1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1 : je ne sais s’il faut en voir la raison dans la force de la personnalité révélée ou dans la noblesse de sa soumission. Péri
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hugh Walpole, La Cité secrète (décembre 1929)
2ne l’avenir le plus proche. Il n’y a pas même des forces endormies dans l’âme russe : mais des possibilités, à chaque instant,
3as. Mais ses personnages le suggèrent de toute la force du trouble qu’ils créent en nous : Markovitch par exemple, ou Sémyono
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, Mon corps et moi (mai 1926)
4 Terrible aveu d’impuissance, il n’a plus même la force de l’hypocrisie. Isolé dans un hôtel perdu, avec son corps qui se sou
5e plus effrayants. Ah ! Seigneur, donnez-nous la force et le courage de contempler nos corps et nos cœurs sans dégoût implo
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
6utile et beau. Or « la grande ville, phénomène de force en mouvement, est aujourd’hui une catastrophe menaçante pour n’avoir
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
7 le personnage à douter du sens de sa vie) et les forces centripètes l’emportent peu à peu, une aspiration vers le bas produit
8 œuvre sincère est celle qui est douée d’assez de force pour donner de la réalité à l’illusion. (Max Jacob.) Un rôle ? Oui. M
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). René Crevel, La Mort difficile (mai 1927)
9stes d’Arthur, le roman vit et nous touche par la force de ce tourment ou de ce sauvage égoïsme ; mais qu’elle s’acharne sur
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Girard, Connaissez mieux le cœur des femmes (juillet 1927)
10 sa drôlerie, son aisance. Vous accordez que s’il force un peu la dose de fantaisie, c’est plutôt par excès de facilité que p
8 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Lettre du survivant (février 1927)
11sion secrètement attirante ; et je pensais que la force de mon désir était telle que vous en éprouviez vaguement la menace. J
12s voyageurs s’inquiéter. Bientôt on m’entraîna de force sur un trottoir roulant qui me remonta dans la rue. La fraîcheur de l
9 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
13 nous portant dans nos actions à la limite de nos forces, notre joie parmi vous fut une très grande joie. St J. Perse. Nous a
14 ; nous cherchions cette Révolution de toutes nos forces et séductions, comme on cherche cette femme à travers toutes les femm
10 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
15t gratuit ». C’est de la littérature. [p. 233] À force d’avoir mérité ces épithètes, pour nous laudatives, vous vous étonnez
11 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
16anisation générale de la vie mondiale. Toutes les forces du temps y concourent obscurément ; et, pour peu que cela continue, p
17nisme de la machine, méconnaissance glorieuse des forces spirituelles, le tout [p. 197] agrémenté d’humour et exposé avec un s
18si, détournant de l’essentiel une grande part des forces humaines, il travaille contre l’Esprit. Rien n’est gratuit. Nous payo
19, en l’acquérant, par l’effort de l’acquérir, les forces mêmes qui nous la firent désirer. [p. 201] 2° Accepter l’esprit, et
20aux yeux du monde ; la proie d’on ne sait quelles forces occultes sans doute dangereuses, puisqu’elles les rendent inutilisabl
12 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
21 voit s’affronter en quelques hommes d’action les forces caractéristiques du temps — argent, races — et ses rares passions, qu
22reux. Mais qu’elles s’appliquent à distinguer les forces déterminantes de l’heure, à les exprimer en un tel drame, et voici An
13 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
23écrétion socialiste, qui a été établi par coup de force, que les libéraux ont admis, conformément à leurs maximes, et toléré
24n de droit. Certains, en effet, tirent toute leur force dans les discussions de la tranquillité avec laquelle ils brouillent
14 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
25 d’un collège ont été frappés de constater que la force et l’originalité de leur jugement sont en raison inverse du nombre d’
15 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
26ne le nie pas. Mais du point de vue de la vérité, force nous est de reconnaître que notre dilemme subsiste dans son intégrité
16 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 6. La trahison de l’instruction publique
27seigne à connaître, elle constitue la plus grande force anti-religieuse de ce temps. L’instruction religieuse qui prend les e
17 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
28 Pas moins ! Elle est destinée à légitimer par la force de l’inertie et à perpétuer mécaniquement tout ce qui est depuis Numa
29 et non pas réactionnaire, non, même pas. Car les forces de réaction collaborent à leur manière au progrès, elles corrigent, s
18 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
30quoi présentement nous usons le plus clair de nos forces — le Poète dira un mot, ou bien fera un acte, et ces peuples de somna
31 anarchiste s’il défend son opinion de toutes ses forces. Mais c’est un anarchiste de la mauvaise espèce, un anarchiste embrig
32ysiques, intellectuelles et mystiques. Toute leur force vient du Yoga. Et tout le Yoga repose sur la concentration. En vérité
33oga repose sur la concentration. En vérité, toute force résulte d’une concentration, dans quelque domaine que ce soit. Si l’O
34r éclatante de l’amour… Que dirons-nous ?… Par la force des choses et de l’Esprit, l’homme sera-t-il sauvé de sa folie démocr
35’accord avec l’ordre naturel. La culture de notre force de pensée nous rendrait une liberté sans laquelle nos efforts restero
19 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henri Michaux, Mes propriétés (mars 1930)
36e, dans laquelle l’âme, agissant à la façon d’une force physique, déforme et recrée le réel à son gré. Seule compte la réalit
20 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
37trouva aux portes de Naples, d’où il n’eut que la force de regagner son logis. Comme il allait y pénétrer, il aperçut auprès
21 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
38. Mais M. Nizan a trop de préjugés pour sentir la force neuve perpétuellement de la vérité religieuse. Il parle des religions
22 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
39roit du roman où l’auteur intervient visiblement, force les faits, agit comme un « moraliste » désireux de justifier une thès
40é. Personne, peut-être, n’a répété avec autant de force que Baring le fameux, l’irrépressible argument du bonheur, fondement
23 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
41e et surhumaine fatalité (Byron), ou « la secrète force des choses » (Shelley), ou encore (Wordsworth) « les types et les sym
24 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
42 l’âme qu’elle révèle. Une âme qui sent tout avec force et délicatesse, éprouve tous les penchants humains, s’y soustrait qua
43fermement dans sa sphère actuelle, enrichi par la force de la mort. Tout était merveilleux, la mort, lui-même, la terre, les
44 tout, le sens de la pauvreté ? Qu’un Kagawa nous force à méditer chrétiennement le fait de la misère humaine, — cela ne saur
25 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
45ques… Pareille modestie est, d’ailleurs, signe de force : les critiques auxquels il adressa les lettres reproduites dans ce r
26 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
46oti appartient à ce pays de Saintonge, qui, si la force de l’unité française n’avait été irrésistible, avait ce qu’il fallait
47u sentiment, et, dans leur tumulte intérieur, les forces vives de l’être ont déchiré leur enveloppe, les âmes se sont ouvertes
27 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
48ssiteux — que son œuvre entre en action parmi les forces spirituelles qui orientent l’Europe d’aujourd’hui. La France ne l’ign
49 Christ et l’âme du monde — mais bien plutôt qu’à force d’approfondir leur domaine propre, il les mine et les ruine intérieur
28 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sarah, par Jean Cassou (novembre 1931)
50amour ou la pitié essaient sur eux [p. 805] leurs forces. Le monde est habité par des êtres dont le « bonheur » consiste à ne
29 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
51cation d’un amour tragiquement mêlé à des [p. 36] forces inconnues et menaçantes. Mais la musique est si légère, la voix de la
30 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
52idées. C’est un attendrissement [p. 159] plein de force et de dignité. Alors si l’on est quelques-uns, on se met à chanter de
53squ’il veut les connaître et les posséder dans sa force. Car la lenteur est chose souveraine, — elle seule domine l’amour. Le
31 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
54 — cette race désarmée qui ne subsiste que par la force d’une vertu sans égale, sans espoir, — péril pour le monde ! Fable én
32 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
55trouva aux portes de Naples, d’où il n’eut que la force de regagner son logis. Comme il allait y pénétrer, il aperçut auprès
33 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
56estants montrent de préférence la famille dans sa force de conservation morale, alors que le catholique Mauriac s’attarde au
57ssaire, aujourd’hui, de confesser. Aussi bien, la force qui nous est promise doit-elle nous rendre ce courage léger. Le mor
58rend inutile la grâce ? Il y va pourtant de notre force de conquête. Que nous le voulions ou non, en fait, sinon toujours en
59e certains, déjà, disent banale, pour lui ôter sa force, je le crains. ⁂ Le puritanisme, expression d’une doctrine héroïque,
60une puissance décuplée, excessive, et qui, par la force des choses, tournerait bientôt en révolte, en insolence, en démence :
61 réveil de la foi, ne peut manquer de libérer des forces créatrices. Or les temps vont nous y contraindre. [p. 63] Que rien n
34 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
62oit pouvoir fabriquer son bonheur par ses propres forces, notre devoir est net : nous avons à défendre et attester les valeurs
35 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
63e par un principe spirituel capable de rendre une force offensive à cette personne humaine. Le choix des sujets abordés dans
64n rénovatrice, une joie au sein de la douleur, la force de supporter des souffrances physiques, la force et la joie d’envisag
65 force de supporter des souffrances physiques, la force et la joie d’envisager la mort comme une transfiguration tragique, la
66er la mort comme une transfiguration tragique, la force et la joie d’envisager la vie comme un combat perpétuel dont l’enjeu
67cal constitue un progrès sur la libre-pensée : il force au choix, à la prise de conscience. [p. 484] La révolution menaçante
36 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
68is nous ne pouvons en tirer argument, comme d’une force à notre disposition ; elle survient, et c’est alors un ordre que nous
69). — Pauvre type ! Peut-être aurai-je pourtant la force d’avoir pitié de toi, quand tu grinceras des dents sous le genou de c
37 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
70st enfin rejoint dans la pleine possession de ses forces et l’assurance du regard. L’âme, purifiée de sa « vieille dépouille »
71mpagne sans trêve, et c’est d’elle qu’il tire ses forces, toujours renouvelées. Mais il y faut une prudence peu commune, et mê
72is, qu’à ce tempérament démoniaque l’on enlève la force plus grande encore du caractère, et voici la confession éruptive : le
73 même violence, — celle dont il est écrit qu’elle force les portes du Royaume des Cieux. Il reste que les temps nous pressent
74uvres que nous aimons de témoigner d’une certaine force de révolte. Notre premier mouvement nous porterait vers Rimbaud, nous
38 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ce chien, ton serviteur, par Rudyard Kipling (juillet 1932)
75ante, ni petit nègre, ni bêtifiante, d’une grande force d’expression concrète. Le petit chien Botte raconte ses journées, « d
39 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
76tre, dans leur diversité, les premières lignes de force d’une nouvelle révolution française. Leur anticapitalisme n’est pas c
40 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
77s le désordre régnant, nous détestons de toute la force de notre âme : la primauté du matériel. Comment penser — si « penser 
78ainsi désignent-ils la notion de personne ! — aux forces politiques et historiques qui selon eux déterminent entièrement le [p
79olutionnaire. Mais c’est de la mythomanie ; les « Forces Économiques », dont ils parlent avec tremblement, n’existent pas. Ell
80les faits autrement que par une suite de coups de force, d’actes créateurs, — révolutionnant le déterminisme rigoureux de la
81au, Combat, Esprit, travaillent dans la ligne des forces révolutionnaires profondes de la France. Cette révolte de la personne
82tent : il n’y a rien d’autre à attendre que cette force surhumaine d’entrer dans l’Ordre de la Pauvreté, qui vaincra toutes l
41 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
83journée a senti peser sur son œuvre la menace des forces terribles déchaînées dans le monde contemporain voit bien que la ques
42 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
84liser, de négliger. Il n’y a pas, en vérité, de « forces chrétiennes » spécifiques constituées, existant en elles-mêmes, qui a
85 exemple, dégager de leurs complicités avec les « forces du monde ». Le chrétien ne connaît pas d’autre force réelle que celle
86es du monde ». Le chrétien ne connaît pas d’autre force réelle que celle de la foi. Or cette unique force ne lui appartient p
87force réelle que celle de la foi. Or cette unique force ne lui appartient pas ; tout au plus le saisit-elle, d’une manière im
88’il le fonde, c’est en réalité sur une tout autre force que celle de la foi. Ce peut être sur une éthique de puissance et de
89rétienne de la foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer, apprivoiser, réglementer, administrer
90réglementer, administrer dans la durée. C’est une force que l’Église aurait, une fois pour toutes. Et cette possession serait
91en le sanctionnant naguère, elle a perdu la seule force qui le dominait. « Car le péché n’est pas le dérèglement de la chair
92er notre christianisme contre le monde, comme une force positive contre une force de même ordre. Assez de cette « politique c
93tre le monde, comme une force positive contre une force de même ordre. Assez de cette « politique chrétienne » où l’on embarq
94e seule Rupture effective surpasse absolument nos forces, en même temps qu’elle en exige tout : c’est la conversion. p. 909
43 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
95tive, mais ce n’est pas sans avoir reconnu que sa force persuasive vient de ce que seul, aujourd’hui, il prétend résoudre cet
44 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
96emande pas d’abord un programme, mais d’abord une force. On peut affirmer sans crainte d’erreur une telle maxime : tout l’Éva
97tout l’Évangile la confirme et l’illustre. Or, la force, pour le chrétien, quelle est-elle ? Il se trouve que nul homme n’est
98ns, faire naître le besoin et la soif d’une telle force. Et voilà bien la seule acception chrétienne du mot « positif ». Pour
99d enfin responsables dans l’obéissance à la seule force nécessaire ; tout ce qui leur fiche un désespoir pour une fois réel ;
100tions pratiques », car la foi est précisément une force qui se manifeste par des ordres personnels, et ces ordres sont pratiq
101 rien, — puisque la foi, précisément, c’est cette force qui me dit : « Tu dois, ici et maintenant. » — Mieux vaudrait cent mi
102, en principe. Il ne peut que renvoyer à la seule force d’où provient l’ordre véritable. La décision éthique est toujours cho
45 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Deuxième Jour de la Création, par Ilya Ehrenbourg (décembre 1933)
103même en Russie, ne sont rien sans la mystique. La force et le charme de ce roman sont ceux mêmes d’une jeunesse fruste, innoc
46 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
104t précis de l’histoire où l’esprit doit entrer en force dans un monde abandonné depuis des siècles à l’oppression des détermi
105 et du suicide. La plupart de ces fabricants de « forces économiques » sont conscients de leur démission spirituelle. D’où la
47 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Pourquoi ils sont socialistes (juillet 1933)
106 notaire. Ils souffrent de l’injustice, mais sans force pour concevoir l’ordre. Ni l’infamie, ni l’utopie ! disent-ils. Enten
48 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
107créateur de rapports nouveaux dans la société, de forces sociales nouvelles. Le spirituel, c’est le mouvement, c’est le pouvoi
108ouve l’argent pour payer les soldats. Mais que la force spirituelle fasse défaut, l’armée ne sera plus une arme entre ses mai
109er, et c’est elle qui vaincra sans coup férir une force brutale dont le « pouvoir » ne sait que faire. Mais, dira-t-on, que s
110ns acquises, ou encore de vouloir « détourner les forces prolétariennes », — ils savent peut-être ce qu’ils disent, mais sûrem
49 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
111libérale ne sait plus honorer l’esprit qui fit sa force. Elle cherche à compenser par un praticisme tardif l’abstraction touj
50 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
112emps dans l’effort périlleux de le lui imposer de force. On a vu de ces fous : mais ils n’ont triomphé que par l’abdication d
51 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
113le garde chevillé au cœur le besoin d’obéir à des forces invisibles et de leur rendre un culte de latrie. Tous, nous servons c
114le. Sans eux, les partis politiques seraient sans force, les luttes sociales perdraient beaucoup de leur violence. Sans eux,
52 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
115e qui fond sur lui, puissance trop forte pour ses forces, et qui l’entraînera dans une aventure impossible, peut-être même mor
116crifient à la tâche qui leur est assignée par une force pour eux insondable, et qu’ils ne sauraient qualifier. Si quelqu’un v
117 deviennent forcément inopérantes. Réponse. — La force de cette objection réside dans une vue rationaliste du monde. Dans la
53 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
118ant d’autres parties de la doctrine. Car toute la force de propagande du marxisme-léninisme réside dans la cohérence de ses a
119doctrine « marxiste », comme il l’a dit lui-même. Force nous [p. 67] est donc de partir du marxisme « moyen », théorique et v
54 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
120trine pessimiste, une politique de la camisole de force. Tel qu’il devrait être : c’est la conception révolutionnaire, ou dy
55 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
121is nous ne pouvons en tirer argument, comme d’une force à notre disposition ; elle survient, et c’est alors un ordre que nous
56 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
122liser, de négliger. Il n’y a pas, en vérité, de « forces chrétiennes » spécifiques, constituées, existant en elles-mêmes, qui
123 exemple, dégager de leurs complicités avec les « forces du monde ». Le chrétien ne connaît pas d’autre force réelle que celle
124es du monde ». Le chrétien ne connaît pas d’autre force réelle que celle de la foi. Or cette unique force ne lui appartient p
125force réelle que celle de la foi. Or cette unique force ne lui appartient pas ; tout au plus le saisit-elle, d’une manière im
126’il le fonde, c’est en réalité sur une tout autre force que celle de la foi. Ce peut être sur une éthique de puissance et de
127rétienne de la foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer, apprivoiser, réglementer, administrer
128réglementer, administrer dans la durée. C’est une force que l’Église aurait, une fois pour toutes. Et cette possession serait
129en le sanctionnant naguère, elle a perdu la seule force qui le dominait. « Car le péché n’est pas le dérèglement de la chair
130er notre christianisme contre le monde, comme une force positive contre une force de même ordre. Assez de cette « politique c
131tre le monde, comme une force positive contre une force de même ordre. Assez de cette « politique chrétienne » où l’on embarq
132e seule Rupture effective surpasse absolument nos forces, en même temps qu’elle en exige tout : c’est la conversion. p. 99
57 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
133ur la croyance au salut de l’homme par les seules forces humaines. Croyance qui s’oppose rigoureusement au christianisme, si c
134tout la croyance au salut de l’homme par la seule force de Dieu, — par la foi. Dans les deux cas, marquons-le bien, il s’agit
135 qui les dispense de mettre en œuvre toutes leurs forces humaines. Ils les accusent de faire appel à une Volonté dont l’opérat
58 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
136r du fascisme, c’est d’avoir voulu étendre par la force, à tous les domaines de la vie, un principe de cohérence étroit, pauv
137 fascisme en tant que méthode d’extension, par la force, d’un principe de soi sans puissance : c’est le mot allemand Gleichsc
138ng — mise au pas — qui justifia tous les coups de force hitlériens. Les hérauts de Hitler ou de Mussolini, après ceux de Léni
139se au pas », une inversion du spirituel soumis de force à la raison d’État ? C’est bien déjà la folie [p. 136] unitaire, le m
59 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
140tre, dans leur diversité, les premières lignes de force d’une nouvelle révolution française. Leur anticapitalisme n’est pas c
141s le désordre régnant, nous détestons de toute la force de notre être : la primauté du matériel. Comment penser — si penser e
142ainsi désignent-ils la notion de personne ! — aux forces politiques et historiques qui, selon eux, déterminent entièrement le
143olutionnaire. Mais c’est de la mythomanie : les « Forces Économiques », dont ils parlent avec tremblement, n’existent [p. 149]
144les faits autrement que par une suite de coups de force, d’actes créateurs, — révolutionnant le déterminisme rigoureux de la
145re nouveau, Esprit, travaillent dans la ligne des forces révolutionnaires profondes de la France. Cette révolte de la personne
146tent : il n’y a rien d’autre à attendre que cette force surhumaine d’entrer dans l’Ordre de la Pauvreté, qui vaincra toutes l
60 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
147té avec le principe de tout conflit, et sont sans forces contre les conflits qui surgissent. Elles essayent alors de déshumani
148t des aptitudes différentes, les composent en une force nouvelle. L’homme n’est humain que lorsqu’il manifeste sa raison d’êt
61 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
149i-même. J’appelle ce témoignage irrévocable de ma force contre ma faiblesse. Misère de l’homme, qu’il ait besoin de fomenter
150t besoin de fomenter contre lui-même les coups de force de l’histoire ! Folies J’ai parlé plusieurs fois de « folies » poli
151ise à ceux qui auront gardé la foi. On a perdu la force de croire, mais on voudrait que la félicité subsiste. Bien plus, on l
152naliste. Cette jeunesse est pauvre par goût de la force et [p. 179] du risque. Elle rit bien. Elle n’a pas ce sérieux engourd
153t, elles veulent durer, elles se défendent par la force, et ce sont elles qui provoquent les désordres et peignent en rouge l
154 suicider. Le croyant, au contraire, trouvera des forces infinies dans la foi qu’il aura au but — au but caché derrière sa mor
62 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
155erreur commune, ils nous reprochent d’être sans « force » au service de nos vérités. (Ils disent alors : de nos rêveries.) Il
156s rêveries.) Ils ne conçoivent, en effet, d’autre force que la passion électorale. Si nous briguions leurs avantages, nous se
157 acte. Pouvoir de la doctrine Nous disons que la force, l’autorité valable et le pouvoir sont l’apanage de la personne, en f
158 et non du nombre. On s’imagine volontiers que la force, c’est la police, l’armée et la colère des masses. Mais qui dirige la
159 du régime parlementaire avait disparu, et que la force « spirituelle » — par opposition à la force matérielle — était passée
160ue la force « spirituelle » — par opposition à la force matérielle — était passée du côté hitlérien. On pourrait sans difficu
161manœuvres qui conduisent à l’État totalitaire. La force véritable d’un groupe numériquement restreint réside tout entière dan
162calmes parmi les foules affolées, à l’heure où la force efficace n’est plus celle des fusils — qui partent tout seuls et dans
63 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
163araît dans une société et tend à s’imposer par la force, comme ce fut le cas dès le xiie siècle, on se retrouve dans une sit
164à presque totalitaire, et vidée de ses meilleures forces créatrices. Mais dès que le parti protestant relève la tête, en tous
165ous opposer à cela ? Tout simplement, [p. 218] la force préventive, inattaquable tant qu’elle reste pure, des personnes libre
166’éthique protestante. Seulement il faut que cette force reste pure ! Car de même que le culte de la terre et des morts, pour
167des, quand nous aurons repris conscience de notre force véritable, celle qui ne vient pas de nous, de nos « personnalités »,
64 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
168la première fois l’existence de cette « troisième force », non-marxiste et anticapitaliste, qui depuis lors s’est précisée et
169 aux racines du mal qu’ils s’attaquent. D’où leur force d’entraînement lente et profonde, dont les effets se manifesteront de
65 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
170orale de la nation et le libre déploiement de ses forces créatrices. Le but est d’abord de faire triompher tel parti dont on e
171’une humanité riche, heureuse, orgueilleuse de sa force, libérée de tout tragique, et comme délivrée par l’État de l’oppressi
172commun à la politique, à la culture, à toutes les forces créatrices de ce pays. (paru dans L’Ordre nouveau, 1936.) p. 250
66 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
173le garde chevillé au cœur le besoin d’obéir à des forces invisibles et de leur rendre un culte de latrie. Tous, nous servons c
174le. Sans eux, les partis politiques seraient sans force, les luttes sociales perdraient beaucoup de leur violence. Sans eux,
67 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
175Et celui qui recourt à son moi révolté contre les forces d’anéantissement, s’appuie sur le néant et précipite sa propre ruine.
68 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
176ne, pour laquelle ils se sont battus, n’a plus la force d’utiliser leurs énergies, leurs vocations humaines. L’un d’eux est a
177agique de l’Allemagne actuelle, que son destin la force à n’envisager plus le sort de l’homme que sous l’aspect du sort de la
69 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
178p prévues ? Peut-on sortir de ce cercle vicieux à force [p. 25] de le parcourir toujours plus rageusement ? Nous avons vu plu
70 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
179dans l’histoire, font figure de coups [p. 374] de force contre toute raison et causalité claire. Ils sont là en dépit de la f
180ir dans sa précieuse intégrité. Orgueilleux de sa force, il refuse de l’exercer, de l’engager dans des limites objectives. Il
71 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
181e de toute association humaine : on s’unit par la force d’un principe transcendant, — et tant qu’il règne on peut mépriser la
182puis vient un temps où l’on se lasse d’obéir à la force vivante, — et l’on institue la police pour soutenir un corps social q
183 enfin la police décrète qu’elle est elle-même la force véritable. Mais elle ne règne plus que sur des automates. ⁂ Les parti
72 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Éditorial (juillet 1934)
184s, quand un théologien fidèle vient rappeler avec force l’exigence évangélique de la mort à soi-même, vient définir à nouveau
185définissent volontiers l’Église comme une [p. 66] force au service de la civilisation, s’étonner des rudesses de ce théologie
186 nous disposons pour aborder de si grands sujets, force nous est de condenser, de couper court à des développements qui parfo
73 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
187té avec le principe de tout conflit, et sont sans forces contre les conflits qui surgissent. Elles essayent alors de déshuma
188t des aptitudes différentes, les composent en une force nouvelle. L’homme n’est humain que lorsqu’il manifeste sa raison d’êt
74 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
189le ils se sont battus et [p. 293] qui n’a plus la force d’utiliser leurs énergies, est incapable de les protéger à l’étranger
190agique de l’Allemagne actuelle, que son destin la force à n’envisager plus le sort de l’homme que sous l’aspect de la nation 
75 1935, Esprit, articles (1932–1962). Tristan Tzara, Grains et Issues (juin 1935)
191t-être, logiquement et en fait, à un seul mot. Je force le raisonnement à l’absurde pour faire apparaître le caractère propre
192ef tout ce que Keyserling appelle l’irruption des forces telluriques. Keyserling disait un jour qu’il considérait à cet égard
76 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
193ense par ailleurs des témoignages éclatants de sa force. Très efficace dans la pratique, car l’enseignement officiel de la Tr
194 dans l’idée que l’esprit « distinct » reste sans force créatrice. Plus l’esprit se refuse à l’engagement, plus il lui paraît
77 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Les trois temps de la Parole (mai 1935)
195r eux-mêmes absolument vains, s’ils prétendent, à force d’habileté, de science, de poésie ou d’éloquence, nous rendre « conte
78 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
196de pareilles histoires à Tony. Vous répondez avec force et chaleur : « Oui, c’est vrai, on ne devrait pas les lui dire » et v
79 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
197e à sa promulgation ? I On sait par quel coup de force politique Henri IV prétendit mettre fin à la lutte des Ligueurs et de
198e du pays. b) Le conflit spirituel étouffé par la force, sans être en rien résolu pour autant, fermente et empoisonne la vie
199er de fièvre et un facteur d’énervement. Les deux forces antagonistes artificiellement séparées se corrompent chacune pour son
200 la plupart de leurs temples, « converti » par la force 300 000 réformés, chassé de France les plus actifs d’entre eux. Les i
80 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). À propos du 14 juillet (juillet-août 1935)
201patriotique, destructeur à gauche et à droite des forces vives du pays. À l’heure présente, une chose est claire : le Front po
81 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
202éclame à cette honnêteté civique qui constitue la force la plus réelle du mouvement des Croix-de-Feu. Tirons notre chapeau au
203ce. 4. — Pronostic [p. 6] En présence de deux forces bien définies, on peut toujours prévoir la forme au moins — sinon l’i
204d’autre qu’une confusion indescriptible ? Coup de force, guerre civile, combinaisons imprévues d’éléments de gauche et d’élém
205versaire dont on surestime de part et d’autre les forces. Mais nous sommes payés pour savoir que la confusion politique, en te
206peu importe, le danger est pareil. À moins qu’une force nouvelle n’apparaisse, qui ne soit ni de droite ni de gauche, mais qu
207èmes sont de droite ou de gauche. Cette troisième force existe-t-elle ? Je me bornerai à citer un fait symbolique. Du point d
82 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
208 nous ne sommes jamais allés jusqu’au bout de nos forces. Il y a un instinct profond, dans tout homme, qui réclame cette épreu
209ut homme, qui réclame cette épreuve totale de ses forces. Comment le satisfaire ? Moi. — Je vous aurais dit, il y a dix ans :
210 cela pour provoquer le déploiement de toutes nos forces viriles. On ne peut pourtant pas le nier, purement et simplement au n
211Pologne entre deux. Mais surtout il nous faut une force, à l’intérieur, pour assurer la défense du régime. Moi. — J’en revie
212donnez-vous à cette question de l’utilisation des forces obscures, brutales, de l’homme ? La préparation à la guerre. Et quand
213 : tirer des conflits naturels et nécessaires des forces nouvelles, et non pas aboutir à la suppression d’un des antagonistes.
83 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
214 notre esprit trouve lieu de s’ébattre autour des forces et des faits qui l’animent, et qui le soutiennent. Nous avons tout lo
215 se posent se révèle soudain plus pesante que les forces qui sont encore vives dans l’ordre social par exemple, les chances et
216t mettre en œuvre au service d’un but nouveau une force intacte, endormie jusqu’ici. Ce n’est pas renouveler de vieux combats
217as de problèmes, mais qui donne des ordres, et la force, et la joie de les accomplir. Les critiques perspicaces et pessimiste
218ironie philosophique ? « Parle toujours, tu as la force pour toi, mais moi je sais le sens des mots et leur valeur ! » — Non,
84 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.2. D’une culture qui parle dans le vide
219nir que c’est au fond la même éthique qui fait la force du bourgeois-travailleur et la faiblesse du bourgeois-propriétaire ?
85 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
220de la société féodale fut l’honneur, vérité de la force et de la confiance jurée, de même le fondement du régime et de la men
221en action [p. 43] prend facilement l’allure d’une force révolutionnaire. Elle séduit par son insolence. Le « bon sens » plein
222n vînt lui démontrer qu’elle ne croyait plus à sa force. D’ailleurs cette élite s’ennuyait, elle allait donc d’instinct vers
223ser l’ordre et la mesure humaine à l’anarchie des forces naturelles, voilà l’affirmation, ou pour mieux dire l’agressivité ori
224me constant. [p. 46] La raison joue le rôle d’une force d’émancipation tant qu’elle met au service d’un idéal à conquérir ses
86 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
225s voies de l’idéalisme, au réalisme qui a fait sa force bouleversante. Mais bientôt, entraîné malgré lui par la logique inter
226t l’une et l’autre un seul dieu, qui s’appelle la Force des Choses ; elles croient l’une et l’autre à la Science, qui est le
227acable contre laquelle l’esprit humain reste sans force. En fin de compte, elles opposent pareillement le Destin de la Sociét
228ar une science exacte, on saura le réduire par la force à une vision plus « objective » du monde. Le temporel et le spirituel
229rès, si le dynamisme de l’histoire réside dans la Force des Choses, la culture ne peut plus prétendre qu’à refléter fidèlemen
230rs d’affaires ne connaissent, eux aussi, que la « force des choses » et ne sont guère retenus dans leur élan vers le profit p
231 Mais à l’inverse, que l’on déclare l’esprit sans force, voici que la fin commune des efforts théoriques et pratiques cesse a
87 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
232égatif de notre état : une culture unifiée par la force, et dont la mesure actuelle est une tactique au service de la force c
233mesure actuelle est une tactique au service de la force commune, et non pas de la vérité…
88 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
234s les plus concrètes. Ainsi les mots perdent leur force et leur délicatesse d’appel. Et les bons écrivains, qui n’ont pas d’a
89 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
235action. Et la conscience de ces fins est la vraie force animatrice d’une société. Les génies sont ceux qui l’incarnent, soit
236 et renouvelant ses grands symboles de vérité, de force et de beauté. (Philosophes, savants et artistes.) À partir du xixe s
237s, qui s’y seront d’abord sacrifiés, de gré ou de force ? Les sauveront-elles vraiment de leur angoisse, ou bien empêcheront-
90 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
238Au début, on avait représenté les masses comme la force impulsive de l’évolution politique ; on reconnut alors peu à peu que
239art, nous permettent d’affirmer que, de gré ou de force, le Plan est bien ce rappel permanent des fins dernières conçues par
240int s’« insérer de l’extérieur » ; en dépit de la Force des Choses ; en vertu d’un esprit étranger… ⁂ Résumons les données de
91 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
241s ! Et c’est la mystique « nationale » qui fit la force de l’armée du Rhin. Mais surtout Hitler a compris que la mystique la
242particuliers en une unité intérieure assurant une force publique et donnant de la sorte une base commune à l’existence des in
243ligieux, synthèse monumentale et invincible de la force et du rêve obscur des masses. [p. 107] ⁂ « La volonté et l’action d’A
244tler ont amené le triomphe du Mouvement. C’est sa force qui a créé le nouvel État et qui donne l’impulsion à l’édification na
92 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
245échoué jusqu’ici dans leur essai de créer, par la force, une commune mesure pour la pensée et pour l’action.   La démonstrat
93 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
246ef — et l’esprit va d’un autre côté, bientôt sans force ni joie créatrice, divaguant dans les rêves ou les mythes d’une puret
94 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
247 commencera la conquête d’un avenir de joie et de force. On a touché le fond de la misère, on l’a vécue, on a cela derrière s
248t encore restaurée. Le régime libéral n’a plus la force de concevoir un principe d’action créatrice, ou une bonne guerre d’ag
249temps où on les mesure. Seuls donc les groupes de forces ou d’hommes, exactement situés dans le temps ou l’espace, peuvent en
250et non dans la défense, ou dans l’imitation. À la force vivante de destins impériaux, n’opposons pas des droits que justement
251t toute la crise dénonce et rend caducs, mais une force nouvelle qui résolve la crise dans le sens de notre destin. 5° Le dil
252de notre destin. 5° Le dilemme. — Je parle ici de forces totales, de crise totale, et de destins communs : forces, crise et de
253totales, de crise totale, et de destins communs : forces, crise et destins qui sont tout à la fois politiques et culturels. L’
254e. Ils ont fondé des religions dont le but est la force commune. Ils ont su se créer des symboles grandioses. Ces symboles no
255 nom d’un acte de foi contraire. Elles veulent la force, et nous voulons la vérité. Elles veulent la force du grand nombre, e
256orce, et nous voulons la vérité. Elles veulent la force du grand nombre, et nous voulons la force personnelle, celle que donn
257lent la force du grand nombre, et nous voulons la force personnelle, celle que donne la vérité. Notre mesure commune ne sera
258 la masse. 6° La violence nécessaire. — Car notre force est personnelle, non collective. Elle réside dans les petits groupes,
259pas une construction mécanisée. Et la santé et la force d’un corps supposent l’harmonie de fonctions diversifiées saines et f
260 « fédérale ». [p. 141] Restaurer, recréer cette force, bâtir cette fédération de personnes et de groupes organiques, c’est
261ni de le répéter. Est-ce à dire qu’affirmer notre force, en face d’impérialismes conquérants, mène à la guerre ? Oui, si nous
262 si la révolution des libéraux peut influencer, à force égale, les révolutions religieuses qui dressent leurs monuments sacré
95 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
263auté qu’il faut créer. Il serait au-dessus de mes forces et de celles de n’importe quel homme d’envisager tous les aspects de
96 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
264l de la balance ; pour les autres, elle figure la force même que mesure la balance, et qui se passerait aussi bien de ce cont
265it aussi bien de ce contrôle. Non point qu’aucune force existe sans mesures, mais le choix qui importe est celui-ci : préfère
266 lire dans l’éclat et l’ampleur des effets que la force en son action propage ? S’agit-il pour le penseur de soupeser des idé
267n travail 74 . Toute une classe que son désespoir force à se croire révolutionnaire, alors qu’elle n’est que la victime d’une
268 grande démission L’Histoire parle beaucoup de la force des choses. Elle oublie qu’il n’est d’action que par l’acte de l’homm
97 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
269 révèle impuissante à ressaisir les secrets de sa force, et la conscience de sa mission, les jeunes empires qui la défient so
270savoir où elle se manifeste réellement, comme une force qui pèse et pose une certitude. Une pensée réelle, c’est une pensée q
271our payer les soldats. Lorsque nous parlons d’une force spirituelle, il s’agit de la force d’un Pascal ou d’un Nietzsche, mai
272 parlons d’une force spirituelle, il s’agit de la force d’un Pascal ou d’un Nietzsche, mais aussi de la force qui commande au
273e d’un Pascal ou d’un Nietzsche, mais aussi de la force qui commande aux soldats. Que cette force disparaisse, l’armée n’est
274i de la force qui commande aux soldats. Que cette force disparaisse, l’armée n’est plus une arme, entre les mains de l’État o
275ctuel, du risque vrai. Notre durée agit comme une force centrifuge : nous remettons à demain les conclusions pratiques… D’où
276orité véritable produit elle-même la provision de force qui cause sa perte », dit Kierkegaard. Penser avec les mains ne peut
277ité appartient à l’esprit, en tant qu’il entre en force dans le monde pour transformer ses conditions, faisant ainsi revêtir
278s obscurément — non sans angoisse ! — de toute la force de l’humanitas qui malgré tout subsiste en eux ? Répondre à cette que
279i nous osions agir, une seule fois, de toutes les forces que la foi nous offre. Nous ne faisons en réalité que nous approcher
280avons qu’elles conditionnent notre durée. Mais la force de notre attaque a suscité des obstacles plus grands et plus profonds
281 Et c’est pourquoi, en fin de compte, l’acte rend force aux résistances dans l’instant qu’il ranime l’être. Le sens de notre
98 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
282Au début, on avait représenté les masses comme la force impulsive de l’évolution politique ; on reconnut alors peu à peu que
283art, nous permettent d’affirmer que, de gré ou de force, le Plan est bien ce rappel permanent des fins dernières conçues par
284ent s’« insérer de l’extérieur » ; en dépit de la Force des Choses ; en vertu d’un esprit étranger… ⁂ Résumons les données de
285oué jusqu’ici dans leur tentative de créer par la force une commune mesure pour la pensée et l’action. La démonstration que j
286 commencera la conquête d’un avenir de joie et de force. On a touché le fond de la misère, on l’a vécue, on a cela derrière s
287temps où on les mesure. Seuls donc les groupes de forces ou d’hommes, exactement situés dans le temps ou l’espace, peuvent en
288et non dans la défense, ou dans l’imitation. À la force vivante de destins impériaux, n’opposons pas des droits que justement
289t toute la crise dénonce et rend caducs, mais une force nouvelle qui résolve la crise dans le sens de notre destin.   [p. 27
290estin.   [p. 271] 5. Le dilemme. Je parle ici de forces totales, de crise totale, et de destins communs : forces, crise et de
291totales, de crise totale, et de destins communs : forces, crise et destins qui sont tout à la fois politiques et culturels. L’
292e. Ils ont fondé des religions dont le but est la force commune. Ils ont su se créer des symboles grandioses. Ces symboles no
293 nom d’un acte de foi contraire. Elles veulent la force et nous voulons la vérité. Elles veulent la force du grand nombre, et
294force et nous voulons la vérité. Elles veulent la force du grand nombre, et nous voulons la force personnelle, celle que donn
295lent la force du grand nombre, et nous voulons la force personnelle, celle que donne la vérité. Notre mesure commune ne sera
296 la masse.   6. La violence nécessaire. Car notre force est personnelle et non pas collective. Elle réside dans les petits gr
297pas une construction mécanisée. Et la santé et la force d’un corps supposent l’harmonie de fonctions diversifiées, saines et
298e harmonie « fédérale ». Restaurer, recréer cette force, bâtir cette fédération de personnes et de groupes organiques, c’est
299ni de le répéter. Est-ce à dire qu’affirmer notre force en face d’impérialismes conquérants mène à la guerre ? Oui, si nous l
300la révolution des « libéraux » peut influencer, à force égale, les révolutions religieuses qui dressent leurs monuments sacré
99 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
301me que son métier contraint à dissimuler sa vraie force. Car de l’auteur tout comme de son modèle légendaire, nous voyons bie
100 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
302haude et entraînante. Pour cela, il te faut de la force et du talent. Qu’arrive-t-il ? Tout simplement ceci : l’époque s’engo