1 1926, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Malraux, La Tentation de l’Occident (décembre 1926)
1ccidentale apparaît mieux par la comparaison de l’idéal asiatique avec le nôtre. Mais je crois que toute intelligence europée
2 aux critiques du Chinois et sympathiser avec son idéal de culture. Il n’y a pas là deux points de vue irréductibles, du moin
2 1926, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Paradoxe de la sincérité (décembre 1926)
3mêmes ou quelque doctrine acceptée ; envers votre idéal ou envers les fluctuations de votre moi ? Votre sincérité est-elle co
4t peut-être certains bénéfices de cette opération idéale. En même temps, la froideur d’une telle méthode atténuerait dans une
5n crois l’intensité d’un sentiment intime, ce moi idéal que j’appelle en chaque minute de ma joie est plus réel que celui qu’
6tique, quand mon esprit partait dans le rêve d’un idéal de fortune, idole naïve de ma jeune angoisse… Je t’ai mieux aimée; d’
7que ce constant et secret assujettissement au moi idéal exige une politique des sentiments plus subtile et, je pense, moins v
3 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
8e personne ne s’est approché plus que lui du type idéal de l’industriel et du capitaliste. Le succès immense de ses livres 1
9pareilles, composent, au total, la grande Liberté idéale et mettent de l’huile dans les rouages de la vie quotidienne. Cette
10les rouages de la vie quotidienne. Cette Liberté idéale réduite au rôle d’huile dans les rouages, n’est-ce pas charmant et pr
4 1928, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). Guy de Pourtalès, Louis II de Bavière ou Hamlet-Roi (décembre 1928)
11n expression amoureuse du silence et cet ensemble idéal d’étudiant assidu aux sociétés de musique… » Barrès cherchait dans se
5 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 1. Mes prisons
12ont la Démocratie apparaissait comme l’achèvement idéal et nécessaire — et qui était le seul pour lequel on nous préparait —
6 1929, Les Méfaits de l’instruction publique (1972). 3. Anatomie du monstre
13ratie, qui est une prétention (réservons le mot d’idéal), découle cette exigence théorique : tous les enfants doivent à tout
14s plus délicats par les plus vulgaires ? 3.g. L’idéal du bon élève Le bon sens voudrait que le bon élève soit celui qui sai
15ons anormales créées par l’école publique. Mais l’idéal de l’école est autre ; il est même tout contraire. On ne peut pas exi
7 1930, Foi et Vie, articles (1928–1977). « Pour un humanisme nouveau » [Réponse à une enquête] (1930)
16es, où son prestige ne le cède aujourd’hui qu’à l’idéal anglo-saxon du gentleman. Le rabais est notable. On solde. Au rayon d
17an. Le rabais est notable. On solde. Au rayon des idéaux de confection voici le Citoyen du Monde, voici le Bon Européen, voici
8 1930, Bibliothèque universelle et Revue de Genève, articles (1925–1930). André Jullien du Breuil, Kate (avril 1930)
18 sexuelles. Qui viendra rendre le sens de l’amour idéal — celui qui transfigure ? Le roman de M. Jullien de Breuil effleure u
9 1930, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). Les soirées du Brambilla-club (mai 1930)
19te de céans, il proposerait cette formule du plat idéal : Du Bos en sauce Marthaler. Mais ne parlons pas de mangeaille : c’es
10 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). André Malraux, La Voie royale (février 1931)
20erken comme chez Garine, même héroïsme dépourvu d’idéal, même ardeur épuisante à vivre contre la mort, même fièvre de lucidit
21fait de lui-même. Je suis tenté de dire : son moi idéal, celui auquel il donne sa plus profonde et intime adhésion. Nous avon
11 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
22ux, Nizan, etc., ne laisse plus subsister assez d’idéal pour nourrir une révolution. Par là même, il postule une réalité tran
12 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Une exposition d’artistes protestants modernes (avril 1931)
23n stimulant (une difficulté) non pas un poncif. L’idéal d’un artiste protestant, le seul auquel sa foi puisse prétendre, ce n
13 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Conférences du Comte Keyserling (avril 1931)
24n mal absolu et honteux. C’est ainsi encore que l’idéal chrétien de l’amour du prochain a tourné pratiquement à la méfiance s
25a pensée de Keyserling en disant qu’il oppose à l’idéal actuel d’assurances à tous les degrés — idéal antispirituel, mécaniqu
26à l’idéal actuel d’assurances à tous les degrés — idéal antispirituel, mécanique et « formidablement ennuyeux » — un idéal de
27el, mécanique et « formidablement ennuyeux » — un idéal de risque qui redonne à toutes choses leur vivante réalité. Mais tout
28on humaine menacée par le matérialisme : c’est un idéal positif, immédiat parce qu’éternel. Là où Keyserling dit seulement ad
14 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
29ans la vie active et mettre à l’épreuve son grand idéal. Que pouvait-il y avoir de plus noble que de [p. 627] partager la vie
30 : comment concilier son bonheur personnel avec l’idéal de rénovation sociale qu’il a conçu ? Et comment trouver le courage d
31 Et comment trouver le courage de se donner à cet idéal, dont la réalisation pratique lui répugne encore ? Il s’en rend compt
15 1932, Le Paysan du Danube. a. Le sentiment de l’Europe centrale
32’un Occident latin dont justement nous récusons l’idéal d’orgueilleuse et stérilisante perfection. L’intelligence latine aura
16 1932, Foi et Vie, articles (1928–1977). Penser dangereusement (juin 1932)
33 la pensée n’est plus pour elle une justification idéale de l’égoïsme ou de l’indifférence, mais une obligation urgente à se r
17 1932, Esprit, articles (1932–1962). On oubliera les juges (novembre 1932)
34) 4° Il n’y a qu’un rapport de trahison entre les idéaux pour lesquels nous nous ferions tuer, et les buts de ceux qui nous fe
18 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). À prendre ou à tuer (décembre 1932)
35happer, — l’imposer. Ce n’est plus pour quelque « idéal » que nous avons à lutter hic et nunc, mais pour que les hommes viven
36ccepter de nous battre pour un « ordre » et des « idéaux » criminels. Il y a la guerre proche. La ferons-nous ? pour qui ? Il
37e un risque permanent, essentiel. L’état marxiste idéal ne laisse subsister que les risques accidentels. Et comme le marquait
19 1932, Revue de Belles-Lettres, articles (1926–1968). La pluie et le beau temps (Dialogue dans une tête) (1932)
38urs le même paysage de carte postale en couleurs, idéal inévitable de ceux qui n’ont pas de point de vue sur le beau temps. É
20 1933, Esprit, articles (1932–1962). Comment rompre ? (mars 1933)
39rvice ; ou sur une éthique de bonheur ; ou sur un idéal humanitaire ; ou sur un idéal de sécurité ; ou sur des intérêts plus
40bonheur ; ou sur un idéal humanitaire ; ou sur un idéal de sécurité ; ou sur des intérêts plus bassement optimistes encore. T
21 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
41de solutions que nous sommes plus exigeants. Tout idéal atteint se retourne aussitôt contre notre bonheur. Depuis l’auteur de
42créateur. Loin de tenter leur réduction à quelque idéale synthèse, elle s’exalte des conflits sans cesse renaissants que susci
43manente de la personne nous oppose d’une part à l’idéal bourgeois, synthèse eudémonique à l’usage des individus égoïstes, d’a
44 l’usage des individus égoïstes, d’autre part à l’idéal marxiste, synthèse eudémonique à l’usage d’une masse non responsable.
22 1934, Politique de la Personne (1946). Introduction — e. En dernier ressort
45’atteste la réalité, la puissance, la vérité. Nul idéal humain de l’homme n’a jamais résisté à l’échec, n’a jamais su tirer d
46 L’homme des foules n’a que de la haine pour tout idéal un peu haut : il faudrait être fou pour persister longtemps dans l’ef
47mais ils n’ont triomphé que par l’abdication de l’idéal premier. En échange de leur promesse d’abandonner leurs exigences tro
48me. Le souci des moyens et de leur convenance à l’idéal qu’on sert peut sembler très naïf au politicien de métier : c’est qu’
23 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 1. Destin du siècle ou vocation personnelle ?
49teur de choix et de risque, et non plus un refuge idéal. Ne nous en plaignons pas : le risque est la santé de la pensée. [p. 
50ussi, mais continuent d’évoquer la liberté et les idéaux supérieurs dont ils s’éloignent de plus en plus. Mais j’ai beau ne pa
24 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 3. Précédence ou primauté de l’économique dans le marxisme ? (Introduction à un débat dans un cercle privé)
51umis à la nature, et en même temps qui propose un idéal standard, abstrait, dépersonnalisé, et mortellement monotone. À toute
25 1934, Politique de la Personne (1946). II. Principes d’une politique du pessimisme actif — 5. Sur la devise du Taciturne
52point fait de main d’homme. Quel Dieu fait de nos idéaux pourrait nous certifier, dans le fond de nos âmes, un salut qui se jo
26 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 7. Comment rompre ?
53rvice ; ou sur une éthique de bonheur ; ou sur un idéal humanitaire ; ou sur un idéal de sécurité ; ou sur des intérêts plus
54bonheur ; ou sur un idéal humanitaire ; ou sur un idéal de sécurité ; ou sur des intérêts plus bassement optimistes encore. T
27 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 9. Antimarxiste parce que chrétien
55ents de la vie chrétienne, le marxiste oppose son idéal d’assurance matérielle. Il dit à l’ouvrier : « Viens avec nous, nous
56 Le mérite du communisme est de réduire crûment l’idéal qu’il propose à ce but le plus prochain. Pour plus tard et par-dessus
57a vie, est purement païenne. Or, c’est l’épitaphe idéale pour le brigadier de choc. Staline a fait du travail une vertu absolu
28 1934, Politique de la Personne (1946). III. Idoles — 10. Fascisme
58fasciste enfin résume et codifie officiellement l’idéal national que la culture et les mœurs de l’élite devenaient impuissant
29 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 11. D’un Cahier de revendications
59happer, — l’imposer. Ce n’est plus pour quelque « idéal » que nous avons à lutter maintenant, mais pour que les hommes vivent
60ccepter de nous battre pour un « ordre » et des « idéaux » criminels. Il y a la guerre proche. La ferons-nous ? pour qui ? Il
61e un risque permanent, essentiel. L’État marxiste idéal ne laisse subsister que les risques accidentels ; il réduit l’aventur
30 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 12. Communauté révolutionnaire
62oin de fixer empiriquement le niveau de l’égalité idéale revint à l’Opinion Publique, c’est-à-dire à la Presse (payée par l’Ét
63conflits quotidiens, des conflits d’intérêts et d’idéaux, des conflits qui naissent de la diversité des régions et des races,
31 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 13. Triomphe de la Personne, (Aphorismes)
64 où il s’agit de confronter ses coutumes avec son idéal, car rien n’est plus contradictoire. Le Français moyen, né social, et
65é sur la lâcheté humaine. C’est le contraire d’un idéal. Perspectives (I) Si l’Amérique se soviétise à son tour, si les fas
66qu’une première transition. L’avènement du régime idéal demandera des siècles de travail, de sacrifices et de police. Nous co
32 1934, Politique de la Personne (1946). IV. Problèmes de la révolution personnaliste — 14. Tactique personnaliste
67 de combat, exciter des passions sans rapport aux idéaux qu’il s’agit d’imposer, — et ce sont les mêmes passions, — discourir
68 de purifier le monde de leurs moyens et de leurs idéaux, cette critique qu’ils nous font est naïve. Quand on travaille dans l
33 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iii. Groupements personnalistes
6941] marxisme, en tant que réalisation extrême des idéaux bourgeois, et du fascisme, en tant que fixation brutale du capitalism
34 1934, Politique de la Personne (1946). Appendices — iv. Qu’est-ce que la politique ?
70dans le parti, moins par amour passionné pour son idéal que par haine des autres partis, et souvent moins par haine des autre
71sant « tactiques », mis au service non point d’un idéal communautaire, mais de passions et d’intérêts sans grande portée. Pou
72n de l’État — secteur organisé — et de la nation, idéal commun. Elle implique une hiérarchie : l’organisation devant être nor
73irable et féconde la pluralité des vocations, des idéaux et des nations, et leur fédération sur pied d’égalité. Ainsi encore,
74ssent de grandes visions, d’utopies créatrices, d’idéaux jaillis des profondeurs de l’homme et d’une large considération des r
35 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Destin du siècle ou vocation personnelle ? (février 1934)
75teur de choix et de risque, et non plus un refuge idéal. Ne nous en plaignons pas : le risque est la santé de la pensée. ⁂ D
76ussi, mais continuent d’évoquer la liberté et les idéaux supérieurs dont ils s’éloignent de plus en plus. Mais j’ai beau ne pa
36 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Deux essais de philosophes chrétiens (mai 1934)
77ent un sentiment que nous jugeons d’autant plus « idéal » qu’il exige de nous un moindre sacrifice. (On éloigne l’amour : ain
78ropose. L’Épargne, autrefois participation de l’idéal évangélique de la pauvreté volontaire, c’est-à-dire de la notion de s
79u sans lien avec la notion de sacrifice ou avec l’idéal évangélique et, pour comble, vertu de riche, mais qui retient encore
37 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
80êver dans le sommeil du désespoir à ma perfection idéale, je peux rêver ma vocation et ses périls… Kierkegaard nous attend au
38 1934, Esprit, articles (1932–1962). Préface à une littérature (octobre 1934)
81me espèce : les poètes romantiques, chantres de l’Idéal qu’on n’atteint pas, pour l’avoir mis trop haut. Soit [p. 26] que l’o
82 la moindre comparaison de nos coutumes et de nos idéaux. Il nous faut une équipe d’écrivains qui entreprennent de confronter
83ume bourgeoise, qui est la négation de tous leurs idéaux. Certains verront peut-être dans l’Ulysse de Joyce une satire de ce g
84satire de ce genre, minutieuse confrontation de l’idéal rêvé et du sordide quotidien. Mais Joyce est justement le plus parfai
39 1934, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Communauté révolutionnaire (février 1934)
85oin de fixer empiriquement le niveau de l’égalité idéale revint à l’Opinion Publique, c’est-à-dire à la Presse (payée par l’Ét
86conflits quotidiens, des conflits d’intérêts et d’idéaux, des conflits qui naissent de la diversité des régions et des races,
40 1935, Esprit, articles (1932–1962). André Rouveyre, Singulier (janvier 1935)
87ienne des sentiments s’unit ici à la rigueur d’un idéal orgueilleux, ombrageux. Tout cela se perd d’ailleurs, dans l’amertume
41 1935, Esprit, articles (1932–1962). « L’Esprit n’a pas son palais » (octobre 1935)
88e sauraient consister que dans l’affirmation d’un idéal : et rien n’est plus utile aux « réalistes » que la croyance commune
89» que la croyance commune à la valeur en soi de l’idéal. Cependant ces discours hypocrites ne font en somme que célébrer une
90 planant hors du temps, comme un dieu, comme un « idéal » ou comme l’esprit « sublime » des clercs, mais au contraire en s’ab
42 1935, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Soirée chez Nicodème (mai 1935)
91d’un quelconque. À ceux qui préconisent un pareil idéal (au moins en apparence, entraînés par l’exagération de leurs formules
43 1935, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). « Le plus beau pays du monde » (octobre 1935)
92e parce qu’on l’enseigne ; c’est une mystique, un idéal abstrait, un orgueil. Il existe dans la mesure où on l’exalte. Le pat
93ù est la mesure commune, et qui connaît le modèle idéal ? Le malfaisant nationalisme n’est rien d’autre qu’une rationalisatio
44 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Un exemple de tactique révolutionnaire chez Lénine (janvier 1935)
94 d’agitateurs ou d’hommes de main au service d’un idéal mythique et vaguement défini. Nous voulons être, et nous serons de pl
45 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). L’Édit de Nantes et sa Révocation (mars-avril 1935)
95lu souligner fortement, par un exemple à peu près idéal, le sens du déterminisme [p. 33] inhérent à tout étatisme. Il a fallu
46 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.1. Le problème de la culture
96in tendue, non pas un sentiment drapé, non pas un idéal qui passe sur le chemin de Jéricho, devant l’homme dépouillé par les
47 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.3. Fatalités du rationalisme bourgeois
97ste. Certaine élite française enthousiasmée par l’idéal d’exportation de l’URSS est en train de commettre une erreur toute se
98u service de l’homme, tant qu’elle combat pour un idéal supérieur d’autonomie personnelle, d’invention. Raison contre superst
99st légitime dans la mesure où elle s’ordonne à un idéal plus « humain », j’entends plus favorable au développement normal de
100 dictature et qui conduit à l’étatisme. Dès que l’idéal humaniste qui animait le scepticisme rationnel paraît avoir atteint s
101e d’émancipation tant qu’elle met au service d’un idéal à conquérir ses puissances conjuguées de critique et de mise en ordre
102de critique et de mise en ordre ; mais une fois l’idéal conquis, et le combat rompu, elle se dissocie fatalement, et l’ordre
48 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.4. Hegel, Comte, Marx, ou la rationalisation
103en somme qu’ajuster les faits au niveau du nouvel idéal conquis par l’élite culturelle. Dès le début du xixe siècle, cet idé
104ite culturelle. Dès le début du xixe siècle, cet idéal est installé dans la conscience européenne. Quels que soient les régi
105ement ils le justifieront dans l’absolu, comme un idéal religieux, comme un Dieu, mais un dieu vérifiable, comme une Providen
106evient aux yeux des clercs bourgeois une espèce d’idéal à sauvegarder. D’autre part, le capitalisme, qui prend son essor [p. 
49 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.5. Importance de la notion de commune mesure
107e la notion de commune mesure. Le type à peu près idéal d’une mesure à la fois souveraine et vraie, nous le trouverons chez l
50 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.8. Décadence des lieux communs
108il séduit et qu’il trompe. Cette fin commune, cet idéal commun que nous devions servir ensemble dans la fraternité que crée l
51 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.9. Tentatives de restauration d’une commune mesure
109même nation, entre les actes de chaque homme et l’idéal qu’il concevait. La misère devenait un scandale, et la richesse une d
110sse une déception. La misère n’avait plus d’autre idéal que la richesse, et la richesse n’avait plus d’idéal. L’argent était
111al que la richesse, et la richesse n’avait plus d’idéal. L’argent était devenu la mesure effective et pourtant il n’unifiait
112e la communauté, contre toutes ses caricatures. L’idéal positif du siècle était en vérité une caricature d’idéal, aussi ne tr
113ositif du siècle était en vérité une caricature d’idéal, aussi ne trouva-t-il à s’incarner que dans de grotesques fictions :
52 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
114s domaines, le caractère d’une mesure vivante ? L’idéal du Plan soviétique, qui est le monde intégralement socialisé, embrass
115e espèce de dictature. De cette insuffisance de l’idéal — et non par des moyens mis en œuvre pour l’atteindre — devait résult
53 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
116me. Volonté de fusion complète des actions et des idéaux particuliers en une unité intérieure assurant une force publique et d
54 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.12. Leçon des dictatures
117emment anarchique, en vertu d’une volonté et d’un idéal déclarés. Le libéralisme n’a le droit de critiquer la dictature que l
55 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.13 Commune mesure et acte de foi
118ins définie de l’avenir, que l’on décore du nom d’idéal et auquel on accorde blanc-seing. Je me méfie profondément de toute e
119seing. Je me méfie profondément de toute espèce d’idéal. Je me méfie en particulier de cet idéal « dynamique » que l’on bapti
120espèce d’idéal. Je me méfie en particulier de cet idéal « dynamique » que l’on baptise l’Homme nouveau. D’abord pour la simpl
121omme nouveau. D’abord pour la simple raison qu’un idéal est toujours dans l’avenir, et notre action toujours dans le présent.
122 toujours dans le présent. Ensuite parce que tout idéal comporte une part d’indétermination, d’incertitude, qui le rend impro
123ois bien dix définitions de l’Homme nouveau : cet idéal m’apparaît divisé par le fait même qu’il prend sa source dans les dés
124en faveur de la vérité, et non pas en faveur d’un idéal rêvé ou désirable. Ainsi l’acte de foi est par définition l’instant e
56 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
125ous savons aujourd’hui que la raison n’est pas un idéal, mais un outil ; que l’individu n’est rien que la liberté du désespoi
57 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — Préambule
126ontenter ni de la simple cohérence d’une doctrine idéale, ni d’un opportunisme à terme limité. Je renvoie dos à dos ces deux a
58 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
127, c’est ce que nos grandes écoles proposent comme idéal à leurs élèves, dans un ordre de choses, on le sait, où l’idéal a su
128élèves, dans un ordre de choses, on le sait, où l’idéal a su se rendre obligatoire : il y a les examens, les concours, les po
129out dans un monde laïque. Mais c’est d’une morale idéale « sans obligations ni sanctions », une morale de rhéteurs et non d’ap
130r d’un écart, par ailleurs confortable, entre nos idéaux généreux et nos petites activités, s’étant manifesté avec quelque ins
131 faire assassiner pour des marchands, au nom d’un idéal de professeurs. Certain caractère permanent de l’anarchie dans laquel
132 des sanctions pratiques, une doctrine de l’homme idéal et du progrès. Mais nous avons été menés plus loin que le constat tou
133blèmes ; tous ceux qui cherchent un refuge dans l’idéal quand il faudrait agir, dans la pratique quand il faudrait penser ; t
59 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
134rganisation d’un désespoir. Il y avait bien leurs idéaux qu’ils nous conseillaient [p. 200] d’appliquer. Mais comment peut-on
135ut d’un coup furieux, si facilement dupés par des idéaux politiques ou pseudo-religieux qui souvent ne résisteraient pas à cin
136 faut penser en vue de l’action, agir en vue de l’idéal ! » N’allons pas croire qu’ils veuillent guérir, simplement ils ont p
137ien. Penser en vue de l’action ! Agir en vue de l’idéal ! Comment croire que ces deux démarches atteignent jamais l’axe du co
138insi de tant d’autres pensées, d’un désir ou d’un idéal : ils ne s’incarnent qu’à ce prix. Combien d’étreintes, de blessures,
60 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
139s, leurs assurances, leur hygiène proprette, leur idéal du bon écolier type, ce n’est jamais au nom d’un naturisme romantique
61 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
140s domaines, le caractère d’une mesure vivante ? L’idéal du Plan soviétique, qui est le monde intégralement socialisé, embrass
141e espèce de dictature. De cette insuffisance de l’idéal — et non pas des moyens mis en œuvre pour l’atteindre — devait résult
142emment anarchique, en vertu d’une volonté et d’un idéal déclaré. Le libéralisme n’a le droit de critiquer la dictature que lo
143ous savons aujourd’hui que la raison n’est pas un idéal, mais un outil ; que l’individu n’est rien que la [p. 269] liberté du
62 1936, Esprit, articles (1932–1962). Henri Petit, Un homme veut rester vivant (novembre 1936)
144 non point d’une vue théorique sur quelque régime idéal, mais de la seule exactitude d’une enquête menée dans sa vie quotidie
63 1936, Esprit, articles (1932–1962). Erskine Caldwell, Le Petit Arpent du Bon Dieu (novembre 1936)
145l’autre, mais cette fois du côté animal. C’est un idéal quand même : celui de la luxure. Et c’est encore une évasion, encore
64 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Plébiscite et démocratie (avril 1936)
146le gouvernement du peuple par lui-même. Ce régime idéal, la démocratie pure, n’a jamais pu s’exercer qu’à une très petite éch
65 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Qu’est-ce que la politique ? (juin 1936)
147dans le parti, moins par amour passionné pour son idéal que par haine des autres partis, et souvent moins par haine des autre
148sant « tactiques », mis au service non point d’un idéal communautaire, mais de passions et d’intérêts sans grande portée. Pou
149n de l’État — secteur organisé — et de la nation, idéal commun. Elle implique une hiérarchie : l’organisation devant être nor
150irable et féconde la pluralité des vocations, des idéaux et des nations, et leur fédération sur pied d’égalité. Ainsi encore,
151ssent de grandes visions, d’utopies créatrices, d’idéaux jaillis des profondeurs de l’homme et d’une large considération des r
66 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Du danger de confondre la bonne foi et le stalinisme (juillet 1936)
152rationalisation », mais sur un réel dégoût pour l’idéal du servage industriel que Staline impose au peuple russe ; que l’alte
67 1936, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Les Jacobins en chemise brune (décembre 1936)
153 Maintenant il faut donner à toute l’Allemagne un idéal commun, des haines communes, et pour cela fonder un parti unitaire qu
68 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. I. N’habitez pas les villes !
154 dirigée vers lui-même, je veux dire vers son moi idéal, le plus hautement organisé et autonome. L’admirable objectivité de s
155, voilà la leçon qu’il se répète pour lui-même, l’idéal qu’il a su opposer au Sturm und Drang de sa jeunesse. Mais encore une
69 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. II. Pauvre province
156u milieu de ses frères verticaux. Le rationaliste idéal, c’est l’homme couché ; tout au plus, l’homme assis. Celui qui se fai
157quand je m’informe des raisons de tel parti, de l’idéal de tel individu, et que je trouve partout la confusion, la dispersion
158n soutenant à plusieurs reprises que la politique idéale devrait partir de la personne. Elle doit tenir compte de la personne,
159 du pire désordre, et c’est la mort. Cas purement idéal bien entendu puisque l’histoire ne connaît pas d’arrêt. En réalité, s
160 qui la soutienne ? En agissant davantage notre « idéal », sans doute laisserions-nous moins de loisirs à notre faculté judic
161 ses comparaisons [p. 221] trop exactes entre cet idéal et les réalités stupides qui nous blessent. S’engager au lieu de s’in
162rmale et plus féconde de chacun de ses membres. L’idéal commun ne suffit pas : il faut encore que l’entraide des colons crée
70 1937, Journal d’un intellectuel en chômage. III. L’été parisien
163enir dialectique de l’histoire (« Progrès ») et l’idéal prolétarien (« Valeurs spirituelles »). Qu’importe que Staline se con
164te dès que vous tâchiez de leur montrer que leurs idéaux n’étaient guère pratiqués. — Le marxisme représente la Réalité aux ye
71 1937, Esprit, articles (1932–1962). Journal d’un intellectuel en chômage (fragments) (juin 1937)
165n soutenant à plusieurs reprises que la politique idéale devrait partir de la personne. Elle doit tenir compte de la personne,
166 du pire désordre, et c’est la mort. Cas purement idéal bien entendu puisque l’histoire ne connaît pas d’arrêt. En réalité, s
72 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
167 de la « cohérence » d’une pensée qui a pris pour idéal de « constater » purement et simplement ce qui est. Au surplus, M. Be
73 1937, Esprit, articles (1932–1962). Martin Lamm, Swedenborg (septembre 1937)
168wedenborg de Martin Lamm nous en offre un exemple idéal. À tel point que je ne puis aujourd’hui qu’indiquer les pistes qu’il
169attitude, et à notre conception de la personne, l’idéal de « dépersonnalisation », ou d’anéantissement du moi, qui est sans c
74 1937, Esprit, articles (1932–1962). Neutralité oblige (octobre 1937)
170oisins, on pourrait croire que c’est à peu près l’idéal que Keyserling juge à notre mesure, celui du tenancier de grand palac
171de l’économie. Cette convergence, cette rencontre idéale, me paraît être la grande leçon qui doit se dégager de notre effort.
172 chez nous, n’est en fait qu’une dégradation de l’idéal qui devrait nous unir. [p. 27] La première devise des Suisses, ce fut
173soit proche du peuple, cela doit avoir pour effet idéal de « civiliser » la milice ; que cela ait pour effet concret de milit
75 1937, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). Historique du mal capitaliste (janvier 1937)
174 de ce rationalisme enfin reconnu comme l’éthique idéale des nouveaux maîtres, la rationalisation capitaliste s’accélère désor
76 1938, Journal d’Allemagne. ii. Plébiscite et démocratie. (À propos des « élections » au Reichstag, 29 mars 1936)
175le gouvernement du peuple par lui-même. Ce régime idéal, la démocratie pure n’a jamais pu s’exercer qu’à une échelle réduite 
77 1938, Journal d’Allemagne. iii. Les jacobins en chemise brune
176 Maintenant il faut donner à toute l’Allemagne un idéal commun, des haines communes, et pour cela fonder un parti unitaire qu
78 1938, Esprit, articles (1932–1962). La passion contre le mariage (septembre 1938)
177ette crise des mœurs. On commença par opposer à l’idéal antisocial de « bonheur » et de « vie dangereuse » un idéal collectiv
178social de « bonheur » et de « vie dangereuse » un idéal collectiviste. Gemeinnutz geht vor Eigennutz ! Le bien commun prime l
179ection du régime, troupe sélectionnée incarnant l’idéal racial). Ces femmes doivent être blondes, de sang aryen, et mesurer a
79 1938, Esprit, articles (1932–1962). L’amour action, ou de la fidélité (novembre 1938)
180est pas dire à Mademoiselle Untel : « Vous êtes l’idéal de mes rêves, vous comblez et au-delà tous mes désirs, vous êtes l’Is
181l’égale de l’homme, elle ne peut donc être le but idéal de l’homme 98 . En même temps, elle échappe à l’abaissement bestial q
80 1938, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Page d’histoire (novembre 1938)
182nt : la résistance à toute hégémonie, au nom d’un idéal latent de fédération des peuples sur pied d’égalité. Une vague de fon
183avec rigueur. Personne ne sut opposer au Führer l’idéal qui avait fait jusqu’alors la force et l’équilibre dynamique de l’Occ
81 1939, L’Amour et l’Occident (1972). I. Le mythe de Tristan
184but du Tristan de Bédier doit passer pour le type idéal de la première phrase d’un roman. C’est le trait d’un art infaillible
185 et nous exalte à ce qui semblerait combler notre idéal de vie harmonieuse ? Serrons de plus près cette contradiction, par un
186d’une contrainte qui l’exalte, charme, terreur ou idéal : tel est le mythe qui nous tourmente. Qu’il ait perdu sa forme primi
187the agit partout où la passion est rêvée comme un idéal, non point redoutée comme une fièvre maligne ; partout où sa fatalité
188u philosophe, du moraliste, du créateur de formes idéales, est simplement d’accroître la conscience, donc la mauvaise conscienc
189le que la chevalerie courtoise ne fut guère qu’un idéal. Les premiers auteurs qui en parlent ont [p. 34] l’habitude de déplor
190 dans leurs rêves. N’est-il pas de l’essence d’un idéal que l’on déplore sa décadence à l’instant même où il essaye maladroit
191 n’est-elle pas d’opposer la fiction d’un certain idéal de vie aux réalités tyranniques ? Plus d’une énigme que nous pose le
192le sens caché de l’épée). C’est une victoire de l’idéal courtois sur la robuste tradition celtique qui affirmait l’orgueil de
193turelles » les plus obscures propositions. Masque idéal ! Garantie de [p. 50] secret, mais aussi garantie d’approbation sans
82 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
194s certes de la vie ancienne, et non pas de la vie idéale, mais de la vie présente que l’Esprit ressaisit. Dieu — le vrai Dieu 
195 élevée au-dessus de l’homme, dont elle devient l’idéal nostalgique — et naissance d’une poésie à formes fixes, très compliqu
196se, il serait excessif de [p. 108] soutenir que l’idéal mystique sur quoi elle se fondait à l’origine fût toujours et partout
197 qui ne peut qu’aviver la contradiction entre les idéaux (eux-mêmes en conflit !) et la réalité vécue. La psyché [p. 125] et l
83 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
198roman, dite courtoise — c’est l’amour de la femme idéale, vraie femme déjà mais femme inaccessible dans son jardin givré d’all
199à si grand… quel sera l’autre ! [p. 204] 5. Un idéal à rebours : la gauloiserie Imposer un style à la vie des passions — c
200uffre du même irréalisme, en fin de compte, que l’idéal des épopées courtoises ? Il me paraît que la « gauloiserie » n’est qu
201l’autre, mais cette fois du côté animal. C’est un idéal quand même : celui de la luxure. » Ce lien profond de la gauloiserie
202stan (dans sa Rhétorique) le portrait de la femme idéale. De là, jusqu’au fond de la Norvège, de la Russie, de la Hongrie et d
203 conformité des « qualités » deviennent la mesure idéale du bon mariage : curieuse analogie avec la Chine. Et de fait, c’est à
204ation des corruptions spirituelles, un mensonge d’idéal, le caprice insaisissable des rêves de la débauche. » Un « mensonge d
205sable des rêves de la débauche. » Un « mensonge d’idéal », c’est bien à quoi se résumera toujours la réaction cynique contre
206els sont les parangons qui prennent la place de l’idéal détruit par le xviie siècle. Ce refoulement du mythe par l’ironie un
207ction parce qu’il subit la sensualité et désire l’idéal courtois, les données de l’œuvre de Sade, et les raisons précises de
208ue fut le romantisme allemand. La mort est le but idéal des « hommes [p. 240] élevés » de la Loge invisible de Jean-Paul. Ell
209 tendances dissolvantes », l’« anarchie », et les idéaux « impossibles ». Bientôt, l’on n’essaiera plus même de nier la compla
210l est très simple, et bien entendu inconscient. L’idéal glorifié par la littérature détourne en rêveries voluptueuses les ten
211chéance. Elle exprime à la perfection la synthèse idéale de deux désirs contradictoires : désir que rien ne s’arrange et désir
212us en avons assez de souffrir pour des idées, des idéaux, des petites hypocrisies idéalisées et perverses auxquelles personne
213mper dans le flux cosmique de l’instinct, c’est l’idéal de nos poètes du primitivisme solaire, mais la pratique de cette croy
214us en plus mystérieux, apte à séduire le besoin d’idéal [p. 262] qu’avait laissé dans la conscience une connaissance mystique
84 1939, L’Amour et l’Occident (1972). V. Amour et guerre
215se étonnante », du moins joua-t-elle le rôle d’un idéal créateur de belles apparences. Elle triompha dans la littérature. Et
216ombat individuel que se fait sentir l’action de l’idéal chevaleresque, mais dans la conduite même des batailles, et jusque da
217 se marque le mieux le caractère particulier de l’idéal courtois, radicalement contradictoire avec la « dure réalité » de l’é
218s érotiques et guerriers et de la règle courtoise idéale : c’est le terrain nettement circonscrit de la lice où se jouent les
85 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VI. Le mythe contre le mariage
219cette crise de mœurs. On commença par opposer à l’idéal antisocial de « bonheur » et de « vie dangereuse » un idéal collectiv
220social de « bonheur » et de « vie dangereuse » un idéal collectiviste. Gemeinnutz geht vor Eigennutz ! (Le bien commun prime
221ection du régime, troupe sélectionnée incarnant l’idéal racial). Ces femmes devaient être blondes, de sang aryen, et mesurer
86 1939, L’Amour et l’Occident (1972). VII. L’amour action, ou de la fidélité
222e, ce n’est pas dire à Mlle Untel : « Vous êtes l’idéal de mes rêves, vous comblez et au-delà tous mes désirs, vous êtes l’Is
87 1939, L’Amour et l’Occident (1972). Appendices
223s de la cour et de la noblesse est imprégnée de l’idéal chevaleresque. Cette conception envahit même le domaine de la religio
224veloppement social, se servait de la fiction de l’idéal chevaleresque à l’aide de laquelle elle réduisait le monde aux propor
88 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Don Juan (juillet 1939)
225emblable : Don [p. 64] Juan cherchant partout son idéal, son « type » de beauté féminine (souvenir inconscient de la mère) —
89 1939, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La Poésie scientifique en France au xviᵉ siècle, par Albert-Marie Schmidt (septembre 1939)
226emporain, conscient de l’impasse où l’a conduit l’idéal d’une poésie pure, pourrait trouver dans les thèmes et les formes qui
90 1940, Mission ou démission de la Suisse. 2. La bataille de la culture
227e, être un homme libre et pourtant relié, c’est l’idéal de l’homme occidental. N’allons pas dire que c’est une utopie ! Car c
228st une utopie ! Car ce problème a été résolu, cet idéal réalisé, au premier siècle de notre ère, par les communautés de l’Égl
91 1940, Mission ou démission de la Suisse. 3. Neutralité oblige, (1937)
229oisins, on pourrait croire que c’est à peu près l’idéal que Keyserling juge à notre mesure, celui du tenancier du grand palac
230 chez nous, n’est en fait qu’une dégradation de l’idéal qui devrait nous unir. La devise des Suisses : « Un pour tous, tous p
231soit proche du peuple, cela doit avoir pour effet idéal de « civiliser » la [p. 122] milice et non de militariser l’esprit pu
92 1940, Mission ou démission de la Suisse. 4. La Suisse que nous devons défendre
232s, représentent la négation la plus radicale de l’idéal fédéraliste qui nous unit, par conséquent, la plus grave menace pour
233hique fédéraliste, et c’est aussi tout [p. 164] l’idéal œcuménique, que nos Églises devraient soutenir, précisément, au nom d
93 1940, Mission ou démission de la Suisse. 5. Esquisses d’une politique fédéraliste
234out, dominant l’un et l’autre, il y a l’idée et l’idéal du Saint-Empire, c’est-à-dire de l’Europe unie, dont il faut protéger
235l’esprit. C’est une interminable interaction de l’idéal et de la nécessité, de l’intérêt local et de l’intérêt commun, de la
236groupe de puissances voisines. Or l’Europe est un idéal, une civilisation et un esprit, bien plus qu’une entité géographique.
237 par où s’échangent les richesses, gardienne de l’idéal d’où renaîtra la paix si Dieu le veut, la Suisse tient les clefs de l
94 1942, La Part du Diable (1982). I. L’Incognito et la révélation
238coup plus excitant : la chasse au Diable dans nos idéaux et dans l’insignifiance de nos actes. Et ce n’est point par amour du
95 1942, La Part du Diable (1982). II. Hitler ou l’alibi
239t de discipline mécanique, jusqu’à la mort, terme idéal de toute passion. Autrefois les hommes demandaient des directeurs de
96 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
240nos défauts, Hitler a été le négatif exact de nos idéaux optimistes, dans la mesure où ils étaient irréalistes, utopiques comm
241tuel s’endort, la correction des mœurs devient un idéal, la verdeur de langage passe pour une inconvenance, la franchise des
242es humbles et nous donner l’esprit de Pauvreté. L’idéal de Mr. Carnegie, c’est un bavard perpétuellement souriant, flatteur p
97 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
243dieux qu’il va se dissimuler, au cœur même de nos idéaux et de nos vérités trop humaines, dans les religions que nous confabul
244sentiments, de vrais types de vie haute, de vrais idéaux qui propagent une énergie, une force d’âme contagieuse. Presque toute
245grandioses nos propres découvertes, « vertus » et idéaux. Kierkegaard a compris mieux que quiconque, et avant tous le principe
246utes nos inventions techniques, la plupart de nos idéaux, enfin l’évolution générale du temps, favorisent ce Plan de mille man
98 1942, La Part du Diable (1982). V. Le Bleu du Ciel
247, — et en même temps de l’attaquer avec un nouvel idéal. Car ainsi nous ne serons pas annexés par l’extérieur, mais nous ne l
248ommage que la faiblesse des foules rend à quelque idéal très obscurément pressenti. L’effort présent doit se porter vers une
249vers une définition intransigeante et claire de l’idéal qui seul justifie notre lutte ; et vers la recherche de moyens d’inco
250; et vers la recherche de moyens d’incorporer cet idéal, qui ne soient point eux-mêmes des trahisons de leur fin. Il faut aid
251rend la chose au sérieux. Dirai-je maintenant mon idéal et ma vision ? Mon horreur des programmes n’a d’égale que l’étendue d
99 1942, La Vie protestante, articles (1938–1961). Perspectives d’avenir du protestantisme (2 janvier 1942)
252ntier, nous voyons la réalisation d’un des grands idéaux calvinistes : la fédération organique des Églises, leur union spiritu
100 1943, La Vie protestante, articles (1938–1961). Les tours du Diable VI : Le mal du siècle : la dépersonnalisation (19 novembre 1943)
253utes nos inventions techniques, la plupart de nos idéaux, enfin l’évolution générale du temps, favorisent ce plan de mille man