1 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
1-même, cette phrase qui formule admirablement les exigences conjointes de l’inquiétude et de la foi : « Si tu as trouvé Dieu, il
2 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
2oprement inhumaine. Tout dire, vraiment ? C’est l’exigence d’une détresse cachée ; elle fait bientôt considérer toute joie comme
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
3de la réalité. Mais plus les mots se plient à des exigences sémantiques — dont on connaît la portée sociale, — mariant l’utile à
4 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
4’on ne peut faire qu’au nom de l’Esprit et de ses exigences. Mais le « rien de nouveau sous le soleil » derrière lequel on se réf
5e tragique et absurde des lois économiques et des exigences les plus rudimentaires de son corps. Il a perdu le contact avec les c
6liberté plus haute. Or, la technique a révélé des exigences telles que l’Esprit ne peut les supporter. Il abandonne donc la place
7destinée à amuser nos moments de loisir, il a des exigences effectives ; et ces exigences sont en contradiction avec celles que l
8de loisir, il a des exigences effectives ; et ces exigences sont en contradiction avec celles que le développement de la techniqu
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
9tention (réservons le mot d’idéal), découle cette exigence théorique : tous les enfants doivent à tout instant être en mesure 1°
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
10u monde, je répondrai que dans la mesure où cette exigence est satisfaite naît un nouveau besoin qui est précisément d’échapper
7 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
11 c’est-à-dire que les Cook’s tickets remplacent l’exigence intérieure. On n’avoue que des désirs archéologiques, d’ailleurs mens
8 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
12i [p. 348] sans les mettre jamais en question les exigences les plus terribles de la société insulaire, possède un sens critique
9 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
13us fait sentir combien nous sommes mesquins, sans exigences véritables et sans grandeur. Peut-être, se dit-on en le fermant, est-
14ontraignant, un acte d’incarnation. Il y a là une exigence immédiate et par conséquent plus troublante que celle qu’impose n’imp
10 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
15 c’est-à-dire que les Cook’s tickets remplacent l’exigence intérieure. On n’avoue que des désirs archéologiques, d’ailleurs mens
11 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
16ait du beau nom de libéralisme l’absence de toute exigence unifiante entre la pensée et l’action. Certes, nos prédicateurs affir
12 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
17ne pas le partager.) Je lui reproche de manquer d’exigence vis-à-vis de l’homme ; de se borner à sa défense ; de ne pas voir que
13 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
18la foi est ce qui rend la vie impossible (par ses exigences absolues), tandis qu’au contraire la politique est l’art d’accommoder
14 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
19ême l’occasion de réaliser sans cesse à nouveau l’exigence dernière de la magie : son reniement au profit de l’action. Insistons
15 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
20 facilement admettre autour de nous. Voilà bien l’exigence que nous voulons rendre inconfortable, inadmissible, et dans toute l’
21 bouleversements nécessaires ; une substance, une exigence impossible et qui est la seule chose que les hommes éprouvent dans le
16 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
22r des questions qui gênent nos habitudes, par des exigences qui révoltent le bon sens, faire naître le besoin et la soif d’une te
17 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
23des conflits sans cesse renaissants que suscite l’exigence de la personne lorsqu’elle s’insère dans le donné hostile du monde am
18 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
24s né quand il aurait fallu ». L’Histoire a de ces exigences. On conseille à Volodia de se brûler la cervelle. Il se pend. Ce résu
19 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
25n’est autre que de soumettre les institutions aux exigences vitales de la personne concrète.   IV — Aucune confusion ne nous para
20 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
26r. En échange de leur promesse d’abandonner leurs exigences trop réelles, on leur accorde un triomphe fictif. Les dictatures mode
21 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
27eux, c’est ce que nous prouvent abondamment leurs exigences, qui sont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont mêm
22 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
28la foi est ce qui rend la vie impossible (par ses exigences absolues), tandis qu’au contraire la politique est l’art d’accommoder
23 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
29st évidente. Si nous sommes conscients de toute l’exigence du christianisme, le marxisme ne peut plus nous apparaître comme un p
24 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
30le fascisme et l’hitlérisme 42 se ramène à cette exigence d’un État fort, centralisé, dispensateur de tous les biens, méritant
25 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
31 bouleversements nécessaires ; une substance, une exigence impossible et qui est la seule chose que les hommes éprouvent dans le
26 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
32 de fait). Et si, d’une part, elles satisfont aux exigences de la raison, ou à certaine idée d’une « dignité » de l’homme, d’autr
27 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
33eux, c’est ce que nous prouvent abondamment leurs exigences, qui sont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont mêm
28 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
34nce évangélique, en haine de l’Évangile et de ses exigences concrètes. Est-il besoin de marquer, pour finir, que cette critique d
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
35prépare ? Il se peut, si pourtant Dieu le veut. L’exigence de Kierkegaard se limite à l’instant du choix, où l’homme s’engage, «
36s dernières incertitudes sur la nature et sur les exigences concrètes de l’esprit ? Mais ne fallait-il pas qu’il ait connu de gra
30 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
37s lois publicitaires. Et la publicité traduit les exigences d’une classe bourgeoise très capricieuse dans ses goûts, parce qu’ell
31 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
38omme. À l’évolutionnisme objectif elle oppose son exigence proximiste. Dans l’ordre personnel, les relations les plus « valables
32 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
39 un théologien fidèle vient rappeler avec force l’exigence évangélique de la mort à soi-même, vient définir à nouveau l’Église c
33 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
40p plus scientifique et beaucoup plus conforme aux exigences de l’Histoire : le salut par la sempiternité. Mais n’est-ce point là
34 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
41 qui peut s’organiser en belles séries, selon les exigences d’une philosophie tantôt matérialiste, tantôt idéaliste, tantôt marxi
35 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
42ment pourrait être confondu, par certains, avec l’exigence de la « contemporanéité » de Kierkegaard. Il a bien pour objet de nou
43ue, lorsque nous essayons de prendre au sérieux l’exigence de la contemporanéité avec le Christ des Évangiles ? La Dogmatique de
36 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
44roférez des vérités littéralement terrifiantes, l’exigence de la mort au monde et à soi-même, comme s’il s’agissait là de thèses
45 qu’on ne peut pas mourir, et celui qui affirme l’exigence de la mort, il n’y a peut-être aucune différence : car tous les deux
46s. Et comment osez-vous affirmer cette impossible exigence de la mort, si vous ne vivez pas de cette mort ! Or, vous n’en vivez
37 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
47les témoignages qu’on nous propose. Un peu plus d’exigence philosophique conduirait certainement la plupart d’entre nous à récus
48 décret scientifique, pour agir. (Il y a d’autres exigences possibles : ces deux-là dominent notre siècle.) Du point de vue stric
38 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
49 l’extérieur à deux partis, sans tenir compte des exigences spirituelles fondamentales de chacun des antagonistes ? Fixer, crista
39 1935, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). René Guisan : un clerc (1935)
50ien peut comprendre, existentiellement, que cette exigence de service, cet abaissement de la pensée aux choses, cet acte de prés
40 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
51a mentalité de cette classe implique en outre une exigence morale, adressée à la société tout entière ; et l’Église, en tant que
52directrice du devoir universel, fait sienne cette exigence. Ainsi il n’est plus seulement dit : “Celui qui travaille doit être h
41 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
53n de vérité ? Voilà, me dit-on, qui introduit une exigence métaphysique. Et le jugement que vous prétendez porter est de l’ordre
42 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
54 La pensée ne vaut rien pour penser. Goethe. L’exigence fondamentale Toute œuvre qui ne met pas en question notre situation p
55 secrète au cœur de l’acte. S’il faut poser cette exigence exorbitante, (oui, si durement injuste pour tant d’œuvres que j’aime,
56onter le courant du progrès. — La technique a ses exigences. — Nous ne sommes pas le gouvernement. — Sauvegardons l’impartialité
57de telles compensations — cultivèrent ce défaut d’exigence éthique comme la garantie d’une certaine douceur de vivre. Penser dev
43 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
58e à demain 85 . Quand un homme se dressait dans l’exigence de la jeunesse injuste et franche, ils n’avaient rien à lui donner qu
59ression ne soient point séparables, c’est une des exigences constitutives de l’humain. L’homme l’étend même à tout ce qui l’entou
44 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
60ette vie spirituelle et ce public nous posent des exigences dont il faut admirer qu’elles soient aussi exactement contradictoires
61ndre tellement au sérieux, la nourrir d’une telle exigence, d’un tel inflexible sens critique, qu’elle en devienne vraiment insu
45 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
62le dialogue d’une « conscience moderne », douée d’exigence spirituelle, avec un partisan du « serf arbitre » luthérien. (On peut
46 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
63surréalistes devrait impliquer la rigueur. Et une exigence d’« évidence ». p. 480 ai. « Paul Éluard, L’Évidence poétique »,
47 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
64rande propriété. Si bien que, pour satisfaire les exigences provoquées par la première vague de prolétarisation, on en déclencha
48 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
65 credo. Mais au lieu d’une Loi sainte et dont les exigences amènent au repentir et à l’humilité, on nous parle d’un odieux Traité
49 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
66xistence incomparable et autonome à son côté, une exigence d’amour actif. ⁂ Je n’entends pas ici attaquer la passion : je me bor
50 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
67 c’est-à-dire en maintenant sans cesse présente l’exigence inhumaine de perfection, comme une question perpétuelle, un aiguillon
68, rang social… Mais pour peu que se précisent les exigences individuelles 94 , ces données extérieures perdent en importance, et
51 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
69e laissassent convaincre par le « bon droit » des exigences allemandes. Et c’est pourquoi, lorsqu’en septembre 1938, l’Allemagne
70pinion démocratique apparut désorientée par cette exigence purement « rituelle ». Les uns remarquaient qu’il n’y avait guère de
71et Godesberg. Les autres pensaient [p. 867] que l’exigence d’entrer en armes était une « querelle d’Allemands », une rodomontade
52 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
72 point du mythe sous sa forme première, mais de l’exigence mythique à laquelle répondait le Roman. Élargissant notre définition,
73comportement du chevalier et de la princesse, une exigence ignorée d’eux — et peut-être du romancier — mais plus profonde que ce
74x héros (confondant ici ses effets avec ceux de l’exigence romanesque et de l’attente du lecteur) — cet obstacle n’est-il qu’un
75llusion, et par là, dans une certaine mesure, des exigences incompatibles se voient du même coup satisfaites : besoin de parler d
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
76inel porté à sa plus haute puissance, à l’extrême exigence de pureté qui est l’extrême exigence d’Unité. Mais l’unité dernière e
77 à l’extrême exigence de pureté qui est l’extrême exigence d’Unité. Mais l’unité dernière est négation de l’être actuel, dans sa
78orthodoxie, et au sein même de l’hérésie, entre l’exigence des Parfaits et la vie réelle des Croyants… Citons là-dessus l’un des
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
79. L’obstacle à l’union amoureuse est figuré par l’exigence morale, et non plus du tout religieuse : Ce n’est plus une ascèse mys
80te liberté qui fait le prix du don, c’est une des exigences fondamentales de l’amour courtois (l’un des articles des Leys d’Amors
81l’un des articles des Leys d’Amors). Et que cette exigence est polémique, dirigée contre le mariage. Or Alidor et son amante tro
82où encore l’assimilation du préjugé social et des exigences d’une vertu déclarée religieuse par opportunité. Mais on distingue le
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
83xistence incomparable et autonome à son côté, une exigence d’amour actif. ⁂ Je n’entends pas ici attaquer la passion : je me bor
84t de l’origine des névroses, sont portés à plus d’exigence que leurs ancêtres quant au mariage et à la vie matrimoniale. Ces exi
85es quant au mariage et à la vie matrimoniale. Ces exigences iront croissant avec la diffusion des « sciences humaines », dont les
86el équilibre du couple. Équilibre tendu entre les exigences toujours simultanées, contraires et légitimes, de la stabilité et de
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
87 c’est-à-dire en maintenant sans cesse présente l’exigence inhumaine de perfection, comme une question perpétuelle, un aiguillon
88, rang social… Mais pour peu que se précisent les exigences individuelles 201 , ces données extérieures perdent en importance, et
57 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
89e, d’élargissement européen ; un appel, voire une exigence, qui nous fait un devoir d’attaquer au niveau des idées et des doctri
90dement de notre neutralité. Ils accommodent leurs exigences aux nécessités de l’union, et c’est le nouveau fondement de notre féd
58 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
91us exprimer, ce n’est donc pas nous conformer aux exigences de la neutralité. Ce peut être, dans certains cas, une mesure opportu
59 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
92 et moralisme. Du libre examen, Gide conserve son exigence de vérité et de véracité « advienne que pourra ». Du moralisme, il a
93liste ? Certes, je m’en voudrais de critiquer une exigence d’honnêteté qui rappelle si fort Kierkegaard. Gide répugne à paraître
60 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
94e vanité de se satisfaire malgré nous, malgré nos exigences réelles et bien au-delà de nos possibilités. Chose étrange, nous somm
61 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
95 œuvre ; tous ces traits qui pourraient dénoter l’exigence d’un artiste véritable prennent soudain quelque chose de satanique, l
96que n’a parlé davantage de l’amour, avec si peu d’exigence réelle. Le Diable nous a fait nommer « amour » une vague obsession co
97es fureurs. Rien de moins ne saurait composer les exigences d’une passion avec celles de la déficiente réalité, avec la liberté d
62 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable X : Le Diable homme du monde (17 décembre 1943)
98 œuvre ; tous ces traits qui pourraient dénoter l’exigence d’un artiste véritable, prennent soudain quelque chose de satanique l
63 1944, Les Personnes du drame. Introduction
99’intérieur même de l’individu ; l’attestation des exigences d’une foi qui paraît incommensurable avec la vie organisée par la sag
64 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
100ême l’occasion de réaliser sans cesse à nouveau l’exigence dernière de la magie : son reniement au profit de l’action. Insistons
65 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
101on. À plus forte raison, chez notre homme, dont l’exigence éthique n’apparaît pas médiocre. Mais s’il s’est posé la question, il
102t-à-dire dans l’inextricable. En sorte que chaque exigence qui paraît en nous, nous révèle un complexe nouveau. Et la simplicité
103mplement parce qu’elle introduit dans notre vie l’exigence incommensurable de l’acte. Ou encore, parce qu’à ce suprême degré d’a
104 Christ présent. Il y a des abîmes entre ces deux exigences : l’abîme entre les mérites humains et la grâce, l’abîme entre l’imit
105prépare ? Il se peut, si pourtant Dieu le veut. L’exigence de Kierkegaard se limite à l’instant du choix, où l’homme [p. 89] s’e
106s dernières incertitudes sur la nature et sur les exigences [p. 104] concrètes de l’Esprit ? Mais ne fallait-il pas qu’il ait con
66 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
107e débarrasse en acceptant ou même en refusant ses exigences. Le Procès serait un livre révoltant s’il n’était d’abord écrasant. I
108e de fonctionnaires, ses caprices, ses ruses, son exigence d’un respect absolu, d’une obéissance aveugle ? Sans exclure les inte
109er à connaître Dieu autrement qu’en obéissant aux exigences actuelles de son amour. Mais l’exemple de K. suggère un autre usage d
67 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
110 le dialogue d’une « conscience moderne » douée d’exigence spirituelle, avec un partisan du « serf-arbitre » luthérien. (On peut
68 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
111t moralisme. Du libre examen, Gide a conservé son exigence de vérité et de véracité « advienne que pourra ». Du moralisme, il a
112[p. 155] Certes je m’en voudrais de critiquer une exigence d’honnêteté qui rappelle parfois Kierkegaard. Gide répugne à paraître
113 pas si facilement de la morale, même déguisée en exigence sémantique. Un styliste a autant de peine à « mal écrire » ou à « ne
114ersonne. Ce serait la tension instituée entre une exigence esthétique dont le principe est proprement « moral », et une éthique
69 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
115 mettre en règle [p. 98] avant tant d’insondables exigences ! Eh bien, que vont-ils faire de moi, dans la pire éventualité ? Ils
70 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
116e »… On ne sait trop. Le savent-ils eux-mêmes ? L’exigence que nous gardons encore de dégager, d’expliciter un sens, leur appara
71 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
117ission directe à la radio. Dans les deux cas, les exigences sont les mêmes. Et elles impliquent le renoncement à toutes ces coque
72 1946, Politique de la Personne (1946). Préface pour l’édition de 1946
118r longtemps, si elle prend au sérieux ses propres exigences.) Ainsi je trouve à mon retour, après six ans, dans une Europe mal re
73 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
119, il se croit comblé. C’est qu’il n’a plus aucune exigence. Le peintre. Qui n’a pas de carte postale dans l’esprit ? ou mieux e
120’il s’est habitué à ce qu’il a, renonçant à toute exigence ? Le mari. Je vous réponds sans hésiter. Le seul homme qui n’a pas u
74 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
121 été choisies par le savant en vertu d’une double exigence : d’une part elles doivent permettre de passer, par une espèce de sym
122as expliquer certaines manières de le réduire aux exigences d’un discours cohérent, voilà sans doute le rôle du langage paraboliq
75 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
123e d’un philistin sympathique, d’un philistin sans exigences, et qui veut croire à la vertu, s’il n’y avait, au centre de lui-même
76 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
124faux vrai luxe ; elle doit tenir compte de tant d’exigences personnelles des stars, collectives et supposées du public, tatillonn
77 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
125s à l’écran, parce qu’il essaye de satisfaire des exigences contradictoires, il devient « hypocrite » aux yeux des deux partis et
78 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
126quilibre souple et sans cesse réajusté entre deux exigences contradictoires mais également essentielles à la vie, qui s’appellent
79 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
127ynthèse vivante mais aussi d’un conflit entre des exigences également valables, mais de fait ou de droit, antagonistes. Cet homme
80 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. IV
128thèse vivante, mais aussi d’un conflit, entre des exigences également valables mais pratiquement antagonistes. Cet homme est fidè
81 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Présentation du Centre européen de la culture (mars 1952)
129cela soit clair. Notre Bulletin naît d’une double exigence ; d’ordre technique autant que spirituel : celle d’offrir un organe c
82 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
130illers, il est impossible de faire droit à tant d’exigences simultanées d’une manière équitable, proportionnelle aux forces exist
83 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
131utaire, une [p. 116] intelligence quotidienne des exigences contradictoires de la libre initiative et du marché élargi. La multip
84 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
132ra que la « fédéralisation » répond en Suisse aux exigences de l’efficacité, bien plus qu’à celles d’une doctrine ou d’une idéolo
85 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
133ieuse, afin de rétablir dans sa pureté première l’exigence absolue de l’Évangile. La tâche apparaît surhumaine. Et nous voyons l
86 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Perspectives du CEC (juillet octobre 1953)
134 l’on maintienne, où l’on rappelle sans cesse les exigences du but final, l’Idée maîtresse. Et enfin, il faut reconnaître que les
87 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Une prise de conscience européenne (novembre-décembre 1953)
135sprits. Devant la contradiction apparente entre l’exigence d’unir nos pays, et celle de sauvegarder les diversités qui ont fait
88 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
136sprits. Devant la contradiction apparente entre l’exigence d’unir nos pays, et celle de sauvegarder les diversités qui ont fait
89 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (octobre-novembre 1954)
137lique le choc révolutionnaire qu’eût représenté l’exigence immédiate d’une Fédération politique. C’était pratiquement se rallier
90 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Le rôle de la recherche en Europe (décembre 1954-janvier 1955)
138 en la raison et l’expérience vérifiante. La même exigence de rigueur, qui d’une part, sans relâche vient remettre en question l
91 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
139ire (lequel va les changer en revendications) : l’exigence d’une justice universelle et non plus relative à la caste ou à la cla
140t non plus relative à la caste ou à la classe ; l’exigence de la liberté pour tout homme, quel que soit son rang ; le conflit de
141, quel que soit son rang ; le conflit de ces deux exigences, qui est la source à la fois de l’instabilité de nos régimes politiqu
142ssible à ses fidèles de satisfaire pleinement ses exigences. Voilà ce qui a mis en marche l’Occident et allumé sa soif inextingui
143is, d’un pouvoir qu’on tient pour affaibli, toute exigence est ressentie comme un « abus ». Ainsi toutes nos révoltes imitent, m
144e. Mais le ferment du christianisme originel, son exigence de l’absolu réalisé dans cette vie limitée, dans ce temps qui nous fu
92 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
145y pénétrer en s’y subordonnant. D’où vient cette exigence proprement insatiable, « à la fois inquiète et sûre d’elle-même », et
146ue pourra ! Voilà pour la confiance. Et quant à l’exigence : Ce problème de la théodicée, de la justification de Dieu… provoque
93 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
147de son existence se met fatalement à parler des « exigences de la technique ». C’est alors seulement que la technique devient un
148t le gouvernement des moyens sur les fins. (Les « exigences de la technique », constamment invoquées, tranchent en dernier ressor
94 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
149 la matière et ses structures, on perd de vue les exigences et la maîtrise des réalités spirituelles.) [p. 29] Vérifier la Voie 
95 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
150ique grecque et juridisme romain, catalysés par l’exigence chrétienne, ont produit le mot décisif. Mais les réalités politiques
96 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
151ire (lequel va les changer en revendications) : l’exigence d’une justice universelle et non plus relative à la caste ou à la cla
152t non plus relative à la caste ou à la classe ; l’exigence de la liberté pour tout homme, quel que soit son rang ; le conflit de
153, quel que soit son rang ; le conflit de ces deux exigences, qui est la source à la fois de l’instabilité de nos régimes politiqu
154ssible à ses fidèles de satisfaire pleinement ses exigences. Voilà ce qui a mis en marche l’Occident et allumé sa soif inextingui
155is, d’un pouvoir qu’on tient pour affaibli, toute exigence est ressentie comme un « abus ». Ainsi toutes nos révoltes imitent, m
156e. Mais le ferment du christianisme originel, son exigence de l’absolu réalisé dans cette vie limitée, [p. 121] dans ce temps qu
97 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
157y pénétrer en s’y subordonnant. D’où vient cette exigence proprement insatiable, à la fois inquiète et sûre d’elle-même, et d’o
158ue pourra ! Voilà pour la confiance. Et quant à l’exigence : Ce problème de la théodicée, de la justification de Dieu… provoque
98 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
159e son existence, se met fatalement à parler des « exigences de la technique ». C’est alors seulement que la technique devient un
160t le gouvernement des moyens sur les fins. (Les « exigences de la technique », constamment invoquées, tranchent en dernier ressor
99 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 9. Les ambivalences du progrès
161 en la raison et l’expérience vérifiante. La même exigence de rigueur, qui d’une part, sans relâche, vient remettre en question
162e. J’essaierai donc d’en définir la nature et les exigences. Les origines au moins diverses de la culture européenne, et plus enc
163iques, ne m’en paraît pas moins universel par ses exigences les plus pures. À ce titre, il peut être accepté par l’Orient. Et je
100 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
164qui n’y croyaient plus conservaient cependant les exigences morales du Décalogue et de l’Évangile : un Proudhon puis un Marx le d