1 1929, Journal de Genève, articles (1926–1982). Panorama de Budapest (23 mai 1929)
1 maison de pierre brune, puis une banque en style hongrois, façade aux grandes lignes verticales, peinturlurée de bleu, d’or et
2 vous n’y comprenez rien, mais le charme des voix hongroises féminines suffit à votre bonheur et vous voyez bien que Mme Varshany
2 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie I (octobre 1930)
3……… Le monde renaît dans des accords. Une mélodie hongroise éveille un vagabond angoissé, bienheureux : il se lève, il reconnaît
4, je n’attends rien d’ailleurs ; tout à ma chance hongroise en ce premier réveil — délivré. Chez moi je suis la proie de l’angois
5ehi-Baba, ce qui signifie le Prophète Chauve. Les Hongrois, par erreur, en ont fait Gül-Baba, ce qui signifie le Père des Roses.
6s en majorité roumaines ou slovaques, la minorité hongroise y comptait cependant pour plus ; elle était seule active et créatrice
7ce — sa véritable légitimité — on comprend que le Hongrois n’ait point conservé une extrême sensibilité aux arguments de « droit
8essé, mais qui emporte la sympathie car l’orgueil hongrois n’est point de ce que l’on gagne sur autrui, mais de ce que l’on est 
9 des machines et des enfants. C’est parce que les Hongrois n’ont pas perdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde moderne
10 qui est du moins, de mentir à soi-même. Mais les Hongrois ne renient pas leur romantisme. Quelle revanche prendrait la Hongrie,
11iers ne donnent pas encore le ton. La littérature hongroise n’est guère connue à l’étranger que par quelques pièces légères de Mo
12r quelques pièces légères de Molnár, qui n’ont de hongrois que l’auteur, d’ailleurs israélite. Il y a, bien entendu, une littéra
13vues bien pensantes. Elle traite de sujets « bien hongrois » dans un style académique qui me paraît être le contraire du style h
14adémique qui me paraît être le contraire du style hongrois. II y a aussi une extrême-gauche, et sa revue Documentum (une sorte d
15l ou futuriste, et dont la « furia » serait assez hongroise… Mais l’expression la plus libre et la plus vivante du génie littérai
3 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Voyage en Hongrie II (novembre 1930)
16e sera pas encore pour cette fois. 13. Chansons hongroises Les Suisses chantent immobiles, les yeux fixes, le visage impassible.
17, le visage impassible. Mais rien dans la chanson hongroise ne rappelle la nostalgie traînante des lieder de l’Oberland : ici la
18ièvre encore un désir de perdition illimitée… Les Hongrois se sont arrêtés dans cette plaine. Mais c’est le soir au camp, perpét
19a fois cocasses et fades. En Italie… Mais l’amour hongrois t’emportera dans une inénarrable confusion de sentimentalisme et de p
20que je vois traverse ce que j’entends.) La plaine hongroise n’est pas monotone, parce qu’elle est d’un seul tenant. Rien qui fass
21e au-dessus du Moyen — qui est caractéristique du Hongrois. — « Comment peux-tu vivre si largement ? » demande certaine hargne à
22psies. Pour leur nom allemand, c’est : Zigeuner ; hongrois : cigány ; mien : cigognes. D’ailleurs ces Égyptiens venaient des Ind
23ut ce qu’à Debrecen je viens admirer. On aime les Hongrois comme on aime l’enfance : or le rêve de l’enfant, c’est de devenir un
24’y entende, un soir, une présentation de musiques hongroises, turques et chinoises, commentées et comparées par un folkloriste aux
4 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.3. Voyage en Hongrie
25t… Le monde renaît dans des accords. Une mélodie hongroise éveille un vagabond angoissé, bienheureux : il se lève, il reconnaît
26, je n’attends rien d’ailleurs ; tout à ma chance hongroise en ce premier réveil — délivré. Chez moi je suis la proie de l’angois
27ehl-Baba, ce qui signifie le Prophète Chauve. Les Hongrois, par erreur, en ont fait Gül-Baba, ce qui signifie le Père des Roses.
28orité roumaines ou slovaques, la [p. 85] minorité hongroise y comptait cependant pour plus ; elle était seule active et créatrice
29ce — sa véritable légitimité — on comprend que le Hongrois n’ait point conservé une extrême sensibilité aux arguments de « droit
30sé, mais qui emporte la sympathie : car l’orgueil hongrois n’est point de ce que l’on gagne sur autrui, mais de ce que l’on est 
31 des machines et des enfants. C’est parce que les Hongrois n’ont pas perdu le sentiment qu’ils sont en scandale au monde [p. 86]
32 qui est du moins, de mentir à soi-même. Mais les Hongrois ne renient pas leur romantisme. Quelle revanche prendrait la Hongrie,
33onnent pas encore le ton. [p. 89] La littérature hongroise n’est guère connue à l’étranger que par quelques pièces légères de Mo
34r quelques pièces légères de Molnar, qui n’ont de hongrois que l’auteur, d’ailleurs israélite. Il y a, bien entendu, une littéra
35vues bien pensantes. Elle traite de sujets « bien hongrois » dans un style académique qui me paraît être le contraire du style h
36adémique qui me paraît être le contraire du style hongrois. Il y a aussi une extrême-gauche, et sa revue Documentum (une sorte d
37l ou futuriste, et dont la « furia » serait assez hongroise… Mais l’expression la plus libre et la plus vivante du génie littérai
38era pas encore pour cette fois. xiii Chansons hongroises Les Suisses chantent immobiles, les yeux fixes, le visage impassible.
39age impassible. Mais rien dans la [p. 98] chanson hongroise ne rappelle la nostalgie traînante des lieder de l’Oberland : ici la
40ièvre encore un désir de perdition illimitée… Les Hongrois se sont arrêtés dans cette plaine. Mais c’est le soir au camp, perpét
41a fois cocasses et fades. En Italie… Mais l’amour hongrois t’emportera dans une inénarrable confusion de sentimentalisme et de p
42que je vois traverse ce que j’entends.) La plaine hongroise n’est pas monotone, parce qu’elle est d’un seul tenant. Rien qui fass
43e au-dessus du Moyen — qui est caractéristique du Hongrois. [p. 101] — « Comment peux-tu vivre si largement ? » demande certaine
44psies. Pour leur nom allemand, c’est : Zigeuner ; hongrois : cigàny ; mien : cigognes. D’ailleurs ces Égyptiens venaient des Ind
45ut ce qu’à Debrecen je viens admirer. On aime les Hongrois comme on aime l’enfance : or le rêve de l’enfant, c’est de devenir un
46ue j’y entende, un soir, une audition de musiques hongroises, turques et chinoises, commentées et comparées par un folkloriste aux
5 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le Monastère noir, par Aladár Kuncz (janvier 1938)
47France, séjournant en France, Aladár Kuncz, sujet hongrois, se voit arrêté à Paris dès les premiers jours de la guerre. On l’env
6 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
48ie et xiie siècles, la poésie d’où qu’elle fût (hongroise, espagnole, portugaise, allemande, sicilienne, toscane, génoise, pisa
7 1946, Réforme, articles (1946–1980). Vues générales des Églises de New York (12 octobre 1946)
49ns et russes, les vieux-catholiques, les réformés hongrois, l’Église catholique nationale de Pologne. Et cinquante sectes. Appro
8 1947, Doctrine fabuleuse. 8. Contribution à l’étude du coup de foudre
50me entra en nous saluant d’une mélodieuse formule hongroise. La présentation faite, cette dame nous offrit la rituelle liqueur de
9 1947, Vivre en Amérique. 2. Vie culturelle et religieuse
51ns et russes, les Vieux catholiques, les réformés Hongrois, l’Église catholique nationale de Pologne. Et cinquante sectes. Appro
10 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. III
52 les quelque trente Roumains, Polonais, Tchèques, Hongrois et Yougoslaves ici présents, ne sont encore, hélas, que des « observa
11 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
53 produits par la « justice » au nom du « peuple » hongrois étaient proprement scandaleux, et visiblement fabriqués. Benda [p. 12
12 1956, Journal de Genève, articles (1926–1982). « Oserons-nous encore… » (6 novembre 1956)
54ibre pour hâter le jour de la vengeance du peuple hongrois et du châtiment de ses bourreaux. Les jours du communisme sont compté
55 On ne peut pas discuter avec ça. J’écris, et les Hongrois tombent sous les balles des Russes. Je n’écris pas pour mettre ma con
13 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
56rait pas dépassée. (Traduit l’appel des écrivains hongrois et tenté de marquer, sans autre commentaire, la solidarité qui nous c
57uto), jusqu’à la place où les couleurs suisses et hongroises furent hissées, sous les projecteurs, pendant une minute de silence.
58sez ! Agissez ! » — dernier Message des écrivains hongrois. Nous avons essayé d’agir auprès de l’ONU, auprès de Nehru, auprès de
14 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
59 le finno-ougrien, parlé par quelques millions de Hongrois et de Finlandais — toutes ces langues sont profondément parentes, son
60t des tensions. Le Sud-est européen, de la Puszta hongroise à l’Asie Mineure turque, en passant par les Balkans, est demeuré sans
15 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.2. Premiers plans d’union
61usieurs langues vulgaires chez les Esclavons, les Hongrois, les Teutons, les Saxons, les Anglais et un grand nombre d’autres nat
62e à ce langage, c’est-à-dire à partir du pays des Hongrois dans la direction de l’orient, un autre a occupé tout ce qui, au-delà
16 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. II. Prises de conscience européennes. De Pierre de Bois à l’Abbé de Saint-Pierre, (xive au xixe siècle) — II.3. Le problème de la guerre et l’essor des États (xvie siècle)
63voisinage des Turcs ou des Maures, comme chez les Hongrois ou les Espagnols. L’Allemagne, pour ne rien dire de la Bohême, est di
17 1961, Vingt-huit siècles d’Europe. V. L’Ère des nations, (de 1848 à 1914)
64n Europe l’écrasement par les Russes des révoltes hongroises et polonaises de 1848. Ce [p. 237] fut l’équivalent de 1956, à tous é
65s comme deux cris, échappés au chef de la révolte hongroise, Lajos Kossuth (1802-1894), qui put émigrer en Europe, et au poète-so
66vements de libération nationale des Polonais, des Hongrois et des Allemands (tous écrasés par les interventions de la Russie) co
67th, les Américains viennent d’arracher un fugitif hongrois de plus aux serres de l’aigle autrichien. Il est réconfortant de cons
68de croissance ; des Balkaniques braconniers ; des Hongrois guerriers ? Comment calmerez-vous ce panier rempli de crabes qui se p
18 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. I. Le paysage historique, ou comment se forme une fédération — I.2. « L’histoire suisse commence avec Guillaume Tell »
69ient provisoirement pour faire face aux raids des Hongrois, qui viennent de l’est, et aux pirates arabes qui viennent du sud. Ma
19 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
70rançais Charles Baudouin. Et de même, au critique hongrois Albert Gyergyai qui était venu le saluer comme « le chantre de sa nat
71, en 1936, Karl Barth interrogé par des étudiants hongrois sur l’attitude du croyant dans la vie politique, a cette réponse cour
20 1968, Preuves, articles (1951–1968). Vingt ans après, ou la campagne des congrès (1947-1949) (octobre 1968)
72 les quelque trente Roumains, Polonais, Tchèques, Hongrois et Yougoslaves ici présents ne sont encore, hélas ! que des “observat
21 1970, Lettre ouverte aux Européens. Lettre ouverte
73ènes et Grecs ! Hollandaises et Néerlandais ! Hongroises et Magyars ! Irlandaises, Irlandais ! Italiennes, Italiens ! Lu
22 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
74rope notre mère », telle que l’invoquait un poème hongrois écrit peu de temps avant la révolte de Budapest. [p. 29] Trop divers
23 1978, Cadmos, articles (1978–1986). L’Intellectuel contre l’Europe (été 1978)
75 L’essai témoigne de la culture très étendue d’un Hongrois rescapé in extremis de la révolution de 1956, qui a fait ses études e
24 1981, Cadmos, articles (1978–1986). L’apport culturel de l’Europe de l’Est (printemps 1981)
76l y a finalement rejet du protestantisme. Du côté hongrois, il y a au contraire implantation durable dans 15 % de la population,
77quinze ans plus tard par un autre grand poète, le Hongrois Alexandre Petőfi, aide de camp du général Bem, qui lutta contre l’inv
25 1986, Cadmos, articles (1978–1986). Denis de Rougemont tel qu’en lui-même… [Entretien] (printemps 1986)
78e philosophe Karl Jaspers, le philosophe marxiste hongrois Lukacs. Nous étions neuf conférenciers, dont j’étais le plus jeune, e