1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
1. Les plus beaux types créés par Unamuno sont ces femmes dures et passionnées, Raquel et Catherine, ou cet Alexandro Gomez cyn
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
2s un réduit, Markovitch, l’idéaliste, surprend sa femme, la vertueuse Véra avec un des Anglais) : Ils s’embrassaient comme d
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
3ôme Parseval, journaliste parisien, rencontre une femme qui incarne aussitôt à ses yeux tout ce qu’il attend de l’amour. Une
4er, et il ne la reverra jamais. Il aime encore sa femme, « mais comme on aime une petite maison de province quand on a failli
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Éluard, Capitale de la douleur (mai 1927)
5ord, une patte en l’air, becquètent le cœur d’une femme qui va les étrangler doucement. Ces vers sont de jolies flèches empoi
5 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
6 114] Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927) am Quand vous avez fermé ce petit livre, vous partez
7épargnés si nous ne regardions que les jambes des femmes » dit-il, pour vous apprendre ! — sans se douter que rien ne saurait
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
8ne aventure ancienne. Entre hier et demain : Une femme « encore jeune » se souvient d’un danseur de ses vingt ans, d’une ave
9édite à côté du corps de son ami suicidé pour une femme qu’ils ont aimé tous deux (L’Amie du Mort.) Ou bien c’est le récit d’
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
10raffinées telles qu’on en découvre chez certaines femmes et l’on y voit une préciosité sentimentale qui touche à la névrose ou
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
11king et un œillet, pauvre gentillesse d’une autre femme dont le seul défaut fut de m’aimer… (Froid aux genoux, odeur de vieil
12be dure ! En ma tête rôde ton souvenir, comme une femme nue dans une chambre étroite…   J’ai dormi quelques heures, d’un som
13finissais par vous voir partout. Chaque visage de femme révélait soudain un trait de votre visage. Il aurait fallu courir apr
14vait que des dames. Personne ne parlait. La jeune femme qui s’était penchée vous ressemblait tant. Mais je n’osais presque pa
15ds angoissés, avides, implorants. Oh ! toutes les femmes que j’ai fait souffrir cette nuit d’un long regard de damné. À minuit
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Orphée sans charme (février 1927)
16ent l’air. » Il prétend « traquer l’inconnu ». Sa femme l’accuse de « vouloir faire admettre que la poésie consiste à écrire
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
17erdrait corps et biens dans sa grandeur comme une femme merveilleuse nous perdrait corps et âme dans l’ivresse amoureuse ; no
18 nos forces et séductions, comme on cherche cette femme à travers toutes les femmes. C’était un vice, la révolution-vice. Mai
19comme on cherche cette femme à travers toutes les femmes. C’était un vice, la révolution-vice. Mais on ne vit, on ne meurt que
11 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Quatre incidents (avril 1927)
20r comme une joue, École errait, École suivait une femme dans les rues tant soit peu métaphysiques d’une capitale de mes songe
12 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Récit du pickpocket (fragment) (mai 1927)
21risais trop sincèrement. » Vers cette époque, une femme me regarda longuement. » Mes parents me savaient vierge et c’était la
22détournai pas mes yeux des yeux [p. 181] de cette femme, de peur qu’elle ne souffrît à cause de moi. Un soir qu’elle pleurait
23e, on marchait dans le bleu. Je sortis avec cette femme, qui m’aimait, et nous étions très jolis de bonheur et d’insouciance
24e ensoleillée d’un café ; une brise passa, et une femme en robe bleue légère qui me regarda un instant, si doucement… Je me l
25que tour du tambour des bouffées de musique. » La femme en bleu dansait en regardant au plafond. Après deux tangos, nous mont
13 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
26s. Mais dans ce roman, il n’y a plus seulement la femme, avec le miracle perpétuel de sa sensibilité. Il y a encore [p. 122]
27 ironie assez amère qui étonnent de la part d’une femme aussi femme que l’auteur du Perroquet Vert. Mais là-dessus, le roman
28z amère qui étonnent de la part d’une femme aussi femme que l’auteur du Perroquet Vert. Mais là-dessus, le roman repart dans
14 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
29hais tout à coup par derrière d’un homme ou d’une femme quelconque, et disais “houu !” il ou elle se secouerait enfin, que mo
15 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
30ples à la mode. Mais en écrivant il pensait à une femme blonde assise près de lui. Ayant demandé un timbre pour attirer l’att
31 demandé un timbre pour attirer l’attention de la femme blonde — sans résultat —, il écrivit une adresse réelle, et mit la le
32adressâtes une déclaration d’amour destinée à une femme blonde. Je suis noire. Mais je sais qui c’est. J’ai fait suivre. Alex
16 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
33 dis que j’observe, je n’observe rien. Il y a des femmes si belles qu’on en ferme les yeux. Quel style dans la liberté ! Il n’
34en Hongrie (généralités) Les Allemands aiment les femmes comme ils aiment les saucisses ou les catastrophes, selon qu’ils sont
35ons bariolés et des secrets qui feraient peur aux femmes, cet objet dont [p. 584] parfois, au comble de la turbulence de tes j
17 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
36, mais bien Dollonne, ce qui revient au même. Une femme fatale et un grand incompris sont là. Enfin, Jean Cassou, représentan
37uitta Naples où il habitait alors, abandonnant sa femme, et se mit à errer dans les campagnes, en quête de l’inspiration qui
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
38ure est brillamment représentée par un « Torse de femme » de Marcel Gimond, des animaux pleins d’innocence et de drôlerie de
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
39 pas moins pure. C’est l’histoire de la vie d’une femme, et de la vie d’une société aujourd’hui presque disparue, « roman-fle
40puis avec un jeune lord ; toute l’existence d’une femme qui ne cesse, jusqu’à sa dernière heure, d’aimer et de souffrir par s
41 m’y ennuie. » Et l’on découvre soudain que cette femme, qui a subi [p. 348] sans les mettre jamais en question les exigences
20 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
42 terre, les pierres, le sable, la nourriture, les femmes, les filles, les bateaux à vapeur, même le vide qu’il avait cherché,
21 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
43 de me trouver à côté d’une place vide : la jolie femme qu’on attend dans ces circonstances, une fois de plus manquait le ren
44 de monde dans les rues. Des jeunes gens avec une femme à chaque bras, l’air de ne pas trop s’amuser. Ceci du moins n’a guère
45 se pose plus. Vous le savez, je n’ai aimé qu’une femme — au plus deux, en y réfléchissant bien, mais peut-être était-ce la m
46a même sous deux attributs différents. Toutes les femmes qui m’ont retenu un instant, c’était parce qu’elles évoquaient cet am
47mprennent jamais rien, dès qu’on aime… Oh ! cette femme ! elle n’était qu’un regard, un certain regard, mais j’ai su retrouve
48 qu’elle devait les donner au hasard, à une jolie femme qui passerait seule. Nous nous arrêtâmes non loin, auprès d’une devan
49ui les revêtiraient. Vint à pas pressés une jeune femme, chapeau rouge et manteau de fourrure brune, inévitablement. Et ce qu
50passa fut, hélas, non moins inévitable : la jeune femme refusa d’abord les fleurs pour se donner le temps [p. 41] de regarder
51y avait plus qu’à lui prendre chacun un bras, une femme pour deux hommes — et ce fut bien dans cette anecdote dont Gérard att
52âillait : « Voilà ce que c’est que de prendre des femmes au hasard, [p. 42] disait-il. Je sens très bien que nous allons nous
53chilling, dans un décor banal et imposé, avec des femmes qui élargissent des sourires à la mesure exacte de leur générosité. V
54te de faux luxe. La misère, c’est de voir ici des femmes aussi ravissantes que celle-là qui danse en robe mauve, avec tant de
55r du palais, descendaient les invités du bal. Des femmes sans chapeau couraient vers les voitures, les hommes s’inclinaient po
56xés intensément, à la sortie des invités, sur une femme qui s’en allait toute seule vers une voiture à l’écart des autres. Un
57 seule vers une voiture à l’écart des autres. Une femme aux cheveux noirs en bandeaux, au teint pâle, l’air d’autrefois. Il a
58se fila devant moi ; je reconnus la voiture de la femme aux bandeaux noirs. Mais les rideaux étaient baissés. Déjà on cr
22 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
59r écouter Mozart et attendre, qui sait ? — qu’une femme s’appuie… Il faudrait aller au bar installé dans une petite salle où
60ter longtemps, les yeux agrandis, aux pieds d’une femme qui ne le regarderait pas, qui aurait l’air seulement d’écouter autre
61es cantatrices et des acteurs, des princes et des femmes à mourir. Et c’est là [p. 56] que paraît son étrange impuissance : to
62r que j’aie pu bouger, a baisé sur les lèvres une femme qui devient pâle et s’adosse à une colonne, — me regarde avec un repr
63ourir dans une légèreté éperdue… Mais une main de femme au bord du sommeil saisie me ramène aux regards. Que sont tous ces ge
64! je les hais de me voir ! Je tiens la main d’une femme qui tremble… Comtesse Adélaïde en soie d’aurore, voici l’heure que no
65e saisit va-t-il ainsi nous séparer ? Ce corps de femme défend encore sa nuit, si nu pourtant dans la soie et le velours, dan
23 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
66 dis que j’observe, je n’observe rien. Il y a des femmes si belles qu’on en ferme les yeux. Quel style dans la liberté ! Il n’
67en Hongrie (généralités) Les Allemands aiment les femmes comme ils [p. 99] aiment les saucisses ou les catastrophes, selon qu’
68ons bariolés et des secrets qui feraient peur aux femmes, cet Objet dont parfois, au comble de la turbulence de tes jeux, un v
24 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
69sur son compte, simplement parce qu’il a aimé une femme, pour écrire Hyperion, et pour les gens d’ici, aimer, c’est seulement
70, et le guide désigne familièrement l’image d’une femme par le nom qu’elle portait au mystère de l’amour. Trois petites fenêt
71y engager chaque jour le fou au profil de vieille femme qui promène doucement dans cette calme [p. 127] Tubingue le secret d’
72, est [p. 129] plus divine, quand c’est une telle femme qui la confesse : « Celui qui entre en commerce trop étroit avec le c
25 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
73 choses est la rencontre sous un arbre noir d’une femme abandonnée dans sa tristesse. Par moments il y a la lune et le visage
74r moments il y a la lune et le visage blanc de la femme debout contre le tronc. (Pour moi je demeure dans l’ombre.) Quand la
75 où l’on connaît profondément. Par les yeux d’une femme étrangère, mes yeux possédaient sans mesure tout ce que l’anxiété de
76s, lorsque au point du jour je vis pâlir la jeune femme. Elle comprit que j’allais parler, et mit un doigt contre mes lèvres.
77ssi la curiosité sournoise des ouvriers, des deux femmes qui examinent ses vêtements. Elle a quitté le château endormi pour al
78 où l’on n’a plus peur d’un arbre immense, ni des femmes, mais de soi-même, sourdement, dans l’insomnie du petit jour populeux
26 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
79du château. Une douzaine de domestiques, homme et femmes, pénètrent par le fond, s’alignent debout. Les enfants sur un long ca
27 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
80T. A. Hoffmann est là, sous un nom d’emprunt. Une femme fatale et un grand incompris sont là. Enfin Jean Cassou, représentant
81uitta Naples où il habitait alors, abandonnant sa femme, et se mit à errer dans les campagnes, en quête de l’inspiration qui
28 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
82tuberculose de leurs filles, les colères de leurs femmes, leur service militaire et ses humiliations, leur travail, leur chôma
29 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
83nnette. — Lord Artur, je ne suis pas une mauvaise femme, et si vous n’étiez pas si retors, vous verriez bien que je ne suis p
84 autre. Mais les hommes comme vous aiment que les femmes soient coquettes à les faire doucement frémir de rage ; ils aiment s’
85illées. [p. 58] Lord Artur. — On dit souvent des femmes qu’elles sont naturellement païennes. Mais les peuples païens sont to
86les païens sont toujours religieux, alors que les femmes de ce temps sont seulement sournoises. Sonnette. — Lord Artur, vous
30 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
87Marius, telle est la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule et que personne peut-être ne saurai
31 1934, Esprit, articles (1932–1962). Sur une nouvelle de Jean Giono (novembre 1934)
885 août, une nouvelle de Jean Giono intitulée « La femme morte », qui n’est pas une nouvelle bien faite, mais qui est un peu m
89’homme. L’auteur entre dans les confidences d’une femme non mariée, (on ne voudrait pas dire une vieille fille) — une femme d
90(on ne voudrait pas dire une vieille fille) — une femme de la campagne vaudoise, qui a eu des malheurs, qui les conte assez m
91Nietzsche à peu près le contraire de ce que cette femme veut expliquer à Giono. Mais voilà un trait juste, de la part du roma
92nité émouvante, — émouvante par l’erreur même. La femme poursuit : Mais ne vante-t-on pas partout votre courage ? N’aurez-vo
93ec des automobiles, des divans, des hommes et des femmes qui couchaient tellement ensemble qu’ils en étaient perpétuellement i
94on, comme à des dieux. « Aidez-moi ! » dit cette femme. Mais la plupart des autres, la plupart de nos contemporains, est-ce
32 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plans de réforme (octobre 1934)
95 députés (?) élus au suffrage universel intégral (femmes comprises) pour une durée de 6 ans. Le vote sera obligatoire sous pei
33 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
96’amour d’un homme de cinquante ans et d’une jeune femme forme l’unique sujet de cette méditation. Deux êtres très divers se s
97e griffes sur Gide et Balthazar Gracian. La jeune femme qu’il aime et qu’il entreprend de conduire à la maîtrise de soi-même,
34 1935, Esprit, articles (1932–1962). Maurice Meunier, Idoles (février 1935)
98udiante ; et pour de bon, deux ans plus tard, une femme mariée. Enfin il retrouve l’étudiante et l’épouse en vitesse au derni
35 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
99 réel aux prises avec son métier, ses voisins, sa femme, son argent ou son manque d’argent ; avec des ustensiles, une scie, u
36 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
100vibrants panégyriques de « l’Ursse », ce sont des femmes du monde émancipées qui vous les prêchent aujourd’hui. Si vous risque
37 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
101attant les murs de la halle, cent mille hommes et femmes attendaient sous les haut-parleurs. Et sur toutes les places de la vi
102ciens du Service de travail, de jeunes filles, de femmes mal vêtues : ils ne disaient presque rien. On se passait un journal,
38 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
103s”, des domestiques, des manœuvres, des hommes et femmes “de journée”, et j’allais dire : des pauvres. Il n’y a plus de classe
39 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
104 et d’échappées romantiques (sur le silence de la femme, par exemple, à la fin du Miroir de la Parole) une appréhension si to
40 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. Préambule
105èce de trappe. Nous restons seuls sur le pont, ma femme et moi, à entasser nos valises tant bien que mal à l’abri. Un autre é
41 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
106e, j’entends grincer la porte du jardin. C’est la femme de Pédenaud qui brandit un papier. J’accours : elle me tend une formu
107re : 280 francs par mois « en comptant tout ». Sa femme fait des lessives. En été ils pêchent des palourdes et les vendent au
108 ! Je n’ai pas plus tôt soufflé à l’oreille de ma femme « C’est un sermon ! » que l’orateur, au comble de son éloquence, s’éc
109, je vais travailler à la cuisine, pendant que ma femme prépare les repas. On est très bien, dans les cuisines, pour travaill
110le-ci est plus moral que matériel, d’ailleurs. Ma femme ne dispose que d’un vieux fourneau difficile à allumer et à entreteni
111« dames », l’une très vieille. Ce sont les seules femmes. Mauvais éclairage. L’orateur se hisse sur la scène : c’est un homme
112 de miel, introuvables dans l’île. Pendant que ma femme lit des hebdomadaires, je vais renouer le fil de ce journal. Tout d’a
113s minuscules. Sur ces parcelles des hommes et des femmes travaillent, le buste parallèle au sol. Ces deux observations physiqu
114l’île. Dès la quarantaine déjà, les hommes et les femmes ont tous le corps plus ou moins déjeté. Cela provient évidemment de l
115dimentaires. Mais quand je vois ces hommes et ces femmes accrochés à cette terre pauvre qu’ils grattent lentement pour en tire
116 bénéficie de ces petites faveurs que les [p. 89] femmes ont toujours accordées à ceux qui commandent et disposent, ne fût-ce
117déen. — Nous étions assis dans sa cuisine avec sa femme et ses deux enfants. C’est un homme de quarante ans, aux traits régul
118tête. Je vais chercher une bougie, je réveille ma femme. Nous essayons de soulever par les ailes la poule, qui fait un caquet
119t. Reste : 90 francs. Une remarque ironique de ma femme sur mes petits comptes, avait amené la première explosion de mauvaise
120 Au bout du compte, Don Juan ne comprend rien aux femmes, Napoléon meurt en se trompant sur le sens de son épopée. Voilà peut-
42 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
121ue le jardinier s’appelle Simard, « Fernane », sa femme Marguerite, son chien basset, Pernod. Et qu’il va falloir modifier ce
122 signalé la famille d’un mineur retraité, dont la femme fait des journées. Considérant que richesse oblige — car je gagne à p
123 passages étroits. Sur les seuils, des groupes de femmes en noir jacassent pendant des heures. Des enfants en sarraus noirs jo
124eulement, sur deux cents, ont l’eau courante. Les femmes vont avec des cruches à la fontaine qui coule son filet sur la grande
125n furieux surgit de la maison, suivi d’une grande femme en noir. C’est la propriétaire, Mme Turc. Elle nous fait entrer. Pour
126ve et d’attentions. On parle du domaine. Les deux femmes le dirigent seules depuis la mort de M. Turc. Elles ont un peu de pei
127lons que des ouvriers honnêtes. Pensez donc, deux femmes seules ! — C’est que je suis chômeur moi-même, madame… — Elle sourit
128suis un « monsieur ». La fille rentre : une forte femme, environ trente-cinq ans, un peu masculine. Elle nous conduit à la ch
129asses ». — À quelle classe appartiennent ces deux femmes ? Je résume mes renseignements : famille paysanne, de tout temps. Vie
1304 Minuit. J’ai terminé la tâche de la journée. Ma femme dort, dans la chambre dont je vois la porte entrebâillée. Une dernièr
131 rien au monde dépend de nous. Ceci vaut pour les femmes, qui sont la part la plus civilisée de la population. Ce sont elles q
132 « travaillent le mazet », ce qui n’est rien. Les femmes vont à la filature — une sur dix-huit marche encore — et gagnent leur
133dition laïque.) L’autre jour, dans l’autocar, une femme dont j’ai cru comprendre qu’elle tient un petit hôtel à Saint-Jean-du
134, elle trouve cela « joli » ; et « — Tiens, cette femme ressemble… à qui ressemble-t-elle donc ? ne [dirait-on pas] un peu Co
135 [p. 171] — Guère. Là encore, ce sont surtout les femmes qu’on voit. Eux sont au travail, ou au café. — Pourquoi n’iriez-vous
136s les épiceries de province où se rencontrent les femmes de la nation la plus raisonnable du monde. Le mari est un vieux laïca
137ise humeur singulière dont nous souffrons ici, ma femme et moi, et qui déjà nous a fait quitter l’île. Problème des gens : le
138e à comprendre… 23 février 1935 Au moment où ma femme allait secouer les miettes de la nappe par la fenêtre, au-dessus du p
139on public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pour qui l’on écrivait sans le savoir. Découverte des diversités merv
140vre que le public, c’est une série d’hommes et de femmes isolés, qui ont chacun leurs raisons très concrètes et singulières de
141iers devraient être classés dans la catégorie des femmes à barbe et des veaux à deux têtes qu’on montre aux foires. On dit que
142née une conférence au profit des vieux, hommes et femmes, âgés de soixante ans au mois de juillet 1930 17 . Tous ceux qui ne
143it. Vendredi, c’était grand soleil. Et les bonnes femmes disaient, au seuil du temple : « Voyez-vous ça, comme tout est dérang
144seulement de la révolte. Ensuite, il faut que les femmes ne s’arrachent pas les cheveux dans les cuisines communes, et soient
43 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
145de autour de moi ces hommes en casquette et leurs femmes. On peut penser : ce sont des ouvriers et des petits bourgeois. Costu
146ées, lorsqu’un groupe de jeunes gens et de jeunes femmes sortit à vingt pas de moi d’une porte cochère, avec une espèce d’écla
147is, des petites actrices piquantes, de toutes les femmes qui les imitent. Je ne compris pas leurs paroles trop rapides. Une je
148compris pas leurs paroles trop rapides. Une jeune femme au profil très pur, quelques gestes autour d’une auto, le claquement
149puis presque plus bouger, comprimé par une grosse femme à bagues qui s’est assise à côté de moi. J’abaisse mon journal : je v
44 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
150n objet, par masochisme. Un jeune mari trouble sa femme, et la perd enfin, à force de souffrir d’une infidélité qu’elle pourr
45 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
151s les épiceries de province où se rencontrent les femmes de la nation la plus raisonnable du monde. Le mari est un vieux laïca
152ue chose à comprendre… 23 février Au moment où ma femme allait secouer les miettes de la nappe par la fenêtre, au-dessus du p
153on public, de s’entretenir avec ces hommes et ces femmes pour qui l’on écrivait sans le savoir. Découverte des diversités merv
154vre que le public, c’est une série d’hommes et de femmes isolés, qui ont chacun leurs raisons très concrètes et singulières de
155iers devraient être classés dans la catégorie des femmes à barbe et des veaux à deux têtes qu’on montre aux foires. On dit que
156it. Vendredi, c’était grand soleil. Et les bonnes femmes disaient, au seuil du temple : « Voyez-vous ça, comme tout est dérang
46 1937, Esprit, articles (1932–1962). Marius Richard, Le Procès (juin 1937)
157nces, de misères [p. 480] médiocres, que quelques femmes, dans une église, présentent au pardon de Dieu. Il y a le refuge du r
47 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
1580] j’entends grincer la porte du jardin. C’est la femme de Pédenaud qui brandit un papier. J’accours : elle me tend une formu
159re : 280 francs par mois « en comptant tout ». Sa femme fait des lessives. En été ils pêchent des palourdes et les vendent au
160tête. Je vais chercher une bougie, je réveille ma femme. Nous essayons de soulever par les ailes la poule qui fait un caquet
48 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
161 sociale plus toutes les autres. Et l’amour d’une femme pour son peuple, au lieu de ces vantardises en service commandé d’oud
162lus ou moins décorés. Selma Lagerlöf est la seule femme de la littérature européenne dont le génie ait eu la force de recréer
163st son propre maître. Tous les Suédois, hommes et femmes, jouissent des mêmes droits politiques. » p. 857 ag. « Gösta Ber
49 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
164t : — « Oui, toi tu seras un vrai guerrier ! » Sa femme : — « Voyons, tu es stupide de dire des choses pareilles devant des F
165lonté, dans la bouche d’un SA convaincu, ou de sa femme ! Serais-je contaminé par l’optimisme de commande [p. 31] en ce pays 
16641] il s’agissait de l’innocente biographie d’une femme de bien… — Est-ce un ouvrage politique ? me demande l’employé. — Comm
167ciens du Service de travail, de jeunes filles, de femmes pauvrement vêtues : ils ne disent presque rien. On se passe une lorgn
168lle hommes battent les murs de la halle. Quelques femmes s’évanouissent, on les emporte, et cela fait un peu de place pour res
169ion d’officier ne suffit plus à l’entretien de sa femme et de son enfant. Pendant les vacances universitaires, il travaille d
170d’avance pour mes voisins, Emmanuel Mounier et sa femme.) C’est le discours classique du chef local, anthologie de « paroles 
50 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
171u bon sens. Ils me rappellent cette bonne vieille femme qui apportait pieusement son petit fagot au bûcher du supplice de Jea
51 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
172le de la Dame, pur symbole de l’Amour, avec telle femme réelle et désirable ; la rhétorique de l’Amour cathare servit aux amo
173nné, c’est l’homme qui veut trouver son « type de femme » et n’aimer qu’elle. Souvenez-vous du rêve de [p. 661] Nerval, l’app
174début — un homme qui se prend de passion pour une femme qu’il est seul à voir belle, est présumé neurasthénique. (Dans x anné
175soigner.) Certes, la standardisation des types de femmes admis pour « beaux » se produit normalement dans chaque génération, d
176ôt politiques, en sorte que le choix d’un type de femme échappe de plus en plus au mystère personnel, et se trouve déterminé
177emble pas à la star la plus obsédante. (Encore la femme pourra-t-elle s’efforcer de se faire une tête à la Garbo, mais alors
178taires. L’homme qui croit désirer « son » type de femme se trouve intimement déterminé par des facteurs de mode ou de commerc
179e le film le persuade d’aimer. Il rencontre cette femme, il la reconnaît. C’est elle, la femme de son désir et de sa plus [p.
180ntre cette femme, il la reconnaît. C’est elle, la femme de son désir et de sa plus [p. 662] secrète nostalgie 88 , l’Iseut du
181’est toujours l’étrangère, l’étrangeté même de la femme, et tout ce qu’il y a d’éternellement fuyant, évanouissant et presque
182on au cœur de l’homme en proie au mythe. C’est la femme dont on est séparé, et qu’on perd en la possédant. Alors commence une
183l’obstacle et le combat. On imagine différente la femme que l’on tient dans ses bras, on la déguise et on l’éloigne en rêve,
184 de l’épée du chevalier, entre le bourgeois et sa femme, voici le rêve sournois du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’
185rêve sournois du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’en l’imaginant sa maîtresse. (Balzac déjà donne la recette dans sa
186itude », le train-train des liens légitimes où la femme perd son « attrait » parce qu’il n’est plus d’obstacles entre elle et
187son, qui est le monde de la jalousie. « Hommes et femmes dès qu’ils passent leur seuil souffrent de jalousie » dit un poème ti
188ari souffre des beautés qu’il aperçoit à d’autres femmes, et dont la sienne se trouve privée (même si tous la jugent la plus b
189ion symbolisée par le Führer. D’abord on prive la femme de son auréole romantique : on la réduit à sa fonction matrimoniale :
190n ouvre une « école de fiancés » pour les futures femmes des SS (Schütz Staffeln : escouades de protection du régime, troupe s
191roupe sélectionnée incarnant l’idéal racial). Ces femmes doivent être blondes, de sang aryen, et mesurer au moins 1 m. 73. Ain
192, et mesurer au moins 1 m. 73. Ainsi le « type de femme » se trouve prescrit non par les souvenirs inconscients, ni par des m
193 on institue des écoles analogues pour toutes les femmes allemandes, et l’on ne manquera pas de les rendre obligatoires à bref
52 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
194qu’il est bon pour l’homme de ne point toucher de femme. Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que
195fois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son
196mpudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’
197it sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareil
198rité sur son propre corps, mais c’est [p. 235] la femme. Ne vous privez pas l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord p
199te des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme. » (v. 32). ⁂ Tout ce qu’on peut dire contre le mariage est vrai, pa
200 Royaume de Dieu (« Il n’y aura plus ni hommes ni femmes »), je borne ma vision et mon espoir à une perfection relative, à l’é
201on Si l’on songe à ce que signifie le choix d’une femme pour toute la vie, l’on en vient à cette conclusion : choisir une fem
202e, l’on en vient à cette conclusion : choisir une femme, c’est parier. Or la sagesse populaire et bourgeoise recommande au je
203tretient ainsi dans l’illusion que le choix d’une femme dépend d’un certain nombre de raisons qu’il serait possible de peser.
204el ne signifie nullement sentimental. Choisir une femme pour en faire son épouse, ce n’est pas dire à Mademoiselle Untel : « 
205bler : à peine comblé je changerais ! Choisir une femme pour en faire son épouse, c’est dire à Mademoiselle Untel : « Je veux
206z les excuses invoquées par le mari qui trompe sa femme ; il dit tantôt : « Cela n’a pas d’importance, cela ne change rien à
207ait-ce pas simplement celui qui a reconnu dans sa femme une Iseut ? Lorsque l’amant de la légende manichéenne a traversé les
208 qu’une action. Se contenter de ne pas tromper sa femme serait une preuve d’indigence et non d’amour. La fidélité veut bien p
209xes, et cela de la manière la plus précise : La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareil
210 pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. (I. Cor. 7.) La femme étant l’égale de l’homme, elle ne peut donc ê
211opre corps, mais c’est la femme. (I. Cor. 7.) La femme étant l’égale de l’homme, elle ne peut donc être le but idéal de l’ho
212 saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la traitant comme une personne humaine totale, — non comme une fée
213n des égaux. L’exercice de la fidélité envers une femme accoutume à considérer les autres femmes d’une manière tout à fait no
214nvers une femme accoutume à considérer les autres femmes d’une manière tout à fait nouvelle, inconnue au monde de l’Éros : com
215me de la fidélité ne cherche plus à voir dans une femme seulement ce corps intéressant ou désirable, seulement ce geste invol
216re de concevoir la réalité de la personne chez la femme. C’est autant dire qu’il ne sait pas encore aimer. Le viol et la poly
217 encore aimer. Le viol et la polygamie privent la femme de sa qualité d’égale — en la réduisant à son sexe. L’amour sauvage d
53 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
218gine proprement religieuse. Or les hommes, et les femmes, tolèrent fort bien que l’on parle d’amour, et même ils ne s’en lasse
54 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
219mais comme type des relations de l’homme et de la femme dans un groupe historique donné : l’élite sociale, la société courtoi
220années plus tard, le roi Marc décide d’épouser la femme dont un oiseau lui apporta un cheveu d’or. C’est Tristan qu’il envoie
221 30] duquel Tristan offre au roi de lui rendre sa femme. Marc promet son pardon. Les amants se séparent à l’approche du cortè
222t surtout s’il s’agit du droit d’un homme sur une femme : c’est l’enjeu habituel des tournois. Pourquoi Tristan n’use-t-il pa
223une étonnante rapidité ? En ceci qu’il donne à la femme le rôle qui revenait précédemment au suzerain. Le chevalier breton, t
224Quand l’« affaire » tournait mal, on répudiait sa femme. Le prétexte de l’inceste, curieusement exploité, trouvait l’Église s
225siques et psychologiques de cet homme et de cette femme sont parfaitement conventionnels et rhétoriques. Lui, c’est « le plus
226 puisse jamais épouser Iseut. Elle est le type de femme qu’on n’épouse point, car alors on cesserait de l’aimer, puisqu’elle
227 sœur. Cette erreur provoquée par le nom des deux femmes — est la seule « raison » du mariage de Tristan. L’on voit qu’il lui
228n d’un progrès décisif. Ce mariage blanc avec une femme qu’il trouve belle, c’est l’obstacle qu’il ne peut surmonter que par
55 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
229ctement l’objet de ce livre : la conception de la femme chez les Celtes n’est pas sans rappeler la dialectique platonicienne
230peler la dialectique platonicienne de l’Amour. La femme figure aux yeux des druides un être divin et prophétique. C’est la Ve
231 ? » dit-elle. Éros a revêtu les apparences de la Femme, symbole de l’au-delà et de cette nostalgie qui nous fait mépriser le
232n nous entraîne », dira Goethe. Et Novalis : « La femme est le but de l’homme. » Ainsi l’aspiration vers la lumière prend pou
233ment ont « reçu » la lumière. Et tout homme né de femme qui croit cela, renaît de l’esprit dès maintenant : mort à soi-même e
234icités. Souvenons-nous du culte druidique pour la Femme, être prophétique, « éternel féminin », « but de l’homme ». Les Celte
235 plus, nous le savons depuis Freud : le « type de femme » que chaque homme porte dans son cœur et qu’il assimile d’instinct à
236etenue… Et surtout, l’homme sera le servant de la femme. D’où vient cette conception nouvelle de l’amour « perpétuellement in
237 vingtaine d’années, naissance d’une vision de la femme entièrement contraire aux mœurs traditionnelles — la femme se voit él
238ièrement contraire aux mœurs traditionnelles — la femme se voit élevée au-dessus de l’homme, dont elle devient l’idéal nostal
239reflète aucunement la réalité, la condition de la femme n’ayant pas été, dans les institutions féodales du Midi, moins humble
240eux séduire les Âmes, Lucifer leur a montré « une femme d’une beauté éclatante, qui les a enflammées de désir ». Puis il a qu
241sensible. Les Âmes-Anges, ayant suivi Satan et la femme d’une beauté éclatante, ont été prises dans des corps matériels, qui
242mal, enfin à s’abstenir de tout contact avec leur femme, s’ils étaient mariés. Il semble qu’un jeûne de quarante jours 34 pr
243ire à trois « révérences ». On a vu le rôle de la Femme, appât du Diable pour entraîner les âmes dans les corps. En retour (e
244lui de la Pistis-Sophia chez les gnostiques. À la Femme instrument de la perdition des âmes, répond Marie, symbole de pure Lu
245 dans toutes les familles, divisant le mari et la femme, le fils et le père, la bru et la belle-mère. Les prêtres eux-mêmes c
246 autre chose qu’un galant amuseur, un flatteur de femmes riches — celles qui forment son public ? Mais la suite du poème est t
247igeois et du Carcassès « où les chevaliers et les femmes du pays sont courtois », et c’est aussi « Dame Louve, qui m’a si bien
248e, sauf qu’elle représentait pour eux non pas une femme de chair, mère de Jésus, mais leur Église ? Mais certains abjurèrent
249e bien souvent le doute s’insinue — qui est-elle, femme ou symbole ? Pourquoi sont-ils tous à jurer que jamais ils ne trahiro
250s sa chanson Du moindre tiers d’Amour — celui des femmes — Guiraut de Calanson dit des deux autres tiers, l’amour des parents
251ure de ces poèmes amoureux ? Il s’agit bien d’une femme réelle 44 — le prétexte physique est là — mais comme dans le Cantiqu
252 « tout simplement », qu’une manie d’idéaliser la femme et l’amour naturel. Mais d’où provient donc cette manie ? D’une « hum
253 Jaufré Rudel, au terme d’un amour conçu pour une femme qu’il n’a jamais vue, rejoignant enfin cette image après la traversée
254té envers la Vierge, il rend hommage à toutes les femmes et marche dans la boue pour laisser passer une pauvresse. Sublime enc
255eigneur jaloux qui tue le troubadour favori de sa femme, et fait servir le cœur de la victime sur un plat. La dame le [p. 105
256boliste. Raimbaut d’Orange écrit un poème sur les femmes. Si vous voulez faire leur conquête, dit-il, soyez brutaux, « donnez-
257cie pas d’aimer. Je ne veux pas me gêner pour les femmes, pas plus que si toutes étaient mes sœurs ; c’est pourquoi je suis en
258 commît jamais parmi eux, surtout entre hommes et femmes (?), des excès sensuels. Or, si les religieux ne se sont pas tus par
259[p. 115] « Nou’m » est le nom conventionnel de la femme aimée, et signifie ici Dieu. Or les troubadours nommaient aussi la Da
260t écrits pour les nonnes des premiers couvents de femmes, de l’abbaye de Fontevrault si proche du premier troubadour — c’est l
261t, dont l’ère est imminente, s’incarnera dans une Femme. Tout cela se passe dans la réalité, ou dans les imaginations qui la
262et comme universelle de l’Amour et du culte de la Femme idéalisée, l’Église et le clergé ne pouvaient manquer d’opposer une c
263féminin) inhibe l’amour : tout ce qui touche à la femme reste « impur ». Ce complexe de sentiments œdipiens est d’autant plus
264ur le Dieu-Esprit. En même temps, l’amour pour la femme se trouve partiellement libéré : il peut enfin s’avouer sous la forme
265 forme d’un culte rendu à l’archétype divin de la femme, à condition que cette Déesse-Mère ne cesse pas d’être virginale, qu’
266qu’elle échappe donc à l’interdit maintenu sur la femme de chair. L’union mystique avec cette divinité féminine devient alors
267’avons vu, une possibilité nouvelle d’admettre la femme, mais sous le couvert d’une idéalisation, voire d’une divinisation du
268 « religion » littéraire de l’Amour chaste, de la femme idéalisée, avec sa « piété » particulière, la joy d’amors, ses « rite
269de la Dame, qu’il exalte, et un contempteur de la femme, qu’il rabaisse : qu’on se rappelle seulement les vers d’un Marcabru
270ar la Çakti… Dans certaines sectes tantriques, la femme devient elle-même une chose sacrée, une incarnation de la Mère. L’apo
271arnation de la Mère. L’apothéose religieuse de la femme est commune d’ailleurs à tous les courants mystiques du moyen âge ind
272armique, comme n’importe quel débauché. » Mais la femme, dans tout cela ? Elle reste objet d’un culte. Considérée comme « sou
273 toujours décrit comme étant celui de l’homme. La femme reste passive, impersonnelle, pur principe, sans visage et sans nom.
274entissage ascétique… Le néophyte doit servir la « femme dévote » pendant les quatre premiers mois, comme un domestique, dormi
275la vérité au mensonge, corrompent les amants, les femmes et les époux. Ils vous disent qu’Amour va de travers, et c’est pourqu
276, le Principe Féminin de la çakti, le culte de la Femme, de la Mère, [p. 136] de la Vierge. Il participe de cette épiphanie d
277 doctrine dualiste de l’Univers, et faisait de la femme un symbole du divin. Et c’est dans le fonds celtibérique que l’hérési
278uisée des Cathares. (Parzival, fils d’Herzeloïde, femme du Castis, chez Wolfram d’Eschenbach, serait le comte Ramon Roger Tre
279re l’amour courtois, la possession physique d’une femme réelle, la « profanation » de l’amour. Et c’est à cause de cette faut
280nt d’un druide, et se trouvaient mis à l’abri des femmes. « Cette institution qu’on appelle généralement du nom anglo-normand
281ique (en dépit de la sublimation religieuse de la femme par les druides) est avant tout l’amour sensuel 89 . Le fait que dans
282nches mains, il ne peut se résoudre à posséder sa femme : « Tristan désire Iseut aux blanches mains pour son nom et pour sa b
283l fait qu’Iseut aux blanches mains est devenue sa femme légitime, il ne doit plus et ne peut plus la désirer : Jamais il n’eû
284ècle et venait de l’appliquer, précisément, à des femmes de Cologne et de Strasbourg, à juste titre soupçonnées de catharisme.
56 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
285sité tout intérieure de la passion. Iseut est une femme aimée, mais elle est aussi autre chose, le symbole de l’Amour lumineu
286, dans le Roman : la fameuse « divinisation de la femme » selon la formule des manuels. Dans le cas où Iseut ne serait qu’une
287uels. Dans le cas où Iseut ne serait qu’une belle femme — comme le croiront les siècles à venir — les similitudes mystiques q
288eviendra le symbole de l’impossible union avec la femme ; gardant de ses origines mystiques on ne sait quoi de divin, de faus
57 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
289ie du roman, dite courtoise — c’est l’amour de la femme idéale, vraie femme déjà mais femme inaccessible dans son jardin givr
290urtoise — c’est l’amour de la femme idéale, vraie femme déjà mais femme inaccessible dans son jardin givré d’allégories. Dang
291l’amour de la femme idéale, vraie femme déjà mais femme inaccessible dans son jardin givré d’allégories. Danger, Male- Bouche
292e : ils parlaient de la dame comme [p. 196] d’une femme réelle, ce n’était plus que galanterie mais froide et stéréotypée. Da
293urtois : guindé et froid quand il ne vante que la femme, mais tout ardent de sincérité quand il célèbre la Sagesse d’amour :
294s bienheureux ! S’agit-il donc de Béatrice comme femme ? Est-ce sa présence que tous les saints implorent et qui serait « l’
295çu ! Ici la Dame au cœur impitoyable est bien la femme qui détourne l’Amour à son profit. Dans un Bestiaire moralisé de cett
296our.) Mais présente ou absente — ici encore — la femme ne sera jamais que l’occasion d’une torture qu’il préfère à tout : J
297u xiiie siècle [p. 206] intitulée l’Évangile des femmes : c’est une suite de quatrains dont les trois premiers vers exaltent
298uatrains dont les trois premiers vers exaltent la femme selon le mode courtois, tandis que le quatrième réfute d’un trait bru
299 est le monstre fabuleux qui ne se nourrit que de femmes fidèles, aussi est-il d’une maigreur effroyable, tandis que son confr
300de Tristan (dans sa Rhétorique) le portrait de la femme idéale. De là, jusqu’au fond de la Norvège, de la Russie, de la Hongr
301rai-je Nommer cette mort éclair ? Ô mon amour, ma femme, La mort a sucé le miel de ton haleine Et n’a pas eu de prise encor s
302se l’avouer. Mais la crise de sa passion pour une femme qui fut peut-être la Champmeslé, et les premières atteintes d’une vra
303ensible au charme mortel… Confondant Phèdre et la femme qu’il aime, il se venge de l’objet de sa passion, et il se démontre à
304 » Vers la fin du xviiie siècle, c’est une autre femme qui dira : « Je vous aime comme on doit aimer : dans le désespoir » (
305é sensuelle, s’il a cru se guérir du mythe. « Les femmes de [p. 228] ce temps n’aiment pas avec le cœur, elles aiment avec la
306ure formule du don-juanisme féminin. Car c’est la femme qui rêve Don Juan, et s’il se trouve pour incarner ce rêve des Richel
307ès bien aperçu dans leur ouvrage classique sur la femme au xviiie siècle : « Au lieu de lui donner les satisfactions de l’am
308mble que la fascination qu’exerce sur le cœur des femmes et sur l’esprit de certains hommes le personnage mythique de Don Juan
309, mais c’est aussi la perpétuelle recherche d’une femme unique, jamais rejointe par l’erreur inlassable du désir. C’est l’ins
310s épuisé la richesse. L’un posséda mille et trois femmes, l’autre une seule femme. Mais c’est la multiplicité qui est pauvre,
311 posséda mille et trois femmes, l’autre une seule femme. Mais c’est la multiplicité qui est pauvre, tandis que dans un être u
312ntact vital, et tout pouvoir de « sympathie ». La femme n’est plus pour l’homme du xviiie qu’un « objet ». Mesurons l’un à l
313ite avec un cœur plein, un monde vide. » Alors la femme elle-même cesse d’être le symbole indispensable de la nostalgie passi
314oureux, dans cette théorie, c’est attribuer à une femme des perfections qu’elle ne possède nullement. Et pourquoi cela ? Parc
315stallisation, c’est le moment où l’on idéalise la femme aimée. [p. 246] Je crois que c’est Ortega qui a souligné le premier
316ules. Il n’y a là, « visiblement », qu’une grosse femme et un puissant guerrier en proie au tourment du désir… Fermez les yeu
317 le symbolisme, qui engendra des mandragores, des femmes sans corps, des jeunes Parques, des apparences à peine féminines de f
318ersonne ne sait plus croire. Vous avez fait de la femme une espèce de divinité coquette, cruelle et vampirique. Vos femmes fa
319 de divinité coquette, cruelle et vampirique. Vos femmes fatales, et vos femmes adultères, et vos femmes desséchées de vertu,
320cruelle et vampirique. Vos femmes fatales, et vos femmes adultères, et vos femmes desséchées de vertu, nous ont gâté la joie d
321s femmes fatales, et vos femmes adultères, et vos femmes desséchées de vertu, nous ont gâté la joie de vivre. Nous nous venger
322vivre. Nous nous vengerons de vos « divines ». La femme est d’abord une femelle. Nous la ferons se traîner sur le ventre vers
58 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
323e l’amour, enveloppant celle que nous avons de la femme, se trouve donc liée à une notion de la souffrance féconde qui flatte
324ette liaison singulière d’une certaine idée de la femme et d’une idée correspondante de la guerre, en Occident, entraîne de p
325t un archer qui décoche des flèches mortelles. La femme se rend à l’homme qui la conquiert parce qu’il est le meilleur guerri
326jeu de la guerre de Troie est la possession d’une femme. Et l’un des plus anciens romans que nous possédions, le Théagène et
327olu qu’il avait pris dans les pays nordiques. Les femmes de la haute société recevaient une éducation aussi complète que celle
328ite bande d’hommes qui font de la séduction de la femme le but de leurs pensées et la grande affaire de leur vie… Que de comb
329omancier et de stratégiste ! Pas un n’attaque une femme sans avoir fait ce qu’on appelle un plan, sans avoir passé la nuit à
330s, ou comme une survivance flatteuse aux yeux des femmes et des badauds curieux. (C’est ainsi que les démocraties s’excitent s
331isant sa force armée. (Forcer la résistance de la femme par la séduction, c’est la paix ; par le viol, c’est la guerre.) Mais
332ur, dans un pays donné, de la même manière que la femme, dans ce pays, réagit aux sollicitations de l’homme. J’écrivais en 19
333 Allemandes. Chez les Latins, faire la cour à une femme c’est l’étourdir de paroles flatteuses : ainsi nos hommes politiques
59 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
334nné, c’est l’homme qui veut trouver son « type de femme » et n’aimer qu’elle. Souvenez-vous du rêve de Nerval, l’apparition d
335début — un homme qui se prend de passion pour une femme qu’il est seul à voir belle, est un névrosé qui s’ignore. (Dans x ann
336soigner.) Certes, la standardisation des types de femmes admis pour « beaux » se produit normalement dans chaque génération, d
337is politiques, en sorte que le choix d’un type de femme échappe de plus en plus au mystère personnel, et se trouve déterminé
338p. 306] L’homme qui croit désirer « son » type de femme se trouve intimement déterminé par des facteurs de mode ou de commerc
339ue le film le persuade d’aimer Il rencontre cette femme, il la reconnaît. C’est elle, la femme de son désir et de sa plus sec
340ntre cette femme, il la reconnaît. C’est elle, la femme de son désir et de sa plus secrète nostalgie, l’Iseut du rêve 191  ;
341’est toujours l’étrangère, l’étrangeté même de la femme, et tout ce qu’il y a d’éternellement fuyant, évanouissant et presque
342l’obstacle et le combat. On imagine différente la femme que l’on tient dans ses bras, on la déguise et on l’éloigne en rêve,
343 de l’épée du chevalier, entre le bourgeois et sa femme, voici le rêve sournois du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’
344rêve sournois du mari qui ne peut plus désirer sa femme qu’en l’imaginant sa maîtresse. (Balzac déjà donne la recette, dans s
345itude », le train-train des liens légitimes où la femme perd son « attrait », parce qu’il n’est plus d’obstacles entre elle e
346son, qui est le monde de la jalousie. « Hommes et femmes dès qu’ils passent leur seuil souffrent de jalousie », dit un poème t
347ari souffre des beautés qu’il aperçoit à d’autres femmes, et dont la sienne se trouve privée (même si tous la jugent la plus b
348ion symbolisée par le Führer. D’abord on priva la femme de son auréole romantique : on la réduisit à sa fonction matrimoniale
349ouvrit une « école de fiancées » pour les futures femmes des SS (Schütz Staffeln : escouades de protection du régime, troupe s
350roupe sélectionnée incarnant l’idéal racial). Ces femmes devaient être blondes, de sang aryen, et mesurer au moins 1 m 73. Ain
351n, et mesurer au moins 1 m 73. Ainsi le « type de femme » se trouva prescrit non par les souvenirs inconscients, ni par des m
352 on institua des écoles analogues pour toutes les femmes allemandes. Et l’on décréta que les mariages seraient contractés doré
353t sociale, tantôt psychique. L’émancipation de la femme (son entrée dans la vie professionnelle et sa revendication d’égalité
354es psychologiques en est un autre : l’homme et la femme du xxe siècle, même très sommairement informés de l’existence des co
355es contradictions qu’endurent tant d’hommes et de femmes dans leur mariage. Des synthèses se préparent, peut-être, obscurément
60 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
356qu’il est bon pour l’homme de ne point toucher de femme. Toutefois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que
357fois, pour éviter l’impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son
358mpudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’
359it sa femme, et que chaque femme ait son mari… La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareil
360 pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. Ne vous privez pas l’un de l’autre, si ce n’est d’un commun accord p
361te des choses du monde, des moyens de plaire à sa femme (v. 32). ⁂ Tout ce qu’on peut dire contre le mariage est vrai, par c
362 Royaume de Dieu (« Il n’y aura plus ni hommes ni femmes »), je borne ma vision et mon espoir à une perfection relative, à l’é
363on Si l’on songe à ce que signifie le choix d’une femme pour toute la vie, l’on en vient à cette conclusion : choisir une fem
364e, l’on en vient à cette conclusion : choisir une femme, c’est parier. Or la sagesse populaire et bourgeoise recommande au je
365tretient ainsi dans l’illusion que le choix d’une femme dépend d’un certain nombre de raisons qu’il serait possible de peser.
366el ne signifie nullement sentimental. Choisir une femme pour en faire son épouse, ce n’est pas dire à Mlle Untel : « Vous ête
367bler : à peine comblé je changerais ! Choisir une femme pour en faire son épouse, c’est dire à Melle Untel : « Je veux vivre
368z les excuses invoquées par le mari qui trompe sa femme ; il dit tantôt : « Cela n’a pas d’importance, cela ne change rien à
369ait-ce pas simplement celui qui a reconnu dans sa femme une Iseut ? Lorsque l’amant de la légende manichéenne a traversé les
370 qu’une action. Se contenter de ne pas tromper sa femme serait une preuve d’indigence et non d’amour. La fidélité veut bien p
371exes, et cela de la manière la plus précise : La femme n’a pas autorité sur son propre corps, mais c’est le mari ; et pareil
372 pas autorité sur son propre corps, mais c’est la femme. (I. Cor., 7.) La femme étant l’égale de l’homme, elle ne peut donc
373pre corps, mais c’est la femme. (I. Cor., 7.) La femme étant l’égale de l’homme, elle ne peut donc être « le but de l’homme 
374 saint. Et l’homme témoigne de son amour pour une femme en la traitant comme une personne humaine totale — non comme une fée
375n des égaux. L’exercice de la fidélité envers une femme accoutume à [p. 339] considérer les autres femmes d’une manière tout
376 femme accoutume à [p. 339] considérer les autres femmes d’une manière tout à fait nouvelle, inconnue du monde de l’Éros : com
377me de la fidélité ne cherche plus à voir dans une femme seulement ce corps intéressant ou désirable, seulement ce geste invol
378re de concevoir la réalité de la personne chez la femme. C’est autant dire qu’il ne sait pas encore aimer. Le viol et la poly
379 encore aimer. Le viol et la polygamie privent la femme de sa qualité d’égale — en la réduisant à son sexe. L’amour sauvage d
61 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
380, épousera Charles, la cadette, Elissent, sera la femme de Girard. Lorsque Charles voit les deux princesses, il s’éprend d’El
381rd prend à part deux témoins, ainsi que Berthe sa femme, et la reine. Femme de roi, dit-il, que pensez-vous de l’échange que
382témoins, ainsi que Berthe sa femme, et la reine. Femme de roi, dit-il, que pensez-vous de l’échange que j’ai fait de vous ?
383 l’hommage dû au suzerain et l’hommage donné à la femme ; — d’un mariage de consolation du vassal (ici avec la sœur de son am
384 l’amour ne peut étendre ses droits entre mari et femme. Les amants s’accordent toute chose réciproquement et gratuitement, s
385 entre la mère et les fils. Le mari n’aime pas la femme : « il a de l’affection pour elle », plus ou moins. Quant aux rapport
386lle », plus ou moins. Quant aux rapports entre la femme et l’amant on dit : « It is romance » ; mais Daj n’a pas trouvé le ve
387l’amour ou non ? Est-ce que j’aime vraiment cette femme, ou est-ce que j’ai de l’affection pour elle ? Est-ce que j’aime Dieu
388une analyse acharnée, que non il n’aime pas cette femme ; il a seulement envie de l’aimer — cette attitude pourrait être cons
389t. Toute manifestation de tendresse entre mari et femme est jugée inconvenante. (Ces lignes datent de 1933. Elles sont entiè
390 hommes en tant que corps et forme matérielle, et femmes en tant qu’intelligence et pensée libre des liens de la matière. « La
391testent à la fois le nombre et l’enthousiasme des femmes pieuses, souvent affectées de phénomènes extatiques, vivant hors des
392s « est non pas celle de l’affranchissement de la femme, mais celle où commence le règne de la Dame, qui devait en vérité for
62 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
393lus loin de la nature. Voyez comme il se sert des femmes : incapable de les posséder, il les viole d’abord moralement pour s’i
394attrait superficiel que presque toutes les jolies femmes peuvent exercer sur presque tous les hommes, n’évoque pas une idée de
395rquoi ne peut-il désirer que la nouveauté dans la femme ? Et pourquoi désire-t-on du nouveau, du nouveau à tout prix, quel qu
396goissé et cruel… S’il le trouvait, ce « type » de femme rêvé ! J’imagine cette métamorphose. On le voit interrompre sa course
397oute à ma liste des mille e tre”. » C’étaient les femmes qu’il n’avait pas eues, par fidélité à la sienne. Où est la tricherie
63 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
398ail et « arranger » des papiers. Il arrive que ma femme de ménage fasse de l’ordre à son idée dans mon bureau : c’est une pet
64 1942, La Part du Diable (1982). Introduction. Que la connaissance du vrai danger nous guérit des fausses peurs
399rovoquer au combat. C’est comme la lutte avec une femme, qui finit au lit. » Mais on n’écrit jamais impunément, quel que soit
65 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
400dait. Et ceux qui en restent aux contes de bonnes femmes, ce sont ceux qui refusent de croire au Diable à cause de l’image qu’
401 s’en font, et qui est tirée des contes de bonnes femmes. 4. Réalité du mythe Mais si nous écartons ce voile grossier, que t
402hamps que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : — Dieu a-t-il réellement dit : vous ne mangerez pas de tous les arb
403ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Ma
404 que vous n’en mouriez. Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point. Mais Dieu sait que le jour où vous en manger
405. Et voici le deuxième temps de la tentation : La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il éta
406t-là que Baudelaire peut écrire : « L’homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve la volupté… La volupté
66 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
407non pas seulement en Allemagne, des hommes et des femmes subissent la contagion de ce mal, changent subitement de visage, se r
67 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
408 peut être rétablie entre voisins, entre maris et femmes, ou entre fonctionnaires et victimes normales de l’État. Prenez en ef
68 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
409Marius, telle est la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule, et que personne peut-être ne saura
410rcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres
411t’avais défendu de manger ? L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.
412bre, et j’en ai mangé. Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a sédui
413eu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé. 23 Voyez : il
414isance, la théorie du droit de la passion : « Une femme appartient de droit à l’homme qui l’aime et quelle aime plus que la v
415aire le lit d’une éthique de barbares. Prendre la femme du voisin ou ses terres parce qu’on a découvert soudain que c’est « v
416de choisir entre le trône et Bérénice, renvoie la femme. Dans le même cas Windsor abdique, avec l’approbation des foules. La
417us le même. Et dès l’instant que j’aime une autre femme, rester fidèle à la fiction légale serait une pure hypocrisie. 25  »
418pris. Certes, ce n’est pas d’hier qu’on trompe sa femme, et qu’on trahit ses serments par amour. « The strongest oaths are st
419s presque tout homme s’est vu tenté de prendre la femme du voisin, soit en recourant aux raisons pathétiques — « c’est vital 
420faire abuser de notre liberté. [p. 175] Reste la femme, dont l’homme ne se lassera jamais de faire un ange ou un démon. « In
421 nous entraîne vers les hauteurs »… En vérité, la femme n’est porte de l’Enfer que pour ceux qui se laissent aller à voir en
422s. » S’il y a quelque chose de démoniaque dans la femme, c’est sans doute moins dans sa nature que dans sa faculté d’oublier
423e moment que le mal est vraiment « consommé ». La femme n’est pas plus diabolique que l’homme, mais plus facilement égarée, p
424endre un culte aux valeurs féminines, il prive la femme de ses appuis et transforme la tentation dans laquelle elle glissait
425rné. Saint Paul dit que le mari est le chef de la femme, et que la femme sans l’homme ne peut être sauvée. C’est une constata
426it que le mari est le chef de la femme, et que la femme sans l’homme ne peut être sauvée. C’est une constatation bien plus qu
427e tous les temps.) Mais le culte romantique de la femme a inverti cet ordre naturel. Trop d’abus de pouvoir masculins, et tro
428 toute l’évolution sociale du siècle contraint la femme à une autonomie que ne prévoyait pas sa nature. Insensiblement, l’hom
429t, l’homme renonce à exercer son rôle de chef. La femme l’a persuadé qu’elle était opprimée. Il la croit, par fatigue, par ga
430ondamental. Une espèce de révolte sourde anime la femme contre sa condition. Dans cette liberté que l’homme lui laisse, elle
431ce qui va se passer à l’échelle de la société. La femme qui n’est plus dominée par l’homme — que la faute en soit à l’homme o
432héorie. Tout amant romantique parle ici comme une femme, s’il n’est plus maîtrisé par l’homme en lui. Contre les romans et le
433ique. N’imitez pas le mensonge féminin, sinon les femmes elles-mêmes finiront par s’y tromper, et le gâchis sera sans remède.
434. Il se tait. « Cet homme ne m’aime pas, pense la femme. Allons en battre un autre. » Moralité : S’il l’avait battue le pre
69 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
435douceur de l’art et des âges, et le sourire d’une femme à l’amour fidèle et gai. Le bleu du ciel de Manhattan, fusant comme u
70 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du diable I : « Je ne suis personne » (15 octobre 1943)
436dait. Et ceux qui en restent aux contes de bonnes femmes, ce sont ceux qui refusent de croire au Diable à cause de l’image qu’
437 s’en font, et qui est tirée des contes de bonnes femmes. Cependant la Bible dénonce l’existence du Diable à chaque page, de l
71 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable III : Diable et sexe (29 octobre 1943)
438 presque tout homme s’est vu tenter de prendre la femme du voisin, soit en recourant aux raisons pathétiques — « c’est vital 
72 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable V : Le tentateur (12 novembre 1943)
439hamps que l’Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : vous ne mangerez pas de tous les arbre
440ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? La femme répondit au serpent : nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Ma
441 que vous n’en mouriez. Alors le serpent dit à la femme : vous ne mourrez point. Mais Dieu sait que le jour où vous en manger
442t voici le deuxième temps de la tentation : « La femme vit que l’arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu’il éta
443t-là que Baudelaire peut écrire : « L’homme et la femme savent de naissance que dans le mal se trouve la volupté… La volupté
73 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
444Marius, telle est la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule, et que personne peut-être ne saura
445rcourait le jardin vers le soir, et l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel Dieu, au milieu des arbres
446t’avais défendu de manger ? L’homme répondit : La femme que tu as mise auprès de moi m’a donné de l’arbre, et j’en ai mangé.
447bre, et j’en ai mangé. Et l’Éternel Dieu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a sédui
448eu dit à la femme : Pourquoi as-tu fait cela ? La femme répondit : Le serpent m’a séduite, et j’en ai mangé. » (Gen. 3:8-13)
74 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
449ndis qu’il voit du haut de son bûcher une vieille femme courbée sous le faix, apporter, elle aussi son fagot — pieusement. Ma
450Marius, telle est la vérité. Mais trois ou quatre femmes, dans l’illusion d’être une foule et que personne peut-être ne saurai
75 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
451ans le concret d’une vie chrétienne. Ce cri d’une femme devant Jésus : « Je crois, Seigneur, subviens toi-même à mon incrédul
76 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
452), mythe de la rédemption par la souffrance d’une femme (La Guérison des Maladies). Et le roman n’a pas d’autre mouvement que
77 1946, Journal des deux Mondes. 2. Journal d’attente
453enfer… Les clients : demi-luxe et demi-monde. Des femmes qui ont voulu ressembler aux trois ou quatre types de stars en vogue.
454but, et maintenant, planante et pure, une voix de femme se détache… Tout d’un coup, cette ivresse ailée, tout d’un coup cette
455use gerbe de roses rouges que V. O. envoyait à ma femme. Plantée au milieu du studio, dans un gros pot de grès, elle règne co
78 1946, Journal des deux Mondes. 3. Intermède
456ecteur n’était pas satisfait de son ensemble. Une femme du chœur me dit : « C’est difficile de chanter ça ce soir. Les mots n
79 1946, Journal des deux Mondes. 5. Anecdotes et aphorismes
457lises et de serviettes anormalement gonflées. Une femme traînait un énorme filet à provision qui semblait bien lourd pour ne
80 1946, Journal des deux Mondes. 7. La route de Lisbonne
458s compromis, des ingénieurs imperturbables et des femmes du monde éplorées, voici qu’à mon tour je m’y engage, inclassable une
459ritifs sont interdits. Au moment de repartir, une femme s’approche de la portière. « Vous venez de Suisse ? dit-elle anxieuse
460oupe, me cède sa place, et je l’entends dire à sa femme qui attendait un peu en arrière : « Rien de nouveau, c’est toujours l
81 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
461ous roulions dans un tunnel. Dans l’ensemble, les femmes m’ont paru dignes de ce que le cinéma nous en promet — mais il suffit
462quatre beautés saines ou frappantes sur cinquante femmes qu’on ne remarque [p. 102] pas, pour qu’on s’écrie : « Comme elles so
463ne heure du matin, le square semblait désert. Une femme le traversa, toute seule, à grands pas, soulevant des gerbes de papie
464chaël, combien il gagne par année, et pourquoi sa femme le néglige. Il s’en va tout d’un coup, sans adieu ni raison, en souha
465n bar, coudoyer des hommes déformés ou épais, des femmes malades ou trop vernies, — Times Square après un dîner solitaire, un
466taient pas « les péchés » de ces hommes et de ces femmes, ni les miens, dont nul ne peut juger et qui peut-être n’en sont poin
467e of the Future. Il est d’Elisabeth Lindbergh, la femme du célèbre aviateur. Mrs. Lindbergh, avec un art discret et une sincé
468r la vivacité des discussions, la coquetterie des femmes, ou la célébrité des invités, mais par les plateaux de cocktails que
469omanciers sont plutôt journalistes. Quant à leurs femmes et amies, elles m’ont paru cultiver le genre des nihilistes russes d’
82 1946, Journal des deux Mondes. 9. Voyage en Argentine
470il fallait ces musiques, ces orchidées au col des femmes entrevues, ces gerbes de fleurs dans les cabines où sautaient les bou
471 Samba pour des messieurs en smoking blanc et des femmes qui chaque soir montrent une nouvelle robe, — à cette même heure en F
472un premier rang de diplomates, de marquises et de femmes du monde, au-delà desquels je distingue Ortega, et ce grand écrivain
473ien de plus citadin, de plus cosmopolite, que les femmes des estancieros, toujours si strictement vêtues de noir et blanc, et
474auf par alliances. Le divorce étant interdit, les femmes s’arrangent — et les maris aussi — avec un minimum d’hypocrisie qui p
475 s’épuisera, et le Sud aura sa revanche, comme la Femme sur le monde des hommes. ⁂ Suramérique. — Ce terme pourrait désigner
476es du célèbre tyran. (C’était lui qui forçait les femmes du monde de Buenos Aires à galoper à cheval sur des balais, en grande
83 1946, Journal des deux Mondes. 10. Solitudes et amitiés
477, et des centaines de soldats tenaient chacun une femme et la regardaient longtemps. C’étaient ceux qu’on voyait, parce qu’on
478 encore ? Au fond de la salle, deux hommes et une femme attablés causent et boivent. L’un des hommes m’ayant remarqué, je l’e
479glise Saint-Marc à l’aube froide, quelques bonnes femmes et un jeune homme devant le vieux prêtre anglican, dans une crypte [p
84 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
480ins de deux ans. Soixante millions d’hommes et de femmes — près de la moitié de la population — participent à l’effort de guer
481ent et l’avaient à l’avance illustrée. [p. 185] Femmes du monde à l’usine. — La nouvelle mode : une jolie femme, jeune et ri
482u monde à l’usine. — La nouvelle mode : une jolie femme, jeune et riche, s’engage dans une usine d’armements. On en a tant pa
483rès, ces jardins suspendus où circulent de jeunes femmes en maillot de bain. Elles se penchent sur leurs géraniums, elles ajus
85 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
484 de leur dynamisme profond. Existe-t-il une seule femme en Europe qui dispose de moyens pareils au service d’une si ferme vis
485as, deux hommes en veste de chasse et deux jeunes femmes très blondes boivent des whiskies, sans se déranger. Nous traversons
486maintenant remontent vers nous sans ralentir. Une femme en jaune, suivie d’un homme. Comme ils s’approchent, on voit qu’elle
487rtail cède et lui livre passage. C’est une grande femme bottée, sauvage et belle, qui mord une pomme, et son torse paraît nu
488se qui tient des verres de whisky à la main. Deux femmes blondes entrent et vont s’asseoir un peu à l’écart de notre groupe. U
489ntimidait : le regard sérieux de l’homme et de la femme du peuple, ce jugement précis et humain, bien plus insupportable que
86 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
490juste juge, roublard, [p. 214] riche et pieux. Sa femme préside avec un optimisme effervescent le Comité pour les Étudiants p
491r un avocat socialiste et sportif. La seconde est femme de pasteur. La cadette rêvant d’être actrice, on lui a bâti sur le So
492’est ainsi que nous avons fait connaissance. Deux femmes d’âge moyen et leurs maris se partagent une maison que les pins nous
493 qui empilent du linge ; au cinquième, une grosse femme en peignoir qui se farde à gestes menus. Le concierge irlandais hurle
494ssé de nom, c’est sûrement un Européen. Une jeune femme, à plusieurs reprises, jusqu’à 3 heures du matin… [p. 228] — Pourquo
495tes les heures. Et dans la rue, ces hurlements de femme, chaque soir, je ne sais jamais s’il s’agit d’une ivrogne ou d’une év
496ement : devant nous venait d’apparaître une jeune femme au visage anguleux et couvert de taches de rousseur, la tête serrée d
497ait plus jamais en parler. C’est un peu comme une femme quand on l’aime : ce que les autres en disent est banal ou méchant, e
87 1946, Journal des deux Mondes. 16. Journal d’un retour
498ut aimer un pays comme sa mère, un autre comme sa femme, un autre comme les femmes, un autre enfin comme une passion. L’amour
499mère, un autre comme sa femme, un autre comme les femmes, un autre enfin comme une passion. L’amour n’est pas encore rationné,
500r bruit de pas dans la rue. Semelles de bois. Une femme de ménage sort ses clés, ouvre une porte de service à côté du portail
88 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
501 plus de charbon pour cet hiver ; des millions de femmes ont été violées dans toute l’Europe centrale et orientale, des millio
89 1946, Lettres sur la bombe atomique. 3. Le point de vue moral
502uver son auguste face, qu’on a tué des innocents, femmes et bébés par centaines de milliers. — Que fallait-il donc faire à vot
90 1946, Lettres sur la bombe atomique. 4. Utopies
503ornie). Parmi les rescapés d’Hiroshima, plusieurs femmes naguère réputées stériles sont aujourd’hui enceintes. Les médecins am
91 1946, Lettres sur la bombe atomique. 13. La pensée planétaire
504! » Dites-moi [p. 79] si tout cela n’est pas très femme ? Et maintenant je vous parlerai de la planète. Le xxe siècle est en
92 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
505 99] tous les hommes parce qu’ils en sont, et les femmes parce qu’elles n’en sont pas. C’est le jeu par excellence des grandes
506nt ils ne se montraient pas peu fiers, et que les femmes ont longtemps honorés. Ces vices et ces vertus se trouvent sans emplo
93 1946, Esprit, articles (1932–1962). Épilogue (novembre 1946)
507de bien pourquoi nous adorons la France comme une femme ! Pour sa grâce et pour ses faiblesses de grande coquette blessée, pe
94 1947, Doctrine fabuleuse. 1. Premier dialogue sur la carte postale. La pluie et le beau temps
508ouillées. [p. 13] Lord Artur. On dit souvent des femmes qu’elles sont naturellement païennes. Mais les peuples païens sont to
509les païens sont toujours religieux, alors que les femmes de ce temps sont seulement sournoises. Sonnette. Lord Artur, vous m’
95 1947, Doctrine fabuleuse. 2. Deuxième dialogue sur la carte postale. La beauté physique
510re aimer par son cygne. Quel homme voudrait d’une femme pareille ? Un mari. Vous lui avez répondu ?… Le peintre. Naturellem
511e vous le dites : une Léda, après tout, c’est une femme au cygne. Elle est faite pour lui. Je n’en dirais pas autant d’Ellen.
512 morale » en embrassant son cygne que beaucoup de femmes en embrassant leur légitime et monstrueux époux ! Question de convena
513e, qui concernerait par exemple ce critique et sa femme ? Voilà une distinction que je ne m’attendais pas à vous voir faire.
514t à l’heure. Et celui qui veut la juger comme une femme en général, et non pas comme une Léda, comme cette Léda, celui-là jug
515ux !… Le mari. Trois ! Pourquoi dites-vous d’une femme : « Elle est jolie » ?…D’une femme comme Ellen, par exemple, d’une fe
516tes-vous d’une femme : « Elle est jolie » ?…D’une femme comme Ellen, par exemple, d’une femme qui n’est pas la vôtre, en aucu
517e » ?…D’une femme comme Ellen, par exemple, d’une femme qui n’est pas la vôtre, en aucune manière… Le peintre, après un mome
518acun a « son type », comme on dit ? Son « type de femme » ? D’ailleurs ce sont les peintres qui créent ces types. Rubens ou R
519art et un objet de l’autre, entre un homme et une femme, par exemple. Si le sujet n’a dans l’esprit qu’une carte postale, il
520objets cet idéal. Il constate seulement qu’aucune femme réelle ne lui apparaît jamais parfaitement belle, ne réalise exacteme
521au fond de sa vision, c’est celui qui, devant une femme, non seulement méprise de juger — belle ou laide — non seulement se t
522 autrement ? Ils persistent à juger de toutes les femmes, de toutes les autres femmes, selon les [p. 22] canons esthétiques de
523 juger de toutes les femmes, de toutes les autres femmes, selon les [p. 22] canons esthétiques de la masse, selon le préjugé a
524. N’allez pas dire au citoyen Durand, époux d’une femme obèse mais rajeunie par les soins de l’art, que l’idéal n’existe pas,
525hysique, et qui est cependant l’époux d’une jolie femme, permettez-moi de le dire… Le mari. Je ne vous le permets pas. Je ne
526 le permets pas. Je ne le permets à personne ! Ma femme n’est pas jolie ! Elle n’est pas non plus laide ! Elle n’est pas non
527, quelle est cette façon de séparer un mari de sa femme ? Où prenez-vous le droit de juger l’un comme s’il ne formait pas ave
528re essence que la beauté de l’homme seul et de la femme seule, elle les anéantit et les remplace une fois pour toutes, et si
529us venez de faire. Sachez que je ne trouve pas ma femme jolie. Elle ne correspond pas du tout à l’« idéal » que j’avais dans
530t réel et unique entre nous : quand je regarde ma femme et quand je l’aime, c’est-à-dire quand je la comprends dans son être
531elle. Cette beauté n’est pas dans le visage de ma femme ; pourtant, sans ce visage, je ne la concevrais pas. Cette beauté n’e
96 1947, Doctrine fabuleuse. 5. Miroirs, ou Comment on perd Eurydice et soi-même
532res yeux, c’est pourquoi il fait peur à certaines femmes. Un soir, après quelques alcools et un échange de pensées au même tit
533rappante, il croit saisir dans un regard de cette femme l’écho de ce qui serait lui. Et déjà il se perd dans ces yeux, mais c
534 « Ton visage me cache tous les miroirs » — à une femme qu’il aimait. p. 47 2. Consolari signifie proprement « rendre e
97 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
535t d’Hofmannsthal, et compris mal l’intrigue de la Femme sans ombre. Je voyais une actrice parcourir la scène en hurlant. Elle
536fants dans la rue, les valets qui le servent, les femmes qu’il rencontre, surtout la lumière du jour, et même la clarté de la
537r tout ce qu’il a, qui n’est pas lui. Ce sont les femmes, bien entendu, qui le devinent. Quel est le rapport social le plus ré
538: Peter parvient à la cacher à tous sauf aux deux femmes qu’il voudrait épouser. Mais n’allons pas conclure trop vite. Les éta
539sthal — contre épreuve — décrit le tourment d’une femme stérile, l’impératrice qui a perdu son ombre et qui emprunte celle d’
98 1947, Doctrine fabuleuse. 7. Angérone
540ouveau nous environne. Ceux qui n’aiment point la femme qu’ils viennent de posséder, leur silence meurt à cette minute du pla
99 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
541t parlé, et vous autres après lui, que toutes les femmes qui vont le rencontrer y pensent, épiant les plus légers mouvements q
542il furtif j’avais remarqué mes livres, lorsque sa femme entra en nous saluant d’une mélodieuse formule hongroise. La présenta
543erçois, et cette fois-ci non sans terreur, que la femme du banquier, elle aussi, n’a presque pas touché aux mets servis. Le d
544cuse d’avoir à regagner sa banque : d’ailleurs sa femme me promènera dans Buda, et me fera visiter le Musée, — à ce soir ! Il
545ique, à Berlin, que je fréquentais à l’insu de ma femme. J’étais dans un état d’exaltation extrême, à peu près incapable de d
546in. Sur le seuil de notre villa de Zehlendorf, ma femme m’attend, grave et presque sévère. Moi, je ne pensais qu’à la situati
547il pas un peu de son mystère si l’on songe que la femme du banquier était lectrice de romans — et sans doute de vos propres r
100 1947, Doctrine fabuleuse. 9. Don Juan
548lus loin de la nature. Voyez comme il se sert des femmes : incapable de les posséder, il les viole d’abord moralement pour s’i
549attrait superficiel que presque toutes les jolies femmes peuvent exercer sur presque tous les [p. 79] hommes, n’évoque pas une
550rquoi ne peut-il désirer que la nouveauté dans la femme ? Et pourquoi désire-t-on du nouveau, du nouveau à tout prix, quel qu
551goissé et cruel… S’il le trouvait, ce « type » de femme rêvé ! J’imagine cette métamorphose. On le voit interrompre sa course
552 ajoute à ma liste des mille e tre. C’étaient les femmes qu’il n’avait pas eues, par fidélité à la sienne. » Où est la tricher