1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Les Appels de l’Orient (septembre 1929)
1le génie d’abstraction qui a produit la géométrie grecque. D’autres attribuent cette supériorité au machinisme, et la déplorent
2écusent lorsqu’il s’agit de conclure. Un écrivain grec, M. Embiricos, a trouvé la formule qui définit ce que les autres ente
2 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Dans le Style (janvier 1927)
3uivante : Mardi dernier a été célébré en l’église grecque de la rue Georges Bizet le mariage de M. Paul Morand avec la princess
3 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
4pour mieux communier avec la divine Nature. Mythe grec, mais devenu, par excellence, germanique ; mythe païen, mais il est b
4 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
5s ouvertes, et pendant des heures récite des odes grecques au murmure de l’eau ; la princesse de Homburg lui a fait cadeau d’un
5 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
6 coïncide avec celle du pays de Vaud : non pas la grecque, qui est scolaire — pour eux — mais la biblique, qui est vivante. Ain
6 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
7ration des droits de l’homme. C’est une invention grecque, et sa naissance signale la naissance même de l’hellénisme. L’individ
8nd indistinct des peuplades indo-germaniques, les Grecs sont les premiers à se détacher, à prendre figure, donc à s’individua
9des origines communes. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec », écrit saint Paul. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des t
10 par l’Église chrétienne. Ce n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. Et ce
11Fils et le Saint-Esprit, les Docteurs de l’Église grecque avaient adopté le terme romain de persona. C’est ce même terme qui va
12que cet individualisme est un retour du paganisme grec. Mais il est non moins évident qu’il représente une réaction inévitab
13tte conséquence-là. Lorsque la religion orthodoxe grecque, par exemple, disparaît en temps qu’Église vivante, il reste dans le
14e, à partir de laquelle il n’y a plus ni Juifs ni Grecs. Elle ne demande pas : que crois-tu ? qu’espères-tu ? mais elle deman
7 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
15ant », ce païen calviniste, bien moins Romain que Grec — hélas d’un hellénisme style Empire — voilà peut-être le seul auteur
8 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Paracelse, par Frédéric Gundolf (septembre 1935)
16 comme il se débat avec son latin de cuisine, son grec allégorique et son allemand mal accordé pour fabriquer ce petit nègre
9 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
17iques » que nous quand ils renvoient aux calendes grecques les tâches « spirituelles » et la construction théorique, oublient le
10 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
18et organisatrice. Et non pas cette raison que les Grecs savaient mystérieuse, mais au contraire une raison ennemie de tout ce
11 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
19ra grande dans la mesure où elle sera biblique ou grecque, sublime dans la mesure [p. 64] où la synthèse des deux traditions se
20ellement rythmé l’action, et vérifié l’étymologie grecque de poésie, qui est agir. Point d’arts figuratifs ou imaginatifs. La l
12 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
21 Ce sera penser à partir de la fin. L’étymologie grecque du mot idée, c’est le verbe voir. Toute idée prend sa source et son é
22ie. Les Juifs ont eu la Loi et la prophétie ; les Grecs, l’homme dans la cité ; les Romains, l’ordre imposé par l’Empire ; le
13 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
23u’il s’agit de celle du pays de Vaud : non pas la grecque, qui est scolaire — pour eux — mais la biblique, qui est vivante.) Ai
24« aussi direct que possible ». Goethe sait mal le grec, et connaît les statues par l’estampe. Il lui faut les intermédiaires
14 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
25tre chaque épisode reparaissent les mêmes éphèbes grecs, porteurs de torches qu’ils se passent avec [p. 35] des gestes lents,
15 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
26es. Plusieurs théologiens de tradition romaine ou grecque m’ont amicalement reproché de contraster l’Éros et l’Agapè d’une mani
16 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
27de Tristan et d’Iseut. On sait assez que pour les Grecs et les Romains, l’amour est une maladie (Ménandre) dans la mesure où
28étails les plus vieux mythes celtiques à ceux des Grecs — la quête du Graal à celle de la Toison d’or — et les doctrines de P
29mpire romain, — moins les péninsules italienne et grecque. Or les Celtes n’étaient pas une nation. Ils n’avaient pas d’autre « 
30 la survie des âmes, les Celtes s’apparentent aux Grecs. Mais toute doctrine de l’immortalité suppose une préoccupation tragi
31l’Ahura-Mazda (ou Ormuzd) des Iraniens, l’Apollon grec, l’Abellion celtibère. Dieux sombres : le Dyaus Pitar hindou, l’Ahrim
32 homme. C’est ici la grande hérésie docétiste (du grec dokesis, apparence) qui, de Marcion jusqu’à nos jours, traduit notre
33au-dessus des cieux », et dont « Noys » — de Noûs grec — est l’émanation intellectuelle et féminine ? Et d’où viendrait, sin
34ien de Troyes, et quelques éléments de mythologie grecque. On a longtemps polémisé sur l’autonomie relative des deux littératur
17 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
35n’est nullement l’agapè chrétienne ; c’est l’Éros grec, qui est jouissance, et jouissance d’une naturelle et surnaturelle Be
18 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
36 pourtant un Hindou, un Chinois s’en étonnent. Un Grec ressuscité ne s’en étonnerait pas moins. D’où nous viennent donc ce g
19 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
37s modernes sont presque retournés à la simplicité grecque, le tournoi de la fin du moyen âge, avec ses riches ornements et sa m
20 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
38ration des droits de l’homme. C’est une invention grecque, et sa naissance signale la naissance même de l’hellénisme. L’individ
39nd indistinct des peuplades indo-germaniques, les Grecs sont les premiers à se détacher, à prendre figure, donc à s’individua
40des origines communes. « Il n’y a plus ni Juif ni Grec », écrit saint Paul. Elles ne tiennent compte ni de la race, ni des t
41 par l’Église chrétienne. Ce n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. Et ce
42Fils et le Saint-Esprit, les Docteurs de l’Église grecque avaient adopté le terme romain de persona. C’est ce même terme qui va
43que cet individualisme est un retour du paganisme grec. Mais il est non moins évident qu’il représente une réaction inévitab
44tte conséquence-là. Lorsque la religion orthodoxe grecque, par exemple, disparaît en tant qu’Église vivante, il reste dans le p
45e, à partir de laquelle il n’y a plus ni Juifs ni Grecs. Elle ne demande pas : que crois-tu ? qu’espères-tu ? mais elle deman
21 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
46 les activités d’une société donnée. Dans la cité grecque, par exemple, tout était rapporté à la mesure de l’individu raisonnab
22 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
47ans une entité collective : Satan, ou diabolos en grec, l’Accusateur, l’ennemi du genre humain, qu’on assimile aussi au Serp
48s divines, des messagers, — comme le dit leur nom grec, agellos ; des serviteurs à la fulgurante volée, dont la vitesse est
23 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
49, à partir de laquelle il n’y a plus ni Juifs, ni Grecs. Elle ne demande pas : [p. 69] que crois-tu ? qu’espères-tu ? mais el
24 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
50don, à partir desquels « il n’y a plus ni juif ni grec ». Elle ne demande pas « Que crois-tu ? Qu’espères-tu ? », mais elle
51tions protestantes, les anglicans, les orthodoxes grecs et russes, et les vieilles Églises du Proche-Orient, c’est-à-dire tou
25 1944, Les Personnes du drame. Introduction
52ette identité [p. 14] scandaleuse. Folie pour les Grecs, dit saint Paul, et scandale pour les Israélites. Un jour Jésus deman
26 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
53u’il s’agit de celle du pays de Vaud : non pas la grecque, qui est scolaire — pour eux — mais la biblique, qui est vivante.) Ai
54« aussi direct que possible ». Goethe sait mal le grec, et connaît les statues par l’estampe. Il lui faut les intermédiaires
27 1946, Journal des deux Mondes. 15. Le choc de la paix
55ches, ornée de colonnes et d’un fronton de temple grec. Je compte beaucoup de barbes longues et bouclées. La rue est sale. S
28 1946, Journal des deux Mondes. 17. Le mauvais temps qui vient
56s autres, comme les Français, les Hollandais, les Grecs, les Russes. Mais les Allemands aussi, finalement, ont souffert, se s
29 1946, Lettres sur la bombe atomique. 17. La fin du monde
57re trompette. » Or savez-vous ce que dit le texte grec, là où le français traduit « en un instant » ? Il dit en atomo — dans
30 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
58bles de faire image. L’individu est une invention grecque, et sa naissance signale la naissance même de l’hellénisme. C’est l’h
59 divers groupes qui fondent les premières thiases grecques, communautés comparables à la cité moderne, et basées non plus [p. 62
60es origines communes : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec. » Elles ne se fondent pas sur la classe ou la race, ni sur quelque a
61 Cet homme d’un type nouveau n’est pas l’individu grec, puisqu’il se soucie davantage de servir que de se distinguer. Il n’e
62es relations constituant la Trinité, les docteurs grecs avaient adopté le terme latin de persona (rôle social). C’est ce même
31 1947, Doctrine fabuleuse. 11. Le nœud gordien renoué
63acle nouveau ne tarda pas à le consacrer chez les Grecs : quiconque parviendrait à le dénouer, régnerait sur toute l’Asie. Ca
32 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
64gistre de l’humour profond, reproduit notre fable grecque, mais la conduit à une heureuse fin. L’oncle van der Kabel vient de m
33 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
65s de Finlande et de Suède, les Orthodoxes serbes, grecs, ukrainiens et russes, les Vieux catholiques, les réformés Hongrois,
34 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
66açonnée par le judéo-christianisme, par la notion grecque d’individu, par le droit romain, par le culte de la vérité objective,
35 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
67 germains, slaves et anglo-saxons, scandinaves et grecs, se verraient soumis aux mêmes lois et coutumes, qui ne pourraient sa
36 1953, La Confédération helvétique. 1. Le peuple et son histoire
68e centrale et les citoyens de Genève qu’entre les Grecs et les Hollandais, les Tchèques et les Portugais. [p. 55] Mais le Zou
37 1954, Preuves, articles (1951–1968). La Table ronde de l’Europe (janvier 1954)
69olitiques est typique de l’Européen, héritier des Grecs, des Romains, de l’Église catholique, et des clubs jacobins. Cette cr
70econd argument est dû à M. Cotsaridas, publiciste grec : « Dans les domaines militaire, économique et politique, les organis
38 1954, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Deux notes sur la souveraineté nationale (mai 1954)
71econd argument est dû à M. Cotsaridas, publiciste grec : Dans les domaines militaire, économique et politique, les organisat
39 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
72une image vivante de ces assises du christianisme grec : les grands Conciles. Qu’on se figure bien moins de savantes réunion
73et de la Gnose en pleine effervescence, les Pères grecs et latins ne disposaient en fait que de notions et de mots inadéquats
74l’Incarnation, précisée à l’extrême par les Pères grecs, et maintenue par des soins jaloux au plus haut point du paradoxe, a
75iraient pas encore pour permettre la science. Les Grecs croyaient à l’ordonnance cosmique, mais ils n’en retenaient pour vrai
76 la différence fondamentale qui sépare la science grecque de notre science moderne, laquelle ne pouvait naître, selon lui, que
77a pensée nietzschéenne Karl Jaspers 23  : Si les Grecs, qui fondèrent la science, ont pourtant ignoré la science universelle
78… Devant l’immensité de l’expérience possible, le Grec s’en tient à des images cosmiques fermées, à la beauté du cosmos tel
79aussi, et même Descartes cèdent à cette impulsion grecque qui veut à tout prix établir une forme close, paralysant ainsi la sci
80 et dans l’espace — comme l’ont cru les atomistes grecs, puis Nicolas de Cuse et Giordano Bruno, et comme l’affirment aujourd
40 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
81que. Car si le soleil se lève à l’Orient pour les Grecs, il en va de même pour les Hindous, et ceux-ci ne figurent pas pour a
82rmée, pour l’équipement de la campagne contre les Grecs, demande au roi cette faveur : exempter de la guerre un de ses cinq f
83ieu défileront les armées qui marchent contre les Grecs, et dans ces armées se trouveront les quatre frères et le père du cou
84du coupé en deux. Ce qui manque ici, c’est l’idée grecque de mesure et, en liaison avec elle, l’idée de liberté. Seule l’idée d
41 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
85me. La foi chrétienne va donc, elle aussi, parler grec. Mais son discours assemble un peuple et suscite une communauté. Cell
86ne de grâce et de vérité. » Ce scandale pour les Grecs, cette folie pour les Juifs, ce désordre aux yeux des Romains, cet av
87 ignoré de l’Antiquité comme de l’Orient. Car les Grecs n’ont connu que la Chance et ses coups ; et l’Orient, que l’ascèse in
88curieux, mais non contradictoire, au fond, que le Grec rationaliste ait cru dans le Hasard, tandis que l’Hindou mystique, pa
89sacré ; si la seconde dimension, inventée par les Grecs, est celle qui fonde en soi l’individu et son mode de relations, la C
90 prochain. Cet homme, mieux libéré que l’individu grec, mieux engagé que le citoyen romain, mais libéré par la foi même qui
91 déjà fortement structuré à la fois par la pensée grecque, les traditions religieuses du Proche-Orient, et l’ordre impérial des
92idée de personne qui permet la synthèse de l’idée grecque d’individu et de l’idée romaine de citoyen, et maintient au travers d
42 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
93une image vivante de ces assises du christianisme grec : les grands Conciles. Qu’on se figure bien moins de savantes réunion
94et de la Gnose en pleine effervescence, les Pères grecs et latins ne disposaient en fait que de notions et de mots inadéquats
95 sociétés non moins que de doctrines. Dialectique grecque et juridisme romain, catalysés par l’exigence chrétienne, ont produit
96te dès l’époque des conciles œcuméniques. Apport grec. — L’homme se détache du corps magique en lequel se mêlaient sans fin
97Si la dissociation menaçait en permanence la Cité grecque, c’est la sclérose collectiviste qui va causer la chute de Rome. C’es
98té morale qui était celle de l’individu selon les Grecs, et l’honneur de servir, qui était celui du citoyen romain. Il devien
99celui de l’abandon au sacré collectif — maladie « grecque » et maladie « romaine » de la personne. La spire Si dans la Person
100e foi capable d’assumer le meilleur de l’héritage grec, et de le sauver de la dissociation bien mieux que n’avait su le fair
101x Pythagoriciens ? Faut-il imaginer que la pensée grecque, hantée par cette forme antinomique de l’entendement, l’aurait transm
43 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
102par une révolte vaine, pure démence à ses yeux de Grec ou d’Oriental, mais par le rêve immense des religions, transformant l
44 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 6. L’expérience de l’espace
103sent plus séduisantes. Curieux et téméraires, les Grecs nous ont légué le mythe des Argonautes et l’Odyssée. Dans la quête de
104 passion colonisatrice a pu soutenir la passion « grecque » ou « judaïque » d’une quête pour l’amour de la Quête. Les raisons h
45 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
105l’Incarnation, précisée à l’extrême par les Pères grecs, et maintenue par des soins jaloux au plus haut point du paradoxe, a
106iraient pas encore pour permettre la science. Les Grecs croyaient à l’ordonnance cosmique, mais ils n’en retenaient pour vrai
107 la différence fondamentale qui sépare la science grecque de notre science moderne, laquelle ne pouvait naître, selon lui, que
108a pensée nietzschéenne Karl Jaspers 60  : Si les Grecs, qui fondèrent la science, ont pourtant ignoré la science universelle
109… Devant l’immensité de l’expérience possible, le Grec s’en tient à des images cosmiques fermées, à la beauté du cosmos tel
110aussi, et même Descartes cèdent à cette impulsion grecque qui veut à tout prix établir une forme close, paralysant ainsi la sci
111 et dans l’espace — comme l’ont cru les atomistes grecs, puis Nicolas de Cuse et Giordano Bruno, et comme l’affirment aujourd
46 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 10. Le drame occidental
112e la preuve [p. 243] décisive de leur succès. Les Grecs et les Romains ne disposaient pas d’une marge de supériorité incontes
47 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur Voltaire (février 1957)
113las, des considérations sur la tolérance chez les Grecs, les Hébreux, les Romains et les premiers chrétiens, des digressions
48 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
114par une révolte vaine, pure démence à ses yeux de Grec ou d’Oriental, mais par le rêve immense des religions, transformant l
49 1958, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Éducation européenne (février 1958)
115eille culture populaire et de souvenirs antiques (grecs et romains), mais qui était en voie de dépeuplement, voir si l’on peu
50 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
116nstitue le drame, le monde ouvert par la tragédie grecque, par l’Évangile, monde du Dieu-Homme et du paradoxe, du sacrifice et
117ent à l’Asie, et n’eût été compris que par peu de Grecs, par les Eléates, et par aucun Romain. Il y aurait beaucoup à dire là
51 1959, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Carlo Curcio, Europa, Storia di un’idea (septembre 1959)
118tant d’ennui ou de fatigue. Il nous mène du mythe grec de l’Europe jusqu’au drame de la lutte actuelle pour notre union, à t
52 1960, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Trois initiales, ou raison d’être et objectifs du CEC (1959-1960)
119[p. 3] EUROPE, qui fut d’abord un mythe sémite et grec, puis une définition géographique — l’Ereb hébreux, le pays du coucha
53 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
120i inspire cette pudeur qui caractérise tout amour grec » 27 . Il s’oppose plus encore à l’amour courtois, essentiellement fi
121pè dont il est ici question n’est encore pour les Grecs que l’amour désintéressé ; mais dans l’esprit de Nietzsche, elle dési
122premier coup la musique à sa perfection, chez les Grecs comme parmi nous, mais elle y ajoute aussitôt le mythe tragique, et l
54 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
123nstitue le drame, le monde ouvert par la tragédie grecque, par l’Évangile, monde du Dieu-Homme et du paradoxe, du sacrifice et
124ent à l’Asie, et n’eût été compris que par peu de Grecs, par les Éléates, et par aucun Romain. Il y aurait beaucoup à dire là
55 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
125st en Dieu ». (Colossiens, III, 3.) Dès les Pères grecs et le latin Boèce, à travers Jean Scot Erigène, jusqu’à Richard de Sa
56 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
126t qu’elle n’est jamais venue dans ce pays que les Grecs appellent maintenant l’Europe, mais qu’elle passa seulement de Phénic
127 Elle est si belle quant aux yeux — comme son nom grec l’indique — et d’une si éclatante blancheur, que Zeus lui-même s’en é
128hucydide entre autres, nous possédons une version grecque tardive : la célèbre « Idylle » de Moschos, qui date du iie siècle a
129t plus que se pelotonner sans défense ! Le milan grec qui fond sur l’aigle perse annonce la défaite de Xerxès et sa dernièr
130lon la plupart des commentateurs récents du Mythe grec 6 , Europe fut d’abord une déité asiatique avant de devenir une héroï
131ce. [p. 18] À la vérité, l’arrière-plan du mythe grec est sémitique. Il se situe dans un complexe assyrio-hébraïque auquel
132iens-Tyriens, c’est-à-dire des Cananéens, que les Grecs nommeront Phéniciens et qui sont des Sémites : les Hébreux de la mer.
133, de Tyr et de Sidon, donc de la « Phénicie » des Grecs. Il a son siège en Kaphtor (Crète) et il est aussi le grand dieu d’Ed
134érard, que le symbole fréquent dans les intailles grecques archaïques « du disque solaire et du croissant géminés, proclame l’or
135oncourt à prouver l’ascendance sémitique du mythe grec, ce qui n’a rien pour étonner le lecteur des travaux de Bérard sur le
136s sémitiques de tant de noms de dieux et de lieux grecs. Et tout cela nous renvoie, historiquement, à des événements situés a
137e avant notre ère, selon les anciennes chroniques grecques, méprisées par le xixe siècle mais confirmées par les recherches et
138s, ou de ces preuves, si l’on en revient au mythe grec, on voit qu’Europe reste le nom d’une puissance féminine enlevée à l’
139ondée par le dieu mâle qui règne sur l’Olympe des Grecs continentaux : le grand masque d’or retrouvé sous les ruines de Mycèn
140rèce continentale. Et voici le moment où le génie grec s’en empare pour le faire entrer dans son polythéisme et pour l’human
141ce, le principe, la racine de tout le polythéisme grec. Il maintient l’unité entre toutes ces divinités qui se multiplient e
57 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.3. Le Mythe de Japhet
142dans l’esprit de ces auteurs par la traduction en grec de l’allégorie (biblique) : au latin latus (large, étendu) correspond
143e) : au latin latus (large, étendu) correspond le grec eurus, dont dérive la forme poétique europos, assimilée à « Europe »
144ait ainsi établi entre la Genèse et la mythologie grecque. L’Europe ferait partie de l’économie du salut, serait donc un concep
145ce en passant en Italie : que c’est de là que les Grecs s’appelèrent Ioniens parce qu’Ion envoya des colonies sur les côtes d
58 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.4. Cadmus ou la quête d’Europe
146act ou de contamination entre les deux mythes, le grec et le biblique. Voyons d’abord les légendes grecques. Agénor, roi de
147 grec et le biblique. Voyons d’abord les légendes grecques. Agénor, roi de Tyr venu de la région du Delta pour habiter le pays d
148 vers cette terre du soir, — Hespéria, dirent les Grecs. Amentit-Europe-Hespérie, trois noms équivalents pour cette Terre du
149ent plus tard en Ionie, patrie d’Homère, la prose grecque et la philosophie. Qu’on n’oublie pas non plus qu’Hésiode, le premier
150père de Deucalion, qui fut précisément le Noé des Grecs… L’Antiquité tenait Japet pour l’ancêtre du genre humain. Audax Japet
59 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.5. Les étymologies
151it mettre à côté du sombre Érèbe de la mythologie grecque. En effet, ne pouvant pas déplacer encore davantage vers l’Occident l
152p. 31] G. de Reynold, qui tient pour l’étymologie grecque, nous signale toutefois une raison supplémentaire en faveur de l’orig
153nt, du sémitique ereb, soir. d) Reste notre nom grec, celui de la fille d’Agénor. Ici, nous invoquerons de nouveau G. de R
154e. Nous avons là des composés de deux autres mots grecs : l’adjectif eurus, large, ample, spacieux ; le substantif ops, terme
155lles le sujet ? Pas tout à fait, car l’étymologie grecque ménage à son tour des possibilités diverses. Voici l’une d’elles, exp
156calion ? Que celui-ci est le Noé de la mythologie grecque, seul rescapé avec Pyrrha sa femme (grâce à l’Arche en demi-lune que
157n ? Hellén est donc l’arrière-petit-fils du Japet grec, tandis que Japhet était le fils du Noé biblique. La mère de Hellén,
60 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.6. Le concept géographique
158nts de ressemblance. Pourtant ce ne sont pas les Grecs qui ont « découvert » l’Europe, mais bien les Phéniciens, étendant le
159peurs y voilent la clarté du jour. Cependant les Grecs ont été les premiers à donner à ce continent le nom de la princesse e
160que cet universalisme ? Mais venons-en aux textes grecs. G. de Reynold 32 distingue trois étapes dans le passage de la conce
161ment et de leur esclavage perpétuels. La race des Grecs, occupant les contrées intermédiaires, réunit ces deux sortes de cara
162istes » ou « unionistes » européens : On appelle Grecs plutôt les gens qui participent à notre éducation que ceux qui ont un
163des forêts s’agitait sous leurs pieds. Strabon, Grec du Pont, écrivant sous les règnes d’Auguste et de Tibère, nous donne
164trouve en effet dans Taine : C’est ainsi que les Grecs ont réussi à faire des montagnes et des rochers où ils étaient confin
165qu’on peut dire que les conquêtes successives des Grecs, des Macédoniens et des Romains n’ont fait elles-mêmes que la servir
166ne idée générale. Dira-t-on que tous ces auteurs grecs confondent l’Europe avec la seule province de Thrace qui porta en eff
61 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.7. De la géographie à l’histoire
167 d’Europe est beaucoup plus ancien, et les mythes grecs et sémitiques beaucoup moins éloignés de la réalité qu’on ne l’imagin
168que. Car si le soleil se lève à l’Orient pour les Grecs, il en va de même pour les Hindous, et ceux-ci ne figurent pas pour a
62 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
169roisième groupe, que nous appelons maintenant les Grecs, occupa une partie de l’Europe et une partie de l’Asie. C’est d’un se
170 en leur puissance d’abord le glorieux empire des Grecs, puis … déportant hors des pays chrétiens un nombre d’âmes presque in
171lle soit réparée. … Bien qu’à présent le sort des Grecs soit lamentable et qu’il faille déplorer la ruine de Constantinople e
172 Arméniens, Jacobites, Maronites et le reste. Les Grecs se séparèrent de l’unité de l’Église romaine lorsque tu envahis Const
63 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.4. « Têtes de Turcs »
173avel et tant d’autres Renaissants, le vieux thème grec de l’opposition Asie-Europe : [p. 85] Aristote, grand sectateur de
174t traduit les Saintes-Écritures de l’hébreu et du grec en arabe.) Postel croit à la Monarchie universelle, mais non pas à la
64 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.5. Les grands desseins du xviie siècle
175hrétiennes (comme il y en a chez les Romains, les Grecs, les Éthiopiens, les réformés, etc.) feront bien de fusionner en un s
65 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.1. Perspectives élargies
176ciennes républiques étoliennes et achéennes ; les Grecs avaient adopté pareil régime politique pour se défendre contre la pui
177la langue hébraïque ; la plus délicate, la langue grecque ; la plus importante, la langue latine ; disons enfin qu’à ne s’en te
66 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
178és de nous par un long espace de terre, comme les Grecs et les Romains à être séparés par une longue suite de siècles ; tout
179appelé outrage. Les Tartares, détruisant l’empire grec, établirent dans le pays conquis la servitude et le despotisme ; les
180s modernes, les anciens ne l’ont pas ignorée. Les Grecs eurent leurs amphictyons, les Étrusques leurs lucumonies, les Latins
181pour résister aux grands ? Comme jadis les villes grecques résistèrent au grand roi, et comme plus récemment la Hollande et la S
67 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.3. Évolution : vers le progrès ou vers la décadence ?
182t comme il convient la valeur de la liberté ; les Grecs le surent et c’est grâce à eux — dont les mérites ne pourront jamais
68 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.3. Synthèses historico-philosophiques (I)
183lie et le commerce actif de ce même pays avec les Grecs n’aient pas pu rester sans conséquences pour les habitants de toutes
69 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.6. Goethe
184l nous faut sans cesse retourner vers les anciens Grecs dont les œuvres représentent toujours l’homme harmonieux. Nous devons
70 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
185 c’est la période de transition entre la religion grecque et le christianisme. Entrez donc aussi, philanthropes et encyclopédis
186 plus tard, comme elle l’était en partie chez les Grecs d’alors ; puis elle répondait suffisamment aux forces et à la civilis
187ment qu’un seul homme était libre, — que le monde grec et romain a su que quelques-uns étaient libres, — mais que nous savon
71 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
188 la domination d’Alexandre, la rivalité des cités grecques… et de même, l’Europe commence à n’être plus qu’une nation depuis qu’
189 la définition classique formulée d’abord par les Grecs, véritables ancêtres, selon lui, de notre « idée européenne » : L’Eu
190sme, du magisme, du platonisme, de la philosophie grecque et du droit romain. Si je ne croyais pas à l’Église, s’écrie quelque
191, le rétablissement des confédérations italienne, grecque, batave, Scandinave et danubienne, prélude de la décentralisation des
192 Burckhardt a louées ou négligées. Son Europe est grecque, puis Renaissante ; elle met au premier rang les moralistes français
72 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
193tienté de jadis ? Car l’humanisme, l’héritage des Grecs, ont-ils jamais été plus qu’une atmosphère morale, une atmosphère qui
194ous sommes depuis longtemps dans la situation des Grecs après les premières victoires romaines, peut-être subirons-nous aussi
73 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.2. Crépuscule ou nouvelle aurore ?
195une créature vulgaire, formaliste, vide comme les Grecs de la décadence et ceux de l’histoire byzantine. Telles seraient les
196intitulé La philosophie à l’époque de la tragédie grecque. Du fond d’un éloignement chronologique et historique de deux milléna
74 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
197et soumise, quant à l’esprit, à la discipline des Grecs, est absolument européenne. Reprenons maintenant ces Trois Sources.
198uropéenne réside dans la synthèse de la tradition grecque et de la tradition biblique. [p. 336] Au xxe siècle, cependant, les
199t coutume de rapporter à des origines romaines ou grecques, relèvent plutôt de la source hébraïque. Ainsi, les Jacobins croyaien
200l’origine de la science moderne serait bien moins grecque que biblique. C’est Karl Jaspers qui l’a mis en lumière d’après Nietz
201ndes, et aussi dans la Grèce antique ; la science grecque est seulement une introduction et un moyen pédagogique. D’où vient la
202tion du monde et dans la conscience de l’être des Grecs — la science en tant que construction logique fait éclater la logique
203s des millions de vies intimes. Quant à la source grecque, qui ne peut irriguer que les couches intellectuelles de nos pays, el
204. La renaissance de notre intérêt pour les choses grecques se traduit au xxe siècle par les signes les plus divers : découverte
205; reprise des thèmes et des titres de la tragédie grecque par la plupart de nos dramaturges, poètes et compositeurs (les Choéph
206ose ainsi le problème de la vitalité de la source grecque dans notre temps : L’homme — celui de l’Occident du moins — travaill
207stion devient pour nous brûlante : que furent les Grecs ? Au surplus, lorsque nous éprouvons les nombreuses insuffisances de
208ent la mesure de toutes choses, signifie pour les Grecs que le monde est un cosmos et qu’un ordre strict détermine tout. Cett
209rdre strict détermine tout. Cette « Nature », les Grecs ne se sont pas contentés d’y croire : ils ont cherché à la comprendre
210 culture de l’Europe, c’est la découverte par les Grecs de la manière dont cet Ordre se manifeste à notre connaissance comme
211scurcies dans notre monde, tel est l’héritage des Grecs. Il n’est pas perdu, et conserve aujourd’hui sa force. 281 Cependa
212ujourd’hui sa force. 281 Cependant, l’héritage grec, interrogé par l’homme du xxe siècle, tient en réserve bien d’autres
213ortels du haut des régions célestes, un homme, un Grec, le premier, osa lever ses yeux mortels et se dresser contre elle, en
214modèle d’Alexandre le Grand, fut le Siegfried des Grecs, héros juvénile, fort et courageux, sans trop d’esprit, qui se précip
215able Européen, enfin, par la rencontre en lui, le Grec, des traits de caractères nationaux les plus divers, français, anglai
216t, pour peu de temps, l’âme la plus naturellement grecque et chrétienne de notre temps. Jugeant, et avec quelle intransigeance,
217 vraie tradition européenne tout ce qui n’est pas grec ou évangélique, et notamment la source romaine et la source hébraïque
218t la dernière et merveilleuse expression du génie grec, comme l’Iliade en est la première ; l’esprit de la Grèce s’y laisse
219t accent de simplicité qui est la marque du génie grec, et qui fait tout le prix de la tragédie attique et de l’Iliade. … Ri
220sées d’une manière qui n’appartient qu’à lui. Les Grecs, le plus souvent, eurent la force d’âme qui permet de ne pas se menti
221s de la Renaissance par la découverte des lettres grecques, le génie de la Grèce n’a pas ressuscité au cours de vingt siècles. I
222rait qu’on ne rencontre nulle part à Athènes. Âme grecque et intelligence romaine — voilà ce que c’est. Telle est aussi la diff
223aine en général ne seraient intelligibles. Chaque Grec a un trait de Don Quichotte, chaque Romain un de Sancho Panca, toutes
224uant l’héritage vivant de l’Europe. 293 Source grecque et source chrétienne sont restées de nos jours les deux plus vives. S
75 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
225s humains de cette nation. C’est l’antique nation grecque des viie et vie siècles avant J.-C. En son sein se manifeste une at
226 forme de culture cohérente et systématique : les Grecs la nommèrent philosophie… Dans cette irruption de la philosophie, ent
227 tout de suite que la philosophie, la science des Grecs, n’est rien qui les désigne d’une manière spécifique ni qui soit appa
228t ces philosophies sur le même plan que celle des Grecs, et les considèrent simplement comme des configurations historiques v
229s et de principe. Ce n’est en effet que chez les Grecs que nous trouvons cette attitude nouvelle à l’égard de la « théorie »
230 et générale. L’attitude théorique prend chez les Grecs son origine historique. La « crise de l’existence européenne » dont o
231types d’Européens, depuis les Irlandais jusqu’aux Grecs et des Portugais aux Finnois. Il est exact que certains de ces mots s
232an prométhéen. Après tout, Prométhée est un mythe grec, et ce n’est pas des Grecs que nous vient la technique. Platon : Entr
233 Prométhée est un mythe grec, et ce n’est pas des Grecs que nous vient la technique. Platon : Entre l’exercice d’une professi
76 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.3. L’Europe et le Monde
234r un regard en arrière sur ce qu’accomplirent les Grecs et les Romains dans le monde, il n’y a pas si longtemps. Nous verrons
235s humains… Au iie siècle avant Jésus-Christ, les Grecs conquirent toute l’Inde, jusqu’au Bengale, et au même siècle, les Rom
236t aujourd’hui l’Espagne du sud et le Portugal. Le grec « populaire » dans lequel fut rédigé le Nouveau Testament, au Ier siè
237ar les armées romaines, tandis [p. 373] que l’art grec, au service d’une religion hindoue — le bouddhisme — accomplissait un
238iques n’avait pas encore fait son apparition, les Grecs pouvaient se vanter, comme nous pouvons le faire aujourd’hui, d’avoir
239me et les dimensions. Cette emprise de la culture grecque, à partir du ive siècle avant Jésus-Christ, fut pour le monde un cho
240actions psychologiques de défense qu’au temps des Grecs et des Romains… Naturellement, je ne veux pas insinuer par là que nou
241s choses se terminent tout autrement que pour les Grecs et les Romains. La rencontre contemporaine entre le monde et l’Occide
242sait et multipliait les problèmes de la « polis » grecque. Mais, dans la perspective où nous le voyons maintenant, le moment où
243enne sur eux est plus profonde que celle du monde grec sur l’Orient ; elle s’insinue, d’une façon ou d’une autre, et d’avent
244reposait pas exclusivement sur l’esprit. La forme grecque est encore à la racine de l’art de l’Extrême-Orient, et l’Éthos juif
245e initiale peut en être cherchée dans l’antiquité grecque, car celle-ci avait discerné déjà l’essence de nos méthodes scientifi
77 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.4. L’Unité dans la diversité. Fondement de l’Union fédérale
246nce de générations d’étude de la poésie latine et grecque. Aujourd’hui encore, l’anglais dispose de possibilités permanentes de
247rations modernes dans les vieux textes hébreux et grecs ; la Révolution française emprunta ses symboles et les titres de ses
248ous unir, rappelle plutôt celle d’un char à bœufs grec peinant dans la boue de la Thessalie. Reconnaissons ici, et dans la f
78 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
249i inspire cette pudeur qui caractérise tout amour grec » 98 . Il s’oppose plus encore à l’amour courtois, essentiellement fi
250pè dont il est ici question n’est encore pour les Grecs que l’amour désintéressé ; mais dans l’esprit de Nietzsche, elle dési
251premier coup la musique à sa perfection, chez les Grecs comme parmi nous, mais elle y ajoute aussitôt le mythe tragique, et l
79 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
252rist en Dieu ». (Colossiens, 3, 3.) Dès les Pères grecs et le latin Boèce, à travers Jean Scot Érigène, jusqu’à Richard de Sa
80 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
253les arrachent à l’insouciance » 1 . Mais un autre grec, Strabon, écrivant sous Tibère, attribue au contraire cette même supé
254ment d’une princesse de Tyr par le grand dieu des Grecs, transformé en taureau, traduit l’Histoire : notre Europe est effecti
255me. À l’individualisme qui régnait dans les cités grecques, il substitue le culte de l’État et des grandes institutions centrali
256semble qu’un des héros de la plus ancienne poésie grecque symbolise au mieux la passion qui anime cette aventure sans précédent
257ques de l’Amérique 13 . La victoire militaire des Grecs sur les Troyens préfigure les expéditions militaires des Européens su
81 1962, Les Chances de l’Europe. II. Secret du dynamisme européen
258 à l’ancêtre du Forum lui-même, c’est l’agora des Grecs, où naquit le civisme occidental. Que la mairie (l’hôtel de ville, le
25916 . Face à l’hôtel de ville, l’église. Le temple grec sur l’agora, l’autel romain sur le forum, enfin l’église chrétienne o
82 1964, Preuves, articles (1951–1968). Un district fédéral pour l’Europe (août 1964)
260angers en Suisse (Italiens, Allemands, Espagnols, Grecs et Turcs). Ce n’est pas le Marché commun qui les amène. C’est l’expan
83 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.6. « Ce petit peuple égalitaire… »
261poratif mais non collectiviste, esprit de la cité grecque mais re-tribalisée par l’Allmend, [p. 64] propriété coopérative. Et l
84 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.2. Les paradoxes de la vie économique
262 dizaines de milliers d’Espagnols, de Turcs et de Grecs posent des problèmes sans précédents aux entreprises, aux communes, e
85 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
263 traditions communes à tous nos peuples, comme la grecque, la romaine, la judéo-chrétienne, la celte, la germanique, etc., bien
264euchâtelois, peint de belles Siciliennes au front grec, à l’œil noir, sur un fond de mer romantique. C’est assez nervalien,
265 de l’homo alpinus : des cheveux bouclés de pâtre grec, un front de taurillon d’Uri, le teint brun. Virtuosité du trait qui
266ratique, naturellement alpestre et volontairement grec, exilé dans le temps et la hauteur, Spitteler demeure un sommet que l
267 intellectuel et spirituel des Églises romaine et grecque — il connaît et il redécouvre la valeur des rites et des symboles et
86 1965, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). L’Europe et le monde [Introduction] (février 1965)
268t joué les Européens, et eux seuls, des stoïciens grecs et romains aux Pères de l’Église et aux rationalistes du xviiie sièc
87 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Civisme et culture (notamment artistique) (mai 1967)
269louse-Lautrec, tantôt remonte au dessin des vases grecs, tantôt s’amuse à refaire Les Ménines de Vélasquez, ou s’inspire de s
88 1967, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vingt langues, une littérature (mai 1967)
270t : l’Europe seule a conçu, et possède dès l’aube grecque, une littérature, au sens actuel du mot, profane, diversifiée, englob
271inno-ougrien) par leurs racines indo-européennes, grecques, latines, et par leurs emprunts mutuels dans l’ère moderne. Ce n’est
89 1968, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Hölderlin dans le souvenir des noms splendides (1968)
272ns ou d’amples chutes, de rythmes brisés, de noms grecs, d’éclats de lumière élevés dans l’immense paysage intérieur. Ou moin
90 1968, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Vers une fédération des régions (hiver 1967-1968)
273 se passe bien plus vite de nos jours qu’à l’aube grecque de notre histoire. Je ne cite pas la Grèce par hasard. Car je tiens l
274tre ère l’apparition de la polis, dans la société grecque archaïque. Et l’on sait que la polis devint en moins d’un siècle l’un
91 1970, Le Cheminement des esprits. I. Historique — I.5. Trois initiales, ou raison d’être et objectifs du CEC
275ux. Europe , qui fut d’abord un mythe sémite et grec, puis une définition géographique — l’Ereb hébreux, le pays du coucha
92 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.1. L’Europe contestée par elle-même
276à l’âge romain. Elle eût éliminé [p. 58] l’esprit grec et le christianisme prophétique — ou bien eût succombé aux invasions
93 1970, Le Cheminement des esprits. II. Diagnostics de la culture — II.5. Pronostics 1969 (une interview)
277our la sensibilité. Comme l’ont fait la statuaire grecque avec ses dieux à formes humaines, l’architecture médiévale avec les v
94 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.1. Éducation, civisme et culture
278utrec, tantôt [p. 89] remonte au dessin des vases grecs, tantôt s’amuse à refaire les Ménines de Velasquez, ou s’inspire de s
95 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.2. Le civisme commence au respect des forêts
279e mesure, est essentiellement [p. 95] européenne, grecque d’abord. Elle le demeure face à la démesure naturelle aux peuples de
96 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.9. L’Europe, l’été…
280ik, les tragédies lyriques dans des amphithéâtres grecs ou romains, les ballets dans des parcs royaux, les messes de Bach ou
97 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.10. Le Dialogue des cultures
281ns et d’ailleurs légendaires où le grand dieu des Grecs emporta de vos rives une jeune et belle princesse, fille d’un roi de
282concept européen, ne l’oublions pas : ce sont les Grecs qui lui ont donné son nom, en même temps qu’ils donnaient au continen
98 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
283Grandes-Bretonnes, Grands-Bretons ! Hellènes et Grecs ! Hollandaises et Néerlandais ! Hongroises et Magyars ! Irlanda
99 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
284 Français, Insulaires et Continentaux, Suédois et Grecs (pour ne parler que de géographie, d’histoire récente et de modes de
285oyants que soient les contrastes entre Suédois et Grecs, par exemple, il n’en reste pas moins qu’un Suédois lisant Kazantzaki
286moins qu’un Suédois lisant Kazantzaki, [p. 30] un Grec lisant Selma Lagerlöf, un Français et un Allemand lisant ces deux aut
287ait le rôle social et relationnel d’un homme. Les Grecs avaient les termes d’hypostasis (substance propre) et de ousia (subst
288hrétien à un mot latin interprété selon la pensée grecque. De là vient, par une extension normale — puisque le Fils est « à la
289ences décisives : l’Empire romain, la philosophie grecque et le christianisme. Définition célèbre, qui néglige les apports celt
290préétablie entre le prophétisme juif et la mesure grecque, le sens critique et la raison d’État, les religions syncrétistes et
291, assez mal compatibles avec celles de la sagesse grecque et totalement contraires à celles de Rome. À la morale de la mesure e
292omplexe que nos origines. Car la liberté, pour le Grec, c’est la critique frondeuse, l’acte civique, ou le risque individuel
293t : l’Europe seule a conçu et possède, dès l’aube grecque, une littérature, au sens actuel du mot, profane, diversifiée, englob
294inno-ougrien) par leurs racines indo-européennes, grecques, latines, et par leurs emprunts mutuels dans l’ère moderne. Ce n’est
295diaire entre l’Autrichien et l’homme ».) Pour les Grecs et les Chinois également, il existait deux espèces différentes de bip
296ux espèces différentes de bipèdes verticaux : les Grecs ou les Chinois, d’une part, et les barbares, c’est-à-dire tous les au
297rimée par saint Paul (« Il n’y a plus ni Juifs ni Grecs, ni esclaves ni hommes libres, ni hommes ni femmes, car vous êtes tou
298up mieux que les fresques de Lascaux, les statues grecques et les temples des Pharaons menacés par les eaux d’un barrage. La mor
299e l’Égypte et du Proche-Orient, prolongées par la grecque et la romaine, dont l’essentiel vit dans la nôtre, sont-elles vraimen
100 1970, Lettre ouverte aux Européens. II. L’union fédérale
300’Un sans distinction. Mais l’Occident, dès l’aube grecque, cherche à maintenir les deux termes, non pas en équilibre neutre, ma
301t de docteurs se mettent d’accord pour définir en grec la nature à la fois triple et une du Dieu Père, Fils et Saint-Esprit,
302e au Moyen Âge. Toute vie civique, depuis la cité grecque, est communale d’abord, municipale. C’est au niveau de la vie civique