1 1920, Articles divers (1924–1930). La Tour de Hölderlin (15 juillet 1929)
1habite une chaumière au bord d’un ruisseau, qu’il dort les portes ouvertes, et pendant des heures récite des odes grecques a
2sse. Mais le gardien : il y est comme chez lui. — Dormez-vous dans ce lit ? — Oh ! répond-il, je pourrais aussi bien habiter l
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3st cet état presque inhumain de celui qui n’a pas dormi et qui « assiste » à sa vie, à ses sensations, à ses automatismes. En
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conte métaphysique : L’individu atteint de strabisme (janvier 1927)
4t anticléricale, on ne saurait le taire, — Urbain dormait. L’étoile, jeune fille, roulait gentiment sur ses pointes, tout scint
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
5e une femme nue dans une chambre étroite…   J’ai dormi quelques heures, d’un sommeil triste, tout enfiévré par la crainte du
6’un glissement gris, sans fin… Il faudrait que je dorme : il n’y aurait plus rien. p. 67 f. « Lettre du survivant », Rev
5 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
7ssant de neige et de titres dépourvus de sens. Je dormais debout. p. 105 l. « Un soir à Vienne avec Gérard », La Nouvelle
6 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
8; leurs yeux stupides me demandent où je n’ai pas dormi. Le seul refuge est à l’avant, parmi des cordages, des chaînes, sur u
9Danube jaune qui est le plus inodore des fleuves. Dormir. Sans avoir pu retrouver cette mélodie descendue d’un balcon où chant
10utre à serrer, la main n’étant pas encore sortie… Dormir au fil de l’eau, entre l’étrange nuit d’un autre bal et cette perspec
11asard et commencé dans l’insomnie — vrai voyage à dormir debout… …………………………………………………………………………………………………………… Le monde renaît dan
7 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
12 où tu n’es pas — et tant d’amour perdu… Un train dormait devant la gare campagnarde. Je me suis étendu dans un compartiment ob
13… Une chose ? Un être ? L’Objet ? — Est-ce que je dors dans mes pensées ? La veilleuse fleurit soudain d’un éclat bleu doulo
8 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
14e l’inspiration qui le fuyait. Il buvait, rêvait, dormait sous les treilles, divaguait sous la lune, hagard et fiévreux, mais c
15les est donc la plus jolie ? Sans doute celle qui dort dans la mansarde, et qui n’a pas peur… ⁂ Le reste de la vie, c’est to
9 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
16ssant de neige et de titres dépourvus de sens. Je dormais debout. (Vienne, 1928) p. 41 6. Quelque chose comme « pâtisserie
10 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
17; leurs yeux stupides me demandent où je n’ai pas dormi. Le seul refuge est à l’avant, parmi des cordages, des chaînes, sur u
18Danube jaune qui est le plus inodore des fleuves. Dormir. Sans avoir pu retrouver cette mélodie descendue d’un balcon où chant
19utre à serrer, la main n’étant pas encore sortie… Dormir au fil de l’eau, entre l’étrange nuit du bal et cette perspective inv
20u hasard commencé dans l’insomnie — vrai voyage à dormir debout… Le monde renaît dans des accords. Une mélodie hongroise évei
21 où tu n’es pas — et tant d’amour perdu… Un train dormait devant la gare campagnarde. Je me suis étendu dans un compartiment ob
22… Une chose ? Un être ? L’Objet ? — Est-ce que je dors dans mes pensées ? La veilleuse fleurit soudain d’un éclat bleu doulo
11 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
23habite une chaumière au bord d’un ruisseau, qu’il dort les portes ouvertes, et pendant des heures récite des odes grecques a
24sse. Mais le gardien : il y est comme chez lui. — Dormez-vous dans ce lit ? — Oh ! répond-il, je pourrais aussi bien habiter l
12 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
25u vivre tout entière et qui n’est plus bonne qu’à dormir… Alors j’ai eu ce regard étrangement oblique, glissé comme entre ce q
26 une récréation bien méritée), nous voulons aller dormir. Ainsi, dormez bien, faites de doux rêves, — il cligne vers son magaz
27 bien méritée), nous voulons aller dormir. Ainsi, dormez bien, faites de doux rêves, — il cligne vers son magazine — pas trop
28et d’une vulgarité toute naturelle. Il faut aller dormir. [p. 154] Rose de Tannenbourg L’esplanade du Brühl, un soir de fête
29les est donc la plus jolie ? Sans doute celle qui dort dans la mansarde, et qui n’a pas peur… Mais c’est l’aînée que je préf
30ils sont en péril d’inanition spirituelle. Ils ne dorment [p. 161] plus assez pour se rendre compte de la décadence de leurs rê
13 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
31ations, en sorte qu’il ne peut se coucher et doit dormir appuyé aux arbres. Pour le capturer, les indigènes scient à moitié le
32, s’éloignent, reprennent tout proches. Les élans dorment agenouillés, aussi hauts que les jeunes arbres de la lande. Et la mer
14 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
33e l’inspiration qui le fuyait. Il buvait, rêvait, dormait sous les treilles, divaguait sous la lune, hagard et fiévreux, mais c
15 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le mouvement des groupes — Kagawa (4 août 1934)
34nt hantées par les apparitions de sa victime. Ils dorment côte à côte. D’autres viennent : il faut écarter les parois de la piè
16 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
35ne énigme qui ne vous a pas longtemps empêchés de dormir ! C’est en tous cas ce que le ton de vos affirmations pourrait faire
17 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Recherches philosophiques (septembre 1935)
36nt vaine de problèmes qui n’empêchent personne de dormir, diminue nettement dans ce tome IV au profit de la recherche véritabl
18 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
37île avant l’aube. On n’a pas l’impression qu’elle dort, mais qu’elle est morte. L’autobus brinquebalant, où nous étions seul
38ur notre « Maison du berger ». Voici un an que je dors bien, que je travaille sans fièvre et que je flâne sans vague à l’âme
19 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
39it. J’ai terminé la tâche de la journée. Ma femme dort, dans la chambre dont je vois la porte entrebâillée. Une dernière bûc
40grette ? Est-ce que l’heure de la nuit où l’on ne dort pas n’est pas toujours l’heure des mauvaises nostalgies ? Qui pourrai
41us éloignés que jamais ? « La nuit est faite pour dormir », me disait un gardien de l’ordre qui m’avait surpris sur les quais
42a sieste de la Marquise. — Nous espérions pouvoir dormir de nouveau, après la grande semaine des chats, qui avaient fait reten
20 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
43 à la fois, de sorte qu’il n’est plus possible de dormir ni de lire, ni même de penser sans colère, sans une dégradante et hon
21 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
44 La sieste de la Marquise Nous espérions pouvoir dormir de nouveau, après la grande semaine des chats, qui avaient fait reten
22 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
45bientôt que j’ai quitté Paris. Voici un an que je dors bien, que je travaille sans fièvre et que je flâne sans vague à l’âme
23 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
46 méditation éveille certaines forces occultes qui dorment en chaque homme et qui, une fois éveillées, transforment le corps hum
47nt les quatre premiers mois, comme un domestique, dormir dans la même chambre qu’elle, puis à ses pieds. Pendant les quatre mo
48et tout en continuant à la servir comme avant, il dort dans le même lit, du côté gauche. Pendant encore quatre mois, il dorm
49t, du côté gauche. Pendant encore quatre mois, il dormira du côté droit, après ils dormiront enlacés, etc. Tous ces préliminair
50 quatre mois, il dormira du côté droit, après ils dormiront enlacés, etc. Tous ces préliminaires ont pour but « l’autonomisation 
24 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
51et l’homme vigoureux préférera toujours veiller à dormir. Voici deux textes qui rendent un son proprement manichéen : On doi
25 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
52illage que les fourrageurs lui ont assigné pour y dormir cette nuit-là. Or le roi « comme celuy qui gardoit le plus les cérémo
26 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
53ns qu’ils y aient vu autre chose que des contes à dormir debout, obtenant une vogue européenne, et des amours d’une pureté ang
27 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
54 trop [p. 51] peur, je sens que je ne pourrai pas dormir ! — mais qui d’ailleurs mentent sans le moindre scrupule, sont égoïst
55 de cette dame s’était notablement amélioré. Elle dormait mieux, l’appétit revenait, les migraines duraient moins longtemps. Ma
28 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
56le, docteur, connaissant mon mari, je les ai fait dormir à l’autre bout de l’appartement. » « Je vous dis qu’ils savent tout s
29 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
57ue : conter le rêve est le fait de l’homme qui ne dort plus. C’est un écho lointain du grand cri de saint Paul : « J’ai cru,
30 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
58uelque chose, je serais alerté par téléphone. Peu dormi, et levé à six heures. Avant d’entrer à mon bureau, près de la gare,
31 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
59d’attente, sachant qu’il ne vient plus de trains, dormant le long des jambes et des dos de voisins qui ne sentent pas bon, mauv
32 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
60es accolées comme les pièces d’un jeu de domino — dort au flanc d’une légère ondulation de la pampa. Tout auprès, le vieux r
33 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
61vais travaillé toute la nuit et l’émotion me fait dormir. Je suis sorti pénétré d’une ivresse dont j’imagine qu’elle est l’éta
62s’agit d’être en état de grâce ! [p. 162] — J’ai dormi vers la fin du film. Que s’est-il donc passé entre le moment où le fu
63vraiment tout vu ? — Oui, vous avez rêvé que vous dormiez. Un réfugié arrivant à New York me dit : — Puisqu’ils ne croient qu’à
34 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
64hambres, et même des salles de bain. Mais comment dormirais-je cette nuit ? J’arrive au rendez-vous après sept ans, furtivement,
35 1946, Lettres sur la bombe atomique. 1. La nouvelle
65 on augmente aussi les effets. Dix pilules feront dormir dix fois plus vite ou dix fois plus profondément, dix tonnes d’explos
36 1946, Journal de Genève, articles (1926–1982). Journal d’un retour (11-12 mai 1946)
66hambres, et même des salles de bain. Mais comment dormirais-je cette nuit ? J’arrive au rendez-vous après sept ans, furtivement,
37 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
67 sera notre tâche sérieuse. Quittons ce temple où dorment deux idoles, et parlons le langage du Jour.
38 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
68tat d’exaltation extrême, à peu près incapable de dormir, sauf quelques heures pendant la matinée. Nous parlions, avec mon ami
39 1947, Doctrine fabuleuse. 15. Antée ou La terre
69es, je griffe les arbres, j’embrasse la terre, je dors par terre, et quand je me réveille couvert de terre, le lendemain mat
40 1947, Vivre en Amérique. 1. Vie politique
70t une tyrannie américaine ? Une brutalité panique dort au secret de l’âme de ce pays. Dans les masses comme dans l’inconscie
41 1948, Suite neuchâteloise. VII
71haine, l’épreuve recommencera. Odeur de l’eau qui dort, pénétrante, amicale. Un poisson saute et ride un moment le miroir… N
42 1948, Bulletin de la Guilde du Livre, articles (1937–1948). Lacs (août 1948)
72haine, l’épreuve recommencera. Odeur de l’eau qui dort, pénétrante, amicale. Un poisson saute et ride un moment le miroir… N
43 1949, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). L’Europe est encore un espoir (8 décembre 1949)
73ain qui pourrait seul sauver l’Europe. Les autres dorment. Ils n’ont pas encore vu qu’on ne leur laissera plus le temps d’être
44 1950, Les Cahiers protestants, articles (1938–1968). Europe unie et neutralité suisse (novembre-décembre 1950)
74chaine entre pays européens n’empêche personne de dormir. Mais tout le monde pense à deux dangers communs : l’un idéologique e
45 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
75rfaite me fascine. (Nous bougeons presque tous en dormant. Mais je ne connais pas d’Indien nerveux, même parmi les intellectuel
46 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur le crépuscule d’un régime (octobre 1957)
76s dorés de la Basilique sont éteints. Les pigeons dorment aux façades. Tout au fond de la Place désertée, un orchestre attaque
47 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
77mme, prends garde ! Que dit Minuit profond ? J’ai dormi, j’ai dormi — Du fond d’un songe je m’éveille : Profond est le monde
78garde ! Que dit Minuit profond ? J’ai dormi, j’ai dormi — Du fond d’un songe je m’éveille : Profond est le monde Et plus prof
48 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
79 à la consommation des temps, pas même le Soi qui dormira dans un sommeil sans rêves — leur idée du bonheur — entre deux Créati
49 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
80s, la fille encore vierge de Phoinix, Europé, qui dormait dans sa chambre à l’étage supérieur, crut voir deux terres se dispute
81vertures, m’ont dressée tout émue, pendant que je dormais doucement ? Qui était cette étrangère que j’ai vue dans mon sommeil ?
50 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.5. Les étymologies
82étresse des hommes ; mais encore, « seule et sans dormir avec personne », le Sommeil, les Songes ; mais enfin, de son frère Er
51 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
83mme, prends garde ! Que dit minuit profond ? J’ai dormi, j’ai dormi — Du fond d’un songe je m’éveille : Profond est le monde
84garde ! Que dit minuit profond ? J’ai dormi, j’ai dormi — Du fond d’un songe je m’éveille : Profond est le monde Et plus prof
52 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
85 à la consommation des temps, pas même le Soi qui dormira dans un sommeil sans rêves — leur idée du bonheur — entre deux Créati
53 1963, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Universités américaines (12-13 janvier 1963)
86nde. La paix totale. Je coupe du bois, je lis, je dors, je médite et je récupère. Je ne trouverais pas cela en Europe, toute
54 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.1. L’Europe contestée par elle-même
87 exorbitante n’est pas de celles qui empêchent de dormir nos hommes d’État. Certes, ils savent orner leurs discours de phrases
55 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.6. Culture et technique en Europe et dans le monde
88n que je vais prendre. Dans mon wagon, je lis, je dors, je mange, et puis méditer à loisir. Au volant d’une auto, rien de pa
56 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 7. Première histoire de fous : l’Auto
89n que je vais prendre. Dans mon wagon, je lis, je dors, je mange, je puis marcher, regarder ce qui passe, fermer les yeux, m
57 1982, La Part du Diable (1982). Postface après quarante ans
90vais travaillé toute la nuit et l’émotion me fait dormir. Je suis sorti pénétré d’une ivresse dont j’imagine qu’elle est l’éta
91ans une très grande ville. Travail nocturne. Je dors un peu le matin ou l’après-midi. La femme de ménage n’est plus venue.