1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
1arrès. Il leur manque une certitude foncière, une foi en la valeur de l’action. C’est pourquoi ils ne peuvent prétendre à l
2secrète des inquiétudes modernes : la perte d’une foi. Il a besoin de Dieu, mais il attend en vain sa Révélation : « C’est
3n nous montrent le même personnage : un être sans foi, à qui une sorte de « sincérité » interdit de commettre aucun acte vo
4 les instincts du corps et de l’âme ; vouloir une foi… La morale de demain sera en réaction complète contre celle d’aujourd
5 décrivent le tourment dont sortira peut-être une foi nouvelle ; mais qu’ils sachent, quand viendra le moment, détourner le
2 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
6ousse à faire le saut dans le vide qu’exige toute foi ; c’est la volonté de sincérité, c’est-à-dire une sincérité tournée a
3 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Daniel-Rops, Notre inquiétude (avril 1927)
7 en même temps par cette solution universelle, la foi, il résume en lui cette inquiétude qui fait la grandeur et la misère
8en y substituant ce qui ne vient que de Dieu : la Foi ». Acculée à la rigueur d’un choix presque impossible, notre incertit
9s peuvent se résumer en deux mots : inquiétude ou foi. Dès lors sont-elles vraiment les deux termes d’un dilemme, l’une n’é
10n’étant que le chemin qui mène à l’autre ? Car la foi naît de l’inquiétude autant que de la grâce, et régénère sans cesse l
11les exigences conjointes de l’inquiétude et de la foi : « Si tu as trouvé Dieu, il te reste à le chercher encore… » p. 5
4 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’autre œil (février 1927)
12, qui est théologien, et de la Tchaux, n’a pas la foi. Topin, Mahomet désabusé, constate que jamais « la Montagne » ne saur
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
13s n’est nulle part 9  ». Ultime affirmation d’une foi que plus rien ne peut duper. Depuis certaines paroles sur la Croix, i
14croire, pour un autre, que c’est arrivé, ajoutant foi, dans tous les sens qu’admet ce terme, à des exaltations que leur lyr
15révocable désespoir n’est encore qu’un appel à la foi la plus haute.   [p. 137] 1er mai 1927. Mieux vaut pécher par ridicu
16des incrédules le droit à parler des choses de la foi comme étant d’un ordre qui leur échappe ; de même je récuse ici certa
6 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
17Pour le reste, je pense que c’est une question de foi. p. 189 a. « Le péril Ford », Foi et Vie, Paris, n° 4, février
7 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
18ue j’aime est simplement un homme libre qui a une foi (ou un amour) et qui s’y consacre. (Mais alors !… Je vois à votre min
19p. 66] un système religieux. Pour quiconque a une foi et la conscience de cette foi, il n’est d’enseignement véritable que
20our quiconque a une foi et la conscience de cette foi, il n’est d’enseignement véritable que religieux. Mais les questions
8 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). « Belles-Lettres, c’est la clé des champs… » (janvier 1929)
21ci : Les Anciens Bellettriens qui ont perdu toute foi ne connaîtront pas de pardon. Car ils ont vu, et s’ils n’ont pas cru,
9 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
22os utopies mêmes, desséchant les sources de notre foi. Qui parlait donc d’un « humanisme scientifique » ? Nous avons été pr
23 aurons celui des races de la Terre. Non plus une foi commune, mais une moyenne de nos manières d’être. Une sorte de commun
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
24roit » qui autorisèrent ce chaos. Il lui reste sa foi en la grandeur éternelle de la Hongrie — intemporelle, n’ayant cure d
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
25 point de jugement d’où les facilités de certaine foi apparaissent aussi « fausses » que l’effort désespéré de ces conquéra
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
26ns doute reviendra souvent dans les chroniques de Foi et Vie, « résume commodément cette volonté d’émancipation de la civil
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
27ommun, ce qu’ils doivent à leur origine ou à leur foi réformée, — et si ces traits ne constituent pas, en définitive, les é
28it d’abord une définition [p. 277] nette de notre foi : il faut qu’on sache sans équivoque ce qu’est le protestantisme avan
29estant est liée à une conception dogmatique de la foi. Nous pensons même que la renaissance et l’épanouissement d’un tel ar
30’idéal d’un artiste protestant, le seul auquel sa foi puisse prétendre, ce n’est pas de réaliser un art « protestant » conf
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
31ir que sa vie à l’étranger n’ait point ébranlé sa foi, la princesse répond : « Je ne crois pas, j’espère que non ; bien qu’
32fois, me semble-t-il, de savoir exactement quelle foi on a. » Plus tard elle avoue franchement : « … dans nos églises j’épr
33ques qu’elle rencontre et qui lui parlent de leur foi se distinguent par une humanité charmante, « une façon naturelle de t
34holicisme (le milieu protestant étant nul), ni la foi chrétienne en général (du fait précisément que les mobiles humains so
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
35 pouvait trouver pareille formule. Le héros de la foi, Kierkegaard, « l’Isolé », n’a plus rien en lui ni de Faust, ni du Ca
36’agit maintenant de nous révéler ce « héros de la foi », ce maître de la pensée chrétienne tragique, paradoxale et virulent
37 pas sûr que les « religions » y gagnent, mais la foi, certainement. Et « l’honneur de Dieu ». p. 351 h. « Kierkegaa
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
38 intime (je dirais même sentimentale), et avec sa foi chrétienne. Il peut livrer sans crainte le secret d’une telle action 
17 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
39roit » qui autorisèrent ce chaos. Il lui reste sa foi en la grandeur éternelle de la Hongrie — intemporelle, n’ayant cure d
18 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
40ntourée de présences obscures, mon enfance, cette foi anxieuse en je ne sais quelle liberté du monde. Un peu plus tard, il
19 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
41ndeur — et toute la misère — des protestants sans foi » 31 . Quoi qu’il en fût d’ailleurs de la portée religieuse des trois
42s adhésions qui vont aux produits déviés de notre foi. Il est vrai que ceux-ci sont souvent les plus éclatants. Car un syst
43durement jugés. Était-ce affaiblissement de notre foi dans l’avenir de la Réforme, besoin minoritaire de trouver des alliés
44le dénoncer, comme radicalement contraire à notre foi originale. Le siècle, hélas, décorait du beau nom de libéralisme l’ab
45 prédicateurs affirmaient le salut gratuit par la foi ; mais d’autre part nous prêtions des mains complices à des œuvres qu
46toujours assez conscients des fondements de notre foi pour récuser, dans « l’esprit protestant », tout ce qui rend inutile
47ndant à dissoudre les affirmations massives de la foi ; soit des œuvres d’édification morale, au sens littéral du terme : t
48oncer un principe destructeur. C’est au nom d’une foi positive que l’on attaque ici le moralisme survivant, c’est au nom d’
49atique qui, s’il traduit et porte un réveil de la foi, ne peut manquer de libérer des forces créatrices. Or les temps vont
20 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
50 fut-il chrétien ? Nous ne saurions, surtout dans Foi et Vie, aborder cette question sous l’angle de la curiosité littérair
51incapables pour admettre dans la communauté de la foi chrétienne l’homme qui a pu dire qu’il s’inclinait devant le Christ c
52ue chose. Or, ce « quelque chose » aux yeux de la foi, constitue sa raison d’être. Il n’y a pas de neutralité du monde vis-
53ns, de la façon la plus expresse ? Sera-ce sur la foi de certains biographes ? Mais comment juger les actions d’un être que
21 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
54« salut de grâce et bonté pure », du salut par la foi, par l’abandon aux mains du Dieu Vivant. En face de philosophes qui s
22 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
55u plus profond du désespoir et de la nuit, par la foi seule, — qui ne vient pas de nous. Telle est la démarche paradoxale,
56 pas la seule promesse : espoir et promesse de la foi, — et la foi naît au cœur du désespoir. Mais, d’autre part, en vertu
57 promesse : espoir et promesse de la foi, — et la foi naît au cœur du désespoir. Mais, d’autre part, en vertu du même ordre
58ffrir de salut, puisqu’il n’est de salut qu’en la foi, qui transcende le monde. Principe de l’individualisme anarchique ; p
59-même, — s’il n’est pas attesté dans l’acte de la foi. Qu’est-ce donc, en effet, que l’effort humain ? Sinon l’exercice néc
60pardonnés. Ce qui nous assure le Pardon, c’est la foi. Agissez donc, mais votre action ne sert de rien. L’hérésie pessimist
61s, pourraient-ils, s’ils prennent au sérieux leur foi, participer à un effort politique quelconque ? Ayons le courage de l’
62n pour ceux qui ne savent pas ce que c’est que la foi. Si l’on entend par vie non seulement la vie naturelle, mais l’ensemb
63relle, mais l’ensemble des relations humaines, la foi est ce qui rend la vie impossible (par ses exigences absolues), tandi
64re de l’utile des difficultés naturelles. Mais la foi, bien souvent, ne peut qu’aiguiser ces oppositions naturelles ; bien
65e, [p. 27] mais ce n’est pas ici du concept de la foi que nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n
66u concept de la foi que nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n’est capable de la posséder dans l
67 nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n’est capable de la posséder dans la durée ; elle « survie
68mi pessima) que ceux d’entre eux qui perdaient la foi, — c’est-à-dire le principe animateur — n’en continuaient pas moins d
69e pouvons être ni conformistes — les ordres de la foi sont absolus — ni réformistes, n’ayant rien qui nous assure de l’acti
70ui nous assure de l’action continue [p. 29] de la foi. Je songe ici à l’armature catholique, qui condamne cette Église au r
71ns certains cas extrêmes, nous tient quitte de la foi. Il ne s’agit jamais pour nous de rendre cette vie possible, mais tou
72e, mais tout au plus d’abattre les obstacles à la foi, les idoles, les synthèses dans lesquelles l’homme cherche sa sécurit
73 agonie » entre la Promesse et le péché, entre la foi et ce qui nous paraît la « défier ». Que faire donc ? Briser d’abord
23 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
74ment pessimiste, s’accorde mal avec l’impénitente foi dans le genre humain que M. Duhamel ne cesse d’entretenir 17 . Ce mal
24 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
75nt au règne de la loi (de la morale). Et c’est la foi qui en libère, non pas cette « générosité » malgré tout équivoque. La
76as cette « générosité » malgré tout équivoque. La foi révèle une réalité essentiellement différente et qui enveloppe tout e
77loi et s’y réfère. Mais le péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit la foi. Au bien vulgaire des moralistes, Jouhande
78péché naît où meurt la foi, et meurt là où vit la foi. Au bien vulgaire des moralistes, Jouhandeau oppose le mal ; à celui-
79 ; sur quoi il reste béant. Mais la réalité de la foi est inverse. [p. 444] Elle fait voir le mal comme donnée immédiate ;
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
80la lutte des classes, ce pragmatisme, cet acte de foi optimiste dans le cours « dialectique » de l’Histoire, qui caractéris
81 matérialiste n’exige rien de moins qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succès ? Où
82s une masse volontaire, une pesante contrainte de foi, une pureté terrible et humble. Loin de moi la pensée que par des arg
83ndre ce mutisme formidable. Je crois que seule la foi peut en donner jusqu’au bout le courage. Je parle de la foi chrétienn
84n donner jusqu’au bout le courage. Je parle de la foi chrétienne où je veux être, de ce suprême « choix » qui ne vient pas
26 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
85Conversion à l’humain, de J. Guéhenno, enquête de Foi et Vie sur l’humanisme nouveau, ouvrages de Ramon Fernandez, de Drieu
27 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
86nt ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice pour la foi, — bien plus, que les chrétiens considèrent cette paix comme un bien
87 connaît pas d’autre force réelle que celle de la foi. Or cette unique force ne lui appartient pas ; tout au plus le saisit
88ule liberté qui lui soit accordée vis-à-vis de la foi, c’est de la refuser. Comment dès lors l’utiliserait-il à son gré ? C
89 réalité sur une tout autre force que celle de la foi. Ce peut être sur une éthique de puissance et de service ; ou sur une
90s ce désir trop humain de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons [p.
91t encore, sur une conception antichrétienne de la foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer,
92, sur une conception antichrétienne de la foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer, apprivoi
93ement ! —à celles qu’inventent les hommes sans la foi. C’est la meilleure façon que le monde ait trouvée de rejeter le Chri
94vre que sur les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gratuit — « afin que nul ne se glorifie » — est une
95la morale petite-bourgeoise avec les ordres de la foi. Et l’on a vu Babitt. Mais n’allons pas chercher si loin. Ouvrons un
96tique chrétienne » où l’on embarque une prétendue foi dans les plus discutables déterminations de l’avenir. L’office de l’É
97 dire au monde : Tu ne dois pas ! Mais c’est à la foi seule de me dire : Tu dois ! En son nom je ne puis engager que moi-mê
98r le champ le plus juste. Car ce qui manifeste la foi, c’est le choix et non pas le système : il n’est de choix que personn
99même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle n
100 la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle ne constitue pas un ordre : elle donne des ordr
28 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
101que réformée, et plus encore par la révolte de la foi réformée contre toutes les « synthèses » humanistes. Corruptio optimi
102e domine, des protestants qui loin de renier leur foi se fondent sur elle pour attaquer le régime. L’exemple de l’Allemagne
103 à la rupture, qui se réclament hautement de leur foi. Les éléments extrémistes de la social-démocratie, qui s’expriment da
104allemande. Alors qu’en France l’affirmation d’une foi religieuse personnelle fait encore sourire le petit-bourgeois [p. 103
105linoises les plus « avancées » des professions de foi dont personne ne songe à contester l’opportunité. (Cette tolérance pe
106 révolutionnaire est celle qu’on doit tirer de la foi protestante. Il faudrait nommer encore des groupes comme le Vormarsch
29 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
107est en mesure de la donner à son frère : c’est la foi. Tout au plus pouvons-nous, par des affirmations qui troublent notre
108 les désarme devant Dieu et les jette nus dans la foi. 2. Un homme qui est dans la foi sait bien qu’il n’y a pas à demander
109ette nus dans la foi. 2. Un homme qui est dans la foi sait bien qu’il n’y a pas à demander de « solutions pratiques », car
110pas à demander de « solutions pratiques », car la foi est précisément une force qui se manifeste par des ordres personnels,
111ait, à entendre parler certains chrétiens, que la foi est une espèce d’inspiration flottante, difficile à localiser [p. 39]
112nt prévisibles et classées d’avance ! Comme si la foi était une espèce de puissance continuellement disponible entre nos ma
113aient à nous manquer, que ferions-nous de cette « foi » que nous prétendions posséder ? Aurions-nous l’honnêteté de reconna
114re qu’en réalité nous n’avions rien, — puisque la foi, précisément, c’est cette force qui me dit : « Tu dois, ici et mainte
115 cent mille fois s’écrier : « Non, je n’ai pas la foi ! » et alors [p. 40] vraiment prier de toute sa pauvreté, plutôt que
116é, plutôt que de dire, comme certains : « J’ai la foi, mais dites-moi ce qu’il faut que j’en fasse ? » Car, où la foi exist
117s-moi ce qu’il faut que j’en fasse ? » Car, où la foi existe, existe le savoir. Entendons maintenant cette phrase capitale
118n peut, dans le cas, et pour soi-même, prouver la foi par l’acte qu’elle ordonne. Nous ne sommes pas des guérisseurs, mai
119spérante. Mais il y a la Promesse, mais il y a la foi qui vient nous prendre au point où tout espoir apparaît vain, — en ce
30 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
120s la situation même de l’homme devant Dieu, notre foi est vaine et c’est perdre son temps que d’en apprécier humainement l’
121 promesse qui nous est faite dans l’instant de la foi, c’est la promesse de la victoire éternelle. ⁂ Loin de moi la prétent
122la Parole, que l’homme ne peut saisir que dans la foi ; choix de l’élection, c’est-à-dire d’une possibilité qui n’est pas n
31 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
123oi contradictoire pour le mettre aux ordres de la foi. C’est une colle de scolastiques ; elle alimentera quelque temps enco
124: car il n’est d’action véritable que celle de la foi, lorsque « mettant les pouces », je me rends à son ordre. 2. On compr
125e confusion dont le profit ne sera jamais pour la foi. Car l’opération de la foi ne relève pas d’un « invariant », connu ou
126ne sera jamais pour la foi. Car l’opération de la foi ne relève pas d’un « invariant », connu ou inconnu, passé ou à venir,
32 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
127e ne saurais croire pourtant à l’efficacité d’une foi en l’homme fondée sur l’homme seul. Croire en l’homme, c’est croire e
128nde. Le chrétien sait que ce bras s’est tendu. La foi est un ordre reçu, obéi et ordonnateur. Elle contient tout ensemble,
129d’agir sur le plan politique, si d’une part toute foi est action, s’il est vrai d’autre part qu’une [p. 28] action quelconq
130temps. L’occasion seule, sous la contrainte de la foi, légitime à mes yeux cette action : il fallait que cela paraisse dans
33 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
131prouvent abondamment leurs exigences, qui sont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont même leur théologie,
132osé leurs vies. Enfin, qu’ils sont animés par une foi constructive que bien des [p. 43] jeunes bourgeois railleurs devraien
133uestion revient-elle en définitive à savoir si la foi des marxistes et des racistes est vraie. Sur quoi se fonde-t-elle ?
34 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
134ser ; 3° La primauté de l’économique implique une foi au déterminisme, une croyance en la seule valeur des [p. 68] faits te
135e divine comme auteur. Si l’on refuse cet acte de foi en la dialectique marxiste, il reste peu de raisons d’imaginer possib
136Esprit qui agit dans l’instant bouleversant de la foi, comme il agit à l’Origine et à la Fin. Le marxisme apparaît ainsi co
35 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
137perdu, c’est qu’il croit, c’est qu’il est dans la foi ; mais être dans la foi, c’est faire la volonté de Dieu, c’est agir,
138, c’est qu’il est dans la foi ; mais être dans la foi, c’est faire la volonté de Dieu, c’est agir, c’est donc attester sa d
139t donc attester sa dignité proprement humaine. La foi seule est un acte absolu ; le croyant seul, véritablement homme. Dans
140qu’elle est intenable, parce que les ordres de la foi sont toujours imprévisibles, instantanés, et qu’ils ne souffrent poin
141ui s’institue partout entre la politique et notre foi : la politique s’occupe des moyens, et néglige bientôt les fins, ou p
142 les fins, ou prend les moyens pour des fins ; la foi ne veut connaître que les fins, et risque ainsi de sous-estimer les m
143ée à cette fin la plus haute de l’homme qu’est sa foi, — sa situation personnelle devant Dieu. Non seulement le chrétien po
36 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
144u plus profond du désespoir et de la nuit, par la foi seule, — qui ne vient pas de nous. Telle est la démarche paradoxale,
145 pas la seule promesse : espoir et promesse de la foi, — et la foi naît au cœur du désespoir. Mais, d’autre part, en vertu
146 promesse : espoir et promesse de la foi, — et la foi naît au cœur du désespoir. Mais, d’autre part, en vertu du même ordre
147ffrir de salut, puisqu’il n’est de salut qu’en la foi, qui transcende le monde. Principe de l’individualisme anarchique ; p
148et lui fournisse un équilibre durable, même si la foi disparaît ; soit qu’il refuse, comme le marxisme, l’antinomie spécifi
149pardonnés. Ce qui nous assure le Pardon, c’est la foi. Agissez donc, mais votre action ne sert de rien. L’hérésie pessimist
150es humains, pourrait-il, s’il prend au sérieux sa foi, participer à un effort politique quelconque ? Ayons le courage de l’
151n pour ceux qui ne savent pas ce que c’est que la foi. Si l’on entend par vie non seulement la vie naturelle, mais l’ensemb
152relle, mais l’ensemble des relations humaines, la foi est ce qui rend la vie impossible (par ses exigences absolues), tandi
153re de l’utile des difficultés naturelles. Mais la foi, bien souvent, ne peut qu’aiguiser ces oppositions naturelles ; bien
154ême ordre. Mais ce n’est pas ici du concept de la foi que nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n
155u concept de la foi que nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n’est capable de la posséder dans l
156 nous parlons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n’est capable de la posséder dans la durée ; elle « survie
157oduit ceci, que ceux d’entre eux qui perdaient la foi, — c’est-à-dire le principe animateur — n’en continuaient pas moins d
158atiquement interdit : car les ordres que donne la foi sont absolus, et ils s’opposent aux ordres de l’État totalitaire. Mai
159 agonie » entre la Promesse et le péché, entre la foi et ce qui nous paraît la « défier ». ⁂ Que faire donc ? Briser d’abor
37 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
160VI Note sur un certain humour Il me semble qu’une foi vraie ne va pas sans quelque ironie à l’égard des conflits du monde,
161qu’il soit n’est rien, en regard du péché dont la foi nous délivre. ⁂ Tout enfin se ramène à ceci : quel est le sens des éc
162ourrait tirer un critère de l’incroyance ou de la foi. Tout compte fait, les cyniques ont raison, à leur manière, qui est d
163re où il croit : c’est une des conséquences de sa foi que de s’occuper sérieusement du sort de la cité où s’écoule sa vie.
164, c’est que l’action ait été faite en vertu de la foi, car « c’est la foi qui sauve ». p. 95 22. Cet acte — faut-il
165 ait été faite en vertu de la foi, car « c’est la foi qui sauve ». p. 95 22. Cet acte — faut-il le répéter encore ?
38 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
166nt ils s’imaginent pouvoir tirer bénéfice pour la foi, — bien plus, que les chrétiens considèrent cette paix comme un bien
167 connaît pas d’autre force réelle que celle de la foi. Or cette unique force ne lui appartient pas ; tout au plus le saisit
168ule liberté qui lui soit accordée vis-à-vis de la foi, c’est de la refuser. Comment dès lors l’utiliserait-il à son gré ? C
169 réalité sur une tout autre force que celle de la foi. Ce peut être sur une éthique de puissance et de service ; ou sur une
170s ce désir trop humain de parler des choses de la foi dans le langage du bonheur terrestre. La rupture que nous voulons n’a
171t encore, sur une conception antichrétienne de la foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer,
172, sur une conception antichrétienne de la foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer, apprivoi
173ment ! — à celles qu’inventent les hommes sans la foi. C’est la meilleure façon que le monde ait trouvée de rejeter le Chri
174vre que sur les intérêts de cet avoir. Mais si la foi, don de Dieu, et gratuit — « afin [p. 105] que nul ne se glorifie » —
175la morale petite-bourgeoise avec les ordres de la foi. Et l’on a vu Babitt. Mais n’allons pas chercher si loin. Ouvrons un
176tique chrétienne » où l’on embarque une prétendue foi dans les plus discutables déterminations de l’avenir. L’office de l’É
177 dire au monde : Tu ne dois pas ! Mais c’est à la foi seule de me dire : Tu dois ! En son nom je ne puis engager que moi-mê
178109] champ le plus juste. Car ce qui manifeste la foi, c’est le choix et non pas le système : il n’est de choix que personn
179même du christianisme, si le christianisme est la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle n
180 la foi au Christ « éternellement actuel ». Cette foi est inaliénable. Elle ne constitue pas un ordre : elle donne des ordr
39 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
181t de l’homme par la seule force de Dieu, — par la foi. Dans les deux cas, marquons-le bien, il s’agit de salut. Certains hu
182vie. Le chrétien cherche à obéir aux ordres de sa foi, fût-ce même au mépris de sa vie : tel est le fondement de l’attitude
183assurances. Car l’humanisme n’est, aux yeux de la foi, qu’une vaste entreprise d’assurance-vie. L’humaniste pourra répondre
184gne. Un chrétien est un être qui joue tout sur la foi, c’est-à-dire sur l’invisible, contre toute vraisemblance. Prenons de
185ations effectives que semble devoir commander une foi véritable en l’humain. Le communisme est le véritable humanisme de no
40 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
186me. Seul, un acte d’adhésion, une sorte d’acte de foi, pourrait me le faire franchir. Il ne me reste donc qu’à énumérer les
187uvait servir à la vie dans le monde, même sans la foi. Nous avons cru que le christianisme était une règle de vie, valable
188ort au monde. Et il est temps de voir que sans la foi, tout ce que disent les chrétiens à la suite du Christ « retombe à pl
41 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
189tianisme et du fascisme, c’est l’opposition d’une foi par excellence totalitaire, à la prétention d’un organe qui se veut p
42 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
190la lutte des classes, ce pragmatisme, cet acte de foi optimiste dans le cours « dialectique » de l’Histoire, qui caractéris
191 matérialiste n’exige rien de moins qu’un acte de foi. Un tel mysticisme a-t-il en France la moindre chance de succès ? Où
192s une masse volontaire, une pesante contrainte de foi, une pureté terrible et humble. Loin de moi la pensée que par des arg
193ndre ce mutisme formidable. Je crois que seule la foi peut en donner jusqu’au bout le courage. Je parle de la foi chrétienn
194n donner jusqu’au bout le courage. Je parle de la foi chrétienne où je veux être, de ce suprême « choix » qui ne vient pas
43 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
195urne le reproche. Il accepte, en vertu même de sa foi, qu’on le condamne ; alors que tous les autres veulent se justifier.
196 comprends trop bien ! J’appelle au secours de ma foi cette Révolution qui me fortifiera contre moi-même. J’appelle ce témo
197cette félicité promise à ceux qui auront gardé la foi. On a perdu la force de croire, mais on voudrait que la félicité subs
198u contraire, trouvera des forces infinies dans la foi qu’il aura au but — au but caché derrière sa mort. Il marchera « à mo
44 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
199re précisément où ils se sentent libérés par leur foi dans le Christ, leur Maître. Ces hommes nouveaux apparaissent donc co
200n sociale, dans un composé original dominé par la foi. Si la foi venait à disparaître ou à s’altérer, la communauté fondée
201dans un composé original dominé par la foi. Si la foi venait à disparaître ou à s’altérer, la communauté fondée sur la pers
202r rembarrer ces deux vices, toute la pureté de la foi serait confuse. » L’Église primitive était une communauté spirituelle
203t de Nantes, au nom du mot d’ordre unitaire : une foi, une loi, un roi. Et l’on célébrera « la France toute catholique sous
204aire. Mais lorsque le calvinisme cesse d’être une foi vivante, il laisse derrière lui une empreinte tout à fait différente 
205e voit qu’une telle religion hait mortellement la foi chrétienne, tournée vers le pardon, le futur éternel, le rachat du pé
2069] Certes, nous pouvons nous réjouir de ce que la foi réformée, même quand elle cesse d’être vivante, laisse en se retirant
207lvinisme à l’individualisme, dès que l’on perd la foi de la Réforme pour ne garder que ses vertus humaines et activistes. E
45 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
208prouvent abondamment leurs exigences, qui sont la foi aveugle et les sacrifices humains. Ces dieux ont même leur théologie,
209osé leurs vies. Enfin, qu’ils sont animés par une foi constructive que bien des jeunes bourgeois railleurs devraient leur e
210uestion revient-elle en définitive à savoir si la foi des marxistes et des racistes est vraie. Sur quoi se fonde-t-elle ? Q
46 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
211 » que tout le monde sent nécessaire, mais que la foi seule rend possible. ⁂ Max Scheler se rattachait à l’école allemande
47 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
212pportent à l’affirmer. D’un côté, nous voyons une foi, de l’autre, une mauvaise humeur, et certains pensent : une mauvaise
213time ce scepticisme ou cette « mesure »… Sinon la foi des uns, fatalement, va triompher de la mauvaise humeur défensive des
214ont rien si l’acte de l’homme les dément ; que la foi d’un seul est plus forte, dans son humilité et devant Dieu, — car c’e
215 dans son humilité et devant Dieu, — car c’est la foi, — que les discours des réalistes et l’enthousiasme populaire ; que l
216n que Dieu lui montre, seul. Cette primauté de la foi sur les vérités qui font vivre, cette solitude première devant Dieu,
217la contradiction nous oblige à choisir, fait à la foi sa place, nous contraint à l’originalité. « Mais quoi, professeurs et
218 comment cela se peut-il, sinon par l’effet de la foi ? Il faut que Dieu [p. 613] l’appelle, qu’il le nomme et par là le sé
219olitaire devant Dieu, c’est celui qui répond à la foi, cet appel. Quand on parle de romantisme, d’anarchie, d’individualism
48 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
220u’au bout de leurs audaces. Ils sont [p. 27] sans foi dans leur révolte même. Ils influencent au hasard, entraînent les jeu
49 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
221stance qui sépare notre vie de notre vocation. La foi au Christ, c’est la foi dans la personne par excellence : or, cette f
222vie de notre vocation. La foi au Christ, c’est la foi dans la personne par excellence : or, cette foi consiste en une actio
223a foi dans la personne par excellence : or, cette foi consiste en une action 16 . (Ce qui confirme nos propositions sur la
224itions sur la nature actuelle de la personne). La foi au Christ est proprement ce qui « personnifie » le solitaire, ce qui
225assez sérieusement éprouvées, faute surtout d’une foi qui rendrait vain le plus consolant de nos rêves. C’est une tentative
226 que la mort du temps lui-même au Jugement. Ni la foi ne court sur son erre, ni l’homme n’est rien devant sa vocation, qu’u
50 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
227onsidérer en face — ce courage que donne seule la foi — ils se sont mis à déclamer un désespoir décoratif, un désespoir pos
51 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
228lors que cet homme, trahissant la mission dont la foi le chargeait, se retourne vers la Nature et s’en aille lui demander p
229n dont, par ailleurs, son optimisme, hérité d’une foi morte, lui dissimule l’irréparable gravité. La « communion avec la Na
230out invisible de « l’homme nouveau » — réalité de foi ? ⁂ Seule, l’attitude chrétienne dit « oui » au monde avec une intrép
231en corps, seul l’amour d’espérance, charité de la foi, nous permet d’apporter à la Nature une réponse qui dépasse sa questi
52 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
232sion de nos églises, qui proclame le salut par la foi seule. Bien plus, quand un théologien fidèle vient rappeler avec forc
53 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
233n, et qui d’ailleurs n’ébranleront pas, dans leur foi, les marxistes. Mais ce qu’il décrit avec une véritable puissance, c’
234 aussi que la mesure de cette taille est dans une foi, dans « quelque chose qui dépasse l’homme et le suppose en même temps
235mps », écrit-il. C’est lorsqu’il définit ainsi la foi qu’on hésite à le suivre, — et que peut-être il sert mal sa pensée. C
236ette définition ne vaut, précisément, que pour la foi marxiste-dialectique. Le « dépassement » peut aussi bien se faire dan
237t » peut aussi bien se faire dans l’immanence. La foi chrétienne dépasse-t-elle vraiment l’homme ? N’est-elle pas bien plut
54 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Procès, par Franz Kafka (mai 1934)
238— mais alors l’acte aussi est possible. Ainsi, la foi au Christ est la seule possibilité qui soit donnée à l’homme de march
239happer à l’« arrêt » ; mais c’est aussi par cette foi, et parce qu’elle nous permet de faire un pas et « d’en sortir » que
55 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
240aditionnelles, jamais sérieusement éprouvées ? La foi vraie suppose la ruine de toutes les pauvres constructions où nous pe
241meilleur moyen [p. 251] de donner aux lecteurs de Foi et Vie une idée, même assez grossière, de la richesse de cet ensemble
242ée de Providence, mais surtout une négation de la foi ? Car la foi est, selon Kierkegaard, cette opération paradoxale qui n
243nce, mais surtout une négation de la foi ? Car la foi est, selon Kierkegaard, cette opération paradoxale qui nous rend cont
244 historique de Karl Marx. En vertu de cet acte de foi, fait en révolte contre la vraie foi, ils se persuadent que l’humanit
245 cet acte de foi, fait en révolte contre la vraie foi, ils se persuadent que l’humanité sera meilleure, sera plus près de s
246lle du monde sans l’acuité et la profondeur de la foi fait de l’intelligence la chose la plus répugnante qui soit. » Il fa
247suite que vous pousse la véritable dentition. La foi est toujours une seconde dentition. Et celui qui n’est pas mort une b
248sa peur de la réalité, celui-là n’est pas né à la foi. Il [p. 253] n’a pas la mâchoire solide. (Mais je vois bien que Nietz
249 voire naïve, si Nietzsche entendait parler de la foi. La foi, qui donne à l’homme la vision réaliste du péché, crée la cri
250aïve, si Nietzsche entendait parler de la foi. La foi, qui donne à l’homme la vision réaliste du péché, crée la crise bien
251 Ce qui résulte inévitablement d’une crise que la foi ne résout pas (en lui substituant une autre crise plus radicale et sa
252ure actuelle de l’homme est bonne ou mauvaise. La foi nous montre qu’elle est mauvaise. Dans ce sens, il est vrai de dire :
253du christianisme : l’opposition du péché et de la foi. « Je ne fais pas le bien que j’aime, mais je fais le mal que je hais
56 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
254istes romantiques) [p. 35] peut encore figurer la foi commune des clercs, pourtant molestés par l’époque avec une vigueur q
255oquents ou excités, mais simplement des hommes de foi solide. Individus parfaitement négligeables en regard de ce qu’ils on
57 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
256Verbe divin incarné dans un homme juif, l’acte de foi impossible à l’homme, celui que Pierre fit lorsqu’il dit à Jésus : « 
257 éclairée. Mais en même temps que le scandale, la foi s’évanouirait aussi. Car la foi consiste justement à croire ce qu’on
258e le scandale, la foi s’évanouirait aussi. Car la foi consiste justement à croire ce qu’on ne peut ni voir, ni toucher, ni
259 ce Jésus sur notre plan, à nous « faciliter » la foi, c’est-à-dire à nous en dispenser. Lorsque nous nous laissons aller à
260p. 156] du Fils de Dieu qu’à l’instant où, par la foi, il prononce : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Or, ni la
58 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
261emeurent : Par le Baptême et la Communion dans la foi, tout est fait, — le salut est donné. Mais nous avons alors à dire et
262amnent dans la mesure où nous les prononçons sans foi, hors de toute « crainte et tremblement ». Mais elles n’en sont pas m
263le Baptême et comme la Cène, dans la mesure où la foi les anime, l’événement central de notre vie chrétienne. Elles sont, a
59 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
264e qui était lié chez les mystiques : la vision de foi et les symboles concrets qui essayent de l’envelopper pour la transme
265e que je viens d’indiquer ne se pose plus. Car la foi n’est pas davantage une évasion hors de ce monde qu’une limitation de
266onde qu’une limitation de l’homme au temporel. La foi réelle, c’est la puissance active de l’Éternel dans ce temps. Cette d
60 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
267ois à revenir à la formule « Un roi, une loi, une foi » — formule fasciste, dirions-nous aujourd’hui –, les intrigues « lég
61 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
268des Volontaires Nationaux, leur Œuvre enfin, leur Foi, est-ce que cette inflation typographique dispense vraiment un chef d
62 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
269e dès l’instant qu’on lui obéit. C’est lorsque la foi disparaît que le problème de Dieu se pose — éternellement insoluble.
63 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
270ujours l’« utopie », qu’on choisit par un acte de foi, qui détermine [p. 35] notre vision rétrospective. C’est elle seule q
64 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
271st la raison, vérité « générale » hostile à toute foi incontrôlable. Je pense que tous les historiens (de gauche, de droite
272n masque passionné que la raison peut duper notre foi. Mais il n’est pas dans sa nature de composer longtemps avec les illu
65 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
273marxiste 16 . Pourtant les principaux articles de foi des [p. 51] deux religions sont bien souvent les mêmes : elles honore
274tionalisation de la Providence au détriment de la foi créatrice. Et si l’homme résiste à cet « ordre » que l’on déduit des
66 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
275la vérité du telos n’est saisie que par l’acte de foi, et cet acte n’est pas objectif. Je m’en tiens donc à ce critère form
276son essence comme Dieu, et comme Dieu objet de la foi seule. Mais il est invisible aux mortels, et c’est pourquoi ils se re
277uit au Messie, mais bien dans la tension entre la Foi, qui est risque, et la Doctrine, qui est institution. Chassé de sa pa
67 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.7. Sur le déclin du Moyen Âge
278 recrée une mesure en se mettant au service de la foi. Luther à Worms et à Augsbourg, voilà le clerc, le fanatique de la pl
68 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
279l’autre, présence effective de la pensée et de la foi à nos misères, activité concrète et créatrice, et garantie contre les
69 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
280omplet. Rationalisme, productivisme, capitalisme, foi au progrès, scientisme, sociologie, — tout allait dans le même sens,
281t d’abord le mal des riches qui n’avaient plus de foi. Et la révolution sociale fut le mal du siècle des pauvres. Tout cela
70 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
282tent souvent Diderot, Voltaire, à l’appui de leur foi nouvelle. Ce n’est pas sans raison qu’ils se remettent à glorifier le
283es hommes qui y croient, et qui, à cause de cette foi, voudraient en remplir le prolétariat 39 . » C’était en somme introdu
284les et matérielles. Alors il met son espoir et sa foi dans ce miracle qui résoudrait seul le conflit du calcul et du rêve,
71 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
285 [p. 121] XIII Commune mesure et acte de foi Parmi toutes les mesures que les hommes ont su donner à leurs pensées
286 terme universel en quoi l’homme puisse mettre sa foi, certain [p. 123] qu’il y engage tout ? Où trouver ce « fondement fin
287e s’engager pour ou contre, en vertu d’un acte de foi. J’illustrerai ceci d’un seul exemple. Juger le système soviétique,
288dre du choix « subjectif ». Relevant d’un acte de foi, il transcende les critères formels que vous aviez utilisés jusqu’à p
289e, il n’est pas de réponse qui ne soit un acte de foi. Juger le système ou la mesure soviétique, c’est uniquement, et après
290comme avant tout, faire ou ne pas faire l’acte de foi que réclame de nous ce système, l’acte de foi dans l’avenir communist
291 de foi que réclame de nous ce système, l’acte de foi dans l’avenir communiste, cette espèce d’au-delà temporel… Et cela do
292né à répondre premièrement : c’est par un acte de foi que nous pouvons le trouver. Mais il s’agit de prendre cette expressi
293ssion dans son sens le plus littéral. Par acte de foi, je n’entends pas, comme on l’entend peut-être trop souvent, la croya
294nous sommes, dans le désordre établi. Par acte de foi, j’entends précisément l’acte qui obéit non pas à un peut-être, mais
295instant précis où je lui obéis en fait. L’acte de foi n’est donc pas un désir, une nostalgie confiante, un leurre consolant
296eur d’un idéal rêvé ou désirable. Ainsi l’acte de foi est par définition l’instant et le lieu où pensée et action se confon
297ême temps assez totale pour mériter notre acte de foi ? ⁂ Le lecteur qui n’est pas philosophe ne manquera pas de dire que j
72 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
298sur cette fin, et dont j’ai dit qu’il est acte de foi — déterminera notre jugement sur cette mesure. ⁂ Si nous voulons rest
299res. On ne refait une mesure qu’en retrouvant une foi. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. O
300qu’en retrouvant une foi. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. Or, toute vocation est située
301gions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contraire. Elles veulent la force, et nous voulons la vérité. Elles v
73 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
302pourraient seules nous sauver les violences d’une foi nouvelle. Il s’agit de fonder maintenant une hiérarchie monumentale,
303poser : le cerveau et les mains dans le corps, la foi et les œuvres dans l’âme, mais aussi cette âme et ce corps, cette pen
304ntes, et pourtant propres à les rassurer : car la foi sauve, mais le crédit aussi fait des miracles ! Ils ont recouru aux «
305ète lyrique se ramène à celle du primitif… » « La foi n’est pas autre chose que… » etc. [p. 182] Posez au clerc une questi
306par diplômes et titres, la religion [p. 192] sans foi par le respect public ; oui, tous ceux-là, dès maintenant, instituent
74 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
307roprement humain résulte d’un choix, d’un acte de foi à quoi ne peuvent conduire et obliger que les vrais problèmes, les pr
308le vrai tragique, qui est celui du péché et de la foi. L’extrémisme théâtral et non sérieux qui excite aujourd’hui tant d’e
309ements politiques qui lui donneront peut-être une foi nouvelle. Elle épie la Russie ou l’Allemagne, comme Lady Chatterley s
310ne veut pas faire. Mais s’il est au pouvoir de la foi seule de supprimer radicalement l’hiatus entre la pensée et l’action,
311 si désespérément soumis aux intermittences de la foi, que l’ironie chez lui jaillit au point précis où soudain la joie ces
312agir, une seule fois, de toutes les forces que la foi nous offre. Nous ne faisons en réalité que nous approcher de cette mo
313emps. Cette connaissance dernière est celle de la foi seule. Elle est don de l’Esprit, révélation. Elle tue en nous le faux
75 1936, Esprit, articles (1932–1962). Francfort, 16 mars 1936 (avril 1936)
314ue le Führer s’écria : Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi
315e Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessan
316 tout cela sera balayé. Il ne vous restera que la foi. La vraie lutte commence là. p. 17 q. « Francfort, 16 mars 1936 
76 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
317Diderot, Helvétius et Voltaire, à l’appui de leur foi nouvelle. Ce n’est pas sans raison qu’ils se remettent à glorifier le
318es hommes qui y croient, et qui, à cause de cette foi, voudraient en remplir le prolétariat. 53 C’était en somme introdu
319quêtes matérielles. Alors il met son espoir et sa foi dans ce miracle qui résoudrait seul le conflit du calcul et du rêve,
320es. On ne refait une culture qu’en retrouvant une foi. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. O
321qu’en retrouvant une foi. Mais on ne retrouve une foi qu’en discernant sa vocation concrète. Or toute vocation est située e
322gions, c’est dans leur terme, au nom d’un acte de foi contraire. Elles veulent la force et nous voulons la vérité. Elles ve
77 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
323nfin le débat plus profond d’un humaniste avec la foi chrétienne, telle qu’il songe que ses pères l’ont eue. Nos lecteurs s
324Quant à la position d’Henri Petit vis-à-vis de la foi, je m’excuse de la résumer en trois formules, mais autrement, je n’en
325l’émouvant effort d’Henri Petit pour sauver d’une foi perdue tous les trésors de la « spiritualité », qu’une dernière, et s
78 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
326ncore un exotisme à l’usage d’une génération sans foi. p. 355 v. « Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu, Gall
79 1936, Esprit, articles (1932–1962). André Gide, Retour de l’URSS (décembre 1936)
327en anticlérical. Seulement, la dissociation de la foi et des œuvres de l’Église est relativement aisée pour un esprit qui r
328nnaît la transcendance de Dieu, seul auteur de la foi. Tandis que dissocier la doctrine de Marx de ses applications histori
329 par les faits connus. C’est une espèce d’acte de foi. Ou mieux : un négatif de l’acte de foi chrétien. Si l’enfant se brûl
330d’acte de foi. Ou mieux : un négatif de l’acte de foi chrétien. Si l’enfant se brûle, ou si Staline ne peut le sauver qu’au
80 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
331 évangélique » et la conception papale ; entre la foi à la Révélation parfaite et suffisante, et le recours à la Tradition
332éalité, [p. 9] c’est une doctrine du salut par la foi au sein d’une Église obéissant à la Révélation, et une doctrine du sa
333fidèles de cette seule chose nécessaire, de cette foi au seul moyen de salut qui ait été donné aux hommes. Il en va de même
334, vrai en soi, et que nous croyons de toute notre foi 31 , devient faux et ne traduit qu’un subjectivisme absolu dès qu’on
335ue l’Esprit soit mal entendu, c’est-à-dire que la foi défaille. Mais quelle cohérence logique, quelle continuité, quelles g
81 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
336ais aussi dans la crainte et le tremblement d’une foi sans cesse combattue, [p. 972] d’une vraie foi. Publier maintenant, a
337ne foi sans cesse combattue, [p. 972] d’une vraie foi. Publier maintenant, au hasard, des fragments de cette œuvre entièrem
338éché, la seule maladie vraiment mortelle, dont la foi seule, non la vertu, peut nous guérir. Quant à ceux qui le qualifient
339de phraseurs ou de braves gens se réclament de la foi chrétienne — « chose inquiète, inquiétante », disait Luther — il a vo
340ion tragique et réelle du doute inséparable de la foi ; parce que, « comme un oiseau s’envole anxieux aux approches de l’or
341, flairant le danger », il a dit : Je n’ai pas la foi, — certains pensent qu’au fond, il n’a jamais pu croire. Et pourtant,
342 pu croire. Et pourtant, la définition même de la foi dans l’Évangile n’est-elle pas justement ce cri : « Je crois, Seigneu
343 limite, le martyre — la preuve irréfutable de sa foi. (Encore qu’il s’en défende avec vigueur mais son action même témoign
344 tant qu’elle n’est pas actualisée dans l’acte de foi. Il n’y eut jamais de sérieux absolu 39 que dans la vie et dans la m
345tant lui-même la vérité. C’est pourquoi l’acte de foi, qui saisit dans ce temps l’éternel paradoxe de la vie et de la mort
346ble ironie. Un soupçon : car peut-être, l’acte de foi n’existe pas ? Peut-être n’est-ce qu’une figure de rhétorique pieuse,
347 quelque part, dans une vie, le hic et nunc de la foi ? Mais alors il n’y a pas de vrai sérieux dans ma vie, tant qu’il n’y
348 dans ma vie, tant qu’il n’y a pas eu cet acte de foi, ce renversement du désespoir qui s’ignore en certitude combattante —
82 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
349ler avec le groupe des écrivains qui partagent la foi de l’auteur et utilisent la même méthode de discussion. Le livre, en
83 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
350e entendre, si le seul espoir vrai réside dans la foi, qui ordonne de parler quand même ? On ne persécute plus le christian
351oses et les êtres de trop près, on perd le peu de foi que l’on pouvait accorder aux idéologies et aux politiciens. Il faut
352le France, c’est à cause de lui que j’ai perdu la foi. J’aimais beaucoup Romain Rolland. Est-ce qu’il est mort ? Vous ne po
84 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
353mant que celui du chrétien honteux, honteux d’une foi qu’il n’a pas ! Car s’il l’avait, il n’aurait plus de honte à la conf
354as une étrangeté plus aiguë que nous révèle cette foi toute quotidienne aux « signes », cette activité créatrice de Rubicon
355a Résurrection et au don actuel du Christ dans la foi, certifié et scellé par les signes visibles du pain et du vin, je doi
356loir la vérité, dont la seule dignité est d’avoir foi dans le pouvoir d’une pensée droite, — on se demande par quelle rancu
85 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
357ondamentales de la Réforme : justification par la foi, qui est don gratuit et œuvre de Dieu seul ; opposition de cette just
358 entre les règnes en guerre ouverte du Dieu de la foi et du Prince de ce monde ; nécessité du témoignage et du témoignage f
359is-tu cela ? » — Si tu le crois, si tu as reçu la foi, il n’est plus rien de « difficile » dans les assertions de Luther, n
360lecteur incroyant, ou celui qui ne partage pas la foi de Paul et des apôtres. D’abord, le langage scolastique, qui n’est pa
361peut tout à tout instant. C’est là la santé de la foi. Kierkegaard. Une conscience moderne. — Selon Luther, nous n’avons
362naissance de soi-même et de la connaissance de la foi. Luther insiste sur cet « extrêmisme » évangélique, que les Sophistes
363Luther et Paul, — et l’Évangile, — posent à notre foi. C’est qu’il a poussé, comme Luther, jusqu’aux extrêmes limites de l’
86 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
364as une étrangeté plus aiguë que nous révèle cette foi toute quotidienne aux « signes », cette activité créatrice de Rubicon
87 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
365ionalisme et du néo-platonisme sous l’égide de la foi chrétienne. Entreprise en tous points comparable à celle d’un Pic de
88 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
366e entendre, si le seul espoir vrai réside dans la foi, qui ordonne de parler quand même ?   Janvier (à T…) Ce séjour, par a
89 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Gösta Berling, par Selma Lagerlöf (novembre 1937)
367ines, ses légendes, son histoire, sa morale et sa foi. On peut penser que l’inscription qu’on lit au Pavillon de la Suède é
90 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
368re où on l’accepte, c’est par une sorte d’acte de foi. Mais alors tout dépend de la vérité de cette foi. Les « camarades »
369foi. Mais alors tout dépend de la vérité de cette foi. Les « camarades » dont parle le Horst Wessel Lied, et qui moururent
370eul meurt dans la certitude, parce que [p. 32] sa foi lui a révélé la fin absolue de l’Histoire : la catastrophe et la résu
371ésistent sont en fait ceux qui communient dans la foi où vivait le Danois. Mais moi qui ne suis pas de ce pays, moi qui ne
372ge des fidèles. Le grand danger serait de lier sa foi à des valeurs humaines périmées. C’est pourquoi la lutte que poursuit
373ue le Führer s’écria : Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi
374e Peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du Peuple en moi ! — un seul cri des masses confessan
375 tout cela sera balayé. Il ne vous restera que la foi. Mais la vraie lutte commence là. » 13-21 mars 1936 Huit jours à P
376gion d’hommes sans Dieu », disait Naigeon ; « une foi concrète et patriotique », disait l’abbé Grégoire. C’est le « christi
377’Hitler, la « piété » des Deutsche Christen, la « foi allemande » de Rosenberg. On rejette le Dieu personnel parce qu’il es
378u peuple » (Cloots). « Je ne puis vivre que si ma foi puissante dans le peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi
379e peuple allemand est sans cesse renforcée par la foi et la confiance du peuple en moi ! » (Hitler.) Refuser de réfléchir s
380kenntniskirche) groupe autour d’une confession de foi inspirée par Karl Barth et la théologie dialectique, l’ensemble des c
381de ces mots qu’il détache est un témoignage de la foi — et peut le faire jeter en prison. Il m’est arrivé de souhaiter que
382ontenter de leur zèle, qu’il était jaloux de leur foi 18 . Peu à peu, on les a contraints à distinguer l’Église de la Natio
383eligion » des autres ? Il vaut mieux croire d’une foi plus vraie, et le prouver. Les faux dieux font de faux miracles ; mai
384malins sont destinés à les prendre au sérieux. La foi seule nous délivrera des religions nées de la peur des hommes. p.
91 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
385e la Nation et de la Race ne s’oppose plus que la foi proprement dite : contre-épreuve du diagnostic que l’on vient d’esqui
386Restaurer le sens civique décadent. Retrouver une foi qui ne soit pas cette volonté anxieuse de croire à la Nation… Le seul
92 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
387rmonie et du Beau… Les hommes qui n’ont pas notre foi, ou ne peuvent l’avoir à cause de leur infériorité raciale, doivent ê
93 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
388au service de grandes religions adversaires de la foi chrétienne : Prolétariat, Empire, Race, Droits de l’Homme, Argent. Do
389 La force réelle des tyrans est religieuse. Et la foi seule peut vaincre une religion païenne. p. 1 a. « Le temps des
94 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
390, que les Cathares étaient manichéens. Selon leur foi, le monde de la matière est l’œuvre d’un mauvais Démiurge, retenant l
391en, était l’expression dramatique du combat de la foi et du monde, [p. 655] devient alors pour le lecteur non averti une « 
392hodoxie religieuse, mais ne s’appuie plus sur une foi vivante, et dont l’autre dérive d’une hérésie dont l’expression « ess
393ur dont il s’agissait n’était rien d’autre que la foi cathare, et l’accession d’un roturier à la chevalerie était un symbol
95 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
394uisqu’il nous lie au temps, précisément, quand la foi veut l’éternité ! Que répondre à cet homme qu’il n’ait déjà mieux dit
395ancienne, d’une déraison humaine, d’une raison de foi, d’une promesse faite à Dieu, gagée par Dieu… (Et peut-être, plus tar
396oudain le cercle s’ouvrir : il est délivré par la foi de sa religion naturelle. Il peut maintenant espérer autre chose, il
397on de l’esprit au monde visible. La passion ni la foi hérétique dont elle est née ne sauraient proposer comme but à notre v
398saurait en pressentir la gravité sans invoquer la foi de Kierkegaard. Selon lui, l’homme fini et pécheur ne saurait entrete
399du même coup nous sommes jetés au cœur même de la foi chrétienne ! Car voici : cet homme mort au monde, tué par l’amour inf
400 plus urgente ni plus haute. Ce « chevalier de la foi », quand on le rencontre, n’a l’air de rien de surhumain : « il resse
401, c’est en vertu de l’absurde (c’est-à-dire de la foi). Il fait sans cesse le saut dans l’infini, mais avec une telle corre
402royale, elle est divine. Et dans l’analogie de la foi, l’on peut alors concevoir que la passion — quel que soit l’ordre où
403obriété heureuse de l’agir. Dans l’analogie de la foi, l’on peut alors concevoir que la passion, née du mortel désir d’unio
96 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
404mis aux lois d’une collectivité délirante. Sur la foi d’affiches officielles promettant aux internés une libération rapide,
97 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
405ide passion, c’est qu’ils avaient le gage, par la foi, qu’une Volonté toute personnelle et « lumineuse » se substituerait à
98 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
406 les sectes gnostiques et orphiques : et c’est la foi manichéenne. Les difficultés mêmes que l’on éprouve de nos jours à dé
407tif pour nous de remarquer que la structure de la foi manichéenne « est essentiellement lyrique » 18 . Autrement dit, qu’il
408ent dit, qu’il est de la nature profonde de cette foi de se refuser à toute exposition rationaliste, impersonnelle et « obj
409croyant se trouve réintégré par l’acte même de sa foi. Désormais, pardonné et sanctifié, c’est-à-dire réconcilié, l’homme r
410s un cadre chrétien, mais privé des secours d’une foi réelle, un tel homme, fatalement, devait sentir en lui s’exalter la r
411re. La foule a suivi leur exemple et abandonné la foi (catholique), ce qui fait que je n’ose ni ne puis rien entreprendre. 
412uve, qui m’a si bien conquis, que, par Dieu et ma foi ! ses doux ris restent dans mon cœur ! ». Or nous savons que tous ces
413t, lors de l’initiation, de ne jamais trahir leur foi, et cela quelle que fût la mort dont ils se verraient menacés. C’est
414leur grande passion — comme s’il s’agissait d’une foi, et d’une foi initiatique ? Renoncez, je vous le dis, au nom d’Amour
415ssion — comme s’il s’agissait d’une foi, et d’une foi initiatique ? Renoncez, je vous le dis, au nom d’Amour et au mien re
416 cherche constamment à établir le rapport avec la foi. Mais dans cette atmosphère de saturation, la tension religieuse, l’i
417s besoin de preuves intellectuelles en matière de foi : la seule présence d’une image visible des choses saintes suffisait
418 accusa ces poètes de manichéisme déguisé, sur la foi de leur langage symbolique. Al-Hallaj et Sohrawardi devaient même pay
419érir des mystères sans y participer de toute leur foi. À l’interrogation d’un impatient : « Qu’est-ce que le soufisme ? » A
420ais je ne sais qui elle est, car jamais de par ma foi je ne la vis… et je l’aime fort… Nulle joie ne me plaît autant que la
421survivance, même dans un monde qui avait perdu la foi des druides, et oublié le sens de leurs mystères. Dans le cycle des l
99 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
422 « mariage blanc » avec l’autre Iseut — l’autre « foi » — l’autre Église dont il doit refuser la communion ! En un seul pas
423 » Et de cette union résultent « la confiance, la foi, l’abandon, le service ». Il s’agit donc plutôt, me semble-t-il, d’un
424ud) conclut avec une bizarre assurance, et sur la foi du seul langage, que tout cela relève d’une déviation sexuelle. Et l’
425ïque de l’obligation morale, de l’action et de la foi. La devise d’Amadis de Gaule et celle de sainte Thérèse pourraient êt
426s relations avec leur doctrine de l’union ou leur foi dans l’Incarnation. Ruysbroek, Thérèse et Jean de la Croix sont très
427nces ! — qui se vit portée par l’objet même de sa foi à user, et parfois à abuser, du langage de l’amour-passion. Usage et
428 ne se livre à ces recherches : on affirme sur la foi d’un préjugé que l’on baptise bon sens ou évidence. Ce préjugé consis
429e. La soif qu’elle laisse au cœur des hommes sans foi, mais bouleversés par sa brûlante poésie, ne cherchera plus dans la m
100 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
430 Guinizelli en parle comme du principe de « notre foi » : Elle passe par le chemin, si pleine de grâce et de noblesse qu’e
431lle donne son salut] et, s’il n’est déjà de notre foi, l’y amène. Faut-il penser que Dante n’est qu’un blasphémateur lorsq
432eur converti « Aimer une chose mortelle avec une foi Qui à Dieu seul est due et à lui seul convient… » « Tout le monde, e
433us le voient : aimer une chose mortelle, avec une foi qui à Dieu seul est due et à lui seul convient est plus interdit à qu
434e. Ce qui peut arracher à l’espoir vain, c’est la foi seule dans le pardon. Voici la conversion de l’espérance qui trouve e
435onner naissance au mythe. Mais la confusion de la foi, « qui à Dieu seul est due et à lui seul convient », avec l’amour d’«
436hampmeslé, et les premières atteintes d’une vraie foi vont le pousser comme malgré lui, et plus qu’il n’espérait, aux extrê
437 Car là seulement serait la délivrance — selon la foi des troubadours… 14. La Nouvelle Héloïse Paysan de Genève, Rousse
438onfiance la plus parfaite l’un dans l’autre et la foi dans la toute-puissante divinité de l’Amour qui à jamais nous guidera
439lire ces vers qui sont une sorte de profession de foi de la « religion nouvelle » rêvée par Novalis et ses amis : Elle aus