1 1924, Articles divers (1924–1930). M. de Montherlant, le sport et les Jésuites (9 février 1924)
1, qui a quitté le stade, se rendra mieux compte à distance de la contradiction sur laquelle est bâtie son œuvre. L’intéressant s
2 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
2 ailleurs que dans mes bras, et nul chemin, nulle distance mesurable, ne conduisaient de Tendre-sur-noblesse à Saint-Masoch-en-D
3 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
3e. Il existe un scandaleux écart, une scandaleuse distance entre ce qu’énonce la philosophie et ce qui arrive aux hommes en dépi
4 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
4une certaine profondeur peuvent se situer à égale distance de la réalisation éthique, et se confondre dans la même insignifiance
5 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
5ollections documentaires, des reportages à grande distance, les mémoires d’Alain Gerbault, les aventures d’Henri de Monfreid, ci
6 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
6inition du centrisme — qu’ils se tiennent à égale distance de la participation et de l’action, de l’assiette au beurre et de la
7 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
7 un tout. C’est donc la fin qui est décisive. (La distance du but.) Supposez maintenant qu’on vous dise : partez pour une course
8 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
8 « prochain » et non pas un problème à résoudre à distance ; en un mot, si l’homme est un acte. 4. L’acte est insaisissable, p
9r activement la personne, c’est-à-dire réduire la distance qui sépare notre vie de notre vocation. La foi au Christ, c’est la fo
9 1935, Présence, articles (1932–1946). Contre Nietzsche (avril-mai 1935)
10de reste « moi ». De moi à lui, je ne vois qu’une distance. Seul le rapport de responsabilité réciproque devant un Tiers infinim
11onnée. Seul ce rapport posé par Dieu abolit toute distance, provoque un contact pur, permet une action vraie, et transforme le m
10 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
12ui traîne dans tous les journaux, il y a toute la distance d’une erreur à un préjugé. Mais enfin pour saisir je ne dis pas la ra
11 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
13lu d’une différence de qualité ; il n’y a pas une distance, mais une rupture — notre péché. Or, le péché, c’est notre pente natu
12 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
14’est une machine à tuer chimiquement, et à grande distance, c’est un massacre mécanique, un point c’est tout. Le tout au bénéfic
13 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
15ps qui me sépare du monde et confond tout dans la distance triste. Le temps, c’est l’aliénation angoissante 84 . C’est ce qui fa
16ssité de l’a priori éthique. Il ne souffre aucune distance, ni dans le temps ni dans l’espace, ni de principe ni de fait, entre
14 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
17t irréelles de la page d’histoire. Mensonge de la distance et de la simplification ; vérité [p. 92] de la fable qui donne une fo
18, paysages célèbres, tout ce qui met une certaine distance entre le lecteur et l’« artiste », mais aussi tout ce qui peut agrand
15 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
19à leurs vagues sourires, à leurs timidités et aux distances télescopiques que tout cela met entre celui qui parle et son public !
20 ma condition n’est pas socialement classée, la « distance » normale entre les gens et nous se trouve tantôt supprimée, tantôt e
21rmal là où les hommes sont séparés par de grandes distances désertes ? C’est un symbole. On peut en déduire facilement les deux f
16 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
22ne et même conventionnelle comme ses modèles à la distance où elle les voit. Je crains qu’elle n’intéresse que les bourgeois, ta
17 1937, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Paysans de l’Ouest (15 juin 1937)
23t irréelles de la page d’histoire. Mensonge de la distance et de la simplification, vérité de la fable qui donne une forme grand
18 1937, Journal de Genève, articles (1926–1982). L’Âme romantique et le rêve (23 mars 1937)
24’œuvre de Freud. M. Béguin, d’ailleurs, prend ses distances vis-à-vis de la psychanalyse. Les interprétations de la vie onirique,
19 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
25’est une machine à tuer chimiquement, et à grande distance, c’est un massacre mécanique, un point c’est tout. Le tout au bénéfic
20 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
26s au lieu le plus secret de nous-mêmes. Il est la distance essentielle… » ⁂ Or voici le point qu’il importait de mettre en lumiè
21 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
27 automatiques, destinés à donner la mort à grande distance, sans colère ni pitié. 6. La guerre classique L’effort des hommes d
28icace. [p. 290] La technique de la mort à grande distance ne trouve son équivalent dans nulle éthique imaginable de l’amour. C’
22 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). « Le matin vient, et la nuit aussi » (7 juin 1939)
29res modernes, cette technique de la mort à grande distance, les moyens de propagande et de pression morale tels que radio, polic
23 1939, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Nicolas de Flue et la Réforme (1939)
30 rompit jamais avec l’Église, tout en gardant ses distances — [p. 274] mais d’autre part, il est indéniable que ses propos et son
24 1940, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). L’Église et la Suisse (août 1940)
31être un peu trop familiers et manquer du sens des distances. Je vous citerai ici, en guise d’illustration, une anecdote qui frise
25 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
32 méthodique. C’est par là que je sens le mieux la distance qui sépare de la sienne ma génération littéraire. Notre culture est b
26 1941, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). La route américaine (18 février 1941)
33llusion d’une puissance immobile qui vaincrait la distance par le charme, attirant les villes à soi et déplaçant de vastes paysa
27 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
34érarchies. Grâce au sens de [p. 98] l’humour, une distance respirable et respectable peut être rétablie entre voisins, entre mar
35e dominer un inférieur, et d’observer partout les distances convenables. La coutume de nos parlements, de nos partis et de leurs
28 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
36bjectivité, de sécheresse dans l’appréciation, de distance par rapport au réel, ou en un mot : de rhétorique. Elle met trop peu
29 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
37e, où les relations humaines, du fait des grandes distances, des masses et de l’anonymat, ne sont plus que d’abstraites contraint
30 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
38 en dehors de l’acte de foi qui, supprimant toute distance historique, nous rend contemporains de son incarnation. Ainsi l’acte
31 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
39s « idées ». C’est par là que je sens le mieux la distance qui sépare de la sienne ma génération littéraire. Notre culture est b
32 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). La guerre est morte (5 septembre 1945)
40t mourir aussi, avec la poésie de la durée, de la distance et de la nostalgie. Jusqu’au jour où l’humanité, sur les traces d’un
33 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Le savant et le général (8 novembre 1945)
41 si l’une des deux attaque l’Europe. Calculez les distances. Supputez le temps qu’il faut à un corps expéditionnaire pour les fra
34 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
42is être riche, à seule fin de maintenir certaines distances, — celles-là même que, dans mon Journal, je me félicitais d’avoir vu
43res modernes, cette technique de la mort à grande distance, les moyens de propagande et de pression morale tels que radio, polic
35 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
44au milieu d’une phrase, à six mille kilomètres de distance, pour faire l’éloge d’un de ses produits, ou lire la lettre d’un clie
36 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
45 ont des numéros qui indiquent à un mètre près la distance de leur porte au début de la rue : vous pouvez calculer la durée du t
46brûlantes et amères, entre deux rounds. À quelque distance de la ville, j’avais vu la sortie d’une école de campagne : les enfan
37 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
47érique n’est pas son fort. Il y tient le succès à distance, laissant à Salvador Dali, qu’il appelle Avida Dollars, le soin de fa
38 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
48 une dentelle d’un kilomètre, toute menue dans la distance. Cheminées, mâts, clochers, usines plates et réclames lumineuses en p
39 1946, Lettres sur la bombe atomique. 2. La guerre est morte
49t mourir aussi, avec la poésie de la durée, de la distance et de la nostalgie. Jusqu’au jour où l’humanité, sur les traces d’un
40 1946, Lettres sur la bombe atomique. 6. Le savant et le général
50 si l’une des deux attaque l’Europe. Calculez les distances. Supputez le temps qu’il faut à un corps expéditionnaire pour les fra
41 1946, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Tableaux américains (décembre 1946)
51 une dentelle d’un kilomètre, toute menue dans la distance. Cheminées, mâts, clochers, usines basses et réclames lumineuses en p
52llusion d’une puissance immobile qui vaincrait la distance par le charme, attirant les villes à soi et déplaçant de vastes paysa
42 1946, Le Figaro, articles (1939–1953). Demain la bombe, ou une chance d’en finir avec la terre (30 juin 1946)
53rifiées, dont un grand nombre s’élèvent à quelque distance du rivage parmi les blancs remous et les brisants, forment un spectac
43 1946, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Beekman Place (octobre 1946)
54 une dentelle d’un kilomètre, toute menue dans la distance. Cheminées, mâts, clochers, usines plates, basses, et réclames lumine
44 1946, Réforme, articles (1946–1980). À hauteur d’homme (1er juin 1946)
55la pratique d’un idéal. Il faut qu’on sente cette distance. Cette différence de niveau. Qu’on la sente jusqu’à l’écœurement, jus
45 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
56u’elles sont moins chères qu’en France et que les distances sont plus grandes. Ils parlent constamment d’argent, sans la moindre
57r avec [p. 145] élégance, observer et marquer les distances, flatter ou se vanter sans en avoir trop l’air, et se référer constam
58aine familiarité, non dans le soin de marquer les distances. Et lorsque le président écrit : « Mon cher Harold » en tête d’une le
46 1947, Vivre en Amérique. Épilogue. La route américaine
59llusion d’une puissance immobile qui vaincrait la distance par le charme, attirant les villes à soi et déplaçant de vastes paysa
47 1949, La Vie protestante, articles (1938–1978). Printemps de l’Europe (29 avril 1949)
60e prendre non seulement son temps, mais aussi les distances nécessaires pour mieux voir le problème dans son ensemble, loin des d
48 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
61 historique. On dirait qu’il le voit avec quelque distance. Un moraliste en somme, mais sans foi religieuse, et qui remplace les
49 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
62une certaine « profondeur » qui mesure parfois la distance entre l’éthique et la mystique, mais qui souvent n’est qu’un concept
50 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
63ster comme une personne consciente, et de prendre distance par rapport à ce que l’on se voit être. Dans l’humour, c’est donc la
51 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
64 similitude des arguments échangés, à cent ans de distance, entre les partisans de la Fédération et ceux de la souveraineté sans
52 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
65prudent. On ne rayonne donc pas. On se respecte à distance et même on s’estime comme des clans. L’esprit contraire le meilleur,
53 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
66sante permettent à l’homme de mettre une sorte de distance entre la Nature et sa vie, — cette distance est le « milieu » dans le
67te de distance entre la Nature et sa vie, — cette distance est le « milieu » dans lequel il existe — l’esprit conçoit un Bien di
68asepsie, hygiène préventive, psychothérapie) ; la distance et les délais temporels (transports rapides, télécommunications). L’h
69iècle et demi ? On vient de voir qu’en réalité la distance entre les moyens de la technique et l’un de ses buts possibles, le lo
54 1956, Preuves, articles (1951–1968). Sur le rêve des sciences (décembre 1956)
70 notais : « Transmission du corps humain à grande distance par radio. Une particule de chair coupée et aussitôt recollée continu
71grer un corps humain et de le réintégrer à grande distance. On attend la suite. Elle viendra. Car, en effet, la plupart de nos r
55 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
72sans nul obstacle, sans mesure, sans limite, sans distance, dans une identité inexprimable, au sein de laquelle nos conceptions
56 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
73s sciences sans exception. Dans ses calculs de la distance par mer [p. 155] qui sépare l’Asie de l’Europe, il se trompe simpleme
74ongueur d’un degré, et n’en compte que 78 pour la distance entre Lisbonne et l’Inde. Il tire ses « preuves » de l’Imago Mundi de
57 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
75sante permettent à l’homme de mettre une sorte de distance entre la Nature et sa vie, — cette distance est le [p. 191] « milieu 
76te de distance entre la Nature et sa vie, — cette distance est le [p. 191] « milieu » dans lequel il existe — l’esprit conçoit u
77cléaire, hygiène préventive, psychothérapie) ; la distance et les délais temporels (transports rapides, télécommunications). L’h
78ècle et demi ? On vient de voir qu’en réalité, la distance entre les moyens de la technique et l’un de ses buts possibles, le lo
58 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 11. Où l’Aventure et la Voie se rejoignent
79odes, parlons avec des invisibles, tuons à grande distance, et dialoguons avec la lune. Déjà nous connaissons les principes théo
59 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
80ui sont intervenues dans ce siècle, réduisant les distances, abaissant les barrières qui [p. 5] étaient censées nous protéger, ex
81 Tout le problème consiste à se placer à la bonne distance du phénomène à observer. Vous rappellerai-je l’histoire du savant qui
82s penseurs européens, suivis à quelques années de distance par les vulgarisateurs, les journalistes et l’opinion de nos élites,
60 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
83 qui refuse l’immédiat, fuit le prochain, veut la distance et l’invente au besoin, pour mieux se ressentir et s’exalter. Cette d
84. Je ne sais à vrai dire si la passion naît de la distance, ou l’inverse. Ce qui est certain, c’est que le roman occidental n’a
85 les deux protagonistes l’obstacle nécessaire, la distance nécessaire pour que l’attrait mutuel, au lieu de s’apaiser ou de s’ép
86choix d’un objet interdit, recréant sans cesse la distance nécessaire à « l’amour de loin » des troubadours. Mais quel est ce dé
61 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
87êt la sociabilité chez le solitaire qui garde ses distances… » Finalement, je crois bien que Kassner est à peu près le seul homme
88ur lyrique sans faille et sans clichés, prend ses distances : Rilke, écrit-il, a toujours refusé l’idée fondamentale du sacrifice
89ir à l’arc ignore tout d’une cible dressée, à une distance déterminée ; elle ne connaît que le but, qui ne s’atteint d’aucune ma
62 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
90 qui refuse l’immédiat, fuit le prochain, veut la distance et l’invente au besoin, pour mieux se ressentir et s’exalter. Cette d
91. Je ne sais à vrai dire si la passion naît de la distance, ou l’inverse. Ce qui est certain, c’est que le roman occidental n’a
92 les deux protagonistes l’obstacle nécessaire, la distance nécessaire pour que l’attrait mutuel, au lieu de s’apaiser ou de s’ép
93choix d’un objet interdit, recréant sans cesse la distance nécessaire à « l’amour de loin » des troubadours. Mais quel est ce dé
63 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
94ne certaine « profondeur », qui mesure parfois la distance entre l’éthique et la mystique, mais qui souvent n’est qu’un concept
64 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
95êt la sociabilité chez le solitaire qui garde ses distances… » Finalement, je crois bien que Kassner est à peu près le seul homme
96ur lyrique sans faille et sans clichés, prend ses distances : Rilke, écrit-il, a toujours refusé l’idée fondamentale du sacrifice
97tir à l’arc ignore tout d’une cible dressée à une distance déterminée ; elle ne connaît que le but, qui ne s’atteint d’aucune ma
65 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 8. L’amour même
98de douter de notre image du monde, du vide et des distances inconcevables calculées à partir de nos formes. (Je pressens trop de
66 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
99ope dans l’histoire — ces poètes ont mis toute la distance qui sépare l’archétype profond de la littérature décorative. Revenons
67 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
100 eux que les liens de la nature et du Christ ? La distance d’un pays à l’autre sépare les corps et non les âmes. Jadis le Rhin s
68 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
101ction qui est et doibt estre entre les hommes. La distance des lieux, la separation des domiciles n’amoindrit point la proximité
69 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
102 que les Français et les Anglo-Américains ? Cette distance immense qui sépare ces peuples de la servitude des nations soumises à
70 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
103lation ; ils sont dispersés souvent à des grandes distances l’un de l’autre ; mais quand ils se rencontrent, un mot suffit pour q
71 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
104ire à des voix isolées, à vingt ou cent années de distance l’une de l’autre, parlant dans le désert et pour l’avenir, mais à des
72 1963, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Universités américaines (12-13 janvier 1963)
105 monde occidental où dominent encore l’espace, la distance et la solitude. Un VIP 2 de New York me disait l’autre jour : « Tout
73 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
106e de demain sera de plus en plus réduit quant aux distances, et tissé de réseaux de relations de plus en plus complexes et enchev
107pas aux notions d’interaction et de simultanéité. Distances dévalorisées ou abolies. Communications plus rapides ou instantanées.
74 1964, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Il nous faut des hommes de synthèses (19-20 septembre 1964)
108be des temps : les langues certes, mais aussi les distances, les races, les nations, les cultures, les savoirs différents, c’est-
109 de convergence à grande échelle, d’une part. Les distances sont presque annulées par la vitesse des communications. Les nations
110endent à devenir impraticables, cependant que les distances intellectuelles non seulement entre les facultés mais entre les spéci
111 au contraire : elle accroît la séparation et les distances entre le savoir et le croire, entre ces deux aspects de la personne t
75 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
112be des temps : les langues certes, mais aussi les distances, les races, les nations, les cultures, les savoirs différents, c’est-
113 de convergence à grande échelle, d’une part. Les distances sont presque annulées par la vitesse des communications. Les nations
114endent à devenir impraticables, cependant que les distances intellectuelles non seulement entre les facultés mais entre les spéci
115 au contraire : elle accroît la séparation et les distances entre le savoir et le croire, entre ces deux aspects de la personne t
76 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
116îche, le pouvoir [p. 176] d’étonnements, et cette distance surtout, qui excitent à la découverte ? Vais-je repartir pour l’Améri
117Meuron —, majestueuses et bien composées dans une distance brumeuse rose et dorée. Il nous les montre à bout portant, chaos de s
118prudent. On ne rayonne donc pas. On se respecte à distance et même on s’estime comme des clans. L’esprit contraire, le meilleur,
77 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. IV. La Suisse, dans l’avenir européen
119rs nations ne seront plus que des cantons, toutes distances et frontières abolies, ou peu s’en faut. Et maintenant, croix de vall
120e de demain sera de plus en plus réduit quant aux distances, et tissé de réseaux de relations de plus en plus complexes et enchev
121pas aux notions d’interaction et de simultanéité. Distances dévalorisées ou abolies. Communications plus rapides ou instantanées.
78 1966, Preuves, articles (1951–1968). André Breton (novembre 1966)
122érique n’est pas son fort. Il y tient le succès à distance, laissant à Salvador Dali, qu’il appelle Avida Dollars, le soin de fa
79 1968, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Entretien avec Denis de Rougemont (6-7 avril 1968)
123i ne sont pas des mémoires et se tiennent à égale distance de la chronique et du journal intime, s’exprime l’évolution d’une sen
80 1968, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Hölderlin dans le souvenir des noms splendides (1968)
124moire, ce que la Grèce avait été pour lui dans la distance et dans le temps du rêve. Mais au-delà des accidents remémorés, qu’en
81 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.4. Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui
125be des temps : les langues certes, mais aussi les distances, les races, les nations, les cultures, les savoirs différents, c’est-
126 de convergence à grande échelle, d’une part. Les distances sont presque annulées par la vitesse des communications. Les [p. 105]
127endent à devenir impraticables, cependant que les distances intellectuelles, non seulement entre les facultés mais entre les spéc
128res. Cette disparité accroît la séparation et les distances entre le savoir et le croire, entre ces deux aspects de la personne t
82 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.5. Le rôle de la recherche en Europe
129 est même parfois indispensable, de prendre de la distance par rapport à l’action quotidienne, afin de mieux voir d’où elle vien
83 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.6. Culture et technique en Europe et dans le monde
130 nos grands penseurs, suivis à quelques années de distance par les journalistes et par l’opinion moyenne de nos élites, se sont
84 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
131 problème consiste d’abord à se placer à la bonne distance. Vue d’assez loin, l’Europe est évidente. Vus d’Amérique, quelle que
132ne personne consciente et de prendre une certaine distance par rapport à ce que l’on se voit être. Dans l’humour, c’est donc la
85 1971, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Une dimension nouvelle (11-12 septembre 1971)
133, trop pessimiste pour moraliser, et avec trop de distance naturelle pour avoir à jouer la hauteur, affable mais non sans malice
86 1972, L’Amour et l’Occident (1972). Post-scriptum
134rait-on pour le reconnaître, à tant de siècles de distance, chez des hommes qui ne disaient pas tout comme nous le dirions, et q
87 1974, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). C.J.B. l’Européen, 1891-1974 (printemps 1974)
135, trop pessimiste pour moraliser, et avec trop de distance naturelle pour avoir à jouer la hauteur, affable mais non sans malice
88 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 1. La religion de la croissance
136oler. Rêve d’agir, de parler, ou de tuer à grande distance. Rêve d’arriver par l’Ouest à l’Inde aux cités pavées d’or… Mais conç
137fin de compte — car il ne peut prévoir qu’à brève distance dans le [p. 50] temps de l’histoire et l’espace cosmique. Entraîné, é
89 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 3. La clé du système ou l’État-nation
138es, mais sans jamais le mettre en question. Cette distance entre le Pouvoir et les réalités humaines et naturelles, cet esprit d
90 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 5. Naissance de la prospective
139as sont nés du rêve de parler et de voir à grande distance. L’auto est née du rêve pré-adolescent de liberté (partir au hasard s
91 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 11. Les variétés de l’expérience communautaire
140pline rigoureuse du couvent. La Règle restitue la distance morale dans la proximité physique maîtrisée. L’Ordre restaure jusqu’à
141, qui ne tiennent compte ni des frontières ni des distances, mais des seuls besoins et valences susceptibles d’unir, un instant,
142nications fréquentes, sans moyens de franchir les distances (saint Paul à Pergame, à Corinthe, dans les églises de la Décapole…),
143une s’y est perdue, dissoute dans la démesure des distances, des hauteurs, des nombres et des coûts de toute espèce. Et, pourtant
92 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 14. L’autogestion politique
144 éloignée que la ville capitale : ce n’est pas la distance qui compte ici, mais l’extériorité du centre de décision. La région e
93 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 15. Stratégie
145 sous l’eau, marcher sur la Lune, parler à grande distance, tuer de même et sans risques, voir ce qui n’est pas là, entendre Moz
94 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. I. L’économie
146res en Occident. L’une des raisons en est dans la distance croissante entre l’individu et les processus décisionnels qui [p. 74]
95 1979, Rapport au peuple européen sur l’état de l’union de l’Europe. III. L’environnement
147es millions d’hommes et de femmes à parcourir des distances toujours plus grandes pour se chauffer, cependant qu’il permet aux ha
96 1980, Cadmos, articles (1978–1986). Madame de Staël et « l’esprit européen » (été 1980)
148elation ; ils sont dispersés souvent à de grandes distances l’un de l’autre ; mais quand ils se rencontrent un mot suffit pour qu
97 1982, La Part du Diable (1982). Postface après quarante ans
149ma personne — projet qui me permet de prendre mes distances avec mon être naturel, de le juger, et d’abord de le voir. Je me vois