1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
1ainsi qu’interviennent les trois Anglais mêlés au drame. M. Walpole leur a dévolu le soin d’entrer tantôt dans un foyer, tant
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
2es personnages spirituellement dessinés un de ces drames tout intérieurs dont il dit : « Personne ne peut juger du drame qui s
3érieurs dont il dit : « Personne ne peut juger du drame qui se joue entre deux êtres, personne, pas même eux ». Dans ce roman
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
4ère fois, au théâtre. Dans l’ombre, j’ai suivi le drame sur vos traits seulement ; l’écho n’en fut que plus douloureux dans m
4 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
5décrive la vie intense et instable des acteurs du drame, l’aspect quotidien et mystérieux d’une révolution de rues, ou la pal
6éterminantes de l’heure, à les exprimer en un tel drame, et voici André Malraux au premier rang des romanciers contemporains.
5 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
7le voir se mêler, dans la troisième version de ce drame, à des symboles nettement messianiques… Ce par quoi Hölderlin diffère
6 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
8un bleu d’Aldébaran. On joue Rose de Tannenbourg, drame en 15 tableaux, un prologue et une conclusion. Le carton des armures
7 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
9plus que ce qu’admet la société anglaise. Tout le drame est intérieur ; la passion ne s’y manifeste que par de très petits ge
10conflits apparemment sans issues : les acteurs du drame n’hésitent pas à louer une villa à Heidelberg ou à Séville quand la s
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
11et qu’il avait vu un jour, au théâtre, à Kobé, le drame du suicide de Akaneya et Sankatsu, sa bien-aimée. Suicide et Osaka la
12dylle passionnée se renoue, mais en même temps le drame s’éveille dans l’âme du jeune homme : comment concilier son bonheur p
9 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
13i forme le décor voluptueux et lugubre de tant de drames nourris de solitude ; et puis des plaines qui se perdent en steppes,
10 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
14l communie avec quelque chose d’éternel. Tous les drames du monde ne sont que des décors mouvants dans la lueur bariolée des s
15ne sont que reflets, épisodes, symboles : le vrai drame de son destin est ailleurs. Il se met alors à m’expliquer des signes,
11 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
16couleur d’Aldébaran. On joue Rose de Tannenbourg, drame en 15 tableaux, un prologue et une conclusion. Le carton des armures
12 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
17 plus avide, au fond, de formules adroites que de drames vivants. Saint-Saturnin enfin, vaste et pathétique tableau d’un domai
18que l’on s’en remet, ni plus ni moins que dans un drame antique. M. Saurat doit se tromper, lorsqu’il note que dans ce confli
13 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
19, composerait des poèmes d’amour, des romans, des drames philosophiques, les meilleurs de son époque. Cela ne donnera pas un p
14 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
20 Incident décisif qui figure en raccourci tout le drame dialectique de sa vie. Mais cette maladie, et la convalescence, ont é
21 le plan de certains actes à Vérité et Poésie. Le drame s’ouvre sur un réveil : l’exercice sans frein des arts occultes laiss
22Mühe wert, ein Mensch zu sein. 9 C’est tout le drame secret de l’œuvre qui s’avoue dans ce cri : chaque fois que Goethe in
23ur et contemple l’Indescriptible. Si Faust est le drame d’une formidable patience sans cesse remise en question, la Saison en
24sse remise en question, la Saison en enfer est le drame d’une pureté avide, et son destin se joue d’un coup. La grandeur de G
15 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
25ennent du monde sont comme autant d’épisodes d’un drame qui intéresse chacun de nous. L’homme se prend d’un intérêt passionné
16 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
26’auteur de Phèdre comme un archéologue, auteur de drames historiques. Que cherche Ramuz ? Une connaissance du particulier qui
17 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
27 [p. 239] 3 Groupements personnalistes Le drame de la France politique, c’est la carence du socialisme véritable. L’e
18 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
28s défenseurs du primat de l’esprit ? L’esprit est drame, attaque et risque. Et l’on peut douter qu’ils y [p. 608] croient, ce
29s comme on va voir un film pour s’oublier dans un drame fictif, de cet homme affolé par la lecture de son journal, — mais qui
19 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
30es simples, ils souffrent physiquement. Mais leur drame s’exprime dans la méditation de Pillau, d’une manière non moins tragi
31es pour faire sentir à quelle hauteur se situe le drame de ce livre. Nous sommes bien loin de la « propagande » nationaliste
32ai dire, il est malaisé de faire la part, dans ce drame, de ce qui est national et de ce qui est plus généralement humain. De
20 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
33diens » 12 , pour éviter, en fait, de résoudre le drame. Et c’est la bonne conscience idéaliste du régime. « Littérature », o
34persuadent bien davantage de la gratuité de leurs drames. Personne ne croyant plus à rien — j’entends personne ne prouvant plu
21 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
35scène du monde, où nous avons été placés, dans ce drame qu’il nous faut jouer sans le connaître, c’est-à-dire qu’il nous faut
36t une vocation Qu’on n’oublie pas que la scène du drame, tout bien compté, est aussi vaste que le monde, et qu’il n’est pas d
37dessein de nous placer. Ainsi donc, encore que ce drame puisse être qualifié de jeu, et légèrement pris par toute espèce de s
38s quitter, du même pas, la vie. C’est pourquoi le drame est sérieux ; et notre vie n’est pas une farce, pour la simple raison
39e comporter tout comme s’il connaissait le fil du drame. D’où lui vient tout à coup l’assurance que ce qu’il fait est dans so
22 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
40 ainsi une suspension du jugement qui est tout le drame du Procès. Constatation de la réalité telle qu’elle est, et en même t
23 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
41lés. Gundolf décrit l’œuvre de Paracelse comme un drame de l’expression, une tragédie de la terminologie, une « lutte accabla
24 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
42utaire vivant et puissant dans nos vies, c’est le drame de la civilisation, de la culture, de la cité modernes. Tous les homm
25 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
43e, et à certains égards, contraire. C’est tout le drame de la culture d’opposition, de la culture séparée, qui, sous nos yeux
44’un esprit étranger… ⁂ Résumons les données de ce drame. Le communisme est parti d’un principe qu’il tirait [p. 99] logiqueme
26 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
45té moderne. Elle est la toile de fond de tous nos drames, de nos pensées, de nos actions et même de nos utopies. Il n’est pas
27 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
46ifs secrètent des philosophies correctes, trop de drames inoffensifs se nouent par jeu dans nos romans, trop de scribes inoffe
28 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
47’activisme, et avec plus de conséquence. C’est le drame de l’éthique personnelle, une affaire d’amour, une affaire de solitud
29 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
48s ni du dehors, qui est contact, et littéralement drame entre la vision et l’objet, entre la position de l’homme et la propos
30 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
49e, et à certains égards, contraire. C’est tout le drame de la culture d’opposition, de la culture séparée, qui sous nos yeux,
50’un esprit étranger… ⁂ Résumons les données de ce drame. Le communisme est parti d’un principe qu’il tirait logiquement de Ma
51té moderne. Elle est la toile de fond de tous nos drames, de nos pensées, de nos actions et même de nos utopies. La dictature
31 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
52. Petits ennuis sans gravité, bien sûr. Mais quel drame dans la vie d’un buraliste de recette auxiliaire ! Depuis lors, il ro
32 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
53t ? Ce petit fait, si l’on y réfléchit, résume un drame. Ce drame est celui [p. 160] du langage dans notre société présente.
54it fait, si l’on y réfléchit, résume un drame. Ce drame est celui [p. 160] du langage dans notre société présente. Et c’est e
55tre société présente. Et c’est encore une fois le drame de la culture. Qu’on ne croie pas que j’exagère. Je ne tire de ce fai
33 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
56ein, l’armée motorisée, la liberté reconquise… Ce drame est visiblement inspiré par la liturgie protestante ; il en copie le
34 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
57ans la crise de sa sécurité, c’est-à-dire dans le drame passionnel. Mais au-delà de la passion vécue jusqu’à l’impasse mortel
58Le premier thème peut être situé par rapport à un drame personnel dont les données biographiques nous sont suffisamment connu
35 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
59mes qui en vivent, aux moments les plus purs d’un drame, il arrive qu’on voie transparaître en filigrane cette forme mythique
60t passionnée, par-delà le bien et le mal, un beau drame ou un drame affreux… Enfin, c’est un drame, un roman. Et romantisme v
61, par-delà le bien et le mal, un beau drame ou un drame affreux… Enfin, c’est un drame, un roman. Et romantisme vient de roma
62n beau drame ou un drame affreux… Enfin, c’est un drame, un roman. Et romantisme vient de roman… Le problème s’élargit magnif
63ance et au seuil de la mort. Le troisième acte du drame de Wagner décrit bien davantage qu’une catastrophe romanesque : il dé
64me « vieille et grave mélodie » orchestrée par le drame de Wagner : Elle m’a interrogé un jour, et voici qu’elle me parle en
36 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
65nard de Clairvaux et Abélard sont les pôles de ce drame dans l’Église, et au niveau de la spéculation. Mais hors de l’Église,
66l, et de Tristan, pour décrire des actions et des drames, et non plus seulement pour chanter ce que l’on pourrait encore tenir
37 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
67contre les lois d’amour courtois, puisque tout le drame vient de l’adultère consommé. De là que nous ayons un « roman » selon
68ment « christocentriques ». Tout chez eux part du drame de la séparation instituée par le péché entre l’homme et son Créateur
38 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
69t-il bien reconnaître que cette croyance donne au drame et aux épreuves des amants une justification grandiose. S’ils aiment
70te surabondance de l’esprit exalté par son propre drame. ⁂ Le romantisme en France n’aura guère débordé le champ de la psycho
71me plus croire à l’image : ils ont compris que le drame se passe en eux, entre les lois inacceptables de la vie terrestre et
72a fini par croire que le Tristan de Wagner est un drame du désir sensuel. Qu’un tel jugement ait pu s’accréditer en dépit de
73générale que personne ne croira son message. ⁂ Le drame débute par une évocation monumentale des puissances qui gouvernent le
74e simplification, a su réduire les trois actes du drame, exposent la signification profonde du mythe, encore masquée dans les
75nt la lutte et la durée, qui sont les éléments du drame. Mais le drame ne peut pas tout dire, la religion de la passion étant
76la durée, qui sont les éléments du drame. Mais le drame ne peut pas tout dire, la religion de la passion étant « essentiellem
77râce lumineuse au-delà de la mort physique. Or le drame achevé par la musique, c’est l’opéra. Ainsi, ce n’est point un hasard
78art et Wagner nous ont donné les chefs-d’œuvre du drame musical, c’est en vertu de l’affinité originelle de ce mode d’express
79tourment du désir… Fermez les yeux et aussitôt le drame s’éclaire ! L’orchestre décrit largement les dimensions d’une tragédi
39 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
80i-ci est, au e, de beaucoup le plus important. Le drame ne traitait encore, en général, que la matière sacrée ; l’aventure am
81a mise en scène, pouvait remplir les fonctions du drame lui-même. » 172 [p. 272] Rien ne me paraît plus propre à restituer
82 sur le fait que les mariages se concluaient sans drame, après de très courtes fiançailles, et que le droit du mari à la fidé
83e science exacte, méconnaissant sa nature même de drame effrayant et passionné (Jomini) ». On sait par ailleurs quelle explos
40 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
84ans la crise de sa sécurité, c’est-à-dire dans le drame passionnel 209 . Mais au-delà de la passion vécue jusqu’à [p. 348] l’
85Le premier thème peut être situé par rapport à un drame personnel dont les données biographiques nous sont suffisamment connu
41 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
86du Monde, qui fut joué à Bâle en 1550. Ce premier drame sur Nicolas de Flue est l’œuvre d’un protestant, l’Alsacien Valentin
87lus n’était pas calviniste. Ce qui caractérise un drame protestant, c’est bien moins le sujet que le style, l’inspiration bib
88 d’une crise qui recrée, à l’échelle mondiale, le drame de la Diète de Stans. Notre Europe trouvera-t-elle son pacificateur ?
42 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Propos sur la religion, par Alain (avril 1939)
89ncrètes du christianisme : le péché, le salut, le drame de la révolte et de l’amour. Mais elle spécule volontiers sur les ava
43 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
90sions, et beaucoup de silence, font pressentir un drame secret, un nœud vital où peut-être réside la cause des plus étranges
44 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
91nt au réel. Par-dessus tout, il ignore le sens du drame de [p. 46] la Rédemption. Il ne sait pas et ne veut pas savoir que Di
45 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
92r lui faire oublier son goût de la guerre ? Quels drames nouveaux pour remplacer, sur la scène vide, l’Ennemi déchu ? [p. 79]
46 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
93occasion de nos malheurs, de nos crimes et de nos drames, il préfère gouverner sous le couvert de la correction des manières.
47 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
94. À chaque instant dans tous les siècles, le même drame va se répéter, individuel ou collectif : c’est le drame du propriétai
95va se répéter, individuel ou collectif : c’est le drame du propriétaire. Jésus confie l’Église à Pierre, car lorsque Pierre c
96istoire pour y représenter le permanent rappel au drame fondamental du cosmos et de l’esprit : il faut mourir pour naître de
97de, mourir avec ce mal, ressusciter en pureté. Ce drame est figuré dans le sacrement de la communion. Il est rappelé dans le
98s de force de la vie spirituelle ou morale, où le drame de la vocation se précise instantanément : plus une seconde d’ennui n
99os circonstances individuelles ou politiques, nos drames intimes ou internationaux, se révèlent comme des situations sans issu
48 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
100u’elle masque plus longtemps le moment décisif du drame de notre histoire, le principe même de toute victoire sur le Malin !
101sions de l’Ordre indestructible au sein duquel le drame de nos destins s’encadre. Ainsi armés et appuyés, nous pouvons porter
49 1944, Les Personnes du drame. Introduction
102 Kassner 1  : « Je laisse le problème au stade du drame entre la poule et l’œuf, le sujet et l’objet, et je [p. 12] ne vais p
103 pas chercher sous la forme — car il n’y a pas de drame sans forme et réciproquement. » Comment pourrait-on voir l’être d’un
104 chercher. Car toute œuvre est le témoignage d’un drame entre l’homme et lui-même, elle est ce drame, rendu visible, et c’est
105d’un drame entre l’homme et lui-même, elle est ce drame, rendu visible, et c’est dans le drame qu’existe la vérité totale d’u
106lle est ce drame, rendu visible, et c’est dans le drame qu’existe la vérité totale d’un être. Dans ce témoignage des formes,
107amais visible en soi. Car des protagonistes de ce drame, l’un seulement tombe sous notre sens : c’est l’individu [p. 13] natu
108our de phrase ou de pensée, quelques moments d’un drame secrètement familier. Ces formes, ces formules, elles me parlent, m’e
109Ce sont moins les idées qui m’intéressent, que le drame qu’institue chez un homme l’information [p. 17] progressive d’une idé
110 vertu de leurs conclusions que par celle de leur drame personnel, rendu [p. 19] sensible par les tours et par l’allure de le
111eur ou l’élan propagent un pouvoir. Initiation au drame dont, maintenant c’est à nous d’être les personnes. Incipit tragœdia 
50 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
112 Incident décisif qui figure en raccourci tout le drame dialectique de sa vie. Mais cette maladie, et la convalescence, ont é
113 le plan de certains actes à Vérité et Poésie. Le drame s’ouvre sur un réveil : l’exercice sans frein des arts occultes laiss
114Mühe wert, ein Mensch zu sein. 4 C’est tout le drame secret de l’œuvre qui s’avoue dans ce cri : chaque fois que Goethe in
115ur et contemple l’indescriptible. Si Faust est le drame d’une formidable patience sans cesse remise en question, la Saison en
116sse remise en question, la Saison en Enfer est le drame d’une pureté avide, et son destin se joue d’un coup. La grandeur de G
51 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
117t seulement lorsque Faust, à la dernière scène du drame humain, aveuglé par son effort rédempteur, meurt dans le renoncement
52 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
118 une Parole reçue d’ailleurs, une rupture de tout drame humain que nous puissions prévoir, désirer et décrire ; une rupture e
119s défenseurs du primat de l’esprit ? L’esprit est drame, attaque et risque. Et l’on peut douter qu’ils y croient, ceux qui fl
120s comme on va voir un film pour s’oublier dans un drame fictif, cet homme que la lecture de son journal effraie bien plus que
53 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
121pension du jugement, qui est en elle-même tout le drame du Procès. Constatation de la réalité telle qu’elle est, et en même t
54 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
122usions et beaucoup de silences font pressentir un drame secret, un nœud vital où peut-être réside la cause des plus étranges
55 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
123s ni du dehors, qui est contact, et littéralement drame entre la vision et l’objet, entre la position de l’homme et la propos
124’auteur de Phèdre comme un archéologue, auteur de drames historiques.) Quant au chapeau, ce n’est point par hasard que Stravin
56 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
125u plus secret de la conscience allemande, dans le drame où se joue le sort de chaque personne. Oui, qu’il s’agisse de l’homme
126 qu’il s’agisse de l’homme seul ou des masses, ce drame sera toujours le même : c’est l’affrontement d’une religion de l’Inco
57 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
127ur prend son régime à tant à l’heure) que dans le drame et le bouleversement des habitudes où l’énergie s’enlise. Ce besoin d
128xtraordinaire du siècle ! Il est des êtres et des drames dont la vérité n’apparaît que dans cet environnement de lueurs fuyant
129ient, et la nuit aussi ! » C’est toujours le même drame que nous vivons, qu’il s’agisse de flèches ou d’obus. Car ce qui comp
58 1946, Journal des deux Mondes. 3. Intermède
130ervatoire pour y assister à une répétition de mon drame, Nicolas de Flue, mis en musique par Arthur Honegger, la radio brusqu
131e soir. Les mots nous restent dans la gorge… » Le drame ne put être joué, la plupart des acteurs et des choristes ayant été m
59 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
132hnique des ismes réputés d’avant-garde. Leur vrai drame, c’est de s’être affranchis des tabous du puritanisme au prix d’une f
60 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
133intain. Et je pensais en les regardant à tous les drames intimes et sans issue que la guerre vient suspendre et annuler. À tou
61 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
134 révèlent chez ceux qui les ont l’illusion que le drame est terminé et que le temps de faire des comptes est arrivé. Or le dr
135e le temps de faire des comptes est arrivé. Or le drame continue, c’est trop clair. Le tour des Suisses viendra, [p. 250] qu’
62 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
136r lui faire oublier son goût de la guerre ? Quels drames nouveaux pour remplacer, sur la scène vide, l’ennemi déchu ? » Au lie
137mi déchu ? » Au lieu de la Fête, nous avons eu le Drame. Ou plutôt nous allons l’avoir. Deux grands coups ont été frappés, an
63 1946, Politique de la Personne (1946). Préface pour l’édition de 1946
138as cette école, il est vrai, bien engagée dans le drame politique du siècle : mais elle ne pourra pas s’y refuser longtemps,
64 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
139 de l’œcuménisme Et maintenant nous voici dans le drame de l’année 1941 73 . Nous constatons que le conflit en cours est inso
65 1947, Doctrine fabuleuse. Orientation
140énement permanent. Et leurs fables illustrent les drames réguliers de la vie affective et spirituelle, c’est-à-dire proprement
66 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
141me. » La lettre était signée « Maria ». « Un vrai drame du destin ! » fis-je après un moment. Le type même du Schicksalsdrama
67 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
142 en sont encore à photographier des comédies, des drames, des ameublements ou des jardins comme nous pouvons en voir sans l’ai
68 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
143gée et qu’il ferait bien d’y renoncer. Si quelque drame se noue dans sa vie, malgré lui, il n’a de cesse qu’il n’en sorte au
144tres fatidiques qui sont le secret de millions de drames matrimoniaux, sexuels et psychiques : Mom. Philip Wylie, dans un livr
145iques, de conscience dans le mal et de plaisir au drame qui, chez nous, pervertit la vie sexuelle et [p. 131] l’élève au nive
69 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
146’organisation bien huilée, sans histoire, et sans drame. Il s’ensuit que le héros européen sera l’homme qui atteint, dramatiq
147ve de sa grandeur et de sa spiritualité. Voilà le drame. La personne, en effet, c’est en chacun de nous le conflit permanent
70 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
148ntithèse domine le siècle. Elle est son véritable drame. Toutes les autres pâlissent devant elle, sont secondaires ou illusoi
71 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
149 lui-même quand il accepte le dialogue, assume le drame, et les dépasse en créations : un acte, une œuvre, ou une institution
72 1951, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Un complot de protestants (novembre 1951)
150s et de reniflements, il se met à parler sur « le drame de sa vie ». Jeune homme épris et puritain, il a voulu disjoindre l’a
151se plutôt que la morale était le lieu de son vrai drame, et qu’il ne pouvait approcher la religion que dans ce drame. Ainsi,
152u’il ne pouvait approcher la religion que dans ce drame. Ainsi, devenir ou redevenir chrétien, ne pouvait signifier pour lui
73 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
153 un visage distinct. Soulignons maintenant que ce drame permanent entre le moi et le destin social, entre la personne libre e
74 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
154ingli. Ces figures symbolisent les trois actes du drame où se joua le sort de la Suisse moderne. [p. 34] Soldat, puis juge,
155et brûlé le lendemain. Sa fin tragique termina le drame shakespearien de la Renaissance helvétique. Affaiblie par ses luttes
75 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
156 s’est déroulée en une douzaine d’années comme un drame unique, intense, inexorablement motivé à chaque instant de son progrè
157rante-deux ans. Le seul événement extérieur de ce drame fut la rupture de ses fiançailles avec Régine Olsen, crise initiale q
158 et ces pseudonymes figuraient les personnes d’un drame dont lui seul détenait la clé. Ce ne [p. 4] fut qu’à la fin de sa vie
159 décisive qui devait le mener à la mort. Ainsi le drame de Kierkegaard fut typiquement celui d’une vocation. Toute son intrig
160appelons d’abord les traits les plus saillants du drame inventé par Shakespeare, ceux qui évoquent à première vue le drame vé
161 Shakespeare, ceux qui évoquent à première vue le drame vécu par Kierkegaard et nous suggèrent un parallèle possible. L’histo
162tel que nous le décrivent les premières scènes du drame de Shakespeare, et Kierkegaard tel qu’il se montre dans son premier o
163 étant donnés, la mission définie dès le début du drame, voyons maintenant le progrès de l’action. Il faut relever d’abord le
164e souffre pas, il a voulu prendre sur lui tout le drame, et il y a réussi, puisqu’il peut écrire, non sans amertume : « Elle
165nt à ce désastre… Mais venons-en au dénouement du drame. Un incident banal déclenche la catastrophe dans Hamlet : c’est un si
166t, chez Kierkegaard, l’équivalent de ce sommet du drame, ou de cette « chute » tragique ? Un incident minime, une simple phra
167ndice au livre dans lequel Kierkegaard raconte le drame de ses fiançailles. Il semble donc que le parallèle que j’ai risqué s
168che à Shakespeare de n’avoir pas fait d’Hamlet un drame religieux. Car, si les scrupules d’Hamlet ne sont pas d’ordre religie
169t intéressantes, mais alors il n’y aurait plus de drame, au sens technique et esthétique du terme. En effet, « dans l’ordre e
170nt et simplement la biographie de Kierkegaard. Le drame de Kierkegaard n’a pas été fictif. Il n’a pas été joué et ne saurait
171une conscience folle, pourrait-on dire), comme le drame pur d’une vocation chrétienne. Ici prend fin, ici « échoue sur l’exis
172it de découvrir le rôle qu’on devra jouer dans un drame infini, aussi vaste que l’histoire humaine, dont nul ne peut connaîtr
76 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
173gré leur conception de la politique, — avec leurs drames accidentels ou essentiels, avec leurs vertus et leurs vices, — c’est
174, par conséquent, dans une prise de conscience du drame présent et des désastres qu’il annonce, car seule l’inconscience géné
77 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
175 comptes s’adressant non seulement aux acteurs du drame (qui s’en moquent), mais encore aux intellectuels qui ont approuvé le
78 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
176s le sommes autrement. Car nous le sommes dans le drame, eux selon la magie. Nulle « sagesse » ne nous innocente ; au contrai
79 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
177 [p. 42] Chapitre II Où le drame se noue Née dans le petit peuple hébraïque, la révélation chrétienne
178ui les altèrent et qui les amplifient, ouvrent le drame occidental. Dans les relations et les tensions qu’ils instituent, dan
179 pas, il est là. Ainsi naît l’Occident : comme un drame, dont on peut contester après coup l’unité d’action, non le choc. [p
80 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
180rappelle qu’entre l’Idée et l’existence surgit le drame : « Tant que je vis, je vis dans la contradiction… » Cette descriptio
81 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
181 [p. 241] Chapitre X Le drame occidental Ce livre n’est sans doute qu’un signe, entre mille autres,
82 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (mars 1957)
182 Il y a la crise du neutralisme, provoquée par le drame de Budapest. Qu’est-ce, en somme, que le neutralisme ? Le contraire,
83 1957, Preuves, articles (1951–1968). L’échéance de septembre (septembre 1957)
183 marge du grand jeu. Ou disons plutôt que le vrai drame de la seconde moitié du xxᵉ siècle englobe celui de la Russie soviéti
184soviétique et le dépasse très largement. C’est le drame qui surgit de l’affrontement brutal du monde occidental, fauteur de l
185at de sentir ou même d’identifier les éléments du drame lorsqu’il éclate exemplairement dans un pays comme l’Algérie. Car c’e
186 Nous l’avons bien vu depuis deux ans à propos du drame algérien. Mais l’affaire a mûri, dans les esprits, tout en se détério
187ait été plus « colonialiste » que d’autres que le drame algérien s’est noué. Ce n’est pas une politique de gauche ou de droit
188ocratie, qui aurait pu modifier les données de ce drame. Ce n’est pas la France comme entité nationale et politique qui peut
189maines. L’Amérique saura-t-elle comprendre que le drame algérien l’intéresse vitalement, étant celui de l’aventure occidental
84 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un patriotisme de la terre (mars 1958)
190destin qui nous fascine, c’est sa personne, et le drame qui les met aux prises. Mais si le siècle qui vient retire à l’homme
191roit d’identité native, le sujet même de tous nos drames s’évanouira. Nos descendants « tranquillisés » et modifiés, ou devenu
85 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958)
192ur le régime fédéraliste (I) (août 1958) ao Le drame français Le mot-clé du débat qui s’instaure sur la nouvelle Constitut
193s-quatorziennes et de réflexes jacobins. Voilà le drame français. Et si l’on peut deviner que le chef du gouvernement n’est p
86 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Un essai de synthèse (mai 1958)
194hors des contradictions irréductibles qui font le drame et la grandeur de l’Occident. Convergence des méthodes Du point de
87 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
195mme mythique — on aura reconnu les personnages du drame, ces Tristan séparés d’une Iseut « interdite » par un Roi Marc, qui e
196lles introduisent un dialogue qui mène au cœur du drame de la passion : L’amour fraternel ? demande Agathe, comme si elle en
197faire Pasternak » dans son ensemble, j’entends le drame entre l’auteur, le peuple russe et le régime, drame préfiguré dans le
198ame entre l’auteur, le peuple russe et le régime, drame préfiguré dans le roman lui-même, que j’interprète comme une affaire
88 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
199 métamorphose, miroir, limite, sacrifice, chance, drame et tension, ne sont guère définis que par leurs rapports mutuels et t
200s », monde passif, féminin, sans conflits et sans drame, sans négation ni dialectique, monde « phallique » aussi, « mélange t
201 du Fils, de la Parole qui tranche et institue le drame, le monde ouvert par la tragédie grecque, par l’Évangile, monde du Di
202nables pour provoquer l’étincelle, la détente, le drame du rejaillissement d’une image, d’une idée survenant, d’un principe ;
203 magique, qui est le monde sans mesure d’avant le drame, d’avant l’idée et la Parole — et du monde collectif, qui est sa cont
89 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Carlo Curcio, Europa, Storia di un’idea (septembre 1959)
204. Il nous mène du mythe grec de l’Europe jusqu’au drame de la lutte actuelle pour notre union, à travers 27 siècles de pensée
90 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Note liminaire
205sens clinique) sur des personnes réelles, dont le drame vécu semble avoir épousé la formule dynamique de Don Juan et de Trist
91 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
206mme mythique — on aura reconnu les personnages du drame, ces Tristan séparés d’une Iseut « interdite » par un Roi Marc qui es
207lles introduisent un dialogue qui mène au cœur du drame de la passion : L’amour fraternel ? demanda Agathe, comme si elle en
208faire Pasternak » dans son ensemble, j’entends le drame entre l’auteur, le peuple russe et le régime, drame préfiguré dans le
209ame entre l’auteur, le peuple russe et le régime, drame préfiguré dans le roman lui-même, que j’interprète comme une affaire
92 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
210 s’est déroulée en une douzaine d’années comme un drame unique, intense, inexorablement motivé à chaque instant de son progrè
211rante-deux ans. Le seul événement extérieur de ce drame fut la rupture de ses fiançailles avec Régine Olsen, crise initiale q
212 et ces pseudonymes figuraient les personnes d’un drame dont lui seul détenait la clé. Ce ne fut qu’à la fin de sa vie qu’il
213décisive qui devait le mener à la mort. Ainsi, le drame de Kierkegaard fut typiquement celui d’une vocation. Toute son intrig
214appelons d’abord les traits les plus saillants du drame inventé par Shakespeare, ceux qui évoquent à première vue le drame vé
215 Shakespeare, ceux qui évoquent à première vue le drame vécu par Kierkegaard et nous suggèrent un parallèle possible. L’histo
216tel que nous le décrivent les premières scènes du drame de Shakespeare, et Kierkegaard tel qu’il se montre dans son premier o
217 étant donnés, la mission définie dès le début du drame, voyons maintenant le progrès de l’action. Il faut relever d’abord le
218e souffre pas, il a voulu prendre sur lui tout le drame, et il croit y avoir réussi, puisqu’il peut écrire, non sans amertume
219nt à ce désastre… Mais venons-en au dénouement du drame. Un incident banal déclenche la catastrophe dans Hamlet : [p. 91] c’e
220t, chez Kierkegaard, l’équivalent de ce sommet du drame, ou de cette « chute » tragique ? Un incident minime, une simple phra
221ndice au livre dans lequel Kierkegaard raconte le drame de ses fiançailles. Il semble donc que le parallèle que j’ai risqué s
222che à Shakespeare de n’avoir pas fait d’Hamlet un drame religieux. Car, si les scrupules d’Hamlet ne sont pas d’ordre religie
223t intéressantes, mais alors il n’y aurait plus de drame, au sens technique et esthétique du terme. En effet, « dans l’ordre e
224nt et simplement la biographie de Kierkegaard. Le drame de Kierkegaard n’a pas été fictif. Il n’a pas été joué et ne saurait
225une conscience folle, pourrait-on dire), comme le drame pur d’une vocation chrétienne. Ici prend fin, ici « échoue sur l’exis
226it de découvrir le rôle qu’on devra jouer dans un drame infini, aussi vaste que l’histoire humaine, dont nul ne peut connaîtr
93 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
227ans sa génialité : elle réinvente la structure du drame comme par une création de logique intrépide. Elle nous impose, par la
228 harmonie préétablie règne entre la musique et le drame parfait. » Nietzsche voit dans le mythe en général « le but réel de l
229ît le signalement des protagonistes invisibles du drame toujours latent qui vient de se déclarer. ⁂ Il fallait donc d’abord p
230ois, c’est sous la forme d’une alternative que le drame s’impose, qu’il est vécu, et que la morale formule ses exigences. Or,
231l’excitation toujours nouvelle. L’un cherchera le drame et l’autre la surprise. Que ce soit par dépit devant leur impuissance
232’excitation de la nouveauté, il la trouve dans le drame renouvelé d’une seule passion mais toujours plus intense, brûlant la
233 » de cette âme, et voici la névrose déclarée, le drame et l’éclatement du couple. Si au contraire l’âme résiste, elle sera d
94 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 5. Dialectique des mythes II. Les deux âmes d’André Gide
234ences et de reniflements, il se met à parler du « drame de sa vie ». Jeune homme, épris et puritain, il a voulu disjoindre l’
235 que la morale était le lieu [p. 167] de son vrai drame, et qu’il ne pouvait approcher la religion que dans ce drame. Ainsi,
236u’il ne pouvait approcher la religion que dans ce drame. Ainsi, devenir ou redevenir chrétien, ne pouvait signifier pour lui
237réalités de la chair, eussent au moins prévenu le drame du mariage blanc. Mais justement le mythe existe, le mythe est là, da
238 n’aime pas, aimer celle qu’on ne désire pas : ce drame de la vie d’André Gide est celui d’une dissociation presque totale de
239e ? Incapable de révoquer les données mêmes de ce drame, cherchant son salut dans la fuite, il recourt au moyen d’Ulysse : — 
95 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
240 métamorphose, miroir, limite, sacrifice, chance, drame et tension, ne sont guère définis que par leurs rapports mutuels et t
241ds », monde passif, féminin, sans conflit et sans drame, sans négation ni dialectique, monde « phallique » aussi, « mélange t
242 du Fils, de la Parole qui tranche et institue le drame, le monde ouvert par la tragédie grecque, par l’Évangile, monde du Di
243nables pour provoquer l’étincelle, la détente, le drame du rejaillissement d’une image, d’une idée survenant, d’un principe ;
244 magique, qui est le monde sans mesure d’avant le drame, d’avant l’idée et la Parole — et du monde collectif, qui est sa cont
96 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
245hétypes. L’événement majeur, la scène capitale du drame de la personne ainsi constituée se produit à l’aube de la troisième n
246t personnelle. Le vrai moi est Ailleurs, mais son drame ici-bas. L’absolu, ou la négation du moi Les peuples des régions qu
247qui ont épuisé la coupe, ou la dédaignent. Pas de drame, encore moins de tragique, et surtout pas de tout ou rien, mais d’inn
248ssociée et fondu dans le Soi : « Tu es Cela ». Le drame individuel est noyé dans le Tout. Mais le Tout est le contraire du dr
249yé dans le Tout. Mais le Tout est le contraire du drame. Tous les risques d’erreur sont liés à notre amour ; et plus l’amour
250, au duel de l’Un et du Multiple est substitué le drame de l’Un et des uniques [p. 244] — à l’anéantissement final dans l’un
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
251ère apparition, abandonné et désarmé, à la fin du drame. L’événement que prédit le Songe est donc purement historique, non my
252p. 22] Entre le mythe primitif et la réalité — le drame de l’Europe dans l’histoire — ces poètes ont mis toute la distance qu
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
253national. [p. 56] Comment se situe Dante dans ce drame ? Pour lui, le Pape est la source unique de l’autorité, la neuvième s
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
254me d’un droit des gens (jus gentium), à partir du drame des colonies : Francisco de Vitoria. L’unité du genre humain — idée m
100 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
255l’ensemble [p. 168] Europe dans le monde. Hors du drame de Paris, on les distingue mieux. Les plans d’union de l’Anglais Bent