1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Chant funèbre pour les morts de Verdun (mars 1925)
1int ? Et venant de l’auteur du Songe, d’un de ces hommes qui « descendirent » du front dans notre paix lassée, ne prend-elle p
2 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Breton, Manifeste du surréalisme (juin 1925)
2x-mêmes, sans le secours des lecteurs ? Quand les hommes se comprendront-ils individuellement ? » Que M. Breton donne des « re
3 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Paul Colin, Van Gogh (août 1925)
3avec évidence. Van Gogh fut une proie du génie. L’homme tel que nous le peint Paul Colin, est peu intéressant. On en a connu
4vant le spectacle d’une œuvre qui ne dut rien à l’homme, d’une œuvre de pur génie. Vincent Van Gogh, génie sans talent. p.
4 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Lucien Fabre, Le Tarramagnou (septembre 1929)
5oniqueur scientifique, « Prix Goncourt », curieux homme. Il se livre à des travaux de précision : il calcule un plan, un poèm
6oland le Camisard, ce « Tarramagnou », ce « petit homme de la terre », qui va susciter un formidable mouvement de protestatio
5 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Prévost, Tentative de solitude (septembre 1929)
7s imposent », dit un héros de Mauriac. C’est un « homme seul » qu’a peint « par le dedans » M. Jean Prévost, en un saisissant
8 en un saisissant raccourci psychologique. « Tout homme normal est fait de plusieurs fous qui s’annulent », écrit-il. Ce fou
6 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jules Supervielle, Gravitations (décembre 1929)
9 incessant d’oiseaux de la mer ? » « Quel est cet homme dont l’âme fait des signes solennels ? » Une voix lente aux méandres
7 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Adieu, beau désordre… (mars 1926)
10es financiers, des industriels. Il y a encore les hommes politiques, mais on a si souvent l’impression qu’ils battent la mesur
11lles. Toute la jeune littérature décrit un type d’homme profondément antisocial, glorifie une morale résolument anarchiste. C
12 « C’est peut-être que je suis médiocre entre les hommes ». C’est plutôt qu’il est trop attaché encore à se regarder chercher,
13 : Certes ce ne seront ni les lois importunes des hommes, ni les craintes, ni la pudeur, ni le remords, ni le respect de moi n
8 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Jean Jouve, Paulina 1880 (avril 1926)
14èmes de l’auteur de Tragiques et de Vous êtes des hommes. p. 530 p. « Pierre Jean Jouve : Paulina 1880 (NRF, Paris) »,
9 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Alix de Watteville, La Folie de l’espace (avril 1926)
15ne lira pas sans plaisir ce livre où l’on voit un homme appeler en vain le vent du large, parmi des gens qui craignent de s’e
10 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Le Corbusier, Urbanisme (juin 1926)
16que. Tirer des lignes droites, est le propre de l’homme. Toutes les civilisations fortes l’ont osé. Créer un espace architect
17ment à cette parfaite expression du triomphe de l’homme sur la Nature. Architecture : « tout ce qui est au-delà du calcul… Ce
11 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Ramon Fernandez, Messages (juillet 1926)
18 la psychologie à la volée », et donc connaître l’homme dans l’élan qui fait sa véritable unité. Je me borne à signaler encor
12 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Henry de Montherlant, Les Bestiaires (septembre 1926)
19es violences, qui composent la séduction de cet « homme de la Renaissance », pour quelques descriptions des prairies espagnol
13 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
20oi tout intérêt du jour où je me suis avisé que l’homme éprouve ce qu’il imagine d’éprouver. » Non. Car à supposer que l’anal
21pendant, n’est-ce pas lui-même qui ajoutait que l’homme sincère « en vient à ne plus pouvoir même souhaiter d’être différent 
22 quelques sophismes libérateurs La fonction de l’homme est aussi bien de croire que de constater. F. Raub. La sincérité ob
232] Petite anthologie ou que le « style » est de l’homme même J’en étais à peu près à ce point de mes notes — à ce point de mo
24 à son propre regard. Ainsi la valeur morale d’un homme équivalait-elle à l’illusion qu’il était capable d’entretenir sur lui
25st maintenu jusqu’à la mort, il se confond avec l’homme même. (André Maurois.) [p. 23] (Quel effroi, ce jour de l’adolescen
14 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Bernard Barbey, La Maladère (février 1927)
26, et le fait jouer bien maladroitement son rôle d’homme… « Captif de sa propre jeunesse. » C’est ici un autre sujet du roman,
15 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Montclar (février 1927)
27 (février 1927) ad L’on aime que, pour certains hommes, écrire ne soit que le recensement passionné de leur vie, ou l’aveu d
28 connaît assez pour savoir ce qui est en lui de l’homme même, ou de l’amateur distingué, — et ne peut pas nous tromper là-des
16 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Ô toi que j’eusse aimée… (mars 1927)
29) af M. Edmond Jaloux offre l’exemple rare d’un homme que son évolution naturelle a rapproché, dans sa maturité, des jeunes
30 une certaine discrétion, cet air de rêverie d’un homme qui en sait long… Et, certes, il faut être un peu mage pour porter ta
17 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Pierre Drieu la Rochelle, La Suite dans les idées (mai 1927)
31 rencontrer chez les jeunes écrivains français un homme qui ait à ce point le sens de l’époque, une vision si claire et si tr
32in, brutal : mais faisons-lui confiance, voici un homme d’aujourd’hui, presque sans pose, et décidé à mépriser le bluff. p
18 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean-Louis Vaudoyer, Premières Amours (août 1927)
33 vingt ans, d’une aventure qui aurait pu être… Un homme médite à côté du corps de son ami suicidé pour une femme qu’ils ont a
19 1927, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Edmond Jaloux, Rainer Maria Rilke (décembre 1927)
34tographie morale, mais une sorte de synthèse de l’homme et de l’homme dans son œuvre, qui est peut-être plus vraie que le vra
35le, mais une sorte de synthèse de l’homme et de l’homme dans son œuvre, qui est peut-être plus vraie que le vrai, je veux dir
20 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Entr’acte de René Clair, ou L’éloge du Miracle (mars 1927)
36 mon [p. 127] gré). Qu’une sorcière transforme un homme en chien, cela n’a rien d’étonnant au cinéma. C’est la photographie d
37ma, c’est, par exemple, l’éclosion d’une rose, un homme qui court au ralenti, certaines coïncidences de mouvements… C’est une
21 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Louis Aragon, le beau prétexte (avril 1927)
38ntent les fantômes adorables du désir, — quelques hommes [p. 133] y pénètrent, et le goût de s’amuser ne renaîtra plus en eux.
39u’elle puisse en aucun cas servir d’argument à un homme. » Voilà qui nous fait oublier certaines morales d’extrême moyenne d’
40les messages égarés de l’infini… [p. 135] Un tel homme, — est-ce encore Aragon, sinon qui ? — sa grandeur, c’est qu’il lui f
41he, — nulle part sur cette terre où l’orgueil des hommes croit pouvoir nous le désigner, veut nous l’imposer pour quelles fins
42r l’évidence définitive de notre absurdité. Car l’homme « s’est fait une vérité changeante et toujours évidente, de laquelle
22 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La part du feu. Lettres sur le mépris de la littérature (juillet 1927)
43n qui l’a exprimé : « On publie pour chercher des hommes, et rien de plus. » Chercher des hommes ! Ah ! cher ami, nous ne somm
44rcher des hommes, et rien de plus. » Chercher des hommes ! Ah ! cher ami, nous ne sommes pas tant, n’est-ce pas, à poursuivre
23 1927, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les derniers jours (juillet 1927)
45 secours de l’Esprit. Mais un jour viendra où les hommes se révolteront contre le joug atrocement positiviste des Maurras et d
46 des Mussolini, des Lénine et des Ford. Alors les hommes hurleront un affreux besoin mystique. Vous réveillerez-vous pour les
24 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
47préfère affirmer que tout est incompréhensible. L’homme moderne recule devant l’évidence de la banqueroute prochaine de sa ci
48der autour de nous et d’en croire nos yeux. I. L’homme qui a réussi Je prends Henry Ford comme un symbole du monde moderne,
49 autre, il l’a réalisé comme il est donné à peu d’hommes de le faire : 7 000 voitures par jour, et la possibilité d’augmenter
50’heure de la juger. Le héros de l’époque, c’est l’homme qui a réussi. Mais à quoi ? C’est la plus grave question qu’on puisse
51 décision qu’une passion contenue peut donner à l’homme d’action. Enfin, le voici en mesure de produire des quantités énormes
52fication : « Sur quoi repose la société ? Sur les hommes et les moyens grâce auxquels on cultive, on fabrique, on transporte. 
53d à faire de ce monde un séjour meilleur pour les hommes. » C’est le bonheur, le salut par l’auto. Philosophie réclame. « Ce q
54ctionnée mérite les sacrifices qu’elle exige de l’homme moderne. Paradoxes plus ou moins intéressés, optimisme d’homme à qui
55. Paradoxes plus ou moins intéressés, optimisme d’homme à qui tout réussit, messianisme de la machine, méconnaissance glorieu
56ées », c’est pour souligner ce hiatus étrange : l’homme qu’on pourrait appeler le plus actif du monde, l’un de ceux qui influ
57euvent exister sans leur substance religieuse.) L’homme moderne manie les choses de l’âme avec une maladresse de barbare. [
58nsensible et que la fatigue semble disparaître, l’homme s’abandonne à des lois géométriques. Un jeu de chiffres d’horlogerie
59 sans prière. Cela s’appelle encore vivre. Mais l’homme qui était un membre vivant dans le corps de la Nature, lié par les li
25 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, Les Conquérants (décembre 1928)
60monde moderne : on y voit s’affronter en quelques hommes d’action les forces caractéristiques du temps — argent, races — et se
61 poétique. Mais cette fois tout est concrétisé en hommes, en meurtres, en décrets. Qu’il décrive la vie intense et instable de
26 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Avant-propos
62ntre que la science apprise à l’école appauvrit l’homme de tout ce que son ignorance respectait, et ne lui donne à la place q
27 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
63 d’évidences du type 2 et 2 font 4, ou : tous les hommes doivent être égaux en tout. Deux fois deux quatre, c’est stérile, mai
64 me posais la question : est-ce vrai que tous les hommes doivent être égaux en tout ? Et la première réponse fut : Il faut que
28 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 2. Description du monstre
65tre défini par son incompréhension méthodique des hommes et son mépris pour les paysans. Qu’il soit officier ou troupier, on l
66e 10 à 11 ans : « J’ai bien su mater les quarante hommes de ma section, je saurai aussi vous mater. » On imagine à quoi peut m
29 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
67 fondent les réputations, où se « baptisent » les hommes d’avenir. Un jour on voit s’étaler en première page des illustrés la
30 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 4. L’illusion réformiste
68 rendement le plus élevé. On cultive les petits d’hommes comme des plantes de serre dans ces jardins d’enfants. On [p. 38] y p
31 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 5. La machine à fabriquer des électeurs
69ut ce qu’il y a d’authentiquement noble en chaque homme. Si les fils du peuple souffrent moins d’un tel régime, c’est qu’ils
32 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 7. L’instruction publique contre le progrès
70 par le moyen de l’instruction publique, limite l’homme au citoyen. Il s’agit donc de dépasser le citoyen, de retrouver l’hom
71’agit donc de dépasser le citoyen, de retrouver l’homme tout entier. Je distingue dans cette opération deux temps : d’abord c
33 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). Appendice. Utopie
72le.) La question est de savoir si nous serons des hommes de chair et d’esprit, ou des pantins articulés. (Qui tiendra les fice
73 qu’il y a d’anti-irrationnel dans la nature de l’homme. Elle punit froidement la spontanéité et l’invention. Elle dénature l
74e sens technique qui tient lieu d’imagination à l’homme moderne n’est pas créateur d’êtres spirituellement vivants, ni d’aucu
75rigadé. L’anarchiste que j’aime est simplement un homme libre qui a une foi (ou un amour) et qui s’y consacre. (Mais alors !…
76Je ne sais s’il est très exagéré de dire que tout homme gagnerait à posséder une plus grande puissance intellectuelle, une me
77nous ?… Par la force des choses et de l’Esprit, l’homme sera-t-il sauvé de sa folie démocratique ?   AREUSE, 26 décembre 192
78chin que vous attaquez est pourtant un très brave homme, il fait partie du conseil de la paroisse, et… » — Il semble qu’en at
34 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929)
79 Sherwood Anderson, Mon père et moi et Je suis un homme (janvier 1929) ax Le critique se sent désarmé et légèrement absurde
80face d’un récit comme celui d’Anderson : voici un homme qui raconte sa vie avec une émouvante simplicité et il faudrait avoir
81du passage où il rappelle qu’il écrit la vie d’un homme de lettres. En réalité, on ne le voit pas encore apparaître sous cet
82ur l’époque. Anderson est avant tout un poète, un homme qui aime inventer et que cela console des nécessités modernes, dégrad
83 si je m’approchais tout à coup par derrière d’un homme ou d’une femme quelconque, et disais “houu !” il ou elle se secouerai
84is pour lui faire endosser le blâme, mais comme l’homme nommé Ford, de Détroit, a contribué davantage que n’importe quel autr
85graphie que son désir constant était que tous les hommes vivant sous lui conservassent la virilité et le respect de soi était
35 1929, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Jean Cassou, La Clef des songes (août 1929)
86[p. 249] air dangereux et tendre que prennent les hommes en liberté. Mais ils ne sont jamais méchants, et seulement aux derniè
36 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
87alité également funestes, également démesurées, l’homme ne peut subsister qu’en tant que son génie parvient à composer les de
88 humanisme l’art de composer pour la défense de l’homme et son illustration des puissances de nature inhumaine. Nous pourrons
89e de gauchir notre civilisation à tel point que l’homme, affolé, soudain, doute s’il est encore maître de la redresser. C’est
90sme paraît enclin : celle de créer un modèle de l’homme. Peut-être a-t-il existé un modèle gréco-latin, un canon de l’âme aus
91plus avant la dégradation de cette idole qu’est l’Homme pour l’homme. Toute décadence invente un syncrétisme. Rome eut celui
92 dégradation de cette idole qu’est l’Homme pour l’homme. Toute décadence invente un syncrétisme. Rome eut celui des dieux ; n
93ours : il le nomme péché.) Tous les modèles que l’homme se propose ont ceci d’insuffisant : qu’ils peuvent être atteints. Mai
94tre atteints. Mais ce qui parfait la stature de l’homme, c’est l’effort pour se dépasser — indéfiniment. L’homme ne se compre
95c’est l’effort pour se dépasser — indéfiniment. L’homme ne se comprend lui-même qu’en tant qu’il « passe l’homme » et partici
96e se comprend lui-même qu’en tant qu’il « passe l’homme » et participe, en esprit, d’un ordre transcendental. Un seul fut par
97un ordre transcendental. Un seul fut parfaitement Homme : c’était un dieu. N’attendons pas d’un nouvel humanisme qu’il nous [
98 il y réussirait trop aisément. Ce qui manque à l’homme moderne, c’est un principe d’harmonie qui lui garantisse le caractère
99t de voir encore le surhumain. Être véritablement homme, c’est avoir accès au divin. Que sert de parler d’humanisme « chrétie
100r d’humanisme « chrétien » ? L’humanisme est de l’homme, le christianisme est du nouvel homme. Tout humanisme véritable condu
101me est de l’homme, le christianisme est du nouvel homme. Tout humanisme véritable conduit « au seuil » : et qu’irions-nous lu
37 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Léon Pierre-Quint, Le Comte de Lautréamont et Dieu (septembre 1930)
102jet de l’épopée qu’est Maldoror — la révolte de l’homme contre son Créateur — et il analyse les principaux thèmes de l’œuvre
38 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
103de démesure. Et, de Giorgione, ce « Portrait d’un homme » devant lequel il faut se taire pour écouter ce qu’il entend. 3. A
104duite féconde. Il me semble que la servitude de l’homme moderne apparaît ici sous un aspect bien inquiétant : c’est à la sens
105ce : un vrai sourire, adressé personnellement à l’homme, — et le mot « affable » reprend ici sa noblesse. Mon voisin qui a la
106 États de l’Europe se formule en revendications d’hommes d’affaires. Ce qu’on prétend défendre, c’est son droit, ses intérêts.
39 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Hölderlin, La Mort d’Empédocle et Poèmes de la folie (octobre 1930)
107-à-dire de s’en libérer. Ainsi la France conçut l’homme rationnel ; Empédocle, au contraire est celui qui passe toutes les me
40 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
108 demi-juifs — mais laids comme des paysans, beaux hommes aux traits lourds. Dans l’ivresse, leurs yeux s’agrandissent. Dans la
109 la lune — lit-on dans les Upanishads. — Or si un homme n’est pas satisfait dans la lune, celle-ci le libère (le laisse aller
110libère (le laisse aller chez Brahma) ; mais si un homme y est satisfait, la lune le renvoie sur terre en forme de pluie. » Si
41 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Charles Du Bos, Approximations, 4ᵉ série (novembre 1930)
111dire de sa critique qu’elle pose le problème de l’homme dans sa totalité, et c’est je crois l’éloge de choix. Mais de ce prob
42 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
112que la portière. Il fait assez froid. ⁂ Lorsque l’homme, cédant à l’évidence des choses ou de l’esprit, comprend enfin qu’il
113’être trouvé. J’ai toujours méprisé le geste de l’homme qui, le soir dans sa chambre d’hôtel, ferme sa porte à double tour. A
43 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
114certains égards et qui cette fois ne montre pas l’homme aux prises avec l’humanité civilisée, mais avec la nature la plus sau
115égard des valeurs établies…, goût des actions des hommes lié à la conscience de leur vanité…, refus surtout. » Refus des « con
116t en définitive une méditation sur le destin de l’homme. Chez Perken comme chez Garine, même héroïsme dépourvu d’idéal, même
117personnification la plus frappante d’un certain « homme moderne », — l’homme sans Dieu, qui n’attend rien que de cette vie, m
118lus frappante d’un certain « homme moderne », — l’homme sans Dieu, qui n’attend rien que de cette vie, mais auquel cette vie
119’il refuse de lui trouver un sens dans la mort. L’homme qui pourrait se définir : « Dieu n’est pas, donc je suis » ; l’homme
120se définir : « Dieu n’est pas, donc je suis » ; l’homme seul ; areligieux, relié à rien. Plutôt aventurier que conquérant ; p
121agressif qu’elle apporte à décrire la figure de l’homme moderne en proie au seul orgueil de vivre, dénonce la paresse de la r
44 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
122lleurs que d’ironie, qu’elle touche à tout dans l’homme et dans la société. Elle a l’absence de scrupules des gens qui ont un
123rtie de notre vie. Voici ce que nous savons : les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre… — Être un homme nous para
124e nous savons : les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre… — Être un homme nous paraît la seule entreprise légiti
125ivent pas comme un homme devrait vivre… — Être un homme nous paraît la seule entreprise légitime… — Nous pensions vie intérie
126mpitoyable, descriptible et sec ». Ici la vie des hommes se trouve « réduite à son état de pureté extrême qui est l’état écono
127ons matérielles de la vie humaine. Je crois que l’homme ne peut être transformé que spirituellement. Et cette révolution-là a
128oit la Tchéka régnante, il y aura toujours plus d’hommes dans les églises que dans les prisons, — et des hommes qui viendront
129s dans les églises que dans les prisons, — et des hommes qui viendront y trouver leur liberté. [p. 187] Mais pourquoi dira-t-
130omme périmée. Avec M. Brunschvicg, il pense qu’un homme de 1931 a dépassé ce « stade », qu’il n’est plus permis de nos jours…
131 ce monstre, cet amphibie plus exactement, est un homme du xxe siècle que l’idéaliste salue comme son contemporain ; en tant
132rnation et qu’il va à la Messe, il se comporte en homme du xiiie siècle — ou en enfant : il y a lieu de s’attrister. Si vous
133ons du même ordre. Lui est des pieds à la tête un homme de 1930 ; et en même temps il se réclame d’un Esprit éternel qui cepe
134 problèmes identiques, celui de la puissance de l’homme, celui de [p. 189] la valeur de son action, celui, en somme, de l’imp
135civilisation, souffrant comme lui de ce que « les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre ». Mais alors, se dit-on s
136lui de ce que « les hommes ne vivent pas comme un homme devrait vivre ». Mais alors, se dit-on souvent en lisant les critique
137viste » répondra qu’il croit en la puissance de l’homme pour se dégager des servitudes provisoires de la technique. Mais rien
138ites qu’il nous faut. Saluons enfin le règne de l’homme ! » Mais le chrétien, qui sait un peu ce qu’est ce monstre, se demand
45 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kierkegaard (mai 1931)
139l’expression la plus caractéristique de ce nouvel homme, qui a dépassé le romantisme, est la nouvelle psychologie. L’œuvre la
46 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Littérature alpestre (juillet 1931)
140ivement l’âme humaine. La montagne qui repousse l’homme, la montagne farouche, effrayante, leur a semblé incompréhensible ».
141s intérêts sociaux. Or, en face de la montagne, l’homme est seul. Sénancour, c’est tout autre chose. Lui, cherche un refuge.
142it la voie », note fort justement notre auteur. L’homme seul en face des sommets, qu’écrira-t-il ? — Shelley : « L’immensité
143ille aspects, aux mille bruits. » Ce n’est plus l’homme que ces poètes viennent interroger sur les hauteurs, mais une sombre
47 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
144ret de son autorité sur lui. L’état d’esprit de l’homme d’action s’accommode rarement d’une réflexion impartiale et d’une des
145 encore qu’un moyen de servir et d’agir. C’est un homme sans partage et sans failles. Quelques articles parus dans des revues
146Pire que cela, elle portait à croire que tous les hommes sont coupables. Ceci acquit au Procureur toute la sympathie d’Eiichi…
147u’il était inutile de dire quoi que ce soit à cet homme en colère. Trois, quatre, cinq minutes s’écoulèrent. Le Procureur reg
148pour mieux vivre et n’en fait jamais une affaire. Homme terriblement vivant, tenté, et décrivant ses tentations comme toutes
48 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Gide ou le style exquis (à propos de Divers) (octobre 1931)
149ute, la psychologie moderne a-t-elle montré que l’homme était beaucoup moins simple qu’il ne le croyait. Mais la question res
150Les faiblesses, les abandons, les déchéances de l’homme, nous les connaissons de [p. 729] reste et la littérature de nos jour
151 psychologique considérable : que le bonheur de l’homme n’est pas dans la liberté, mais dans l’acceptation d’un devoir. Gide
152premiers, l’a prononcé en France. Kierkegaard, un homme qui ne vous lâche plus. Il a beaucoup parlé de lui-même. Mais là où d
49 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le protestantisme jugé (octobre 1931)
153re en portait l’expression, loin des oreilles des hommes, jusqu’au trône de Dieu. Il n’en est plus ainsi maintenant ; l’âme es
154e paix dans une intimité purement humaine : Et l’homme seul répond à l’homme épouvanté 27 . Il nous manque une étude sur l
155té purement humaine : Et l’homme seul répond à l’homme épouvanté 27 . Il nous manque une étude sur les critiques protestan
50 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
156 notre xviiᵉ siècle se devait de ne pas poser). L’homme antique peut atteindre la grandeur parce qu’il possède la mesure au s
157élémentaire, définie par la loi, par son astre. L’homme chrétien au contraire, l’homme qui doit être surpassé, vit dans la dé
158, par son astre. L’homme chrétien au contraire, l’homme qui doit être surpassé, vit dans la démesure, et lorsqu’il « veut pre
159res et incohérence. Que l’on considère en effet l’homme moderne, l’homme sans mesure naturelle : s’il ne retrouve pas de loi
160e. Que l’on considère en effet l’homme moderne, l’homme sans mesure naturelle : s’il ne retrouve pas de loi interne et de ten
161nous stimuler, mais ne nous détermine jamais. Cet homme indiscret est distrait, et sa distraction vient de l’intérieur. Il ne
162 d’illustrer. Ainsi selon Kierkegaard, le premier homme qui s’avisa de défendre la religion mériterait-il d’être appelé Judas
51 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
163nt la notion chrétienne et la notion antique de l’homme ; telles, dans une certaine mesure, la notion germanique et la notion
164ervation suivante : au sortir de l’adolescence, l’homme devient à la fois moins abstrait et moins sentimental ; cela se marqu
165ntait les chœurs de Schubert après boire — et les hommes parlaient lentement, parlaient peu, — c’est le secret de votre bienve
52 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
166 vous allez me dire que c’est trop facile pour un homme retiré du monde depuis si longtemps. Livrons-nous plutôt à une petite
167à lui prendre chacun un bras, une femme pour deux hommes — et ce fut bien dans cette anecdote dont Gérard attendait évidemment
168mes sans chapeau couraient vers les voitures, les hommes s’inclinaient pour des baise-mains silencieux et mécaniques. Je recon
53 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.2. Une « tasse de thé » au Palais C…
169racle d’amour qui fasse pousser un grand cri à un homme qu’on verrait alors s’agenouiller dans un silence impressionnant et r
54 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
170de démesure. Et, de Giorgione, ce « Portrait d’un homme » devant lequel il faut se taire pour écouter ce qu’il entend. iii
171duite féconde. Il me semble que la servitude de l’homme moderne apparaît ici sous un aspect bien inquiétant : c’est à la sens
172ce : un vrai sourire, adressé personnellement à l’homme, — et le mot « affable » reprend ici sa noblesse. Mon voisin qui a la
173 États de l’Europe se formule en revendications d’hommes [p. 84] d’affaires. Ce qu’on prétend défendre, c’est son droit, ses i
174 demi-juifs — mais laids comme des paysans, beaux hommes aux traits lourds. Dans l’ivresse, leurs yeux s’agrandissent. Dans la
175— lit-on dans les Upanishads. — Or si un [p. 117] homme n’est pas satisfait dans la lune, celle-ci le libère (le laisse aller
176libère (le laisse aller chez Brahma) ; mais si un homme y est satisfait, la lune le renvoie sur terre en forme de pluie. » Si
55 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.1. La Tour de Hölderlin
177i encombrés d’armoires. Un couloir, la chambre. L’homme qui me conduit est le propriétaire actuel. « Monsieur connaît Hölderl
56 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
178 ciel ni sur la terre. Car enfin, qu’est-ce que l’homme ? qu’est-ce donc que ce paradoxal mélange de chair et d’âme ? — Parac
179rg s’accorderaient, je le crois, pour répondre. L’homme est un point de vue central et médiateur entre les corps et les espri
180res qui peuplent ces villes, là-bas, que le nom d’homme ne saurait plus les désigner sans fraude. Un bel assortiment de monst
181az ! Ah ! Diogène, Diogène ! cesse de chercher un homme. Tâche plutôt d’en devenir un. — Parmi ces gens d’ici, qui prennent l
182 table une servante respectueuse des plaisirs des hommes, et peut-être aussi de leurs familiarités. J’étais attablé ce soir-l
183 retraite sensuelle. N’est-ce point de cela que l’homme des villes a besoin de nos jours ? On parle toujours de son appétit d
184édition cartonnée d’Andersen, mais sans cesse des hommes entrent, cherchent une place, ouvrent la fenêtre, ou bien c’est un co
185ers, — et c’est à elle que va ma sympathie ?… Les hommes parlent une langue brusque et de mauvaise humeur, les yeux mornes ou
57 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.3. Châteaux en Prusse
186de salle du château. Une douzaine de domestiques, homme et femmes, pénètrent par le fond, s’alignent debout. Les enfants sur
187ratiques, tout l’apprentissage de la conduite des hommes, des animaux et des éléments naturels. Pour nous, nous développons un
188u’au sein d’une nature qui, sans cesse exige de l’homme la maîtrise et le déploiement de ses instincts ? Ici, pas d’autres em
189 maître à serviteur, des rapports personnels de l’homme à la nature sous toutes ses formes, animales, végétales, domestiquées
190s de janissaires tout au plus. [p. 188] Mais ces hommes durs, silencieux, et sains, servants des terres conquises par les che
58 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.5. Appendice. Les Soirées du Brambilla-Club, (1930)
191que la portière. Il fait assez froid. ⁂ Lorsque l’homme, cédant à l’évidence des choses ou de l’esprit, comprend enfin qu’il
192’être trouvé. J’ai toujours méprisé le geste de l’homme qui, le soir dans sa chambre d’hôtel, ferme sa porte à double tour. A
59 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Romanciers protestants (janvier 1932)
193r si nous les méritons encore. Comme le disait un homme d’esprit, plus l’ancêtre dont on se réclame est éloigné, moins on a d
194 Schlumberger une volonté consciente de réduire l’homme à sa seule virtu. Donc : refus ou ignorance des catégories de la grâc
195e où la théologie de Calvin, pessimiste quant à l’homme, mais confiante dans la grâce, cède le champ aux idées de Rousseau, o
196champ aux idées de Rousseau, optimistes quant à l’homme et pratiquement athées. Voici donc l’homme, dans sa condition menacée
197nt à l’homme et pratiquement athées. Voici donc l’homme, dans sa condition menacée, réduit aux seules défenses qu’invente son
198ux seules défenses qu’invente son calcul. Voici l’homme livré à lui-même, c’est-à-dire à son pire ennemi. Morne triomphe de l
60 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Goethe, chrétien, païen (avril 1932)
199ce du phénomène Goethe. Maintenant ajoutons que l’homme fut supérieur à la somme de toutes ces activités et domina constammen
200 la venue du Christ a modifié la nature même de l’homme et l’ensemble des données religieuses. Mais, d’autre part, il faudrai
201dmettre dans la communauté de la foi chrétienne l’homme qui a pu dire qu’il s’inclinait devant le Christ comme devant la « ré
202l droit refusons-nous donc d’appeler chrétien, un homme qui se prétendit tel en maintes occasions, de la façon la plus expres
203l juge. Si nous refusons le nom de chrétien à cet homme [p. 309] dont l’éthique, en définitive, apparaît comme fondée sur deu
204es : le scandale divin, le péché radical. Mais un homme de l’envergure de Goethe, s’il ne peut être un argument pour nul part
205juge. Il y a dans le Faust, et dans la vie de cet homme, dont le Faust n’est qu’une figuration symbolique, une leçon d’activi
206ous n’avons pas besoin d’avoir beaucoup de grands hommes, — ni même d’avoir quoi que ce soit, — mais seulement d’être, efficac
61 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
207une obligation urgente à se risquer en faveur des hommes, un acte, un combat. Fin de l’esprit désintéressé, cela signifierait
208que de ce journal. Le titre : La Crise est dans l’homme 38 , s’oppose d’emblée aux thèses des économistes bourgeois ou marxi
209ce la critique de tout cela qui agite le cœur des hommes. Ce n’est pas une férule : c’est un bon outil qu’il nous faut. Ce n’e
210lui reproche de manquer d’exigence vis-à-vis de l’homme ; de se borner à sa défense ; de ne pas voir que la vraie défense, c’
211ui dit et croit qu’elle se déroule au profit de l’homme, est-elle dirigée réellement, et non plus en discours et croyances, e
212 non plus en discours et croyances, en faveur des hommes concrets ? À quoi sert cette philosophie ? Que fait-elle pour les hom
213i sert cette philosophie ? Que fait-elle pour les hommes ? Que fait-elle contre eux ? Selon M. Nizan, la philosophie régnante
214 ce qu’énonce la philosophie et ce qui arrive aux hommes en dépit de sa promesse. » M. Brunschvicg fait un cours sur la techni
215ogiques de la méditation pourraient expliquer aux hommes vulgaires … la tuberculose de leurs filles, les colères de leurs femm
216 de leurs recherches tout ce qui intéresse chaque homme et tout l’homme, et de déclarer « non-philosophique » tout ce qui ne
217ches tout ce qui intéresse chaque homme et tout l’homme, et de déclarer « non-philosophique » tout ce qui ne tombe pas sous l
218osophes bourgeois font et comptent faire pour les hommes. Très bien. Nous le demandons aussi. (Nous avons même un scepticisme
219ns : que fait, que compte faire M. Nizan pour les hommes ? — Il compte leur apporter le marxisme. Or, s’il est clair que le ma
220t clair que le marxisme prétend travailler pour l’homme en général, il n’est pas moins clair qu’il tombe par là même sous le
221 à celle que M. Nizan adresse à M. Brunschvicg. L’homme en général, même si on l’appelle avec Marx, l’homme concret (ce qui n
222mme en général, même si on l’appelle avec Marx, l’homme concret (ce qui n’est encore qu’une formule), l’homme au singulier de
223e concret (ce qui n’est encore qu’une formule), l’homme au singulier des philosophes, on sait ce qu’en vaut l’aune : ce n’est
224une extension orgueilleuse et démesurée du type d’homme qui intéresse tel groupe de philosophes, et qui vient se substituer à
225les que la plus-value, recouvre la réalité de tel homme [p. 483] concret et réel que vous ou moi pouvons connaître. Mais, en
226. Nizan n’inspire pas la certitude qu’il aime les hommes, qu’il aime aucun homme réel et concret. Au contraire, il en émane un
227certitude qu’il aime les hommes, qu’il aime aucun homme réel et concret. Au contraire, il en émane une sorte de mépris satisf
228ment. Les philosophes ne s’adressent jamais à tel homme dans telle situation quotidienne, répète M. Nizan. Et il propose Marx
229iment humaine, dont les pensées concernent chaque homme dans chaque situation de sa vie de chaque jour, si cet appel n’a pas
62 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
230une vie : la loi de Dieu s’oppose à cette loi des hommes qui veut qu’on tue. Une décision se formule, peut-être pour la premiè
231us, que le monde fabriqué pour leur usage par les hommes de ce temps est à tous points de vue le plus irrespirable à l’homme.
232est à tous points de vue le plus irrespirable à l’homme. 2° Les fondements idéologiques de ce monde sont morts ou n’en valent
233’isole comme un signal de rupture consommée. Tout homme qui agit, sa pensée est en rupture de bourgeoisie. Jacques Martin, da
63 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Hic et nunc [éditorial] (novembre 1932)
234Vivant. En face de philosophes qui se moquent des hommes et ne voient même pas qu’ils n’ont plus de réponses à offrir à [p. 2]
235’un des prophètes de ce temps, que la raison d’un homme n’est pas sa raison d’être : « Cogitor, ergo sum. » (Je suis pensé…).
236ci pourra paraître orgueil et vanité aux yeux des hommes. Ceci n’est rien, en vérité, qu’un acte de soumission et d’espérance,
237e soumission et d’espérance, car ce n’est pas aux hommes que nous disons : nous voici. p. 1 a. « Hic et nunc », Hic et Nu
64 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
238t que saisie et vécue, c’est-à-dire assumée par l’homme. Sortir du paradoxe pour s’évader dans une synthèse quelconque, ratio
239inomies dans un cadre hiérarchique qui préserve l’homme du désespoir et lui fournisse un équilibre durable, dont le péché for
240elles ; bien plus, elle crée des conflits là où l’homme naturel n’en pouvait distinguer ; et surtout elle impose un choix d’a
241 choix d’ailleurs humainement impossible, là où l’homme naturel s’abandonnait en paix à ses déterminations physiques et moral
242lons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n’est capable de la posséder dans la durée ; elle « survient », et ja
243rdre que nous recevons et qui nous meut parmi les hommes tels qu’ils sont, — des hommes qui ont besoin d’une politique pour su
244ous meut parmi les hommes tels qu’ils sont, — des hommes qui ont besoin d’une politique pour suppléer à leur faiblesse, qui on
245Dieu transcendant. Quel dieu fait de nos désirs d’hommes pourrait nous certifier dans le fond de nos âmes un salut qui se rit
246 foi, les idoles, les synthèses dans lesquelles l’homme cherche sa sécurité, et qui n’ont pas de vérité. ⁂ La plus grande lib
65 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Signes parmi nous, par C. F. Ramuz (janvier 1932)
247araître le grand, c’est-à-dire on voit paraître l’homme dans sa grandeur, c’est-à-dire dans l’élémentaire : un être qui est n
248e, que Ramuz. Sa conception tragique du sort de l’homme suffirait à l’attester. Mais plus sûrement encore son acceptation pro
249s sa prière. Et c’est pourquoi le poète, Ramuz, l’homme qui vit concrètement les grands mythes et les réalise dans sa vision,
250 grands mythes et les réalise dans sa vision, cet homme sera toujours en puissance d’aujourd’hui, enraciné profondément dans
66 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
251[p. 480] Le silence de Goethe (mars 1932) d « L’homme, dit Goethe, ne reconnaît et n’apprécie que ce qu’il est lui-même en
252d’esprit qui voudrait que l’on considère ces deux hommes avant tout comme des écrivains ? C’est par la chose écrite, par la le
253», à cet acte de fécondation spirituelle par où l’homme pénètre dans la réalité mystique. Et cet acte ne peut se produire que
254se voit pour ainsi dire contrainte d’assigner à l’homme actif 8 , l’on découvre que c’est la magie encore qui n’a cessé de l
255e le premier, dans une phase plus « réalisée ». L’homme moderne est peu fait pour comprendre cela, de même qu’il est peu fait
256 littérature. Car il n’est pas donné à beaucoup d’hommes de devenir un mythe à force de pureté dans la réalisation de leur des
257issent être de quelque avantage aux autres 11 … L’homme n’est pas né pour résoudre le problème de l’univers, mais bien pour r
258 aux belles dames qui n’ont rien à faire. Mais un homme supérieur, qui a déjà conscience d’être quelque chose ici-bas, et qui
259eur ne tenteront pas nos âmes jusqu’à la mort ? L’homme ne peut juger que plus bas que lui. C’est-à-dire qu’il n’en a pas le
67 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Querelles de famille, par Georges Duhamel (mai 1932)
260e de son temps qu’il déclare ce qu’il attend de l’homme. Après quoi seulement l’on distinguerait l’ordre de grandeur du grief
68 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Cahier de revendications [Présentation] (décembre 1932)
261consternante misère d’une époque où tout ce qu’un homme peut aimer et vouloir se trouve coupé de son origine vivante, flétri,
69 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
262ous avons à lutter hic et nunc, mais pour que les hommes vivent et demeurent des hommes. [p. 839] Il y a deux camps : ceux qu
263 mais pour que les hommes vivent et demeurent des hommes. [p. 839] Il y a deux camps : ceux qui veulent en sortir, — et ceux
264t plus un état d’esprit, ni un refus des tâches d’homme. Henri Lefebvre l’a montré, je n’ajouterai rien à sa déclaration si s
265étaires-avides-des-richesses-d’autrui », mais des hommes menacés, qui dévisagent la menace et contre-attaquent. Et alors, tout
266e, temporaire, et d’ailleurs discutable ? C’est l’homme qui se révolte en nous contre le marxiste. Vous n’y ferez rien. Et no
267. Vous n’y ferez rien. Et nous ne trahirons pas l’homme tel qu’il est, sous prétexte qu’il faut se hâter, et qu’en Russie c’e
268— La seule révolution qui nous importe concerne l’homme, exprime ses données élémentaires : elle n’est qu’une projection du c
269du matériel qu’ils prônent est meilleure pour les hommes [p. 844] que le présent désordre. Je ne vois pas qu’ils connaissent l
270ent désordre. Je ne vois pas qu’ils connaissent l’homme mieux que nous. Je ne les vois pas plus forts. Je vois bien l’accumul
271ns, aggravées 23 . Ils jouent sur une révolte des hommes contre le capitalisme : mais cette révolte va se tourner contre eux.
272st pas une classe que nous devons sauver, c’est l’homme menacé dans son intégrité. Sauver l’homme, ce n’est pas sauver des co
273c’est l’homme menacé dans son intégrité. Sauver l’homme, ce n’est pas sauver des consommateurs. Ce n’est pas sauver des entre
274 débattre sur le plan de l’humanité, mais entre l’homme, entre tel homme et la Réalité qui seule peut garantir son être. — En
275plan de l’humanité, mais entre l’homme, entre tel homme et la Réalité qui seule peut garantir son être. — Encore faut-il que
276-vous au sérieux vos idées, y croyez-vous ? » les hommes de ce temps n’aiment pas répondre, car c’est une question personnelle
277ence impossible et qui est la seule chose que les hommes éprouvent dans le fond de leur être. Il faut derrière ces idées une m
278répondre qu’un dogmatique « Tu te trompes » ? Les hommes n’entendront de nous que notre volonté de sacrifice, de pauvreté. C’e
279etrouvez que trop bien dans les vôtres ! Déjà les hommes le pressentent : il n’y a rien d’autre à attendre que cette force sur
70 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
280 ne suis pas plus coquette qu’une autre. Mais les hommes comme vous aiment que les femmes soient coquettes à les faire douceme
281a surface des choses pour renaître au centre de l’homme. Et, dès lors, de tous les événements qui paraissent autour de nous,
71 1933, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Histoires du monde, s’il vous plaît ! » (janvier 1933)
282r 1933) p Le lecteur moderne est, paraît-il, un homme pressé, beaucoup plus pressé que ne le furent ses ancêtres (serait-ce
283é se retourne contre elle-même). Que doit lire un homme pressé, s’il demande aux livres autre chose que ce que peut lui offri
284hors de la médiocre existence quotidienne. Mais l’homme qui toute la journée a senti peser sur son œuvre la menace des forces
285on esquive comme l’ennui, par de petits moyens. L’homme menacé cherche à se rassurer, et d’abord en essayant de comprendre la
286de l’après-guerre, faite en grande partie par des hommes qui n’avaient pas eu le temps de se cultiver, est caractérisée par un
287isodes d’un drame qui intéresse chacun de nous. L’homme se prend d’un intérêt passionné pour la vie du monde. Et ce fait est
288oient les bouleversements sociaux ou culturels, l’homme demeure cet être qui veut penser le monde. Incapable désormais de s’e
289andarinades qu’il s’agit, mais c’est du sort de l’homme tel qu’il est, dans son effarante et magnifique diversité. Sort menac
72 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
290 puissance à notre disposition, puissance que les hommes auraient eu le tort, simplement, de mal utiliser, de négliger. Il n’y
291 foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer, apprivoiser, réglementer, administrer dans la durée
292 tout extérieurement ! —à celles qu’inventent les hommes sans la foi. C’est la meilleure façon que le monde ait trouvée de rej
293. Et c’est pourquoi il y a un imposteur dans tout homme qui se dit chrétien. (Je ne dis pas cela d’un point de vue antichréti
294dre le christianisme, la piètre connaissance de l’homme que l’on trahit ainsi, et, comment cette tactique, encore qu’inconsci
73 1933, Esprit, articles (1932–1962). Protestants (mars 1933)
295ohiko Kagawa, le grand leader du jeune Japon. Cet homme extraordinaire que l’on a surnommé le forki japonais mériterait à lui
74 1933, Esprit, articles (1932–1962). Loisir ou temps vide ? (juillet 1933)
296nte misère : une misère qui nous rabat au sol. L’homme dit « j’agis », et il trouve dans l’acte sa mesure, son rythme et sa
297ques lois de l’économie, de l’histoire. Lorsque l’homme renonce à créer, son « travail » n’est plus que souffrance. Il ne s’a
298te démission en dignité nouvelle. La dignité de l’homme consisterait, dit-on, dans le travail qu’il fournit pour « gagner sa
299des Soviets. Nous croyons ici que la dignité de l’homme consiste à mettre en jeu sa vie, à la risquer jusqu’à la perdre si la
300l-nécessité frappe toutes les règles de vie que l’homme essaie de se donner pour justifier à ses propres yeux, voire pour glo
301t de l’« action ». Nous réapprendrons à penser en hommes responsables, à penser dans le risque total de l’être, qui est l’acte
302’une plénitude joyeusement renouvelée. [p. 608] L’homme tendu assume dans ses desseins la nécessité et le jeu, les combinant
303loi pour créer un risque nouveau. Le temps de cet homme est plein, et nul n’y pourrait distinguer des heures « creuses » ou d
304fondent l’œuvre en dignité. Dignité du temps de l’homme. ⁂ Un jour, l’Empereur de la Chine fait appeler auprès de lui son pei
75 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Solutions pratiques ? (mars 1933)
305 chrétien, quelle est-elle ? Il se trouve que nul homme n’est en mesure de la donner à son frère : c’est la foi. Tout au plus
306rétien, ce sera tout ce qui trouble en vérité les hommes et les délivre de leurs tourments mesquins et dégradants ; tout ce qu
307e devant Dieu et les jette nus dans la foi. 2. Un homme qui est dans la foi sait bien qu’il n’y a pas à demander de « solutio
308ser [p. 39] et beaucoup trop imprécise pour que l’homme, faible créature, puisse s’y « fier » et se passer de recettes morale
309nt donc pas reçu une révélation ésotérique, que l’homme d’aujourd’hui, sans doute, ne serait pas capable de supporter, d’inte
310r que les rôles se renversent dès qu’on regarde l’homme dans la perspective chrétienne. Ce n’est plus l’homme qui pose des qu
311e dans la perspective chrétienne. Ce n’est plus l’homme qui pose des questions, mais c’est Dieu, seul Sujet. Et alors l’homme
312uestions, mais c’est Dieu, seul Sujet. Et alors l’homme, enfin, [p. 42] devient responsable 3 devant Dieu et devant son proc
313pensée chrétienne », et qui voudraient donner aux hommes une bonne conscience tout à fait inconcevable ; dénoncer tous les cod
314pourtant bien claire. Nous préférons demander aux hommes ces ordres que l’on ne peut attendre que de Dieu : parce qu’avec les
315 ne peut attendre que de Dieu : parce qu’avec les hommes, nous pourrons discuter… p. 37 c. « Solutions pratiques ? »,
76 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
316le paradoxe n’est pas dans la situation même de l’homme devant Dieu, notre foi est vaine et c’est perdre son temps que d’en a
317 Barth : « Que Dieu (mais vraiment Dieu) devienne homme (mais vraiment homme !) c’est ce qui est affirmé ici et qui ici devie
318mais vraiment Dieu) devienne homme (mais vraiment homme !) c’est ce qui est affirmé ici et qui ici devient la vérité vivante,
319 vie de tous les jours, — on conçoit que ce brave homme s’effare, et vitupère une « théologie » pareillement inconfortable, d
320e perpétuel refus de l’éternité. Dieu dit oui : l’homme comprend non, se découvrant soudain plongé dans la négation radicale.
321 par la Parole de Dieu : acte de la Parole, que l’homme ne peut saisir que dans la foi ; choix de l’élection, c’est-à-dire d’
322 risque permanent, c’est alors celui qu’encourt l’homme jeté par la révélation de la Parole dans une situation absolument nou
77 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Poésie dialectique (juillet 1933)
323e de Polyeucte… 2° La vision dialectique jetant l’homme dans une situation dramatique ; lui révélant le néant de ses idoles e
324 la Promesse invisible, — cette vision donnée à l’homme, est la plus propre à créer en lui l’organe d’une haute poésie. [p. 
78 1933, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Une main, par C. F. Ramuz (juin 1933)
325ctérise assez bien le monde moderne, le monde des hommes sans responsabilité et sans résistance propre, le monde des hommes qu
326nsabilité et sans résistance propre, le monde des hommes qui ne sont plus présents à eux-mêmes, hommes sans pesée, hommes de p
327des hommes qui ne sont plus présents à eux-mêmes, hommes sans pesée, hommes de peu de poids, facilement entraînés. Une Main n
328ont plus présents à eux-mêmes, hommes sans pesée, hommes de peu de poids, facilement entraînés. Une Main nous donne ainsi l’a
329d’aujourd’hui : la démoralisation. Démoraliser un homme, c’est le priver de son pouvoir créateur. C’est le priver de sa main,
79 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Liberté ou chômage ? (mai 1933)
330 réunions électorales, c’est l’ouvrier d’usine, l’homme lié à la machine. Cette assimilation en dit long sur la conception du
331es courbes d’accroissement de la productivité par homme de 1899 à 1919, nous voyons que leur ascension est relativement lente
332n rendre un compte suffisant, la productivité par homme se met à croître avec une rapidité qui tient du fantastique. L’index
333ail véritable a fait place dans les desseins de l’homme au labeur qu’on mesure et tarife. Et l’on s’est mis à calculer avec l
334 et tarife. Et l’on s’est mis à calculer avec les hommes, comme s’ils n’étaient plus des hommes. On les a pris d’ici pour les
335r avec les hommes, comme s’ils n’étaient plus des hommes. On les a pris d’ici pour les poser là, côte à côte, additionnés, sou
336chômage. Mais la misère présente est un appel à l’homme. Seuls sauront y répondre en pleine efficacité ceux pour lesquels il
80 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La Légion étrangère soviétique (juin 1933)
337 L’adhésion au soviétisme d’un certain nombre d’« hommes de pensée » résulte, à notre sens, d’une psychose de démission. Surve
338 de ses vingt ans. Il y a plus grave, et chez des hommes dignes de sympathie. Les classes 18 à 20, en particulier, nous offren
339cure des doctrines, disent-ils, ils cherchent des hommes. L’URSS, qu’ils connaissent par ses films, offre à leur rêve toutes l
340nt le monde bourgeois nous prive. Mais quoi ? les hommes qu’il faut aimer sont toujours ceux d’ici, et c’est cela qui serait [
341 si véritablement le communisme russe donnait aux hommes un lieu de communion. Mais il y a le marxisme. Le « communisant » fra
81 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Spirituel d’abord (juillet 1933)
342gradation qu’une « civilisation » ait imposée à l’homme. Si nous refusons « l’ordre » établi, nous ne refusons pas moins les
343ymat et aux puissances de la matière. Pour nous l’homme est autre chose qu’une unité de compte, un ventre ou un électeur. Ave
344, c’est-à-dire ce qu’il y a de plus humain dans l’homme, le sommet de ses hiérarchies, le fondement réel de sa liberté. On no
345 révolution où s’engage l’essentiel. Le rôle de l’homme sur la terre ne s’identifie pas pour nous à sa fonction sociale, ni à
346 le prétexte, trop souvent fallacieux, de doter l’homme de ces biens matériels, on ne le prive pas à jamais de toute possibil
347as non plus une façon de développer ce qui dans l’homme est le plus animal, le plus soumis aux instincts de brutalité. Le spi
82 1933, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les parlementaires contre le Parlement (octobre 1933)
348ctionnaires qui se cachent pour agir, ce sont des hommes d’affaires qui payent pour cela.) M. Daniel Halévy a fait naguère, de
349Il en est de même dans le domaine corporatif où l’homme, [p. 9] au lieu d’être chargé de sa propre protection, en collaborati
350n — c’est-à-dire tout ce qui stabilise et élève l’homme — disparaît, et il ne reste à ce dernier, livré au pire capitalisme,
351èce du dossier. Le Parlement ! Qu’a-t-il fait des hommes les plus nobles ? Dans l’un des derniers cahiers de Maurice Barrès on
83 1933, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Petites notes sur les vérités éternelles (1932-1933)
352e, existentielle, la problématique de la vie de l’homme en 1933, assumée dans ses aspects les plus scandaleux, les plus quoti
353iers [p. 57] exclu est nié par l’angoisse de tout homme qui tente d’assumer son moi contradictoire pour le mettre aux ordres
354é distinguer de précis, c’est là que l’action des hommes devient folle et meurtrière. 4. Il me semble que la tâche de la théol
84 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — a. L’engagement politique
355on n’en fasse plus, ou plutôt pour qu’un jour des hommes comme moi qui n’ont le goût ni des habiletés ni des contraintes qu’il
85 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — b. Ridicule et impuissance du clerc qui s’engage
356, fait figure de Don Quichotte littérateur. Qu’un homme cherche à juger quelque folie contemporaine, choisie parmi les plus p
357ole de Montaigne : [p. 17] « Les autres forment l’homme, je le récite », répète-t-elle. C’est là sa bonne conscience ! Cepend
358 » ne perdent pas leur temps. Ils ont su former l’homme et même le déformer de telle sorte que la pensée n’est plus pour lui
359eurs calculs : ils avaient oublié l’humanité de l’homme, et tout échoue devant une révolte qui leur paraît irrationnelle. La
360de voir. Ils n’appellent pas une sagesse, mais un homme. Ils délèguent au Chef inconnu le droit et le risque d’être homme, et
361uent au Chef inconnu le droit et le risque d’être homme, et se réservent le rôle d’assurés. Ils sont prêts pour les dictature
362e celles qui concernent la moitié inférieure de l’homme. (Pour le cœur et la [p. 18] tête, on verra plus tard, disent-ils 4  
86 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — c. Le vrai pouvoir des intellectuels et son usage
363 cause, d’une seule et même erreur initiale sur l’homme. L’homme est un animal pensant, nous apprend-on dès l’école primaire.
364’une seule et même erreur initiale sur l’homme. L’homme est un animal pensant, nous apprend-on dès l’école primaire. Il n’est
365aît à le répéter. Et nous voyons pourtant que les hommes de ce temps pensent comme s’ils étaient anges, et agissent comme bête
366. Politiciens ou clercs, ils oublient ce qu’est l’homme. Ils ont perdu de vue sa définition même. Leur point de départ est fa
367rts les plus sincères aboutissent au malheur de l’homme. Car tout ce qui ne se fonde pas dans la réalité de l’homme agit au d
368 tout ce qui ne se fonde pas dans la réalité de l’homme agit au détriment de son humanité. Il n’y a pas d’autre cause à la cr
369l n’y a pas d’autre cause à la crise présente : l’homme moderne a perdu la mesure de l’humain. Le seul devoir des intellectu
370tuation qui nous est faite, c’est de rechercher l’homme perdu. C’est aussi là leur seul pouvoir. C’est à eux seuls qu’il appa
371 21] C’est dans cette recherche d’une mesure de l’homme et d’une définition concrète de l’humain qu’il faut voir l’intention
372, et qui se croit dans son bon sens, à elle ! Les hommes sont malades de la peste et s’imaginent aimer cette peste : ce n’est
373qu’on sait être l’humain, pour renoncer à être un homme. La plupart des folies qu’on nous dit toutes-puissantes, et devant le
374utable dès que l’on considère que le concret de l’homme réside dans ses actes et non pas dans ses mythes. Il faut reconnaître
375utopie. Ils tablent, en effet, sur la chance de l’homme concret, de la personne. Ils réputent abstraites ces « nécessités his
376, selon l’opinion de nos maîtres, dicteraient à l’homme ses destins. Ils constatent que, dans la réalité politique, [p. 22] c
377 la réalité politique, [p. 22] ce sont encore des hommes qui agissent, et non pas du tout ces faux dieux qu’on invoque pour co
378 n’existent réellement qu’à partir du moment où l’homme n’existe plus en tant que tel. Que l’homme s’affirme, qu’un seul homm
379t où l’homme n’existe plus en tant que tel. Que l’homme s’affirme, qu’un seul homme s’affirme, et le pouvoir des lois diminue
380n tant que tel. Que l’homme s’affirme, qu’un seul homme s’affirme, et le pouvoir des lois diminue aussitôt. Aussi bien convie
381e symptôme d’une espèce de refoulement. Dès que l’homme, en effet, refoule sa vocation personnelle, on voit paraître toute es
382sses » comme si les masses n’étaient pas faites d’hommes, c’est-à-dire d’éléments imprévisibles. Un autre trouble est cet amou
383e de daltonisme : ils ne savent plus distinguer l’homme en tant qu’homme, la personne. L’aspect pathologique et proprement fi
384 ils ne savent plus distinguer l’homme en tant qu’homme, la personne. L’aspect pathologique et proprement fiévreux des grands
385ité spirituelle qui favorise la dissociation de l’homme en esprit et en corps irresponsables l’un de l’autre. La bourgeoisie
87 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — d. Pour une politique à hauteur d’homme
386 4. Pour une politique à hauteur d’homme Toute la question est de savoir à quel niveau l’on situe le concret ;
387; à quelles fins les pouvoirs entendent mener les hommes. Toute la question est de savoir quelle définition de l’homme est imp
388 la question est de savoir quelle définition de l’homme est impliquée dans telle politique qu’on défend. C’est cette question
389p. 24] Si la Politique est l’art de gouverner les hommes, il ne saurait être indifférent à ceux qui l’exercent de connaître d’
390x qui l’exercent de connaître d’abord ce qu’est l’homme, quelles sont les conditions de son humanité, à quelles règles il fau
391, ni à gauche ni à droite, aucune définition de l’homme 5 . C’est peut-être une raison suffisante pour estimer que ces partis
392re, par exemple, qu’un bon agent électoral est un homme qui connaît les hommes ; cesse de s’en laisser imposer par les fameus
393 bon agent électoral est un homme qui connaît les hommes ; cesse de s’en laisser imposer par les fameuses « nécessités de l’ac
394ptique parlementaire ». Une politique à hauteur d’homme, c’est une politique dont le principe de cohérence s’appelle la respo
395ividualiste ; elle s’oppose à l’exploitation de l’homme par ses créations, par l’État et par les bavards. Elle refuse la dict
396 c’est le cas, [p. 26] une minorité. Il y a peu d’hommes réellement humains : mais c’est à eux que le pouvoir doit revenir, c’
88 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
397e à son terme ; enfin je crois que la vision d’un homme non point parfait mais librement humain, ne peut exister autrement qu
398ais croire pourtant à l’efficacité d’une foi en l’homme fondée sur l’homme seul. Croire en l’homme, c’est croire en un modèle
399 à l’efficacité d’une foi en l’homme fondée sur l’homme seul. Croire en l’homme, c’est croire en un modèle à quoi les hommes
400i en l’homme fondée sur l’homme seul. Croire en l’homme, c’est croire en un modèle à quoi les hommes pourraient ou devraient
401 en l’homme, c’est croire en un modèle à quoi les hommes pourraient ou devraient s’égaler. Mais quelle sera la valeur du modèl
402galer. Mais quelle sera la valeur du modèle que l’homme peut imaginer de lui-même ? Elle ne sera jamais que relative, vouée d
403 que seul l’absolu console, mais que jamais aucun homme historique n’a existé dans l’absolu, ni n’a pu être imaginé dans un a
404us attirant, l’imagination la plus dynamique de l’homme parfait ne sera jamais pour nous qu’une utopie dont rien n’atteste la
405é, la puissance, la vérité. Nul idéal humain de l’homme n’a jamais résisté à l’échec, n’a jamais su tirer de ses défaites une
406pérance plus certaine, une féconde humiliation. L’homme des foules n’a que de la haine pour tout idéal un peu haut : il faudr
407e l’histoire le démontre avec le conte fameux : l’homme ne peut pas sortir du puits en se tirant par les cheveux. Il faut que
408 faut indiquer pour finir.   I. — Le malheur de l’homme est toujours plus grand qu’on ne le croirait à lire des essais politi
409qu’elles sont sans rapport à la misère réelle des hommes, mais on voit bien aussi qu’elles servent à distraire l’homme de son
410on voit bien aussi qu’elles servent à distraire l’homme de son sort personnel. Dans ce sens, toutes les politiques ne sont qu
411aiment ordonnés au vrai but assigné à la vie de l’homme. Le souci des moyens et de leur convenance à l’idéal qu’on sert peut
412 au sérieux le fait humain et la destination de l’homme. Il ne connaît, dans ses calculs « pratiques », ni la misère réelle n
413tiques », ni la misère réelle ni la grandeur de l’homme. Il porte rarement le poids des injustices du régime social. Il joue.
414 et dans l’espérance, la véritable condition de l’homme, et les conditions qu’elle impose. C’est pourquoi, seul, il peut aide
415e impose. C’est pourquoi, seul, il peut aider les hommes et prendre au sérieux leurs problèmes — jusqu’au bout 6  !   II. — En
89 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
416rand lieu commun de la peur qui s’est emparée des hommes. On ne nous parle plus que du « désarroi actuel ». Il n’est pas d’exp
417a paix du monde et les rapports normaux entre les hommes ? Croit-on vraiment que le « désarroi » soit seulement « actuel », et
418tenant, cela se voit. Depuis la chute du premier homme, depuis le déluge, le monde se débat dans une crise dont les [p. 37]
419traire, dès que nous nous posons la question de l’homme, du rôle de l’homme, du destin de l’homme en face du destin du siècle
420 nous posons la question de l’homme, du rôle de l’homme, du destin de l’homme en face du destin du siècle, tout se simplifie
421on de l’homme, du rôle de l’homme, du destin de l’homme en face du destin du siècle, tout se simplifie aussitôt ; et si, fais
422éalité, il n’y a de destin que personnel. Seul un homme peut avoir un destin, un homme seul, en tant qu’il est différent des
423personnel. Seul un homme peut avoir un destin, un homme seul, en tant qu’il est différent des autres hommes. Napoléon, César,
424omme seul, en tant qu’il est différent des autres hommes. Napoléon, César, Lénine ont un destin. Mais aussi chacun de nous a u
425avec une certaine violence ; mais par rapport à l’homme, ils sont absolument semblables et nous pouvons les renvoyer dos à do
426L’un et l’autre tendent à nous faire croire que l’homme n’est rien, mais moins que rien, et que tout ce qui se passe dans le
427u notre race. Destin du siècle contre destin de l’homme. Il faut bien reconnaître qu’en cette année 1934, l’homme se défend t
428l faut bien reconnaître qu’en cette année 1934, l’homme se défend très mal. Et comment se défendrait-il, quand il adore tout
429s la mesure où nous démissionnons de notre rôle d’hommes responsables et créateurs. Leur rigueur mesure exactement notre dégén
430origine du genre humain. Les uns prétendent que l’homme descend du singe, les autres croient qu’il a été créé par Dieu. [p. 4
431 théorie est la suivante : ceux qui pensent que l’homme descend du singe, descendent en effet du singe et constituent une rac
432onstituent une race à part, à côté de la race des hommes créés par Dieu, et qui, eux, croient et savent qu’ils ont été créés p
433dre son temps que de contester leur croyance. Ces hommes-là savent au moins ce qui les mène, ils poussent le monde dans la dir
434e que tous les appartements sont pareils et qu’un homme n’a pas le droit de sortir dans la rue coiffé d’un chapeau de paille
435dividu, tel que le concevait le dernier siècle, l’homme isolé qui cultivait jalousement sa petite vie intérieure, à l’abri de
436ieure, à l’abri de la Déclaration des Droits de l’Homme, ne mérite pas qu’on le pleure. L’individu des libéraux, c’était, par
437ndividu des libéraux, c’était, par excellence, un homme sans destin, un homme sans vocation ni raison d’être, un homme dont l
438c’était, par excellence, un homme sans destin, un homme sans vocation ni raison d’être, un homme dont le monde n’exigeait rie
439stin, un homme sans vocation ni raison d’être, un homme dont le monde n’exigeait rien. Cet être-là, fatalement, devait désesp
440 réel, jamais plus de haine déclarée. L’amour des hommes, transposé dans la collectivité, devient automatiquement de la haine.
441 peut prendre. ⁂ Destin du siècle ou destin de l’homme ? Loi historique ou acte personnel ? Irresponsable ou responsable ? T
442 dans le monde le même rôle que l’instinct dans l’homme. La culture du xixe siècle a voulu les ignorer et nous assistons à l
443e en s’adressant aux mythes collectifs. C’était l’homme qu’il fallait refaire. Nous avons oublié ce fait très simple : que la
444très simple : que la société doit être composée d’hommes réels. Nous avons tout calculé, sauf ce qui est en effet incalculable
445uf ce qui est en effet incalculable : l’acte de l’homme. Mais le temps vient où les hommes se lassent de théories qui expliqu
446e : l’acte de l’homme. Mais le temps vient où les hommes se lassent de théories qui expliquent tout sauf l’essentiel. Voici no
447ous être des éléments de statistique, ou bien des hommes de chair et de sang, reconnaissant leur condition concrète, mais conn
448us montrer qu’ils sont des créations [p. 49] de l’homme, et particulièrement de ce personnage égoïste et, en somme, assez lâc
449certaine attitude, l’attitude démissionnaire de l’homme en fuite devant sa vocation. Les fantômes collectifs, comme tous les
450ythes représentent l’attitude démissionnaire de l’homme, la somme de toutes les démissions particulières, — la personne, au c
451représente l’attitude créatrice, la vocation de l’homme. Tout, en définitive, se joue dans l’homme et se rapporte à sa réal
452de l’homme. Tout, en définitive, se joue dans l’homme et se rapporte à sa réalité. Dans l’homme, la masse n’a pas plus de p
453 dans l’homme et se rapporte à sa réalité. Dans l’homme, la masse n’a pas plus de puissance que la personne. Et c’est dans l’
454lus de puissance que la personne. Et c’est dans l’homme qu’a lieu le choix, et non pas dans la rue, dans l’opinion, dans les
455le. À l’origine de tout, il y a une attitude de l’homme. J’ai essayé de vous montrer l’attitude de celui qui se réfugie dans
456dans le risque et dans la décision, au lieu que l’homme des masses vit dans l’attente, la révolte et l’impuissance. Je pourra
457nne ? Est-ce un choix subjectif ? Vous préférez l’homme créateur à l’homme qui s’abandonne au destin collectif, mais c’est pe
458ix subjectif ? Vous préférez l’homme créateur à l’homme qui s’abandonne au destin collectif, mais c’est peut-être votre orgue
459le rapport véritablement humain, celui qui unit l’homme à son prochain. Or, ce prochain, l’Évangile seul nous le désigne, bie
460ité de notre être, là où réside le désespoir de l’homme qui ne connaît pas son destin. Après tout, l’homme désespéré, ce qu’i
461omme qui ne connaît pas son destin. Après tout, l’homme désespéré, ce qu’il veut, ce n’est pas une explication du désespoir q
462ement : rendre complet, unifier l’être, réunir. L’homme désespéré, l’homme sans vocation personnelle, c’est un homme incomple
463let, unifier l’être, réunir. L’homme désespéré, l’homme sans vocation personnelle, c’est un homme incomplet, désuni. Et ce n’
464péré, l’homme sans vocation personnelle, c’est un homme incomplet, désuni. Et ce n’est pas la connaissance intellectuelle du
90 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
465trice, la situation se renverse. La vocation d’un homme n’est pas un droit pour lui, mais une charge ; disons plus : elle est
466ttons. Mais vous trouverez un très grand nombre d’hommes qui vous diront : je ne me sens pas de vocation, il est probable que
467individu réel, l’individu [p. 57] des Droits de l’Homme n’étant rien qu’un concept juridique. Il y a peu de personnes. Qu’est
468es. Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’il y a peu d’hommes qui acceptent les charges de leur vocation. Mais, ici, faisons deux r
469emarques : 1. La vocation n’est pas un choix de l’homme. On ne saurait proprement parler du choix d’une vocation. La vocation
470a vocation est un appel, une mission confiée à un homme, — une parole que Dieu lui adresse. Nous en avons le type le plus pur
471 le plus pur dans la vocation des prophètes. Tout homme peut recevoir une vocation, où qu’il se trouve, quelles que soient se
472 qu’il faut aussitôt s’approprier. Une fois que l’homme se l’est appropriée, il découvre que son vrai moi réside dans l’exerc
473angile nous apprend que Dieu s’adresse à tous les hommes, croyants ou non. Je pense que beaucoup d’incroyants acceptent cet ap
474a personne, c’est assurer la liberté d’action des hommes les plus humains, les plus capables, par là même, de travailler au bi
475ne crois pas à un esprit organisé par le soin des hommes. L’Esprit souffle où il veut, nul ne sait où il va. Mais c’est Dieu q
476rions pas trouvé par nos observations. En fait, l’homme naturel ne connaît pas l’Esprit, le seul auquel je croie, qui est le
477 seul auquel je croie, qui est le Saint-Esprit. L’homme naturel ne connaît que la « chair » selon l’expression de l’Apôtre. C
478’Esprit auquel je crois est justement celui que l’homme ne peut connaître, sinon en lui obéissant. C’est l’Esprit qu’il ne pe
91 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
479n œuvre, il fonda toute son anthropologie sur cet homme réduit au minimum matériel, sur cet état de [p. 65] l’homme préciséme
480it au minimum matériel, sur cet état de [p. 65] l’homme précisément qu’à l’origine il jugeait inhumain. Il condamna d’abord l
481étaire. Puis il affirma que ce prolétaire était l’homme véritable, et duquel il fallait partir pour aboutir, dans quelques si
482ur aboutir, dans quelques siècles peut-être, à un homme nouveau capable de créer un « spirituel » également rénové. C’était l
483ourquoi ? Parce qu’il fait abstraction du facteur homme, de la personne, de l’origine concrète de toute révolution. Du point
484e une anthropologie particulière, qui considère l’homme dans ce qu’il a de plus animal, de plus aveuglément soumis à la natur
485ous occupons, nous, de la situation présente de l’homme, et nous disons : tant que le minimum de vie n’est pas assuré, c’est
486le but final était bel et bien la libération de l’homme complet, spirituel compris. Enfin, que cette primauté n’était en réal
487e durée d’action et de réaction. Elles modèlent l’homme, elles créent des habitudes de pensée et de vie entièrement soumise a
488’est pas celle de Marx lui-même — tend à rendre l’homme irresponsable, obéissant aux seules lois que lui révèle la science, n
489ience, nouvelle théologie. Elle tend à rendre les hommes interchangeables, parce que sans vocation personnelle, sans démon int
490onsabilité propre, et sans racines. Elle fera des hommes inactuels, au sens étymologique. Des hommes, incapables d’actualiser
491a des hommes inactuels, au sens étymologique. Des hommes, incapables d’actualiser une création, c’est-à-dire incapables de con
492d’une action, d’une croyance. S’il est vrai que l’homme est un ensemble de déterminismes, aucune liberté ne sortira jamais de
493s à une simultanéité. Les marxistes croient que l’homme primitivement bon a été gâté par des institutions sociales irrationne
494 cet esprit d’exploitation ?) Ils pensent que cet homme dégradé sera sauvé plus tard, dans quelque millenium dont il doit pré
495mais ce n’est pas exactement le contraire — que l’homme pécheur, déchu, a été sauvé, et qu’il est ainsi, actuellement, à la f
92 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
496 Tout ordre terrestre suppose une conception de l’homme, tel qu’il est ou tel qu’il devrait être. Tel qu’il est : c’est la c
497que millénariste. [p. 80] À droite, on dit que l’homme est une bête, que c’est là son partage et qu’il faut s’y tenir. À gau
498t qu’il faut s’y tenir. À gauche, on dit que si l’homme est une bête, son but est toutefois de devenir un ange. Le christiani
499 transcendant, fort bien exprimé par Pascal : « L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange f
500ui veut faire l’ange fait la bête 19 . » Qu’est l’homme ? Il ne se connaît pas. L’Évangile le révèle à lui-même, comme perdu,
501me perdu, et par cette révélation, sauvé. Ainsi l’homme n’est humain que dans un paradoxe ; il est perdu lorsqu’il se croit s
502aradoxe le rend humain, le fait humain : car si l’homme peut se voir perdu, c’est qu’il croit, c’est qu’il est dans la foi ;
503t un acte absolu ; le croyant seul, véritablement homme. Dans ce paradoxe essentiel, et non ailleurs, peut se fonder une poli
504ule elle pose la question dernière du destin de l’homme, en même temps qu’elle connaît et saisit l’homme dans sa [p. 81] cond
505’homme, en même temps qu’elle connaît et saisit l’homme dans sa [p. 81] condition actuelle. Mais il faut savoir aussi qu’elle
506arti. Comme le réactionnaire, il veut connaître l’homme tel qu’il est — seulement il le connaît mieux. Comme le marxiste, il
507s’appelle le Royaume de Dieu, non le royaume de l’homme moyen. Contre le réactionnaire, il affirme que l’ordre établi ne saur
508 uns et aux autres, il reproche de déshumaniser l’homme, par ignorance de sa nature véritable. Certes, nous sommes dans l’his
509tion possible de toute politique chrétienne : « L’homme seul (devant Dieu) est au-dessus de la collectivité 20 . » Cela ne si
510s être subordonnée à cette fin la plus haute de l’homme qu’est sa foi, — sa situation personnelle devant Dieu. Non seulement
511ui se fonde dans ce rapport originel [p. 83] de l’homme à Dieu, d’où découle la relation concrète et humainement bienfaisante
512 fins terrestres, mais impliquant l’activité de l’homme considérée comme un service nécessaire — voilà peut-être définie l’at
93 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
513t que saisie et vécue, c’est-à-dire assumée par l’homme. Sortir du paradoxe pour s’évader dans une synthèse quelconque, ratio
514inomies dans un cadre hiérarchique qui préserve l’homme du désespoir et lui fournisse un équilibre durable, même si la foi di
515 subtile des partisans de la synthèse. Comment un homme qui se réclame de Calvin et de Luther, c’est-à-dire de contempteurs a
516elles ; bien plus, elle crée des conflits là où l’homme naturel n’en pouvait distinguer ; et surtout elle impose un choix, d’
517choix, d’ailleurs humainement impossible, là où l’homme naturel s’abandonnait en paix à ses déterminations physiques et moral
518lons. C’est de la foi vivante. Or, cette foi, nul homme n’est capable de la posséder dans la durée ; elle « survient », et ja
519rdre que nous recevons et qui nous meut parmi les hommes tels qu’ils sont, — des hommes qui ont besoin d’une politique pour su
520ous meut parmi les hommes tels qu’ils sont, — des hommes qui ont besoin d’une politique pour suppléer à leur faiblesse, qui on
521s désespoirs trop vrais ; ce sont les dieux que l’homme fait à son image. Or, si l’homme est un loup pour l’homme, que seront
522 les dieux que l’homme fait à son image. Or, si l’homme est un loup pour l’homme, que seront pour lui ses créatures divinisée
523it à son image. Or, si l’homme est un loup pour l’homme, que seront pour lui ses créatures divinisées ! Les dieux de l’Occide
524 de coton et d’obus. C’est ainsi qu’il en va de l’homme lorsqu’il se confie dans ses œuvres, et qu’il adore ses puissances. M
525u transcendant, et qui n’est point fait de main d’homme. Quel Dieu fait de nos idéaux pourrait nous certifier, dans le fond d
526peut pas espérer en son nom, et croire aussi en l’homme, comme avant. On ne peut pas lui demander de bénir ces idoles dont il
527basses ou généreuses, [p. 91] pour lesquelles les hommes s’entretuent : capitalisme ou stalinisme, nationalismes de toutes far
528 une solution « possible », dès qu’elle offre aux hommes des synthèses où ils trouvent la sécurité, mais qui n’ont pas de véri
94 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
529uses gens chargées de trop de soucis généraux. Un homme qui se connaît entièrement dépendant de la grâce de son Sauveur, un h
530ièrement dépendant de la grâce de son Sauveur, un homme qui sait que son salut ne dépend pas du monde, comment voulez-vous qu
531 le sens des échecs humains ? De la réponse qu’un homme fait à cette question, l’on pourrait tirer un critère de l’incroyance
532ution, toutes les doctrines qui veulent éduquer l’homme, ratent. Cet échec juge toute tentative transformatrice. Il n’est de
533lus pessimiste que les cyniques sur le compte des hommes d’aujourd’hui et des méthodes opportunistes que l’on vante. Il a cons
534 pour celui qui veut l’atteindre. Qu’est-ce qu’un homme converti ? C’est un homme qui a mesuré dans un instant l’échec total
535eindre. Qu’est-ce qu’un homme converti ? C’est un homme qui a mesuré dans un instant l’échec total de ses activités, — et qui
536activités, — et qui a cru à autre chose. C’est un homme pour qui tout est accompli : le péché, et le salut en Christ. Voilà s
537onie possible vis-à-vis de son œuvre. Si tous les hommes n’arrivent pas au bonheur moyen, tout sera perdu. Si je crève de faim
95 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
538 puissance à notre disposition, puissance que les hommes auraient eu le tort, simplement, de mal utiliser, de négliger. Il n’y
539 foi. La foi, pour elles, est une « force » que l’homme peut se procurer, apprivoiser, réglementer, administrer dans la durée
540tout extérieurement ! — à celles qu’inventent les hommes sans la foi. C’est la meilleure façon que le monde ait trouvée de rej
541. Et c’est pourquoi il y a un imposteur dans tout homme qui se dit chrétien. (On ne peut dire cela que d’un point de vue chré
542dre le christianisme, la piètre connaissance de l’homme que l’on trahit ainsi, et, comment cette tactique, encore qu’inconsci
96 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 8. Humanisme et christianisme
543e, éthique — fondée sur la croyance au salut de l’homme par les seules forces humaines. Croyance qui s’oppose rigoureusement
544celui-ci est avant tout la croyance au salut de l’homme par la seule force de Dieu, — par la foi. Dans les deux cas, marquons
545alut, eux se bornent à revendiquer le bonheur des hommes, la justice. Reconnaissons pourtant que dans l’un et l’autre cas, il
546 cas, il s’agit bel et bien de savoir quel sens l’homme veut donner à sa vie, comment il doit vivre pour mieux vivre. Mais al
547t vaine. En somme, ils les accusent de diminuer l’homme par la promesse débilitante d’un Au-Delà qui serait comme une revanch
548 courage. Pour eux, le christianisme est contre l’homme. 2. À cela, les chrétiens répondent : Comment l’homme s’aimerait-il l
549e. 2. À cela, les chrétiens répondent : Comment l’homme s’aimerait-il lui-même mieux que Dieu, son créateur, ne l’aime ? Car
550son créateur, ne l’aime ? Car Dieu seul connaît l’homme dans son origine et dans sa fin. L’homme étant « séparé » de Dieu sa
551onnaît l’homme dans son origine et dans sa fin. L’homme étant « séparé » de Dieu sa source, — et c’est en quoi consiste le pé
552e une effroyable tragi-comédie. Au fond, ce que l’homme ignore, ce sont les choses les plus importantes du monde : l’origine
553, ceux qui croient détenir le pouvoir de sauver l’homme en se fondant sur l’homme, sont [p. 114] semblables, aux yeux du chré
554 le pouvoir de sauver l’homme en se fondant sur l’homme, sont [p. 114] semblables, aux yeux du chrétien, à ce fameux baron de
555uchant ? Est-ce à celui qui soignera le mieux cet homme que l’on s’accorde à tenir pour malade actuellement ? Aux yeux de cer
556ut définir le péché par la volonté, naturelle à l’homme, d’agir pour soi, et non pour Dieu. C’est maintenant au tour de l’hum
557che de lâcheté. Le chrétien le considère comme un homme qui refuse d’accepter, dans toute sa violence, la question que lui po
558ire, un fou d’abord et non pas d’abord un sage, l’homme du risque opposé à l’homme des assurances. Car l’humanisme n’est, aux
559pas d’abord un sage, l’homme du risque opposé à l’homme des assurances. Car l’humanisme n’est, aux yeux de la foi, qu’une vas
560 réalité le cri d’un humaniste, c’est-à-dire d’un homme, pour qui la valeur absolue est la vie, non l’obéissance. Et de même
561nnaissance du bien et du mal. Humaniste encore, l’homme pieux qui prie pour demander à Dieu des « avantages » humains. (Comme
562pleinement consciente et avouée pour soustraire l’homme à son créateur, pour rebâtir un monde à la mesure de l’individu consi
563t-il pas relever maintenant la vraie défense de l’homme, — de l’homme considéré comme le lieu naturel du nécessaire conflit d
564er maintenant la vraie défense de l’homme, — de l’homme considéré comme le lieu naturel du nécessaire conflit de l’ange et de
565du nécessaire conflit de l’ange et de la bête ? L’homme soviétique se trouve soustrait aux conflits naturels. Il vit dans un
566tte contre la nature définitivement asservie. Cet homme sera-t-il encore humain ? Que fera-t-il, une fois son triomphe assuré
567 qui constitue la raison d’être de la plupart des hommes ? Sera-t-il ange ou bête ? Sera-t-il encore un homme ? L’homme chréti
568es ? Sera-t-il ange ou bête ? Sera-t-il encore un homme ? L’homme chrétien est à la fois ange et bête. Dans ce conflit perpét
569t-il ange ou bête ? Sera-t-il encore un homme ? L’homme chrétien est à la fois ange et bête. Dans ce conflit perpétuel, il tr
570riomphant serait-il tout simplement d’enlever à l’homme toute raison personnelle de vivre ? Le succès de l’homme abandonné à
571oute raison personnelle de vivre ? Le succès de l’homme abandonné à ses calculs serait-il, en définitive, un suicide supérieu
97 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
572erre d’un état de bonheur « moyen » pour tous les hommes. On perd donc son temps à essayer une confrontation des deux attitude
573a fin en elle-même, et qui mesure la dignité de l’homme. On me dira que j’exagère, que le travail du brigadier de choc est d’
574. La religion n’a pas de sens humain : jamais les hommes n’arriveront à donner un sens réel aux paroles de l’Évangile. Dieu se
98 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
575espèce d’injure politique, un synonyme de méchant homme, d’ennemi du peuple, de bourgeois brutal. Réaction sans doute sympath
576etits bourgeois, bref — d’un fascisme. On dit à l’homme du peuple : tout ce que tu [p. 131] crains, tout ce que tu détestes,
577vriers. « Qu’ils y viennent un peu voir ! » dit l’homme. « Contre le fascisme, groupez-vous ! » proclament alors les ligues d
578stalle au pouvoir le leader des antifascistes, un homme de gauche bien entendu, un fils du peuple. Le triomphe de l’antifasci
579égime ne saurait être mesurée au nombre de vies d’hommes que ce régime a supprimées pour s’établir. Cherchons plutôt à quel ni
580es aspirations « spirituelles » de deux espèces d’hommes à vrai dire assez différentes : les jacobins et les ultramontains. Hi
581ir de l’État. Mais depuis l’origine du monde, les hommes ont toujours appelé « dieu » le principe de cohérence de leur vie soc
582être la plus décevante. L’idole des humanistes (l’homme divinisé) et son culte orthodoxe, le marxisme, exigent de l’humanité
583ondées, en effet, sur une notion « ouverte » de l’homme naturel. Par là même, elles sont mieux justifiées, aux yeux de l’incr
584scisme, fondées sur une notion disciplinaire de l’homme. Le marxisme est pour le chrétien un adversaire plus noble, plus repr
585ité. Elle veut que l’État soit une émanation de l’homme, et non l’inverse. Elle veut qu’il y ait d’abord des hommes humains,
586 non l’inverse. Elle veut qu’il y ait d’abord des hommes humains, ensuite l’État au service de ces hommes. Là où l’homme veut
587 hommes humains, ensuite l’État au service de ces hommes. Là où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire.
588ensuite l’État au service de ces hommes. Là où l’homme veut être total, l’État ne sera jamais totalitaire. p. 129 39.
99 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
589consternante misère d’une époque où tout ce qu’un homme peut aimer et vouloir se trouve coupé de son origine vivante, flétri,
590nous avons à lutter maintenant, mais pour que les hommes vivent et demeurent des hommes. [p. 145] Il y a deux camps : ceux qu
591 mais pour que les hommes vivent et demeurent des hommes. [p. 145] Il y a deux camps : ceux qui veulent en sortir, — et ceux
592t plus un état d’esprit, ni un refus des tâches d’homme. La révolution est une nécessité au sens le plus banal du terme, et a
593vides-des-richesses-d’autrui », [p. 146] mais des hommes menacés, qui dévisagent la menace et contre-attaquent. Et alors, tout
594e, temporaire, et d’ailleurs discutable ? C’est l’homme qui se révolte en nous contre le marxiste. Vous n’y ferez rien. Et no
595. Vous n’y ferez rien. Et nous ne trahirons pas l’homme tel qu’il est, sous prétexte qu’il faut se hâter, et qu’en Russie c’e
596° La seule révolution qui nous importe concerne l’homme, exprime ses données élémentaires : elle n’est qu’une projection du c
597du matériel qu’ils prônent est meilleure pour les hommes que le présent désordre. Je ne vois pas qu’ils connaissent l’homme mi
598ent désordre. Je ne vois pas qu’ils connaissent l’homme mieux que nous. Je ne les vois pas plus forts. Je vois bien l’accumul
599p. 152] davantage. Ils jouent sur une révolte des hommes contre le capitalisme ; mais cette révolte va se tourner contre eux.
600st pas une classe que nous devons sauver, c’est l’homme menacé dans son intégrité. Sauver l’homme, ce n’est pas sauver des co
601c’est l’homme menacé dans son intégrité. Sauver l’homme, ce n’est pas sauver des consommateurs. Ce n’est pas sauver des entre
602 débattre sur le plan de l’humanité, mais entre l’homme, entre tel homme et la Réalité qui seule peut garantir son être. — En
603plan de l’humanité, mais entre l’homme, entre tel homme et la Réalité qui seule peut garantir son être. — Encore faut-il que
604-vous au sérieux vos idées, y croyez-vous ? » les hommes de ce temps n’aiment pas répondre, car c’est une question personnelle
605ence impossible et qui est la seule chose que les hommes éprouvent dans le fond de leur être. Il faut derrière ces idées une m
606répondre qu’un dogmatique « Tu te trompes » ? Les hommes n’entendront de nous que notre volonté de sacrifice, de pauvreté. C’e
607etrouvez que trop bien dans les vôtres ! Déjà les hommes le pressentent : il n’y a rien d’autre à attendre que cette force sur
100 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
608 plaisir. Cette ardeur est évidemment maladive. L’homme sain ne s’excite pas sur l’idée de sécurité. Il demande un principe d
609État moderne et dans la conception abstraite de l’homme considéré comme individu indifférencié. Or ces deux conceptions sont
610e. L’Égalité contre la Fraternité Considérer l’homme en tant qu’individu abstrait (Principes de 89) et fonder sur cet indi
611morale, c’est méconnaître la nature concrète de l’homme, qui comporte le conflit. Les institutions, n’ayant pas compté avec l
612flit. Les institutions, n’ayant pas compté avec l’homme concret, n’ont pas compté avec le principe de tout conflit, et sont s
613gissent. Elles essayent alors de déshumaniser les hommes. Elles cherchent la paix par la stérilisation. — D’ailleurs, elles éc
614nglants. L’évolution de la notion d’individu, d’homme en soi, d’homme type, est trop connue pour que nous la reprenions ici
615lution de la notion d’individu, d’homme en soi, d’homme type, est trop connue pour que nous la reprenions ici. On sait commen
616lits humains naissaient des différences entre les hommes, conçurent cette utopie de supprimer les différences. Ils se flattaie
617le principal facteur de différenciation entre les hommes. Du moins le plus visible. Il se peut que ce fait ait contribué à dis
618r ce système et on l’obtint. On perdit de vue les hommes, dans leur diversité. L’État devint une réalité indépendante, l’expre
619rmanente et sournoise qu’il établissait parmi les hommes. Ce ne fut que lorsque les citoyens eurent compris que leur égalité p
620, les banques et le capital) et à la Publicité. L’homme n’eut plus de « prochain », mais seulement, comme le dit Keyserling,
621les différences insupportables et scandaleuses. L’homme cessa de croire à ses besoins, à ses désirs réels, et s’hypnotisa sur
622ehors et purement statistiques. Le lien entre les hommes ne repose plus, aujourd’hui, que sur des valeurs extérieures à l’homm
623 aujourd’hui, que sur des valeurs extérieures à l’homme. Il n’est plus assuré par la responsabilité de chacun, mais par le ca
624: fondement de la Communauté La personne, c’est l’homme en acte, c’est-à-dire l’homme consciemment et volontairement engagé [
625a personne, c’est l’homme en acte, c’est-à-dire l’homme consciemment et volontairement engagé [p. 160] dans le conflit vital
626 et l’oppose à son prochain. La personne, c’est l’homme en tant qu’il a une vocation particulière dans la société. Considére
627ation particulière dans la société. Considérer l’homme en tant que personne et fonder sur cette personne toutes les institut
628utions, c’est reconnaître la nature concrète de l’homme, qui comporte le conflit. Les institutions qui comptent avec l’homm
629e conflit. Les institutions qui comptent avec l’homme concret, comptent avec le principe de tout conflit, et ont pour but d
630u corps social. Elles cherchent à humaniser les hommes. Elles veulent l’union par et dans la diversité créatrice. Fortes de
631de la définir, n’est pas un état, mais un acte. L’homme devient personne dans la mesure où il se manifeste concrètement, d’un
632 telle tension est celle qui s’établit entre deux hommes qui se rencontrent pour exécuter une tâche commune, soit que l’un vie
633fférentes, les composent en une force nouvelle. L’homme n’est humain que lorsqu’il manifeste sa raison d’être particulière. M
634ité consiste à assumer ce risque. La dignité de l’homme, c’est d’être responsable. Le monde actuel est peuplé d’irresponsable
635ute vocation personnelle, à l’anéantissement de l’homme dans le groupe pour le plus grand bien de l’État. Cette inversion fla
636 c’est-à-dire, pour un chrétien, la fidélité de l’homme à persévérer dans sa mission particulière en dépit de toutes les dégr
637cisme, qu’il soit de Berlin ou de Moscou. C’est l’homme le plus humain. C’est aussi l’homme le plus utile. La morale de L’Ord
638scou. C’est l’homme le plus humain. C’est aussi l’homme le plus utile. La morale de L’Ordre nouveau, ce sera la morale de l’h
639morale de L’Ordre nouveau, ce sera la morale de l’homme debout, de l’homme en acte. Non pas une morale qui impose un certain
640ouveau, ce sera la morale de l’homme debout, de l’homme en acte. Non pas une morale qui impose un certain nombre de vertus of
641lleur en soi. Mais une morale qui exige de chaque homme qu’il tienne sa place unique dans la communauté. Qu’il ait à en répon
642sur leurs marchés. Mais nous nous adressons à des hommes réveillés. Nous n’appelons pas un chef, ni des meneurs, mais des homm
643 n’appelons pas un chef, ni des meneurs, mais des hommes humains. On ne refait un monde qu’avec des hommes responsables. p
644hommes humains. On ne refait un monde qu’avec des hommes responsables. p. 156 53. Cet article parut d’abord dans L’Ordre