1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Prévost, Tentative de solitude (septembre 1929)
1e contrôle que les autres nous imposent », dit un héros de Mauriac. C’est un « homme seul » qu’a peint « par le dedans » M. J
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
2ure volonté d’être ou de ne pas être… ». Mais les héros de Pirandello, s’ils veulent être, subissent, une fois qu’ils sont, l
3 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
3nt bien les ancêtres des nouvelles générations de héros de roman, lesquels sont tous éperdument égoïstes. Égoïstes avec une p
4l est ce besoin si général de s’incarner, dans le héros de son roman, de se voir vivre, dans son œuvre ? C’est ici la concept
5t le surréalisme. De l’acte gratuit commis par un héros de roman, à la vie gratuite que prétendent mener les surréalistes, il
4 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jacques Spitz, La Croisière indécise (décembre 1926)
6rythme des désirs jamais simultanés de ses petits héros. M. Spitz cherche à faire sourire, on le sent ; pourtant l’on sourit 
5 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
7même qui aboutit naguère au surréalisme. Tous les héros de roman se sont mis à gesticuler « gratuitement ». Et les critiques
8y a pas de gratuité. Le geste le plus incongru du héros n’est jamais que le résultat d’un mécanisme inconscient, aussi révéla
9’une sorte de sincérité les retient d’imposer aux héros ce rythme volontaire par lequel un Balzac les fait vivre. Ce serait f
6 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
10re ces confidences qu’elle livre si facilement au héros plus confiant et secrètement incertain de ce roman. À la veille de se
11 deux inconscients : l’époque et l’être secret du héros. Il sait mieux que quiconque aujourd’hui faire éclater dans un cadre
7 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
12 autant que par la sympathie de l’auteur pour ses héros. Indulgence et regrets, un ton qui permet le tact dans la hardiesse.
8 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Bopp, Interférences (décembre 1927)
13-vis du phénomène littéraire. La « Promenade » du héros de Bopp est une sorte de pensum. Cela rend peut-être moins convaincan
9 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
14dentale. Voici donc venue l’heure de la juger. Le héros de l’époque, c’est l’homme qui a réussi. Mais à quoi ? C’est la plus
10 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
15or ? Guy de Pourtalès n’hésite pas à baptiser son héros « prince de l’illusion et de la solitude ». Mais un prince rêveur n’e
11 1929, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). L’ordre social. Le Libéralisme. L’inspiration (novembre 1929)
16 cinéma. On donnait un film voluptueux. Il aima l’héroïne, mais sans espoir. Il lui écrivit, en sortant de là, dans une crèmeri
12 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
17i encadré et fixé au mur. Gul-Baba est le dernier héros musulman qui ait fait parler de lui en Hongrie. Il s’appelait en véri
13 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
18ngée par une barbe en crin de cheval du diable. L’héroïne est belle [p. 167] comme une ballade de Bürger, tandis qu’elle arrose
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
19cuplé par la valeur qu’il prend dans l’esprit des héros. Un jeune Français a décidé d’aller fouiller les temples en ruines de
15 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Au sujet d’un grand roman : La Princesse Blanche par Maurice Baring (mai 1931)
20ut exemple. La Société dans laquelle évoluent les héros de Baring est riche, « conformiste » à l’extrême, mais internationale
21te. En même temps que [p. 347] les actions de ses héros, il note les jugements contradictoires qu’elles provoquent. Et le tra
22’ailleurs, car en définitive la conversion de son héroïne nous paraît être à tel point la seule solution possible qu’elle n’est
23anquille et profonde sur l’état d’âme d’un de ses héros, comme sans le savoir, il établit. En vérité, l’entrée de Blanche dan
16 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
24n protestant pouvait trouver pareille formule. Le héros de la foi, Kierkegaard, « l’Isolé », n’a plus rien en lui ni de Faust
25logien. Il s’agit maintenant de nous révéler ce « héros de la foi », ce maître de la pensée chrétienne tragique, paradoxale e
17 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
26C’est, en effet, sous la forme d’un roman dont le héros, Eiichi, est évidemment l’auteur lui-même, le récit de l’adolescence
27récit de l’adolescence et de la jeunesse de notre héros ; mais ce récit prend fin au moment où Kagawa débouche dans la vie pu
18 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
28a spontanéité, qualité dont Gide aime à douer les héros de ses récits, mais dont lui-même se révèle dépourvu dans une mesure
29ibrer », un de ces jours, à les « gauchir »…) Le héros de Vol de nuit, non déshumanisé certes, s’élève à une vertu surhumain
19 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
30ime, de Hollande atlantique : le maire Guiton, le héros, avec Rohan, de la résistance protestante contre le [p. 752] Cardinal
20 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
31ble sort des parois, noir et blanc, la ravissante héroïne est à son piano, c’est un duo des ténèbres et de la pureté où vibrent
21 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
32i encadré et fixé au mur. Gül-Baba est le dernier héros musulman qui ait fait parler de lui en Hongrie. Il s’appelait en véri
22 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
33ux Démon ! — je te rappelle — Ou bien envoie — un héros — Ou bien — la sagesse. » Mais le feu s’éteint — l’esprit souffle où
23 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
34ngée par une barbe en crin de cheval du diable. L’héroïne est belle comme une ballade de Bürger, tandis qu’elle arrose de ses l
24 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
35 si de la sorte nous sentons mieux sa pointe. Les héros du Scandale, provinciaux énervés par la vie des bars de la capitale n
25 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Éloge de l’imprudence, par Marcel Jouhandeau (septembre 1932)
36ont les Binche ou M. Godeau ou plus récemment les héros de l’Amateur d’imprudence incarnèrent ailleurs toutes les complexités
26 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
37s analogues, l’humanisme fasciste et le culte des héros sont pour notre personnalisme une menace plus perfide que le collecti
38erfide que le collectivisme déclaré. Célébrer des héros dont l’authenticité n’est établie que par le décret du Parti, c’est à
39que favorise tout au moins, un culte officiel des héros ? — Le héros vrai n’imite personne. Il n’est conforme qu’à sa vocatio
40tout au moins, un culte officiel des héros ? — Le héros vrai n’imite personne. Il n’est conforme qu’à sa vocation. Qui n’es
27 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
41te lui propose ou que l’État veut lui imposer. Le héros véritable, la personne dans sa pureté, c’est l’obstacle irréductible
28 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
42on sur l’homme et son destin particulier. D’où le héros, d’où la statue, d’où le tragique (Antigone s’opposant aux décisions
29 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
43tel homme existe. Que va-t-on faire de lui, de ce héros, n’est-ce pas, des valeurs de l’esprit que justement l’on fait profes
44peut-être, quitte à fleurir ensuite la tombe du « héros », dernière insulte 62 . Il [p. 618] s’agit de savoir maintenant au n
30 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
45ure, à la psychologie de la douleur physique. Ses héros subissent, avec un héroïsme et une révolte plus émouvants d’être sile
46mouvants d’être silencieux, des tortures dont les héros de Malraux n’ont pas toujours renoncé à faire de la littérature. On c
31 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Précisions sur la mort du Grand Pan (avril 1934)
47ui de nos essais critiques. Mais Ramuz, comme ses héros, s’arrête encore au seuil du Nouveau Testament… p. 41 g. « Préci
32 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
48te lui propose ou que l’État veut lui imposer. Le héros véritable, la personne dans sa pureté, c’est l’obstacle irréductible
33 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
49 « journées », de ces « semaines » consacrées aux héros, c’est-à-dire aux maîtres de la pensée. Après l’Exposition il restera
34 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Conversation avec un SA (décembre 1935)
50uelques doutes, pendant cet entretien : des vrais héros parlent-ils d’héroïsme, ont-ils une théorie là-dessus, l’enseignent-i
35 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
51tatifs, on eut des orateurs et des pantins. Et le héros du spirituel devint le solitaire par excellence, le méconnu et l’ango
36 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
52 sait qu’il n’existe pas d’héroïsme collectif. Le héros, par définition, est toujours seul. (C’est peut-être pourquoi le bour
53oi le bourgeois — l’homme du bourg — n’est pas un héros, ou cesse d’être un bourgeois quand il devient un héros.) Précisons :
54 ou cesse d’être un bourgeois quand il devient un héros.) Précisons : réaliser une pensée, ce n’est pas seulement [p. 238] la
37 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Précisions utiles sur l’industrie des navets (mars 1936)
55cheté des auteurs ? Il y a eu, de tous temps, des héros et des combinards et toutes les nuances intermédiaires, mais aujourd’
38 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
56 novembre 1934 « Aidez-moi ! » dit à Jean Giono l’héroïne d’une de ses nouvelles : elle se plaint de ce que les auteurs des rom
39 1937, Esprit, articles (1932–1962). Jean Blanzat, Septembre (janvier 1937)
57duel ? Mais alors : veut-on ma compassion pour un héros malade ou mon admiration pour son auteur ? Le livre n’est ni passionn
40 1937, Esprit, articles (1932–1962). Robert Briffaut, Europe (janvier 1937)
58t la vraie responsable du cafouillage de 1914. Le héros principal — il y a bien une centaine de personnages tous nobles ou ri
41 1938, Journal d’Allemagne. Avertissement
59e même que le roman psychologique, centré sur des héros individuels, a traduit la réalité de l’époque qui prend fin sous nos
42 1938, Journal d’Allemagne. 1. Journal (1935-1936)
60ins alangui. Le pasteur a parlé de l’héroïsme. Le héros chrétien n’est pas celui qui meurt glorieusement pour la puissance de
61qu’à la mort. Le Christ n’est [p. 16] pas mort en héros, mais en paria, aux yeux de sa nation. Comme je sortais, vivement imp
62endant la guerre, Martin Niemöller fait figure de héros national. Son autobiographie est célèbre : Du sous-marin à la chaire.
63e rancune, d’humiliation. Au lieu de la grâce, le héros venu « d’en haut » apporte à son peuple l’orgueil. Et les articles du
43 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
64leur ne survit pas à sa naissance. D’où le nom du héros, la couleur sombre de sa vie, et le ciel d’orage qui couvre la légend
65a « quête » de l’inconnue. Une tempête rejette le héros vers l’Irlande. Là, il combat et tue un dragon qui menaçait la capita
66s prétextes du romancier, les actions de ses deux héros, et les préférences secrètes qu’il suppose chez son lecteur. Les « fa
67la création de l’obstacle par la passion des deux héros (confondant ici ses effets avec ceux de l’exigence romanesque et de l
68n et d’Isolde ! Vieille et grave mélodie, dit le héros, tes sons lamentables parvenaient jusqu’à moi sur les vents du soir,
44 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
69 celle de la terre, mais épurée, et dont certains héros pouvaient revenir, sous d’autres noms, se mêler aux vivants. Par cett
70ues platoniciens, et d’autre part la nostalgie du héros celte revenu du Ciel sur la terre, et qui se souvient de l’île des im
71and nombre de récits qui racontent le voyage d’un héros au pays des morts. Ce héros, Bran, Cuchulainn, [p. 143] ou Oisin, « e
72ontent le voyage d’un héros au pays des morts. Ce héros, Bran, Cuchulainn, [p. 143] ou Oisin, « est attiré par une mystérieus
73t religieuses, mais par le culte plus profane des héros et de leurs prouesses, remplaçant peu à peu les dieux dans les légend
45 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
74lement le point d’honneur, manie sociale. C’est l’héroïne, ici, qui est la plus astucieuse lorsqu’il s’agit d’imaginer des prét
75e l’officieux Boileau — le court Dialogue sur les Héros de Roman — pour réduire au silence et à l’oubli, jusque dans les manu
76nt malgré eux dans l’état de mariés, à quoi notre héros veut échapper non pour l’amour de la liberté — qu’il allègue — mais p
77n éditeur, sur son protestantisme et celui de ses héros : mais malgré sa sincérité, l’on ne peut que suspecter un « calvinism
46 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
78hevalier à la pèlerine » ; parfois il apparaît en héros de roman et s’appelle le chevalier au cygne ou porte les armes de Lan
79acolant parmi les troupes ennemies — en véritable héros de l’Astrée qu’il fut. Et cette suprême politesse devant la mort, à F
80t pas le cœur de chaque soldat considéré comme un héros qui décidera du sort d’une guerre, mais bien le cœur collectif, si l’
47 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
81d’extravagances. Chaque parole et chaque geste du héros devaient correspondre à des symboles déterminés. La maison de verre p
48 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
82’homme [p. 18] et son destin particulier. D’où le héros, d’où la statue, d’où le tragique (Antigone s’opposant aux décisions
83eloppements lyriques sur les ossements sacrés des héros suisses, sachons reconnaître les premières racines de quelque chose q
49 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
84e Parti. S’il n’y a plus de guerres, qui fera des héros ? Qui réveillera le sens du sacrifice ? Pour qui ? Pour quoi ? Jamais
50 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
85 centrale du Wilhelm Meister ? Goethe conduit son héros d’épreuves en surprises, par une volonté mystérieuse qui est celle du
51 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
86’est pourquoi l’un des premiers malheurs de notre héros est de ne plus pouvoir aimer ni être aimé.) J’ai dit que la liberté d
87s savons le mieux que nous le sommes. Voyez cette héroïne de Stendhal : « Je ne me fais plus aucune illusion, lui disait-elle,
52 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
88achait au mot même, qui avait électrisé jadis les héros de la Révolution. La morale était ennuyeuse, et le gangster plein de
53 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 2. Goethe médiateur
89t supprimer les connaissances [p. 46] occultes du héros, mais au contraire les intérioriser, les instruire dans le microcosme
54 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
90it réjouir le monde entier, il ne sert de rien au héros ; car le héros n’a connu son succès que lorsque tout était fini ; et
91onde entier, il ne sert de rien au héros ; car le héros n’a connu son succès que lorsque tout était fini ; et ce n’est point
92 fini ; et ce n’est point par le succès qu’il fut héros, mais par son entreprise. 39 Le temps de l’acte vient s’inscrire s
93que la personne ? C’est la vision et le visage du héros, sa vision contre son visage, sa vision qui crée son visage. Le visag
94it de la Parole. À cause de l’instant éternel, le héros meurt toujours avant qu’il ne meure 45 . C’est le secret dernier de
95tel homme existe. Que va-t-on faire de lui, de ce héros, n’est-ce pas, des valeurs de l’esprit que justement l’on fait profes
96peut-être, quitte à fleurir ensuite la tombe du « héros », dernière insulte 54 . Il s’agit de savoir maintenant au nom de quo
55 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
97tre humaine condition. On dirait qu’il incite ses héros à pratiquer contre la vie bourgeoise une espèce de « grève perlée » :
98able et monstrueux 55 survenu dans la vie de son héros, Kafka nous amène à penser que le détail de l’existence banale, et le
99anœuvre ont plus de réalité que les vapeurs d’une héroïne de roman bourgeois. Le réalisme de Kafka réside dans la sobriété de s
100ristique du rêve d’angoisse. Mais si Kafka ou son héros n’étaient que des rêveurs, il resterait alors une évasion : se réveil
101’immanence, qui est l’éthique du Second Faust. Le héros du Procès, Josef K. s’était vu condamné par la Justice, faute d’un av
56 1944, Les Personnes du drame. IV. Une maladie de la personne — 8. Le Romantisme allemand
102précisément dans le passé. Moritz décrit ainsi le héros d’un de ses romans : « Il lui parut qu’il s’était échappé entièrement
103l poursuivant l’image d’Aurélia, Anton Reiser (le héros de Moritz) la fait dès l’enfance, lorsqu’il s’interroge sur ce qu’est
57 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
104temps, et la souffrance, et l’aventure. Donc, mon héros commencera par sa fin. Un pressentiment l’a fait se lever de son faut
58 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
105L’esprit de Mickey-Mouse s’empare de Superman (le héros favori des pages illustrées qui déshonorent la presse américaine). C’
59 1946, Journal des deux Mondes. 13. Virginie
106i sont morts n’en savaient pas plus que nous. Les héros. Et moi ? Si je ne suis pas héros, c’est que je suis père et qu’il se
107s que nous. Les héros. Et moi ? Si je ne suis pas héros, c’est que je suis père et qu’il se trouve que je naquis en pays neut
108ivision américaine. Je me battais, je devenais un héros… J’ai eu de la chance, dit-on. « Vous en avez de la chance ! » Est-ce
109 un reproche ? Ou bien une ironie cruelle sur les héros ? Qui n’auraient donc été héros que par malchance, ou par hasard ?
110e cruelle sur les héros ? Qui n’auraient donc été héros que par malchance, ou par hasard ? Janvier 1944 Un peuple se révèl
111résentent enfin le petit peuple français comme le héros de la France. Soudain, l’étranger s’aperçoit d’une vérité aussi vieil
60 1946, Lettres sur la bombe atomique. 16. Le goût de la guerre
112e parti. S’il n’y a plus de guerres, qui fera des héros ? Qui réveillera le sens du sacrifice ? Pour qui ? Pour quoi ? Jamais
61 1947, Doctrine fabuleuse. 3. Troisième dialogue sur la carte postale. L’homme sans ressemblance
113 galerie d’hommes distingués, avez-vous aussi des héros ? L’agent. Nous sommes fiers d’avoir pris les portraits du fameux am
114porains. C’était encore une contradiction. Car le héros est l’homme du grand courage, mais le plus grand courage cesse aussit
115s un amateur de paradoxes. Quel est selon vous le héros de l’époque ? X. Quelqu’un, Monsieur, dont vous ne prendrez jamais l
116 ne connaît que des têtes de série, tandis que le héros vrai serait inimitable, hors série par définition, sans précédent et
117illeux qui refuse de tenir son rôle social. Si le héros n’est pas glorieux, qui le sera ? L’attente des masses sera trompée,
118radiction dans les termes, quand vous parlez d’un héros inconnu… X. C’est bien ici que je vous attendais. Toutes choses égal
119e second saisit sa chance de gloire et devient un héros national : vous avez publié récemment son image. Notez que le premier
120s c’est pour la raison précise qui fait de lui le héros véritable. Et j’ajoute que c’est lui probablement qui aura le mieux t
121n rôle social. L’agent. Avouez que votre idée du héros manque totalement de sex-appeal ! De plus, si vous avez vraiment comm
122ir parce qu’on le proclame un homme en vue, et ce héros que personne ne peut voir pour les raisons que je viens de dire, c’es
123 un instant, je crois que je tiens mon titre : Le Héros de l’Incognito ! X. fait un geste vers la seconde bouteille, mais l’
62 1947, Doctrine fabuleuse. 4. Quatrième dialogue sur la carte postale. Ars prophetica, ou. D’un langage qui ne veut pas être clair
124e de précautions ! Vous êtes en train d’imiter ce héros de je ne sais quel album de Tœpffer, qui feint de feindre afin de mie
63 1947, Doctrine fabuleuse. 10. La gloire
125llence, à son rang et selon ses astres. Ainsi les héros et les rois sont les auteurs de leur éclat. Ils donnent et ne demande
64 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
126d nombre contre les créations catastrophiques des Héros ou des grands Névrosés. Un doute règne sur nous, depuis peu. Nous ess
65 1947, Doctrine fabuleuse. 15. Antée ou La terre
127arité du champion. La foule moderne adore que ses héros soient un peu détraqués, ces faiblesses les rendant plus humains, sel
66 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
128pèce humaine bien définie. Hollywood en a fait un héros qui traverse les intrigues du fascisme comme Roland transperçait les
129 que la grâce prend les hommes un à un, comme des héros tragiques, au-delà de toutes les, aides de la morale et de la religio
67 1947, Vivre en Amérique. 4. Conseil à un Français pour vivre en Amérique
130rte de fatalisme inconscient. (Je ne parle pas du héros, mais du troupier moyen, sans opinion.) Il pense qu’il faut ce qu’il
68 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
131 sans histoire, et sans drame. Il s’ensuit que le héros européen sera l’homme qui atteint, dramatiquement, le plus haut point
132: le saint, le mystique, le martyr. Tandis que le héros américain ou russe sera l’homme le plus conforme au standard du bonhe
69 1948, Suite neuchâteloise. IV
133res les plus nobles, au lieu d’un demi-dieu, d’un héros ou d’un saint, un singe au naturel, en guise d’armes parlantes du bea
70 1948, Suite neuchâteloise. VII
134re un vent impétueux. L’orage est imminent. Notre héros, qui paraît âgé d’une vingtaine d’années, se dirige vers le lac qu’on
71 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
135ppeler ; les grands exemples qu’on lui vante, les héros, les champions, les saints — et les nécessités de la concurrence. Nou
136s ne sommes pas tous des révolutionnaires, ni les héros d’une grande passion mortelle, mais la révolution et la passion sont
137s les créations accumulées par les grands hommes, héros, savants, législateurs et saints. Nous pensons que tout cela rendra l
72 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
138ed Keller, narrant le retour au pays natal de son héros Henri le Vert : Je traversai le Rhin et mis le pied sur le sol de mo
73 1953, Preuves, articles (1951–1968). Deux princes danois : Kierkegaard et Hamlet (février 1953)
139ers une action unique et éclatante, à laquelle le héros se prépare longuement, devant laquelle il hésite et recule, jusqu’à c
140provoque le saut final, l’accomplissement, que le héros paie de sa vie. Or il existe, dans la littérature occidentale, un pro
141cation. Considérons d’abord le caractère des deux héros, l’un fictif et l’autre réel. Hamlet, jeune prince royal, est un inte
142âche apparaît surhumaine. Et nous voyons les deux héros gémir sous le faix qui leur est imposé : « L’époque est détraquée, hé
143n écrivant ces lignes, attribuées d’ailleurs à un héros tout théorique qu’il imagine : « Je vois que l’idée de mon existence
144upules d’Hamlet ne sont pas d’ordre religieux, le héros cesse d’être vraiment tragique. Il frise le comique. Si, au contraire
145 l’ordre esthétique, l’obstacle doit être hors du héros, non pas en lui ». Si l’obstacle à son acte est en lui, il s’agit d’u
146l s’agit d’un scrupule religieux. Dans ce cas, le héros n’est grand que par sa souffrance, non par son triomphe. Il n’y a plu
74 1953, Preuves, articles (1951–1968). « Nous ne sommes pas des esclaves ! » (juillet 1953)
147a ne sera effacé. Rien ne peut plus faire que les héros de Berlin soient morts en vain. Aux jours les plus découragés de l’Oc
75 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
148 Alliés de bombarder les villes italiennes 8 , ce héros de la résistance antifasciste — qu’on se rappelle son discours à la C
76 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
149h avait exalté l’Occident. Elle nous apportait un héros, sur une machine encore insuffisante : d’où la gloire. La première tr
77 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
150 avait exalté l’Occident : elle nous apportait un héros, sur une machine encore insuffisante — d’où la gloire. La première tr
78 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Troisième partie. Où allons-nous ? — 12. La quête sans fin
151 Sagesse éternelle apparaît, Minerve s’adresse au héros : Fils de Laerte nourri du Ciel, Ulysse aux nombreux artifices, cal
152Ainsi parle Minerve, fille de Zeus foudroyant. Le héros plein de joie lui obéit. Et la déesse, sous les traits de Mentor, fai
79 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la neutralité européenne (II) (avril 1957)
153ugir au lendemain de Budapest !) voilà le plan du héros de la Nouvelle Gauche française et de l’arrière-garde anti-européenne
80 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la pluralité des satellites (II) (décembre 1957)
154e sa Diplomatie et celui de son Économie, puis le héros numéro un de son Armée. À la faveur de ces spectaculaires changements
81 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un patriotisme de la terre (mars 1958)
155Shakespeare et Baudelaire d’agir sur nous. Que le héros affronte son destin à pied, en bateau, en carrosse, en avion ou même
82 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur un centre qui doit être partout (mai 1958)
156nt qui le consacre : apparition d’un dieu ou d’un héros, sacrifice, miracle, massacre, coïncidence extraordinaire ou « hasard
83 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
157ir Nabokov, s’intitule « Le dernier amant ». Et l’héroïne de L’Homme sans qualités de Robert Musil, dit à plusieurs reprises d’
158Son immaturité perverse me fascine. Le scandaleux héros (par antiphrase) de mon roman (éduqué en Europe, j’y insiste) n’épous
159le, car Lolita n’a pas treize ans. Cependant, mon héros l’enlève et il fuit avec elle, de motel en hôtel, à travers tout le c
160mais qui le sépare en fait de la vie sociale. Mon héros devient moralement un exilé de l’intérieur, comme je suis devenu un e
161ouligner et de l’accentuer, soit en accablant son héros dans une préface d’ailleurs attribuée à un psychiatre américain, soit
162 que contre-civilisation. Nabokov fait dire à son héros : « Mon sort a été de grandir dans une civilisation qui autorise un h
163int d’ironie frappe l’allusion. Ainsi, la mère du héros meurt très tôt (comme dans Tristan), mais voici le ton du récit : « M
164e préfiguration de l’amour interdit qui unira ses héros : Ulrich et Agathe, frère et sœur. Admirable coïncidence, qu’il faut
165ul en jeu, et que le seul exemple qu’en trouve le héros est celui de l’attrait « mortel » pour une nymphet. Une autre fois, p
166désir de l’autre, ou seulement Désir en soi ? Les héros de Musil en parlent avec une sorte de lucidité toute goethéenne, voir
167’où la critique mordante à laquelle les soumet le héros, parlant pour l’auteur : cette critique fait partie de la justificati
84 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — b. Naissance de l’érotisme occidental
168’éternel » 10 . Et dans In vino veritas, l’un des héros ironiques de Kierkegaard définit l’amour comme le lieu où « la vie sp
85 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — c. Présence des mythes et leurs pouvoir dans divers ordres
169s aussi dans les innombrables descendants que ces héros ont engendrés au sein des œuvres d’imagination de la littérature occi
86 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
170ir Nabokov, s’intitule « Le dernier amant ». Et l’héroïne de L’Homme sans qualités de Robert Musil, dit à plusieurs reprises d’
171Son immaturité perverse me fascine. Le scandaleux héros (par antiphrase) de mon roman (éduqué en Europe, j’y insiste) n’épous
172le, car Lolita n’a pas treize ans. Cependant, mon héros l’enlève et il fuit avec elle, de motel en hôtel, à travers tout le c
173mais qui le sépare en fait de la vie sociale. Mon héros devient moralement un exilé de l’intérieur, comme je suis devenu un e
174ouligner et de l’accentuer, soit en accablant son héros dans une préface d’ailleurs attribuée à un psychiatre américain, soit
175 que contre-civilisation. Nabokov fait dire à son héros : « Mon sort a été de grandir dans une civilisation qui autorise un h
176int d’ironie frappe l’allusion. Ainsi, la mère du héros meurt très tôt (comme dans Tristan), mais voici le ton du récit : « M
177e préfiguration de l’amour interdit qui unira ses héros : Ulrich et Agathe, frère et sœur. Admirable coïncidence, qu’il faut
178ul en jeu, et que le seul exemple qu’en trouve le héros est celui de l’attrait « mortel » pour une nymphet. Une autre fois, p
179désir de l’autre, ou seulement Désir en soi ? Les héros de Musil en parlent avec une sorte de lucidité toute goethéenne, voir
180’où la critique mordante à laquelle les soumet le héros, parlant pour l’auteur : cette critique fait partie de la justificati
87 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 2. Deux princes danois. Kierkegaard et Hamlet
181ers une action unique et éclatante, à laquelle le héros se prépare longuement, devant laquelle il hésite et recule, jusqu’à c
182provoque le saut final, l’accomplissement, que le héros paie de sa vie. Or il existe, dans la littérature occidentale, un pro
183cation. Considérons d’abord le caractère des deux héros, l’un fictif et l’autre réel. Hamlet, jeune prince royal, est un inte
184âche apparaît surhumaine. Et nous voyons les deux héros gémir sous le faix qui leur est imposé : « L’époque est détraquée, hé
185n écrivant ces lignes, attribuées d’ailleurs à un héros tout théorique qu’il imagine : « Je vois que l’idée de mon existence
186upules d’Hamlet ne sont pas d’ordre religieux, le héros cesse d’être vraiment tragique. Il frise le comique. Si, au contraire
187 l’ordre esthétique, l’obstacle doit être hors du héros, non pas en lui ». Si l’obstacle à son acte est en lui, il s’agit d’u
188l s’agit d’un scrupule religieux. Dans ce cas, le héros n’est grand que par sa souffrance, non par son triomphe. Il n’y a plu
88 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
189 des hommes sont devenus des génies, beaucoup des héros, beaucoup des poètes, beaucoup des saints — mais pas un ne fut un gén
190e devint que conseiller d’État ; pas un ne fut un héros par la jeune fille qu’il posséda, car par elle il ne devint que génér
191ême que tous les autres devinrent des génies, des héros, des poètes grâce à la jeune fille qu’ils ne possédèrent pas. Si l’id
192s elle y ajoute aussitôt le mythe tragique, et le héros tragique qui, pareil à un formidable Titan, prend sur ses épaules le
193lement cosmopolite et donc moderne. Les succès du héros, comme ceux de Casanova, ne sont pas seulement le fait d’un charme in
194 vers leur désert. Et c’est aussi le prêtre ou le héros divin dans les religions antiques et primitives : celui qui est assez
89 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
195e en lui ses origines archétypales. La passion du héros, que l’on peut interpréter (dans la légende primitive et l’opéra) com
90 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.2. Le mythe de l’enlèvement d’Europe
196 d’abord une déité asiatique avant de devenir une héroïne : elle serait en somme une manifestation locale et poétique de la Gra
91 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.4. Cadmus ou la quête d’Europe
197ux mythes. Selon Robert Graves 16 , Agénor est le héros phénicien Chnas, qui apparaît dans la Genèse sous le nom de Canaan. N
92 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. I. Les Origines d’Hésiode à Charlemagne, (du ixe siècle av. J.-C. au xie siècle de notre ère) — I.6. Le concept géographique
198thée joué en 472, Eschyle fait dire à l’un de ses héros décrivant un voyage qui implique la traversée du Bosphore : Dès lors
93 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. III. L’ère des philosophes. De Leibniz à Condorcet — III.2. L’Europe des lumières
199r rôle dans vos tragédies sont-ils supérieurs aux héros de Sophocle ? Vos orateurs font-ils oublier Cicéron et Démosthène ? E
94 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.4. Napoléon et l’Europe
200 canon ! 165 Que pensait dans le même temps le héros de ces utopistes, le porteur de leurs espoirs européens, celui qui av
95 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. IV. L’Ère de la Révolution de Kant à Hegel — IV.7. Synthèses historico-philosophiques (II)
201ait quitté le monde. L’Europe parut sentir que le héros et le défenseur d’une époque n’était plus, époque à laquelle allait s
96 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VI. L’Europe en question : de Spengler à Ortega — VI.1. « Tout s’est senti périr »
202les fondateurs, les protecteurs, les martyrs, les héros, les pères des patries, les saintes héroïnes, les poètes nationaux… E
203rs, les héros, les pères des patries, les saintes héroïnes, les poètes nationaux… Et dans le même désordre mental, à l’appel de
97 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.1. Les sources vives
204ient de la lecture d’un Ancien Testament dont les héros, les guerres et les miracles, étaient devenus, depuis Luther, leur vé
205 le prototype de l’Européen, en même temps que le héros du premier roman d’aventures de l’Occident. Il apparaît dans sa plein
206fois éternelle et moderne, quand on le compare au héros de l’Iliade. Achille, l’idole de l’Antiquité, le premier modèle d’Ale
207d’Alexandre le Grand, fut le Siegfried des Grecs, héros juvénile, fort et courageux, sans trop d’esprit, qui se précipite dan
208uerrier, comme ses camarades de l’Iliade, mais un héros de la mer. Sa lutte principale, tout au long de l’Odyssée, n’est pas
209 senti qu’ils avaient à faire à un seigneur, à un héros, mais aussi à un homme d’esprit délié et élevé. On n’imagine pas le v
98 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.2. Vertus et valeurs européennes
210 sans histoire, et sans drame. Il s’ensuit que le héros européen sera l’homme qui atteint, dramatiquement, le plus haut point
211: le saint, le mystique, le martyr. Tandis que le héros américain ou russe sera l’homme le plus conforme au standard du bonhe
212sinon nous, a inventé la fertilité du saint et du héros ? Le héros assyrien est seul sur ses cadavres, le Bouddha seul sur sa
213 a inventé la fertilité du saint et du héros ? Le héros assyrien est seul sur ses cadavres, le Bouddha seul sur sa charité. M
99 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. VII. L’Ère des fédérations. De l’Unité de culture à l’union politique — VII.3. L’Europe et le Monde
214bordant. « Rome n’est plus dans Rome », disait le héros cornélien. Il se pourrait que, dès aujourd’hui, le centre de gravité
100 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (I) (avril 1961)
215 des hommes sont devenus des génies, beaucoup des héros, beaucoup des poètes, beaucoup des saints — [p. 9] mais pas un ne fut
216e devint que conseiller d’État ; pas un ne fut un héros par la jeune fille qu’il posséda, car par elle il ne devint que génér
217ême que tous les autres devinrent des génies, des héros, des poètes grâce à la jeune fille qu’ils ne possédèrent pas. Si l’id
218s elle y ajoute aussitôt le mythe tragique, et le héros tragique qui, pareil à un formidable Titan, prend sur ses épaules le