1 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
1ai à l’analyser plus longuement. Mais alors je le fausse, puisque je le prive de la puissance de se délivrer en gestes, en con
2aintenir dans cet état. Ce « mensonge », ce choix faux mais bon, nécessaire à la vie, n’est-ce pas être sincère aussi que de
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Billets aigres-doux (janvier 1927)
3urs, Lors je baise votre main Comme on signe d’un faux nom. p. 40 c. « Billets aigres-doux », Revue de Belles-Lettres
3 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
4est l’éclat de sa joie brusque d’être seul sur un faux sommet vers quoi des faibles s’efforcent — mais déjà c’est de plus lo
4 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
5ondamentale. L’infaillible progrès aurait-il fait fausse route ? Est-il temps encore de le détourner du désastre spirituel ver
5 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Le Prince Menteur (décembre 1928)
6ssion qui doit expliquer sa mort et qui est aussi fausse que le reste. Ce mensonge qui va jusqu’à la mort, inclusivement, n’ét
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
7le les règles, qui a sommeil, qui a peur de faire faux, parce que les autres auront fait juste, et qui voudrait bien pleurer
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
8ue. Ce que je vais dire est sans doute injuste et faux dans un très grand nombre de cas, mais pourquoi ai-je envie de le dir
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
9pas, de quoi vous plaignez-vous, vous ? — Mais on fausse l’esprit de ces enfants… — Mais on nous paye, et ils n’en meurent pas
9 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Julien Benda, La Fin de l’Éternel (novembre 1929)
10dées en catégories « rationnelles », c’est-à-dire fausses mais claires, qui lui permettent de triompher syllogistiquement de l’
10 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
11our garder vierge parmi nous — voici déjà tant de faux dieux — le fascinant éclat de ce vide ? p. 242 b. « Pour un hu
11 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
12p souvent tenté de confondre le bizarre. C’est le faux merveilleux qui a discrédité le vrai, lequel est quotidien, circonspe
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
13itants de Debrecen se plaignent de n’avoir pas ce faux confort que nous n’avons qu’au prix de tout ce qu’à Debrecen je viens
13 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
14s et l’accompagnement dans les feuillages de voix fausses mais aériennes, des chansons populaires qui sont ce que je connais de
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
15es facilités de certaine foi apparaissent aussi « fausses » que l’effort désespéré de ces conquérants de désert. p. 78 c.
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
16urelle de traiter les questions religieuses, sans fausse honte ». (Seuls, parmi les catholiques, son mari et sa tyrannique bel
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
17taché de soi-même, n’est-ce pas nécessairement un faux témoin ? Étendons la signification de ce terme. On sait que protestan
17 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
18nsonge chronique. Et de fait, la brutalité paraît fausse, parce qu’elle [p. 18] impose un ordre arbitraire au prix d’un désord
19 puissamment. Mais en revanche, l’habileté paraît fausse, parce qu’elle se sert du mensonge comme d’une arme normale. La bruta
20nge français n’est pas mythique. Il ne crée ni ne fausse rien d’essentiel à la réalité. [p. 19] Le système D n’est pas un sys
21tement engagée dans le tragique essentiel. Calcul faux, comme tous les calculs de l’âme : le péché n’est réel que pour celui
18 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
22mocratie des plaisirs dans une foire éclatante de faux luxe. La misère, c’est de voir ici des femmes aussi ravissantes que c
19 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
23p. 51] Une « tasse de thé » au Palais C… Il fait fausse route, celui qui considère la chose mondaine autrement que comme symb
20 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
24[p. 77] confondre l’excès de bizarrerie. C’est le faux merveilleux qui a discrédité le vrai, lequel est quotidien, circonspe
25itants de Debrecen se plaignent de n’avoir pas ce faux confort que nous n’avons qu’au prix de tout ce qu’à Debrecen je viens
21 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
26s et l’accompagnement dans les feuillages de voix fausses mais aériennes, des chansons du Grand Duché de Bade [p. 155] qui sont
27, sans méfiance, — ou bien à la jeune fille, sans fausse honte. Si j’étais vraiment libre, je lui parlerais très doucement… La
22 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
28de reniements et d’ignorance de nos richesses, de fausses hontes et de sourires complices. La question toutefois doit être port
23 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
29 Martin, lui répondra non sans violence : « C’est faux ! Vous faites de la théologie, et vous ne faites même que cela ; c’es
30gique de la décomposition nécessaire de principes faux en faits absurdes, le geste de Martin, détaché de ses considérants in
24 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
31ns qu’il peut renoncer violemment à tout un monde faux pour en créer un autre. Sa vie en Afrique est un second renoncement.
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
32ion — entre une bourgeoisie déchue et un marxisme faux ? Il reste à faire la révolution. Ni à gauche, ni à droite, il n’y a
26 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
33 [p. 909] Comment rompre ? (mars 1933) c Le faux rapport entre le christianisme et le christianisme de la chrétienté r
27 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
34e. On peut dire que nous en remettons. [p. 605] Fausse dignité du travail Les nécessités anonymes naissent et grandissent à
28 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
35ssée (matérialisme). Antithèse en elle-même aussi fausse que la thèse, la seule vérité résidant dans leur conflit nécessaire,
29 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
36 vue sa définition même. Leur point de départ est faux, et leurs efforts les plus sincères aboutissent au malheur de l’homme
37e des hommes qui agissent, et non pas du tout ces faux dieux qu’on invoque pour couvrir des impuissances trop humaines. La p
30 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
38ilieu du désordre. Il n’est pas d’expression plus fausse, et même plus dangereuse, pour qui veut prendre position et pénétrer
31 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
39le bonheur, — si par malheur cette maxime n’était fausse. Ceci dit, la difficulté du personnalisme subsiste. Il y a très peu d
32 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
40r un ange. Le christianisme intervient dans cette fausse symétrie avec une sorte d’humour transcendant, fort bien exprimé par
33 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
41er par la maison de Dieu. I. Pierre, 4, 17. Le faux rapport entre le christianisme et le christianisme de la chrétienté r
34 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
42ion — entre une bourgeoisie déchue et un marxisme faux ? Il reste à faire la révolution — la vraie. Ni à gauche, ni à droite
35 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — ii. Loisir ou temps vide ?
43notre race. On peut dire que nous en remettons. Fausse dignité du travail Les nécessités anonymes naissent et grandissent à
36 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
44t, si peu réaliste, si vainement irritant, et qui fausse dès l’origine toute discussion honnête sur les réformes nécessaires.
37 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
45emple : les Pages de Journal d’André Gide.) Cette fausse honte ou cette mauvaise conscience, cette crainte de « trahir » en se
46ès que l’on sait, voir la crise présente, ont été fausses, malfaisantes, dégradantes, pour continuer de gaieté de cœur à les pr
38 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
47ilieu du désordre. Il n’est pas d’expression plus fausse, et même plus dangereuse, pour qui veut prendre position et pénétrer
39 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
48cet amour de l’humanité que nous revendiquons les fausses valeurs décrites par Nietzsche. Nous ne voulons plus l’acte d’amour p
40 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
49masse » pour affirmer que tous ces dieux sont des faux dieux ? Mais sont-ils des faux dieux pour nous ? Appelons-nous vraime
50ces dieux sont des faux dieux ? Mais sont-ils des faux dieux pour nous ? Appelons-nous vraiment l’esprit ? Mais non, nous ap
51ion ou orgueil fantastique. Le solitaire et les faux dieux Nous croyons à la foule, aux races, à l’histoire (ou plutôt à l
52 l’existence qu’on leur prête : hélas ! il serait faux de dire qu’ils n’en ont pas… Mais encore une fois, ce n’est pas échap
53en prévaloir pour rendre un culte sanguinaire aux faux dieux qu’elle a suscités. « Le philosophe dit à bon droit que la vie
41 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
54lle a quelque peu immunisé les fidèles contre les fausses doctrines modernistes. Malgré ce que certains leur ont prêché 16 , il
42 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
55étatiste — personnaliste ! Ce qu’ils disent sonne faux ; c’est poli, c’est raisonnable, c’est habile. Mais il faudrait dire
43 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
56r l’inspectorat de la Sûreté nationale. Il serait faux de dire qu’on paie l’esprit. C’est bien plutôt l’absence d’esprit qu’
57’aide d’un répertoire de lieux communs et d’idées fausses mais courantes 39 . Or il se trouve, par un curieux hasard, que l’Esp
44 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
58t). On dirait une « histoire idiote ». Tout y est faux. C’est incroyable à quel point cela ressemble à la plupart des entret
45 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
59t sur cette lutte. Cette opinion est radicalement fausse. » — Il ne faut pas « aller aux ouvriers ». Il faut aller « dans tout
46 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Quatre indications pour une culture personnaliste (février 1935)
60re du monde capitaliste est l’argent, qui est une fausse mesure ; que la mesure du monde socialiste serait la production quant
61ion quantitative ou statistique, mesure non moins fausse que l’argent ; que la mesure enfin d’une civilisation nouvelle ne peu
62ôt que la « mesure » du monde de l’argent est une fausse mesure culturelle. Car c’est ici d’un chiffre que dépendent la puissa
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
63ête pas une décadence en essayant de résoudre les faux problèmes ou les problèmes sans issue qu’elle a fait naître. C’est ce
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
64mes cruellement utilisés par tous les prêtres des faux dieux et même du Vrai. Cette raison sceptique et purificatrice soutie
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
65quoi ils se rebellent contre lui, pour suivre les faux dieux « faits de main d’homme », les « idoles de leur invention ». M
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
66 : « Il prononce des paroles vaines, des serments faux ! » s’écrie le prophète Osée. Quand les clercs de la Cour de Rome ces
67en qui compte. « Paroles [p. 82] vaines, serments faux ! » Or, quand la parole se détruit, quand elle n’est plus le don qu’u
68 clichés bourgeois. Mais si les mots d’ordre sont faux ? Si l’ordre qu’ils imposent est arbitraire, ou s’il ne mise que sur
51 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
69e des individus. On peut estimer qu’il y a là une fausse communauté, une fausse réponse, une duperie spirituelle ; je le crois
70t estimer qu’il y a là une fausse communauté, une fausse réponse, une duperie spirituelle ; je le crois, au nom d’une vérité p
52 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
71ent d’une nouvelle culture européenne… b) Il est faux que nous soyons obligés de commencer par l’extérieur, si nous voulons
53 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
72érer la fin ; ensuite la qualifier de vraie ou de fausse ; et finalement choisir « en connaissance de fin », c’est-à-dire s’en
54 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
73ponse en soi. Une mesure n’est en soi ni vraie ni fausse ; elle n’est que plus ou moins fidèle à la fin qu’elle prépare et rep
55 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
74 dans leur réalité, c’est-à-dire qu’il se pose de faux problèmes, qui admettent une infinité de solutions, tantôt purement f
75 n’y croient pas, mais je sais qu’on ne croit aux faux dieux, en tous temps, que pour fuir l’Éternel. Et je ne leur souhaite
76e revenir en arrière, de revenir par exemple à la fausse tempérance du bourgeois égoïste, mais au contraire d’aller jusqu’à la
77 don de l’Esprit, révélation. Elle tue en nous le faux dieu du moi pur, pour ressusciter le vrai Dieu. C’est pourquoi dans l
56 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
78out contact avec l’objet. » Ainsi parle Ramuz des faux poètes, des nominalistes. On croit voir transparaître dans ce passage
79omme on chante dans les écoles suisses. Et il est faux de « chanter » la montagne : les montagnards l’appellent « le mauvais
57 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
80ment d’une nouvelle culture européenne… b) Il est faux que nous soyons obligés de commencer par l’extérieur, si nous voulons
81turelle. Mais une mesure n’est en soi ni vraie ni fausse ; elle n’est que plus ou moins fidèle à la fin qu’elle [p. 265] prépa
58 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
82 pose ? Si mes reproches leur paraissent porter à faux et révéler une simple méconnaissance des possibilités infinies d’inte
83 que nous croyons de toute notre foi 31 , devient faux et ne traduit qu’un subjectivisme absolu dès qu’on le sépare de l’Écr
59 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
84emple : les Pages de Journal d’André Gide.) Cette fausse honte ou cette mauvaise conscience, cette crainte de « trahir » en se
85ès que l’on sait, voir la crise présente, ont été fausses, malfaisantes, dégradantes, pour continuer de gaieté de cœur à les pr
60 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
86 écrit-il, au lieu de montrer en quoi elle serait fausse, à son point de vue, ce qui eût été le vrai sujet d’un livre qui port
87te pudeur nouvelle — elle date de 1935 — ou cette fausse honte à l’endroit du matérialisme « grossier » ne sont là que pour ra
61 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
88lace où se glisser entre mon jugement et ma vie. (Fausse reconnaissance, diraient les psychologues. Mais une étiquette n’est p
89ence à A. Elles sont également vraies. Ce qui est faux, c’est de parler du peuple en général. — « On le savait depuis longte
90 pas devenir populaire). Tristement bourgeoise et fausse, quand elle est facile. Et les [p. 95] ouvrages « d’avant-garde » don
91lle qu’on l’écrit à Paris de nos jours (car c’est faux sous tout autre rapport, pour tout autre pays, pour toute autre époqu
92sez froid. La culture m’a repris. Je suis dans le faux et tout y est correct : je dis que la thèse que je défends est vraie 
62 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
93 prolétaires ou serviteurs, je la trouve [p. 146] fausse dans tous les cas concrets, dès que je sors des très grandes villes e
94jet. C’est surtout qu’en se pensant en soi, il se fausse, ou plus précisément, se suppose plus ressemblant à sa vertu (ou à so
95scientifique (physico-mathématique) du monde, est fausse. Il est totalement impossible de concevoir la vérité simultanée de no
96elle. Toutes les nostalgies de l’Europe, tous les faux apaisements qu’elle leur donne et dont elle se plaint aussitôt, toute
97st cela que je nomme démoralisation à l’abri d’un faux équilibre, — d’un équilibre sans tension. Ici interviendra le second
98 pas à la tentation des parallèles verbaux ou des fausses symétries : chacun de ces mots est essentiel à l’expression d’un seul
99dits, elle a pleuré, gémi d’une toute petite voix fausse, et m’a beaucoup remercié. Bref, il m’a semblé que tout s’était bien
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
100ment pour la même raison qui fait qu’ils chantent faux. Et s’ils chantent faux, c’est parce qu’ils se croiraient déshonorés
101 qui fait qu’ils chantent faux. Et s’ils chantent faux, c’est parce qu’ils se croiraient déshonorés de chanter juste, comme
102aration des Droits de l’homme, consiste à chanter faux et à troubler le cortège. Voilà ce qu’illustre cette cacophonie : c’e
64 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
103ligé d’utiliser pour débrouiller et supprimer les faux problèmes où la Diatribe voulait l’embarrasser 69 . Ensuite, ce refus
104rait-elle l’Esprit ? Elle ne peut tuer que l’idée fausse qu’elle s’en formait… Tu affirmes que si Dieu prévoit tout, tu es alo
65 1937, Esprit, articles (1932–1962). Défense de la culture (janvier 1937)
105lemand est très supérieur au français. Ce qui est faux. Alors ? Alors on voit que les rapports de la politique, de l’économi
66 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
106scientifique (physico-mathématique) du monde, est fausse. Il est totalement impossible de concevoir la vérité simultanée de no
107st cela que je nomme démoralisation à l’abri d’un faux équilibre, — d’un équilibre sans tension. Ici interviendra le second
108dits, elle a pleuré, gémi d’une toute petite voix fausse, et m’a beaucoup remercié. Bref, il m’a semblé que tout s’était bien
67 1937, Esprit, articles (1932–1962). Paul Éluard, L’Évidence poétique (juin 1937)
109oésie surréaliste, résume tout le vrai et tout le faux de ce mouvement. Thème, repris de Lautréamont : « La poésie doit être
68 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
110 cette interprétation désobligeante soit toujours fausse dans le fait. Mais on peut et on doit concevoir une tout autre forme
69 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
111sez froid. La culture m’a repris. Je suis dans le faux et tout y est correct : je dis que la thèse que je défends est vraie 
70 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
112classes bourgeoises. Nul besoin de recourir à des faux manifestes, tels que les Protocoles des Sages de Sion : il suffisait
113 jamais pour des raisons privées ; 3° ne donne de fausses nouvelles que dans une intention politique clairement définie, connue
114 vendre à qui il veut, et d’inventer lui-même ses fausses nouvelles.   Économie. — Mon incompétence en ce domaine n’ayant d’ég
115dée que son triomphe tuera peut-être, ou révélera fausse et mauvaise. Pour mourir « en connaissance de cause », il faudrait êt
116lution russe. L’officier soviétique a une tête de faux Chinois et de Chinois faux (infériorité morale des non-Aryens). La se
117viétique a une tête de faux Chinois et de Chinois faux (infériorité morale des non-Aryens). La seule fille du village qui tr
118x croire d’une foi plus vraie, et le prouver. Les faux dieux font de faux miracles ; mais les sceptiques et les malins sont
119plus vraie, et le prouver. Les faux dieux font de faux miracles ; mais les sceptiques et les malins sont destinés à les pren
71 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
120calcul forcément inexact. 4. Sur la fidélité On fausse l’éthique du mariage en faisant de la promesse de fidélité un problèm
121mais les conséquences qu’il entraîne. (De même on fausse la théologie en partant du « problème de Dieu » — exactement comme si
72 1938, Esprit, articles (1932–1962). Suite à « La passion contre le mariage » (décembre 1938)
122mi les premiers de ceux qui se sont attaqués à la fausse passion) et la réponse de Rougemont. La voici : Au sujet de la lettr
73 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
123s, que de tirer comme M. Madelin des conséquences fausses de faits « prouvés ». La thèse peut se discuter. L’illustration m’en
74 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
124utre. Leur malheur prend ainsi sa source dans une fausse réciprocité, masque d’un double narcissisme. À tel point qu’à certain
75 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
125e et la religion seraient venues surajouter leurs faux problèmes… Cette illusion touchante peut les aider à vivre, mais non
126 bien servir, patiemment attendre » 76 . Quant à Faux Amour, il se voit vertement dénoncé par Marcabru et ses successeurs,
127, « Il lie partie avec le Diable, celui qui couve Faux Amour ». (Et en effet, le Diable n’est-il pas le père de la création
128rs, luxurieux, usuriers… les maris trompeurs, les faux juges et les faux témoins, les faux prêtres, faux abbés, fausses recl
129riers… les maris trompeurs, les faux juges et les faux témoins, les faux prêtres, faux abbés, fausses recluses et faux reclu
130rompeurs, les faux juges et les faux témoins, les faux prêtres, faux abbés, fausses recluses et faux reclus » 77 . Ils seron
131faux juges et les faux témoins, les faux prêtres, faux abbés, fausses recluses et faux reclus » 77 . Ils seront détruits, « 
132t les faux témoins, les faux prêtres, faux abbés, fausses recluses et faux reclus » 77 . Ils seront détruits, « soumis à toute
133les faux prêtres, faux abbés, fausses recluses et faux reclus » 77 . Ils seront détruits, « soumis à toute ruine », et tourm
134ent jaloux et les dames sont dans l’angoisse… Ces faux servants font qu’un grand nombre abandonnent Mérite et éloignent d’eu
76 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
135ns son Livre des douze Béguines, il dénonce « ces faux prophètes » — Eckhart et ses disciples — qui « s’imaginent qu’ils son
77 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
136 n’a que trop longtemps mis son espoir en « cette fausse douceur fugitive » qu’est l’amour idéalisé. Et je me sens au cœur ve
78 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
137calcul forcément inexact. 4. Sur la fidélité On fausse l’éthique du mariage en faisant de la promesse de fidélité un problèm
138mais les conséquences qu’il entraîne. (De même on fausse la théologie en partant du « problème de Dieu » — exactement comme si
79 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
139les n’étaient excitantes pour l’esprit que par la fausse vertu qu’on leur prêtait. Mais aussitôt qu’elles ont trahi leur commu
80 1940, Mission ou démission de la Suisse. Avertissement
140isme ; des heures où toute vue courte est une vue fausse ; où la prudence est la pire imprudence. Que cette heure ait sonné po
81 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
141mesure humaine, ils ne pouvaient créer qu’une vie fausse, une vie mauvaise, anti-humaine. [p. 71] C’eût été le rôle des hommes
142 vue sa définition même. Leur point de départ est faux, et c’est pourquoi leurs efforts, même les plus sincères, aboutissent
143mesure où l’homme n’est qu’un mouton ; elles sont fausses et inexistantes dès qu’un homme redevient conscient des vrais besoins
82 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
144 cette interprétation désobligeante soit toujours fausse dans le fait. Mais on peut et on doit concevoir une tout autre forme
83 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
145us faut tout d’abord écarter un certain nombre de fausses raisons et d’illusions, de phrases toutes faites et de clichés patrio
84 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
146le doit s’incarner ; non pas trop bas, dans cette fausse réalité des réalistes terre à terre, mais au niveau de notre action,
85 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Au sujet du Journal d’André Gide (janvier 1940)
147l, je crains qu’il ne donne de moi une idée assez fausse. Je ne l’ai point tenu durant les longues périodes d’équilibre, de sa
148 lui-même. Et cependant, « donner de soi une idée fausse », c’est bien ce que devait éviter Gide, plus [p. 26] jalousement qu’
149souvent, me semble-t-il, avec l’image courante et fausse d’un Calvin inhumain, presque manichéen.) L’évangélisme, hérité malgr
150vient pour lui le problème négatif du refus de la fausse conversion, ou de la conversion trop « facile ». « Je ne suis ni prot
86 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
151ue la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs [p. 13] Au dessert nous étions d’accord : ce qui manque le plu
152e. Et c’est peut-être le moyen de nous guérir des fausses angoisses qui nous paralysaient, ou de l’angoisse de [p. 16] faux pér
153ui nous paralysaient, ou de l’angoisse de [p. 16] faux périls. On n’est jamais plus en danger que dans les moments où l’on s
87 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
154té dans un étang de flammes et de soufre avec ses faux prophètes, pour y être tourmenté nuit et jour aux siècles des siècles
155 des faits tirés de documents écrits. Mais il est faux et dénué d’intérêt s’il prétend prouver quelque chose quant à la réal
156u sens général. Le temps est venu de dépasser le faux dilemme rationalisme ou irrationalisme. Cette discussion a mal tourné
157’erreur. (Il se trompe dans le fait, en créant de faux dieux. Mais alors, c’est dans la mesure où il néglige les aides de la
158ables, vous ne distinguez plus le bien du mal, le faux du vrai, la charité de la cruauté : c’est lui qui a pris le jeu en ma
159tuel en une « vertu » délirante, en un vertige de fausse innocence, en une exaltation de puissance destructive. C’est lui qui
88 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
160utenable incognito pour quelque prudent alibi… La fausse piste la plus tentante, l’image la plus trompeuse du mal qu’ils chéri
161 lois morales (tu tueras, tu voleras, tu diras de faux témoignages, avec honneur) ; suspension du droit ; dépenses sans limi
89 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
162ous de préférence, en se faisant annoncer sous un faux nom. 25. Notre primitivisme Chacun sait que les primitifs de la Mél
163pour qu’on le flatte, rompu aux stratagèmes de la fausse modestie la plus intéressée et d’une sympathie méthodique inlassablem
164re en y répandant alternativement de vraies et de fausses nouvelles. Voilà le Diable à l’œuvre dans nos vies : le maître du con
90 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
165’est pas la vraie beauté des sentiments mais leur fausse beauté (donc leur laideur réelle) qui [p. 134] fait de la mauvaise li
166 opposer que des sentiments pervertis, tout aussi faux que ceux dont ils n’étaient que l’inversion. Nous ne savions plus con
167lassiques, on considère qu’une chose est vraie ou fausse, bonne ou mauvaise. Si l’on dit un mensonge, on sait qu’on ment, et l
168r, et c’est l’auto-sadisme de ce siècle. Tout est faux mais tout est réel. Puisqu’on en meurt de plus en plus. C’est un cauc
169éalité. La guerre existe autour de nous, elle est fausse, impossible et réelle. Elle nous dépasse et nous l’avons créée. À tel
170out est inextricable et sans issue ? Que tout est faux, impossible, et réel. On me dit : « Il y a les bons et les méchants,
91 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
171é dans un étang de flammes et de souffre avec ses faux prophètes, pour y être tourmenté nuit et jour, au siècle des siècles.
92 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable II : Le menteur (22 octobre 1943)
172 de l’art inauthentique. Le Diable est le père du faux art, de toutes ces œuvres qui ne sont « ni bien ni mal », parce que l
93 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VII : La cinquième colonne (26 novembre 1943)
173re en y répandant alternativement de vraies et de fausses nouvelles. Voilà le Diable à l’œuvre dans nos vies ! Il est l’essence
94 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
174ns qu’il peut renoncer violemment à tout un monde faux pour en créer un autre. Sa vie en Afrique est un second renoncement.
95 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
175 l’existence qu’on leur prête : hélas ! il serait faux de dire qu’ils n’en ont pas. Mais encore une fois, ce n’est pas échap
96 1944, Les Personnes du drame. II. Liberté et fatum — 5. Luther et la liberté de la personne
176rait-elle l’Esprit ? Elle ne peut tuer que l’idée fausse qu’elle s’en formait… Nietzsche l’a bien vu : ce n’est que le « Dieu
97 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 6.. Le Journal d’André Gide
177l, je crains qu’il ne donne de moi une idée assez fausse. Je ne l’ai point tenu durant les longues périodes d’équilibre, de sa
178 lui-même. Et cependant, « donner de soi une idée fausse », c’est bien ce que devait éviter Gide, plus jalousement qu’aucun au
179nfond souvent, je crois, avec l’image courante et fausse d’un Calvin inhumain, presque manichéen. [p. 154] L’évangélisme anti
180ersion devient pour lui le problème négatif de la fausse conversion, ou de la conversion trop facile. « Le catholicisme est in
181cation : en somme, elle insinue que la morale est fausse, et que nos contradictions sont légitimes. Elle porte ainsi, malgré s
98 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
182omme on chante dans les écoles suisses. Et il est faux de « chanter » la montagne : les montagnards l’appellent « le mauvais
99 1946, Journal des deux Mondes. 4. Puisque je suis un militaire…
183 l’accepte avec toute la nature, sans préjugés ni fausse pudeur. Couché dans l’herbe grasse, écrasé par son sac, l’homme obser
100 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
184res et du ciel. Aux régions polaires sans été. Au faux printemps perpétuel de carte postale qui baigne [p. 168] la cuvette c