1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1nte aventure. Les épisodes s’appellent : collège, guerre, sport… la Relève du Matin, le Songe, les Olympiques. Et voici le Cha
2Olympiques. Et voici le Chant funèbre, adieu à la guerre et aux jeux, avant de partir pour de nouvelles conquêtes. Terriblemen
3tte absence de haine ; cette épouvante, devant la guerre… proviennent de plus d’humanité ou de moins de santé ». À maintes rep
4qu’il appelle, c’est autre chose que l’absence de guerre, c’est une paix que travaillerait le levain des vertus guerrières. « 
5st entré de plain-pied, en même temps que dans la guerre. Que de sacrifices ne lui devra-t-il pas offrir ainsi les romans « in
2 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
6quement à cet épuisant et forcené gaspillage : la guerre. Certains s’en tiennent à leur dégoût et l’exploitent. Ainsi se légit
7, Marcel Arland, — plus jeune, il n’a pas fait la guerre — c’est le même désenchantement précoce, sans la brusquerie de ses aî
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alix de Watteville, La Folie de l’espace (avril 1926)
8ril 1926) q Un artiste de grand talent à qui la guerre a fait perdre le goût des théories d’écoles et de quelques autres pla
4 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Louis Aragon, Le Paysan de Paris (janvier 1927)
9 d’un traité de paix. Entre moi et vous, c’est la guerre. » Voilà pour les critiques, « punaises glabres et poux barbus », qui
5 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Conseils à la jeunesse (mai 1927)
10fait de la révolution russe… cet autre fait de la guerre… et puis, tenez ! ce fait surtout de la sacro-sainte Raison utilitair
6 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Adieu au lecteur (juillet 1927)
11era le Central de Genève ? Tout est possible : la guerre et la paix, la tradition, l’anarchie, l’ironie, le sentiment, un réve
7 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Princesse Bibesco, Catherine-Paris (janvier 1928)
12peu ironique des cours d’Europe à la veille de la guerre. De cette espèce de collaboration résultent à la fois le défaut de co
8 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
13toile mouillée d’une tente d’Indiens, des petites guerres mystérieuses, avec des ennemis et des alliés imaginaires, des jeux en
9 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
14ivité de cet espion anglais qui parvint durant la guerre à diriger le service de contre-espionnage allemand chargé de sa filat
10 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
15titulé Les Chants de Maldoror. De 1870 jusqu’à la guerre son influence fut « quasi nulle », et peut-être va-t-il rentrer dans
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
16nte de Perken, qui est tombé sur les « pointes de guerre » empoisonnées des Moïs, est un morceau admirable et atroce où éclate
12 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
17roduit ses effets sur tous les plans, celui de la guerre y compris. Mais il est bon de préciser, fût-ce à l’aide d’un seul exe
18rtant je vis des larmes dans ses yeux, c’était la guerre. [p. 29] Brève nuit d’août, le temps d’un peu se souvenir. Et bientô
13 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
19pital. Comme les autres ils ont été ruinés par la guerre, c’est-à-dire qu’ils n’ont plus de monnaie : cela n’a rien changé à l
14 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
20 l’on eût difficilement prévue au lendemain de la guerre, c’est sur la notion — et la pratique — du service nécessaire que se
21, leur travail, leur chômage, leurs vacances, les guerres, les grèves, les pourritures de leurs parlements et l’insolence des p
15 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
22angnier devait relever l’anomalie : Briand met la guerre hors-la-loi, aux applaudissements des braves gens, qui par ailleurs m
23t en prison Martin parce qu’il refuse de faire la guerre. (Ça n’est pas tout à fait des mêmes braves gens qu’il s’agit dans le
24ins : Martin fait dans la paix ce que firent à la guerre ses aînés : c’est pour la même cause qu’il se sacrifie, avec le même
25 ? » Un seul se permit de répondre que toutes les guerres sont défensives. [p. 301] Quelqu’un me demandait, à la sortie : « Av
16 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
26la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guerre et la mortalité. Caille s’avance dans la journée, et l’angoisse autou
17 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
27s ce temps. « Goethe vit sur un perpétuel pied de guerre et de révolte psychique ». Et lui-même gémit, avec une sombre joie :
18 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
28ris. Il est vrai que certains, au lendemain de la guerre, ont trop souvent crié au loup, par goût des atmosphères tragiques. L
29 « ordre » et des « idéaux » criminels. Il y a la guerre proche. La ferons-nous ? pour qui ? Il y a la misère présente : pourq
30d’entente avec l’URSS. Nous ne pensons pas que la guerre soit, comme l’écrit Lefebvre, la seule « chance » des capitalistes. I
19 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
31 cru longtemps, — le temps de nous souvenir de la guerre. Aujourd’hui, des imprécations montent de toutes les parties de la te
32contre une chrétienté qui, loin d’avoir maudit la guerre et surtout ce qui l’a permise, prétend encore dominer sur l’Europe, e
20 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
33prennent un jour l’acuité qu’elles ont, depuis la guerre, chez nos voisins. Du Front noir national-socialiste (Otto Strasser)
21 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
34tte équivoque, sans doute pensa-t-elle jusqu’à la guerre pouvoir rester longtemps la dernière à souffrir. Elle risque cependan
22 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
35 erreurs qui, depuis vingt, ans, nous ont valu la guerre, le chômage et les dictatures ? Nous trouvons une certaine attitude h
23 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Positions d’attaque (décembre 1933)
36eurs décisifs de l’inflation, du chômage et de la guerre moderne économique et militaire. 8° C’est au nom d’antagonismes natur
24 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
37Ce que cela veut dire. C’est une des leçons de la guerre. Notre refus est instinctif devant un avenir, un espoir, une action d
25 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
38ur les plus déplorables duperies collectives, les guerres « nationales », par exemple 2 . Le fascisme a montré à nu ces prétent
39 me défends en attaquant. Je préfère porter cette guerre qu’on me fait sur le territoire ennemi. Je fais de la politique pour
26 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
40tièrement par le fait qu’il était, à la fin de la guerre, caporal dans l’armée allemande. Son idéologie n’a rien de personnel,
41x, la préparation des esprits qui prélude à toute guerre moderne bien comprise serait impossible. Sans eux, les partis politiq
42 soi-même et de tout. Et nous vîmes, tôt après la guerre, reparaître le [p. 46] fameux « mal du siècle ». La jeunesse découvra
27 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
43 cru longtemps, — le temps de nous souvenir de la guerre. Aujourd’hui, des imprécations montent de toutes les parties de la te
44contre une chrétienté qui, loin d’avoir maudit la guerre et surtout ce qui l’a permise, prétend encore dominer sur l’Europe, e
28 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
45sme. Le fascisme, c’est la tyrannie, le crime, la guerre et l’oppression des ouvriers. « Qu’ils y viennent un peu voir ! » dit
29 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
46ris. Il est vrai que certains, au lendemain de la guerre, ont trop souvent crié au loup, par goût des atmosphères tragiques. L
47 « ordre » et des « idéaux » criminels. Il y a la guerre proche. La ferons-nous ? pour qui ? Il y a la misère présente : pour
48d’entente avec l’URSS. Nous ne pensons pas que la guerre soit, comme l’écrit Henri Lefebvre, la seule « chance » des capitalis
30 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
49on, elle n’est rien que l’absence obsédante de la guerre. Tout cela est assez connu, mais peu de personnes en tiennent compte.
50s à dénoncer et à combattre les instruments de la guerre menaçante : politiciens, maîtres de forges, journalistes. La corrupti
51agents les plus puissants qui travaillent pour la guerre. Les communistes ont [p. 156] parfaitement raison de soutenir que le
52soutenir que le régime est organiquement lié à la guerre, et que la guerre est une des pièces indispensables du système capita
53gime est organiquement lié à la guerre, et que la guerre est une des pièces indispensables du système capitaliste. Mais ils s’
54le, tandis qu’il était, en régime capitaliste, la guerre du droit et de la justice. Ces simplifications résument des études qu
55la fraternité. Capital, police, lutte de classes, guerre. Primauté du paraître sur l’être. La Personne : fondement de la Co
31 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
56e Collège de [p. 210] Genève en pleine période de guerre, dans une ville assiégée. Par contre, on sait que les Jésuites, triom
57 dont ils étaient les chefs était une religion de guerre, possédant toute la virulence des corps chimiques à l’état naissant.
58nous avons maintenant à nous défendre, dans cette guerre qui nous est déclarée. Or le meilleur, le seul moyen de se défendre —
59its de caractère, son héroïsme durant la dernière guerre, bref, sa personnalité, car bien d’autres en ont autant qui ne sont p
32 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
60s du capitalisme créateur d’injustice sociale, de guerres, de chômage, d’immoralité publique et d’un mercantilisme général qui
33 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
61tièrement par le fait qu’il était, à la fin de la guerre, caporal dans l’armée allemande. Son idéologie n’a rien de personnel,
62x, la préparation des esprits qui prélude à toute guerre moderne bien comprise serait impossible. Sans eux, les partis politiq
63 soi-même et de tout. Et nous vîmes, tôt après la guerre, reparaître le fameux « mal du siècle ». La jeunesse découvrait avec
34 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
64? Certes, et c’est cela que nous voyons depuis la guerre. On pourrait aussi supposer que la leçon des catastrophes dictatorial
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
65s, anciens officiers et sous-officiers pendant la guerre, s’embarquent pour l’Amérique du Sud. On les a engagés pour instruire
66 par d’énormes cimes neigeuses. Le ministre de la Guerre, un métis assez suspect, les paye mais ne leur donne rien à faire ; f
67r dire le mot de ce destin. « Nous avons perdu la guerre, Bell, et dans la situation où nous sommes, nous ne pouvons plus nous
68ps. Ce destin qui obligeait l’Allemagne, après la guerre, à vivre dans un état de guerre encore plus cruel qu’auparavant, et q
69lemagne, après la guerre, à vivre dans un état de guerre encore plus cruel qu’auparavant, et qui en faisait un pays pauvre, ab
70ir le coup, malgré les trahisons du sort. Mais la guerre, mais la politique surtout, sont en train d’ébranler leur prestige. L
36 1934, Esprit, articles (1932–1962). André Breton, Point du jour (décembre 1934)
71es premières graves confusions commises depuis la guerre sur le mot de révolution. Le public littéraire rendit un très mauvais
37 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
72on, elle n’est rien que l’absence obsédante de la guerre. Tout cela est assez connu, mais peu de personnes en tiennent compte.
73s à dénoncer et à combattre les instruments de la guerre menaçante : politiciens, maîtres de forges, journalistes. La corrupti
74agents les plus puissants qui travaillent pour la guerre. Les communistes ont parfaitement raison de soutenir que le régime es
75soutenir que le régime est organiquement lié à la guerre, et que la guerre est une des pièces indispensables du système capita
76gime est organiquement lié à la guerre, et que la guerre est une des pièces indispensables du système capitaliste. Mais ils s’
77réelle, comme il était, en régime capitaliste, la guerre du droit et de la justice. Ces simplifications résument des études qu
78la fraternité. Capital, police, lutte de classes, guerre. Primauté du paraître sur l’être. ⁂ Définitions. — La personne, c’es
38 1935, Foi et Vie, articles (1928–1977). Notes en marge de Nietzsche (mars 1935)
79t, qui, cinquante ans avant Nietzsche, partait en guerre contre la philosophie de l’Évolution selon Hegel, et dénonçait en ell
39 1935, Esprit, articles (1932–1962). Kasimir Edschmid, Destin allemand (mai 1935)
80l’on n’arrêtera pas en augmentant les dépenses de guerre. Edschmid nous conte les aventures de cinq sous-officiers de la derni
81s aventures de cinq sous-officiers de la dernière guerre que le chômage contraint à s’engager comme instructeurs de l’armée bo
82e, le droit de parler haut. « Nous avons perdu la guerre, Bell, et dans la situation où nous sommes, nous ne pouvons plus nous
83chmid est plus fort. Attendrons-nous la prochaine guerre pour lire dans ce Destin allemand l’un des secrets de notre destin à
40 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
84che), ses brusques changements de décor suivis de guerre d’usure contre l’inertie fascinante, cette vie faite d’embêtements et
85 Le spectacle de la culture européenne, depuis la guerre, nous enseigne deux grandes vérités empiriques : d’une part, les cler
41 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Ni gauche ni droite (août 1935)
86issance contre les menaces réelles, — qui sont la guerre et l’étatisme totalitaire. C’est très simple. Trop simple, sans doute
42 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les mystiques allemands du xiiiᵉ au xixᵉ siècle, par Jean Chuzeville (octobre 1935)
87s dire, avec E. R. Curtius, d’une « propagande de guerre » qu’on aimait à croire périmée. M. Chuzeville a eu le tort de vouloi
43 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
88 les pacifistes pour oser réclamer ouvertement la guerre (contre les régimes fascistes). « Orgueil patriotique » — c’est de no
44 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
89es de solitude à Paris, puis en Suisse pendant la guerre. Elles préparent aussi le retour de Lénine en Russie, au début de 191
45 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
90lliser un désordre. C’est croire que l’absence de guerre suffit à établir une paix vivante. C’est l’éternelle erreur de l’État
91aiser leur conflit. Si l’on rappelle en outre les guerres du Languedoc entre Rohan et Richelieu — dernières luttes du fédéralis
46 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
92le nom de liberté, la dictature, l’étatisme et la guerre. La guerre et l’antimilitarisme. La guerre à Hitler et la destruction
93iberté, la dictature, l’étatisme et la guerre. La guerre et l’antimilitarisme. La guerre à Hitler et la destruction de l’armée
94 et la guerre. La guerre et l’antimilitarisme. La guerre à Hitler et la destruction de l’armée française. Car, si nous compren
95d’hommes qui savent ce qu’ils ne veulent pas : la guerre, l’anarchie capitaliste, la dictature, le Comité des Forges, la diplo
47 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
96urons, ces défilés farouches — tout cela signifie guerre en français. Il n’y a rien à faire contre ce jugement. Je vous le dis
97 possible : c’est que ces types se préparent à la guerre. Lui. — Je vous répète que ce n’est là, tout simplement, qu’un goût
98goût que nous avons, cela n’a rien à voir avec la guerre, la guerre contre un pays déterminé. De tous temps, les jeunes Allema
99us avons, cela n’a rien à voir avec la guerre, la guerre contre un pays déterminé. De tous temps, les jeunes Allemands ont aim
100: « La lutte contre la faim et le froid est notre guerre. » Je sais bien ce que vous entendez par là : « Les autres peuples en
101par là : « Les autres peuples en sont encore à la guerre armée, nous, nous luttons pour édifier un monde sans misère : voilà n
102s pour édifier un monde sans misère : voilà notre guerre ! » En somme, si le mot n’était pas interdit, je dirais que c’est de
103s pourquoi faut-il que votre paix soit encore une guerre ? Ne pouvez-vous vraiment enthousiasmer vos concitoyens qu’en les app
104ousiasmer vos concitoyens qu’en les appelant à la guerre, même si c’est pour la paix ? Voyez la différence : quand Briand voul
105raît bien plus urgent que d’aller faire la petite guerre dans les bois de Meudon. Et c’est plus dangereux aussi. Lui. — Bien
106versaire n’est pas un vrai adversaire, comme à la guerre. Nous avons besoin de sentir devant nous un adversaire vraiment dange
107ité 34 . À quoi cela vous mènera-t-il, sinon à la guerre ? Lui. — Peut-être qu’il faut cela… Moi. — Vous ne le disiez pas to
108e, c’est bien plutôt son idéalisme lamentable. La guerre actuelle n’est pas du tout un appel à la virilité. Nous ne sommes plu
109s de Frédéric le Grand et du Maréchal de Saxe. La guerre actuelle n’est pas une éducation de la violence physique, c’est une m
110ts humains. Mais il y a d’autres solutions que la guerre. Faire valoir toutes les différences, tous les contrastes, à l’extrêm
111umaine, l’exaltation des différences aboutit à la guerre, forcément. Moi. — Dans votre optique, oui ! Parce que vous placez t
112bien que nous n’avons aucune raison de vouloir la guerre contre la France. Qu’aurions-nous à y gagner, je vous le demande ? M
113gime. Moi. — J’en reviens à notre problème de la guerre en soi. Quelle solution donnez-vous à cette question de l’utilisation
114cures, brutales, de l’homme ? La préparation à la guerre. Et quand je vous dis que c’est un danger européen, vous le niez, ave
115s la transposer sur un plan autre que celui de la guerre moderne. Nous nions que la guerre soit jamais une solution, étant don
116que celui de la guerre moderne. Nous nions que la guerre soit jamais une solution, étant donnés ses instruments actuels. Nous
117 donnés ses instruments actuels. Nous voulons une guerre créatrice, et non pas destructrice. Tout l’effort de la civilisation
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
118 quand se pose soudain la question du uhlan de la guerre de Bohême : il s’arrête au milieu de la campagne et demande : « De qu
119 de vieux combats qui traînent, mais déclarer une guerre nouvelle au nom d’une ambition plus vaste. C’est donner dès maintenan
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
120x mesures de l’utilité générale. C’est dans cette guerre d’usure, millénaire, qu’elle s’est formée et clarifiée, qu’elle s’est
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
121e. On porte l’arche au-devant des armées, dans la guerre, comme le symbole de l’unité du peuple, mais son usage est interdit p
122u peuple, mais son usage est interdit pendant les guerres civiles : c’est que la mesure est indivisible. Dieu est au ciel, sa l
123ole et l’action, — la tradition, la prophétie, la guerre… On l’a dit : le royaume d’Israël fut davantage une ecclesia qu’une p
51 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
124ourait le terrain en hurlant au hasard son cri de guerre : « Qu’on lui coupe la tête ! » — Ainsi nos mots se déforment entre n
52 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
1257] de la situation intenable que révéla la grande guerre. Cela ne pouvait pas durer. Les masses ne pouvaient pas durer dans la
53 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
126prise. Certes la décadence du régime tzariste, la guerre perdue, la misère du peuple, l’absence de tout esprit civique dans le
54 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
127ons, ville et campagne, Université et peuple : la guerre était partout et la mesure commune nulle part. Hitler parut et dit :
128nte qu’il s’agit ici de régimes entre lesquels la guerre est déclarée, au nom de doctrines et de buts dont certains nous parai
129ques des deux côtés. Le travail doit remplacer la guerre. (« La lutte contre le froid et la faim est notre guerre ! » peut-on
130 (« La lutte contre le froid et la faim est notre guerre ! » peut-on lire sur les panneaux de propagande du Secours d’hiver al
55 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
131eunies sont celles qui ont fait ou subi depuis la guerre une révolution de masses. Elles mènent une vie dure et s’en disent fi
132voir un principe d’action créatrice, ou une bonne guerre d’agression qui lui permette de doubler le cap de la désespérance. [p
133e, en face d’impérialismes conquérants, mène à la guerre ? Oui, si nous l’affirmons sans l’exercer avec puissance, si nous ref
56 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
134igner l’auteur mystérieux du mauvais temps, de la guerre ou des pestes. Cet amour, ce culte rendu à des déterminismes de plus
57 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
135la terre, les maladies, la famine, la révolte, la guerre et la mortalité. Caille s’avance dans la journée, et l’angoisse grand
58 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
136eunies sont celles qui ont fait ou subi depuis la guerre une révolution de masses. Elles mènent une vie dure et s’en disent fi
137rce en face d’impérialismes conquérants mène à la guerre ? Oui, si nous l’affirmons sans l’exercer avec puissance, si nous ref
59 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Échos (janvier 1936)
1388] Avec lui, 6 académiciens ont été élus avant la guerre (suivent les noms). Depuis 1930, l’Académie a élu 13 membres nouveaux
60 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du socialisme au fascisme (novembre 1936)
139moins que ceux de Sorel. Jusqu’au lendemain de la guerre, il était difficile de mettre en doute la sincérité de son attachemen
140ées d’une révolution de masses, donc d’un état de guerre, l’étatisme a pu — et même dû — devenir du premier coup totalitaire.
141sées sont en effet les conditions qu’impose toute guerre moderne, civile ou étrangère. [p. 21] Ainsi les dictatures, décriées
142rales du pays. Ils ont tiré la grande leçon de la guerre : pour réussir à concentrer l’économie entre les mains de l’État, il
61 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
143ue la condition indispensable d’une discipline de guerre. Il n’a pas vu que cette même structure était la cause de la stérilit
144aix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actuellement avec le fait totalitaire. C’est pourquoi, pré
145re. Tant qu’on n’a pas détruit cette racine de la guerre, on ne peut empêcher le pire, qui devient dès lors fatalité. Le jacob
146abstrait — en temps de paix — que pour devenir la guerre concrète. Tout cela ne se justifie que par la guerre. Hors de toute v
147rre concrète. Tout cela ne se justifie que par la guerre. Hors de toute volonté humaine, bonne ou mauvaise. Alors, qui osera d
148op tard ? Désespérer de la paix, c’est rendre une guerre fatale. Désespérer de la révolution française, c’est désespérer de la
149sément parce qu’il est trop tard pour empêcher la guerre par tout autre moyen, que nous devons faire cette révolution-là.
62 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
150es drakkars norvégiens, les flottes anglaises des guerres de religion et les expéditions de saumoniers. Une période héroïque so
151 L’esprit fort et l’esprit de clocher se font une guerre acharnée dans ces pages, et ils l’emportent tour à tour, jusqu’à la s
152, pour me faire pardonner. Pédenaud est mutilé de guerre. Il boite. On lui a [p. 24] donné cette recette auxiliaire à titre de
153sque dans la presse 1  ! « Je n’ai pas cherché la guerre, moi ! Eh bien ! je saurai me défendre ! Et malgré les persécutions d
154ui ont trahi. » Capitalisme, bourgeoisie égoïste, guerre. Mais le vrai chrétien est avec les petits. Résumé de ce que la Bible
155hrétiens, il n’y aurait plus d’exploitation ni de guerre !… La péroraison a été éloquente, un peu trop à mon goût. On applaudi
156en qu’un maire avait proposé la réforme, avant la guerre. Mais cela n’a pas marché. La tradition de l’île veut que chaque cham
157’est dissous quand les hommes sont partis pour la guerre, et rien ne s’est refait depuis. Quand on veut danser on fait venir l
158de notre île. À noter et à souligner : Seules les guerres de [p. 78] religion ont tiré de l’héroïsme de ce peuple. Mais combien
159narchie, non à la nôtre, que nous déclarons cette guerre que l’on appelle révolution. Ainsi notre révolte même assure nos rela
63 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
160nfants, par suite du [n]ationalisme, par suite la guerre. Cette alternative est inévitable dans le régime présent. Elle met en
161oût du risque, de se transformer mécaniquement en guerre. C’est tout le problème de la révolution européenne. 15 octobre 193
162eraient « Hidler » (comme dit Simard) de faire la guerre. Conclusion : il appartient à un seul Chef, à un Parti, [p. 223] ou e
163ui par les conditions du travail créées depuis la guerre dans les campagnes : nomadisme des employés et ouvriers, impossibilit
64 1937, Foi et Vie, articles (1928–1977). Luther et la liberté (À propos du Traité du serf arbitre) (avril 1937)
164ion plus ou moins rationnelle entre les règnes en guerre ouverte du Dieu de la foi et du Prince de ce monde ; nécessité du tém
65 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
165, Europe (janvier 1937) aa On se souvient de la guerre des Balkans. Elle éclata, nous apprend M. Briffaut, parce qu’une baro
66 1937, Esprit, articles (1932–1962). Albert Thibaudet, Histoire de la littérature française de 1789 à nos jours (mars 1937)
166 ». Voilà l’anti-Lanson qu’on attendait depuis la guerre. Mais peut-être arrive-t-il un peu tard. Peut-être posons-nous déjà d
67 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jacques Benoist-Méchin, Histoire de l’armée allemande depuis l’armistice (mars 1937)
167oske, commissaire du peuple devenu ministre de la Guerre, figure classique du marxiste au pouvoir, de « l’homme à poigne » tou
68 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
168iste le plus ardent. Elle ne peut livrer qu’une « guerre juste », puisqu’elle est incapable d’attaquer. Elle ne joue que le rô
69 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une idée de Law (janvier 1937)
169r vingt ans. Nous n’avons pas plus de cinq ans de guerre chaque vingt ans, et cette guerre, en outre, nous met en arrière de 1
170 de cinq ans de guerre chaque vingt ans, et cette guerre, en outre, nous met en arrière de 1 milliard au moins. Voilà donc 3 m
171proprement « couper l’herbe sous les pieds » à la guerre. Mais le geste du capitaliste, qui eût été la plus belle farce de l’H
70 1937, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). N’habitez pas les villes (Extrait d’un Journal) (juillet 1937)
172es drakkars norvégiens, les flottes anglaises des guerres de religion et les expéditions de saumoniers. Une période héroïque so
173 L’esprit fort et l’esprit de clocher se font une guerre acharnée dans ces pages et ils l’emportent tour à tour, jusqu’à la sy
174, pour me faire pardonner. Pédenaud est mutilé de guerre. Il boite. On lui a donné cette recette auxiliaire à titre de dédomma
71 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
175e, quitte parfois son domaine pour aller faire la guerre. Pendant son absence, ses moissons sont abîmées, l’herbe folle envahi
176ne fois de plus, la logique capitaliste mène à la guerre. La vente des privilèges et offices étant, avec l’emprunt, la grande
177es de production et de consommation.) Et c’est la guerre de 1914. Cet inévitable conflit ne résout rien, bien au contraire. Il
72 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Ballet de la non-intervention (avril 1937)
178a paix, et, de plus, il a l’avantage de sauver la guerre en même temps. La Russie envoie du matériel, des techniciens et un am
179chniciens et un ambassadeur chargé de conduire la guerre ; moyennant quoi, elle entre dans le comité de non-intervention. Elle
180ratique lui aussi la non-abstention qui permet la guerre, mais avec un sens de la mesure tout à fait traditionnel. C’est qu’il
181 par la non-intervention au 1er janvier 1937 : la guerre continue en Espagne, les deux camps restent sur leurs positions. Tro
182aix, de la paix à tout prix, fût-ce au prix de la guerre chez les autres. Maurras affirme que « la paix est le chef-d’œuvre de
183 maquignons. Leur paix ne vaut pas mieux que leur guerre. Entre l’équilibre d’intérêts ( ?) économiques et de prestiges idéolo
184ix, et l’équilibre des mêmes éléments qu’est leur guerre, il n’y a que la différence de la lâcheté calculatrice à la panique d
73 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
185ourt : Nie mehr Krieg. Erledigt ! (Plus jamais de guerre ! C’est en ordre !) (L’Anglais noterait dans son carnet : Tous les do
186p. 15] lutte contre la faim et le froid est notre guerre. Est-ce une déclaration pacifiste ? Ou bien ne peut-on enthousiasmer
187n enthousiasmer l’Allemand qu’en lui parlant de « guerre », fût-ce même contre le froid ? Dimanche dernier, c’était le jour de
188 mes objections (portant surtout sur le danger de guerre que représente l’hitlérisme). Il reconnaît le bien-fondé de plusieurs
189rsonne n’aura le temps de bouger. Aucun danger de guerre. Un éclair, et tout sera terminé. N’ayez pas peur pour la paix, nous
190 la propriétaire est un maigre blafard, blessé de guerre, et qui ne peut plus s’occuper que de la maison et des comptes de loc
191rdent la tête, font un coup de bluff, et voilà la guerre déclarée. C’est en tout petit l’histoire du traité de Versailles. 3
192urons, ces défilés farouches — tout cela signifie guerre en français. Il n’y a rien à faire contre ce jugement. Je vous le dis
193 possible : c’est que ces types se préparent à la guerre. Lui. — Ce n’est là, tout simplement, qu’un goût que nous avons. Cel
194goût que nous avons. Cela n’a rien à voir avec la guerre, la guerre contre un pays déterminé. De tous temps, les jeunes Allema
195us avons. Cela n’a rien à voir avec la guerre, la guerre contre un pays déterminé. De tous temps, les jeunes Allemands ont aim
196. « La lutte contre la faim et le froid est notre guerre. » Je sais bien ce que vous entendez par là : « Les autres peuples en
197par là : « Les autres peuples en sont encore à la guerre armée, nous, nous luttons pour édifier un monde sans misère : voilà n
198s pour édifier un monde sans misère : voilà notre guerre ! » Mais pourquoi faut-il que votre paix soit encore une guerre ? Ne
199s pourquoi faut-il que votre paix soit encore une guerre ? Ne pouvez-vous vraiment enthousiasmer vos concitoyens qu’en les app
200ousiasmer vos concitoyens qu’en les appelant à la guerre, même si c’est pour la [p. 36] paix ? Voyez la différence : quand Bri
201raît bien plus urgent que d’aller faire la petite guerre dans les bois de Meudon. Et c’est plus dangereux aussi. Lui. — Bien
202versaire n’est pas un vrai adversaire, comme à la guerre. Nous avons besoin de sentir devant nous un adversaire vraiment dange
203irilité. À quoi cela vous mènera-t-il, sinon à la guerre ? Lui. — Peut-être qu’il faut cela… Moi. — Vous ne le disiez pas to
204e, c’est bien plutôt son idéalisme lamentable. La guerre actuelle n’est pas du tout un appel à la virilité. Nous ne sommes plu
205 ne sommes plus au temps de Frédéric le Grand. La guerre actuelle n’est pas une éducation de la violence physique, c’est une m
206ts humains. Mais il y a d’autres solutions que la guerre. Faire valoir toutes les différences, tous les contrastes, à l’extrêm
207umaine, l’exaltation des différences aboutit à la guerre, forcément. Moi. — Dans votre réalité, oui ! Parce que vous placez t
208bien que nous n’avons aucune raison de vouloir la guerre avec la France. Qu’aurions-nous à y gagner, je vous le demande ? Moi
209gime. Moi. — J’en reviens à notre problème de la guerre en soi. Quelle solution donnez-vous à cette question de l’utilisation
210cures, brutales, de l’homme ? La préparation à la guerre. Et quand je vous dis que c’est un danger européen, vous le niez, ave
211 voulons lui créer un autre champ que celui de la guerre moderne. Nous nions que la guerre soit jamais une solution, étant don
212que celui de la guerre moderne. Nous nions que la guerre soit jamais une solution, étant donnés ses instruments actuels. Nous
213ait attestée par le droit de porter une arme à la guerre et de la conserver à son foyer en temps de paix. La ville entière est
214passé à l’aube, en direction du Rhin. — Est-ce la guerre ? m’a demandé le vendeur du kiosque à journaux. — La guerre, grands d
215’a demandé le vendeur du kiosque à journaux. — La guerre, grands dieux ! Parce que vous mettez quelques soldats à vos frontièr
216rs. Par exemple, on me dit : les nazis veulent la guerre. Je réponds : non, ils en ont peur. On me dit qu’ils sont capitaliste
217ands temples. Commandant de sous-marin pendant la guerre, Martin Niemöller fait figure de héros national. Son autobiographie e
74 1938, Journal d’Allemagne. 2. Conclusion 1938
218e des esprits. Ils ont tiré la grande leçon de la guerre ; pour réussir à concentrer l’économie, il faut l’appui d’une mystiqu
219raisons de douter que son régime ne conduise à la guerre. Non pas que les chefs et les troupes veuillent la guerre ! Les homme
220Non pas que les chefs et les troupes veuillent la guerre ! Les hommes ne sont pas si méchants, ni même si bêtes. Mais ce qu’il
221e — quelle que soit sa doctrine — c’est l’état de guerre. Tout ce que l’on fait là-bas se fait au nom de l’union sacrée, moral
222à-bas se fait au nom de l’union sacrée, morale de guerre ; et toutes les mesures d’oppression sont « joyeusement acceptées » p
223atiquement c’est l’État. Et cet État est né de la guerre ; il y prépare du simple fait que ses conditions d’existence sont cel
224 compte à chaque instant avec l’éventualité d’une guerre, et il y puise sa force de cohésion. Quelle que soit donc la volonté
225e force. Mais non pas de force pour « gagner » la guerre : car toute guerre engagée avec les États totalitaires est une guerre
226as de force pour « gagner » la guerre : car toute guerre engagée avec les États totalitaires est une guerre perdue, quelle que
227uerre engagée avec les États totalitaires est une guerre perdue, quelle que soit son issue, pour les nations démocratiques. D’
228 son issue, pour les nations démocratiques. D’une guerre totale, telle que nous l’imposerait l’Allemagne, ne peut sortir qu’un
229état totalitaire. Il s’agit donc d’empêcher cette guerre, de se montrer assez forts pour l’empêcher, et de condamner ainsi le
75 1938, Journal d’Allemagne. i. Instruction spirituelle donnée aux étudiants hitlériens, (Extrait de lettre d’un étudiant allemand)
230 mûr pour la nouvelle conception du monde, et une guerre de religion lui serait fatale. » Finalement le chef des étudiants du
76 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
231ue la condition indispensable d’une discipline de guerre. Il n’a pas vu que cette même structure était la cause de la stérilit
232aix européenne. Car il est clair que la menace de guerre se confond actuellement avec le fait totalitaire. C’est pourquoi, pré
233re. Tant qu’on n’a pas détruit cette racine de la guerre, on ne peut être sûr que du pire. Le jacobinisme, l’esprit centralisa
234abstrait — en temps de paix — que pour devenir la guerre concrète. Tout cela ne se justifie que par la guerre. Hors de toute v
235rre concrète. Tout cela ne se justifie que par la guerre. Hors de toute volonté humaine, bonne ou mauvaise. On me dira sans do
236rop tard. Désespérer de la paix, c’est rendre une guerre fatale. Désespérer de la révolution fédéraliste, c’est désespérer de
237arce qu’il est trop [p. 92] tard pour empêcher la guerre par tout autre moyen, que nous devons promouvoir cette révolution-là.
77 1938, La Vie protestante, articles (1938–1961). Le temps des fanatiques (25 novembre 1938)
238ypse disent aux chrétiens : Voici la Bête ! Et la guerre que vous ferez contre elle, au nom du Christ, sera vraiment une guerr
239 contre elle, au nom du Christ, sera vraiment une guerre sainte. Trois fois déjà, depuis vingt ans, on nous a sommés de choisi
240ets ! Haro sur les rouges d’Espagne ! Déclarez la guerre à Hitler ! Ils persécutent les Églises chrétiennes. Lutter contre eux
241stianisme ! Qu’on n’appelle pas « croisade » ou « guerre sainte » des entreprises qui, du point de vue de l’Évangile, resteron
242njustes, relativement. Donc il ne peut y avoir de guerres saintes. Et notre dernier mot, comme chrétiens, ne peut pas être « la
243rnier mot, comme chrétiens, ne peut pas être « la guerre sainte » ni davantage « la paix à tout prix ». Il doit être et rester
78 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
244domaines les plus divers : mystique, littérature, guerre, mariage. C’est l’influence actuelle du mythe manichéen (mais « profa
245ire un ordre social qui permettait et exigeait la guerre, comme expression du vouloir-vivre collectif 84 . Mais le fondement d
246 » du mariage auxquelles nous assistons depuis la guerre. Les églises font un honorable effort de redéfinition de l’institutio
247nstitua au xiie siècle. Mais l’éventualité de la guerre, c’est-à-dire d’une décharge passionnelle au niveau collectif et nati
79 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
248ute initiale de vivre, pour les glorifier dans la guerre au nom de l’innocence du Peuple ! [p. 233] Mais pour moi, ici et mai
249 la passion 103 . Comme la passion, le goût de la guerre procède d’une conception de la vie ardente qui est un masque du désir
250ivisme moderne, c’est la collusion [p. 251] de la guerre et de notre génie technique. À partir de la Révolution, la guerre dev
251re génie technique. À partir de la Révolution, la guerre devenant « nationale » exige la collaboration de toutes les forces cr
252t des forces créatrices va dénaturer à la fois la guerre et le génie technique. La guerre mécanisée évacue la passion ; et la
253rer à la fois la guerre et le génie technique. La guerre mécanisée évacue la passion ; et la technique en devenant mortelle, t
80 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
254 voit arrêté à Paris dès les premiers jours de la guerre. On l’envoie dans un camp à Perpignan. De là au « monastère noir », l
255isant lire. Et vous ferez quelque chose contre la guerre, ne fût-ce que de la connaître mieux. Peut-être même prendrez-vous co
256concerne chacun de nous, et dont l’internement de guerre n’est qu’une conséquence entre mille, d’une virulence particulière, m
257r X… ». Ni raisons ni points de repère : c’est la guerre. C’est un mot sacré. C’est quelque chose qui se passe très loin, part
258e que l’obscure certitude, angoissante, que cette guerre « se fait toute seule », que rien ne dépend plus de personnes respons
81 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
259, la « libération » violente de la proie désirée (guerre limitée). 5. Quelle fut la réaction de l’Europe ? — L’opinion démocra
260ltérieurs (colonisation intra-européenne, état de guerre non déclarée), pour surprenants et monstrueux qu’ils soient apparus e
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Avertissement
261es plus divers : mystique, littérature, art de la guerre, morale du mariage. ⁂ L’agrément de parler des choses de l’amour est
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Préface à l’édition de 1956
262. Trois lustres ont passé depuis sa parution, une guerre aussi, et bien des expériences mettant mes thèses à dure épreuve. Je
263e la reporter sur les résultats prévisibles d’une guerre atomique intercontinentale. De plus, un séjour de sept ans en Amériqu
84 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
264ces abus, générateurs de querelles infinies et de guerres, l’amour courtois oppose une fidélité indépendante du mariage légal e
265plus inarrachable des racines de l’instinct de la guerre en nous. ⁂ De cette extrémité tragique, illustrée, avouée et constaté
266n’est pas sans lien profond avec notre goût de la guerre. Enfin, s’il est vrai que la passion, et le besoin de la passion, son
85 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
267 qui se dispose à aimer d’amour sensuel se met en guerre avec lui-même, car le sot après avoir vidé sa bourse fait triste cont
268 bonheur inaccessible, celui-là met sa volonté en guerre avec son désir. 90 (Encontre désir fait volier, dit le texte de Thom
269cessives de son contenu et de sa forme. Enfin, la guerre, en Occident, et toutes les formes militaires, jusque vers 1914, ont
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
270r condamnation absolue de toute participation aux guerres ; par leur anticléricalisme ; par leur goût de la pauvreté et de l’as
271 Terreur ; mais nous n’en sommes encore qu’à la « guerre en dentelles ».) Or ce siècle de la Volupté n’est pas celui de la san
272s la panique de la Révolution, de la Terreur, des guerres européennes, certains aveux deviennent possibles, certaines souffranc
273r de la passion, dont l’exaspération s’appelle la guerre. 21. La passion dans tous les domaines Le mythe sacré de l’amour co
274e s’opposait à la propagation de l’espèce et à la guerre, la société devait la persécuter. Ce fut Rome qui porta le fer et le
275rnières formes de l’amour ont été balayées par la guerre. Et j’insisterai sur cet exemple symbolique : nous ne faisons plus de
276’amour » dans le même temps que nous admettons la guerre sans « déclaration » préalable. Nous revenons au stade du rapt, du vi
277nous venons de parcourir : dans l’évolution de la guerre et de ses méthodes en Occident. p. 192 124. Je rappelle que j’e
87 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
278 [p. 264] Livre V Amour et guerre 1. Parallélisme des formes Du désir à la mort par la passion, telle
279ecret de la conscience occidentale, le goût de la guerre. Cette liaison singulière d’une certaine idée de la femme et d’une id
280ée de la femme et d’une idée correspondante de la guerre, en Occident, entraîne de profondes conséquences pour la morale, l’éd
281héories de Freud pour constater que l’instinct de guerre et l’érotisme sont fondamentalement liés : les figures courantes du l
282e entre l’évolution du mythe et l’évolution de la guerre, sans préjuger d’ailleurs de la priorité de l’une ou de l’autre. 2.
283rce qu’il est le meilleur guerrier. L’enjeu de la guerre de Troie est la possession d’une femme. Et l’un des plus anciens roma
284 le vassal de cette suzeraine, selon la règle des guerres féodales, tout comme si c’était lui qui avait subi la défaite 169 .
285 autres batailles où la fureur et le fracas d’une guerre épouvantable sévit des deux côtés, car l’amour ne combat qu’à force d
286ascèse, comme par l’instinct sont reliés désir et guerre. Mais ni cette origine religieuse, ni cette complicité physiologique
287p. 268] 3. La chevalerie, loi de l’amour et de la guerre « Donner un style à l’amour », telle est, selon J. Huizinga, l’aspira
288la réalité la plus violente du temps, celle de la guerre. Exemple unique d’un ars amandi, qui donne naissance à un ars belland
289lles d’Honoré Bonet est un traité sur le droit de guerre où l’on trouve discutées pêle-mêle à coups de textes bibliques et d’a
290rein aux instincts. Le formalisme minutieux de la guerre s’oppose aux violences du sang féodal comme le culte de la chasteté,
291ongtemps renoncé à se conformer à ses règles : la guerre, aux xive et xve siècles, était faite d’approches furtives, d’incur
292iers et les blasons, les bannières et les cris de guerre conservent aux combats un caractère individuel et l’apparence d’un no
293ne ; il est un élément dans la mécanisation de la guerre. » Enfin le coup de grâce sera porté à la chevalerie par l’invention
294Il n’en reste pas moins que les conventions de la guerre et de l’amour courtois ont marqué les coutumes occidentales d’une emp
295, ils avaient pour coutume bien moins de faire la guerre que d’empêcher qu’on y tuât du monde. Ces aventuriers étaient avant t
296est de payer une contribution. » 174 Cet art de guerre exprimait dans son plan — alors considéré comme inférieur — une cultu
297œuvre d’art, selon l’expression de Burckhardt. La guerre elle-même s’était civilisée dans toute la mesure où le paradoxe est s
298rance et dans les Allemagnes. Si par ailleurs, la guerre était devenue diplomatique dans les hautes sphères, et vénale dans la
299i une nouvelle mais sanglante méthode de faire la guerre… qui troubla tellement la paix et l’harmonie de nos Provinces qu’il f
300tre prince que celui pour lequel ils faisaient la guerre », et n’étaient donc animés « ni par aucun sentiment de gloire ni par
301rt à la [p. 278] manière dont on faisait alors la guerre en Italie », remarque Guichardin. Et ce n’était vraiment qu’un début 
302niaques ». Artillerie et massacre des civils : la guerre moderne venait de naître. Elle allait peu à peu transformer les cheva
303 à grande distance, sans colère ni pitié. 6. La guerre classique L’effort des hommes de guerre, aux xviie et xviiie siècle
304. 6. La guerre classique L’effort des hommes de guerre, aux xviie et xviiie siècles, sera de dominer le monstre mécanique,
305ver autant que possible le caractère humain de la guerre. On ne peut pas renoncer aux inventions techniques, à l’artillerie, a
306t un effort pour donner un style à l’instinct. La guerre classique est un effort pour conserver et recréer ce style malgré l’i
307es d’une tragédie classique. « C’est alors que la guerre ressemble vraiment à une partie d’échecs. Lorsque après des manœuvres
308Chaque fois que reparaît l’élément de jeu dans la guerre, on peut en déduire que la société et sa culture font un effort pour
309ensants malgré tout », écrira Foch à propos de la guerre au xviiie siècle. 180 Mot étonnant, d’ailleurs repris de von der Go
310 formalistes ») consistait à placer l’objet de la guerre dans l’exécution de manœuvres finement [p. 280] combinées et non dans
311ndonner la notion droite et simple des lois de la guerre, à spiritualiser la matière, en négligeant le sens naturel des choses
312et de Louis XV ? C’est d’avoir essayé de faire la guerre en tuant le moins d’hommes qu’ils pouvaient. Or c’était là le triomph
313voilà qui peut définir l’âge classique. Certes la guerre et la passion demeurent des maux inévitables, et d’ailleurs secrèteme
314e diplomatie, art de civils. Louis XIV déclare la guerre sous des prétextes juridiques et personnels, où l’honneur national n’
315 Il perd son auréole dramatique. [p. 281] 7. La guerre en dentelles L’exemple du xviiie siècle est le plus propre à illustr
316opre à illustrer le parallèle de l’amour et de la guerre. Il suffira de quelques touches pour l’indiquer. Don Juan succède à T
317 la volupté perverse à la passion mortelle. Et la guerre en même temps se « profanise » : aux Jugements de Dieu, à la chevaler
318 point pour les batailles, surtout au début d’une guerre. Je suis persuadé qu’un bon général pourra la faire toute sa vie sans
319noy. ⁂ Mais voici la totale « profanation » de la guerre et de sa passion sacrée : c’est Law, le financier de la Régence [p. 2
320r vingt ans. Nous n’avons pas plus de cinq ans de guerre chaque vingt ans, et cette guerre en outre, nous met en arrière de 1
321 de cinq ans de guerre chaque vingt ans, et cette guerre en outre, nous met en arrière de 1 milliard au moins. Voilà donc 3 mi
322en senti l’identité foncière des phénomènes de la guerre et de l’amour au xviiie . Voici dans quels termes ils décrivent la « 
323ique » des roués de l’époque : « C’est dans cette guerre et ce jeu de l’amour que le siècle révèle peut-être ses qualités les
324aient guère que sur le champ de bataille. 8. La guerre révolutionnaire Entre Rousseau et le romantisme allemand, c’est-à-dir
325gnes de Bonaparte, c’est-à-dire le retour dans la guerre de la passion catastrophique. Du point de vue proprement militaire, q
326précise-t-il, c’était d’avoir voulu « faire de la guerre une science exacte, méconnaissant sa nature même de drame effrayant e
327ngtemps contenue dans les formes classiques de la guerre, la violence, après le meurtre du [p. 284] Roi — action sacrée et rit
328u le voisin s’y oppose énergiquement, et c’est la guerre. Or on observe qu’une nation dans son premier essor passionnel recule
329emier essor passionnel recule rarement devant une guerre même sans espoir. Elle manifeste ainsi sans se l’avouer qu’elle préfè
330 près d’avoir le même sens… Ainsi la Nation et la Guerre sont liées comme l’Amour et la Mort. Désormais le fait national sera
331s le fait national sera le facteur dominant de la guerre. « Celui qui écrit sur la stratégie et sur la tactique devrait s’astr
332 d’affirmer que toute la théorie prussienne de la guerre devait se fonder sur l’expérience des campagnes de la Révolution et d
333e : « Une ère nouvelle s’était ouverte, celle des guerres nationales aux allures déchaînées parce qu’elles allaient consacrer à
334, les principes les plus élémentaires de l’art de guerre. » 9. La guerre nationale À partir de la Révolution, l’on va se bat
335s plus élémentaires de l’art de guerre. » 9. La guerre nationale À partir de la Révolution, l’on va se battre « avec le cœur
336nsidéré comme un héros qui décidera du sort d’une guerre, mais bien le cœur collectif, si l’on ose dire, la puissance passionn
337tes romantiques jouèrent un rôle notable dans les guerres de libération que mena la Prusse contre Napoléon. Et les philosophies
338d. D’où le caractère de plus en plus sanglant des guerres du xixe siècle. Il ne s’agit plus d’intérêts, mais de « religions »
339es préfèrent la mort héroïque. (De tous temps les guerres de religion ont été de beaucoup les plus violentes.) Ceci vaut pour l
340marqué le maréchal Foch, dans ses Principes de la guerre : La guerre fut nationale au début pour conquérir et garantir l’indé
341échal Foch, dans ses Principes de la guerre : La guerre fut nationale au début pour conquérir et garantir l’indépendance des
342’un conseil d’administration, faisant la [p. 288] guerre pour des motifs bancaires (conquête de Madagascar). La guerre colonia
343des motifs bancaires (conquête de Madagascar). La guerre coloniale n’est en somme que la continuation de la concurrence capita
344rquoi Jarry dit que l’eau est impure.) De même la guerre était un composé d’excitations de l’opinion publique — qu’est-ce que
345’y trouvait plus son compte qu’en contrebande. La guerre s’embourgeoisait. Le sang se commercialisait. Le type du militaire ap
346Occident des siècles de culture de la passion. La guerre de 1914 fut l’un des résultats les plus notables de cette méconnaissa
347 cette méconnaissance du mythe. [p. 289] 10. La guerre totale À partir de Verdun, que les Allemands baptisent la Bataille du
348a chevalerie entre les formes de l’amour et de la guerre, soit rompu. Certes, le but concret de la guerre fut toujours de forc
349 guerre, soit rompu. Certes, le but concret de la guerre fut toujours de forcer la résistance ennemie, en détruisant sa force
350 séduction, c’est la paix ; par le viol, c’est la guerre.) Mais pour autant, l’on ne détruisait pas la nation même dont on vou
351outes les forces d’un État, changea la face de la guerre à Verdun. Car dès que la guerre devient « totale » — et non plus seul
352gea la face de la guerre à Verdun. Car dès que la guerre devient « totale » — et non plus seulement militaire — la destruction
353 production », choses et personnes assimilées. La guerre n’est plus un viol mais un assassinat de l’objet convoité et hostile
354 Verdun ne fut d’ailleurs qu’un prodrome de cette guerre nouvelle, puisque le procédé se limita à la destruction méthodique d’
355nulle éthique imaginable de l’amour. C’est que la guerre échappe à l’homme et à l’instinct ; elle se retourne contre la passio
356on verra qu’elles ne sont pas sans liens : a) La guerre est née dans les campagnes : elle a même porté leur nom jusqu’à nos j
357 nombre de médecins et de soldats prouvent que la guerre du matériel s’est traduite en réalité par une [p. 291] « catastrophe
358é à une révolte généralisée des soldats contre la guerre 185 , celle-ci ne figurant plus l’exutoire des passions, mais une sor
359ne sorte d’immense castration de l’Europe. c) La guerre totale suppose la destruction de toutes les formes conventionnelles d
360ques » de l’ultimatum et de la « déclaration » de guerre. Les traités ne seront plus la solennelle conclusion des hostilités.
361fois, dès que l’on abandonne l’idée de règles, la guerre ne traduit plus l’acte du viol sur le plan des nations, mais bien l’a
362nsportée dans la politique Chassée du champ de la guerre chevaleresque, lorsque ce champ cesse d’être clos comme doit l’être u
363 privées, non moins que par la dénaturation de la guerre. D’une part, dans les pays démocratiques, les mœurs se sont assouplie
364 293] depuis 1917 n’est que la continuation de la guerre totale par d’autres moyens (pour reprendre une fois de plus, en l’inv
365 ailleurs, l’État totalitaire n’est que l’état de guerre prolongé, ou recréé, et entretenu en permanence dans la nation. Mais
366ntretenu en permanence dans la nation. Mais si la guerre totale anéantit toute possibilité de passion, la politique ne fait qu
367atal, de ces exaltations totalitaires est donc la guerre, qui signifie la mort. Et comme on le voit dans le cas de la passion
368ent inconscient. Personne n’ose dire : je veux la guerre ; non plus que dans l’amour-passion, les amants ne disent : je veux l
369littérature ou dans l’histoire des méthodes de la guerre, c’est la même courbe qui apparaît. Et l’on aboutit pareillement à ce
370es par la chevalerie. C’est dans le domaine de la guerre, où toute évolution est pratiquement irréversible — alors qu’il y a d
371itaire. C’est la réponse du xxe siècle, né de la guerre, à la menace permanente que la passion et l’instinct de mort font pes
372cis de relâchement des liens sociaux. La première guerre européenne fut le jugement d’un monde qui avait cru pouvoir abandonne
373 réellement résolu. Dès lors : Ou bien ce sera la guerre atomique totale, la désintégration physique et morale, et le problème
88 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
374ire un ordre social qui permettait et exigeait la guerre, comme expression du vouloir-vivre collectif 188 . Mais le fondement
89 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
375ute initiale de vivre, pour les glorifier dans la guerre au nom de l’innocence du Peuple ! Mais pour moi, ici et maintenant, l
376nt, à la passion. Comme la passion, le goût de la guerre procède d’une conception de la vie ardente qui est un masque du désir
377ans l’activisme moderne, c’est la collusion de la guerre et de notre génie technique. À partir de la Révolution, la guerre dev
378re génie technique. À partir de la Révolution, la guerre devenant « nationale » exige la collaboration de toutes les forces cr
379t des forces créatrices va dénaturer à la fois la guerre et le génie technique. La guerre mécanisée évacue la passion, et la t
380rer à la fois la guerre et le génie technique. La guerre mécanisée évacue la passion, et la technique en devenant mortelle, tr
90 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
381ent les événements contemporains. En réalité, les guerres, tout comme la politique de leur temps, étaient extrêmement [p. 355]
382p. 355] informes, et apparemment incohérentes. La guerre était un état chronique d’escarmouches isolées s’étendant sur un vast
383ce sont les intérêts féodaux qui entraînent à des guerres sans fin. — Voici deux autres textes « courtois ». Ils nous permetten
91 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
384n fonde le Collège de Genève en pleine période de guerre, dans une ville assiégée. Par contre, on sait que les Jésuites, triom
385s étaient les chefs était [p. 41] une religion de guerre, possédant toute la virulence des corps chimiques à l’état naissant.
386nous avons maintenant à nous défendre, dans cette guerre qui nous est déclarée. Or le meilleur, le seul moyen de se défendre —
387its de caractère, son héroïsme durant la dernière guerre, bref, sa personnalité, car bien d’autres en ont autant qui ne sont p
92 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
388u milieu des angoisses et des brutalités de cette guerre étrange, si lentement engagée, comme si personne n’y croyait tout à f
389éoriser dans un monde à ce point stupéfié par une guerre que personne ne voulait, et qui tout de même, était là ? Il n’y avait
390te sur l’opportunité d’une conférence en temps de guerre, ce fait est significatif. Il prouve que nous tenons la culture pour
391se d’un peu moins sérieux que l’action, ou que la guerre, par exemple, ou simplement que la défense nationale. Or je vois là l
392s ; qu’elle est l’une des origines de la présente guerre ; et que cette guerre n’est, en fin de compte, malgré tous ses prétex
393des origines de la présente guerre ; et que cette guerre n’est, en fin de compte, malgré tous ses prétextes matériels, qu’un é
394is… C’est malgré tout un procédé de propagande de guerre. Un fameux général autrichien, Conrad von Hötzendorf, avait coutume d
395as aussi simple qu’une gifle ne vaut rien pour la guerre. » Grâce à Dieu, nous sommes encore neutres, et nous avons encore le
396primitivisme qui se réveille toujours en temps de guerre. [p. 61] Les primitifs ont l’habitude de personnifier les forces mau
397vrai, lui demandait-on, que sa banque finançât la guerre des Japonais contre Shangaï ? Il répondit que c’était vrai. — Mais al
398 d’action, aux capitaines de l’industrie ou de la guerre. Le divorce a été prononcé entre la culture et l’action, entre le cer
399Quand la situation devient grave, comme en cas de guerre par exemple, tout le monde trouve parfaitement naturel que la pensée
400glisser, comme la nôtre, dans un désordre dont la guerre sera toujours le seul aboutissement. L’esprit de Ponce-Pilate Mais
401es considérables, agrandissant le phénomène de la guerre, brusquement, aux proportions de la nation entière. Voici donc, dans
402ative, ce sont les lois de la production et de la guerre qui imposent leurs nécessités à notre pensée impuissante. Quand la cu
403 l’on pense. Et quand ces trois pays se feront la guerre, ils la feront tous au nom de la liberté… Et l’ordre enfin signifiera
404isans collectivistes. De leur lutte est sortie la guerre. Le seul moyen de dépasser cette mauvaise position du problème, c’est
405ne paix solide. Car, après tout, qu’est-ce que la guerre actuelle ? C’est la rançon fatale du gigantisme et de la démission de
406ture, et pour ceux qui veulent rester Suisses. La guerre actuelle m’apparaît comme la guerre la plus anti-Suisse de l’histoire
407r Suisses. La guerre actuelle m’apparaît comme la guerre la plus anti-Suisse de l’histoire. C’est donc pour nous la pire menac
408e de fonder la paix, puisque l’autre aboutit à la guerre. Ce n’est pas notre orgueil qui l’imagine, ce sont les faits qui nous
409s invoquer ne peut pas être une simple absence de guerre. Spirituellement, une vraie paix sera toujours plus difficile à vivre
410ours plus difficile à vivre et à gagner que cette guerre où tout s’abaisse et s’obscurcit. Mais qu’elle nous donne au moins la
411ut, une fécondité… Pendant que les autres font la guerre, ils n’ont pas le temps de préparer un monde humain. Mais nous qui av
93 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
412iste le plus ardent. Elle ne peut livrer qu’une « guerre juste », puisqu’elle est incapable d’attaquer. Elle ne joue que le rô
94 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
413ienne ? Oui, comment justifier encore, dans cette guerre-ci, [p. 149] aux yeux de l’Europe et à nos propres yeux, notre situat
414au regard des bouleversements historiques dont la guerre actuelle est le signe ? Pour certains, qui se disent réalistes, si no
415ous exposerait à de trop grands dangers en cas de guerre, enfin, parce que notre diversité raciale et religieuse [p. 150] risq
416 parce que nous sommes trop faibles pour faire la guerre, pourquoi ne dirions-nous pas plutôt : nous sommes neutres parce que
417: nous sommes neutres parce que nous détestons la guerre ? Vient ensuite l’argument juridique. Nous devons rester neutres, nou
418 à répondre à ceux qui nous demandent d’entrer en guerre ? Ni l’argument des réalistes, ni celui des juristes, ni celui des st
419 qu’à toute autre époque. Car il est clair que la guerre actuelle est une guerre de doctrines et même de religions. Des raison
420. Car il est clair que la guerre actuelle est une guerre de doctrines et même de religions. Des raisons spirituelles la domine
421’une action de la Suisse auprès de ses voisins en guerre. Peut-être n’y a-t-il rien à faire hors de chez nous tant qu’un certa
95 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
422t pris une trop grande influence, et c’eût été la guerre perpétuelle jusqu’au démembrement inévitable. La division des Suisses
42376] Et quand celle-ci sera stabilisée — après les guerres de Villmergen, au xviiie siècle — la Confédération sera capable d’in
424 sentiment commun se formait peu à peu, depuis la guerre de 1914-18. La SDN fut l’un de ses symptômes, bien faible encore. L’i
425t de se renforcer dans la plupart des peuples. La guerre actuelle est venue le fouetter. Brusquement, la question se pose de f
96 1940, Mission ou démission de la Suisse. Appendice, ou « in cauda venenum » Auto-critique de la Suisse
426« de droite » ou « de gauche » au lendemain de la guerre d’Espagne et du Pacte germano-russe ? Les Espagnols se sont entretués
427us ne sommes plus neutres en fait, nous sommes en guerre parce que victimes d’une agression systématique et quotidienne contre
428omirai », dit le Christ. Si c’est vis-à-vis de la guerre des autres que l’on reste tiède, cette neutralité peut être avantageu
429i notre tiédeur suffira pour que le monstre de la guerre nous vomisse… Mais ceci est une autre histoire.) On ferait bien de ne
430e indépendance future, étant donnée la nature des guerres modernes, qui sont d’abord des guerres morales, des guerres de propag
431nature des guerres modernes, qui sont d’abord des guerres morales, des guerres de propagande. Quand une troupe est réduite à l’
432dernes, qui sont d’abord des guerres morales, des guerres de propagande. Quand une troupe est réduite à l’impuissance par l’adv
433érielle. Nos réalistes — toujours en retard d’une guerre, d’une époque — ont récemment découvert qu’un diplomate moderne doit
97 1940, La Vie protestante, articles (1938–1961). Neutralité (3 mai 1940)
434vomirai » dit le Christ. Si c’est vis-à-vis de la guerre des autres que l’on reste tiède, cette neutralité peut être avantageu
435i notre tiédeur suffira pour que le monstre de la guerre nous vomisse… Mais ceci est une autre histoire que je n’ai pas à cont
98 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
436chelles de valeurs. Tout le monde était contre la guerre et tout le monde acceptait de la faire sur le slogan de « liberté »,
437ouvient d’avoir entendu en Suisse, au début de la guerre, le grand théologien Karl Barth répondre à la fameuse question : Hitl
438 pour les générations à venir. Je dis qu’avant la guerre de 1939, la majorité des hommes savaient qu’Hitler était le nom d’un
439qui fait la valeur de la vie. Je songe au chef de guerre qui traverse aujourd’hui ces rues les plus émouvantes du monde : il n
440Führer doit être très méchant pour faire ainsi la guerre à tout le monde. » Mais ce n’était pas sa plus ou moins grande méchan
441de liberté qui le démente. Après Hitler, après la guerre et la victoire, les peuples de la terre vont s’éveiller dans un lende
442Mais comment l’homme compensera-t-il l’absence de guerre ? Voici la tragédie nouvelle : nous avons tout prévu contre un futur
443es pour la Patrie ou le Parti. S’il n’y a plus de guerres, qui fera des héros ? Qui réveillera le sens du sacrifice ? Pour qui 
444 comment vivre s’il n’y a plus de paroxysmes ? La guerre était pour nous la grande permission, le grand ajournement de nos pro
445at de grâce. Telle la Fête chez les primitifs, la guerre était le « grand Temps » de l’humanité moderne, la seule excuse que n
446à ce siècle pour lui faire oublier son goût de la guerre ? Quels drames nouveaux pour remplacer, sur la scène vide, l’Ennemi d
447ise de compensation délirante que fut la première guerre totale et planétaire. Il va se baigner avec délices dans la grande co
99 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
448as aussi simple qu’une gifle ne vaut rien pour la guerre. » C’est sans doute vrai pour une armée. Mais cette guerre-ci oppose
449 C’est sans doute vrai pour une armée. Mais cette guerre-ci oppose bien plus que des armées. Elle oppose des conceptions de la
450ns les deux Amériques, j’ai traversé durant cette guerre une bonne douzaine de frontières, et j’ai rempli quelques centaines d
451ndu, ces procédures sont justifiables en temps de guerre. Une société démocratique doit se protéger comme les autres. Elle dev
452i pour le culte des « belles brutes », ni pour la guerre. Mais je constate que dans une société où le sens spirituel s’endort,
453her, et tous ces procédés lui paraissent de bonne guerre s’ils vous assurent le prestige personnel et la faveur intéressée des
100 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
454ent en naître. Le Mal n’est pas nécessairement la guerre par exemple, mais l’utilisation de la guerre, pour stériliser notre f
455t la guerre par exemple, mais l’utilisation de la guerre, pour stériliser notre foi, ou l’utilisation de la paix non moins, et
456es considérables, agrandissant le phénomène de la guerre, brusquement, aux proportions du continent. [p. 150] Ainsi, par une
457roblèmes sociaux. Et ceux-ci sont à l’origine des guerres du xxe siècle. Tout le mal vient des étages ! » À vrai dire, on en r
458il possible. C’est le cauchemar de la réalité. La guerre existe autour de nous, elle est fausse, impossible et réelle. Elle no
459rouillez donc pas tout. » Je sais, nous sommes en guerre, et il s’agit de gagner. Mais à quel Bien et à quel Mal avons-nous cr