1 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
1x qu’on a fondés sur l’individu libéral, c’est le fédéralisme. L’individu étant conçu par les juristes à partir de l’ensemble, ses
2 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
2ontains. Hitler, en unifiant la vieille Allemagne fédéraliste, a terminé l’œuvre entreprise par le jacobin Bonaparte. Mussolini, en
3à l’esprit unitaire et qui sauvegarde le principe fédéraliste. Dans l’ordre politique, ce sont les groupes « personnalistes » qui o
3 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
4rsonnelles ? Je n’hésite pas à le dire : c’est le fédéralisme. Cette thèse pourra paraître un peu forcée à certains historiens mét
5raire des plans d’allure et d’intention nettement fédéralistes. L’absolutisme, la collusion des pouvoirs politiques et spirituels, n
6 vivant, respectueux des diversités, c’est-à-dire fédéraliste. Les synodes réformés de France, vers la fin du xvie siècle, préconi
7je maintiens que la cause profonde de la tendance fédéraliste protestante jusqu’à nos jours, est d’ordre proprement spirituel. C’es
8rotestants à comprendre et à soutenir les régimes fédéralistes. L’homme ne vaut rien par lui-même, dit Calvin, mais il vaut plus qu
9dre mieux que tout autre le paradoxe politique du fédéralisme : la liberté de chacun dans une action commune, l’équilibre vivant de
4 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
10iets ; antinationalistes et cependant patriotes ; fédéralistes dans le plan politique européen, et personnalistes dans le plan moral
11rganisation politique radicalement anti-étatiste, fédéraliste, ou mieux communaliste. L’assimilation de la personne à un acte, tel
5 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
12ays est le plus beau du monde ». C’est la formule fédéraliste. — Inutile d’ajouter que le salut temporel de l’Europe dépend de sa f
6 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
13oc entre Rohan et Richelieu — dernières luttes du fédéralisme contre la conception maniaque de l’unité —, on est fondé à dire que l
14c’est-à-dire qu’on écarte brutalement la solution fédéraliste qui seule eût pu permettre l’établissement normal de cette tension, s
15nté d’indiquer au passage l’exemple des solutions fédéralistes qui furent réalisées à l’étranger.) Mais nous avons voulu souligner f
16cation sans réserve de l’écrasement de la Commune fédéraliste, et à l’exaltation de l’étatisme actuel. Serait-ce tout simplement l’
7 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
17san, nous distinguons les germes d’une conscience fédéraliste qui appelle des institutions Ordre nouveau. Enfin, un peu partout, l’
8 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
18naturelles pour vouloir les anéantir. Nous sommes fédéralistes, c’est-à-dire que nous voulons que toutes les différences s’exaltent
19-ce qu’il n’y en a pas aussi dans votre système « fédéraliste » ? Et, de plus, vous laissez de côté cette nécessité du déploiement
9 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
20, où l’auteur s’efforce de sauver les restes d’un fédéralisme dont il faudrait pourtant refaire les bases…) Quant à la position d’H
10 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
21tion et automatisme ; libéralisme et discipline ; fédéralisme et étatisme ; enfin, personne et individu. Cette dernière « tension »
11 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
22l n’est « démocratique » que dans la mesure où le fédéralisme suisse subsiste, et où l’État centralisé n’a que des pouvoirs limités
23« à la française ». Parce que nous sommes pour le fédéralisme communaliste, pour l’exercice de l’autorité sur place, par des hommes
12 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
24nt pratique du socialisme 56 — dans un ordre non fédéraliste — ne peut être, n’a jamais été, et ne sera jamais que le fascisme. Si
25-ce que pour cette seule raison, nous serons donc fédéralistes. p. 18 x. « Du socialisme au fascisme », L’Ordre nouveau, Par
13 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
26i ont paré aux premières menaces de soviétisation fédéraliste de l’Allemagne, en réprimant les révoltes de Münster, de Magdebourg e
27ue une voie impraticable. Signal de la révolution fédéraliste, non plus fondée sur les anciennes « régions », non plus « séparatist
28, artificielles, épouvantent le modèle lui-même ? Fédéralisme : dernière chance de la paix ! Qu’on se le dise : tous les efforts de
14 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
29ges une seule et même réalité, qui est la réalité fédéraliste. Or il se trouve que notre position personnaliste est fondamentalemen
30re — au nom de la démocratie réelle, communale et fédéraliste, mais au nom d’intérêts de classe qui ne sont ni démocratiques ni nat
31t une conscience [p. 29] très forte de la réalité fédéraliste et de ce qu’elle implique à la fois de diversités reconnues, totaleme
32tuels, de synthèse vivante. Dès que la conscience fédéraliste vient à faiblir, quand par exemple on se met chez nous à l’école de l
33nts de la région sont absolument dans la ligne du fédéralisme réel 78 . Mais que valent dans le fait, dans le concret, ces justific
34nez par exemple une valeur positive à un principe fédéraliste qui ne traduit historiquement — de même que la neutralité — qu’une cr
35uctures politiques et morales, et d’une tradition fédéraliste, qui se trouvent réaliser, en théorie, parfois en fait sinon toujours
36 presse locale. Il faut bien dire aussi que notre fédéralisme tend à se réduire à l’esprit de clocher, à une limitation des horizon
37s, mais de la manière la [p. 35] plus fatale à ce fédéralisme tant vanté. Autant de constatations qui dictent à notre action des ob
15 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
38 communisant, mais les anarchistes de la FAI sont fédéralistes. Or c’est Staline, l’impérialiste centralisateur, l’oppresseur des mi
39 fascisme et contre le stalinisme, pour l’Espagne fédéraliste. Ce ne peut être encore de notre part qu’un vœu. Mais qui engage tout
16 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’autorité assure les libertés (mai 1937)
40eprésentant en mission — ; elle sera au contraire fédéraliste, c’est-à-dire qu’elle veillera à la sauvegarde des expressions person
17 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
41naturelles pour vouloir les anéantir. Nous sommes fédéralistes, c’est-à-dire que nous voulons que toutes les différences s’exaltent
42-ce qu’il n’y en a pas aussi dans votre système « fédéraliste » ? Et, de plus, vous laissez de côté cette nécessité du déploiement
18 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
43l n’est « démocratique » que dans la mesure où le fédéralisme suisse subsiste, et où l’État centralisé n’a que des pouvoirs limités
44« à la française ». Parce que nous sommes pour le fédéralisme communaliste, pour l’exercice de l’autorité sur place, par des hommes
19 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
45i ont paré aux premières menaces de soviétisation fédéraliste de l’Allemagne, en réprimant les révoltes de Münster, de Magdebourg e
46ue une voie impraticable. Signal de la révolution fédéraliste, non plus fondée sur les anciennes « régions », non plus « séparatist
47, artificielles, épouvantent le modèle lui-même ? Fédéralisme : dernière chance de la paix ! Car les efforts de la diplomatie franç
48re une guerre fatale. Désespérer de la révolution fédéraliste, c’est désespérer de la paix. Et c’est précisément parce qu’il est tr
49oir pas su ou pas voulu à temps adopter un régime fédéraliste que les Tchèques ont donné prétexte au chantage brutal du Führer. L’a
20 1938, Esprit, articles (1932–1962). Revue des revues (septembre 1938)
50omiquement parlant) de M. Coquelle-Viance ?   Le Fédéraliste (n° 2, 1938). — Manifeste des Bretons fédéralistes. On s’y réclame tr
51Fédéraliste (n° 2, 1938). — Manifeste des Bretons fédéralistes. On s’y réclame très curieusement de la « nation » bretonne, du manif
52 clairement écrit, sans équivoques, intégralement fédéraliste (et non régionaliste) doit être considéré comme l’un des premiers act
21 1939, Esprit, articles (1932–1962). D’une critique stérile (mai 1939)
53rmément à d’autres groupes. 22. C’est pourquoi le fédéralisme est la seule forme humaine de la justice. [p. 267] 23. Le but du per
54 communautaires. 24. C’est un but essentiellement fédéraliste. 25. Il ne s’agit pas de s’emparer d’un pouvoir impuissant, mais d’ex
22 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
55 apparence : protestantisme, culture, neutralité, fédéralisme et défense de la Suisse. Si je me décide à réunir ces textes — les un
23 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
56rsonnelles ? Je n’hésite pas à le dire : c’est le fédéralisme. Cette thèse pourra paraître un peu forcée à certains historiens méti
57raire des plans d’allure et d’intention nettement fédéralistes. L’absolutisme, la collusion des pouvoirs politiques et spirituels, n
58 vivant, respectueux des diversités, c’est-à-dire fédéraliste. Les synodes réformés de France, vers la fin du xvie siècle, préconi
596] maintiens que la cause profonde de la tendance fédéraliste protestante jusqu’à nos jours, est d’ordre proprement spirituel. C’es
60rotestants à comprendre et à soutenir les régimes fédéralistes. L’homme ne vaut rien par lui-même, dit Calvin, mais il vaut plus que
61dre mieux que tout autre le paradoxe politique du fédéralisme : la liberté de chacun dans une action commune, l’équilibre vivant de
62prendre une bonne fois le sens spirituel de notre fédéralisme, seule doctrine politique existante qui doit radicalement contraire à
63icalement contraire à la doctrine totalitaire. Le fédéralisme, ce n’est pas seulement un pour tous — qui serait une devise collecti
24 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
64out le problème à résoudre. [p. 97] La solution fédéraliste Par quelle voie ? Je n’aime pas beaucoup la tolérance, vertu qui naît
65 prévoir pour la cité et la culture une structure fédéraliste. Le fédéralisme, en effet, suppose des petits groupes, et non des mas
66 cité et la culture une structure fédéraliste. Le fédéralisme, en effet, suppose des petits groupes, et non des masses, et c’est se
67 qu’une vocation peut s’exercer. D’autre part, le fédéralisme suppose des groupes diversifiés, et par là-même il offre tous les ava
68ire exact de cet esprit, c’est justement l’esprit fédéraliste, avec sa devise paradoxale : Un pour tous, mais aussi : tous pour un.
69à défendre en défendant notre patrie : la réalité fédéraliste en politique et dans tous les domaines de la culture, le seul avenir
25 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
70re — au nom de la démocratie réelle, communale et fédéraliste, mais au nom d’intérêts de classe qui ne sont ni démocratiques ni nat
71 faudrait une conscience très forte de la réalité fédéraliste et de ce qu’elle implique à la fois de diversités reconnues, totaleme
72tuels, de synthèse vivante. Dès que la conscience fédéraliste vient à faiblir, quand par exemple on se met chez nous à l’école de l
73nts de la région sont absolument dans la ligne du fédéralisme réel 26 . Armée démocratique, dit-on, milice populaire, dépourvue de
74nez par exemple une valeur positive à un principe fédéraliste qui ne traduit historiquement — de même que la neutralité — qu’une cr
75uctures politiques et morales, et d’une tradition fédéraliste, qui se trouvent réaliser, en théorie, parfois en fait, les « utopies
76 presse locale. Il faut bien dire aussi que notre fédéralisme tend souvent à se réduire à l’esprit de clocher, à une limitation des
77ropéennes, mais de la manière la plus fatale à ce fédéralisme tant vanté. Autant de constatations qui dictent à notre action des ob
26 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
78résentent la négation la plus radicale de l’idéal fédéraliste qui nous unit, par conséquent, la plus grave menace pour notre État.
79t d’illustrer aux yeux de l’Europe le principe du fédéralisme ; principe, notons-le bien, radicalement contraire à tout système tot
80t ces mots : défendre et illustrer le principe du fédéralisme ? Le défendre, c’est d’abord nous défendre, certes, mais c’est aussi
81de s’offrir en exemple à l’Europe, sur le plan du fédéralisme. Ces deux aspects de notre vocation me paraissent inséparables. Il fa
82 paraissent inséparables. Il faut répandre l’idée fédéraliste, si nous voulons la sauvegarder, car on ne se défend bien qu’en attaq
83uisse. Il n’en va pas de même pour notre vocation fédéraliste : elle s’appuie sur une tradition et sur des données très solides. De
84 dès maintenant [p. 161] le plan d’une entreprise fédéraliste européenne, sur l’initiative de la Suisse. Or on pourrait me faire re
85s voisins, forts que nous sommes d’une expérience fédéraliste de six siècles. Et surtout, ne dénigrons pas les tentatives qui se fe
86aussi, c’est le deuxième point, à illustrer notre fédéralisme, c’est-à-dire à le réaliser d’une manière qui le rende exemplaire au
87tique au sens étroit du problème. J’estime que le fédéralisme est tout d’abord une réalité morale, et même spirituelle. Et c’est su
88elopper en profondeur ce que j’appellerai le sens fédéraliste intime, sens qui suppose toute une morale, et qui, notez-le bien, s’e
89eule la véritable charité ; c’est toute l’éthique fédéraliste, et c’est aussi tout [p. 164] l’idéal œcuménique, que nos Églises dev
27 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
90 [p. 169] Esquisses d’une politique fédéraliste Il se peut que le fédéralisme n’ait été à son origine qu’une nécessit
91ses d’une politique fédéraliste Il se peut que le fédéralisme n’ait été à son origine qu’une nécessité naturelle. Il se peut que du
92 pays). [p. 170] Il y a donc aujourd’hui pour le fédéralisme une nécessité de s’exprimer, quand ce ne serait que pour se défendre.
93s afin de nous mettre en mesure de « prêcher » le fédéralisme, il nous faut savoir d’où il vient ; savoir aussi à quoi il tend ; et
94ue dirais-je ? Il faut le vivre. I D’où vient le fédéralisme ? Dans le temps, dans le monde du péché, tout commence par la nécessi
95ire à ne point retomber à la bête.) Ainsi pour le fédéralisme. Qu’il soit né de la géographie, c’est un fait dont il faut partir so
96toire prit son départ. Les données matérielles du fédéralisme conditionnent notre destinée, mais ne la déterminent pas. À négliger
97 la Suisse semble l’avoir prédestinée à un statut fédéraliste. C’est tout ce qu’on peut dire après coup. Le compartimentage des rég
98t dû être improvisé, et c’eût été la fin de notre fédéralisme ; ou bien les provinces annexées auraient pris une trop grande influe
99e l’union, et c’est le nouveau fondement de notre fédéralisme. Ainsi l’on a passé progressivement d’une alliance avant tout nécessa
100 d’égalité des cantons italiens et romands. Notre fédéralisme actuel ne date donc que de Quarante-huit ; et ce n’est même qu’à part
101ler ou de tourner en rond. [p. 177] II Où va le fédéralisme ? C’est ici qu’apparaît au concret le problème, ou la nécessité, d’un
102t le problème, ou la nécessité, d’une philosophie fédéraliste. Car lorsqu’il s’agit de prévoir, l’empirisme ne suffit plus. La vue
103ivre ont-elles l’ambition de poser le problème du fédéralisme sur le seul plan où nos conflits internes aient quelque chance de se
104hance de se résoudre : le plan de l’Europe. Notre fédéralisme ne peut durer que si nous lui donnons pour fin la Fédération de l’Occ
105ation veut dire : union dans la diversité. Le mot fédéralisme, en Suisse romande surtout, [p. 178] a pris le sens restreint et inex
106Bund n’insiste que sur l’union. Quand je parle de fédéralisme et de fédération, j’entends à la fois union et autonomie des parties
107ative politique de notre temps : totalitarisme ou fédéralisme (et non point gauche [p. 179] ou droite, capitalisme libre ou étatism
108C’est là mon ordre personnel, mon « arrangement » fédéraliste, conforme au sens et aux qualités propres à chacun de ces feuillets,
109fait aujourd’hui de la pratique traditionnelle du fédéralisme helvétique une sorte de programme, et même de manifeste. Par la force
110héorie. Nous vivons ce moment de l’histoire où le fédéralisme, s’il veut durer, doit devenir à son tour missionnaire. Telle est sa
111gagner en conscience de ses fins. De même pour le fédéralisme européen. Un sentiment commun se formait peu à peu, depuis la guerre
112 en fut un autre. Dans les deux cas, le sentiment fédéraliste fut promptement détourné au profit de politiques d’hégémonie. Toutefo
113ls et des systèmes. Or tout système, fût-il nommé fédéraliste, est unitaire par essence, et donc anti-fédéraliste. Il l’est dans so
114 et fatalement, [p. 185] dans son application. Le fédéralisme réel est le contraire absolu d’un système, toujours conçu par un cerv
115idée, d’un centre abstrait. Je définirais même le fédéralisme comme un refus constant et instinctif de recourir aux solutions systé
116t pourquoi l’on ne peut concevoir une philosophie fédéraliste que sous une forme non-logique : aphoristique. Telle que j’essaye ici
117timées que se nouent les unions fécondes. L’union fédéraliste est un mariage, et non pas un alignement militaire et géométrique. 9.
118gémonie qui est créateur de la fédération. 10. Le fédéralisme est une éducation mutuelle, plutôt qu’une éducation autoritaire. C’es
119’ailleurs la seule philosophie acceptable pour le fédéraliste. Je définis la personne comme l’homme à la fois libre et engagé, à la
120e un ouvrier qualifié et un manœuvre. La solution fédéraliste en économie est alors celle-ci : centraliser tout ce qui est de l’ord
121ommes ici en présence d’une maladie spécifique du fédéralisme. Elle se manifeste par divers symptômes non trompeurs : intolérance m
122 le caractère non systématique et non unitaire du fédéralisme sain. Il est essentiel que les groupes, ou les individus qui les comp
123rits intolérants sont ceux qui ne conçoivent le « fédéralisme » que sous la forme du Kantönligeist, c’est-à-dire d’un patriotisme a
124 canton d’abord ou uniquement et appellent cela « fédéralisme », alors [p. 193] qu’ils ruinent le principe même dont ils forment le
28 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
125. 198] 1. Clarifions notre langage ! — Puisque le fédéralisme est une forme politique qui suppose l’équilibre vivant entre les droi
126irs envers l’ensemble, il est absurde de nommer « fédéraliste » un parti qui n’a d’autre programme que la défense des intérêts loca
127ontre le centre. Ceux qui se disent, chez nous, « fédéralistes », ne sont souvent, je le crains, que des nationalistes cantonaux. Ce
128 peut-être plus de droits à revendiquer le nom de fédéralistes, dans son sens étymologique. (Fœdus = traité, serment, union.) Par un
129» ce qui procède de Berne. Il en résulte que leur fédéralisme se résume à combattre tout ce qui est dit fédéral. Comprenne qui pour
130galement tort, c’est évident, [p. 199] puisque le fédéralisme véritable ne commence qu’au-delà de leur opposition. Ils se font un p
131viste de notre État. À quand le parti de la santé fédéraliste ? Il ne sera ni de gauche ni de droite. Car sous l’opposition, indéfe
132gressent. Les « libéraux » et les conservateurs « fédéralistes » ne sont que des réactionnaires inconséquents : tant que je ne les a
133ourrai pas prendre au sérieux leurs convictions « fédéralistes » (ce mot étant pris dans leur sens). (Et ce ne sont pas seulement le
134les complexités concrètes, choisis pour leur sens fédéraliste, et révocables aussitôt qu’ils le perdent. » Si vous les obtenez, la
135 sont nos meilleurs écrivains. 7. Tolérance. — Le fédéralisme véritable suppose une tolérance particulière : le respect des vocatio
136aine de notre vie, même « privée », c’est nier le fédéralisme et ruiner les bases de la Suisse. Que nos moralistes s’en souviennent
137l’oublient pas ! 8. Intolérance. — À mon avis, un fédéralisme sain doit se montrer radicalement intolérant envers toute influence t
138État, c’est l’âme de l’âme », voilà des drôles de fédéralistes, des drôles de Suisses 41 . [p. 206] Je les estime intolérables, s’il
29 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
139Je réponds que cette « utopie », qui s’appelle le fédéralisme, est la seule qui permette aux mots de liberté, d’ordre, d’humanité e
30 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
140est de préparer le terrain pour la reconstruction fédéraliste du monde de demain. Si les totalitaires sont vaincus, ce seront les n
141nt vaincus, ce seront les nations protestantes et fédéralistes d’esprit qui auront obtenu la victoire. Elles ne sauront la rendre fé
142a fait leur force : la tradition personnaliste et fédéraliste de la Réforme. Enfin, la troisième perspective qui s’ouvre au protest
31 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
143ntérieure ou uniformité géométrique et militaire. Fédéralisme ou totalitarisme. Je comprends et je vois le secret de la paix : c’es
32 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
144 [p. 621] Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946) x Le mouvement œcuménique ne deviendra
145enter. La santé politique et économique s’appelle fédéralisme. La santé morale et civique s’appelle personnalisme. La santé religie
146 personne dont l’application est une politique du fédéralisme. 1. Théologie de l’œcuménisme Écartons d’abord le malentendu que pou
147ologie et de cette philosophie. 3. Politique du fédéralisme Nous en avons assez dit pour qu’il soit désormais facile de voir qu’à
148 religion ne peut correspondre que l’organisation fédéraliste en politique. Quant à la philosophie de la personne, elle sera normal
149citoyen d’une fédération. La devise paradoxale du fédéralisme helvétique : « Un pour tous, tous pour un », est également valable su
150atrice de schismes, et la dissidence obstinée. Le fédéralisme exclut de même l’impérialisme, générateur de guerres, et le régionali
151mme intégral dès qu’il absolutise sa liberté.) Le fédéralisme part des groupes locaux (région, commune, entreprises, etc.) et l’œcu
152ce qui est la définition même de l’oppression. Le fédéralisme, comme l’œcuménisme, reconnaît que les diversités régionales sont la
153pourrions pareillement définir l’œcuménisme et le fédéralisme en remplaçant « âmes » par « églises » et par « régions ». Enfin nous
154notre tableau en indiquant au moins ceci : que le fédéralisme implique dans l’ordre économique la vitalité des syndicats ouvriers e
155 suivantes : l’œcuménisme, le personnalisme et le fédéralisme sont les aspects divers d’une seule et même attitude spirituelle. Ils
156la personne et la communauté fédérale. Vouloir le fédéralisme sans accepter l’œcuménisme, ce serait priver l’organisation politique
157s accepter l’œcuménisme sans vouloir également le fédéralisme, ce serait ne pas accepter vraiment l’œcuménisme, j’entends avec tout
158puisse allier la liberté à la communauté. Dans le fédéralisme, démocrates et totalitaires de droite et de gauche pourront trouver l
159 séparés, et par là même déformés. À mon sens, le fédéralisme est la seule possibilité pratique de réaliser la vraie démocratie. Ma
160ule possibilité qui demeure, c’est l’organisation fédéraliste du monde. Elle seule apporte du nouveau. Elle seule répond à la fois
161es devait trouver sa traduction politique dans un fédéralisme plus ou moins accentué selon les nations : Confédération helvétique,
162 la philosophie de la personne et la politique du fédéralisme sont seules en mesure, aujourd’hui, de synthétiser les vérités disjoi
163 appel est ressenti : je le nommerai la nostalgie fédéraliste. Des auteurs isolés l’ont fait entendre. Des groupes d’intellectuels
33 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
164appeler l’union de l’Europe au nom de la doctrine fédéraliste. Je trouvais cette doctrine impliquée dans une philosophie de la pers
165er ma « politique de la personne » et la doctrine fédéraliste qui en résulte, avec les réalités européennes nées de la guerre et de
166s mêmes tensions fondamentales, je les nommerai : fédéralistes. Ici, mesdames et messieurs, s’ouvre béante devant moi, la tentation
167osophiques de ces deux termes : la personne et le fédéralisme. Cette manière d’apparence rigoureuse s’autoriserait trop facilement
168e nation, comme le parti le plus irréductible. Le fédéralisme, au contraire, veut unir et non pas unifier. Et justement parce qu’il
169 est l’invention de structures politiques du type fédéraliste, seules créatrices de paix et seules capables de sauvegarder la liber
34 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
170ionales, par le congrès de l’Union européenne des Fédéralistes. Les délégués d’une cinquantaine d’associations diverses, venus de se
171r l’union du continent, sur la base des principes fédéralistes illustrés par le pays même dans lequel ils se rassemblaient. La confé
172u des routines politiciennes. [p. 59] L’attitude fédéraliste Les organisateurs de ce congrès ont voulu qu’il s’ouvrît par une étud
173ouvrît par une étude des fondements spirituels du fédéralisme. Le danger que présente un tel sujet, c’est qu’il risque d’entraîner
174or, rien n’est plus contraire à l’essence même du fédéralisme que l’esprit théorique et les généralisations. Et cette phrase résume
175és humaines. J’essaierai donc de définir l’esprit fédéraliste d’une manière indirecte, par implication, et je m’en tiendrai le plus
176, puisqu’en fait nous voici réunis pour parler du fédéralisme ? Nous ne serions pas ici si nous pensions que le type d’homme le plu
177’autonomie et la solidarité, correspond le régime fédéraliste. J’ajouterai une remarque encore, pour compléter ce schéma trop rapid
178urt de soif et celui qui se noie. Et, de même, le fédéralisme ne naîtra jamais d’un habile dosage d’anarchie et de dictature, de pa
179larisme borné et de centralisation oppressive. Le fédéralisme est sur un autre plan que ces deux erreurs complémentaires. Chacun sa
180ption plus concrète de l’attitude et des méthodes fédéralistes. ⁂ L’an dernier, aux Rencontres internationales de Genève, le philoso
181’attache qu’aux détails de la mise en pratique du fédéralisme en Suisse, mais non pas si l’on cherche à dégager de cette expérience
182l’on cherche à dégager de cette expérience l’idée fédéraliste qu’elle [p. 65] illustre. Une expérience de laboratoire est nécessair
183 pourquoi, dans notre tentative de définir l’idée fédéraliste en soi, nous ferons bien de ne pas perdre de vue cette expérience-tém
184cluante. ⁂ Comme toutes les grandes idées, l’idée fédéraliste est très simple, mais non pas simple à définir en quelques mots, en u
185ste. À mon sens, le mouvement intime de la pensée fédéraliste ne saurait être mieux comparé qu’à un rythme, à une respiration, à l’
186tuelle de la diastole et de la systole. La pensée fédéraliste ne projette pas devant elle une utopie européenne qu’il s’agirait sim
187sur ce double mouvement qui caractérise la pensée fédéraliste, sur cette interaction, cette dialectique, cette bi-polarité, comme o
188 qui est le battement même du cœur de tout régime fédéraliste. L’oublier serait se condamner à retomber sans cesse dans un malenten
189très clairement. En effet, les mots Fédération et Fédéralisme sont compris de deux manières très différentes par les Suisses aléman
190sse romande, au contraire, ceux qui se proclament fédéralistes sont en réalité les défenseurs jaloux de l’autonomie des cantons cont
191t dire simplement : s’unir. Pour les autres, être fédéraliste veut dire simplement : rester libre chez soi. Or les uns et les autre
192rce qu’ils n’ont qu’à moitié raison. Le véritable fédéralisme ne consiste ni dans la seule union des cantons, ni dans leur seule au
193viens de signaler pour la Suisse. Nous aurons des fédéralistes qui ne penseront qu’à faire l’union et à la renforcer, et nous aurons
194ire l’union et à la renforcer, et nous aurons des fédéralistes préoccupés avant tout de sauvegarder les droits de chaque nation cont
195vrons constamment rappeler aux deux partis que le fédéralisme véritable n’est ni dans l’une ni dans l’autre de ces tendances, mais
196e constater qu’ils n’emploient jamais le terme de fédéralisme, qu’ils l’ignorent, et qu’ils ne touchent que très rarement, et très
197nt que très rarement, et très vaguement, à l’idée fédéraliste en soi. C’est peut-être parce que cette idée, comme je le disais tout
198tique. Il est incontestable, en effet, que l’idée fédéraliste n’a pas cessé d’inspirer et de guider les démarches des meilleurs hom
199héorie. Nous vivons ce moment de l’histoire où le fédéralisme suisse, s’il veut durer, doit devenir à son tour missionnaire. Telle
200 conscience de ses fins. [p. 70] De même pour le fédéralisme européen. Un sentiment commun se formait peu à peu, depuis la guerre
201 en fut un autre. Dans les deux cas, le sentiment fédéraliste fut promptement détourné au profit de politiques d’hégémonie. Toutefo
202 de l’union véritable.   deuxième principe. — Le fédéralisme ne peut naître que du renoncement à tout esprit de [p. 72] système.
203e d’une idéologie. On pourrait définir l’attitude fédéraliste comme un refus constant et instinctif de recourir aux solutions systé
204ticuler dans un tout.   troisième principe. — Le fédéralisme ne connaît pas de problème des minorités. On objectera que le totali
205 en germe) dans tout système quantitatif ; il y a fédéralisme partout [p. 73] où c’est la qualité qui prime. Par exemple : le total
206présente qu’un chiffre, et le plus petit. Pour le fédéraliste, il va de soi qu’une minorité puisse compter pour autant, voire plus
207r à être un bon cœur.   cinquième principe. — Le fédéralisme repose sur l’amour de la complexité, par contraste avec le simplisme
208et même économiques, telle est la santé du régime fédéraliste. Et ses pires ennemis sont ceux dont le grand Jacob Burckhardt annonç
209st la vitalité civique d’un peuple. Une politique fédéraliste soucieuse de se mouler sur la réalité, toujours complexe, suppose inf
210 l’on y réfléchit, on s’aperçoit que la politique fédéraliste n’est rien d’autre que la politique tout court, la politique par exce
211ière-plan — il y a le totalitarisme, et il y a le fédéralisme. Une menace et une espérance. Cette antithèse domine le siècle. Elle
212 des cas, lui sont subordonnées. Les principes du fédéralisme, tels que je viens de les rappeler, s’opposent diamétralement et poin
213ple et rigide, comme la guerre, comme la mort. Le fédéralisme est complexe et souple, comme la paix, comme la vie. Et parce qu’il e
214os esprits, même et surtout quand nous parlons de fédéralisme. Si, au contraire, à la faveur de ces débats, nous parvenons à dévelo
215ous parvenons à développer des réflexes de pensée fédéraliste, si nous devenons nous-mêmes intégralement fédéralistes — fédéraliste
216aliste, si nous devenons nous-mêmes intégralement fédéralistes — fédéralistes comme on [p. 82] respire — la partie sera déjà plus qu
217 devenons nous-mêmes intégralement fédéralistes — fédéralistes comme on [p. 82] respire — la partie sera déjà plus qu’à moitié gagné
218s les délégués, si l’Europe doit durer, c’est aux fédéralistes qu’elle le devra, et à eux seuls. Sur qui d’autre peut-elle compter,
219mais à son caractère absolu. Et c’est l’agitation fédéraliste dans toute l’Europe qui les poussera. De cette agitation, que je voud
220ul fait que nous sommes ici pour fédérer tous les fédéralistes, dans la conviction sobre et ferme que, cette fois-ci, on ne nous lai
221s’arrêter aux frontières d’un pays. Voilà donc le fédéralisme. L’opposition Il semble à première vue qu’un tel programme soit si cl
222formule d’un ordre neuf… Où irons-nous ? Seul, le fédéralisme ouvre des voies nouvelles. Seul il peut surmonter — voyez la Suisse —
223que les libertés : le but, l’essence de la pensée fédéraliste étant précisément de trouver les moyens d’articuler, d’arranger sans
35 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
224n’était pas terminé que l’idée naissait, chez les Fédéralistes, d’en élargir l’action et le retentissement en convoquant, pour le pr
225agissait pas, dans son esprit, d’une entreprise « fédéraliste » au sens précis du terme qu’on vient de définir, mais plutôt d’une a
226e la lutte entre les tendances « unioniste » et « fédéraliste » qui devait animer les débats de La Haye, et qui se révéla souvent f
227l’union est en bonne voie, et que notre agitation fédéraliste est par conséquent superflue. Je persiste à penser, pour ma part, que
228ernier, lors du Congrès de l’Union européenne des Fédéralistes : « Si l’Europe doit durer, c’est aux fédéralistes qu’elle le devra,
229édéralistes : « Si l’Europe doit durer, c’est aux fédéralistes qu’elle le devra, et à eux seuls. Sur qui d’autre peut-elle compter ?
230ave : au Congrès de La Haye, la place de nos amis fédéralistes de toute l’Europe de l’Est restera vide. Et cela n’a pas manqué de do
231distinction fondamentale pour tout le vocabulaire fédéraliste, et par suite décisive pour toute l’action [p. 118] européenne. Dans
232en prendre la tête et inventer l’avenir. C’est le fédéralisme, qui veut que la Terre promise ne soit pour nous ni l’Amérique ni la
233 Nous ne sommes pas ici pour faire une révolution fédéraliste ! » — un froid silence fut seul à lui répondre. Après cela, l’on fut
234ut moins surpris de voir quelques-unes des thèses fédéralistes acceptées par une assemblée unanime, alors que la majorité des délégu
235te fournissant une base d’offensive : la position fédéraliste, qui se trouve être en fait « non-conformiste », dans l’état présent
236je crois la connaître — une doctrine orthodoxe du fédéralisme. Et parfois ses tenants s’inquiètent de voir les conclusions [p. 130]
237ons-nous cependant de confondre les ordres. Si le fédéralisme veut être une politique, non pas une secte ou une théologie (quoiqu’i
238Congrès de l’Europe comme d’un congrès [p. 132] « fédéraliste ». En réalité, les groupes fédéralistes s’y trouvaient en minorité à
239[p. 132] « fédéraliste ». En réalité, les groupes fédéralistes s’y trouvaient en minorité à tous égards. Tant par le nombre que par
240larer contre un peu plus d’union en général ? Les fédéralistes, au contraire, réclamaient des mesures précises, et surtout des insti
241 à La Haye que le rôle d’un frein, par rapport au fédéralisme cohérent et sûr de ses fins. C’est en effet ce qui se produisit. La p
242. La plupart des thèses défendues par la tendance fédéraliste — et qu’on trouve déjà formulées dans le rapport du Congrès de Montre
243ination, mais qui n’en est pas moins le programme fédéraliste. Les grandes institutions que proposait Montreux ont été adoptées en
244 développement de cette économie. ⁂ Le succès des fédéralistes, à La Haye, n’est pas celui d’un parti sur un autre. Car l’unionisme
245tape normale dans l’évolution des esprits vers un fédéralisme efficace. Très peu parmi les délégués se déclarèrent adversaires de n
246èses. Certains ne redoutaient à vrai dire qu’« un fédéralisme intégral » partant de la commune et de l’entreprise, qu’il n’était pa
247 divergences souvent verbales entre unionistes et fédéralistes, le seul conflit profond qui divisa le Congrès fut celui qui opposa s
248 vers la prudence, surtout de la part de mes amis fédéralistes. Car il est clair qu’un appel de ce genre était précisément ce qu’on
249re nommée par les États, sauvegardant le principe fédéraliste des qualités contre la quantité. (Car chaque pays, grand ou petit, y
250 surtout sans partis : [p. 141] mais au contraire fédéraliste. Nous ne voulons pas l’Europe française ou britannique, mais au contr
36 1948, Esprit, articles (1932–1962). Thèses du fédéralisme (novembre 1948)
251 [p. 608] Thèses du fédéralisme (novembre 1948) aw L’Europe absente, démissionnaire, colonisée, c’e
252 et un législatif issus des peuples. […] Seul, le fédéralisme ouvre des voies nouvelles. Seul il peut surmonter — voyez la Suisse —
253que les libertés : le but, l’essence de la pensée fédéraliste étant précisément de trouver les moyens d’articuler, d’arranger sans
254’autonomie et la solidarité, correspond le régime fédéraliste. p. 608 aw. « Thèses du fédéralisme », Esprit, Paris, n° 150,
37 1950, Lettres aux députés européens. Première lettre
255mple vivant tend à nous démontrer que la solution fédéraliste n’est pas seulement praticable en principe, mais pratique. C’est asse
38 1950, Lettres aux députés européens. Deuxième lettre
256is au nom d’une centaine de milliers de militants fédéralistes, qui pensent comme des millions que le temps presse et que les lenteu
257uelques-uns d’entre vous, comme je le crois, sont fédéralistes, qu’ils le disent, qu’ils proclament leur but, et tout changera dans
39 1950, Lettres aux députés européens. Cinquième lettre
258s présenteront leurs candidats. Et les mouvements fédéralistes aussi. Et les groupes d’intérêts professionnels, syndicats patronaux
40 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Contre la culture organisée (avril 1952)
259 fois étroits et vermoulus (dont les partisans du fédéralisme européen, de La Haye à Strasbourg, ont cherché les moyens de nous lib
41 1952, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). À propos de la crise de l’Unesco (décembre-janvier 1953)
260es politiques. Le travail culturel est par nature fédéraliste, donc décentralisé. Il se développe par des méthodes de coordination
261é d’un « centre décentralisé ». En bonne doctrine fédéraliste, il serait plus exact de dire que le CEC veut être un lieu de rencont
262 ou du groupe de nations considéré). La formule fédéraliste Nous sera-t-il permis d’ajouter que ces méthodes éminemment fédéralis
263t-il permis d’ajouter que ces méthodes éminemment fédéralistes sont celles que nous avons adoptées dès le départ au CEC, et que nous
42 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
264de la Confédération la réfute, et du point de vue fédéraliste il nous paraît plus concluant. On peut dire que la fédération suisse
265ur des textes, c’était en un mot l’esprit même du fédéralisme helvétique que l’ambition de Schiner mettait en péril. Il eut d’abord
266ssions aux cantons : il prononça un éloge de leur fédéralisme, fort surprenant de la part d’un héritier des jacobins : « La Nature,
267nde ait encore vu ». Cet ordre, synthèse du vieux fédéralisme libertaire et conservateur, des principes de 1789, et du parlementari
268ent la tendance régionaliste — abusivement nommée fédéraliste 5 , tandis que le parti radical et les socialistes insistaient sur la
269senter pour la Suisse une épreuve décisive de son fédéralisme. N’allait-on pas voir les cantons romands et italiens prendre parti p
270usiasme calmé, les Suisses, experts en matière de fédéralisme, s’aperçurent très vite des faiblesses d’un organisme vicié à la base
271ème politique logiquement formulé 6 . Le terme de fédéralisme n’apparaît dans les écrits politiques suisses qu’à une époque toute r
272de leurs plus sûres vertus civiques. À la base du fédéralisme tel qu’il est pratiqué dans ce pays, tel qu’il s’est éduqué au cours
43 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
273es qu’il y aurait lieu de marquer entre le régime fédéraliste de la Suisse et les régimes centralistes de la plupart des États mode
274uvrages le professeur Adolf Gasser : Le principe fédéraliste est à la base non seulement des relations entre la Confédération et l
275la condition des libertés civiques dans un régime fédéraliste, et c’est l’appartenance simultanée à plusieurs groupes ou communauté
276officielle de « fédérale » mais encore celle de « fédéraliste », et cela pour une raison précise : c’est qu’elle représente une syn
277économique et culturel. Cet équilibre, proprement fédéraliste, est illustré par le système bicaméral institué en 1848. L’Assemblée
278cole sont significatifs d’une certaine méfiance — fédéraliste autant que proprement helvétique — à l’endroit des titres ronflants.
279n curieux glissement de sens, ils se proclament « fédéralistes », alors que ce mot pourrait aussi bien désigner la volonté d’union d
280stes. (Ces dernières étant inexactement nommées « fédéralistes » comme nous l’avons remarqué plus haut.) Les programmes sociaux des
281puis quelques années, un vigoureux renouveau du « fédéralisme », c’est-à-dire des tendances décentralisatrices. Le Conseil des État
282en revient beaucoup plus au respect des principes fédéralistes qu’aux dimensions naturelles du pays. C’est dans ce sens que l’on a p
44 1953, La Confédération helvétique. 3. Institutions et aspirations économiques
283rincipe — et l’on pourrait dire : de l’instinct — fédéraliste, chez les Suisses, que la structure des organisations syndicales. En
284ales. Et l’on remarque que les plus libéraux ou « fédéralistes » d’entre eux ne sont pas les derniers à revendiquer la « manne de l’
285x et les dirigistes, comme elle l’est entre les « fédéralistes » et les centralistes. Cependant, l’on ne trouvera guère de socialist
286 guère de socialistes qui ne soient en même temps fédéralistes dans une certaine mesure, ou de grands industriels qui ne reconnaisse
45 1953, La Confédération helvétique. 4. La famille et l’éducation
287es plus lointains et les plus neufs les principes fédéralistes de la Constitution helvétique 36 . Il est caractéristique que le seul
288ailleurs, comme on doit s’y attendre dans un pays fédéraliste. [p. 136] Mais l’empreinte commune la plus profonde que reçoivent le
46 1953, La Confédération helvétique. 5. La vie religieuse
289r elle soulève celle des rapports entre le régime fédéraliste et la religion. La Réforme, en Suisse, fut l’œuvre personnelle de Zwi
290églises protestantes est calquée sur la structure fédéraliste du pays. Elle est presbytérienne, comme l’autre est collégiale. Liées
291et discipliné, de tendance conservatrice 43 et « fédéraliste ». (Précisons une fois de plus que l’adjectif évoque généralement en
292s villes protestantes — l’Église catholique est « fédéraliste » pour des raisons historiques bien déterminées, mais qui ne sont pas
293 catholique spécifiquement suisse de l’État et du fédéralisme, illustrée par les œuvres de Ph. A. de Segesser et de Gonzague de Rey
294 ses responsabilités sociales et spirituelles. Le fédéralisme, au sens complet du terme cette fois-ci, constitue donc le commun dén
47 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
295troupes suisses, soulignait sa nécessité : Si le fédéralisme est la sauvegarde du pays, l’unification serait sa perte. Laissons au
296 ce texte l’un des documents majeurs de la pensée fédéraliste. Citons encore une de ses pages, qui formule en un raccourci saisissa
297ération est devenue et restée ce qu’elle est : le fédéralisme et la neutralité. On ne peut que souhaiter qu’épuisée par deux guerre
298 une guerre qui n’est pas inévitable ; et dans un fédéralisme qui, en dehors de toute hégémonie, donnerait à notre continent la con
299s dont on vient de voir qu’une longue pratique du fédéralisme intégral illustre l’interdépendance. Certes, la volonté de se mainten
300 paradoxe, pourtant, n’est qu’apparent. La Suisse fédéraliste, neutre, et armée, représente en effet une conception possible et pra
48 1953, Preuves, articles (1951–1968). À propos de la crise de l’Unesco (mars 1953)
301es politiques. Le travail culturel est par nature fédéraliste, donc décentralisé. Il se développe par des méthodes de coordination
49 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en avril 1953 (avril 1953)
302ps la voiture roule. Aux yeux de beaucoup, l’élan fédéraliste s’est épuisé, puisque plus rien ne bouge apparemment. Le fait est que
303. Dès l’instant que nous cessons d’avoir peur, le fédéralisme européen perd sa seule raison d’être. Parlons donc d’autre chose, ren
304roire inutile. Qu’avons-nous à y perdre, nous les fédéralistes ? Que pouvons-nous y gagner ? Tous ceux que de mauvaises raisons amen
305orce et opportunité, ils vont cesser de se croire fédéralistes. Comme ils ne l’ont jamais été, il s’agira pour nous non d’une perte
306s, et en fin de compte à leurs dépens ! C’est aux fédéralistes éprouvés qu’il appartiendra donc, durant les mois qui viennent, de me
50 1953, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Situation de l’Europe en juin 1953 (mai-juin 1953)
307 à distinguer. Depuis deux mois, hors des milieux fédéralistes militants, personne ne parle plus de la Constitution. [p. 2] On ne pe
51 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
308ulpe de l’Europe colonialiste sur la poitrine des fédéralistes. « Vous nous vantez l’Europe, il n’y a pas de quoi ! Elle a réduit en
309ndes et de l’union dans la diversité. Or ce génie fédéraliste n’exclut rien, sauf justement l’impérialisme, inséparable de vos nati
310onscience et de la connaissance, c’est l’attitude fédéraliste qui peut le sauver, puisqu’elle se fonde sur la nécessité du dialogue
311veraineté qui échappe à ses nations.   Sentir le fédéralisme. — Plus j’écoute ce qu’on dit sur l’Europe, et plus me frappe l’absen
312lectuels, de ce qu’on pourrait appeler l’instinct fédéraliste. Qu’en est-il de la connaissance du fédéralisme lui-même ? La plupart
313t fédéraliste. Qu’en est-il de la connaissance du fédéralisme lui-même ? La plupart semblent ignorer le véritable sens du mot. Et c
314nements fédéraux ».) Le même Littré ajoute que le fédéralisme fut aussi un « projet attribué aux Girondins de rompre l’unité nation
315ucoup de Français croyaient naguère encore que le fédéralisme était une méthode pour affaiblir l’Allemagne ! Par une erreur inverse
316 une erreur inverse, d’autres s’imaginent que les fédéralistes européens se proposent de créer un vaste État centralisé. Et combien
317stitution suisse de 1848, pourtant exemplairement fédéraliste, loin d’abolir la souveraineté des cantons, la garantit expressément 
318sion des débats sur la fédération de l’Europe. Le fédéralisme est beaucoup moins une doctrine qu’une pratique. Il suppose un instin
319l’Europe fassent l’effort de s’assimiler l’ABC du fédéralisme, car sans lui l’union de nos pays reste pratiquement impensable — si
320 si j’ose risquer l’alliance de ces deux mots. Le fédéralisme n’est rien d’autre qu’une manière de saisir à la fois l’un et le dive
321 en vue de résoudre ses problèmes, est la manière fédéraliste. Tant que l’on persistera à concevoir l’union dans les catégories de
322netés aigrira ou bloquera les débats. L’éducation fédéraliste de l’opinion me paraît donc la première tâche de l’heure. J’illustrer
323nvient d’appeler, non la doctrine mais l’attitude fédéraliste. 1. La fédération des nations de l’Europe doit entraîner leur fédéral
324nales chevauchant les frontières actuelles. 2. Le fédéralisme implique la légitimité des allégeances multiples, condition fondament
325nimum d’unité avec un maximum de diversité. 3. Le fédéralisme n’oppose que le bon sens aux sophistes qui abusent des définitions po
52 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Orienter les espoirs européens (décembre 1954-janvier 1955)
326a rien qui vaille. Le communisme fut une idée, le fédéralisme européen en est une. Le reste est un mélange d’intérêts mal compris e
327monde. Là seulement, l’action peut porter. L’idée fédéraliste a été conçue et s’élabore dans quelques cercles assez restreints. L’i
53 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Relance européenne ? (février 1956)
328 en ordre dispersé. Quant à la méthode proprement fédéraliste, elle semble s’apparenter également à celle des Autorités spécialisée
329seraient que les moyens. Mais en fait, l’attitude fédéraliste diffère en esprit des deux autres. Elle ne cherche pas à fabriquer un
330stituante essentiellement politique ; et celle du fédéralisme, sociologique. Les trois méthodes peuvent être défendues et critiquée
331onobstant ses affinités profondes avec la méthode fédéraliste), mais au contraire, elle nourrit l’ambition de les servir toutes. No
54 1956, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Former des Européens (avril-mai 1956)
332le devrait nous servir de guide dans l’entreprise fédéraliste. Faire l’Europe, c’est d’abord faire des Européens : or on ne fera p
55 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
333jusqu’à nos jours — de formuler la doctrine de ce fédéralisme qu’ils ont pourtant vécu pendant des siècles. Mais s’il peut être uti
334ui mérite d’être qualifiée d’axiale, j’entends le fédéralisme, qui combat à la fois la tyrannie de l’unité forcée et l’anarchie des
335e signaler. En politique, par exemple, la théorie fédéraliste se développe en réponse au double défi de l’anarchie individualiste (
56 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
336s, modifier le régime politique. C’est la formule fédéraliste, contraire à l’étatisme jacobin, totalitaire et centralisateur. La se
57 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur l’Europe à faire (novembre 1957)
337a Droite. Car on ne fait pas l’Europe, disent les Fédéralistes. Et chacun se renfrogne, et le problème subsiste, mais tous ont leur
338liste des stades successifs qu’a parcourus l’idée fédéraliste. Elle recouvre à peu près la liste des motifs et des méthodes pour fa
339nco-allemandes. Cette conviction fit les premiers fédéralistes parmi les dirigeants des mouvements de résistance. Elle fut le ressor
58 1957, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Au seuil d’une année décisive (février 1957)
340e, réformer les manuels, documenter les militants fédéralistes, promouvoir des études scientifiques sur les moyens de réaliser l’uni
59 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur la fabrication des nouvelles et des faits (février 1958)
341te concrète. Une année plus tard, à Montreux, les fédéralistes se rassemblent, répondant à l’appel de groupes de résistants de droit
342e action « européenne » initiée par des militants fédéralistes, puis financée par douze gouvernements. Or aux yeux du journal en que
60 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958)
343 [p. 59] Sur le régime fédéraliste (I) (août 1958) ao Le drame français Le mot-clé du débat qui s’ins
344s de notre temps, et particulièrement en France : fédéralisme. Quatre problèmes urgents devraient trouver dans la nouvelle Constitu
345rs de la Constitution soient animés par un esprit fédéraliste. Le seraient-ils, ils courraient le risque de provoquer lors du référ
346a Constitution que l’on prépare est tant soit peu fédéraliste, c’est-à-dire adaptée aux réalités du siècle, et si elle passe, ce se
347remiers rudiments de l’attitude et de la pratique fédéralistes. Tout ceci me conduirait à douter de l’opportunité de définir cette a
348sez bien pourquoi le Français cultivé se méfie du fédéralisme. Voici comment Littré présente ce mot : Fédéralisme. « Système, doct
349éralisme. Voici comment Littré présente ce mot : Fédéralisme. « Système, doctrine du gouvernement fédératif. Le fédéralisme était
350« Système, doctrine du gouvernement fédératif. Le fédéralisme était une des formes politiques les plus communes employées par les s
351et qui tient à savoir ce que parler veut dire, le fédéralisme se réduit à un régime fort bon pour les sauvages, par exemple les Sui
352 pays de culture. Il se trouve aujourd’hui que le fédéralisme représente un effort vers l’union de nos peuples, et que c’est le nat
353 qui existent en fait, le refus de toute solution fédéraliste interne, enfin la croyance à la vertu suffisante de la nation une et
354ences, donc l’adhésion de la France à une formule fédéraliste d’union continentale. Ici, la contradiction n’est pas seulement dans
355supposerait qu’on est tantôt nationaliste, tantôt fédéraliste. Qu’on vit tantôt dans le xixᵉ siècle, tantôt dans le xxᵉ. Que 2 et 2
356celui de l’Europe, n’est autre que la solution du fédéralisme intégral. Cette expression désigne une doctrine réaliste. Elle affir
357p. 61] d’un État est incompatible avec l’attitude fédéraliste à l’extérieur. Elle observe que les nations obsédées par le problème
358onditionné par sa souplesse. Elle propose donc le fédéralisme interne comme condition inéluctable d’un fédéralisme externe, suprana
359éralisme interne comme condition inéluctable d’un fédéralisme externe, supranational. Si nos deux sous de raison ne sont pas finis,
360ie fondamentale de notre siècle : celle du régime fédéraliste et du régime totalitaire. Ce sera pour le mois prochain. p. 59
61 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le régime fédéraliste (II) (septembre 1958)
361 [p. 48] Sur le régime fédéraliste (II) (septembre 1958) ap Tous uniques Le régime du Parti unique n’
362ion Tout cela n’est pas imaginable dans un régime fédéraliste, qui est politique et non politicien. Le Parlement, dans une fédérati
363responsable ou qu’un chef définit. La question du fédéralisme est désormais posée devant le peuple français : que l’on soit pour ou
62 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
364mées par le xxe siècle : centralisme uniforme ou fédéralisme, cadre national ou continental, autonomies locales et plans de produc
63 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La méthode culturelle, ou l’Europe par l’éducation des Européens (mai 1958)
365moins « idéologues » sont amenés à se conduire en fédéralistes pratiques, non point par choix sentimental ou doctrinal, mais par con
64 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Un essai de synthèse (mai 1958)
366e les techniciens au sens large, non les masses. Fédéraliste réformiste. Poser le schéma le plus satisfaisant du régime fédéral à
367cessaires pour forcer l’établissement d’un régime fédéraliste, c’est risquer d’une part de ne pas susciter des moyens assez puissan
368en tant que philosophe et praticien de l’attitude fédéraliste 24 . Je connais les nécessités de la propagande, qui est action, et q
369ns passion, c’est-à-dire sans partialité. Mais le fédéralisme a pour principe premier de composer des exigences valablement antagon
370rvice communautaire, l’Autorité et le Pouvoir. Le fédéralisme existe, au sens fort, dans la tension des maxima contradictoires. Il
371 et séparatistes jugeront toujours que l’attitude fédéraliste est un compromis impensable. Mais notons que leurs « succès » alterné
372ires ; une méthode constitutionnelle que certains fédéralistes accusent d’anti-démocratisme, alors qu’elle demande l’appel direct au
373 jamais aucune solution réaliste et véritablement fédéraliste, et l’on en restera aux oppositions « de principe » et aux exclusives
374ain d’une action concrète et les amène à vivre le fédéralisme en dépit de leurs préjugés initiaux 25 . La méthode du « Congrès du p
375volonté des autres mouvements. Quant à la méthode fédéraliste, elle apporte à mon sens la seule philosophie politique nouvelle depu
376 la préparation des esprits — justement — que les fédéralistes (en ce temps unanimes) et les économistes de la LECE menèrent de Mont
377e si l’on se fâche, et l’aigreur des propos entre fédéralistes plus ou moins « constitutionnels » ne les rendra pas plus sérieux. Il
378octrinaux comme Byzance. Ce ne serait rien si les fédéralistes dominaient l’opinion et la vie politique. Deux équipes font un match,
379grands faits dominent la situation à laquelle les fédéralistes européens ont à faire face. Nasser, Bandung, Mao et le Kremlin n’agis
380s venons de voir nécessaires, — et les mouvements fédéralistes. La multiplicité de ces mouvements était peut-être inévitable. Elle n
381dans cette perspective d’urgence mondiale que les fédéralistes ont maintenant le devoir de se placer. Alors leurs divergences et leu
65 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur une phrase du « Bloc-notes » (mars 1959)
382nion de l’Europe que réclamaient Churchill et les fédéralistes issus de la Résistance, dès les congrès de Montreux et de La Haye, el
66 1960, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales, ou raison d’être et objectifs du CEC (1959-1960)
383t ; et les déclarations d’intention européenne et fédéraliste tendent à devenir une rhétorique superficielle. Un travail de recherc
67 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
384u’une tendance, la centralisation universelle. Le fédéralisme, au contraire, se définit comme la synthèse perpétuelle de deux tenda
385utonomie des régions, l’union et la diversité. Le fédéralisme figure la santé du corps politique, ou son bonheur ; le totalitarisme
68 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
386ités, en fait un plan et le propose à Louis XIV : fédéralisme. Il a étudié toutes les sciences et les a toutes fait progresser, mai
69 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
387Car Rousseau s’est bel et bien cru l’inventeur du fédéralisme « matière toute neuve, écrit-il, et où les principes sont encore à ét
388é le contraire du nationalisme moderne : c’est le fédéralisme intégral, le retour à l’esprit des Communes : [p. 142] Presque tous
389he. [p. 143] Que si les Polonais préfèrent à ce fédéralisme intégral la grandeur nationale (au sens moderne cette fois), alors, q
70 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.1. La Révolution Française et l’Europe
390s conduirait le char du genre humain. La formule fédéraliste lui paraît réactionnaire : Nombre d’écrivains politiques ont présent
391mes de l’univers. Le refus jacobin de la formule fédéraliste, tant pour la France que pour l’Europe, le délire d’unité universelle
392nçais. Les girondins qui se disaient partisans du fédéralisme — et leur ennemi Robespierre fut le premier à dire le mot, si l’on en
393-à-dire traîtres à la Liberté et à la Révolution. Fédéralisme signifiait liberté pour les Américains, les Hollandais, les Suisses ;
394t au dictionnaire Littré, et lit ceci à l’article Fédéralisme : Néologisme, doctrine du gouvernement fédératif. — Le fédéralisme é
395logisme, doctrine du gouvernement fédératif. — Le fédéralisme était une des formes politiques les plus communes employées par les s
396— Aux Jacobins, on agita gravement la question du fédéralisme et on souleva mille fureurs contre les girondins, Thiers, Hist. de la
71 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.2. Plans d’union européenne contemporains de la Révolution
397e définitif » que réside l’essentiel de la pensée fédéraliste européenne du grand philosophe : Si l’on ne peut voir sans un profon
72 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
398orcet, par Voltaire le cosmopolite et Rousseau le fédéraliste. [p. 182] C’est maintenant un siècle germanique qui vient brocher su
399 Sa conception de l’Europe est en effet bien plus fédéraliste que jacobine. C’est aux liens supra-nationaux noués par la Réformatio
73 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.4. Napoléon et l’Europe
400 Dans son esprit, demeuré jacobin — et nullement fédéraliste ! — la condition de toute union européenne résidait dans une « simpli
74 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.5. L’Europe des adversaires de l’Empereur
401même, Benjamin Constant se fait le précurseur des fédéralistes modernes, partisans d’une Europe unie dans ses diversités et opposant
402es jacobins exécrés ? Mme de Staël est de l’école fédéraliste, qui est aussi œcuménique : Il y a dans l’esprit humain deux forces
40371 On va retrouver l’écho de cet œcuménisme ou fédéralisme des esprits dans les déclarations de Goethe sur la littérature mondia
75 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
404iser les passions nationales au service de l’idée fédéraliste, voit l’inverse se réaliser. Jamais les idéaux n’ont été mieux dément
405es peuples est d’ailleurs très nettement [p. 235] fédéraliste : « harmonie et non point unisson » comme disait Goethe : Herder con
406’un et le multiple, Cattaneo se révèle proprement fédéraliste. Le développement organique de l’Europe, la logique des faits économi
407 cette défaite et les trouve dans la désunion des fédéralistes eux-mêmes, qu’il fut le premier Européen, répétons-le, à tenter d’org
408 juste titre d’avoir été le premier théoricien du fédéralisme, encore que Rousseau — qu’il avait bien lu — ait revendiqué ce titre
409our tenter de justifier ses crimes. Le socialisme fédéraliste et libertaire de Proudhon n’a guère eu de succès jusqu’ici ; le socia
410a seule mesure où l’Europe saura découvrir que le fédéralisme est la santé de ses peuples, et le secret de son rayonnement sur la p
4111879 celui de l’Allemand Constantin Frantz sur Le Fédéralisme. Ni le juriste suisse, ni le diplomate prussien ne semblent rien devo
412ence nationale et professionnelle. Le problème du fédéralisme européen se trouve ainsi ramené des hauteurs de l’éloquence à la Hugo
413international de son temps. L’expérience vécue du fédéralisme suisse le met en mesure de préciser certaines distinctions fondamenta
414ne nation non-unitaire, c’est-à-dire de structure fédéraliste. « L’Internationale des nationalismes » préconisée par les prophètes
415lus zélés partisans d’une unité allemande de type fédéraliste, mais le théoricien d’une union des pays centraux et nordiques de l’E
416ion du système européen dans sa totalité… Seul le fédéralisme peut vraiment conduire à ce résultat ; lui seul, si peu compte-t-il d
417e, à l’Italie ou à l’Allemagne, voire à la Suisse fédéraliste, de faire l’Europe et de s’y fondre, accomplissant ainsi une vocation
76 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
418e prototype français du xviie siècle. Le dernier fédéraliste global, et citoyen d’un monde polyphonique où antiquité et christiani
77 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
419unautés populaires, est l’une des deux sources du fédéralisme européen, l’autre étant, selon Reynold, la doctrine trinitaire des pr
420 alors la condition première de l’unité. C’est le fédéralisme dont on est en droit de dire qu’il est la conception chrétienne de la
78 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
421s mêmes tensions fondamentales, je les nommerai : fédéralistes. 302 À peu près au même moment, André Malraux prononçait à Paris u
79 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.4. L’Unité dans la diversité. Fondement de l’Union fédérale
422plexe organisme de notre culture : donc une forme fédéraliste. L’union politique suppose une prise de « conscience européenne comm
80 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. Appendice. Manifestes pour l’union européenne, (de 1922 à 1960)
423aire l’Europe. Il ne trompa personne dans le camp fédéraliste. Et c’est précisément de la Résistance que ressurgit l’idée d’union.
424rance et en Hollande multiplient les déclarations fédéralistes. Enfin, réunis en grand secret à Genève, au printemps de 1944, les re
425x et de la justice dans le monde. Les mouvements fédéralistes qui se constituent dès lors dans tous nos pays, et qui vont tenir à M
426De la conjonction d’une vingtaine de « mouvements fédéralistes », de quelques grands hommes politiques, et de plusieurs centaines de
81 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
427u’une tendance, la centralisation universelle. Le fédéralisme, au contraire, se définit comme la synthèse perpétuelle de deux tenda
428utonomie des régions, l’unité et la diversité. Le fédéralisme figure la santé du corps politique, ou son bonheur ; le totalitarisme
82 1961, La Vie protestante, articles (1938–1961). Bilan simple (29 décembre 1961)
429elles-mêmes. Une nouvelle Renaissance, qui est le fédéralisme, et une nouvelle Réforme, qui est l’œcuménisme, attendent notre foi e
83 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). La règle d’or, ou principe de l’éducation européenne (1960-1961)
430té dans la diversité (que nous appelons en Suisse fédéralisme) ; et enfin l’éducation comporte à la fois le dressage et la préparat
84 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Guide européen de l’enseignement civique [introduction] (1960-1961)
431es ministres de l’URSS. Quel que soit le degré de fédéralisme qui subsiste dans le détail (il est impossible de conduire les classe
85 1961, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Esquisse d’une biographie : J. H. Retinger (1960-1961)
432le discours d’introduction du premier congrès des Fédéralistes européens. Au sortir de la salle, je fus présenté à un personnage d’â
433uvements s’étaient fondés. L’Union européenne des fédéralistes, dont la plupart des animateurs sortaient de la Résistance, regroupai
434uatre années suivantes non point l’avant-garde du fédéralisme, mais l’intermédiaire indispensable entre cette avant-garde et les po
86 1962, Les Chances de l’Europe. III. L’Europe s’unit
435 mis au point le prototype : et c’est la position fédéraliste. Discuter les mérites intrinsèques des trois écoles : celle des allia
436s survivent dans la mémoire humaine aux traités « fédéralistes » de l’époque, rapidement effacés par l’histoire. Ils n’ont cessé d’a
437etits groupes, associations, mouvements et ligues fédéralistes. Leurs chefs rassemblés à Montreux à l’automne 1947 44 décident de c
438e de la conjonction d’une vingtaine de mouvements fédéralistes ou unionistes, de quelques grands hommes politiques, et de plus de 80
87 1962, Les Chances de l’Europe. IV. Les nouvelles chances de l’Europe
439cation, qui est fédérer. Défendre et illustrer le fédéralisme, c’est peut-être la plus grande tâche dont l’Occident soit responsabl
440ans notre siècle, c’est l’attitude et la pratique fédéraliste : l’union dans la diversité, l’équilibre vivant des libertés locales
88 1963, Preuves, articles (1951–1968). Une journée des dupes et un nouveau départ (mars 1963)
441ont fait leurs preuves en 1914. Reste la solution fédéraliste, l’union dans la diversité. Appuyée sur les Communautés, elle seule p
89 1963, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Deux mille volumes sur l’Europe (février 1963)
442 de l’Union — Aspects juridiques — Institutions — Fédéralisme — Économie — Les nations et l’Europe — L’Est européen — L’Europe et l
443 et nécessaires de l’intégration économique et du fédéralisme politique. Mais quoi ! le succès d’une idée se mesure aussi au grand
90 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
444i ne saurait être réalisé que par l’union de type fédéraliste. L’exemple de la Suisse des cantons apparaît décisif à cet égard. b)
445ccident, l’union sans unification, qui est l’idée fédéraliste. Entre-temps, les nations se constituent, se multiplient, s’absolutis
446e la république ». C’est une Europe intégralement fédéraliste qu’il préconise, et son modèle, en dernière analyse, n’est rien d’aut
447e — hélas ! il est trop tard ! — Napoléon. Et son fédéralisme préfigure le régime qui va triompher à l’échelle suisse : « La variét
448 138 . » Pratiquement ignoré de nos jours par les fédéralistes européens, le projet très précis du juriste zurichois reste une des h
449930) que le premier mouvement [p. 6] de militants fédéralistes européens voit le jour : l’Europa-Union. Et c’est sur sa convocation
450r de base à la création de l’Union européenne des fédéralistes. Celle-ci groupe rapidement une vingtaine de mouvements nationaux, et
451ire contre elle — c’est-à-dire contre son essence fédéraliste ; mais nous aurons perdu le droit auquel beaucoup d’entre nous tienne
452a Constitution, et ce serait même la fin de notre fédéralisme, n’hésitent pas à déclarer de nombreux politiciens et journalistes.
453rent l’Europe future, les avantages de la formule fédéraliste. Prétendre en conserver les bénéfices pour nous seuls serait le plus
454tre à payer le prix exorbitant. Autofreinage du fédéralisme Tels étant les termes du débat que l’idée européenne suscite en Suiss
455 peut-être en partie par nos coutumes précisément fédéralistes de tolérance calculée et d’empirisme, qui supposent qu’on ne pousse p
456 jour à une union européenne de type expressément fédéraliste, qui renoncerait à la guerre comme moyen politique. Une telle Europe
457à partir du xxe siècle — nous avons réussi notre fédéralisme ! Différent en ceci de la neutralité, il tient à l’essence même de no
458e se doit d’en opposer une troisième, la solution fédéraliste, qui maintient les patries et l’union. Mais je réitère : si la Suisse
459a Suisse ne la préconise pas, qui le fera ? Notre fédéralisme est peu connu, ou très mal connu hors de Suisse ; notre neutralité n’
460’on nomme ailleurs la politique. Mais cette vertu fédéraliste se trouve être aujourd’hui le frein automatique à toute initiative ca
461à toute initiative capable de sauver notre régime fédéraliste en le faisant accepter au plan européen. Voici l’impasse digne des Él
462ce mutisme irrémédiable. Élément de prospective fédéraliste La guerre actuelle nous révèle un univers en perpétuelle évolution ve
463ommuns. C’est dire qu’on redécouvre la méthode du fédéralisme authentique. Toute l’évolution prévisible de nos sociétés va dans ce
464ter si elle continue d’appliquer les principes du fédéralisme et ses méthodes d’analyse : celles-ci marquent avec précision le mome
465ésenté au nom de notre idéal et de notre usage du fédéralisme, mais « dans les intérêts de l’Europe entière. » Même s’il n’était pa
466l éclairée. (Qui sait vraiment ce que signifie le fédéralisme ?) — d’exonérer la Suisse du reproche perpétuel de profiter des guerr
467sant de se faire les missionnaires de leur propre fédéralisme, les Suisses en deviendraient les gardiens de musée. En lieu et place
468ote mais « cuit à l’électricité », six siècles de fédéralisme, pédagogie universelle et mutuelle, terre de refuge (des hommes jadis
469es bases et selon d’autres règles que celles d’un fédéralisme plus ou moins bien compris d’ailleurs, amélioré, dénaturé, réinventé
470ndant très diversifié et si possible de tradition fédéraliste. Enfin, il doit accepter de demeurer, en tant qu’État, à l’écart de
91 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Stage d’Oosterbeek (septembre 1964)
471n nationaliste dira qu’il les sépare. L’historien fédéraliste européen dira qu’il les unit en respectant leur diversité. Pas questi
92 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
472politique d’intégration européenne, dans sa forme fédéraliste, non-unitaire, que je tiens pour la seule possible et désirable. ⁂ Co
93 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. Introduction
473berté d’esprit gentiment insolente, le « génie du Fédéralisme ». Il y a chez ce châtelain de Cressier près Morat, patricien de Frib
474répète que la sagesse suisse, qui est le bon sens fédéraliste, n’est pas objet d’exportation, n’a pas de valeur universelle. C’est
475eur faire si l’on admire leur solution. Certes le fédéralisme est le contraire d’un système. Ce n’est pas une structure abstraite e
476is bien entendu : c’est précisément la méthode du fédéralisme authentique. ⁂ Mais on connaît mal cette méthode si l’on ne connaît p
477 n’est pas le secret des banques mais la pratique fédéraliste. Il y a là certainement la clef du passé suisse, mais celle aussi de
94 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
478ttachement de plus en plus conscient aux procédés fédéralistes, et finalement notre neutralité moderne. C’est dans cette perspective
95 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.4. « Le pacte de 1291 a fondé la Suisse »
479ipe monarchique » 12 . De même, plus tard, l’idée fédéraliste ne survivra que dans ce coin de l’Europe, partout ailleurs en proie a
480es en 1291 peut-elle être tenue pour préfigure du fédéralisme à venir ? Les conditions fondamentales d’une authentique fédération s
481ne impeccable dialectique interne, exemplairement fédéraliste. C’est la Révolution française qui a forcé la libération des bailliag
482s privilèges des groupes. Certes, ces deux vertus fédéralistes ont leur revers : les compromis systématiques engendrent à la longue
96 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.6. « Ce petit peuple égalitaire… »
483’une des composantes essentielles d’une structure fédéraliste, et cette méfiance qui ne pardonne pas à l’endroit des familles ou de
97 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.8. « Il a fallu plus de six siècles pour fédérer les cantons suisses »
484 Suisse à un État fédératif ; 3° Que la notion de fédéralisme, loin de remonter à Guillaume Tell, n’est devenue bien consciente par
485 l’autre de ces deux partis ne se disait encore « fédéraliste ». Ni l’un ni l’autre ne l’était en vérité. Mais leur lutte aux succè
486 mais en tension, qui sont tout le secret du vrai fédéralisme. L’homme capital de cette période où se forme la Suisse fédérale n’es
487États membres invoquent inversement les « maximes fédéralistes » contre toute [p. 91] tentative unitaire. Fédéralisme, pour eux, éga
488listes » contre toute [p. 91] tentative unitaire. Fédéralisme, pour eux, égale autonomie des nationalismes cantonaux : Tous pour Un
489iècle — une prise de conscience toute nouvelle du fédéralisme comme doctrine. [p. 101] La chose était sans doute ancienne, le conc
490emarquable que dans l’ancienne Suisse le terme de fédéralisme n’ait jamais été employé. Autant que j’aie pu le vérifier, il n’appar
491n corps politique, ou si, « exagérant les maximes fédéralistes, les cantons s’envisagent comme des États isolés, dont chacun soigne
492se. Notons bien que Bluntschli oppose le principe fédéraliste à toute idée d’« État européen unique », qu’il tient d’ailleurs pour
493 à 1940) qu’apparaît une littérature consacrée au fédéralisme en tant que doctrine politique et attitude philosophique. Des histori
494diverse et les vraies dimensions de son passé, le fédéralisme devient une philosophie générale : j’ai dit ce que nous devons à Gonz
495es chrétiens-sociaux), l’éthique communautaire du fédéralisme se présente comme « la vraie défense contre l’esprit totalitaire », p
496orial est l’inévitable rançon. C’est ainsi que le fédéralisme, issu des traditions du Saint-Empire et des communes médiévales, puis
98 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.1. Les institutions et la vie politique
497t qui se demande quel est le « vrai » sens du mot fédéralisme, recourt à son Littré, où il trouve ceci : Fédéralisme s.m. Néologi
498isme, recourt à son Littré, où il trouve ceci : Fédéralisme s.m. Néologisme. Système, doctrine du gouvernement fédératif. — « Le
499stème, doctrine du gouvernement fédératif. — « Le fédéralisme était une des formes politiques les plus communes employées par les s
500« Aux Jacobins, on agita gravement la question du fédéralisme, et on souleva mille fureurs contre les Girondins », Thiers, Histoire
501ap. I. Pour un Français, la cause est entendue : fédéraliste égale sauvage, ou traître. Pour un Suisse, c’est Littré qui perd la f
502era fédérale ou ne sera pas. Non que je tienne le fédéralisme pour une sorte de panacée efficace en tout temps et en tout lieu ; ma
503nds pas non plus faire une apologie de la formule fédéraliste suisse, mais je crois important d’en évaluer les avantages et les inc
504inition d’Althusius, premier théoricien du régime fédéraliste 57 . La Suisse compte aujourd’hui 3 092 communes (3200 il y a cent an
505uvrages le professeur Adolf Gasser : Le principe fédéraliste est à la base non seulement des relations entre la Confédération et l
506ela pose un problème important pour l’avenir d’un fédéralisme qui se veut communal à la base. Certains soutiennent que cette course
507t plus diversifiée que celle où se forma l’actuel fédéralisme. Peut-être faudra-t-il abandonner l’idée (qui vient du plus haut Moye
508de ce genre ne seraient-elles pas plus réellement fédéralistes que ne l’était, en somme, l’ancien état de choses ? Les Cantons et
509la condition des libertés civiques dans un régime fédéraliste, et c’est l’appartenance simultanée à plusieurs groupes ou communauté
510rès conforme aux prescriptions de la saine morale fédéraliste. Mais au concret ? La répartition des compétences entre les États mem
511aussi la tension nécessaire à sa vie. Et la santé fédéraliste, loin d’exiger la solution définitive de ces problèmes, implique au c
512 Et quand on a bien compris cela, on a compris le fédéralisme. La persistance après un siècle des caractères distinctifs de chaque
513tutions suisses sont mal connues à l’étranger, le fédéralisme y est ignoré ou décrié, bref, les Suisses font des montres et des fro
514officielle de « fédérale » mais encore celle de « fédéraliste », c’est parce qu’elle a voulu représenter une synthèse des autonomie
515’on retrouve ici l’un des principes essentiels du fédéralisme : l’égalité des inégaux. Le mode d’élections des Conseillers varie se
516cole sont significatifs d’une certaine méfiance — fédéraliste autant que proprement helvétique —, à l’endroit des titres ronflants.
517ée par quatre facteurs principaux dont la coutume fédéraliste oblige seule à tenir compte, car la Constitution ne les mentionne pas
518n curieux glissement de sens, ils se proclament « fédéralistes », alors que ce mot pourrait aussi bien désigner la volonté d’union d
519que village, un hérisson) à cause de la structure fédéraliste. Et ils sont appuyés sur un « réduit national » dont le centre est le
520troupes suisses, soulignait sa nécessité : Si le fédéralisme est la sauvegarde du pays, l’unification serait sa perte. Laissons au
521que semble devoir oblitérer et niveler, cet idéal fédéraliste n’est-il pas menacé d’anachronisme ? La pratique suisse a-t-elle enco
99 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.2. Les paradoxes de la vie économique
522e s’accommoder, en Suisse, d’un régime à ce point fédéraliste ? Et comment ce régime peut-il s’y adapter ? C’est à ces deux questio
523de juger que les relations entre l’économie et le fédéralisme ont été dans l’ensemble bonnes — surtout pour notre économie — il se
524ent, contrairement aux craintes présentes, que le fédéralisme est le régime politique qui correspond le mieux aux exigences futures
525 de la seconde moitié du xxe siècle et un régime fédéraliste qui date du siècle précédent. En voici d’autres dans le domaine du co
526eurs modes de sentir et de penser, et leur régime fédéraliste sont par définition indissociables, et que le choix qu’on leur suggèr
527rincipe — et l’on pourrait dire : de l’instinct — fédéraliste, chez les bénéficiaires de cette économie, rien ne la démontre mieux
528ales. Et l’on remarque que les plus libéraux ou « fédéralistes » d’entre eux ne sont pas les derniers à revendiquer la « manne de l’
529ues. Certes, la lutte est serrée entre libéraux « fédéralistes » ou centralistes fédéraux. Cependant, l’on ne trouvera guère de soci
530 guère de socialistes qui ne soient en même temps fédéralistes dans une certaine mesure, ou de grands industriels qui ne reconnaisse
100 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.3. Interaction de l’économique et du politique
531itique traditionnelle : indépendance, neutralité, fédéralisme. Examinons le processus de décision actuellement pratiqué à l’échelle
532nal entre l’économisme niveleur et nos structures fédéralistes ? Nous avons vu que c’est l’essor, l’expansion même de l’économie sui
533vitable : il est conforme, quoi qu’on pense, à un fédéralisme bien compris. Car le fédéralisme n’est pas seulement une formule juri
534u’on pense, à un fédéralisme bien compris. Car le fédéralisme n’est pas seulement une formule juridique et constitutionnelle — donc
535ibilités d’une communauté isolée. Dans un système fédéraliste, chaque communauté a le devoir — autant que le droit — de s’administr
536Les routes d’abord. Les adversaires de la méthode fédéraliste ne manquent jamais de citer ce cas à l’appui de leurs thèses centrali
537ralisme économique », tantôt « les vieux réflexes fédéralistes ». Or, il est clair que dans ce cas, précisément, ces recettes font l
538e de leur insuffisance, et qu’un réflexe vraiment fédéraliste devrait jouer ici en faveur d’une intervention de l’État, voire d’ent
539, mais aussi de trahir l’esprit et la fonction du fédéralisme authentique. Au nom d’une impossible indépendance des petites communa
540 sa vocation. Il semble donc que le seul salut du fédéralisme intérieur soit dans l’extension du système au-delà du stade national,