nscendance, ou d’un appel venu d’ailleurs. (Les « dieux » n’étant, en fait, que ses propres limites.) Dans l’histoire du supp
170et le même orgueil, il nourrit la vengeance des « dieux » qui frustrent ces désirs et qui retardent, ironiquement, d’écraser
67 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
171 York Je n’ai pas encore découvert cet autel « au dieu inconnu » que Saint Paul admirait à Athènes, mais j’ai tout lieu de c
68 1948, Suite neuchâteloise. VII
172a, vaisseau de rêve aux nombreux ponts chargés de dieux, passagers immobiles, un bras levé… J’habite au Lac de Garde un palai
69 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
173e aux modèles collectifs et sacrés, fixés par les dieux implacables de la fécondité et de la mort. Dans notre Europe moderne,
174se forger une destinée ; contre les astres et les dieux écrasants ; contre la masse informe qui annule les personnes, mais au
175et l’Oriental, qui tend à s’ordonner au monde des dieux, nous ayons à choisir. Je dis que nous avons choisi. Je ne dis pas qu
70 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
176uté, sans oser la vouloir vraiment, faisant leurs dieux de ceux qui en dictaient les formules dans les termes sadiques et hau
177cher le cœur encore tout palpitant et l’offrir au dieu — pour qu’il pleuve. En vérité, le sacré n’a cure des résultats : il
178n nouveau mythe. Il est comme une invocation à un dieu nouveau, une sorte de Gott mit uns aussitôt exaucé, puisque par ce se
179sions décisives. Certes, l’esprit national est un dieu bien réel, et que l’on croit vraiment, puisqu’il peut exiger le sacri
180idienne », remarque Simone Weil. La nation est un dieu lointain, qui demande beaucoup plus qu’il ne donne, infiniment plus,
71 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
181le, pour traiter avec ses démons. Traiter avec le dieu du feu — qui apparaît sur deux points de la planète au Caucase et en
72 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
182emple : rendre la terre et la femme fécondes, les dieux et les morts favorables), on cherche à donner à l’élève les moyens in
183ion, les gestes rituels symbolisant l’action d’un dieu. Toute variation individuelle, trahissant le tempérament ou la person
73 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
184é dans la Loi, et si maître de lui qu’il soit, un dieu lui-même ne peut sans le Yoga atteindre la libération. » (Yoga-anka.)
185s la métamorphose. Animal, homme, démon, symbole, dieu ou saint, tout communique en la magie, tout se transmue sans nul obst
74 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
186oire. L’avatar hindouiste, qui est la descente du dieu dans un corps d’animal ou d’homme, se répète aux temps sombres et cat
187le trop puissant, la querelle entre un roi et des dieux, la rivalité de deux castes, etc. Buddha fut la neuvième incarnation 
75 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
188in ni formes nettes les vivants et les morts, les dieux et les démons. L’individu prend sa mesure fragile et menacé, mortel e
189nacé, mortel et ignorant, il sait qu’il n’est pas dieu, ne rêve pas de le devenir, mais se sent d’autant plus décidé à tirer
190ne sont pas ». Juge de tout, on le voit, même des dieux. D’où le sens de sa dignité, qui ne tient à rien qu’à lui-même, au se
191qui, lorsque se perdra la révérence à l’égard des dieux et des lois, livrera la Cité « atomisée » à la brutale mise au pas du
192ues, hors-caste, sang-mêlés. Pour faire siens les dieux étrangers, il doit les supposer universels, garant du sort de tous le
193 et non plus selon la magie. Chacun pour soi, les dieux pour tous. Mais quand l’innombrable poussée des énergies ainsi déliée
194 quand les cités lointaines succombent avec leurs dieux et la vénération des dieux en général, il n’y a plus que « chacun pou
195 succombent avec leurs dieux et la vénération des dieux en général, il n’y a plus que « chacun pour soi ». Voici le temps du
196, mais non pas sans prestige théâtral, et dont le dieu commande en personne l’armée, la police et les prêtres. Et les castes
76 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
197uté, sans oser la vouloir vraiment, faisant leurs dieux de ceux qui en dictaient les formules dans les termes sadiques et hau
198cher le cœur encore tout palpitant et l’offrir au dieu, — pour qu’il pleuve. En [p. 110] vérité, le sacré n’a cure des résul
199n nouveau mythe. Il est comme une invocation à un dieu nouveau, une sorte [p. 111] de Gott mit uns aussitôt exaucé, puisque
200sions décisives. Certes, l’esprit national est un dieu [p. 115] bien réel, et que l’on croit vraiment, puisqu’il peut exiger
201idienne », remarque Simone Weil. La nation est un dieu lointain, qui demande beaucoup plus qu’il ne donne, infiniment plus,
77 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
202’empereur Aztèque reçoit Cortez comme l’avatar du dieu Quetzalcoatl : c’est que ce dieu, selon la légende sacrée, avait peau
203omme l’avatar du dieu Quetzalcoatl : c’est que ce dieu, selon la légende sacrée, avait peau blanche et barbe blonde, venait
204e soumet à Pizzare, croyant reconnaître en lui le dieu Viracocha, dont la légende voulait aussi qu’il ait été porteur de cro
78 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
205elque événement qui le consacre : apparition d’un dieu ou d’un héros, sacrifice, miracle, massacre, coïncidence extraordinai
79 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
206ède la mesure au sein d’un tout fini : « Famille, dieux, nature, tout lui commande d’être grand. Grand pour la loi, grand pou
80 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
207nne dans le monde christianisé Éros, qui était un dieu pour les Anciens, est un problème pour les Modernes. Le dieu était ai
208es Anciens, est un problème pour les Modernes. Le dieu était ailé, charmant et secondaire ; le problème est sérieux, complex
209rant de la manière la plus précise les unions des dieux et de leurs femmes, à des fins didactiques et religieuses. Point de m
81 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — c. Présence des mythes et leurs pouvoir dans divers ordres
210furent attribués (et qui, à l’instar des noms des dieux antiques, évoquent certains groupes de puissances), c’est méditer en
211nnent bien autant sur l’Europe que les statues de dieux animaux ou de Shivas à quatre bras sur la civilisation de l’Égypte ou
82 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
212 l’autre de « Don Juan » ? A-t-il été victime des dieux, j’entends des mythes ? Ou d’une originelle erreur sur la personne ?
213tenus dans la vie d’un Aztèque par les décrets de dieux déments, et qui sont morts ? Fut-il plutôt l’acteur, sacrifié à son r
83 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
214sède la mesure au sein d’un tout fini : Famille, dieux, nature, tout lui commande d’être grand. Grand pour la loi, grand pou
84 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
215e l’Être-de-volupté transcendant » 118 . Kâma, le dieu du plaisir érotique, est vénéré par les yogins, « car c’est lui seul,
216ne serai plus moi, elle ne sera plus elle, et les dieux mêmes me serviront. Tout et tous L’Orient voudrait exténuer, « émac
217125  », pour rejoindre l’Un primordial. Quand ses dieux mêmes auront fait leur office et fait leur temps, il y aura le Soi se
218ont ils savent la date — la vie, le cosmos et les dieux seront résorbés dans l’Un seul, sans laisser aucune trace, comme n’ay
85 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
219e à Lybie, quand elle était entrée dans le lit du dieu qui ébranle la terre ; Lybie l’avait donnée à la toute belle Téléphaa
220sprit naïf de la jeune fille, il mit un masque au dieu, transforma sa personne, se changea en taureau ; non pas en taureau c
221ge ; à la surface des flots, qu’il gouvernait, le dieu sonore qui ébranle la terre guidait en personne son frère sur la rout
222rouves-tu dans l’onde salée ? Sans doute tu es un dieu ; ce que tu fais ressemble à ce que font les dieux. Les dauphins mari
223dieu ; ce que tu fais ressemble à ce que font les dieux. Les dauphins marins ne circulent pas sur terre, ni les taureaux sur
224racer la route. Ce n’est pas sans le vouloir d’un dieu que je suis ces humides chemins. » Elle dit ; et le taureau aux belle
225de l’autel, pour y consacrer le gâteau rituel aux dieux préservateurs à qui est dû l’hommage : et j’aperçois alors un aigle q
226phonie (II, 5) sont des Crétois. D’autre part, le dieu El, père du Jahwé des Hébreux, est un dieu-taureau qui a coutume d’en
227et sur les origines sémitiques de tant de noms de dieux et de lieux grecs. Et tout cela nous renvoie, historiquement, à des é
228e féminine enlevée à l’Asie, puis fécondée par le dieu mâle qui règne sur l’Olympe des Grecs continentaux : le grand masque
229 je fais attendre Orcus. Ô Dieu (si quelqu’un des dieux entend mes paroles) fais que j’erre nue au milieu des lions ! Avant q
230Mercator, dont le célèbre Atlas parut en 1595, le dieu taurin « ne représente pas mal à propos le naturel des Européens ». C
231r d’Égine a sculpté sur la plinthe Europe dont un dieu n’écoute pas la plainte. Le taureau blanc l’emporte. Europe, sans esp
232éroïques Qui régiront la terre et deviendront des Dieux ! [p. 22] Entre le mythe primitif et la réalité — le drame de l’Eur
233enue d’Asie. Elle a été enlevée à l’Orient par un dieu du Nord. Zeus-Jupiter devient alors le dieu par excellence, le princ
234r un dieu du Nord. Zeus-Jupiter devient alors le dieu par excellence, le principe, la racine de tout le polythéisme grec. I
235vec lui commence une autre évolution qui mène des dieux aux hommes. Dans le Cronide Zeus apparaît le dieu-homme dont la missi
86 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.5. Les étymologies
236rait fâcheusement les coupables amours du roi des dieux païens et d’une fille de Tyr, cette ville cent fois maudite par les P
87 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.6. Le concept géographique
237continent le nom de la princesse enlevée par leur dieu aux Phéniciens, précisément : d’après Eustache, écrivain byzantin du
88 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.7. De la géographie à l’histoire
238peuples de la Terre, voulues et garanties par les dieux païens ! Pour cet ancêtre du nationalisme, qui ne manque pas de lucid
89 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
239que, c’est la religion effrayante et cruelle, des dieux terribles couverts d’armes redoutables. Les missionnaires qui ont vis
90 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
240es reptiles immondes habitent les sanctuaires des dieux !… Ah ! comment s’est éclipsée tant de gloire !… Comment se sont anéa
91 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
241re, la philosophie des lumières… En l’absence des dieux, règnent les fantômes, et la période qui a vu naître les fantômes en
92 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
242le est destinée à mourir, mais à mourir comme les dieux, par la transfiguration. La France deviendra l’Europe. Certains peupl
243euple du monde a fait trois révolutions comme les dieux d’Homère faisaient trois pas. Ces trois révolutions qui n’en font qu’
244était là le paradis terrestre de l’humanité : les dieux descendus du ciel et s’apparentant aux hommes… Oh ! qu’ils étaient be
93 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
245scendus au fond inexorable des siècles avec leurs dieux et leurs lois, leurs académies et leurs sciences pures et appliquées,
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
246à un Européen presque achevé. Un droit commun, un dieu commun ; le même droit et le même dieu ; un seul juge pour le temps,
247commun, un dieu commun ; le même droit et le même dieu ; un seul juge pour le temps, un seul Juge dans l’éternité. Mais, tan
248tes choses non pas l’homme, mais Dieu […] Que les dieux soient la mesure de toutes choses, signifie pour les Grecs que le mon
249quaient, mieux ils connaissaient que derrière ces dieux existe quelque chose de plus général et tout-embrassant, quelque chos
250t en réserve bien d’autres réponses que celle des dieux modérateurs. Deux de ses mythes fascinent l’Européen moderne, selon q
251’est l’esprit de révolte contre les interdits des dieux jaloux, qui symbolisent les craintes de l’humanité primitive en [p. 3
252t un père exemplaire. Il ne conteste pas avec les dieux qui le persécutent, mais supporte un dur destin avec la patience de J
253ent un droit sacré réglant les rapports entre les dieux et les hommes comme entre personnes privées, mais ils n’avaient pas u
254 devenu chrétien, l’empereur descendit du rang de dieu au rang de représentant de Dieu. Constantin se montra humble vis-à-vi
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
255défi à ceux qui ont confondu leur destin et leurs dieux. Là-dessus, Louis Rougier : [p. 364] Il y a des sociétés qui subiss
256e de Prométhée qui, tout en étant la créature des Dieux, veut, lui aussi, devenir créateur, et non pas en vertu d’une délégat
96 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
257 de l’Être-de-volupté transcendant. 86 Kâma, le dieu du plaisir érotique, est vénéré par les yogins, « car c’est lui seul,
258ne serai plus moi, elle ne sera plus elle, et les dieux mêmes me serviront. Tout et tous L’Orient voudrait exténuer, « émac
259 » 93 , pour rejoindre l’Un primordial. Quand ses dieux mêmes auront fait leur office et fait leur temps, il y aura le Soi se
260ont ils savent la date — la vie, le cosmos et les dieux seront résorbés dans l’Un seul, sans laisser aucune trace, comme n’ay
97 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
261écision, les gestes qui symbolisent l’action d’un dieu. Toute variation individuelle, trahissant le tempérament ou la person
98 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
262euple du monde a fait trois révolutions comme les dieux d’Homère faisaient trois pas. Ces trois révolutions qui n’en font qu’
99 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
263ments. S’imposant par la force ou reçus comme des dieux — ainsi Cortés à Mexico —, voulant sauver des âmes ou exploiter des m
100 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
264istrent les rites, donnent leurs cours… Mais quel dieu servent-ils encore ? À quelle idée de l’homme, divine ou idéale, corr