1 1925, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Miguel de Unamuno, Trois nouvelles exemplaires et un prologue (septembre 1929)
1 ? Point. Précision, modération dans le jugement, humour léger, notation suggestive, telles sont les vertus de sa critique. Ce
2 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
2 il dit sans qu’on sache au juste quelle dose d’« humour » il met dans l’expression), c’est la rencontre d’une locomotive rout
3 peu facile mais fort goûté du grand public, de l’humour américain, l’on comprendra sans peine la popularité mondiale des « id
4forces spirituelles, le tout [p. 197] agrémenté d’humour et exposé avec un simplisme qui emporte à coup sûr l’adhésion du gros
3 1931, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Les Éléments de la grandeur humaine, par Rudolf Kassner (octobre 1931)
5ue presque solennelle mais qui sans cesse frôle l’humour, et parfois tourne en sournoise malice. On ne peut dire précisément d
4 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
6émonie, mais tout se mêlait glorieusement dans un humour inénarrable et dans les pleurs… J’étais jeune. Le titanisme et la m
5 1932, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Principe d’une politique du pessimisme actif (novembre 1932)
7ur un plan supérieur une sorte de jeu, ou mieux d’humour, qui se mêle au tragique quotidien comme un rappel de la seule grande
6 1933, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Parole de Dieu et parole humaine, par Karl Barth (30 décembre 1933)
8umaines telles qu’elles sont, qui seule permet un humour souvent rude ; de cette puissance critique enfin, au sens le plus cré
7 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 4. Ni ange ni bête : ni gauche ni droite, (Fondements théologiques d’une action politique)
9vient dans cette fausse symétrie avec une sorte d’humour transcendant, fort bien exprimé par Pascal : « L’homme n’est ni ange
8 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
10ur un plan supérieur une sorte de jeu, ou mieux d’humour, qui se mêle au tragique quotidien comme un rappel de la seule grande
9 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 6. Note sur un certain humour
11 [p. 93] VI Note sur un certain humour Il me semble qu’une foi vraie ne va pas sans quelque ironie à l’égard
12 l’aspect humoristique de cette phrase, — sur son humour à deux tranchants. Le chrétien ne peut pas prendre totalement au trag
13ous les risques endossés. Voilà son paradoxe et l’humour de sa lutte. L’issue de la bataille, il peut bien la prévoir fatale,
14r. Entre le communiste et le chrétien, il y a cet humour dernier, irréductible, et qui joue toujours aux dépens du communiste.
10 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
15sérieux humain. (J’ai dit aussi qu’ils manquent d’humour.) Anonymat Ils ont un « front commun », mais ils n’ont plus de visa
11 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). D’un humour romand (24 février 1934)
16 [p. 4] D’un humour romand (24 février 1934) b Le Suisse romand est-il sérieux ? Je cra
17’est plutôt, dans l’espièglerie la plus folle, un humour apitoyé. Si Toepffer s’attendrit sur ses bonhommes, n’est-ce pas une
18nt dans le cadre de cette étude. Le mince filet d’humour suisse romand rentre sous terre, pour éviter Amiel. Faut-il désespére
19En général on est plutôt déçu.) Pour comprendre l’humour de Pierre Girard, il faut avoir aimé Charlot, celui des Lumières de l
20vants, dont nous rions faute de réflexe appris. L’humour du romantique jaillit des échecs du sentiment. Et certes, c’est le se
21epte. C’est cela qui fait la qualité lyrique de l’humour de Pierre Girard. Lisez, ou relisez, dans la Rose de Thuringe, le réc
22 pleurerez pas non plus aux chapitres suivants. L’humour de Pierre Girard est bien plus romand que la pompeuse drôlerie de Cin
23ance, et dont je me contenterai de signaler ici l’humour absolument original. Cingria fit partie du groupe des Cahiers vaudois
24 et vous aurez une idée du comique de Cingria. Un humour romand… Trois auteurs seulement, me dira-t-on ? Trois dimensions plut
12 1934, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Quelques œuvres et une biographie de Kierkegaard (26 mai 1934)
25u’un « honnête homme » peut espérer. Du mélange d’humour et d’angoisse insondable qui nous bouleverse à la lecture des Stades,
13 1935, Esprit, articles (1932–1962). Roger Breuil, Les uns les autres (avril 1935)
26 ton de ce livre, à son charme sentimental, à son humour particulier, à ses jeunes filles surtout qui suffiraient à déconcerte
14 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
27mai 1935) j Et puis, je vous en supplie, que l’humour ne perde jamais ses droits. Vous ne croyez pas à l’expérience ! Au no
28it le terme). Et puis, je vous, en supplie, que l’humour ne perde jamais ses droits. Vous ne croyez pas à l’expérience ! Au no
15 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Lawrence et Brett par Dorothy Brett ; Matinées mexicaines suivi de Pansies (poèmes), par D. H. Lawrence (octobre 1935)
29ment et gagne en somme notre complicité. Elle a l’humour discret, sensible, qui convient à la confession d’un sentiment ni par
16 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Dictature de la liberté, par Robert Aron (mars 1936)
30lut pas une éloquence qu’on dirait jacobine si un humour très personnel ne venait sans cesse la rabattre au concret. On peut r
17 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Kierkegaard en France (juin 1936)
31éternité, le sérieux humain apparaît affecté d’un humour désespéré. La dialectique de Kierkegaard consiste alors à déconsidére
18 1937, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Selma Lagerlöf, conteur de légende (3 juillet 1937)
32uteur ne se prive pas d’ajouter quelques traces d’humour, comme pour purifier l’émotion. Mais pour qu’une telle phrase soit di
19 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Victoire à Waterloo, par Robert Aron (février 1938)
33homme et des limites de sa grandeur, un sens de l’humour du destin, une vraie poésie de l’Histoire, libératrice et excitante p
20 1940, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Hommage à C. F. Ramuz (mai 1940)
34e », de musique russe, d’avant-garde ascétique, d’humour vaudois et de cosmopolitisme non pas à la manière de Genève mais à ce
35um harmonique de Ch.-A. Cingria et Stravinsky : l’humour de l’authentique, si caractéristique du cercle ramuzien, s’y traduit
21 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
36tuel libéral qui ne croit pas au Diable… 28. L’Humour et la démocratie Il faut se moquer de la démocratie. D’abord parce qu
37lère une critique railleuse. Ensuite, parce que l’humour est nécessaire pour la bonne marche des institutions, dans un ordre s
38 et ironique à souhait, mais il ne supporte pas l’humour, et c’est par là, probablement, qu’il s’accorde le moins avec notre r
39 hommes sont égaux, elle ne peut fonctionner sans humour, non plus qu’une machine sans huile et sans jeu entre ses parties. C’
40et sans jeu entre ses parties. C’est le sens de l’humour qui sauve les hommes vivant dans un État démocratique. Et de quoi les
41ction des hiérarchies. Grâce au sens de [p. 98] l’humour, une distance respirable et respectable peut être rétablie entre vois
42e démocratie quelconque. Supprimez toute espèce d’humour aussi bien dans sa vie quotidienne — rouspétance du citoyen — que dan
22 1944, Les Personnes du drame. Introduction
43ons-nous en à la réponse, toute goethéenne en son humour, de l’essayiste Rudolf Kassner 1  : « Je laisse le problème au stade
23 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
44l’inquiétude, — on pourrait dire dans une sorte d’humour, — dans l’aventure de celui que rien ne protège et la prudence de cel
24 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
45t, Kafka nous ramène sans cesse, avec une sorte d’humour inflexible, à la conscience la plus sobre de notre humaine condition.
25 1945, Le Figaro, articles (1939–1953). Un salon atomique (26 décembre 1945)
46on devint générale. Le savant se montrait plein d’humour. On n’avait jamais été plus plaisant à propos de massacres en masses.
26 1945, Carrefour, articles (1945–1947). L’Amérique de la vie quotidienne (19 octobre 1945)
47s déplacements d’accent vers le sérieux ou vers l’humour cocasse qui créent dans l’ensemble une allure, une atmosphère si diff
27 1946, Journal des deux Mondes. 8. Premiers contacts avec le nouveau monde
48t-garde américaine. Peu de gaîté bruyante mais un humour bonhomme, un peu loufoque, et beaucoup de sérieux professoral : car l
28 1946, Journal des deux Mondes. 12. L’Amérique en guerre
49 (qu’on dirait germaniques n’étaient les traits d’humour) caractérisent l’élément [p. 179] américain dans les séances du comit
29 1946, Lettres sur la bombe atomique. 8. Un salon atomique
50on devint générale. Le savant se montrait plein d’humour. On n’avait jamais été plus plaisant à propos de massacres en masse.
30 1946, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Monsieur Denis de Rougemont, de passage en Europe, nous dit… [Entretien] (4 mai 1946)
51qu’ils les prennent au sérieux : c’est un genre d’humour qui leur plaît, et ils ne font que s’en amuser. Si on les compare aux
31 1947, Doctrine fabuleuse. 12. Le supplice de Tantale
52ngement parabolique et qui, dans le registre de l’humour profond, reproduit notre fable grecque, mais la conduit à une heureus
32 1947, Doctrine fabuleuse. 13. La fin du monde
53où la Fin le pense. Et c’est là son tragique et l’humour de la Fin. Tout ce qui est réel, tout ce qui manifeste la présence ét
33 1947, Vivre en Amérique. Prologue. Sentiment de l’Amérique
54 déplacements d’accent, vers le sérieux ou vers l’humour cocasse, qui créent dans l’ensemble une allure, une atmosphère si dif
34 1947, Vivre en Amérique. 3. Vie privée
55es, au mois d’avril 1946, exprime avec un grain d’humour l’attitude de la jeune Amérique vis-à-vis du problème des [p. 116] se
35 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. I
56ns divinisées, et à les taxer sobrement, non sans humour à l’occasion. J’ai souvent proposé cette petite parabole à mes amis a
57 sciences, et l’insouciance et l’inquiétude, et l’humour et l’esprit de révolte, et le scepticisme rationnel autant que la foi
36 1948, Réforme, articles (1946–1980). Roger Breuil qui vient de mourir était un grand romancier protestant (13 mars 1948)
58; cet effacement de l’individu, avouant (non sans humour) bien des incertitudes, comme pour mieux renvoyer à ce qui les transc
37 1951, La Revue de Paris, articles (1937–1969). Inde 1951 (décembre 1951)
59pas non plus le sens de la révolte, ni celui de l’humour, ni même celui de l’originalité, étant l’homme du Karma, et d’une cas
60 besoin d’être original, et dans un autre ordre l’humour, expriment notre notion de l’individu : isolé, désacralisé, en révolt
38 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
61 d’autres exemples : le besoin d’originalité et l’humour. Il y a dans notre goût de l’originalité, deux composantes : l’esprit
62 un être intermédiaire : celui qui a le sens de l’humour. L’Occident a créé l’étatisme, lequel tend à rejoindre, à la limite,
63ent la liberté de jugement des individus. Ainsi l’humour, forme larvée, sournoise, prudente, de la révolte quotidienne contre
64 aujourd’hui dans le pouvoir anonyme de l’État. L’humour est la combustion lente de la révolte des individus. C’est pourquoi v
65e pareille importance à la possession du sense of humour : ils pensent que celui qui ne l’a pas, n’a pas non plus le vrai sens
66lus le vrai sens de la vie. Je n’oublie pas que l’humour consiste aussi, sinon d’abord, à se moquer de soi-même. Mais avant de
67ce par rapport à ce que l’on se voit être. Dans l’humour, c’est donc la personne qui juge son propre individu… J’en viens à un
39 1953, La Confédération helvétique. 2. Les institutions politiques
68priment avec aisance, brièvement, souvent avec un humour familier auquel le dialecte se prête admirablement. L’auditoire, du r
40 1953, La Confédération helvétique. 6. Le peuple suisse et le monde
69ite de nuances familières, d’allusions locales, d’humour intraduisible. Néanmoins, du point de vue culturel, la Suisse alémani
41 1954, Preuves, articles (1951–1968). De Gasperi l’Européen (octobre 1954)
70« grand orateur », et s’en plaignait parfois avec humour. Mais pourquoi faudrait-il qu’un homme d’État fût d’abord un brillant
71oblèmes était le gage de son autorité, un certain humour très direct, celui de son honnêteté. (Les dictateurs sont sans humour
72celui de son honnêteté. (Les dictateurs sont sans humour, et ne connaissent que le sarcasme.) Je me souviens d’un mot qu’il eu
42 1954, Preuves, articles (1951–1968). Politique de la peur proclamée (novembre 1954)
73nt pas empêché de manifester un profond sens de l’humour. Il m’a affirmé énergiquement qu’il n’y avait aucun des problèmes opp
74n est un simple accident. L’allusion au sens de l’humour malenkovien est sans relation aucune, dans l’esprit de M. Bevan, avec
43 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
75ment imaginé par l’innocent Lewis Carroll, dont l’humour consistait à tout prendre à la lettre. A et B, tous deux hommes polit
44 1957, Preuves, articles (1951–1968). Sur la honte et l’espoir de l’Europe (janvier 1957)
76e de Budapest est tellement criante que l’effet d’humour noir paraît délibéré : je crois pourtant qu’il ne l’est pas. C’est le
45 1959, Preuves, articles (1951–1968). Nouvelles métamorphoses de Tristan (février 1959)
77ste roman. La réserve savante des descriptions, l’humour impitoyable des réflexions échangées par le frère et la sœur, la qual
46 1959, Preuves, articles (1951–1968). Sur une phrase du « Bloc-notes » (mars 1959)
78 rangée ». — L’une des dernières révélations de l’humour américain est Jules Feiffer, jeune dessinateur irrité. Il nous montre
47 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
79ue presque solennelle mais qui sans cesse frôle l’humour, et parfois tourne en sournoise malice » qui composaient, au sens mag
80lus denses ou des anecdotes qu’il contait avec un humour énergique (ces deux mots accolés me rappellent son ton de voix), tout
48 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 1. Nouvelles métamorphoses de Tristan
81ste roman. La réserve savante des descriptions, l’humour impitoyable des réflexions échangées par le frère et la sœur, la qual
49 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
82ue presque solennelle mais qui sans cesse frôle l’humour, et parfois tourne en sournoise malice » qui composaient, au sens mag
83lus denses ou des anecdotes qu’il contait avec un humour énergique (ces deux mots accolés me rappellent son ton de voix), tout
50 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.1. Les institutions et la vie politique
84priment avec aisance, brièvement, souvent avec un humour familier auquel le dialecte se prête admirablement. L’auditoire, du r
85de principe (jamais exempte d’ailleurs de quelque humour, voire de malice). Tous les trois savent qu’ils sont Suisses, non pas
51 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. II. L’union, sauvegarde de la diversité ou comment fonctionne une fédération — II.2. Les paradoxes de la vie économique
86piques. Fils du peuple au parler sans apprêt, à l’humour prompt, à la fois intraitable et adroit, brutal à l’égard des « baill
87l’animaient. Idéaliste pratique, réaliste plein d’humour, libéral, impétueux, homme de cœur et d’astuce, c’est ainsi que je le
52 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
88oduisent rien ou qui se détruisent elles-mêmes. L’humour noir de cette entreprise — qu’il conduit d’ailleurs en souriant — ne
89t pas, mais qui sans doute ne connaissent guère l’humour noir du romantisme allemand, ni [p. 224] Kierkegaard : toutes les gra
90che, qui était très forte et noire et cachait son humour. Car Ramuz, anti-suisse, est plus suisse que nature dans sa philosoph
53 1966, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Jacques Chenevière ou la précision des sentiments (22-23 octobre 1966)
91’auteur (surtout dans sa jeunesse, et jamais sans humour), tantôt des personnages de l’histoire politique et littéraire d’un p
92n temps avec plus de tendresse, de scrupules et d’humour, et qui, pour moins griffer, d’autant mieux charme. Aux jeunes gens e
54 1968, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Jean Paulhan (19-20 octobre 1968)
93bien, non, c’est décidément très ennuyeux… » (Son humour bref était sans doute aussi une façon de couper court aux confidences
94a précision du trait, l’énergie bien menée mais l’humour amusé (pas du tout noir) qui restent les vertus majeures de l’œuvre e
55 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
95tées par rapport à ces pôles. 9. Originalité et humour Voici, plus près de nos vies quotidiennes, d’autres exemples : le bes
96 d’autres exemples : le besoin d’originalité et l’humour. Il y a dans notre goût de l’originalité deux composantes : l’esprit
97 un être intermédiaire : celui qui a le sens de l’humour. L’Occident a créé l’étatisme, lequel tend à rejoindre, à la limite,
98ent la liberté de jugement des individus. Ainsi l’humour, forme larvée, sournoise, prudente de la révolte quotidienne contre l
99 aujourd’hui dans le pouvoir anonyme de l’État. L’humour est la combustion lente de la révolte des individus. C’est pourquoi v
100e pareille importance à la possession du sense of humour : ils pensent que celui qui ne l’a pas n’a pas non plus le vrai sens
101lus le vrai sens de la vie. Je n’oublie pas que l’humour consiste à se moquer d’abord de soi-même. Mais avant de pouvoir rire
102ce par rapport à ce que l’on se voit être. Dans l’humour, c’est donc la personne qui juge son propre individu… 10. Mesure du
56 1978, Cadmos, articles (1978–1986). Conditions d’un renouveau (automne 1978)
103uss avec une belle lucidité — et une bonne dose d’humour noir — oppose ce qu’il appelle l’entropologie, c’est-à-dire la connai
57 1981, Cadmos, articles (1978–1986). Un falsificateur vu de près (été 1981)
104ailleurs, l’absence pathologique de toute trace d’humour dans ce livre est l’indicateur le plus sûr d’une disposition d’esprit