1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
1 moins conscientes M. Breton peut-il préconiser l’existence d’une littérature fondée sur de tels principes ? Le Rêve est la seule
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
2 tâche nous incombe, construire le cadre de notre existence… construire les villes de notre temps ». Et je déplie ce plan d’une «
3 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
3 nature dont l’usine lui a fait oublier jusqu’à l’existence, et à une liberté qu’il s’empresse d’aliéner au profit de plaisirs ta
4 fatal dilemme. Premiers pas vers la solution : l’existence du dilemme. Second pas : en poser les termes avec netteté et courage.
4 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
5réfractaire ». N’est-ce point trop demander à une existence bien indécise, que son échec même ne relève pas, et qui tire sa grand
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
6que et grâce à elle prolonge abusivement sa terne existence. Je l’ai subi ; l’on va voir comment. De pareils souvenirs légitiment
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
7res. 3.c. L’égalitarisme des connaissances De l’existence des programmes, qui est un fait, et de l’existence de la Démocratie,
8xistence des programmes, qui est un fait, et de l’existence de la Démocratie, qui est une prétention (réservons le mot d’idéal),
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
9bles. Dans la mesure où il y parvient, il tue les existences particulières, ou bien c’est qu’elles sont déjà mortes. Mais le temps
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
10volonté dont mon imagination romantique suppose l’existence. Que faire ? Voir et penser juste d’abord. Simplement. Ensuite, soute
9 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
11vant : « À cette époque je croyais fortement en l’existence d’une espèce de secrète et à peu près universelle conspiration pour i
10 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
12’empire s’étendre dans tous les domaines de notre existence, inclinant nos utopies mêmes, desséchant les sources de notre foi. Qu
13chiser nos entreprises, qui ne bannirait pas de l’existence la poésie, ce sens du Réel. Je vois se composer en cette méthode — pe
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
14ans une certaine mesure la question délicate de l’existence d’un « art protestant ». En effet, on ne parlait ici que d’« artistes
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
15ous fait suivre de sa naissance à sa mort toute l’existence de Blanche Clifford, sa vie de jeune fille, son mariage avec le princ
16e Roccapalumba, puis avec un jeune lord ; toute l’existence d’une femme qui ne cesse, jusqu’à sa dernière heure, d’aimer et de so
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
17sayiste allemand Rudolf Kassner caractérise cette existence (Commerce, n° XII). Le grand événement de sa vie fut la mort de l’Év
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
18it à oublier la fuite des heures et de la vie : l’existence perd sa fièvre au cours des longues heures silencieuses qui s’égrènen
19lante ni maternelle ; elle poursuit une grandiose existence géologique sans rapport avec la nôtre. Les atomes que nous sommes peu
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
20 avait au monde, de plus proche de sa grandeur. L’existence et l’action de Kagawa, telles qu’il les raconte dans ces deux volumes
21ous manquions de témoignages sur les conditions d’existence du prolétariat mondial, ni que nous ignorions que notre siècle est ce
22urtout dans le premier volume, nous assistons à l’existence la plus quotidienne d’Eiichi, à ces mille petites difficultés précise
23à l’avenir, et pour cela il accepterait tout de l’existence. Il accepterait aussi la religion avec le courage du suicide. Dans sa
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
24eu et qu’une sainte pudeur en dérobait l’accès. L’existence apparente était plus calme parce qu’elle n’était qu’une partie de l’e
25us calme parce qu’elle n’était qu’une partie de l’existence et qu’on cachait la meilleure ; les désespérances dont notre époque e
17 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
26maine, par Rudolf Kassner (octobre 1931) a Si l’existence — le degré d’être — se mesure au pouvoir d’incarner sa vérité, le mal
27elle tend vers zéro, c’est d’une philosophie de l’existence personnelle qu’avant tout nous avons besoin. Kierkegaard nous en prop
28s. ») Mais plus encore que leur conception de l’« existence » et que leur ironie, ce qui rapproche Kassner et son maître c’est le
18 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
29ains pays dont on venait à peine de reconnaître l’existence légale… Je préférai soudain monter dans un express. Pour guérir de De
19 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
30appeler des vérités d’un ordre tel que leur seule existence — si elles existent — rende vaines les passions égarées, rende visibl
20 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
31problème personnel de ces vies, à leur équation d’existence, pourrait-on dire. Or c’est, chez l’un comme chez l’autre, une révolu
32 quitter son corps aveugle pour d’autres formes d’existence que la Nature se voit pour ainsi dire contrainte d’assigner à l’homme
33au-dessus de cette agonie symbolique de toute son existence, et c’est leur chœur qui chante une dernière fois la loi, au moment o
34ce et de la souffrance, de la spéculation et de l’existence, de l’au-delà mystique et de l’immédiat éthique. Et quels sont les pl
35 puisqu’il concerne les fins les plus hautes de l’existence terrestre. « Un fait de notre vie ne vaut pas en tant qu’il est vrai,
21 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
36en par exemple, mais que dans chaque instant de l’existence le mal et le bien conservent toutes leurs chances d’être préférés, et
37s qu’ils ne le méritent. C’est qu’ils supposent l’existence d’un bien et d’un mal concrets dont les Binche ou M. Godeau ou plus r
22 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
38flit de vivre, le paradoxe fondamental de toute « existence » se concrétise dans une « nécessité » révolutionnaire dont l’ampleur
23 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
39aux livres une évasion facile hors de la médiocre existence quotidienne. Mais l’homme qui toute la journée a senti peser sur son
24 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
40re. Et pendant vingt ans, l’Empereur subvient à l’existence du peintre. Cependant l’artiste se promène. Sur les plages, il vagabo
25 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
41e l’Origine et de la Fin, qu’il s’agisse de notre existence personnelle ou du cours de l’histoire terrestre. Voici alors les chré
42e », c’est-à-dire immédiate à chacun des cas de l’existence, inconcevable pour celui qui se place en dehors du cas. Cette révélat
26 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
43ection, ou d’assurances contre les paradoxes de l’existence. Ce que nous demandons à la philosophie, c’est de mettre en forme une
44t dans lequel la vérité ne peut opérer dans notre existence [p. 58] que par un choix, une décision, — un acte d’obéissance à l’or
27 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
45lle contient tout ensemble, dans l’instant de son existence, le motif absolu de l’action du chrétien, la justification de cette a
28 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
46e caricature de réalités chrétiennes, qui n’ont d’existence que pour la personne humaine, et qui supposent une Personne divine co
47transition au socialisme ont, d’ores et déjà, une existence concrète, une durée d’action et de réaction. Elles modèlent l’homme,
48naguère, sans efficace, sans responsabilité, sans existence concrète, un spirituel tout à fait digne des éloges du « clerc parfai
49s séparez vous aussi, dans le temps, ce qui n’a d’existence réelle que dans l’unité, dans l’instant. Faisons ici une distinction
29 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
50iculiers qui parlent de l’« esprit » comme si son existence dépendait de la leur ? Ils ne respectent que la vie, ils savent trop
30 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
51importantes du monde : l’origine et la fin de son existence terrestre. Dès lors, ceux qui croient détenir le pouvoir de sauver l’
52utre ? — une attitude qui se mêle constamment à l’existence des chrétiens eux-mêmes. Ce n’est pas à dire que l’humanisme n’ait pa
31 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
53flit de vivre, le paradoxe fondamental de toute « existence » se concrétise dans une « nécessité » révolutionnaire dont l’ampleur
32 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
54toi-même, c’est-à-dire : prends conscience de ton existence individuelle, libère-toi des déterminations sacrées et obscures. Peut
33 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
55re. Et pendant vingt ans, l’Empereur subvient à l’existence du peintre. Cependant l’artiste se promène. Sur les plages, il vagabo
34 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
56evue française, manifesta pour la première fois l’existence de cette « troisième force », non-marxiste et anticapitaliste, qui de
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
57ire de ce genre qui caractérise malheureusement l’existence de l’homme moderne, emprisonné dans la catégorie du « tout naturel »
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notice biographique [Kierkegaard] (août 1934)
58degger et Jaspers, procède de sa philosophie de l’existence. La théologie barthienne se réclame de sa thèse principale : « Il y a
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
59l’individu pour se défendre ? Et quels titres à l’existence vient-il produire ? Car il est excellent de défendre son moi, surtout
60, la vie des corps, les conditions physiques de l’existence. Que la justice est dans l’égalité de tous, et la vertu dans l’opinio
61rt une misère dont l’homme ignore, comme homme, l’existence ; et c’est la maladie mortelle (le péché) 54 . L’homme naturel a beau
62te vois, ou bien tu crois aussi à ce sérieux de l’existence symbolisé [p. 611] par la caisse d’épargne. Ou bien tu joues toute ta
63a n’est que mythologie. Les dieux du siècle ont l’existence qu’on leur prête : hélas ! il serait faux de dire qu’ils n’en ont pas
64émoniaque qui veut être soi-même, « en haine de l’existence et selon sa misère ». Cette révolte n’est pas fondée dans la transfor
65d consiste à l’avoir dénoncée au plus intime de l’existence individuelle. Chaque fois que nous disons d’un de nos dieux qu’il est
66nons de notre démission. La foule n’a pas d’autre existence et pas d’autre pouvoir que mon refus d’exister devant Dieu et d’exerc
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
67 et de leur peuple, ils s’en vont au-devant d’une existence qui n’a plus aucun but, au-devant de souffrances qui ne servent à rie
68ais de sacrifices pour lesquels on joue sa propre existence intérieure. » Le destin de ces déracinés, ce sera désormais de porter
39 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
69goisse, il y trouve, loin de l’objet, une sorte d’existence virtuelle, incomplète mais déjà consciente ; cependant que l’objet, s
70pousse à chercher ce dont il manque, et n’a pas d’existence. Il ne devient objet que lorsque j’en fais mon objet. Tel étant le su
71homme détient le pouvoir de provoquer l’objet à l’existence. Il peut le faire de deux façons, l’une virtuelle ou distante, l’autr
72 d’une impuissance. Alors l’objet n’a pas d’autre existence que celle d’une fatalité abstraite pesant sur la conscience du sujet.
73homme, ou sa douleur, tels sont les signes de son existence concrète, cependant que l’angoisse est le signe de son absence au mon
74ge d’ailleurs à contester le fait, démontré par l’existence même des psychologues. L’apparition de la psychologie est à peu près
75lors il n’est plus concret ! Et c’est ainsi que l’existence du psychologue repose sur un sophisme qu’il faut qualifier d’inversio
76 un sens commun, ou plus exactement une réalité d’existence commune à des concepts très diversement définis par les philosophes d
77glorifiant le sujet pur comme tel, il dégrade son existence, c’est-à-dire qu’il l’atrophie. L’objet pendant ce temps, se dégrade
40 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
78un seul problème dont la réalité dernière, dont l’existence déborde les limites de l’incarnation personnelle. On songe ici tout d
41 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
79il, sinon, précisément, comme « le sentiment de l’existence dépouillé de toute autre affection » (entendons : dégagé de toute pas
80l’homme et les choses accèdent au concret de leur existence, assumant [p. 50] leur rapport de mutuelle responsabilité. Et ce rapp
42 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
81ses. On sent que Breuil est mêlé de très près à l’existence de ses personnages : [p. 103] et le « nous » qui apparaît parfois dan
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
82lier ? De la réponse à ces questions dépendront l’existence et l’emplacement du Palais de l’Esprit. Il est clair que de telles qu
83mpairs que le sort commet dans l’agencement d’une existence d’intellectuel. Mais j’hésiterais à conseiller cette cure à des jeune
84de l’esprit, conditionnée par ladite crise ; vu l’existence de la presse et la puissance de la publicité ; vu le chômage des inte
44 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
85s, dans un rythme plus détendu. ⁂ J’ai constaté l’existence d’un problème de la culture. J’ai dit que tout problème réel se pose
86e présent et actif. Ensuite, que l’aveu même de l’existence d’un problème est déjà un essai de le résoudre, et la preuve qu’on pr
45 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
87vailleurs, ont acquis la possibilité de mener une existence oisive de consommateurs : elle s’adapta au style de vie du milieu non
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
88lique et donnant de la sorte une base commune à l’existence des individus. On peut estimer qu’il y a là une fausse communauté, un
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
89 ! Ces deux faits sont spirituels. Ils révèlent l’existence d’un appel que la culture ne peut plus ignorer. Notons aussi que cet
90tout simplement celles qui n’avaient pas encore d’existence nationale. Mais cela s’explique ensuite par la misère : car ces natio
48 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
91un esprit « moderne » « Je m’étais fait un mode d’existence qu’on pourrait appeler potentiel. Mon humeur m’inclinait à borner mon
92peut-être, c’est parce qu’elle affecte [p. 159] l’existence même de la pensée, et par suite, la communauté que cette pensée devai
49 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
93ndes. On préfère l’appel aux armes à un appel à l’existence. On préfère l’idée d’un massacre à l’incarnation d’une idée ! Il faut
94Dans cet acte, pensée et objet témoignent de leur existence concrète, sont le concret. (Ou bien y aurait-il au monde une pesée sa
95i crée un risque dans ma vie. Ce risque atteste l’existence d’un conflit, c’est-à-dire la présence du réel. Il rend à ma pensée s
96aleurs à cet acte qui constitue l’étalon de toute existence, et par exemple à l’acte de l’expression, à la parole qui scande notr
97 : il y a si peu de tons purs dans le détail de l’existence, tout est tellement mêlé, et qui peut se flatter d’obéir en tout temp
98 pas du moi, mais bien du toi. La découverte de l’existence concrète qu’exprime le pronom tu. Découverte bouleversante dans un mo
99un seul problème dont la réalité dernière, dont l’existence concrète déborde les limites de la personne. [p. 233] On songe ici t
100eur. Nous avons constaté que cet acte fonde toute existence en tant qu’elle est concrète ; que le concret n’a lieu que dans l’imm
101ps, en puissance des sources originelles de toute existence. [p. 240] Cette dynamique de l’incarnation, nous avons essayé d’en s
102nt dans l’équation fondamentale de [p. 241] toute existence. Mais l’illusion la plus terrible de l’humanité consiste à croire que
50 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
103terait l’attention des hommes sur le concret de l’existence, les détournant de ce fameux « pratique » dont ils s’occupent si mal,
51 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
104 ! Ces deux faits sont spirituels. Ils révèlent l’existence d’un appel que la culture ne peut plus ignorer. Notons aussi que cet
52 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
105e elles tiennent aux axiomes fondamentaux de leur existence, — un sou est un sou, ne pas se laisser marcher sur les pieds, chacun
53 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
106maintienne le poste… J’essaie de me représenter l’existence quotidienne de cet homme aux prises avec la solitude la plus désespér
107moyen de vivre sans travailler. Il m’a décrit son existence sans amertume. Il ne se plaint que de son isolement intellectuel. Il
108t d’âme, une « condition », un mode particulier d’existence. Il n’est plus seulement un accident, une privation provisoire de tra
109 D’autre part, ceux qui « jouissent » d’un mode d’existence assuré se soucient peu de connaître la mentalité du chômeur, soit que
110lme particulier avec lequel j’accepte en fait mon existence présente, si absurde qu’elle puisse m’apparaître au regard de certain
111mme et ses maisons mettent les seules verticales. Existence ramenée à ses deux dimensions premières. Pour la vie, l’homme debout
112e de quoi vivre, j’hésite à reconnaître dans leur existence le beau mythe du peuple primitif aux prises avec les éléments hostile
113t, et des problèmes [p. 100] qui intéressent leur existence. J’aurais beau leur expliquer chaque terme. Ils n’y reconnaîtraient r
114amme : Ne plus rien écrire sans tenir compte de l’existence du père Renaud, de l’épicière, de M. Palut, de l’instituteur de Vendé
115e et subtil, et je me suis réjoui de cette grande existence. » « Je me suis hâté d’aller voir la Place Saint-Marc, et mon esprit
116ici, c’est celle du peuple. Grande masse ! Et une existence nécessaire, dépourvue d’arbitraire. Cette peuplade ne s’est pas réfug
117les, ce ne fut point par quelque caprice… » « Une existence nécessaire, dépourvue d’arbitraire », voilà la leçon qu’il se répète
118de surprises multipliées : peu d’aventures dans l’existence d’un homme qui cherche à se posséder, plutôt qu’à [p. 129] se fuir da
119in les seules questions réelles sont celles que l’existence nous pose, et non point celles que nous posions pour éviter de répond
54 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
120 plus bas, du canevas brut et plein de trous de l’existence dépouillée… …Dépouillée, mais de quoi au juste ? Peut-être de tout ar
121tère et de gentillesse que les conditions de leur existence n’admettent guère. 2. — Nous ne sommes ici que de passage. Au fond, n
122issé ignorer : une belle-mère. Nous apprenons son existence en même temps que l’imminence de sa mort — et voici qui éveillera peu
55 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
123aies [p. 243] beautés et les vraies hontes dans l’existence monotone des « classes ». Il me semble que seuls les romanciers chrét
56 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
124ose le « je veux » de l’homme divinisé. Puis, à l’existence de Dieu, il oppose sa propre existence 72 . Mais la difficulté fondam
125 Puis, à l’existence de Dieu, il oppose sa propre existence 72 . Mais la difficulté fondamentale que posent les rapports de notre
57 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
126s la rue », comme disait Nietzsche. Nous disons « existence » (dure, naïve et banale) quand il parle d’élan vital. (Heidegger suc
58 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
127issé ignorer : une belle-mère. Nous apprenons son existence en même temps que l’imminence de sa mort — et voici qui éveillera peu
59 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
128dements mêmes de notre vie dans la cité, de notre existence comme « Suisses ». Ils affectent nos tabous les plus inébranlés, nos
129 peut et on doit concevoir une tout autre forme d’existence qui serait « en fonction des voisins », et qui serait tout de même, o
130, et qui serait tout de même, ou par là même, une existence, au sens plein de ce terme ; avec tout ce que cela comporte d’autonom
131t-être davantage qu’une garantie d’économie : une existence vraiment autonome. Le budget de la défense nationale dans un pays don
60 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
132maintienne le poste… J’essaie de me représenter l’existence quotidienne de cet homme aux prises avec la solitude la plus désespér
133l à croire qu’il doit le faire. Il m’a décrit son existence sans amertume. Il ne se plaint que de son isolement intellectuel. Il
134récisément, et des problèmes qui intéressent leur existence. J’aurais beau leur expliquer chaque terme. Ils n’y reconnaîtraient r
135de surprises multipliées : peu d’aventures dans l’existence d’un homme qui cherche à se posséder plutôt qu’à se fuir dans les has
61 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
136 eux, les risques et les passions absentes de son existence. Et le spectacle mélodramatique offert par la cour impériale sert de
137s et les consommateurs. Après un siècle à peine d’existence, la classe des commerçants tend à se fermer : dès la fin du xiiᵉ, les
62 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
138l’acte révolutionnaire devrait rendre manifeste l’existence d’une commune mesure dans la société. Sans vouloir entrer ici dans l’
139ces déclarations ne visent nullement à affirmer l’existence d’une sorte d’aristocratie prédéterminée qui s’imposerait de par un p
140omes et organes administratifs centralisés. Or, l’existence concomitante du Conseil suprême et de l’État est la manifestation la
141nt de vue humain ne peut manquer de reconnaître l’existence d’une semblable autorité dans les communautés humaines réelles et féc
63 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
142i quelques prises sur sa vie quotidienne, sur son existence dans les êtres, celle dont l’Histoire ne nous parlera point, — la plu
64 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
143que. (Il y a longtemps que Kierkegaard a vu que l’existence de la presse quotidienne « rend le christianisme impossible ».) De pl
65 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
144 il y prépare du simple fait que ses conditions d’existence sont celles d’une mobilisation ; il compte à chaque instant avec l’év
66 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
145ocialiser l’acte du mariage, de l’intégrer dans l’existence communautaire. À partir du xviiie siècle, le thème du « Coucher de l
146x noirs, en ses habits anciens Que dans une autre existence peut-être J’ai déjà vue, et dont je me souviens… Image de la mère, s
147me « objet de contemplation » 90 , mais comme une existence incomparable et autonome à son côté, une exigence d’amour actif. ⁂ Je
67 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
148décrire la passion ? On ne décrit pas une forme d’existence sans y participer, fût-ce même par une révolte contre la décision don
149’une farce — mais dans le choix qui détermine une existence. 2. Critique du mariage Si je ne vois pas de raison qui tienne cont
150prise en dépit de tout, et qui fonde une nouvelle existence, initiant un risque nouveau. ⁂ Écartons tout malentendu : irrationnel
151 peine tenté, le mystère difficile et grave d’une existence autonome, étrangère, d’une vie totale dont il n’a désiré vraiment qu’
68 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
152 idée de l’amour trahit-il ? Quel secret de notre existence, de notre esprit, de notre histoire peut-être ? 2. Le mythe Il exis
153que celle des mots, puisqu’elle trouve dans notre existence — et non dans quelque science hypothétique — son immédiate vérificati
154es est l’obstacle de fait. Il est symbolisé par l’existence concrète du mari, méprisé par l’amour courtois. Occasion de prouesse
155ouesse classique et de rebondissements faciles. L’existence du mari, l’obstacle de l’adultère, c’est le premier prétexte venu, le
69 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
156 d’une logique plus massive, le dualisme statue l’existence absolument hétérogène du Bien et du Mal, c’est-à-dire de deux mondes
157te plus devant le mystère et perd stupidement son existence dans la réponse ». Je voudrais au contraire approfondir, tout en la p
70 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
158l’autre, ce que l’on admet implicitement, c’est l’existence d’un rapport quelconque entre ces deux réalités. Reste à savoir dans
159ns, soit par la pensée, dans la totalité de notre existence. Ainsi de nos métaphores amoureuses. Le moderne n’hésite pas à tenir
71 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
160ves 149 . Pétrarque semblait ignorer simplement l’existence du désir et des corps, la réalité d’un « objet ». Sade, qui est un ho
161pécule sur le « côté nocturne » (Nachtseite) de l’existence. Fichte lui-même donne la définition de l’amour-par-essence-impossibl
162comme presque tous les termes du vocabulaire de l’existence, décrivant l’être en situation d’agir, non les objets. Achèvement dés
72 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
163rotique d’Occident. Ce qui explique tout, c’est l’existence au moyen âge d’une règle effectivement commune à l’art d’aimer et à l
73 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
164ocialiser l’acte du mariage, de l’intégrer dans l’existence communautaire. À partir du xviiie siècle, le thème du « Coucher de l
165x noirs, en ses habits anciens Que dans une autre existence peut-être J’ai déjà vue, et dont je me souviens… Image de la Mère, s
166objet de contemplation », [p. 310] mais comme une existence incomparable et autonome à son côté, une exigence d’amour actif. ⁂ Je
167xxe siècle, même très sommairement informés de l’existence des complexes freudiens, du jeu des refoulements et de l’origine des
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
168décrire la passion ? On ne décrit pas une forme d’existence sans y participer, fût-ce même par une révolte contre la décision don
169 qu’un jeu — mais dans le choix qui détermine une existence. 2. Critique du mariage Si je ne vois pas de raison qui tienne cont
170prise en dépit de tout, et qui fonde une nouvelle existence, initiant un risque nouveau. ⁂ Écartons tout malentendu : irrationnel
171 peine tenté, le mystère difficile et grave d’une existence autonome, étrangère, d’une vie totale dont il n’a désiré vraiment qu’
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
172éguine. » Est-il besoin de souligner que la seule existence des poèmes des béguines réduit à néant les raisonnements des historie
76 1939, La Vie protestante, articles (1938–1961). Nicolas de Flue et la tradition réformée (1er septembre 1939)
173er et vivre en marge des conditions normales de l’existence. Signe du désarroi intime où la piété de l’Église non réformée laissa
77 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
174toi-même, c’est-à-dire : prends conscience de ton existence individuelle, libère-toi des déterminations sacrées et obscures. Peut
78 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
175fs, c’était la Loi de Moïse qui ordonnait toute l’existence dans ses plus minutieux détails. Au Moyen âge, la théologie. Dans tou
79 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
176dements mêmes de notre vie dans la cité, de notre existence comme « Suisses ». Ils affectent nos tabous les plus inébranlés, nos
177 peut et on doit concevoir une tout autre forme d’existence qui serait « en fonction des voisins », et qui serait tout de même, o
178, et qui serait tout de même, ou par là-même, une existence, au sens plein de ce terme ; avec tout ce que cela comporte d’autonom
179-être davantage qu’une garantie d’autonomie : une existence vraiment autonome. Le budget de la défense nationale dans un pays don
80 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
180les nations n’ont pas toutes les mêmes droits à l’existence. Autrefois, l’on croyait volontiers que chaque État était voulu de Di
181ntenant de donner une réponse dont dépendra notre existence. Nous avons fait serment, le 2 septembre, de défendre la Suisse jusqu
182 les façons de vivre du voisin, le mystère de son existence. On me dira peut-être que ces considérations n’ont pas grande importa
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
183tend ; et prouver la réalité de ce savoir par une existence exemplaire. Je ne puis parler ici que des deux premiers points. Du tr
184n — j’entends la garde du Gothard — qui définit l’existence de la Suisse et assure son indépendance. La nécessité de s’entr’aider
82 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
185moyen d’un ouvrier suisse, le cadre matériel de l’existence (logement, vêtement, mobilier, assurances) absorbe plus de la moitié
83 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
186irement défaut à la chronique intermittente d’une existence. Malgré les pages plus élaborées que Gide a groupées ça et là sous de
84 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
187eux mensonges tacitement admis, sans lesquels « l’existence deviendrait impossible »… L’eau, remarquait un humoriste, est ce liqu
188, si l’on y voyait un effort pour « démontrer » l’existence du Diable. Il ne s’agit ici [p. 17] que d’un essai d’interpréter cert
85 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
189e aux gens pressés. Cependant, la Bible dénonce l’existence du Diable à chaque page, de la première où il apparaît sous la forme
190 intérieure ne prouvent rien sur Dieu, ni sur son existence. Mais, chose curieuse, ils nous paraissent prouver quelque chose sur
191 valables dans tous les plans simultanés de notre existence. La raison s’imagine à tort qu’elle perçoit des objets isolés et qu’e
192la raison va plus loin, quand elle prétend nier l’existence ou l’urgence de la commune mesure qu’elle ne peut concevoir, la raiso
193aradoxe, la tragédie. Tout cela suppose et pose l’existence d’un bien et de quelque chose d’autre que le bien. Sinon, où seraient
194 il ne peut plus créer que le Rien, qui n’a pas d’existence. Créer le mal est impossible. Ce qui revient à dire que le mal n’exis
195 ses tours, qui était de nous faire douter de son existence même. Le nom de Légion évoque par ailleurs le mythe hellénique de Pro
196du camouflage, obéissant au principe fatal de son existence empruntée et parasitaire, il a [p. 54] choisi pour domicile permanent
86 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
197r la terre entière et dans tous les domaines de l’existence publique. Elle figurait pour nous l’équivalent de la Fête chez les pe
198esprit pût accepter pour suspendre le cours d’une existence de plus en plus conforme aux prévisions des grandes compagnies d’assu
87 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
199lus simples du Malin. Nous avons éliminé de notre existence bourgeoise le sens du tragique, pour nous tourner exclusivement vers
200 trouve confronté avec un des périls normaux de l’existence, deux possibilités s’offrent à lui : ou bien il cherche à développer
201aisément convaincues qu’elles n’ont pas droit à l’existence personnelle, les âmes moyennes utilisées. Comme on le voit, le régime
202, ce qui souhaite secrètement la destruction de l’existence, — celle des autres, ou la sienne propre. Sa qualité de n’être pas ce
88 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
203coup sûr nous sommes pris si nous ignorons même l’existence du problème. [p. 128] Un certain nombre de tendances théologiques tr
204is en vérité que par rapport au but suprême d’une existence, en termes d’attitudes intérieures. La seconde chance du Diable est d
205e ce temps, elle a ses sources au plus intime des existences individuelles. Et c’est là seulement qu’on peut la dénoncer. [p. 14
206hui quel est le sens de leur vie, le goût de leur existence. S’ils trouvent quelque emploi, c’est « un job » simplement, sans qua
89 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
207es de bonnes femmes. Cependant la Bible dénonce l’existence du Diable à chaque page, de la première où il apparaît sous la forme
90 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
208e ce temps, elle a ses sources au plus intime des existences individuelles. Et c’est là seulement qu’on peut la dénoncer. p. 
91 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VII : La cinquième colonne (26 novembre 1943)
209, ce qui souhaite secrètement la destruction de l’existence, — celle des autres ou la sienne propre. Sa qualité de n’être pas cec
92 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VIII : Le Diable démocrate (3 décembre 1943)
210lus simples du Malin. Nous avons éliminé de notre existence bourgeoise le sens du tragique, pour nous tourner exclusivement vers
93 1944, Les Personnes du drame. Introduction
211, l’identité dans les contradictions qui trahit l’existence de la personne. ⁂ Il me semble que toute incarnation d’une pensée dan
212lleurs de n’importe quel homme responsable de son existence. Il s’agit là d’un phénomène qui déborde dès l’origine le fait d’écri
213este ainsi son être véritable, l’intention de son existence. La magie et le germanisme surmontés, ordonnés et mis en valeur (au s
94 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
214problème personnel de ces vies, à leur équation d’existence. Or c’est, chez l’un comme chez l’autre, une révolution de l’esprit d
215 quitter son corps aveugle pour d’autres formes d’existence que la Nature se voit pour ainsi dire contrainte d’assigner à l’homme
216au-dessus de cette agonie symbolique de toute son existence, et c’est leur chœur qui chante une dernière fois la loi, au moment q
217ce et de la souffrance, de la spéculation et de l’existence, de l’au-delà mystique et de l’immédiat éthique. Et quels sont les pl
218 ici, pour une fois les fins les plus hautes de l’existence terrestre. « Un fait de notre vie ne vaut pas en tant qu’il est vrai,
95 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
219egger et Jaspers, procède de sa définition de l’« existence ». La théologie barthienne se réclame de sa thèse principale : l’affi
220ur l’obstacle du désespoir et de l’absurdité de l’existence ; toute une vie tendue vers l’impossible, toute une œuvre de sarcasme
221n entendu, rester la moindre place dans une telle existence. Sous cette réserve, on peut louer ce sage : il a su choisir une pens
222 figurent souvent — ne doit pas faire douter de l’existence de la question. À plus forte raison, chez notre homme, dont l’exigenc
223rieux et de l’ironie. C’est en la reportant sur l’existence apparemment la moins « jouée », celle des chrétiens, ou qui se disent
224ternelle vérité, et de l’autre, la diversité de l’existence, que l’homme en tant que tel, ne peut pas pénétrer, — il lui faudrait
225it. Seul en face de lui-même, il douterait de son existence. Seul devant Dieu, il se voit condamné, questionné, sommé de répondre
226e même, il cesse d’être humain. Car l’homme n’a d’existence proprement humaine que lorsqu’il participe à la transformation du mon
227des êtres ou des choses qu’il [p. 80] promeut à l’existence ; mais détruisant le temps il le recrée et le rédime, puisqu’il lui r
228 défendre ? Et quels titres vient-il produire à l’existence ? Car il est excellent de défendre son moi, surtout lorsqu’il détient
229assuré l’autre vie, les conditions physiques de l’existence. Que la justice est dans l’égalité de tous, et la vertu dans l’opinio
230rt une misère dont l’homme ignore, comme homme, l’existence ; et c’est la maladie mortelle (le péché) 48 . L’homme naturel a be
231 vois, — ou bien tu crois aussi à ce sérieux de l’existence symbolisé par la cote de la Bourse. Ou bien tu joues toute ta vie sur
232a n’est que mythologie. Les dieux du siècle ont l’existence qu’on leur prête : hélas ! il serait faux de dire qu’ils n’en ont pas
233démoniaque qui veut être soi-même « en haine de l’existence et selon sa misère ». Cette révolte n’est pas fondée dans la transfor
234 Kierkegaard a su la dénoncer au plus intime de l’existence individuelle. Chaque fois que nous disons d’un de nos dieux qu’il est
235nons de notre démission. La foule n’a pas d’autre existence et d’autre pouvoir que mon refus d’exister devant Dieu et d’exercer l
96 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
236dit peu à peu aux proportions d’une parabole de l’existence. Ou bien c’est le contraire : partant d’un fait inexplicable et monst
237ros, Kafka nous amène à penser que le détail de l’existence banale, et le sentiment d’étrangeté qui par moments l’accompagne en s
238ale, volonté qui se manifeste tout au long de son existence, se rattache non moins certainement à son admiration pour Goethe. Rie
239asion privilégiée de confronter dans le vif d’une existence les aventures spirituelles décrites dans les pages qui précèdent. I
240 dogmatique transparaît. Tout homme qui a connu l’existence de la Loi se connaît condamnable, quoi qu’il fasse : « Il n’y a pas u
241état spirituel : le doute. Non pas un doute sur l’existence de Dieu, ici encore, mais bien sur la réalité du pardon gratuit, de l
242algré tout, de ses efforts. Non point qu’il nie l’existence de la Grâce. Mais il répète avec les sages — lui, le fou — quœ super
97 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
243pose le « je veux » de l’homme divinisé. Puis à l’existence de Dieu, il oppose sa propre existence. Mais la difficulté fondamenta
244. Puis à l’existence de Dieu, il oppose sa propre existence. Mais la difficulté fondamentale que posent les rapports de notre vol
98 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
245irement défaut à la chronique intermittente d’une existence. Malgré les pages plus élaborées que Gide a groupées çà et là sous de
246est-à-dire sa tendance dominante, le style de son existence. C’est dans ce sens quelque peu élargi qu’il conviendrait de répéter
99 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
247terait l’attention des hommes sur le concret de l’existence, les détournant de ce fameux « pratique » dont ils s’occupent si mal,
100 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
248te expérience mystique ou romantique présuppose l’existence d’un centre ou d’un tréfonds divin de l’âme (c’est l’Ungrund de Jakob
249oit expier la faute qu’il n’a commise que par son existence même. Un philosophe mystique tel que Ignaz Troxler n’hésitera pas à é
250 déchirement : « C’était comme si le poids de son existence l’eût accablé. Qu’il dût, jour pour jour, se lever avec lui-même, se
251 dans la série de ses souvenirs. Il sentait que l’existence n’a d’appui ferme que dans la chaîne ininterrompue des souvenirs. 90
252ntir ses limites, mettre tout son espoir dans une existence d’outre-tombe 91 . » Le rêve ou la via mystica seront cette existence
253mbe 91 . » Le rêve ou la via mystica seront cette existence d’outre-tombe, vécue dès ici-bas d’une manière indicible. Et peut-êtr
254a foi du Solitaire, réalité fondamentale de toute existence dans le monde. Mais si la foi est la santé du Solitaire, elle est [p.