1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1es », la logique, dernier agent de liaison de nos esprits, va périr. C’est du moins ce que proclame M. Breton en un manifeste d
2t, — on sait ce que c’est que la « liberté » d’un esprit pur de tout finalisme ! Surréalisme S.A., entreprise pour l’exploitat
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
3 disons-le tout de suite, renseignent mieux sur l’esprit occidental que sur l’oriental, en sorte que cette enquête rejoint par
4e définit encore : « … tout ce qui est opposé à l’esprit occidental, tout ce qui peut servir d’antidote à sa fièvre et à sa lo
5lusions tirées de points de vue semblables, qu’un esprit analytique et organisateur d’occidental se perdra ici dans un ensembl
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
69) j M. Valéry Larbaud est vraiment un étonnant esprit. Pour présenter au public français cette œuvre « d’importance europée
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
7s idées et des doctrines, et qu’il n’existe pas d’esprit du siècle, hors un certain « confusionnisme ». Mais sous les [p. 313]
8quel genre de sophismes conduit ce mouvement de l’esprit qui n’utilise une borne que pour sauter plus loin. Ainsi, c’est par h
5 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cocteau, Rappel à l’ordre (mai 1926)
9nvergent sur une machine luisante et tournante. L’esprit de Cocteau est une arme admirable de précision, d’élégance mécanique
6 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
10trophe menaçante pour n’avoir pas été animée de l’esprit de géométrie… Elle use et conduit lentement l’usure des milliers d’êt
11 ville est une image puissante qui actionne notre esprit » après avoir été créée par lui, — comme la poésie. C’est ainsi que l
12 mieux que des dictateurs : des Architectes, de l’esprit et de la matière. Si Le Corbusier réalise son plan, ce sera plus fort
13ls formidables des ensembles soumis aux lois de l’esprit et de la vie sociale, non plus à un opportunisme anarchique. Tirer de
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
14longue fidélité aux taureaux braves et simplets d’esprit ! Qu’ils paissent éternellement dans les prairies célestes, pour avoi
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
15fit de ce « mythe cohérent » vers quoi tend notre esprit. La passion apparaît dans notre ordre social « comme une adroite fêlu
16uit : c’est bien plutôt une unité supérieure de l’esprit humain que nous découvrons, et qui nous permettra de juger à notre to
9 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
17saire — provisoirement — que satisfaisante pour l’esprit. C’est ainsi que nous trompant nous-mêmes, sous le prétexte toujours
18e — ce qu’il y a de déplaisant dans l’effort d’un esprit pour se dégager de confusions aussi perfides et si profondément mêlée
19pur que je décris : c’est un élan freiné dans mon esprit, c’est le frein lui-même, bientôt — par un mouvement normal de l’atte
20s un pli de ta lèvre, un peu sceptique, quand mon esprit partait dans le rêve d’un idéal de fortune, idole naïve de ma jeune a
10 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
21que l’on juge au nom d’une science ou au nom de l’esprit. « Pour moi qui aime plus que tout la poésie, écrit Jaloux, aussitôt
11 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
22éon Bopp, c’est le combat d’un tempérament avec l’esprit de géométrie. Un scientisme assez insolent et les joyeuses révoltes d
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
23statation machinale ne correspond à rien dans mon esprit. Peut-être que j’ai perdu la notion du temps. Je ne me souviens plus
13 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
24t morale qui protège votre paresse à concevoir en esprit. Ces trois mots vous ont délivré du plus absurde malaise, et vous ral
25des et de faciles tricheries 8 — qu’ait connue l’esprit humain. Sens de l’Absolu, sens de la pureté ou fanatisme de l’esprit.
26 de l’Absolu, sens de la pureté ou fanatisme de l’esprit. Jusqu’au-boutisme désespéré. « Il s’agit de rendre impraticables que
27bres. Avec la poésie contre vos principes. Avec l’esprit contre votre raison. Et avec Aragon lorsqu’il vous crie : « À bas le
28les quelques centaines (?) d’individus pour qui l’esprit est la seule réalité. C’est pourquoi nous ne pourrons plus séparer du
29uoi nous ne pourrons plus séparer du concept de l’esprit celui de Révolution. Et j’entends ce mot dans son sens le plus vaste.
30s. Quand on a entrepris la Révolution au nom de l’esprit, on ne va pas s’acoquiner avec des gens qui ont fait, il y a 10 ans,
31nt dit blanc ? Pensez-vous [p. 141] combattre cet esprit « bien français » qui s’associe à tant d’objets de votre mépris, en p
32 des valeurs de passion. Balayez ces douanes de l’esprit, proclamez le grand Libre-Échange, voici déjà s’avancer des prodiges
14 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
33 un long adieu et le corps se fige à mesure que l’esprit s’établit sur ses positions. Or donc, j’avais vingt ans. Je vivais ch
15 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
34s tant, n’est-ce pas, à poursuivre une quête de l’esprit. Et vous savez ce qu’elle nous vaut : les mépris, les haines douloure
16 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
35e mécanique sévère et dénuée de tout secours de l’Esprit. Mais un jour viendra où les hommes se révolteront contre le joug atr
17 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
36désert d’une époque déjà presque abandonnée par l’Esprit. À l’heure de toucher aux buts que sa civilisation poursuit depuis pr
37M. Cambon, dans sa préface, égale aux plus grands esprits de tous les temps. On me dira que Ford a mieux à faire que de philoso
38temps ait prononcé définitivement le divorce de l’esprit et de l’action. III. Le fordisme contre l’Esprit La formidable erre
39sprit et de l’action. III. Le fordisme contre l’Esprit La formidable erreur de la bourgeoisie moderne c’est de croire que le
40 grave : celle qu’on ne peut faire qu’au nom de l’Esprit et de ses exigences. Mais le « rien de nouveau sous le soleil » derri
41 complicité avec un état de choses funeste pour l’Esprit. Si l’Esprit nous abandonne, c’est que nous avons voulu tenter sans l
42vec un état de choses funeste pour l’Esprit. Si l’Esprit nous abandonne, c’est que nous avons voulu tenter sans lui une aventu
43 la civilisation de son but véritable : aller à l’Esprit, y conduire les peuples. Ainsi, détournant de l’essentiel une grande
44e part des forces humaines, il travaille contre l’Esprit. Rien n’est gratuit. Nous payons notre passion de posséder la matière
45 seule possession véritable, la connaissance de l’Esprit. C’est déjà un fait d’expérience. Et qui n’en pourrait citer un exemp
46e d’affaires à l’américaine tient les choses de l’Esprit. Dans le cas le plus favorable, « il se passera bien de cette littéra
47ois qu’on a compris à quel point le fordisme et l’Esprit sont incompatibles, le monde moderne impose ce dilemme : « en être »
48t s’abrutir spirituellement — ou se soumettre à l’Esprit, et tomber presque fatalement dans un anarchisme stérile. 1° Accepter
49fort matériel l’a laissé oublier les valeurs de l’esprit au point qu’il n’éprouve plus même cette carence ; seulement, peu à p
50 la technique a révélé des exigences telles que l’Esprit ne peut les supporter. Il abandonne donc la place, mais c’est pourtan
51i nous la firent désirer. [p. 201] 2° Accepter l’esprit, et ses conditions. Je dis que les êtres encore doués de quelque sens
52mes dans un monde fordisé, des anarchistes. Car l’Esprit n’est pas un luxe, n’est pas une faculté destinée à amuser nos moment
53on pourrait appeler les classes privilégiées de l’esprit : fortunes oisives ou misères sans espoir. On en rencontre encore par
54 de la vie moderne. Le triomphe de Ford réduira l’Esprit à devenir l’apanage d’une sorte de franc-maçonnerie de quelques centa
18 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
55te. Madame Bibesco y montre beaucoup de liberté d’esprit, une pénétration de jugement et une ironie assez amère qui étonnent d
19 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Naville, La Révolution et les intellectuels (novembre 1928)
56onnant à cela dans une époque où les valeurs de l’esprit sont en pratique universellement méprisées. Mais les surréalistes ont
57leur responsabilité là-dedans ; leur défense de l’esprit s’est bornée jusqu’ici à une rhétorique très brillante contre un état
58vaient le courage de se soumettre au concret de l’esprit, ils comprendraient que le « service dans le temple » s’accommode mal
20 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
59t attentat à l’intégrité humaine qu’est en fait l’esprit démocratique. Là-dessus, ces messieurs se lamentent, la jeunesse d’au
21 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
60suite ». Nous étions marqués par Numa Droz, par l’esprit petit-bourgeois, qui est une [p. 16] généralisation de l’avarice, et
61ins ceux-ci lui laissèrent-ils assez de verdeur d’esprit pour qu’il pût se dégager de leur empire. Mais on avait brisé en nous
62res, c’était le rêve raisonnablement organisé des esprits moyens, prosaïques et rassis qui tiennent aujourd’hui les charges de
63us tôt découvert et nommé cet asservissement de l’esprit et ces mythes stériles, que je les rendis responsables de ma perte de
22 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
64e sociale, de la petite bourgeoisie. Est-ce que l’esprit [p. 20] petit-bourgeois qui imprègne l’enseignement primaire constitu
65importe quelle autre classe de la société. Mais l’esprit petit-bourgeois pris abstraitement et tel qu’il se manifeste dans l’é
23 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
66s, qui défendez de parti pris ce que j’attaque. L’esprit d’équité, avec son préjugé pacifiste n’est pas toujours l’esprit de v
67, avec son préjugé pacifiste n’est pas toujours l’esprit de vérité, il s’en faut. Or je ne suis pas de ceux qui subordonnent l
68t, de manière à prévenir toute concentration de l’esprit. b) plan d’études. On a divisé l’enseignement en branches bien distin
69ité des besoins ; enfin des rythmes naturels de l’esprit humain, qu’il se trouve que le Créateur n’a point accordés à l’actuel
70uoi vous plaignez-vous, vous ? — Mais on fausse l’esprit de ces enfants… — Mais on nous paye, et ils n’en meurent pas. [p. 2
71es examens. « Les examens faussent complètement l’esprit de l’enseignement », lit-on jusque sous la plume de divers maîtres pr
72s d’enseigner qu’il s’agit, mais de soumettre les esprits au contrôle de l’État, voyons donc, — n’avez-vous pas honte de vous f
73iendra plus tard socialisme ou morgue bourgeoise, esprit de parti, arrivisme et parlementarisme. La culture de l’esprit démocr
74ti, arrivisme et parlementarisme. La culture de l’esprit démocratique telle qu’elle est comprise par les instituteurs — et ell
75oria montre une âme docile, un rassurant défaut d’esprit critique, tandis que Sylvie appartient manifestement à la race danger
24 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
76s profondément, on se glisse à l’intérieur de son esprit, là où s’élabore son invention ; on capte scientifiquement les source
25 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
77hé qui n’a pas de pardon, c’est le péché contre l’Esprit. Aujourd’hui qu’il suffit d’un peu de bon sens et d’information pour
78 ce qu’il y a de spécifiquement malfaisant dans l’esprit moderne. C’est sa façon à elle de répondre aux besoins de l’époque. P
79cole empoisonne les germes d’une renaissance de l’esprit dont elle devrait être la mère. Elle favorise le culte exclusif de l’
26 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
80a méthode est le tirage au flanc lucratif, dont l’esprit est la jalousie rancie armée de pédantisme, et je ne parle pas du déc
27 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
81de savoir si nous serons des hommes de chair et d’esprit, ou des pantins articulés. (Qui tiendra les ficelles, peu importe.) L
82e beau miracle d’une civilisation aux ordres de l’Esprit. Mais il faudrait que dès maintenant se constituent ces élites et cel
83oire et de [p. 60] géographie bien connus, pour l’esprit le plus dangereusement plat qui soit. (Il est plus que plat : il est
84er : des modèles de pensées. Un entraînement de l’esprit, au lieu d’une somme de connaissances mortes. Une technique spirituel
85l est un Yoga corporel, le Yoga est un drill de l’esprit. Je sais que ces deux mots sont bien dangereux et impopulaires. Tout
86 puissance. Et c’est pourquoi l’aristocratie de l’esprit est nécessaire au bien public. Certains proposent en rougissant de le
87ue dirons-nous ?… Par la force des choses et de l’Esprit, l’homme sera-t-il sauvé de sa folie démocratique ?   AREUSE, 26 déc
28 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Saisir (juin 1929)
88t, ce sont des perceptions de l’âme plus que de l’esprit ou des sens. « Reste immobile et sache attendre que ton cœur se détac
89, qui s’impose, qui apaise le vain débat de notre esprit : « Car l’on pense beaucoup trop haut, et cela fait un vacarme terrib
29 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
90 que plus pur. « Noms de clowns qui me viennent l’esprit : Julien Benda… », écrit Aragon. Et Daudet nous apprend que « le peti
30 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Souvenirs d’enfance et de jeunesse, par Philippe Godet (avril 1929)
91ut se permettre quelques malices, quelques jeux d’esprit ou de méchanceté, assuré que l’on est désormais d’être absous avec le
92 lyrisme quasi inexistant, mais bien y exciter un esprit critique fort alerte. Jugez-en à la façon dont il parle de « ses quel
93n ne se nourrissait vraiment que de petits mots d’esprit et de malices ? Noisettes et cornichons ? p. 199 t. « Souvenirs
31 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
94 ton grand-père et sont en scandale aux meilleurs esprits ? Voici que tu t’apprêtes visiblement à t’envoler, laissant des paren
32 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
95siègent notre condition humaine : la liberté de l’esprit et les lois de la matière. Pris entre une anarchie et une fatalité ég
96is-à-vis de la métaphysique. L’équilibre de notre esprit ne comporte pas l’égalité de droit de ces deux disciplines. Car la sc
97e peut trouver que des déterminismes. Soumettre l’esprit à ses méthodes, c’est en réalité le soumettre aux lois de l’ordre mat
98e-même cependant est tout occupée à minéraliser l’esprit. La tâche urgente d’un nouvel humanisme sera de nous dégager des fata
99 s’agit-il d’enrayer la science ? Non, mais que l’esprit qui l’a créée, la surpasse 7 . Seul un parti pris constant en faveur
100se 7 . Seul un parti pris constant en faveur de l’esprit peut maintenir l’équilibre de l’esprit et de la matière. L’humanisme
101aveur de l’esprit peut maintenir l’équilibre de l’esprit et de la matière. L’humanisme moderne sera ce parti pris, spiritualis
102d’autres facultés capables d’équilibrer en nous l’esprit de géométrie. J’imagine une méthode, une façon d’appréhender la vie,
103’en tant qu’il « passe l’homme » et participe, en esprit, d’un ordre transcendental. Un seul fut parfaitement Homme : c’était
33 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
104d Si vous avez la curiosité, mieux, le goût des esprits singuliers, si vous croyez que c’est par l’extrême pointe du singulie
105que c’est par l’extrême pointe du singulier que l’esprit pénètre dans la poésie, vous lirez Mes Propriétés. Il se peut que vou
34 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
106emble qu’ici M. Pierre-Quint, malgré la liberté d’esprit dont il témoigne en maint endroit, se soit laissé quelque peu impress
35 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
107trême-gauche, et sa revue Documentum (une sorte d’Esprit nouveau troublé de surréalisme), groupée autour de Louis Kassák, nett
36 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
108raire est celui qui passe toutes les mesures de l’esprit humain, parle aux dieux avec orgueil, et finit par succomber à son « 
37 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
109 car c’est l’ivresse 15 seulement qui permet à l’esprit de passer d’une forme dans d’autres, — et c’est même en ce passage qu
110 express. Mais je ne trouvais pas la pente de mon esprit, et tout en le parcourant avec une soif qui annonçait le désert, je t
38 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
111s là un défaut qui relève de la nature même d’u‌n esprit « critique » dans l’exercice de sa probité ? Défaut combien plus préc
112 exceptionnel de l’orientation dans le monde de l’esprit la sécurité de sa marche vers le centre d’une œuvre. La méthode de M.
39 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
113, je m’intéresse aux cravates, enfin, je sens mon esprit qui se dégrade assez rapidement et se dissout dans une sentimentalité
114e l’homme, cédant à l’évidence des choses ou de l’esprit, comprend enfin qu’il est perdu, il découvre la liberté. (Je pense à
40 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
115ique est décuplé par la valeur qu’il prend dans l’esprit des héros. Un jeune Français a décidé d’aller fouiller les temples en
116e sa portée ne saurait déborder un petit cercle d’esprits aventureux et atteints jusque dans leur goût de l’action par un intel
41 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
117orgueil n’a pas un caractère personnel, puisque l’Esprit dont M. Brunschvicg nous entretient n’est l’Esprit de personne. Je ré
118sprit dont M. Brunschvicg nous entretient n’est l’Esprit de personne. Je répondrai tout [p. 188] d’abord que c’est ou que cela
119p. 188] d’abord que c’est ou que cela veut être l’Esprit de tout le monde ; et nous savons depuis Platon ce que la démocratie
120 fait l’idéaliste se substitue inévitablement à l’Esprit — et cette fois nous avons affaire à quelqu’un. Mettons-le en présenc
121 il aura beau se recommander de la Raison ou de l’Esprit, nous resterons inquiets, d’autant que, s’il ne s’interdit nullement
122mme de 1930 ; et en même temps il se réclame d’un Esprit éternel qui cependant est né et dont on ne saurait prévoir les avatar
123e, par exemple, qui lui déclare nettement que son Esprit est un produit purement bourgeois, enfant du loisir économique, il lu
42 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
124e M. Baring, lui-même, manifeste cette tournure d’esprit au cours de ses romans. Le trait satirique, ailleurs presque impercep
125ssion ramène les mêmes arguments qui retiennent l’esprit à la périphérie des vérités religieuses, là où elles paraissent s’opp
43 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
126ne des œuvres principales de l’un des plus grands esprits du xixe siècle, du plus méconnu peut-être, en France tout au moins,
127 russe. Tous deux marchent de pair et aucun autre esprit du siècle ne les dépasse. On peut déplorer qu’une œuvre de cette env
128leur d’un signe. Kierkegaard sera pour beaucoup d’esprits en quête d’absolus, le maître que fut Nietzsche pour leurs aînés. Il
44 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
129ons, de planches hors-texte ? C’est un repos de l’esprit en même temps qu’une nourriture pour l’imagination. On goûtera les ci
45 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
130l’on accuse de malhonnêteté, caractère impérieux, esprit étroit, et qui défend avec violence contre les idées subversives de s
46 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
131iter à la barre d’un jugement dernier anticipé un esprit qui s’honore — on excusera le jeu de mots — d’être « non-prévenu ». M
132de paradoxes et de malentendus où il semble qu’un esprit de cette classe ne devrait pas supporter qu’on l’engage. Mais qu’est-
47 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
133roduit autochtone de la terre protestante et de l’esprit protestant. Ces intéressantes remarques, où l’on retrouve le goût de
48 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
134bsurdité qui se dégage de pareils faits lorsque l’esprit s’y attache et que l’amour ou la pitié essaient sur eux [p. 805] leur
135 le cœur s’accorde en dépit de tout, tandis que l’esprit demeure évasif et lucide devant les conditions que le monde lui propo
49 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
136t trop certain que le mot démesure désigne dans l’esprit d’un bourgeois cartésien [p. 16] quelque chose dont il convient de se
137stater combien exactement ces deux attitudes de l’esprit sont parallèles. Toutes deux ont leur origine dans un perpétuel et an
138que la taciturne réflexion romaine, la tournure d’esprit sentencieuse et synthétique de l’esprit hindou. Et cela n’est point t
139ournure d’esprit sentencieuse et synthétique de l’esprit hindou. Et cela n’est point trop théorique. Que l’on considère en eff
50 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
140mprends aujourd’hui le lien qui unissait dans mon esprit Vienne et Hoffmann : c’était le souvenir de Gérard de Nerval. Mais je
51 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
141trême-gauche, et sa revue Documentum (une sorte d’Esprit nouveau troublé de surréalisme), groupée autour de Louis Kassak, nett
142st [p. 97] l’ivresse 10 seulement qui permet à l’esprit de passer d’une forme dans d’autres, — et c’est même en ce passage qu
143 express. Mais je ne trouvais pas la pente de mon esprit, et tout en le parcourant avec une soif qui annonçait le désert, je t
52 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
144a plus grave — car il vécut dans ces marches de l’esprit humain qui confinent peut-être à l’Esprit et dont certains des plus p
145es de l’esprit humain qui confinent peut-être à l’Esprit et dont certains des plus purs d’entre nous ont voulu tenter le clima
146 Ou bien — la sagesse. » Mais le feu s’éteint — l’esprit souffle où il veut. Juin 1802 : au moment où meurt Diotima, Hölderlin
53 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
147 la vente des articles de sport et les joies de l’esprit. Quand le négoce installé au rez-de-chaussée de sa demeure patricienn
148e la médiocrité du monde. Le père Reinecke est un esprit « caustique » — il aime à me le répéter en français, —et je le verrai
149e de divagation. Les lisières sont des lieux de l’esprit où circulent des bêtes nées du rêve. Et l’Archer Vierge y court en va
150isement au vent. Ainsi se créent peu à peu dans l’esprit ces formes [p. 141] végétales, ces cheminements brisés et délicats d’
151ces symétries minérales qu’on instruisit dans nos esprits et qui nous laissent comme perclus au milieu des métamorphoses. Il s’
152clus au milieu des métamorphoses. Il s’agit que l’esprit et l’espace vivant, de nouveau se répondent, se conviennent et soient
153. Elle fraie [p. 142] des pistes délicates dans l’esprit de qui sait l’entendre, et celui-là peut-être, si plus tard il remont
154e vue central et médiateur entre les corps et les esprits. C’est en cela seulement que réside son originalité dans l’univers, s
155orat, de lenteur et d’une certaine puissance de l’esprit qui se concentre dans un désir ou dans un rêve. Le vin de Souabe gris
156 Promenades sous la pluie, à la tombée du jour. L’esprit patient et fort trouve son repos dans les figures qu’il engendre. Il
157ne introduction à la vie lente — celle que mène l’esprit humain parmi les formes désirables du [p. 163] monde, lorsqu’il veut
158Vraiment la rapidité ne saurait être le fait d’un esprit incarné, mais seulement de son imagination pervertie. Les effets de v
159atière abandonnée à sa manie de tomber. Dès que l’esprit entre dans le jeu, il provoque des lenteurs et des retards d’où naiss
160erait l’ère des Illuminés… L’extrême tension de l’esprit peut aboutir à des matérialisations, cependant que l’extrême tension
54 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
161la figuration la plus concrète de l’égarement des esprits au siècle dernier. Qui dit style d’abord dit sacrifice à une vue de l
162ui dit style d’abord dit sacrifice à une vue de l’esprit. Qui dit confort d’abord dit refus de tout style. Cette maison qui of
55 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
163, je m’intéresse aux cravates, enfin, je sens mon esprit qui se dégrade [p. 196] assez rapidement et se dissout dans une senti
164e l’homme, cédant à l’évidence des choses ou de l’esprit, comprend enfin qu’il est perdu, il découvre la liberté. Le goût de s
56 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
165s les méritons encore. Comme le disait un homme d’esprit, plus l’ancêtre dont on se réclame est éloigné, moins on a de chances
166rs faussetés et qu’ils se trouvent, aux yeux de l’esprit, le plus durement jugés. Était-ce affaiblissement de notre foi dans l
167octeurs, un fait prit corps, irréfutable : dans l’esprit du Français moyen, « protestant » devint synonyme de « moraliste ». É
168es fondements de notre foi pour récuser, dans « l’esprit protestant », tout ce qui rend inutile la grâce ? Il y va pourtant de
169r ailleurs flattait un penchant traditionnel de l’esprit français). Cela pouvait donner soit des œuvres d’analyse tendant à di
170bourgeoise et ces blasphématoires « hygiènes de l’esprit » dont les ravages ne prendront fin qu’au jour où nous aurons compris
57 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
171a vivacité n’y saurait tenir. Rien que des gens d’esprit médiocre, qui n’ont eu de pensée raisonnable qu’avec leur première se
172eint qu’en outrepassant les limites normales de l’esprit humain. La transcendance de Dieu est absolue, par rapport à notre pen
58 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
173p. 478] Penser dangereusement (juin 1932) o « L’esprit désintéressé est mort. » C’en est fait, les clercs ont trahi, et les
174sophique, c’est en vain que l’on chercherait un « esprit libre » selon le vœu de ce prêtre de l’abstentionnisme et du célibat
175n faveur des hommes, un acte, un combat. Fin de l’esprit désintéressé, cela signifierait pour les clercs, selon M. Benda, la f
176rait pour les clercs, selon M. Benda, la fin de l’esprit. Et pour nous, cela signifie : le renouveau, le sacrifice salutaire e
177choix des sujets abordés dans son livre montre un esprit averti [p. 480] des vraies valeurs de ce temps. Il réfute MM. Berl et
59 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
178t nécessaire ». Et qu’heureux sont les pauvres en esprit. ⁂ Notre but n’est pas d’imposer des idées, un système nouveau, plus
60 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
179doles, menaçantes. Et puis rester aux ordres de l’esprit. Nous n’avons pas à prendre d’assurances sur l’avenir. Nous n’avons p
61 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
180res. Peut-être voit-on mieux maintenant dans quel esprit Ramuz les pose, et que précisément c’est l’esprit de ces Signes. Auss
181esprit Ramuz les pose, et que précisément c’est l’esprit de ces Signes. Aussi serait-il bien insuffisant de dire d’une telle œ
62 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
182 comme chez l’autre, une révolution profonde de l’esprit dont procèdent à la fois le refus de la magie et le goût passionné de
183intenant, ce qui ne cesse de provoquer dans notre esprit l’étonnement du premier regard, c’est la similitude de forme, c’est-d
184conduisent réellement vers une plénitude, pour un esprit comme celui de Goethe. « On a peur que son feu ne le consume » écrit
185aladie, et la convalescence, ont éveillé dans son esprit les premières tentations créatrices. À l’origine de son œuvre, voici
186se produire que dans le plus profond silence de l’esprit, dans la région où seul accède celui qui sait préserver sa passion au
187 l’exercice sans frein des arts occultes laisse l’esprit de Faust béant sur le vide : « Moi qui me suis cru plus grand que le
188e nous sommes à l’Occident. » L’Occident, c’est l’Esprit incarné. L’incarnation entraîne des « conditions ». C’est la vision d
189e est peut-être le plus important qui se pose à l’esprit occidental, dès qu’il atteint les régions de haute tension où la seul
190la divergence des réalisations littéraires. « Bon esprit, prends garde ! Pas de partis de salut violents. Exerce-toi ». Objurg
191tésienne nous porte en des régions nouvelles de l’esprit où l’action redevient notre seul critère de cohérence. C’est dire que
63 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
192me général du livre. Il est inquiétant de voir un esprit de cette qualité, et qui certes veut être honnête, se complaire expre
64 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
193té. Des groupes tels que L’Ordre nouveau, Combat, Esprit, Plans, Réaction, par leur volonté proclamée de rupture, et plus enco
65 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
194 bases doctrinales exposées ici par des membres d’Esprit, de Combat, de L’Ordre nouveau ou de Réaction, pour n’être pas entièr
195 où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que l’esprit puisse agir sur les faits autrement que par une suite de coups de for
196’exprimaient des vues parfois proches de celles d’Esprit ou de Combat, il réduit l’aventure humaine à un déroulement indéfini
197emain, seront pour nous. L’Ordre nouveau, Combat, Esprit, travaillent dans la ligne des forces révolutionnaires profondes de l
198, je le crois, de L’Ordre nouveau, de Combat ou d’Esprit) c’est une violence spirituelle qui existe déjà au-delà des boulevers
66 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
199en vrac, un monde plus absurdement divers que nul esprit ne pouvait le concevoir. C’est l’expérience de la Renaissance, étendu
200erl, manifestes de groupements de jeunes tels que Esprit, Plans, L’Ordre nouveau, et tout récemment le « Cahier de revendicati
201nne sous ce titre significatif : « Les Mœurs et l’Esprit des nations 41 . » Et l’on pense au titre de cet [p. 139] album de p
202cteur m’aura compris — ce n’est plus de jeux de l’esprit, d’acrobaties de psychologues, de curiosités académiques ou de mandar
67 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
203rition. On leur répond qu’il y a prescription : l’Esprit n’est plus avec ceux qui ont intérêt à le défendre. L’Esprit n’est pl
204t plus avec ceux qui ont intérêt à le défendre. L’Esprit n’est plus avec ceux qui ont cru pouvoir l’utiliser. L’esprit n’est j
205 plus avec ceux qui ont cru pouvoir l’utiliser. L’esprit n’est jamais avec ceux qui le défendent 6 , mais peut-être avec ceux
206de la chair et du sang, mais le consentement de l’esprit à ce dérèglement 8  ». Et pourtant, nous n’avons jamais à dresser not
68 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
207» de ce siècle, de même que cette séparation de l’esprit et de la matière dénature et dégrade à la fois l’esprit et la matière
208 et de la matière dénature et dégrade à la fois l’esprit et la matière, et risque, à la limite, de les priver de toute raison
209moins efficaces d’ailleurs. ⁂ On a voulu mettre l’esprit au service du « minimum de vie » que n’importe quel animal s’assure à
210re, il n’y a plus alors que de l’absurdité pour l’esprit qui les confronte, il n’y a plus que du désordre et des souffrances p
211nateur, ou révolution La tâche restauratrice de l’esprit, dévolue à notre génération, apparaît maintenant évidente : remontant
69 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
212cherchons pas à avoir raison contre quelqu’un : l’esprit de vérité n’est à personne. Bien souvent, parmi nous, on répond mal a
70 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Pétrarque, par Charles-Albert Cingria (avril 1933)
213 678] peu bourrues, un peu précieuses, il jette l’esprit du lecteur dans le vif d’un sujet, et loin d’exploiter l’avantage de
214t la même précision savoureuse dans le rendu de l’esprit d’un texte, mais cela toujours grâce à des inventions poétiques jouan
71 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
215qu’on découvre, déconcertantes ; [p. 1002] puis l’esprit qui se met à douter, parce qu’il n’a plus d’application, l’esprit qui
216t à douter, parce qu’il n’a plus d’application, l’esprit qui prend peur. La guérison naîtra d’une résistance retrouvée 26 . Et
217e, et qui n’est sans doute que la méditation d’un esprit dépourvu de prises sensibles. C’est un état d’âme qui caractérise ass
72 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
218on. Survenant au moment précis de l’histoire où l’esprit doit entrer en force dans un monde abandonné depuis des siècles à l’o
219sible entre des objets. Communier est le fait des esprits créateurs, c’est un mode de contact qui leur est propre, tout de même
220tapes d’une retraite, prétendue stratégique, de l’esprit. Hegel met d’abord l’esprit au service de l’État ; puis Marx à celui
221due stratégique, de l’esprit. Hegel met d’abord l’esprit au service de l’État ; puis Marx à celui des « faits » et de la « mat
222enfermée ne comporte plus d’autre liberté, pour l’esprit de ses inventeurs, que celle du renoncement et du suicide. La plupart
223une simple accélération de chute. La trahison à l’esprit date peut-être de l’invention des lois économiques ; assurément, de l
224avec pitié les idéalistes qui parlent encore de l’esprit et de la personne. Ils repoussent tout ce qui suppose une « actualité
225sée : ils croient à l’Histoire. Ils veulent que l’esprit se perde dans l’époque collectiviste, afin de se retrouver plus tard,
226’est quelque chose comme… ce que nous appelions l’esprit, la réalité réelle. Ils sont tolérants et doux, non dépourvus de ce s
227itent d’idéalistes. En réalité, ils rêvent. Leurs esprits se perdent dans un songe dialectique radicalement inactuel. Ils pense
228a tristesse de la retraite et du désistement de l’esprit. Défaitisme, essentielle inactualité de la pensée, telles sont en déf
229stiques de l’intelligentsia communisante. Quand l’esprit ne croit plus à sa liberté créatrice, il n’en a plus (Berdiaev). Et d
230e libératrice dont la bourgeoisie l’a frustré : l’esprit de création, l’esprit de liberté. Et vous venez lui dire que ça n’exi
231bourgeoisie l’a frustré : l’esprit de création, l’esprit de liberté. Et vous venez lui dire que ça n’existe pas. À vous voir,
73 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
232eu, en ce domaine, de grandes trahisons. Ce mot d’esprit a couvert de douteuses marchandises, et l’activité spirituelle a pu p
233un niveau de fortune, d’une qualité de culture. L’esprit a fini par être conservateur. Trop ont un intérêt précis à confondre
234confondre l’ordre véritable avec le statu quo. L’esprit n’est pas non plus pour nous cette forteresse protégée, qui ne risque
235 spiritualiste ».   III. — Nous ne disons pas : « Esprit ! Esprit ! » Nous disons « spirituel ». Cet adjectif qualifie l’acte
236liste ».   III. — Nous ne disons pas : « Esprit ! Esprit ! » Nous disons « spirituel ». Cet adjectif qualifie l’acte personnel
237ntre le ressort spirituel de L’Ordre nouveau et l’esprit bourgeois ou libéral. Aucune confusion non plus, entre le spirituel c
238origine, non pas à la fin.   VI. — On a dit que l’esprit est hors de pouvoir sur les choses. C’est juste, si l’on confond « l’
239 sur les choses. C’est juste, si l’on confond « l’esprit » avec l’intellectualité libérale, ou l’intelligentsia, ou la religio
240le risque personnel et la violence créatrice. Cet esprit-là, cet « esprit pur » n’est, en réalité, que la dégradation d’un spi
241el et la violence créatrice. Cet esprit-là, cet « esprit pur » n’est, en réalité, que la dégradation d’un spirituel qui n’a pa
242oulu s’accomplir dans l’actualité concrète. Que l’esprit pur et les purs esprits aillent rejoindre l’acte gratuit et le clerc-
243’actualité concrète. Que l’esprit pur et les purs esprits aillent rejoindre l’acte gratuit et le clerc-qui-ne-trahit-pas, dans
74 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
244e tardèrent pas à trouver dans la forme même de l’esprit créateur de systèmes. Depuis lors on nous parle du créé et du créant.
245mène sans cesse à l’état de pauvreté (pauvreté en esprit, absence de toute assurance extérieure, dénuement, vision absolument
246stante à l’heure actuelle est de dégager, dans un esprit de libre recherche et de respect pour le passé, les invariants chréti
75 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
247entreprise, faire appel à toute la rigueur d’un « esprit » par essence impondérable et volatil ? Dirait-on pas qu’ils s’imagin
76 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
248tuelle qui favorise la dissociation de l’homme en esprit et en corps irresponsables l’un de l’autre. La bourgeoisie libérale n
249e. La bourgeoisie libérale ne sait plus honorer l’esprit qui fit sa force. Elle cherche à compenser par un praticisme tardif l
77 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
250ent ils nous ont mis en garde contre un « certain esprit simpliste », qui est, au vrai, l’esprit de décision et d’engagement c
251« certain esprit simpliste », qui est, au vrai, l’esprit de décision et d’engagement concret dont nous avons le plus besoin. C
252sposent de nos vies. Sans eux, la préparation des esprits qui prélude à toute guerre moderne bien comprise serait impossible. S
253du que cette description a pu faire naître dans l’esprit de quelques-uns. Je sais que le bon ton, dans certains milieux bien-p
254vaut-elle ? Le premier exemple qui vous vient à l’esprit, lorsqu’on vous dit que désormais « tout se tient » dans le monde, c’
78 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
255revêtent par là-même une espèce de… régularité. L’Esprit souffle où il veut, c’est vrai. Mais la vocation est avant tout incar
256 Mais la vocation est avant tout incarnation de l’Esprit. Et l’incarnation est soumise aux nécessités de la « chair », qui ne
257— Les personnalistes se réclament volontiers de l’esprit. Ils revendiquent la primauté du spirituel, reprenant l’expression la
258que les personnalistes puissent se targuer d’un « esprit » aussi rigoureusement administré et contrôlé. Je crains alors que le
259dministré et contrôlé. Je crains alors que leur « esprit » ne soit qu’une forme de l’esprit bourgeois, une dernière survivance
260ors que leur « esprit » ne soit qu’une forme de l’esprit bourgeois, une dernière survivance du spiritualisme, de la « belle âm
261pocrisie de la classe possédante. Ils célèbrent l’esprit pour endormir le peuple, et, pendant ce temps, ils l’exploitent jusqu
262qu’aux moelles ! Réponse. — Je ne crois pas à un esprit organisé par le soin des hommes. L’Esprit souffle où il veut, nul ne
263as à un esprit organisé par le soin des hommes. L’Esprit souffle où il veut, nul ne sait où il va. Mais c’est Dieu qui nous di
264ations. En fait, l’homme naturel ne connaît pas l’Esprit, le seul auquel je croie, qui est le Saint-Esprit. L’homme naturel ne
265et l’intelligence que le corps et les passions. L’Esprit auquel je crois est justement celui que l’homme ne peut connaître, si
266e peut connaître, sinon en lui obéissant. C’est l’Esprit qu’il ne peut connaître que [p. 61] lorsqu’il en reçoit un ordre, une
267, une vocation, et qu’il exécute cet ordre 13 . L’Esprit souffle où il veut. Mais lorsqu’il parle à l’un de nous, et que celui
268se, on peut voir quelque chose. Je dis donc que l’Esprit n’est rien d’autre pour nous qu’un acte, et un acte d’obéissance. Cet
269lle, mais sur le pouvoir créateur, ordonnateur. L’Esprit dont nous parlons n’est pas une espèce de fluide très subtil, d’autan
270ècle a fait une véritable inflation. Mais c’est l’Esprit qui vient s’incarner parmi nous. L’Esprit est autorité, disait Rimbau
271c’est l’Esprit qui vient s’incarner parmi nous. L’Esprit est autorité, disait Rimbaud. Ou il n’est rien. p. 54 11. Littré
79 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
272uées mais réellement agissantes qui définissent l’esprit bourgeois, et que le marxisme n’a fait que formuler brutalement et sy
273térêt à revendiquer à leur tour les droits de « l’esprit ». Tel étant, à peu près, l’état de la question, je voudrais maintena
274 tyrannique, entièrement livrée à la nécessité. L’esprit est d’abord jeu, liberté, création imprévue. Mais cette évasion hors
275ourrait être qu’une réédition standardisée de « l’esprit » bourgeois — dont justement nous étions reconnaissants à Karl Marx d
276se et rationaliste entre la pensée et l’action, l’esprit et la matière. Il évoque une position théologique. Il évoque un certa
277ral et comme tous les moralismes) [p. 74] que l’« esprit » et la « liberté » sont au terme de l’effort humain. Or, je crois, a
278liberté ne sortira jamais de son effort, ni aucun esprit. À moins qu’un Dieu transcendant ne les y introduise. On peut dire, s
279lles, et qui l’ont exploité. (Mais d’où vient cet esprit d’exploitation ?) Ils pensent que cet homme dégradé sera sauvé plus t
280ujours. Mais la primauté éternelle appartient à l’Esprit qui agit dans l’instant bouleversant de la foi, comme il agit à l’Ori
80 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
281idoles menaçantes. Et puis rester aux ordres de l’esprit. Nous n’avons pas à prendre d’assurances sur l’avenir. Nous n’avons p
81 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
282t menacées, à ces particuliers qui parlent de l’« esprit » comme si son existence dépendait de la leur ? Ils ne respectent que
82 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
283rition. On leur répond qu’il y a prescription : l’Esprit n’est plus avec ceux qui ont intérêt à le défendre. L’Esprit n’est pl
284t plus avec ceux qui ont intérêt à le défendre. L’Esprit n’est plus avec ceux qui ont cru pouvoir l’utiliser. L’esprit n’est j
285 plus avec ceux qui ont cru pouvoir l’utiliser. L’esprit n’est jamais avec ceux qui le défendent 29 , mais peut-être avec ceux
286de la chair et du sang, mais le consentement de l’esprit à ce dérèglement. » 31 Et pourtant, nous n’avons jamais à dresser n
83 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
287tellectuels se déchaînent : déjà la nervosité des esprits est telle qu’il est presque impossible d’envisager froidement la natu
288, et c’est très bien. Il peut aussi distraire les esprits, détourner l’attention des faits réels, et couvrir ainsi la naissance
289ique, c’est l’Église confessante qui s’oppose à l’esprit unitaire et qui sauvegarde le principe fédéraliste. Dans l’ordre poli
84 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
290ti, saboté. Des groupes tels que L’Ordre nouveau, Esprit, Plans, Réaction, par leur volonté proclamée de rupture, et plus enco
291 bases doctrinales exposées ici par des membres d’Esprit [p. 147] ou de L’Ordre nouveau, pour n’être pas entièrement originale
292 où l’acte peut s’y insérer. Comment croire que l’esprit puisse agir sur les faits autrement que par une suite de coups de for
293faits, demain, seront pour nous. L’Ordre nouveau, Esprit, travaillent dans la ligne des forces révolutionnaires profondes de l
85 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
294i, la revendication égalitaire, qui devait dans l’esprit des théoriciens supprimer les conflits en supprimant les différences,
86 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
295e, mais elle n’existe pas et c’est à cause de l’« esprit ». C’est donc par les facteurs spirituels qu’il nous faut commencer l
87 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
296es Guise, dans la Ligue. Plus tard, c’est ce même esprit qui obtiendra que Louis XIV révoque l’Édit de Nantes, au nom du mot d
297rogène quant à la [p. 212] forme, sinon quant à l’esprit, se dresse le bloc des trois états totalitaires — que menace de rejoi
298ement soutenables dans l’abstrait. Je considère l’esprit totalitaire comme une menace terrible pour notre civilisation et plus
299éfendre — surtout quand il s’agit des choses de l’esprit — c’est de connaître l’adversaire afin de reconnaître et de tuer les
300social. L’homme étant totalement engagé, corps et esprit, dans les rouages de l’État, et cet État ne reconnaissant plus aucune
301 sera toujours l’adversaire le plus efficace de l’esprit totalitaire. Déjà, beaucoup d’entre nous ont repris au sérieux la thé
302ines revendications conformes au Décalogue et à l’esprit de l’Évangile. Tout cela doit rester « occasionnel », mais dans le se
303rale. Nous, de même, reprenons le combat contre l’esprit collectiviste, mais aussi et d’abord contre les déviations humanistes
88 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
304» de ce siècle, de même que cette séparation de l’esprit et de la matière dénature et dégrade à la fois l’esprit et la matière
305 et de la matière dénature et dégrade à la fois l’esprit et la matière, et risque, à la limite, de les priver de toute raison
306i moins efficaces d’ailleurs. On a voulu mettre l’esprit au service du « minimum de vie » que n’importe quel animal s’assure à
307re, il n’y a plus alors que de l’absurdité pour l’esprit qui les confronte, il n’y a plus que du désordre et des souffrances p
308nateur, ou révolution La tâche restauratrice de l’esprit, dévolue à notre génération, apparaît maintenant évidente : remontant
89 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
309ique, c’est la carence du socialisme véritable. L’esprit parlementaire a détourné la tradition du socialisme français de ses b
310doctrines économiques et sociales développées par Esprit et surtout par L’Ordre nouveau auraient conquis déjà d’innombrables a
311roupe : « Nous préférons encore les marxistes ! » Esprit, de même, se voit qualifié de fasciste par les gauches, et de bolchev
312ux groupes de tête du mouvement restent à ce jour Esprit et L’Ordre nouveau. Cherchons à voir d’abord ce qui les unit en princ
313formes partielles ; affirmation enfin d’un nouvel esprit communautaire, fondé non pas sur une mystique de race, de classe ou d
314des luttes périmées et de polémiques malhonnêtes, Esprit et L’Ordre nouveau [p. 243] affirment la nécessité de s’attaquer au p
315, nous retrouvons cette affirmation dans la revue Esprit. S’agit-il là, encore, du spirituel comme acte ? Certes, Emmanuel Mou
316i dite. « Ce ne sont pas ceux qui [p. 245] disent Esprit ! Esprit !… » Mais tandis que L’Ordre nouveau évitait l’emploi fort é
317 Ce ne sont pas ceux qui [p. 245] disent Esprit ! Esprit !… » Mais tandis que L’Ordre nouveau évitait l’emploi fort équivoque
318re nouveau évitait l’emploi fort équivoque du mot Esprit, pour y substituer l’adjectif « spirituel » qualifiant l’acte personn
319ance est capitale —, il est incontestable que l’« esprit » d’Esprit est d’inspiration spécifiquement chrétienne. La revue a d’
320pitale —, il est incontestable que l’« esprit » d’Esprit est d’inspiration spécifiquement chrétienne. La revue a d’ailleurs fr
321aine telle que la déterminent le capitalisme et l’esprit bourgeois, — le lieu enfin d’un ambitieux effort de reconstruction cu
90 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
322mme qui connaisse la langue des pays voisins et l’esprit de leurs institutions. Mais ceux qui veulent des techniciens, des ing
323s appuis matériels, et d’élan vers des buts que l’esprit imagine. La politique véritable, de même que toute conduite personnel
324ommunistes des hommes qui veulent la liberté de l’esprit. Les grandes politiques naissent de grandes visions, d’utopies créatr
91 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — v. Trop d’irresponsables s’engagent ! (Responsabilité des intellectuels)
325sponsables, ils étaient au moins en accord avec l’esprit général de l’époque : intelligence d’un côté, action de l’autre, et s
326nt repoussée, et que les dettes contractées par l’esprit ne laissaient même plus espérer une possibilité de concordat. Déjà le
327glaient les comptes. « Lorsque j’entends parler d’esprit, je dégaine mon revolver », disait un officier nazi. Les staliniens f
92 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
328ent ils nous ont mis en garde contre un « certain esprit simpliste », qui est, au vrai, l’esprit de décision et d’engagement c
329« certain esprit simpliste », qui est, au vrai, l’esprit de décision et d’engagement concret dont nous avons le plus besoin. C
330sposent de nos vies. Sans eux, la préparation des esprits qui prélude à toute guerre moderne bien comprise serait impossible. S
331du que cette description a pu faire naître dans l’esprit de quelques-uns. Je sais que le bon ton, dans certains milieux bien-p
332vaut-elle ? Le premier exemple qui vous vient à l’esprit, lorsqu’on vous dit que désormais « tout se tient » dans le monde, c’
333ionnaires de France et de Belgique, dans la revue Esprit, et surtout dans les cercles de L’Ordre nouveau. Qu’est-ce que la per
93 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
334a méfiance des éditeurs à l’endroit des meilleurs esprits. À qui faut-il s’en prendre ? Aux critiques d’abord, et, en particuli
335n de marquer, pour finir, que cette critique de l’esprit bourgeois englobe également le socialisme humanitaire et le marxisme,
94 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
336s complète solitude qu’ait jamais connue un grand esprit. Un an plus tard, épuisé par la lutte, il tomba dans la rue. On le tr
337russe. Tous deux marchent de pair, et aucun autre esprit du siècle ne les dépasse. p. 602 s. « Notice biographique », Fo
95 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
338sité de Kierkegaard (août 1934) t On appelle l’esprit… De quoi se plaint l’intelligence ? Si l’on en croit les écrits les p
339 est plus précieux que le petit : Que la vie de l’esprit n’est possible que si l’on a d’abord assuré l’autre vie, la vie des c
340plus hardis parlent déjà de rendre sa place à « l’esprit »… Mais, quel esprit ? Et qui l’a laissé perdre ? Et que va-t-on lui
341éjà de rendre sa place à « l’esprit »… Mais, quel esprit ? Et qui l’a laissé perdre ? Et que va-t-on lui sacrifier ? Supposez
342 plus grand que la foule anonyme, que la vie de l’esprit n’est possible que si l’on a d’abord renoncé à l’autre vie ; que les
343 lui, de ce héros, n’est-ce pas, des valeurs de l’esprit que justement l’on fait profession de défendre ? La biographie de Kie
344ant est qu’ils s’y abandonnent. Qu’est-ce que l’esprit ? Donc, on nous parle de sauver l’esprit. Qu’est-ce que l’esprit ? « 
345ce que l’esprit ? Donc, on nous parle de sauver l’esprit. Qu’est-ce que l’esprit ? « L’esprit, dit Kierkegaard, c’est la puiss
346on nous parle de sauver l’esprit. Qu’est-ce que l’esprit ? « L’esprit, dit Kierkegaard, c’est la puissance que le savoir d’un
347 de sauver l’esprit. Qu’est-ce que l’esprit ? « L’esprit, dit Kierkegaard, c’est la puissance que le savoir d’un homme exerce
348nc pas si pressés de défendre les « droits » de l’esprit : ce n’est pas une distinction. Et lequel d’entre nous peut dire qu’i
349la que revendiquent les défenseurs du primat de l’esprit ? L’esprit est drame, attaque et risque. Et l’on peut douter qu’ils y
350ndiquent les défenseurs du primat de l’esprit ? L’esprit est drame, attaque et risque. Et l’on peut douter qu’ils y [p. 608] c
351s aime… Si l’on voulait vraiment un champion de l’esprit, on ferait bien d’aller le prendre parmi ceux-là pour qui l’esprit n’
352 bien d’aller le prendre parmi ceux-là pour qui l’esprit n’a pas à se défendre, mais bien à témoigner de son incarnation ; on
353nation ; on ferait bien d’aller à ceux pour qui l’esprit n’est pas une espèce de confort, mais une aventure absolue et comme u
354est la nouvelle grandeur, la nouvelle mesure de l’esprit. Nous irons donc à ce grand solitaire, à ce témoin extrême et décisif
355t d’y semer nos faux-dieux, ont réveillé quelques esprits, dont témoigne la renaissance, ou pour mieux dire, la découverte, par
356scandale de cette mort qui définit le destin de l’esprit parmi nous ? Si l’Opinion Publique a tué Kierkegaard, elle n’a pas eu
357s du grand visage de Kierkegaard, il me vient à l’esprit une image dont le burlesque n’aurait pas déplu à l’humeur shakespeari
358 le « monde chrétien », celui qui se réclame de l’esprit, ou qui fait profession de l’appeler. « Le Nouveau Testament ressembl
359i de ce « croyant » qui tremble pour le sort de l’esprit dans le monde, et pour son sort dans le monde sans esprit, exactement
360ans le monde, et pour son sort dans le monde sans esprit, exactement comme si l’Esprit n’existait pas ! Serons-nous des témoin
361 dans le monde sans esprit, exactement comme si l’Esprit n’existait pas ! Serons-nous des témoins ou des espions craintifs ? A
362s faux dieux pour nous ? Appelons-nous vraiment l’esprit ? Mais non, nous appelons le « règne de l’esprit », c’est bien moins
363’esprit ? Mais non, nous appelons le « règne de l’esprit », c’est bien moins dangereux ; tous en seront… « Deux questions — di
364stions — dit encore Kierkegaard — témoignent de l’esprit : 1) Ce qu’on nous prêche, est-ce possible ? 2) Puis-je le faire ? De
365ire ? Deux questions témoignent de l’absence de l’esprit : 1) Est-ce réel ? 2) Mon voisin Christofersen l’a-t-il fait ? l’a-t-
366urs la dernière question. Nous ne croyons pas à l’esprit, nous préférons ne pas scandaliser ; nous croyons réellement à l’opin
367son rire n’est rien que la douleur du témoin de l’Esprit au milieu de la foule. L’originalité Qu’entend-il par ce mot d’orig
368l’a créé, s’oppose à la transformation que veut l’Esprit, s’oppose à l’Ordre. « Ne vous conformez pas à ce siècle présent, mai
369utre révolution créatrice. Et tous nos appels à l’esprit, s’ils ne sont pas ce retour au Réel, ne sont que poursuite du vent,
370lus évidemment actuel. Hegel a tout objectivé : l’esprit, l’histoire, la dialectique, finalement, l’homme lui-même à ses propr
371st-il pas la voix même de cette Âme du monde, cet Esprit de la Forme qui se croit le Réel et qui pourtant n’est rien que le pé
372e réalité, notre réalité sans cesse menacée par l’Esprit de transformation ? Notre réalité fuyarde et qui pourtant, par un art
373s pour gagner ce dernier gage, les habitudes de l’esprit religieux leur font concevoir une Âme du Monde qu’ils se figurent (ma
374sur la nature et sur les exigences concrètes de l’esprit ? Mais ne fallait-il pas qu’il ait connu de grandes aides pour oser n
96 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
375eur brutale et grave à la fois qui demeure dans l’esprit, bien après qu’on l’a lu. En vérité, ce résumé laisse à peine entrevo
97 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
376u-dessus de cette vie plane une loi meilleure, un esprit pur, une revanche, dût-on n’y parvenir jamais. On lit cette littératu
377voici parvenus au grand tournant. Les œuvres de l’esprit, dès que l’esprit cesse d’être autorité, tombent sous le coup des loi
378grand tournant. Les œuvres de l’esprit, dès que l’esprit cesse d’être autorité, tombent sous le coup des lois publicitaires. E
379pour l’État. Notre littérature travaille contre l’esprit. Préface à l’imprévisible Une littérature n’est valable — et son in
380la Richesse, la Puissance nationale, l’Honneur, l’Esprit, l’Amour, la Civilisation, — les lieux communs de l’ère finissante ne
381ibérale ayant rapidement achevé de disqualifier l’esprit pur, il ne reste à nos « hommes d’action » d’autres normes et d’autre
98 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
382ce qu’ils flanquent le cafard aux hommes sobres d’esprit et passionnent les indiscrets. Je le dis comme je le sens — parce que
383s moyens. Je cite : J’essayai de me sauver par l’esprit. Vous qui êtes Français, dites-moi pourquoi, dans tout votre trésor l
99 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
384édicte, l’expression d’un ressentiment contre l’« esprit » demeuré incapable de témoigner de notre liberté. Dans le plan d’omb
385ure abstraite ou tyrannique. Hors l’acte, notre « esprit » demeure abstrait ou impuissant. Dans l’acte, l’une et l’autre se me
386chair ». C’est une étrange erreur que de nommer « esprit » l’aspect original du corps humain ; c’est une étrange erreur que de
387u’est-ce alors, parmi nous hommes de chair, que l’esprit ? Cet esprit qui souffle où il veut, et nous mourons où nous pouvons,
388s, parmi nous hommes de chair, que l’esprit ? Cet esprit qui souffle où il veut, et nous mourons où nous pouvons, cet esprit q
389 où il veut, et nous mourons où nous pouvons, cet esprit qui dansait sur les eaux primitives, et les lois de mon corps sont ce
390mon corps sont celles de la poussière ? — Rien, l’esprit n’est plus rien, et comprendre n’est rien qu’envisager les modes de n
391 grandeur pourtant n’est pas un nombre. J’appelle esprit cette surprise pure de mon corps qui se voit conduit où rien en lui n
392 rien en lui n’était nécessité d’aller. J’appelle esprit la plénitude de l’instant où dans l’oubli de tout ce que je peux, j’a
393e que je peux, j’ai franchi l’impossible seuil. L’esprit est acte, l’acte est obéissance à la motion de l’éternel. J’ai peut-ê
394s’est révélé dans un corps d’homme [p. 382] que l’esprit, parmi nous, n’est rien — hors la démonstration charnelle et déchiffr
100 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
395ude du monde n’est pas dans la contemplation d’un esprit immobile. La plénitude du monde est un événement. Elle a son lieu dan
396t au règne [p. 42] naturel. L’indifférence d’un « esprit », qui s’imagine dégagé d’un tel choix, et qui le considère comme une
397ais la crainte majestueuse, mêlée d’orgueil, de l’esprit qui connaît son pouvoir et son acte, mesure la grandeur du danger, sa
398terreur de Pan les ordonnances dictatoriales de l’esprit. Mais cet esprit n’est pas le tout de l’homme, — l’homme le sait. Et
399s ordonnances dictatoriales de l’esprit. Mais cet esprit n’est pas le tout de l’homme, — l’homme le sait. Et sa dictature n’es
400part, il devait aboutir à une distinction entre l’esprit et le corps qui, d’accidentelle qu’elle était à l’origine, allait êtr
401 par la Renaissance, c’est l’individu autonome. L’esprit contre le corps, telle est la dialectique moderne, et c’est encore la
402de panthéisme. Constant, drôle de corps ironique, esprit exact dont les erreurs ne sont jamais que défaillances de caractère,
403de la « panique » antique 14 , mais qui, dans cet esprit nourri des Écritures, ne peut manquer d’évoquer aussitôt la réponse d
404t ; alors que l’un et l’autre divisent l’homme en esprit et en corps, seul l’amour d’espérance, charité de la foi, nous permet
405mme, vers le nouvel homme, vers les prémices de l’Esprit. En ce lieu où la Poésie devient prière et prophétie, où l’homme, env