1 1928, Foi et Vie, articles (1928–1977). Le péril Ford (février 1928)
1rselle sont signe que l’époque a senti en lui son incarnation la plus parfaite. Qu’on ne m’accuse donc pas de caricaturer l’objet d
2 1928, Articles divers (1924–1930). Un soir à Vienne avec Gérard (24 mars 1928)
2ui montre vivantes dans la même minute toutes les incarnations d’un amour dont l’être éternel apparaît peu à peu, à travers la simul
3 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Sécularisme (mars 1931)
3chrétien. Comment un astronome peut-il croire à l’Incarnation ou aller à la Messe ? On n’aura d’autre ressource que de nous opposer
4 comme son contemporain ; en tant qu’il croit à l’Incarnation et qu’il va à la Messe, il se comporte en homme du xiiie siècle — ou
4 1931, Foi et Vie, articles (1928–1977). Avant l’Aube, par Kagawa (septembre 1931)
5 et par un acte intérieur contraignant, un acte d’incarnation. Il y a là une exigence immédiate et par conséquent plus troublante q
5 1932, Le Paysan du Danube. I. Le Paysan du Danube — I.1. Un soir à Vienne avec Gérard
6estituant vivantes dans la même minute toutes les incarnations d’un amour dont l’être éternel peu à peu transparaît au travers de se
6 1932, Le Paysan du Danube. II. La lenteur des choses — II.2. Petit journal de Souabe
7tés occultes, de leur symbolisme concret, de leur incarnation, qu’il est possible de lire les Affinités « sans y rien voir », comme
7 1932, Présence, articles (1932–1946). Penser avec les mains (fragments) (janvier 1932)
8comme le voudrait le vocabulaire du xixe , mais d’incarnation de la pensée. Ni moralisme, ni socialisme. ⁂ Moralisme. Il y a de
9ée, et c’est là l’héroïsme de l’esprit. Car toute incarnation s’opère au prix d’un héroïsme, l’on veut dire : d’une souffrance et d
8 1932, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Le silence de Goethe (mars 1932)
10Occident. » L’Occident, c’est l’Esprit incarné. L’incarnation entraîne des « conditions ». C’est la vision du travail humain, inexo
9 1933, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Dialectique des fins dernières (juillet 1933)
11ors, si nous voulons parler en vérité d’une telle incarnation du oui dans le non, nous ne pouvons que recourir au langage du parado
10 1934, Politique de la Personne (1946). I. Primauté du spirituel ? — 2. Personne ou individu ? (d’après une discussion)
12veut, c’est vrai. Mais la vocation est avant tout incarnation de l’Esprit. Et l’incarnation est soumise aux nécessités de la « chai
13tion est avant tout incarnation de l’Esprit. Et l’incarnation est soumise aux nécessités de la « chair », qui ne sont pas variées à
11 1934, Politique de la Personne (1946). V. À la fois libre et engagé — Le protestantisme créateur de personnes
14 la seule nouveauté absolue de tous les temps : l’incarnation de Dieu dans l’homme fondant une société absolument nouvelle : l’Égli
15nnemi visible et extérieur, ce n’est jamais que l’incarnation d’une possibilité secrète, d’une tentation que chacun souffre dans so
12 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Nécessité de Kierkegaard (août 1934)
16a pas à se défendre, mais bien à témoigner de son incarnation ; on ferait bien d’aller à ceux pour qui l’esprit n’est pas une espèc
13 1934, Foi et Vie, articles (1928–1977). Kasimir Edschmid, Destin allemand (octobre 1934)
17riment difficilement. Seul Pillau, le ministre, l’incarnation de leur nation, saura leur dire le mot de ce destin. « Nous avons per
14 1934, Esprit, articles (1932–1962). Définition de la personne (décembre 1934)
18toire, présence, illustration et non explication, incarnation et non concept. Mais la psychologie fait de l’homme son « objet », et
19n, fût-ce au prix de la vie de mon individu. 7. Incarnation À la série d’« implications inexplicables » que nous venons de parcou
20me qui la résume toute entière : c’est le terme d’incarnation. Si toute présence est l’événement de l’éternel dans le temps, par le
21me, on peut dire que la personne est l’impensable incarnation de l’éternité dans le temps. La personne pure serait ainsi la coïncid
22la Révélation n’en attestait l’acte historique. L’incarnation totale de Dieu dans l’Homme, l’humanité parfaite de Jésus-Christ est
23orer ; il a compris le fait — sinon l’acte — de l’incarnation. Il y a une santé dans le matérialisme, et une humilité où la personn
15 1934, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Grammaire de la personne (janvier 1934)
24rnière, dont l’existence déborde les limites de l’incarnation personnelle. On songe ici tout de suite à la question sociale. On se
25qu’elle est le lieu, l’origine et la fin de toute incarnation, de toute création, de tout risque. La personne est aussi, par conséq
16 1934, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Taille de l’homme, par C. F. Ramuz (avril 1934)
26imites, ici et maintenant ? C’est là le sens de l’Incarnation, en même temps que de la véritable transcendance. C’est là le point d
17 1935, L’Ordre nouveau, articles (1933–1938). La situation politique en France (octobre 1935)
27ndant que la « menace fasciste » trouve enfin son incarnation — quel soulagement — dans le brave colonel de la Rocque. 2. — Une g
18 1935, Le Semeur, articles (1933–1949). La cité (avril-mai 1935)
28nt que l’origine vivante de notre action, c’est l’incarnation de la justice en Jésus-Christ ressuscité. À la question : Où allons-n
19 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.6. L’Arche de l’Alliance
29sécularisation — ce négatif ou cet incognito de l’incarnation ? p. 60 18. « Le prophète n’a pas de biographie. Il se lève et t
20 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.10. La mesure soviétique
30cialisé. ⁂ On connaît le nom de cette mesure, son incarnation très visible et ses moyens d’action ou même de contrainte : c’est le
21 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.11. La mesure nationale-socialiste
31ciateur de la Nation allemande à venir. C’était l’incarnation de la commune mesure, la fin de l’angoisse, et l’inauguration d’un Tr
32emagne, c’est Hitler. » — Voilà la mesure, et son incarnation visible à tous. « La nation est le contenu et la substance de l’empir
22 1936, Penser avec les mains (1972). I. La commune mesure — I.14. L’appel à la commune mesure, ou l’Europe du xxe siècle
33pourquoi j’ai borné mon étude à celle de quelques incarnations ou symboles de mesures communes. J’ai choisi ces signes à dessein aus
34utable de la présence d’un grand dessein, c’est l’incarnation d’une mesure commune à tous les ordres et qui les harmonise. Il était
23 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.1. La pensée prolétarisée
35tuel dans la perspective de l’acte créateur, de l’incarnation des idées, de la pensée manifestée, c’est-à-dire, pensée avec les mai
24 1936, Penser avec les mains (1972). II. Penser avec les mains — II.2. Éléments d’une morale de la pensée
36 l’existence. On préfère l’idée d’un massacre à l’incarnation d’une idée ! Il faut en prendre son parti : cet écrit n’apportera rie
37du réel à l’image d’une vision commune, un acte d’incarnation dans nos limites finies. Nous avons grand besoin d’une cure d’assobri
38 dès leur origine et à jamais, sans nul pouvoir d’incarnation. Seule, détient le pouvoir de s’incarner, l’idée qui crée un risque d
39u’ordonnatrice. Cinquième vertu : l’originalité Incarnation et risque ne sont pas séparables. L’origine même de l’homme est dans
40 esprit » que l’individu se développe, mais par l’incarnation de plus en plus complexe du spirituel, c’est-à-dire par l’extension c
41érale, nous posons ici le principe d’une ascèse d’incarnation : volonté d’assumer dans une prise unique tout ce que notre péché sép
42r pouvoir, leur impatience propre, leur volonté d’incarnation ? On pourrait prévoir dans le détail une philologie et une étymologie
43, non point d’une ingéniosité. Dialectique de l’incarnation Tout ce que j’ai dit contre une certaine pensée, puis en faveur d’une
44aine éthique, vise uniquement à désigner l’acte d’incarnation qu’est penser avec les mains. Or cet acte en définitive est un mystèr
45tuelles menacent de déprimer en nous la volonté d’incarnation, c’est-à-dire de transformation du monde. Ce sont le conformisme et l
46sme et l’évasion s’opposent absolument à l’acte d’incarnation d’une pensée ; car celui-ci n’est pas une évasion puisqu’il cherche t
47econnaître sa présence. Nous appellerons dès lors incarnation un acte qui ne sera réductible ni à un conformisme, ni à une évasion,
48a question du langage revient à celle de l’exacte incarnation des idées dans les mots : c’est d’abord une question de véracité. Tou
49; leur lieu commun, définissable : c’est l’acte d’incarnation de la pensée, le geste profond, spécifique et ordonnateur de la puiss
50, si nous n’arrivions pas à situer, à baptiser, l’incarnation de cette mesure spirituelle. L’Arche de l’Alliance, l’Église, le Césa
51rdre nouveau, communautaire, que nous appelons. Incarnation de la mesure occidentale : la personne Je ne reprendrai pas ici la di
52qu’elle est le lieu, l’origine et la fin de toute incarnation, de toute création, de tout risque. La personne est aussi, par conséq
53ée, et c’est là l’héroïsme de l’esprit. Car toute incarnation s’opère au prix d’un héroïsme, d’une passion [p. 239] solitaire et fé
54e toute existence. [p. 240] Cette dynamique de l’incarnation, nous avons essayé d’en surprendre le fait dans l’expression écrite.
55l’abîme de la Séparation, la pensée a reçu, par l’incarnation de l’esprit, une nouvelle puissance de salut. C’est l’acte. Car l’act
56nateur obéissant, et ses limites sont celles de l’incarnation personnelle. C’est là son ordre et sa réalité, et le lieu de sa rédem
25 1936, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Le Problème du bien (12 septembre 1936)
57 ne se révèle à l’homme comme le Père que par son incarnation dans le Fils, reconnue grâce au Saint-Esprit. Laissons l’aspect théol
26 1936, Esprit, articles (1932–1962). Vues sur C. F. Ramuz (mai 1936)
58lité d’une ère dominée par ce fait historique : l’Incarnation de la Parole. Les grands docteurs chrétiens l’ont su ; et Paracelse ;
59voir créateur, c’est-à-dire [p. 156] un pouvoir d’incarnation, vous le lirez toujours sur les traits de sa face. (Encore faut-il av
60ble et significatif. Nous sommes ici au lieu de l’incarnation des images — ou de la création imaginée. Il faut rendre à ce mot d’im
61 ⁂ « Car le phénomène de l’art est un phénomène d’incarnation (ce que l’école ne comprend pas). » Toute l’esthétique de Ramuz me pa
62logique, c’est toujours revenir au phénomène de l’incarnation, c’est retrouver la langue à cet état naissant dont la chimie nous di
63és par la cour de Louis XIV). ⁂ La même volonté d’incarnation se manifeste dans l’allure de la phrase chez Ramuz. On a pu croire qu
64faculté d’imaginer et de penser dans l’ordre de l’incarnation, devait le conduire à créer un milieu où tout « être » se traduisît i
65a terre qu’ils travaillent. Tous participent de l’incarnation du mythe. ⁂ Voyez Les Signes parmi nous. Dans la simplicité de son su
27 1936, Esprit, articles (1932–1962). Culture et commune mesure (novembre 1936)
66cialisé. ⁂ On connaît le nom de cette mesure, son incarnation très visible et ses moyens d’action ou même de contrainte : c’est le
67utable de la présence d’un grand dessein, c’est l’incarnation d’une mesure commune à tous les ordres et qui les harmonise. La quest
28 1936, Hic et Nunc, articles (1932–1936). Sur une page de Bossuet (ou Tradition et Révélation) (janvier 1936)
68e une fois pour toutes par Dieu lui-même dans son incarnation unique, dont l’Écriture témoigne. — C’est, rétorque Bossuet, que vous
29 1936, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). Sur l’esprit incarné (février 1936)
69 ont jamais prétendu que leur politique fût une « incarnation » de l’esprit ; 2° au cas où ils l’auraient fait, ce que j’ignore car
70ou en langage théologique, ce blasphème ; 3° si l’incarnation de l’Esprit, c’est-à-dire Jésus-Christ, fils de Dieu, a jamais « port
30 1937, Esprit, articles (1932–1962). M. Benda nous « cherche », mais ne nous trouve pas (juillet 1937)
71service », mais au service de la vérité. Le mot d’incarnation résume cette position. On nageait en pleine confusion. Les anciens se
31 1939, L’Amour et l’Occident (1972). II. Les origines religieuses du mythe
72ire du Fils unique venu du Père. » (I, 14-15.) L’incarnation de la Parole dans le monde — de la Lumière dans les Ténèbres — tel es
73et « naturellement » incroyable. Car le fait de l’Incarnation est la négation radicale de toute espèce de religion. Il est le suprê
74vinité. Mais le christianisme, par son dogme de l’incarnation du Christ dans Jésus, renverse cette dialectique de fond en comble. A
75s par l’amour de son Fils abaissé jusqu’à nous. L’Incarnation est le signe historique d’une création renouvelée, où le croyant se t
76nt s’opposait au christianisme par son refus de l’Incarnation, précisément ! Je ne donnerai pour l’instant qu’un seul exemple de ce
77-Homme. Les Cathares rejettent donc le dogme de l’Incarnation, et a fortiori sa traduction romaine dans le sacrement de la messe :
78 la femme devient elle-même une chose sacrée, une incarnation de la Mère. L’apothéose religieuse de la femme est commune d’ailleurs
32 1939, L’Amour et l’Occident (1972). III. Passion et mystique
79llement. Mais les « parfaits » ne croyaient pas l’Incarnation, et ne pouvaient connaître ce retour de l’âme à une vie rénovée. « Je
80, la clé de l’opposition est dans le mystère de l’Incarnation. Le Roman est baigné par l’atmosphère celtique de l’orgueil chevalere
81e et de contenu chrétiens, c’est l’événement de l’Incarnation. Dès que l’on s’écarte un tant soit peu de ce foyer, l’on encourt le
82 avec leur doctrine de l’union ou leur foi dans l’Incarnation. Ruysbroek, Thérèse et Jean de la Croix sont très nettement « christo
83Crépuscule de l’amour-passion C’est le dogme de l’Incarnation qui distingue radicalement la mystique orthodoxe de l’hérétique. C’es
33 1939, L’Amour et l’Occident (1972). IV. Le mythe dans la littérature
84 de Dieu, contre les dogmes de la Trinité et de l’Incarnation… répudiant les définitions théologiques traditionnelles qui ne trouva
34 1939, Les Nouvelles littéraires, articles (1933–1972). Non, Tristan et Iseut ne s’aiment pas, nous dit Denis de Rougemont (12 février 1939)
85 le Piémont. Les cathares rejettent le dogme de l’incarnation, se fondent sur une interprétation purement spiritualiste des Évangil
35 1939, Le Figaro, articles (1939–1953). L’ère des religions (22 février 1939)
86rique, autour d’un chef qui ne veut être que leur incarnation et leur symbole. Des masses qui communient avec elles-mêmes dans un c
36 1940, Mission ou démission de la Suisse. 1. Le protestantisme créateur de personnes
87 la seule nouveauté absolue de tous les temps : l’incarnation de Dieu dans l’homme fondant une société absolument nouvelle : l’Égli
88nnemi visible et extérieur, ce n’est jamais que l’incarnation d’une possibilité secrète, d’une tentation que chacun souffre dans so
37 1942, La Part du Diable (1982). III. Le Diable démocrate
89n d’une réalité éternelle dans le temps : ainsi l’Incarnation et le miracle. Caricaturé par le Diable, l’absurde est au contraire l
38 1942, La Part du Diable (1982). IV. Le Diable dans nos Dieux et dans nos maladies
90s, il existe aussi un incognito divin, et c’est l’Incarnation, c’est-à-dire Dieu caché autant que révélé dans l’homme Jésus. Et que
39 1943, La Vie protestante, articles (1938–1978). Les tours du Diable XI : Le Diable dans nos dieux (24 décembre 1943)
91is il existe aussi un incognito divin, et c’est l’Incarnation, c’est-à-dire Dieu caché autant que révélé dans l’homme Jésus. Quelqu
40 1944, Les Personnes du drame. Introduction
92xistence de la personne. ⁂ Il me semble que toute incarnation d’une pensée dans une vie ou d’une vocation dans un individu « figure
41 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 1. Le silence de Goethe
93ccident. ». L’Occident, c’est l’esprit incarné. L’incarnation entraîne des « conditions ». C’est la vision du travail humain, inexo
42 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 3. Kierkegaard
94is croire au Christ c’est croire au paradoxe de l’incarnation, c’est croire que Dieu a revêtu la forme de ce monde, c’est croire qu
95stance historique, nous rend contemporains de son incarnation. Ainsi l’acte de foi détruit le temps où il a lieu, mais comme la plé
96a pas à se défendre, mais bien à témoigner de son incarnation ; on ferait bien d’aller à ceux pour qui l’esprit n’est pas une espèc
43 1944, Les Personnes du drame. I. Sagesse et folie de la personne — 4. Franz Kafka, ou l’aveu de la réalité
97Il n’y a pas de fait accompli : il n’y a pas eu d’incarnation. Reste une clairvoyance ironique et lassée, et peut-être un dernier e
98e morale du Second Faust : comme une éthique de l’Incarnation, comme une œuvre exprimant la foi dans l’ordre provisoire du monde dé
44 1944, Les Personnes du drame. III. Sincérité et authenticité — 7. Vues sur Ramuz
99lité d’une ère dominée par ce fait historique : l’incarnation de la Parole. Les clercs s’écrient : Esprit ! Esprit ! Mais je regard
100ne un pouvoir créateur, c’est-à-dire un pouvoir d’incarnation, vous le lirez toujours sur les traits de sa face. (Encore faut-il av
101significatif. Nous sommes au foyer permanent de l’incarnation des images — ou de la création imaginée. Il faut rendre à ce mot son
102 ⁂ « Car le phénomène de l’art est un phénomène d’incarnation (ce que l’école ne comprend pas) ». Toute l’esthétique de Ramuz me pa
103ens étymologique, c’est revenir au phénomène de l’incarnation, c’est retrouver la langue à son état naissant, dont la chimie nous d
104le goût n’est plus que poncif.) La même volonté d’incarnation se manifeste dans l’allure de la phrase chez Ramuz. On a pu croire qu
105faculté d’imaginer et de penser dans l’ordre de l’incarnation, devait le conduire à créer un milieu où tout être se traduisît imméd
106a terre qu’ils travaillent. Tous participent de l’incarnation du mythe. ⁂ Voyez les Signes parmi nous. Dans la simplicité de son su
45 1946, Foi et Vie, articles (1928–1977). Fédéralisme et œcuménisme (octobre 1946)
107 totalitaire — se produit l’événement unique de l’Incarnation. Et il apporte à la question des temps la réponse éternelle de l’Égli
46 1947, Doctrine fabuleuse. 1. Premier dialogue sur la carte postale. La pluie et le beau temps
108e chemin qui va du signe à l’être, le chemin de l’incarnation. Longues pluies de printemps sur la campagne recueillie, tempêtes sur
47 1947, Doctrine fabuleuse. 6. L’ombre perdue
109 et d’évasif devant sa vocation : le mystère de l’incarnation. Chamisso a donné à son Peter tous les traits physiques et moraux de
48 1948, L’Europe en jeu. Trois discours suivis de Documents de La Haye. II
110gnance à séparer les valeurs spirituelles de leur incarnation dans les réalités humaines. J’essaierai donc de définir l’esprit fédé
49 1952, Preuves, articles (1951–1968). Le sens de nos vies, ou l’Europe (juin 1952)
111donné au monde la notion totalement nouvelle de l’incarnation de l’esprit dans un homme particulier, la Judée. Toute l’histoire de
50 1955, Preuves, articles (1951–1968). Le Château aventureux : Passion, Révolution, Nation (mai 1955)
112, échec fatal dès que l’âme se refuse à la totale incarnation, à l’abaissement dans le monde fini, lieu de notre expérience salutai
113vertige de l’âme en proie au refus manichéen de l’Incarnation. La Révolution, ou la passion socialisée Quand le catastrophisme pa
51 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure occidentale de l’homme : L’exploration de la matière (août 1955)
114isme indifférencié, évacuant le fait central de l’Incarnation, et un tri-théisme mythologique ou rationalisé ? Pour résoudre en doc
115spects dialectiques du problème. La doctrine de l’Incarnation, précisée à l’extrême par les Pères grecs, et maintenue par des soins
52 1955, Preuves, articles (1951–1968). L’aventure technique (octobre 1955)
116le monde manifesté de la Nature. La doctrine de l’Incarnation, qui est son fondement toujours actuel, le lui interdirait à elle seu
53 1956, Preuves, articles (1951–1968). Les joyeux butors du Kremlin (août 1956)
117e, qui fut pendant tout le temps de notre débat l’incarnation incontestée du communisme, n’étaient pas ceux de la fin que Staline a
54 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 1. Où les voies se séparent
118ile, qui est l’enjeu de son aventure. [p. 27] b) Incarnation et Excarnation. — Si nous passons au plan des réalités vécues, métaph
119a première opération signifie en termes humains l’Incarnation (la naissance), et la seconde l’Ex-carnation (la mort). » Je voudrais
120tructures.) Le danger, pour l’Occidental, c’est l’incarnation trop complète. (On se perd soi-même dans la matière et ses structures
55 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. I. Première partie. La Voie et l’Aventure — 2. Où le drame se noue
121t informée dans les catégories de la Dialectique. Incarnation, dialectique, ecclesia — Jérusalem, Athènes, Rome — ces trois mots in
122oire, et l’Orient du Silence, où Dieu parle. Or l’Incarnation c’est le Verbe entré par la chair dans l’Histoire. L’avatar hindouist
123 temps sombres et catastrophiques : ainsi les dix incarnations de Vishnu (dont neuf déjà réalisées) sont motivées par le déluge, la
124alité de deux castes, etc. Buddha fut la neuvième incarnation ; et la dixième, Kalki, sera le destructeur de notre monde radicaleme
125pal, et dans ce sens, an-historique, tandis que l’Incarnation, comme l’affirment avec force saint Paul et l’Épître aux Hébreux, s’e
126ie de l’Apôtre est d’avoir résumé les effets de l’Incarnation en un fulgurant raccourci : la Foi succédant à la Loi. Car cette Loi
127re. Partant du fait central et initial que pose l’Incarnation, la Parole faite chair, retraçons maintenant la Quête occidentale dan
128teur de l’homme à la fois libre et responsable. L’Incarnation de Dieu dans l’espace et le temps, dans le corps d’un homme à telle d
56 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 3. La spire et l’axe
129isme indifférencié, évacuant le fait central de l’Incarnation, et un tri-théisme mythologique ou rationalisé ? Pour résoudre en doc
130. 69] C’est ici qu’intervient le christianisme. L’Incarnation, je l’ai dit, ne « résulte » de rien. Esaïe l’avait vue, mais les Jui
131ues missionnaires, il y a le fait historique de l’Incarnation. L’Incarnation ne pose pas un problème de logique (sauf s’il s’agit d
132es, il y a le fait historique de l’Incarnation. L’Incarnation ne pose pas un problème de logique (sauf s’il s’agit de formuler un d
57 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 4. Le Château aventureux
133, échec fatal dès que l’âme se refuse à la totale incarnation, à l’abaissement dans le monde fini, lieu de notre expérience salutai
134vertige de l’âme en proie au refus manichéen de l’Incarnation. La Révolution, ou la passion socialisée Quand le catastrophisme pa
58 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 5. L’expérience du temps historique
135ifestée par une suite d’événements révélateurs. L’Incarnation du Christ vint accomplir cette vocation unique du peuple d’Israël. Et
136istance extraordinaire sur l’unicité absolue de l’Incarnation salvatrice, et cet « une fois pour toutes » qui sert de leitmotiv à l
137s ce monde des religions antiques du message de l’Incarnation figure donc le Scandale absolu, la nouveauté totale, proprement impen
59 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 7. L’exploration de la matière
138aspects proprement dialectiques. La doctrine de l’Incarnation, précisée à l’extrême par les Pères grecs, et maintenue par des soins
60 1957, L’Aventure occidentale de l’homme. Deuxième partie. La Quête occidentale — 8. L’aventure technique
139le monde manifesté de la Nature. La doctrine de l’Incarnation, [p. 200] qui est son fondement toujours actuel, le lui interdirait à
61 1957, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La découverte du temps ou l’aventure occidentale (mars 1957)
140tionner l’allure de l’odyssée. Ôtez le dogme de l’Incarnation, formulé au Concile de Nicée, et vous ôtez la condition des sciences
141ifestée par une suite d’événements révélateurs. L’incarnation du Christ vint accomplir cette vocation unique du peuple d’Israël. Et
142istance extraordinaire sur l’unicité absolue de l’Incarnation salvatrice, et cet « une fois pour toutes » qui sert de leitmotiv à l
143s ce monde des religions antiques du message de l’Incarnation figure donc le Scandale absolu, la nouveauté totale, proprement impen
62 1958, Définition, valeurs, énergie, recherche : quatre essais européens (1958). Définitions, valeurs, énergie, recherches : Quatre essais européens
144’y pense plus jamais. En proclamant le dogme de l’Incarnation, les grands conciles ont reconnu que le corps, et la matière qui le c
145eux hindous s’incarnent « chaque fois que » cette incarnation est rendue nécessaire par des catastrophes ou des crises. C’est à par
146, le temps, depuis la création du monde jusqu’à l’Incarnation, et de là jusqu’au Jugement dernier, prend un sens et un sens unique.
147ymbole de cette différence est dans le dogme de l’Incarnation. En effet, lorsqu’ils ont proclamé le dogme de l’Incarnation, c’est-à
148. En effet, lorsqu’ils ont proclamé le dogme de l’Incarnation, c’est-à-dire Dieu lui-même se manifestant à nous dans un corps d’hom
63 1958, Preuves, articles (1951–1968). Sur le vocabulaire politique des Français (novembre 1958)
149 aient besoin de croire en Dieu et surtout en Son Incarnation. Combien de femmes solitaires et trahies ont étendu leur ressentiment
64 1959, Preuves, articles (1951–1968). Rudolf Kassner et la grandeur (juin 1959)
150e l’Inde et les conséquences « dramatiques » de l’incarnation de la Parole : par leurs images plutôt que leurs concepts ; sans conc
151i est souffrance et vision, tension et sacrifice, incarnation de la Parole dans l’histoire. Maintenant, comment passer de cette réa
65 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. Introduction. L’érotisme et les mythes de l’âme — a. L’amour et la personne dans le monde christianisé
152 modèle de toute personne humaine est donné par l’Incarnation du Christ fils de Dieu, en Jésus fils de Marie — Jésus-Christ étant à
66 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. I. Première partie — 4. Dialectique des mythes I. Méditation au carrefour fabuleux
153té, nous mettrait en mesure de répondre. Si notre incarnation présente n’est que souffrance et illusion — souffrance à cause de l’i
67 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 6. Rudolf Kassner et la grandeur humaine
154e l’Inde et les conséquences « dramatiques » de l’incarnation de la Parole : par leurs images plutôt que leurs concepts ; sans conc
155i est souffrance et vision, tension et sacrifice, incarnation de la Parole dans l’histoire. Maintenant, comment passer de cette réa
68 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 7. La personne, l’ange et l’absolu ou Le dialogue Occident-Orient
156iers Conciles, ses modèles de pensée en tension : Incarnation, Personnes divines à la fois distinctes et reliées. D’où la définitio
69 1961, Comme toi-même. Essais sur les mythes de l’amour. II. Deuxième partie — 8. L’amour même
157st la malédiction originelle, l’enfer cosmique. L’incarnation présente est notre grâce. Elle seule crée du même coup la couleur, le
70 1961, Preuves, articles (1951–1968). Dialectique des mythes : Le carrefour fabuleux (II) (mai 1961)
158té, nous mettrait en mesure de répondre. Si notre incarnation présente n’est que souffrance et illusion — souffrance à cause de l’i
71 1961, La Nouvelle Revue française, articles (1931–1961). La personne, l’ange et l’absolu, ou le dialogue Occident-Orient (avril 1961)
159iers Conciles, ses modèles de pensée en tension : Incarnation, personnes divines à la fois distinctes et reliées. D’où la définitio
72 1962, Les Chances de l’Europe. I. L’aventure mondiale des Européens
160qui l’aurait calculé et imposé. Et ce n’est pas l’incarnation de quelque idée platonicienne, ni la démonstration d’un esprit hégéli
73 1964, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). Il nous faut des hommes de synthèses (19-20 septembre 1964)
161le, la relation de continuité entre le dogme de l’Incarnation (reconnaissance de la réalité de la matière et du corps, où Dieu se m
74 1964, Bulletin du Centre européen de la culture, articles (1951–1977). Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui (décembre 1964)
162le, la relation de continuité entre le dogme de l’Incarnation (reconnaissance de la réalité de la matière et du corps, où Dieu se m
75 1965, La Suisse ou l’histoire d’un peuple heureux. III. La morale quotidienne et le climat de culture ou comment on vit dans une fédération
163 : « Car le phénomène de l’art est un phénomène d’incarnation (ce que l’école ne comprend pas). » Loin de demander qu’un bon enseig
76 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.4. Université et universalité dans l’Europe d’aujourd’hui
164le, la relation de continuité entre le dogme de l’Incarnation (reconnaissance de la réalité de la matière et du corps, où Dieu lui-
77 1970, Le Cheminement des esprits. III. Champs d’activité — III.6. Culture et technique en Europe et dans le monde
165pondérante de l’Europe se fonde sur le dogme de l’Incarnation. Or qu’est-ce que l’Incarnation, sinon Dieu lui-même, l’Esprit pur, q
166sur le dogme de l’Incarnation. Or qu’est-ce que l’Incarnation, sinon Dieu lui-même, l’Esprit pur, qui choisit de se rendre connaiss
78 1970, Lettre ouverte aux Européens. I. L’unité de culture
167mais vérifiables après plus de quinze siècles. L’incarnation. — Dieu a choisi de se manifester non point par des visions, des song
168tir de ce moment précis, de cet instant daté de l’Incarnation, l’Europe va compter ses années sur une ligne continue et sans retour
169me le paradoxe de l’Un et du Divers, tandis que l’Incarnation porte à l’extrême la coexistence des contraires, l’impensable définit
79 1970, L’Un et le Divers ou la Cité européenne. II. La Cité européenne
170me le paradoxe de l’Un et du Divers, tandis que l’Incarnation porte à l’extrême la coexistence des contraires, l’impensable définit
80 1970, Gazette de Lausanne, articles (1940–1984). La cité européenne (18-19 avril 1970)
171me le paradoxe de l’un et du divers, tandis que l’Incarnation porte à l’extrême la coexistence des contraires, l’impensable définit
81 1972, Penser avec les mains (1972). Préface 1972
172e pensée innocente, de création sans sacrifice, d’incarnation sans doutes parfois torturants. Pour le lecteur d’aujourd’hui, j’ajou
82 1974, Journal d’un Européen (fragments 1974). Journal d’un Européen (fragments 1974)
173ni subordination de l’un à l’autre, le dogme de l’Incarnation n’a pas seulement fondé l’anthropologie chrétienne, mais il a posé le
83 1977, L’Avenir est notre affaire. I. Système de la crise — 3. La clé du système ou l’État-nation
174 contingences historiques, bien loin qu’il soit l’incarnation d’une nécessité inéluctable, naturelle et définitive. Comme tout ce q
84 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 5. Naissance de la prospective
175illénaires) qui se déroulent entre les temps de l’Incarnation et du Jugement. C’est au niveau de la personne que tout se joue dans
85 1977, L’Avenir est notre affaire. II. De la prévision — 7. Première histoire de fous : l’Auto
176elle, sont signes que l’époque a senti en lui son incarnation la plus parfaite. » « Se fordiser ou mourir », écrivait récemment un
86 1977, L’Avenir est notre affaire. III. Repartir de l’Homme — 10. Passage de la personne à la Cité
177t alors une trahison de l’esprit par refus de son incarnation. p. 215 121. Dans son ouvrage posthume, Le Nœud gordien, Plon,
87 1978, Cadmos, articles (1978–1986). Contribution à une recherche éventuelle sur les sources de la notion d’engagement de l’écrivain (printemps 1978)
178 3 . Tout mon livre repose sur l’idée simple de l’incarnation de la pensée, c’est-à-dire du passage de l’acte à la personne et de l
88 1978, Cadmos, articles (1978–1986). Conditions d’un renouveau (automne 1978)
179erse qui se vérifie historiquement. Le dogme de l’Incarnation est en effet à l’origine de la science européenne. Comment imaginer d